Garens Jean-Louis

Aujourd’hui, j’ai vingt-huit ans

J’imagine certains d’entre vous faire de grands yeux rien qu’en voyant le titre du billet. On dirait que je fais moins vieux dans mes photos. Récemment, quand j’ai enfilé une casquette en présence d’une « amie », elle m’a balancé que j’avais la gueule d’un gamin. Eh oui ! Ce 2 avril marque mes 28 années d’existence. Je préfère ce terme à celui d’anniversaire.

Dans la logique des choses, les gens vont à l’église le jour d’un âge accompli pour remercier Dieu. Moi, je ne suis pas trop branché « bondieuseries ». Pourtant, à chaque nouvelle journée sous le soleil, j’ai le cœur rempli de reconnaissance envers le Créateur.

Certains recevront des cadeaux, des vœux et se feront même prendre dans une surprise party. Peut-être bien que j’en recevrai. En fait, ça a toujours été ainsi. Je n’ai jamais accordé une trop grande importance à cette date. Bizarre, non. Mais, c’est comme ça. Néanmoins, sachez que  mes souhaits sont sincères à votre égard.

Que vais je faire de ma vie ?

Ben. Si vous n’êtes pas parmi mes nouveaux lecteurs, vous savez que je ne suis pas (encore) marié. Bon. Ce n’est pas trop grave. Par contre, je pense souvent à avoir un môme. Histoire de ne plus être célibataire sans enfants. Hihihi.

Passons aux choses sérieuses. Aujourd’hui, je devais songer à faire le bilan de ma vie.

En 2008, j’avais 18 ans. J’allais entamer ma dernière année d’études secondaires. J’étais à peine majeur selon la législation de mon pays. C’était la grande fierté d’ado.

Ans
📷 Selfie

En 2028, j’aurais trente-huit ans, si je suis certainement en vie. À cet âge, j’espère avoir une vie stable affectivement, économiquement et un bien meilleur statut social. Ma première progéniture devrait sans doute être en classe de primaire.

Je me suis posé la question sans vraiment avoir la réponse. En fait, je vis au jour le jour. Non pas que je n’aie aucun objectif dans la vie mais je n’ai pas un plan de vie préétabli.

À 28 ans

Dois-je avouer que je n’ai pas encore voté ? D’un point de vue global, l’humanité a essayé toutes les formes de gouvernement pour diriger sa destinée. Comme résultat, la race humaine et notre planète ne se sont jamais aussi senties menacées. Si je considère le cas de mon pays, Haiti, c’est plus consternant. Plus de 30 ans après avoir brisé le joug de la dictature, la démocratie n’a jamais fait ses preuves. Pour comble de notre malheur, les acquis démocratiques sont bafoués à chaque fois. Notamment, les votes populaires ne seront jamais respectées et ne traduiront jamais le desiderata du peuple.

Évidemment, pour avoir vécu plus d’un quart de siècle, j’ai appris pas mal de choses : La vie, la mort, les amitiés, la famille, la douceur, la méchanceté, la franchise, l’hypocrisie, l’amour…

Combien de temps me reste-t-il à vivre ? Ça je ne le saurai jamais. Cependant, je continuerai d’être celui qui aime les petits plaisirs de la vie.


Mon grain de sel – Un blog, une histoire

Aujourd’hui, vous allez découvrir un blogueur adorable qui se cache derrière le blog : Mon Grain de Sel. Gio Casimir est un jeune homme qui aime écrire, qui aime partager tout en restant naturel et abordable.

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📷 Patrick Casimir

Peux-tu te présenter à nos lecteurs?

Pour l’état civil,  je réponds au nom de Jacques Georges Casimir mais tout le monde m’appelle Gio. Je suis photographe professionnel, étudiant en Histoire de l’art et je suis en train de mettre la touche finale à mon premier documentaire. En dehors de ces activités je suis aussi bloggeur (rires) et apparemment, je porte de nombreux chapeaux !

Comment est venue l’idée de créer un blog?

