Danielle Ibohn

Appel à l’Enseignant! Appel à l’Enseignant!

JDN Cameroun

Tapis rouge! C’est la journée la plus importante d’une nation! La journée  des élites, de la jeunesse de Demain! Confettis! Défilé! Dîner en leur honneur!  Réévaluation de leurs statuts! Olé! C’était la journée internationale du Clochard de l’Enseignant  Samedi dernier!

 

Bon , ça aurait dû être hein? « Un appel pour les enseignant(e)s ! »: c’était le thème de cette 20 ème édition! Pas de panique, ce n’est pas le slogan d’une révolution.  Appel à quoi? Je cherche encore la raison? Quoique le statut d’enseignant me donne… une petite idée. Selon l’Inspecteur Régional pédagogique, Emmanuel Nkunke Ngouaba , l’engagement pris dans le cadre des objectifs du millénaire pour le développement(OMD) de porter la part des dépenses publiques d’éducation à 22 % du budget n’est pas respecté. En effet, depuis 2009, la part de l’éducation est en chute libre : 20,8 %( 2009) ; 19,4 %(2010) ; 16,3 %(2011) ; 14,5 %(2012).  Ha! C’est l’appel dont on parle? Peut être que oui! Peut être que non! Ah! on ne sait jamais! Hihihi

 

Mais Ce billet, je devais l’écrire, il y a belle lurette. Je sais un blogueur me dirait: actualité désuète!  Mais je vais pas entrer dans de telle considération « journaleuse ». Chacun de nous a eu un enseignant qui l’a marqué durant son parcours scolaire. Moi, j’en ai pas eu. J’aimais pas l’école. Je me demande encore aujourd’hui comme j’ai fais pour tenir pendant ces années. Vous me demandez pourquoi je parle d’eux? Mes ennemis de toujours? Je suis un peu maso sur les bords.

 

Arf! Qu’importe au Cameroun, on a fêté dans toutes les dix provinces. Tenue pour la circonstance, celle universelle, ou particulière à chaque établissement, les enseignants ont bu, défilé, arboré cette fierté marquée d’une empreinte d' »irrespect », pourtant porteur d’avenir de toute une nation. Je suis critique, parce que je suis la fille d’une institutrice. Je sais. Ennemis, vous comprenez maintenant. Je les côtoyais tous les jours. Chez nous, on dit « ne sois pas permanent dans les maisons de ton voisin de peur qu’il ne te haïsse ». Je suis pas une mauvaise personne, donc… :p

 

Pendant des années, je les ai vu trimé. Ils avaient la chance dit-on d’être « fonctionnaires » de catégorie élevée disent-ils. Je ne comprenais rien à ce jargon. Je comprenais juste une chose ma mère. Elle était veuve avec le statut d’une Directrice adjointe, elle touchait 190 000 Fcfa (Soit moins de 200 euros) avec 5 enfants à charge.  Je vous donne un exemple. Au Cameroun, le salaire se calcule en indice: lorsqu’un enseignant, il est autour de l’indice 1050, il touche « indicièrement »  229 000 F CFA.   Au même moment, tous ceux qui sont des fonctionnaires et qui ont la possibilité d’exercer des professions à l’indice 530, ils sont à 213 000 FCFA, à l’indice 1050 ils sont à 355 000 FCFA. (Source syndicaliste)

Infos.cm
Infos.cm

Le 05 décembre 2000, le gouvernement signait un texte portant sur le statut des enseignants (voir le texte dans ce bulletin). Ce statut améliore de manière générale la situation de l’enseignant camerounais, notamment du point de vue du salaire, du plan de carrière et l’âge de la retraite. 13 ans après, rien y fait on fait encore des appels aux enseignants. 

De la condition financière à une condition morale, il n’y a qu’un pas!

Alors je vous épargne la dérive du métier de l’Enseignant. Elle est corollaire des années de précarités et de désespoirs. Elle n’excuse en rien le désarroi et la perdition de ceux-ci. L’Enseignant au Cameroun est clochardisé. Rien à voir avec le rang qu’il occupait dans les années 60, me susurrait l’un d’eux obligés d’avoir un autre métier: de faire la restauration, de faire des travaux dirigés payés, des cours de vacances, de payer les supports de cours en marge des supports officiels. Hum.. On fêtait la journée mondiale de l’Enseignant, une journée de plus. Une journée d’appel, de défilés, de marches, de festivités et puis plus rien…

Allez,

Son’a ponda!

 

 

 


Deux, trois, quatre roues…? Vive les transports en commun à Douala!

Crédit DW
Crédit DW

Je traînais sur la Toile comme d’habitude lorsque Dani Feze et Danielle Ibohn sont sortis « de je ne sais où » avec l’idée saugrenue (comme toutes celles qui viennent après 1 heure du matin) de faire une « partouze littéraire » (si si , ils ont dit ça). Je ne me souviens plus ni du fil conducteur, ni de quoi que ce soit . Je sais juste que j’ai lu entre deux « lol » et trois « bande de tarés » , « donc Loic , tu vas écrire sur  les transports en commun du pays ». Et je suis allée me coucher, pas vraiment, mais c’est tout ce que vous saurez.

Ce billet, c’est Loïc Nkono qui le débute. Dani Feze et lui sont des barrés comme je les aime. Pourquoi eux ? Parce qu’à chaque fois que je suis plongée dans un énième rapport, leurs petites histoires sur Facebook me font lever les yeux dix minutes et je suis détendue. Ils racontent la plupart du temps leurs mésaventures avec les transports en commun. Alors ce billet, on en fera une partouze. Hahahaha.

Dani fera les motos-taxis. C’est un sujet qui l’inspire. Je ne sais pas trop pourquoi. Lui, il aime aller vite et bien. Quoi ? Vous aussi!  Hihihihi. En prélude , il y tient à sa définition. « Les conducteurs de benskin sont appelés benskineurs. La formation d’un benskineur dure en général entre deux et quatre heures. Le benskineur est reconnaissable à son teint sombre bronzé par le soleil, son blouson tout sale qu’il arbore fièrement même quand il fait chaud, ses yeux rougis par la cigarette ou la pollution. »

Loïc va dans le même sens en signifiant le professionnalisme « inébranlable » des taxis au Cameroun. C’est si poétique le fait que tu prennes un taxi en « ramassage » au Cameroun , alors il y a une chance sur deux qu’on t’ai déjà « surchargé ». C’est-à-dire que soit tu as passé un instant (bref ou long selon ta chance) avec le frein à main bien enfoncé dans la partie de ton corps que le soleil n’éclaire jamais. Ou alors le torse à l’extérieur de la portière avant, parce que tu n’as pas eu la patience d’attendre le prochain taxi et que tu condamnes  « Pepe Kallé » à condamner le chauffeur à rouler en première sur 300 mètres… ou plus.

Moi, je trouve que le mieux, c’est marcher dans cette ville. Cependant, marcher au Cameroun ne demande pas un professionnalisme sans faille ?  Détrompez -vous! C’est tout un art. Alors, faudrait partager votre trottoir avec de milliers de personnes, plus les motos-taxis, plus les taxis, plus les vendeurs ambulants, plus les pousseurs. Quoi ? Plus on est de fous, plus on rit!  Alors, vous vous faites insulter par les piétons. Vous êtes toujours trop lents. Vous vous faites insulter par les motos-taxis, les vendeurs ambulants, les taxis, vous êtes trop lents. Un exemple d’insultes : « Oh ! Quitte avec ton sac d’os là, c’est la maison de ton père ? »

J’aimerais juste dire que nous luttons contre l’individualisme de la société causée par la mondialisation criarde et l’occidentalisation de la société africaine. Oh ! ça m’arrive des fois d’être intelligente oh! Hiihihi. Loic abonde dans le même sens ? « Fait rare hein ? Continue Loic  : Un jour, j’ai entendu un Blanc dire à un autre Blanc :  » Ce qui est extraordinaire ! euh avec le taxi au Cameroun , c’est que vous êtes tous assis serrés les uns contre les autres… Vous êtes obligés de discuter, vous êtes proches , il n’ y a plus de barrière, je trouve ça excellent pour les échanges ! « . Vous voyez non ? Ah ! Loic ! lool ! 