L’écriture fut mon premier amour. J’avais même été puni au secondaire pour une histoire érotique que j’avais ébauché. Après une pause de quelques années loin de ma plume, en 2013, je me suis dit pourquoi ne pas recommencer? J’ai créé un personnage fictif « Une certaine donzelle », qui a vécu l’espace d’une dizaine de publications parce que je devais surtout me concentrer à l’époque sur ma carrière en photographie. J’ai entre-temps continué à créer du contenu pour des magazines comme Escapade et TRANS avant de finalement me décider de me remettre à mon compte. Mon grain de sel était né !

Pourquoi ce nom?

Je suis amateur de bonne cuisine, c’est un domaine où la maitrise du sel est importante (rires). En fait, en créant le blog, je n’ai pas voulu me limiter à un seul type de sujets. J’avais l’intention de parler d’un peu de tout. Et bon, je ne suis pas l’inventeur de l’expression qui illustrait mes ambitions de blogueur, mais elle me convenait très bien.

Ton blog, tu organiseras

Comment gères-tu ton blog ?

Le plus souvent, à partir de mon téléphone, à partir de l’application WordPress qui me permet d’éditer mes textes et de les partager avec les lecteurs. La plupart des textes sont relus par des amis avant la publication finale. Certains articles sont sujets de débats. Je suis sollicité régulièrement en dehors des plateformes de partage pour un commentaire ou juste pour une remarque constructive.

Combien de temps en moyenne passes-tu sur la rédaction d’un article?

Cela dépend de mon emploi du temps, je peux passer entre 1h et une semaine sur un texte. Par exemple, le prochain texte à paraître est en conflit avec des deadlines que je me suis donné pour des activités auxquelles je prends part et je suis désolé que mes lecteurs en souffrent.

Du succès tu en auras

Selon toi, à quoi est dû le succès de ton blog?

 Le succès de mon blog vient surtout de deux facteurs principaux :

· Je ne m’impose aucune règle en écriture parce que mes posts sont 90 % de vécus personnels et 10% de mise en scène (je modifie un peu les scènes pour que les concernés gardent leur anonymat).

· Deuxièmement, pour le côté intimiste du contenu. En lisant mon blog, vous aurez à peu près les mêmes réactions que durant une conversation avec votre meilleur ami. J’essaie le plus que possible de vendre l’illusion au lecteur que je lui parle directement.

De l’inspiration tu trouveras

Quelles sont tes sources d’inspirations (personnalités, époque, tendance, style) ?

Je lis beaucoup de blogs lifestyle pour avoir une idée de ce qui se discute, la fluidité de Lou et sa plume sont aussi une source d’inspiration mais le plus important reste les témoignages et le contact humain. Le genre que tu entends en tap-tap ou vraiment par hasard au bureau, à la fac.

Un conseil à donner aux personnes qui voudraient se lancer?

Au risque de paraitre cliché : Foncez, l’écriture est une si belle aventure et la vie est trop courte pour mettre vos projets de coté.

Quels sont tes projets pour 2018?

Mon cher, je dois avant tout finir le documentaire sur lequel je bosse depuis deux ans. Continuer à rénover ma maison et pourquoi ne pas bosser à fond sur le projet de roman/nouvelles et pourquoi ne pas avoir un nouveau coup de cœur parce que ça me rend loquace, donc très productif.

Tu es présent sur les réseaux sociaux, où peut-on te retrouver?

 Un peu partout : Facebook et Instagram surtout, c’est drôle de toujours se croiser entre deux voyages pour nos entrevues non ? Je fais plus ou moins une pause réseaux sociaux, j’observe plus que je ne poste ce qui me permet d’épurer un peu mes listes.

Un dernier mot pour tes lecteurs ?

 Je voudrais avant tout remercier mon lectorat de sa fidélité malgré mon irrégularité ces jours-ci parce que franchement, sans lectorat, l’auteur n’aurait pas sa place. Je vais surtout prodiguer un conseil : Aimez, Aimez encore et toujours. Aimez passionnément, avec la rage du désespoir. Aimez-vous !