Crédit Infos.cm
Crédit Infos. Cm

N’importe quoi ! poursuivit Loic, Mollah , essaie de garder ton calme quand tu vas à un entretien d’embauche et que tu es coincé entre Tchitcho le garagiste et sa blouse couverte d’huile bien fraîche qui est en train d’aller chercher un carburateur « là devant », et Atangana l’éternel pro qui a fait des tacles dans la boue sous la pluie toute la matinée et que le chauffeur  ne peutpas laisser dehors « à cause de Dieu » , tu vas respecter. En plus la promiscuité des taxis camerounais rend paranoïaque hein ! Je me souviens qu’une fois un de mes cousins s’est jeté hors d’un taxi en marche convaincu que le rasta assis à côté de lui était un agresseur. La seule chose qui s’est fait agresser, c’était sa fierté quand le taximan est lui-même descendu lui montrer les deux cents francs que le rasta sortait de son blouson quand le couzo a plongécomme Jack Bauer là .

 Apparemment, on n’abordait pas dans le même sens hein? (Loic et moi) L’éclipse n’a pas eu  lieu! Ha!

  Moi : Mon gars le feu est rouge !

  Benskinneur : Oui, mais les motos ont la priorité !

Ceci constitue désormais un quotidien dans nos rues, rapplique Dani :

– Benskineur : ouais on va où là ? 

– Client 1 : Ange Raphael 200

– Client 2 : 300 École publique

– Client 3 : Ndokoti, j’ai 100 

– Benskineur à client 3 : mets dedans !

 De nos jours, il est presque impossible de se passer des services de ces motos-taxis, surtout avec ces interminables embouteillages à longueur de journée. Les gars-là vont partout. Tu ‘‘parles bien’’ comme on dit au mboa, le gars t’emmène où tu veux (même en Afrique du Sud) et parfois au risque de sa vie.

Heu… il y a Loïc qui se tire là! Si je reste sur taxi-là on peut faire même trois jours ici ! Donc allez vous-mêmes voir sur Facebook comment le taxi au Cameroun est compliqué sur mon compte (oui oui c’est pas une page ) ou alors checkez le trend #ndemdutakesh (atalaku time)  et vous verrez vous-même.

  Enlève ton corbillard là en route

  Tu as ramassé ton permis

  Ah dis-donc, dégage là-bas

  Vois ses cheveux comme le désordre de la FÉCAFOOT

Dani nous livre le best of des insultes …Lool!!

Allez,

Son’a ponda!


Humain à l’eau, noyez-le!

Crédit photo Fifine 49
Crédit photo Fifine 49

Crie, saute, siffle, pleure, gesticule! Rien n’y fait! Le monde ne t’entendra pas.

J’ai découvert les relations publiques cette semaine dans les rapports humains. Ah! Les relations publiques! Dans la vie, tout est une affaire de relations publiques, de personnages, de scènes, de spectacles, de One man show. Ma grande sœur me le chuchotait.Butée, têtue, je me refusais de croire et pourtant! Chacun joue son rôle, sa partition.  Le monde n’aime pas les bons. Il aime cette  espèce d’arrogance. Ce type de personnes qui aime se donner en spectacle. Il aime que vous reflétiez la bonté.  Il faut que les apparences soient sauves. Les envies , la jalousies s’enchevêtrent dans un cœur qui n’explosera jamais. Ne vous inquiétez pas! Il fait pour ça le cœur. Porter les rancœurs, le pardon, l’amour, la haine, l’envie, la satiété, le vice, la bonté (ou un peu des deux)

Oh! Ce billet sera totalement égoïste. Pardonnez moi de l’écrire pour moi. J’aurais dû vous prévenir. Désolé 🙂 J’attérirais sûrement à une de ces réunions:  Bonjour! Je m’appelle Danielle et je suis une névrosée. J’aime pas parler des gens. Et la discrétion est la chose que je chérie le plus. Au delà, de ce que je raconte sur les réseaux sociaux ou  à mes amis! Rien n’y fait, je ne donne rien. Alors, j’ai développé un défaut qui parait être de l’arrogance. Je me tais. Ne dis rien.

Et plus, j’avance. Plus, je me rends compte que rien n’y fait! La plupart des gens aime courir après une vie. Cette vie, quand tu l’auras, tu en  feras quoi, hein?  L’ambition! Le nombre de personnes qui tuerait pour se faire un nom. Écraserait les uns , les autres pour occuper dans la société une position importante. Avide de salamalecs, de pouvoirs, de « Il vit par moi »,  l’homme aime être le maitre de l’homme, le dieu de l’homme. Qu’est-ce qu’on en a foutre? Il faut que l’ordre soit établi. Il faut que j’ai tout. Toi? Rien! Il faut que je sente que ta vie soit entre mes mains. Il faut que je manipule, je cogne des têtes, raconte partout. Que voire, je te tue , si je n’arrive à mes fins. Hum… Je n’en dors pas la nuit. Il faut que je te détruise quoiqu’il m’en coûte. Pourquoi tu l’as, moi pas. Hum… Alors mon cœur veut monter crescendo. Je sens la rage m’ensevelir comme Naruto luttant contre son démon à neuf queues. Humain à l’eau! Un humain à l’eau, il faut coûte que coûte le noyer. Quoi? Pas sauvé, hein? Vous aussi!

Alors ce théâtre, ce bal incessant défile devant mes yeux. Sans mots dire, je regarde. Ah! Être grand, drôle d’ambition. Il faut l’être pour faire quelque chose de sa vie. Les américains disent : quoiqu’ils en coûtent , il faut réussir. La reussite a un prix. Pas forcément celui du travail, mais aussi créer des opportunités. Créer ses opportunités, c’est être malin; déstabiliser son adversaire ; lui faire des croche-pieds ; jouer à l’ami ; Voler ses idées. Il n’avait qu’à être intelligent. La vie est une jungle. Il faut batailler dur. Le talent n’a rien à voir. Aaaaaaaaaaaaah!

Tu as ce que tu as. Ceux pourquoi tu es fait. Si les dames de chambres n’existaient pas, si le pousseur n’existait. On ferait quoi? On est tous esclave de quelqu’un. Toujours à vouloir briser, pratiquer des sciences occultes, vendre son âme pour.. Hum…

Un Humain à l’eau?  Alors noyons-le!

Hum…

Allez,

Son’a ponda!

 

 

 

 

 

 

 


Presqu’Politiquement correcte…

Crédit photo Danielle Ibohnn
Crédit photo : Danielle Ibohnn

Ce billet, je le débute avec la rage qui monte crescendo là. Je ne serais pas politiquement correcte. Depuis hier, je suis plutôt choquée par des propos qui m’hérissent le poil.

J’aime pas parler de faits politiques, je trouve que ça ne sert à rien. C’est juste un grand jeu où chacun essaye d’en tirer plus d’intérêts. Je ne suis pas pessimiste. Mais vraiment, j’aimerais qu’on me dise combien de maires, de députés, d’hommes politiques au Cameroun ont tenu leurs promesses électorales. S’il vous plait épargnez-moi vos discours. Au Cameroun, une chose est d’un commun partage: Ne jamais parler des sujets qui sont politiquement incorrects.

Commençons par celui-ci: Niat Njifenji notre numéro deux national (Président du Sénat) qui remercie notre Président de la République avec une cérémonie coûtant 78 millions de nos Franc Cfa. Bon, ça devrait me choquer! Mais dans ce pays, rien ne m’étonne. Les personnes aiment cotiser pour faire la fête. Ce qui me rends grrr, c’est que tout le monde trouve cette cérémonie griotique politiquement correcte d’en parler.

Ce ne qui convient pas, c’est un ambitieux ancien lion indomptable. Devenir maire? Il a le droit de se représenter. No bi so? (Question rhétorique en argot). Même comme il s’alignera comme les autres maires. Et puis, vraiment, on s’en fout hein?

Deuxième fait: Une image forte hein? La fille de notre deuxième président en visite dans son ancienne habitation (le Palais Présidentiel). Habillée en pagne du parti politique majoritaire au Cameroun, elle vient poser ses doléances: Participation aux élections, rapatriement du corps de son père, elle parle de réconciliation. Y avait-il un quiproquo? A ma connaissance, non! Bon, je suis aussi des années 80. Celle l’a moins informé sur son histoire, hein? Je découvre, je m’informe surtout. Ce fut incorrect d’en parler avant? C’est bon, maintenant?

Troisième fait: Ce qui convient de parler, c’est cette histoire de chats domptés (que dis-je de chatons, miaou domptés), de cette polémique autour des joueurs qui joueront ce dimanche ou pas? La coupe du monde Brésil 2014 est à notre portée hein? Tchuips, je maugrée. Et puis, quoi encore? Notre Eto’o national nous fait encore des misères. Il fait des caprices de star.  « Je ne joue pas, si mes copains ne jouent pas » Vraiment, je le comprends plus. Tu ne veux plus jouer. Ne joue plus. C’est simple. Ekié! Ils ont fait une réunion de crise, jusqu’ à 23h. Ils jouent le lendemain.

Le politiquement correcte, l’agenda des médias camerounais, friands de sensations, de titres pompeux, des titres qui feront vendre des tirages de dingue.

Devrais-je leur jeter la pierre? Combien de personnes achètent la presse au Cameroun? Le politiquement correcte est ce qui nourrirait son homme? Ma colère retombe là… Serait-ce une excuse? J’en sais plus rien… Mais une chose est sûre, c’est que dorénavant j’irais cherché mon information.

Allez,

Son’a ponda!

 

 


Le top 10 de Miss Cameroun

Credit ocameroun.tumblr.com
Miss Cameroun 2013 Credit ocameroun.tumblr.com

Il y a plusieurs jours que je suis sensée écrire sur les tops 10… Nouvelle tradition mondoblog. Top 10 de quoi? Vraiment j’étais confuse. De prime abord, faut que  je mentionne que je ne suis pas très fan des concours miss. Rien à voire avec les misogynes et les féministes, mais ce genre d’événement m’ennuie un peu. Ce qui me pousse à regarder ce sont les go de Creative and Moving… Des cinglées de la provoc au Cameroun… Oui! Les filles! Faut être barges. Vous êtes barges. Sans oublier, ma chouchou  nationale et ses coups de gueules:

 

Je ferais ce que ceux que tout camerounais sait le mieux faire : Critiquer.

Voici les tops-flops de cette cérémonie.

Premier flop : la photo qui tue

Des semaines avant la cérémonie, une photo de présentation fait le tour des réseaux sociaux. Ma #TL s’enflamme, Facebook pareil. Les miss ne sont pas photographiées sous leurs meilleurs profils. Elles sont laides, s’énerve le public. Il y a mieux au Cameroun Non ?

Bon ! Quand je regarde moi-même,  je ne peux m’empêcher  un rictus. Vous-même ?

Crédit Miss Cameroun
Crédit Miss Cameroun

Deuxième flop : la transmission

Chez nous, si la télévision nationale vous dit qu’elle diffuse un événement en direct ? Pardon, faut prier ! Ce n’est pas facile la télévision nationale. Une fois sur deux, on ne voit rien. Bon, cette fois ci il était à l’heure. Vraiment rien à dire. Mais l’affaire d’éclairage là. Ekie ! C’est un concours de beauté. On te fait seulement flashé. Que dis-je ? Bombardé la lumière-là sur le plateau. Bon que je vois bien… et mes amis-ci ne soient pas dégoutés (Ekie Arnaud et le Panda)

 

 

Troisième flop : La playlist de la cérémonie

L’événement normalement des miss est un carrefour de culture. Le lieu où la culture camerounaise est mise en évidence dans tous les sens du terme. La musique doit être purement camerounaise. Bon, on a fait le tour des states par contre hein ? Que des modèles hein ? Rihanna, Eve, Whitney Houston  (Bon , j’ironise en parlant de modèle)

N’empêche que je me suis retrouvée dans cette cérémonie qu’au passage des maillots et la danse des Miss quoi ? Elles savaient bouger  le popotin. Au point où je soupçonne le cameraman… akia. …

Non ! Il cadrait trop bien quoi ?

Quatrième Flop : les votes

Vraiment, j’ai voulu voter. Mes 500 FCFA pleurait. Quoi ? Dion, C’est le prix d’une bière, je me sacrifie là. Même pas content ? Bon ! Il fallait envoyer un sms au 8000 et le numéro de la miss gagnante. Le truc c’est que je ne savais pas si je l’avais bien effectué. Le vote est parti ? Il fallait voter jusqu’à quelle heure ? Une fille votait seulement.

 

Bon, vous l’avez deviné. Ce n’est pas seulement 500 FCFA que j’ai dépense. J’aime mon pays quand même.

 

 

Cinquième flop : les artistes musiciens programmés

Bon, les mecs ont joué en playback. Pas grave, le comité d’organisation avait un budget limité. Vraiment, j’avais pitié. Ekié , ce pays ! Mais j’aimerais juste te dire : mieux il y a pas d’artistes que ceux-ci. Le choix ? L’azonto, le bitkutsi (en veux-tu en voilà) et Stanley Enow (la coqueluche des dernières heures au Cameroun, hein père ?). Mais ce qui m’a choqué, ce sont les danseuses là. Ha ! Vous êtes dans Miss, on dit beauté. On n’a pas dit hum… strip. Ha ! Problématique est différente hein les artistes ? Heureusement que Stanley était là ! Akia !

Sixième :  les discours des candidates

Vraiment, les femmes au Cameroun, ce n’est pas ça ! Ah ! Ça volait bas. Respecter nos valeurs, limiter les naissances (couper les pipi ! Quoi ? diooon hihihi), respecter la faune, lutte contre la corruption, protéger les enfants de la rue. Oui ! Vous avez raison bon programme. Mais façon, c’est dit ! Ah ! Pas convaincant ! Elles ne se sentaient pas impliquées ou quoi ? C’était le tract. Je crois hein. C’était le tract.

Septième flop : l’imprésario

Elles étaient vingt-une  au départ. Il n’en restera qu’une. Je m’entendais à ça. Genre, l’imprésario va m’enjailler. Mais vraiment, je commence par lui. M. Yves de Mbella ne vit pas au Cameroun. Ce n’est pas sa faute. Mais le nombre de flop qu’il a fait à lui tout seul. Ngatara ! Traiter notre chère journaliste anglophone d’ivoirienne, je peux comprendre. Mais de là, à faire de miss Cameroun est un jeu de tiercé ? Il a fait le tour de la salle pendant que le jury délibérait non loin. Donne tes pronostics? Ha ! Mon frère on fait ça ? Puis le public ne scandait que la 6. Il allait faire quoi le jury ? Eliminez la 6 ? Dioon !

Huitième flop: la remise des trophées

L’impresario là avait bu quoi ? Vraiment ! On décompte les Miss. Il y a 6 filles sur le plateau. Il commence 6 ème dauphine ?  Mon frère, il faut une miss, c’est 5 ème. Puis il se rétracte 5ème dauphine. Puis à la 3ème dauphine, il faut remettre un chèque de 150 000 FCFA : il dit.