DSM de Wedly Mozeau de Règleman Afè Popilè

Annoncé sur les réseaux sociaux depuis lundi, Wedly Mozeau de « RÈGLEMAN AFÈ POPILÈ» nous a livré son projet solo baptisé DSM. Notamment, le membre du groupe de rap engagé, à travers les voix emblématiques de Vanessa Jeudi, KEB, et autres, insuffle un nouveau tournant dans leur lutte contre le système étatique. « Pile 14 », « Jeyografi », « Pòtoprens » figure parmi les titres qui touchent la plaie du doigt. Mais, pas que ça ?

Règleman Afè Popilè
Compte Facebook du groupe

DSM, un témoignage de reconnaissance ?

En fait, qui dit lutte dit alliés. En effet, la mouvance estudiantine s’organise autour de la camaraderie.

On retrouve Konpè une collaboration avec Mawon Ann di en sixième position.

 » Lè pran lari, nou montre leta ki bwa nou chofe ».

Puisqu’on doit s’attendre à des dommages dans une lutte,

« Mwen ba ou laj mwen, yon jan pou lavi m pa pi kout ».

Agir pour changer l’ordre des choses

Si les rappeurs traditionnels assoient leur popularité sur des clashes ou beefs, Wedly Mozeau de « RÈGLEMAN AFÈ POPILÈ» vise une toute autre perspective.

« Nou pa nan bif rapè, se sou leta nou lonje gun nou ».

En tout cas, telle est la précision apportée dans « Pile 14 ». En fait, à combat égal, armes égales. Le membre du groupe qui utilise le rap conscient dénonce la campagne de dénigrement, le mensonge utilisé par l’État contre les étudiants engagés. Cela va-t-il les arrêter? Oh que non ! Ils sont prêts à braver les interdits sociaux et relever les défis.

« Malgre prensip sosyete a, se chak jou m’ pile katòz ».

À travers « Jeyografi » avec la voix de Ed Daliriks, l’hypocrisie sociale est dénoncée. Entre dire et faire, l’illusion créée à exister dans différents systèmes politiques du monde.

«Al mande Maduro, se medya ki envante kriz la.
Se swa pèp ou kenbe zam, oswa l’ap ret tann kris la…»

En effet, la classe des opprimés doit agir pour changer son destin sinon elle risque de croupir à jamais dans la misère.

À vous d’en juger !

Personnellement, j’ai appris ce mélange de jazz et de rap dans quelques morceaux. « Gran chimen » pourrait bien impose cette tristesse à ceux qui ont grandi avec une grand mère.

Comme dit l’adage, il n’est pas de vent pour celui qui ne sait pas où il va. Effectivement, pour savoir où l’on va, il faut se souvenir d’où l’on vient. Vous comprendrez toute l’importance de « Sous » une collaboration de BOC, 35 Zile et Oh Bebe.

« Sosyete ki kale m nan […] Pran pou sanzave ».

« Nou sòti lwen, nou mache lontan ».

« Back to the roots ».

Finalement, vous tirerez vos propres conclusions et appréciations.
Écouter DSM par Règleman Afè Popilè #np sur #SoundCloud


#FèYoWont, mon hashtag pour dénoncer le harcèlement sexuel en Haïti

Le hashtag est un outil social puissant. Récemment, les hashtags #MeToo, #BalanceTonPorc ont libéré la parole à l’échelle planétaire. En effet, le Times a désigné celles qui ont « brisé le silence » des violences sexuelles comme « personnalités de l’année 2017 ». Dans le même ordre d’idées, le nouveau Comité Exécutif du Centre Pen Haiti présidé par Kettly Mars a voulu démarrer ses activités en lançant un concours de hashtag. Un hashtag pour inviter à la réflexion et au débat sur la condition des femmes en Haïti le 8 mars. À l’issu de ce concours, mon texte a remporté le premier prix. Une petite présentation de ce texte.

hashtag
Page Facebook du Centre Pen Haïti

Présentation du Centre Pen Haïti

PEN Haïti est une association faisant partie du réseau « PEN International ». PEN International est une organisation non politique, non gouvernementale, la plus ancienne organisation de défense des droits de l’Homme et la plus ancienne organisation littéraire internationale.