Ah ! Moi, je vois écrit sur le chèque 50 000 FCFA. Mon Frère, ça allait ? C’est quoi ? Ce sont les longues jambes là ? Deuxième dauphine, même son chèque , elle n’a pas eu. L’imprésario a oublié. Ah ! Puis il fait suspens en annocncant la Miss Cameroun. Mon frère, une fille reste. C’est elle ou bien ? Peut être que lui aussi il participait. On  ne se sait jamais. Puis les bisous, des personnes qui voulaient féliciter. Ah ! Il n’avait pas peur de reluquer, hein ? Ah ! On fait ça ? hihihi

Neuvième flop : Les autres nationalités

Oh ! Mes frères pas camerounais ! Ne faut pas critiquer oh ! C’est nous seul ! Ah ! Voilà c’est dit ! Non, mais !

Dixième flop : Les Camerounais de twitter

Parce que vous croyez que vous n’êtes pas dans le flop là ? Vraiment, ça volait bas hier. Entre :

Les lorgneurs : Oui ! Vous lorgnez quoi ?

 

 

 

Les pronostics :  Celle-là ne peut même pas gagner ! Ha vous aussi ! hihihihi

 

 

Les consolateurs des Miss : Ha ! Vous aussi

Les filles jalouses comme moi : Ha ! Elles n’avaient pas toutes 21 ans diioooon

Ekie ! Mais bon aussi, les photos de Bouba Kaele était du grand art (Je sais, j’ironise diooon). Le compte twitter de Miss Cameroun était dépassée par les événements. Pas grave, tu acquiers l’expérience.

Voilà ! Miss Cameroun, c’était bon pour moi. Et surtout pour la camerounaise que je suis, en bonne critique ne pouvant rien faire sauf critiquer.

 

 

Allez son’a ponda

Hihihihi

Ps : Qui a gagné ? On s’en fout dis donc…  On a critiqué.

Bon je vous laisse quand même sa photo … hihihi

Miss Cameroun 2013 Credit Archaic
Miss Cameroun 2013 Credit Archaic


Enfants au Cameroun…

Je ne savais pas sur quoi écrire en commençant ce billet. Je voulais parler de mes sœurs et de leurs penchants pour la peau blanche. Mais on risque me taxer de juge. Alors que je voudrais juste montrer qu’elle est toujours d’actualité cette pratique : Créer une relation avec un blanc, puis se marier, puis revenir au pays, se pavaner avec ses métisses et construire une maison pour sa famille. Ah ! La réussite à l’africaine ! Je  parlerais pas de ça. Je parlerais d’un sujet léger. OUI! Vu que je traîne avec des enfants ces jours-ci. Ce n’est pas faute oh! Ils croient tous que j’ai leur âge.  Du coup, je suis retombée en enfance.

 Je vous parlerais des jeux traditionnels au Cameroun. Comment grandit-on chez nous?

Crédit casafree.com
Crédit casafree.com

 

Enfant au Cameroun : on aime jouer avec le sable. Jouer à la cuisinière comme maman. On volait les allumettes, le bois, le pétrole. On allait se cacher pour préparer notre sable. Ou si nous avons le sésame de voler les condiments (Ail, oignons, sel, viande), là c’est le bonheur.

 

Enfant au Cameroun : on aime jouer à la corde. Pas celle où on saute un pied à la fois. Mais celle où on saute à pieds joints. Celle où on traverse des portes, des paradis. On discute, braille sur le fait qu’une amie n’a pas respecté les règles du jeu. GOD ! Parce que seul son orteil a touché la deuxième corde. Alors qu’elle devrait avoir les deux pieds joints.

Pas celle-ci...Crédit 123.SRF
Pas celle-ci…Crédit 123.SRF

Enfant au Cameroun: on aime jouer à la marelle (Pousse pion). On discute sur le fait de pas trop rester longtemps à croche pied. Le pion a touché un peu la ligne . Elle n’est pas dans la case.

Enfant au Cameroun: on aime jouer aux billes. On faisait des matchs pour récupérer un grand nombre de billes. Il y avait des spécialistes des « Olait » (Ceux qui pouvait en recupèrer un max). Fallait en avoir peur. Je retirais mes billes oui! Quoi? Voulait pas me faire dépouiller. Hihihihi

Crédit
Crédit

Enfant au Cameroun : on aime aller puiser de l’eau à la fontaine publique. Pourquoi ? Parce qu’on peut fuir les travaux de la maison. On peux jouer au « Dorshi » (La balle aux prisonniers), jouer au foot, jouer à la poursuite. SANS que les PARENTS vous perturbent. Non, mais ! Cependant, il y a toujours un qui finit par rentrer. Il nous trahit (Crahit ) tous ! Et là, on entre ennemi. On se tourne les yeux. On lui parle plus, on l’exclut.

Enfant au Cameroun: il y a toujours cette espèce de concurrence avec les autres enfants du quartier. Il n’est pas de notre secteur. Alors si par mégarde, tu touches l’un des nôtres ? On te mélange. (On se met tous pour te taper)

Enfant au Cameroun: faut etre prudent quand tu manges. Il y a toujours un plus malin qui veut prendre ta nourriture. Hahahahaha

Enfant au Cameroun: on aime les fêtes pour montrer sa nouvelle chaussure. Et si tu te salit ? Hahan, tu vas te faire fouetter.

Enfant au Cameroun : mieux vaut papa ne sache que tu fais des bêtises. Façon, on va te  fouetter ? hahahaha.

Enfant au Cameroun : on est  élevé à la dure. On joue à des jeux dangereux On cultive la solidarité. On a peur de nos parents. On regarde moins la télévision. Et on aime traîner.

Allez,

Son’a ponda,

Je vais jouer au Mbang (claquette), si j’arrive encore à sauter comme avant hihihihihihi

https://www.youtube.com/watch?v=Yx99g3RR-Iw

Oh iya mandela

Dernier tour ? Dernier tour ? C’est la malchance  hihihihi


Le jour où j’aurais 30 ans…

Credit histoiredunsoir.overblog.com
Credit histoiredunsoir.overblog.com

J’aurais dû écrire sur les IT. Cependant, une discussion m’en a detourné. Ce billet n’est pas une plainte. Faudrait le mentionner avant. Comme ça, on ne dira pas que ceci est un billet de misandrie.

Le 14 Juillet dernier, je fêtais mon anniversaire. Je m’approche dangereusement de la trentaine. Depuis peu, je vis les inconvénients qui vont avec ce statut. Nous sommes une bande de potes donc je suis la seule fille. Tous ou presque des trentenaires et ce jour là , j’ai compris qu’il y a une différence entre eux et moi. Je suis une femme. Chez nous être une femme, c’est entrer dans les us et coutumes de chacun. Tellement, on est différent. Cependant, concernant le statut de la femme, on reste sur le même pied d’égalité.

Une femme a trente ans

C’est une femme qui est mariée. C’est une femme qui a un copain, voir un concubin reconnu. C’est une femme qui a au moins deux enfants. C’est une femme qui travaille. C’est une femme épanouie. C’est une femme battante. A trente ans, la société doit vous voir accomplie. Plus? La réussite d’une femme se résume au nombre d’enfants qu’elle possède. Pas au nombre d’amants reconnus ou pas, ne vous détrompez pas. Euh! Non!La réussite professionnelle est parfois secondaire. Vous êtes une femme, une vraie.

Alors ça parle…

Vous n’êtes pas normale, si vous ne répondez pas à ces critères. Que vous soyez ministre, directrice d’entreprises, personne n’est exempte. La rumeur commence par dire que votre conjoint ou votre concubin n’assure pas (Si vous en avez un). Dans le cas contraire, « Vous êtes sures que vous n’êtes pas … » Affaire de Kongossa commence. Comme on dit au pays: « tu ignores quoi? »

Bon, les voisins peuvent se fatiguer. Au bout d’un moment, tu es juste pointée du doigts. Et puis à la longue , ça passe. Mais lorsque la famille s’en mêle. Hum, il ne faut bien plus faire de régime, ma sœur ! Tu vas maigrir. On commence par identifier si tas un copain. « Il attends quoi? Tu es sure que c’est vraiment toi (celle qui l’aime)? » Tu le regardes. Tu ne sais quoi dire. Lui non plus. Si t’as pas de copain, c’est plus grave. Ou bien vous avez beaucoup enlévé (Avorté) au point de devenir stérile. Le mot est dit.

A beleu travail? A beleu money? A ne Za? A te Zu? Traduction?

Chez ma mère, on dit: Elle a un travail. Elle a de l’argent. C’est qui son copain. Il y a un ?

Dja pè nou? A si bèn friend. Oñola nje ? Traduction du coté de mon père: C’est qui? Ce n’est pas son copain. Pourquoi elle n’a pas un.

Votre amie, votre sœur, votre voisine, qui possèdent toutes ses qualités, devient un exemple.  Très vite, vous devez  aller voir un tradipraticien (marabout). On doit vous laver. Une grande cousine vous a attaché. Les lieux de prières doivent être votre chambre à coucher. Et quand bien vous le faites, les résultats ne sont rapides? On vous harcèle. Nous sommes en Afrique, notre réalité est tout autre. Cependant, il peut arriver (je touche du bois) que des esprits malveillants peuvent. Mais laissez le temps au temps. Chaque chose a son temps.

Quoi? Je suis pas une vieille fille oh! hihihihi

Allez,

 

Son’a ponda!!!!


Welcome to Jcertif World!

Aujourd’hui, je me rends à une présentation Java. Organisé par le Google developper of Douala, je verrais ce qu’est vraiment le langage informatique Java. Je suis pas une développeuse. Cependant selon le milieu, coder en Java est porteur.

La particularité  de Java: les applications, les logiciels écrits dans ce langage sont utilisables sur tout système d’exploitation tels que Windows, Mac ou Linux.  Développer dans ce langage, devient une nécessité. Elle permet d’être compétitif indépendamment des systèmes d’exploitations. Jeux vidéos, applications, logiciels développés en java, c’est booster sa productivité.

Une opportunité: le Jcertif

Crédit @GDG
Crédit @GDG

Depuis 2011, le JCertif (J pour Java) est devenu un évènement qui vise à faire connaitre les dernières nouveautés en matière de logiciels, fonctionnalités et technologies Java.

Cet évent qui est crée par M. Max Bonhbel – Expert Java à Fujtsu Siemens et initiateur des Africa Android Challenge (AAC) –

Il est à Douala. Ce 14 Juillet à Ymie.

Allez, je vais à la conférence. Si vous ne pouvez être là.

Suivez le twittlive #JcertifXpressdla #Jcertif ou le FB du GDG
Sinon, attendez le prochain article,

Allez, Son’a pnda


Les « petits boulots » de vacances

C’est comme un rêve qui se réalise, lorsque  j’écris ce billet. Il y a dix ans , j’étais journaliste stagiaire dans une radio de la place. Je vous laisse imaginer la course aux billets, la couverture médiatique de certains événements. Nous étions 5O jeunes. Pendant les vacances, on jouait les apprentis journalistes. Je jouais à l’apprenti journaliste. J’avais ce souci d’écrire sur les « petits boulots » des vacances. Malheureusement, je m’exprimais moins vite que mon esprit. Et chaque année, j’étais devancée. Hum… Aujourd’hui, je vous parlerais comme j’aurais aimé le faire.

Crédit cameroon-info.net
Crédit cameroon-info.net

Les vacances sonnent le début de la partie…

Une pluie, des imperméables en plastique, la circulation horrible sur Douala ne les stopperaient pas. Jusqu’au 30 septembre, ces jeunes vont parcourir toute la ville à la recherche des clients. Lorsque je fus petite, je voulus tellement participer à ce bal incessant. Il faisait de vous un grand. Il signifait que vous êtes mature, que vous assumez vos responsabilités. Vous participez à votre rentrée financièrement. Cependant, le statut de mes parents ne me le permettaient.

En plus, j’étais petite, scandait ma mère, tu peux te perdre dans cette ville. Et puis, quelle idée, danye!

Alors en aidant ma copine Bamoun dans le commerce de sa mère. je vivais à moitié comme une grande. Une règle à suivre, savoir faire un calcul mental rapide. Il faut tenir une caisse!!!

Douala devenu une pancarte publicitaire ambulante?

Crédit Cameroon-infonet
Crédit Cameroon-infonet

Je ne raviverais pas mes souvenirs d’enfance. Vous découvriez que je suis une caissière maladroite hahahaha. Le petit boulot des vacances? Le plus dur? C’est d’avoir un fournisseur. Comment le trouver? C’est la vendeuse de beignets du quartier, la braisseuse de plantains, le commerçant du marché Mboppi, ou la grande distribution agroalimentaire. Avant, nous nous contentions d’arachides sur plateau, de cola, de biscuits, de prunes et de plantains braisés. Aujourd’hui, les carrefours sont pris d’assaut par des commerçants d’un autre genre. En tenue publicitaire (tricots, tabliers), les entreprises confient aux jeunes de plus de 18 ans leurs produits. Les tactiques sont créatives. Une entreprise téléphonique de la place a crée une brigade de roller. Pour le prix d’un, ayez deux. Gouter avant d’acheter. Assurances, téléphonie mobile, Cosmétiques, banques, tout le monde y est. En plus des petits vendeurs, la ville grouille. On dirait une géante affiche publicitaire où chacun veut tirer la part belle de la plus grande dimension.

Possible de faire sa rentrée avec la vente d’arachides?

La question est posée? Je me ferais pas l’avocat défenseur du travail des enfants. Qu’est ce que j’en sais des conditions de vie?  Juste un conseil. Vous voulez faire la monnaie de 10 000Fcfa? N’allez plus seulement dans une station service.

N’empêche que pour moi, elle aurait été une fierté de dire que j’ai participé à ma rentrée.

Allez,

Son’a ponda!

 


Cameroun: Peut-on être blogueuse sans être prise pour une tchatcheuse?

Credit Danielle IbohnJe suis dans ce milieu depuis deux ans. Le nombre de préjugés à mon sujet, je vous en parle pas. Je suis une de celles qui sont collées à leurs ordi et leurs I-phone. Pour la plupart des gens, je ressemble à une cameruineuse. Vais-je vous parler de moi? Non! Je suis celles qu’on appelle les blogueuses, des filles à la langue un peu trop pendues.

Je sais pas pourquoi on ecrit avec cette rage. Chez moi, elle vient de tous ces a priori sur la profession. Alors en un, je suis une chercheuse de Blancs. Des heures sur internet? C’est pas possible, elle tchatche. En deux, elles aiment se plaindre, des femmes à problèmes. Pourquoi chercher la polémique?  De plus, elle est social media manager. C’est quoi encore cette profession? Je suis quelqu’une qui parle peu en vrai et je pose ma plume pour m’exprimer. J’aimerais bien répondre à ces personnes. Cependant, j’opte pour un exercice plutôt marrant.

Mondoblog et ses bug…

Vous vous demandez pourquoi j’intitule ce paragraphe de cette façon? hihihi! Parce qu’à chaque fois qu’elle bug ma plateforme, je me rends compte à quel point j’aime bloguer.