PEN Haïti a été fondé en 2009 par un groupe d’amis, travailleurs de la plume, créant la résidence Georges Anglade.

Le Centre PEN-HAITI est une association d’écrivains et de journalistes ayant pour objectifs :

• La promotion de la littérature et la liberté d’expression
• La défense des travailleurs de la plume et de leurs conditions de travail
• La promotion et la diffusion des œuvres de l’esprit
• L’accompagnement des politiques culturelles, particulièrement celles du livre vers l’école et la société civile.

#FèYoWont, mon hashtag

An Ayiti, fanm nan diferan kondisyon sibi asèlman seksyèl, soti sou sila yo ki ap travay kay madanm rive sou sila yo ki ap travay sou biwo. Sa kapab kòmanse ak yon remak deranjan (Gad gwosè bouda w), pase nan yon pwopozisyon endesan e sa ka menm debouche sou yon revokasyon.

Fòk mwen di nou medam : Pa kite pèsòn fè nou panse se nou menm ki pwoblèm nan pou fè nou wont, fè nou pase pou rizèz. Se nou ki pou « Fè Yo Wont ».

Premye demach nou ka antreprann lè pèsekisyon yo kòmanse se :

– fè nonm nan sonje li gen madanm ak pitit (depi nou okouran de sa).

Ann sipoze sa ta pase nan lari (machann pwomennen). Nou konn ti pwovèb ki di  » Ou gen bèf atè ou pa ka sale li, ou bezwen fè chay mete atè toujou « .

Si premye estrateji a pa mache nan kad asèlman seksyèl nan travay nan yon kad fòmèl, si patwon an montre li twò ensistan oubyen vyolan, nou ka montre li nou sou fè eskonbrit (fè moun pou li, fè bri).

Finalman, si de premye estrateji yo pa ta mache : chwazi demisyone si nou jije sa nesesè. Si gen kèk gason ki bay enpresyon yo gen yon jilbriyis (peni) nan plas sèvo yo, montre konesans nou pa nan mitan janm nou.

Leve vwa ou pou ou di ou pa pou vann !!!

Hashtag pa m pou ride medam yo denonse asèlman seksyèl nan travay an Ayiti

Une petite traduction

Effectivement, vous n’avez rien compris du paragraphe précédent. Personnellement, j’avais décidé de soumettre mon texte en créole haïtien. En fait, dès que je traite de sujets sensibles, touchant l’âme populaire, je préfère la langue commune.

Pour faire court, je vous explique. Je suis parti de l’hypothèse que les femmes, quelque soit leur niveau social, sont victimes de harcèlement sexuel au travail. Qu’il s’agisse de la femme au bureau, de la marchande ambulante, elles ont le même combat. Tout peut commencer à partir d’une remarque sur la rondeur de leurs fesses. Puis l’agresseur peut enchaîner avec une proposition indécente. Ensuite, il peut passer aux demandes catégoriques.

Effectivement, une femme qui porte plainte pour de telles agressions ne sera pas prise au sérieux. De ce fait, j’ai proposé des stratégies dans mon texte. Premièrement, rappeler au harceleur son statut d’homme engagé. Lui demander des nouvelles de sa femme et de ses enfants pourrait le couvrir de honte. Jusque là, ça pourrait marcher contre certains. Néanmoins, d’autres patrons ou cadres sont tellement insistants qu’il faut leur piquer une crise pour avoir gain de cause. Le but, c’est de rendre honteux. Malheureusement, le rapport de forces n’est pas égal. Certaines femmes sont obligées de démissionner si elles décident de ne pas entrer en compromission.

Quoiqu’il en soit, la femme harcelée n’a pas à se sentir honteuse. Même en cas de viol, la victime doit pouvoir sortir de son silence, ravaler son dégoût pour dénoncer. En fait, le second texte primé relatait une histoire de viol. Jusque là, son auteure n’avait pas eu le courage de se lever, semble-t-il, restant K.O. sous le poids de l’ignominie.

Un hashtag créé, quoi d’autre?

J’avais vu l’aspect ludique de cette création de hashtag tout en étant conscient de la gravité du problème. Pendant la remise de prix, une fois arrivé au second prix, je n’imaginais pas qu’un texte écrit par un homme puisse remporter le premier prix. Dans ma tête,  il n’y a pas mieux que les femmes pour dénoncer leurs maux. Cependant, j’ai bien accepté le côté positif des choses. Ma plume a toujours été au service des marginalisés et des minorités.

J’ai aimé les paroles de Madame Mars dans son discours de circonstance. En effet, certains pourront croire que cela ne va pas faire avancer la cause des femmes harcelées. Toutefois, la parole est comme une fumée. Quand elle doit être libérée, elle se fraie un chemin même dans des interstices…

Selon Asia Argento, l’une des premières actrices à avoir révélé avoir été violée par Harvey Weinstein.

#MeToo : “La plus grande révolution pour les femmes depuis le droit de vote”

Si certains hommes ont montré avoir un pénis à la place du cerveau, les femmes doivent pouvoir affirmer que leurs compétences ne se trouvent pas entre leurs cuisses.


5 leçons de vie que j’ai apprises à mes dépends

« La mort n’est pas plus proche du vieillard que du nouveau-né, la vie non plus ». Khalil Gibran

J’ai souvent dit que je n’ai pas peur de mourir mais j’ai peur de souffrir. Bizarrement, je sens chaque jour l’obsession de la mort me hanter. C’est en fait lier au fait qu’Haïti est devenu un pays à risques sismiques. Chaque matin, au réveil, je suis reconnaissant pour cette nouvelle journée. Quand je partirai, certains se souviendront de mes qualités personnelles, d’autres de mon potentiel fabuleux. Ce billet devra servir à partager les leçons que j’ai apprises de la vie.

« Sois ferme sans méchanceté, et sois doux sans faiblesse ».

Voilà la première leçon que j’ai apprises de mes expériences relationnelles. Ceux qui me rencontreront pour la première fois se diront : « C’est donc lui qui a une aussi grande gueule ». En fait, je suis quelqu’un de calme, renfermé voire doux. Pour certains, je pourrais même donner l’impression d’être une proie facile. Halte là ! Mon attitude dépend de qui vous êtes.

Dernièrement, j’ai lu un post de  Afi Affoya expliquant comment des « bonjours tout sourires » lui a fait recevoir une réprimande par le vigile dans le magasin où elle fait ses courses. Le monsieur s’est permis un jour de s’approcher au moment où elle devait régler ses achats à la caisse et lui dit d’attacher ses cheveux afros avant de revenir la prochaine fois parce que ce style ferait selon lui fuir « leur clientèle ». J’ai vraiment ri en m’imagineant dans une telle situation. Elle était tellement ébahie qu’elle n’a pas pu riposter (c’est elle qui l’a cherché avec ses bonjours).

Leçon de morale: les familiarités à outrance dans [certains] pays, il faut savoir les éviter.

Personnellement, j’ai toujours traité les gens avec limite pour éviter de m’embrouiller avec eux. J’aime les observer en dressant leur profil psychologique. Ainsi, je sais avec quelle mesure traiter chacun.

Mes amis, je les compte

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CC geralt / Pixabay
CC0 Creative Commons

En dehors de ma vie derrière la toile, je choisis avec soin ceux que je permets d’entrer en mon sein.

« Les personnes franches n’ont pas beaucoup d’amis. Les hypocrites par contre en ont des tonnes. »

Dans mon entourage, je vois des gens saluer les autres avec le plus grand sourire et avoir quelque chose à dire dans leur dos. Moi, je ne joue pas à ces jeux-là. Il m’est impossible de jouer les flatteurs, les lèche-bottes. Chacun choisit sa manière d’être. Je ne juge pas les gens. Libre à moi de choisir mes pairs.

Ma vie, mes rencontres

« Je ne regrette rien, mais j’aurais aimé prendre de meilleures décisions à certains moments de ma vie ».

Avec l’âge, j’ai acquis de la maturité. C’est fou comme le garçon irréfléchi et impulsif que j’étais à changer pour devenir un homme fougueux et pragmatique.