Depuis peu, je n’ai pas de connexion rapide. En plus de la migration de mondoblog, j’arrivais pas accéder aux réseaux sociaux. Je vous laisse imaginer l’enfer pour un social media manager. Cependant en tuant l’ennui, une sonnerie m’agace. Celle de l’alarme que j’ai mis sur mon téléphone. J’ai eu l’idée la plus saugrenue de m’abonner à une alerte information sur le Cameroun. Ça fonctionne comment ? Partout où est mentionné ou est cité le mot Cameroun dans un article , j’ai un système d’alerte mail qui me prévient. Au début, ce truc m’agaçait. Ça faisait trois jours, je n’ai pas accès à mes comptes. Et cette alerte m’agaçait vraiment. Comme on dit chez nous, la chèvre broute où elle est attachée. Alors je me suis attachée. Quoi? C’est vrai!

Ce lundi, je parcours les articles sur le Cameroun.  JE DÉCOUVRE :

Alors en continuant ma lecture, je me suis rendue compte que cette revue de presse devenait très vite un feuilleton. J’aurais pu regarder la Tv. Mais non ça m’ennuie. J’ai opté pour la télé réalité sans les scenarii préconçus à l’avance. Enfin, je crois !

On est Lundi encore ! JE DÉCOUVRE :

  • Le président du sénat voudrait-il améliorer son image. Son épouse joue les chargés de RP en assistant à la remise des prix à la coccinelle. Notons de le dire, c’est l’école de la présidence de la république.
  • Un tour chez Iya mohamed ? Iya toujours en prison écrit une lettre ouverte à la Presse adressé au Président de la republique. (Comme tous les détenus de détournement) La SODECOTON nomme un nouveau DG Abdou Namba. Le frère du ministre de la communication le traite de « marafaristes ». L’allié d’Iya depuis des années, Mbombo Njoya démissionne.
  • La présidente de la Fecafoot dans le sud Mme Emvoutou répond à une plainte: 14 jeunes réclament 26 millions. Dans les épisodes précédents de la Fécafoot, elle bagarrait pour que cette dernière lui remette ses  2millions. Serait-ce de la vengeance ? On dirait les feux de l’amour.
  • Que le septième art est un métier dangereux. Si, c’est vrai ! Ne faites en aucun cas des films sur des présidents. Le Belge Thierry Michel, Jean Paul Bekolo l’ont appris à leurs dépends. Si pour l’un (respectivement) sera refoulé du territoire camerounais quelque soit les visa quant à sa participation pour le festival Ecrans Noirs, pour l’autre il est interdit de diffusion dans les salles. Que le 7ème art au Cameroun est très cérébrale. J’étais pas à la projection mais les retours sont bons. Le métier de prostitués n’est pas ni noir ni blanc, raconte François Ellong.
  • Que la Côte d’ivoire est la terre d’accueil des homosexuels camerounais

 

Blablablabla et une danielle qui déblatère encore?

Quoi? C’est l’actualité… C’est digne des série à la Bollywood, en tout cas au Cameroun.

Quoi? Ne me museler pas!

J’écrirais une lettre au Président!

Allez,

Son’a ponda!

 


Une comédie électorale sous les tropiques…

J’étais censé rédiger ma partie, concernant le Togo, avant de recevoir les contributions de mes amis, pour faire ce billet collectif. Mais j’avoue qu’en éditant les différents articles qui me sont parvenus, j’en ai perdu mon latin, tellement j’avais l’impression qu’on parlait déjà du Togo.

vote

La problématique est simple : juillet 2013 est une période électorale dans beaucoup de pays africains. Que ce soit au Mali, en Guinée, Au Togo, au Cameroun ou au Tchad, les populations iront aux urnes, pour désigner soit des députés, soit un Président de la République.

En Guinée, mon ami Thierno Diallo nous fait un récapitulatif en cinq points de la situation politique de son pays.


Thierno Diallo, adresse blog: https://cireass.mondoblog.org
Image: profil Facebook

Au sortir de l’élection présidentielle de 2010, il était prévu que les législatives se tiennent dans les six mois suivant l’investiture du nouveau président. Mais deux ans et demi après cette date, les guinéens n’ont toujours pas élu leurs députés. Ces élections s’organisent au milieu de la pire crise sociopolitique que le pays ait connue de son histoire. Pourquoi la situation est si pourrie et le climat électrique ? Aux yeux de nombreux observateurs, les raisons de cette crise sont multiples et variées. Dans ce présent billet, nous y citerons quelques-unes des plus remarquables. Premièrement, depuis l’arrivée du président Alpha Condé au pouvoir, il n’y a pas eu un réel dialogue entre les deux belligérants. Et cela a contribué davantage à la radicalisation des uns et des autres. Deuxièmement, chacun des deux camps [pouvoir et opposition] se croit en position de force. En effet, au vu du dernier scrutin présidentiel de 2010 où Cellou Dalein Diallo, le candidat de l’UFDG [Union des Forces Démocratiques de Guinée], avait totalisé plus de 44%des voix alors que celui qui sera proclamé vainqueur du deuxième tour [Alpha Condé, candidat du Rassemblement du Peuple de Guinée] n’avait obtenu que 18% des suffrages exprimés. Depuis, des partis l’ayant soutenu ont pris leurs distances avec le gouvernement, qu’ils accusent de n’avoir pas respecté les accords signés et ont rejoint, l’opposition. Aujourd’hui, ces derniers revendiquent plus de 70% de l’électorat. Et ils sont convaincus de les remporter si l’organisation se fait dans la transparence. Du côté du pouvoir, on estime avoir franchi le plus haut sommet : la présidentielle. Donc avec tous les pouvoirs dont dispose le président, il ne pourrait organiser une élection et la perdre. Cette situation risque de retarder une fois de plus la tenue du scrutin. Parce qu’il n’est pas facile d’aller à une compétition si aucune des parties prenantes n’est prête à avaler son éventuelle défaite. Le pouvoir actuel a peur de voir l’opposition contrôler l’assemblée nationale, d’où le non-respect de la loi sur la tenue des législatives au cours des six premiers mois. Pourtant, ce scrutin est censé tourner définitivement la page de la transition amorcée avec la prise du pouvoir par les militaires, au lendemain de la mort du général-président Lansana Conté. Troisièmement, l’établissement d’un nouveau fichier électoral divise les acteurs. Contrairement à ce que dit la loi, le président Condé avait annoncé, dès son arrivée, son intention de faire une reprise intégrale du recensement. Chose que la partie adverse n’a pas accepté. Après des vives protestations, parfois avec morts d’hommes, il a fini par abdiquer. Au lieu du recensement entier il y aura la révision du fichier électoral. Quatrièmement, le vote des guinéens de l’étranger, garanti pourtant par la constitution, n’a été accepté par le gouvernement que lors du dialogue inter-guinéen sous l’égide du représentant du Secrétaire Général des Nations Unis, Said Djinit. Là aussi, c’est au terme des multiples manifestations de rues organisées par le Collectif, l’ADP, le FDP et le CDR. Cinquièmement, la CENI [Commission Électorale Nationale Indépendante], contrairement à ce qu’elle prétend être, n’a jamais été indépendante. Je m’explique. D’abord sous Louceny Camara, c’est-à-dire en sa première composition, l’institution a refusé de travailler dans le consensus. Des commissaires envoyés par l’opposition ont dénoncé tout au long de cette période ce qu’ils qualifient d’unilatéral : les décisions du président. Et ce n’est pas la seconde composition, dirigée par Bakary Fofana, qui a apporté du nouveau. En guise d’exemple, l’annonce de la date du 12 mai 2013 fut faite à 23 heures sur les médias d’État, heure à laquelle beaucoup de Guinéens sont couchés. Toutes deux sont caractérisées par des fixations des « nouvelles dates » suivies bien entendu de contestations, puis des reports. Nous sommes en ce moment à cinq rendez-vous ratés. Enfin, il n’y a pas de respect entre le président, l’opposition et le gouvernement. Pour le  président, ces anciens Premiers ministres ou ministres ne veulent pas le laisser travailler. « Comme ils ont échoué, ils ne veulent pas me laisser travailler« , disait-il dans l’une de ses sorties. Il est allé même jusqu’à les qualifier de « chiens« . Quant aux intéressés, bien qu’ils aient reconnu officiellement son élection, ils disent qu’il est non seulement mal voire très mal élu, mais aussi il a basculé le pays dans une « dictature sanguinaire« . Depuis avril 2011, l’opposition a enterré une cinquantaine de ses militants tués par les forces de l’ordre. La question que l’on se pose aujourd’hui est de savoir est-ce qu’il sera possible d’aller à un scrutin apaisé sans que ces différends ne soient résolus ?

Je suis convaincue que cette question ne m’est point adressée, à moi Aphtal. Nous devons tous y songer, en tant qu’africains, épris de justice et de démocratie. La réalité est toute autre, au Tchad. En effet, le pays de Deby n’est point en période électorale, (en tout cas pour le moment) ; par contre, pour ma grande sœur Ndodjo, le Tchad est constamment en campagne électorale.


Nodjo Klein. Adresse: https://rene-mouna.blogspot.com
Photo: Profil Facebook

Vous avez dit campagne ? Eh bien elle est partout ici. Dans la rue, au marché, à l’école, à l’université, à la télévision et même sur les réseaux sociaux. On est en campagne électorale tous les jours au Tchad. La pose de pierres, la coupure d’un ruban, des réceptions ou des inaugurations de bâtiments tout est une occasion pour véhiculer l’image du bâtisseur si ce n’est d’un généreux chef d’État distribuant des crédits ou des dons allant du sel de cuisine aux bus pour les universités. Matin, midi, soir, que ce soit à la radio, à la télévision ou sur internet, le Tchad est tout le temps en campagne électorale. Avec des émissions qui tournent en boucle. Qu’on le veuille ou non, le pays est continuellement en campagnes électorales sans le savoir. A peine une élection est-elle finie que l’on prépare déjà une autre. Et tout donne lieu à une récupération politique. Un poste ministériel, la construction d’un marché, d’une école que déjà les ressortissants de la localité organisent une fête et envoient des représentants remercier le généreux donateur qu’est le président de la République pour sa bienfaisance. Il y a d’une part, une omniprésence incontestable du Chef de l’État père de la Nation soucieux et conscient du bien-être de la population. Un chef d’État à qu’il faut bien confier un second mandat, encore un troisième, un quatrième et voir un mandat à vie parce qu’il fait si bien sa mission. D’autre part on a des éternels chefs d’opposition avec ces ennuyeux airs de défenseurs des droits du peuple, les justiciers toujours réclamant sans des propositions concrètes parfois. Tout ceci est une campagne électorale silencieuse mais efficace. Et qu’elles soient de l’opposition ou du parti au pouvoir, toutes les campagnes électorales se ressemblent avec les mêmes promesses jamais tenues. Sauf les slogans de campagnes qui changent avec des mots pompeux du style, un Tchad prospère, le changement social, la renaissance, et que sais-je? Il faut noter aussi que depuis vingt ans les visages sur les autocollants sont les mêmes à quelques nuances près que certains ont muris, d’autres devenus grisonnants. La veille des élections donne lieu à une générosité forcée des candidats. Ici des pagnes, là des tee-shirts et casques à l’effigie du candidat. Des billets de banques partagés, des cabris égorgés arrosés de bière locale. On offre à manger, à boire et on vêtit l’électorat. Ici se joue le charme. On sert du tout à la population sauf un vrai projet de société réalisable. Vous voulez faire campagne voici le mode d’emploi made in Tchad à utiliser sans modération.

Au Cameroun, la situation est à peu près comme au Togo. Report sur report, les votes ont finalement été calés sur ce mois oh fatidique : Juillet. Danielle raconte.


Danielle Ibohn. Adresse: https://natila.mondoblog.org
Photo: Profil Facebook

« Au Cameroun, plus rien ne va.

Le 26 Juin dernier la nouvelle est tombée. Les élections municipales au même titre que les élections législatives sont prolongées.

Depuis le début de l’année, ces périodes électorales font la danse bafia (On avance, on recule). Rien ne va plus. Après l’élection des premiers sénateurs après « 50 ans d’indépendance et de démocratie », le Cameroun entre dans une phase électorale plutôt chatouilleuse. Les échéances sont prolongées faute d’inscriptions sur les listes tout d’abord. Comme si presque trentenaire que je suis,  m’inscrire à une liste est une priorité alors que j’ai des difficultés à me nourrir. Les échéances sont prolongées faute de moyens ? Ce sont les organismes internationaux tels le Commonwealth qui ont l’habitude de supporter de telles ardoises financières. Le Roi Lion ne serait il pas encore sûr du calendrier électoral ?

Pourtant l’année 2013 devrait une année élective au Cameroun. Cela fait cinq ans et demi qu’on a les mêmes députes et six ans les mêmes responsables municipaux (Juillet 2007). Ce n’est qu’une demie ? Les sénatoriales sont les plus urgents pour éviter le chaos de l’après Roi lion hein ?

Un mandat prolongé sensé prendre fin le 21 mai prochainaprès les législatives. Une  prolongation ultime législative pour le 23 juillet 2013 ? (nous sommes déjà à la quatrième prorogation)

Une  prolongation municipale jusqu’en Novembre 2013. Cependant en parcourant la presse, je tombe sur ces propos.

 Les nouvelles ne sont pas rassurantes.

Le messager dévoile sa peur : https://www.cameroon-info.net/stories/0,47859,@,municipalites-le-mandat-des-conseillers-municipaux-encore-proroge.html

« Mais l’inertie qui caractérise le régime ne rassure pas que ces consultations électorales pourraient se tenir avant la fin de cette nouvelle prorogation. »

Me Jean Bertin Kemajou dans ouest Littoral https://www.cameroon-info.net/stories/0,44735,@,elections-legislatives-le-cameroun-bientot-sans-parlement.html

«Le Cameroun va droit vers une situation sans précédent où non seulement le Président de la République sera obligé de créer un État d’exception ou alors légiférer par ordonnance en attendant que la situation se régularise éventuellement».

Allez, son’a ponda !

Le récit à la fois loufoque et grave, est celui que me livre mon camarade « Bouba Sanga ». Malien, il est inquiet de la situation de son pays, et cela se comprend. Le Mali est une nation en guerre contre le terrorisme :


Boubacar Sangaré: Adresse: https://bouba68.mondoblog.org
Photo Facebook

Dans quelques semaines, les Maliens seront appelés aux urnes pour élire un nouveau président de la République et mettre ainsi un terme à une période de transition que tous ou presque veulent voir s’éclipser. Mais, cette présidentielle, d’ores et déjà, inquiète « grave ». A pas comptés, le Mali marche vers les élections présidentielles dont la visée est d’élire un pouvoir légitime, capable de redresser un pays plongeant sous le vent d’une crise sécuritaire et institutionnelle : un coup d’ État foireux perpétré le 22 mars 2012 et une rébellion armée touareg charriant la horde de barbares d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb Islamique), duMUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) et d’ANSAR DINE, ont suffit à installer le Mali dans un « temps incertain ». Même s’il faut aussi reconnaître à cesévènement fâcheux le mérite d’avoir crevé l’écran de fumée qu’était la démocratie malienne, et d’avoir aussi amené bien des Maliens, d’une naïveté incomparable, à prendre conscience de la vacuité politique et de la faiblesse d’un État auquel ils appartiennent. Et dès lors, les langues se sont déliées ; une démocratie brandie jadis comme un modèle est devenue la proie des flammes des médias locaux et étrangers. Ah, comme il est vrai qu’ « on ne brûle que ce que l’on a aimé… » (1)! Aujourd’hui, toutes les attentions sont mobilisées par les présidentielles prévues pour le 28 juillet prochain. Pour s’en convaincre, il suffit de lire la presse locale qui rend compte du ramdam provoqué par ce rendez-vous électoral très attendu. Sauf que, état d’urgence oblige, les campagnes électorales n’ont pas, à bien dire les choses, encore commencé mais déjà s’est engagée entre les différentes formations politiques une espèce de tauromachie électorale dont les règles ne sont pas encore définies. Dernièrement, après la formation d’une coalition du F.D.R (front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la république) -dont l’ADEMA PASJ est la figure de proue-, nombre de commentateurs de l’actualité se sont dépêchés de parler d’un duel « I.BK (Ibrahim Boubacar Keïta) contre tous ». Mais, c’était aller vite en besogne, car une autre coalition composé de I.B.K (il est le président du Rassemblement pour le Mali), Moussa Mara (Yèlème), Soumana Sako, Housseïni Amion Guindo, Cheick Modibo Diarra (dont la candidature n’a pas encore été validée), Yeah Samaké, Ousmane Ben Fana Traoré… est en gestation et pourrait voir le jour dans les jours à venir. Preuve que la bataille sera dure et qu’I.B.K ne sera plus le seul torero. Et que pensent les Maliens de tout cela ? Fidèles à leurs habitudes, les Maliens parlent de ces élections avec, parfois, une déception née du chaos engendré par plus de 20 ans de démocratie. Vingt ans de démocratie qui ont fait d’eux un peuple incapable de juger autrement que par le discours, les promesses, les diplômes et le visage. Un peuple qui est bien en peine de comprendre ce que signifie un programme politique et qui, dans son simplisme, n’aspire qu’à trouver de quoi se mettre sous la dent…croyant que le reste – c’est-à-dire la bonne gouvernance– n’est pas son affaire. On dira ce qu’on voudra de ces élections, mais je ne suis pas sûr que le peuple malien soit d’avis que sa tenue les arrachera de la spirale des difficultés du quotidien. Au vrai, son inquiétude réside dans le fait que le gros des candidats ont déjà fait leur preuve pour avoir été les obligés et les obligeants de l’ex-président, Amadou Toumani Touré, chassé par la mutinerie qui a abouti au coup d’État. « Il ne nous sera pas facile d’en finir pour de bon avec l’ADEMA-cratie », ironisait il y a quelques jours un ami enseignant, qui met tous les malheurs qui arrivent au Mali aujourd’hui au compte de l’ADEMA, la plus importante formation politique dont est issu Alpha Oumar Konaré, qui a dirigé le pays de 1992 à 2002. C’est également l’ADEMA PASJ qui a soutenu, en 2002, le candidat indépendantAmadou Toumani Touré, devenu président… « S’il faut organiser des élections pour que l’ADEMA revienne au pouvoir, ce n’est vraiment pas la peine ! », ajoute t-il. Bien entendu, soutenir l’idée que ces élections ne sont pas opportunes, comme le pensent nombre de Maliens, relève d’une analyse incomplète. Ce qu’il faut dire en revanche, et redire, c’est que le peuple malien n’a pas cette fois-ci droit à l’erreur dans le choix de ses dirigeants. C’est pourquoi, il lui revient d’aller, le jour du scrutin, remplir son devoir civique en votant pour un candidat.  Il ne lui sert à rien de se réfugier derrière ce constat très répandu qui est qu’au Mali comme partout ou presque, chaque parti politique est la réplique exacte du concurrent, au point de dire que ADEMA et R.P.M, c’est, comme aiment à dire les algériens, Hadj Moussa et Moussa Hadj ! Non, l’aspiration la plus partagée par tous est le changement, et les élections à venir sont une occasion à saisir pour s’engager sur le chemin. Mais, le changement n’est pas une affaire d’une, deux, ou trois années ; il a différentes phases. Pensez au Mali le 28 juillet prochain ! (1)    Akram Belkaïd, un regard calme sur l’Algérie

J’ignore si vous avez pu déceler ce qu’ont de communs, tous ces articles : juillet. Et je vous annonce que les élections législatives, au Togo sont également prévues pour ce 21 juillet. Se tiendront-elles, ou pas ? Je ne puis vous répondre. Ce qui est sûr est que tout semble conforter cette date, à Lomé. Autre chose qu’il faille souligner, c’est que le Mali, le Togo, le Cameroun, la Guinée, tous ces pays ont presque la même histoire coloniale. Suivez mon regard.

Et dire que ces nations ont déjà plus de cinquante années d’indépendance ; cinquante années au bout desquelles, de simples élections législatives sont sources d’angoisse, pour les paisibles populations.

Et pourquoi juillet, pour tous ces pays ? Pourquoi pas mai pour la Guinée, octobre pour le Togo, décembre pour le Cameroun ? Pourquoi juillet, de la même année pour ces états ?

Et si ces pays n’avaient tout simplement pas le choix ?

Je n’ai rien dit !


L’homme des sucettes…

Ce billet est égoïste. J’écris parce qu’il va me manquer. Je ne sais pas quoi faire. Pour un avenir meilleur, il pars. Il trouvera sûrement une schroumpfette qui l’emmerdera moins.

Pierrick de morel Crédit photo Danielle Ibohn
Pierrick de Morel Crédit photo Danielle Ibohn

Il est pas très grand. Avec ses sucettes, ses jeans tailles basses, ces tricots mini mini moi, sa coupe de cheveux volumineuse, c’est le social manager l’un des plus dingues que je connaisse. Se laver sous une température de 15 degré, un blasphème pour un noir. Se shooter aux sucettes, être manque, être mal à l’aise. Discuter pendant des heures de boulot, jouer les provocateurs lors des tournois africains. C’est suicidaire! Je vous dis! Dire qu’épervier ne valent RIEN devant lions dompt … tchuips … presqu ‘indomptables là!

Social media manager, il arrive à diriger deux cents cinquante (250) blogueurs avec sa complice Raphaëlle Constant.

Rapha et Pierrick à Dakar Crédit photo Danielle
Rapha et Pierrick à Dakar Crédit photo Danielle

Faut savoir que c’est une chose pas facile. Le blogueur est chiant parfois. Il est capable:

  • de vos poser des questions sur des tutoriels (c’est moi! )
  • de vous importuner à pas d’heures parce que son blog disjoncte (euh! moi!)
  • de vous faire chercher une photo sur le web qu’il a prise (ça c’est moi hihihi)
  • de vous faire corriger ses fautes (encore  moi! hihihi)
  • de se plaindre de ne pas être à la une (toujours moi! hihihi)
  • de vous mentionner à tout va pour que vous lisez son article (décidément! hihihi)
  • de vous corrompre pour que vous le mettez en avant (Bref hihihi)
  • de RT si sauf son nom est cité ( j’y suis aussi quelque fois hihihihi)
  • de vous faire rechercher une source de son information pendant des heures

Il va me manquer. Parce que plus qu’un social media manager. Il est devenu notre frère, mon confident pro, mon grand frère parfois (lorsqu’il me titille sur mon célibat). Voilà! Je risque pleurer si je continue. Il va me manquer.

Merci à ZIad et Simon de lui avoir fait confiance. Je lui ai fais confiance et j’ai appris.

 

Que de milliers de sucettes, soient avec nous!

Il corrigera sûrement mes fautes! hihihihi

Simon Decreuze, Pierick de Morel, Ameth Dia "cherchez l'erreur" A dakar crédit photo Danielle Ibohn
Simon Decreuze, Pierrick de Morel, Ameth Dia « cherchez l’erreur » A dakar crédit photo Danielle Ibohn

Son’a ponda!