Maintenant, mon lectorat connaît mon statut de célibataire qui s’assume. Au fait, je suis venu, j’ai vécu, j’ai aimé. En effet, si je suis encore en solitaire, c’est parce qu’à un moment de la durée, je n’ai pas su faire les bons choix.

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Crédit photo : geralt via Pixabay

« N’ignore jamais quelqu’un qui tient à toi, car un jour tu réaliseras que tu as perdu un diamant lorsque tu étais occupé à ramasser des pierres ».

Chéris tes êtres chers avant qu’ils partent

« L’amour d’un père est plus haut que la montagne. L’amour d’une mère plus profond que l’océan. »

Cela fait déjà trois mois depuis que le daron est parti. Parfois, il m’arrive d’entendre une voix d’homme et de penser à lui. J’ai dû me convaincre qu’il ne sera plus là. Je dois avouer que ça n’a pas toujours été facile entre nous. Je dois me retenir pour ne pas laisser échapper quelques larmes. Chez nous, on ne dit pas « Je t’aime ». Les efforts consentis par les parents devraient tout dire. Mais, franchement, j’aimerais le dire pour une et dernière fois si je pouvais revenir en arrière.

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CC ljcor / Pixabay CC0 Creative Commons

Être meilleur aujourd’hui qu’hier

« Viveri veniversum vivus vici» (par le pouvoir de la vérité, j’ai de mon vivant conquis l’univers).

En effet, voilà la mission que je me suis fixé. Peu importe si je dois choquer certains. Ma plume est désormais vouée au service de la vérité.

  • Mange bien, ris et aime

Suis-je un épicurien ? En tout cas, j’estime que l’on doit profiter de chaque instant de la vie. Par dessus tout, s’épanouir !


Mon féminisme : entretien avec Kerlande Fleurio, lauréate du concours de texte sur les droits humains

#MonFéminisme : C’est le thème retenu pour le 8 mars cette année. Avec moi, pour en parler, la 3ème lauréate du concours de texte sur les droits humains organisé par l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), Kerlande Fleurio ! Sa vision de la célébration du 8 mars, sa définition du féminisme, les stratégies du mouvement féministe actuel, l’égalité femmes-hommes en Haïti s’il en existe et plus encore. Retrouvons ses propos à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

Féminisme
Crédit photo de l’interviewée

 

  • Bonjour Kerlande, peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog ?

Bonjour Garens, bonjour à tous les lectrices et lecteurs du blog. Fabrice Luchini, acteur français, eût à dire ceci : « Parler de soi est une impasse absolue« . Ainsi, je me retrouve dans cette impasse aujourd’hui pour vous présenter ma personne. Je réponds au nom de Kerlande Fleurio, j’ai 22 ans, ancienne élève du Collège Marie Dominique Mazzarello et troisième lauréate du concours de texte sur les droits humains organisé par l’Office de la protection du citoyen (OPC). Présentement, je suis étudiante finissante en sciences juridiques à la Faculté de Droit et des sciences économiques de Port-au-Prince (UEH).

  • Comment vois-tu la célébration du 8 mars ?

La journée du 8 mars, communément appelée Journée internationale des droits de la femme, rappelle à chaque femme que la force de la solidarité est  triomphante. Il est impossible d’atteindre des perspectives communes si nos objectifs, notre vision diffèrent. Ainsi, je vois la célébration du 8 mars comme un rappel des résultats obtenus par les femmes lorsque leurs forces ont convergé vers un même but. Et si les ouvrières de l’époque ont pu faire respecter leurs droits, nous aussi nous pouvons le faire.

  • Es-tu féministe ?

Je suis féministe et je crois à l’instauration d’une société égalitaire et équitable. Si être féministe c’est vouloir redresser la balance inégalitaire entre hommes et femmes établie par la société, croire que les hommes et les femmes méritent d’avoir les mêmes égalités de chances et de réussite, les mêmes opportunités et les mêmes privilèges sociaux, etc. alors oui, je suis féministe.

  • Dis-nous ce qu’est pour toi le féminisme ? Qu’est-ce qu’être féministe aujourd’hui ?

Le féminisme est un mouvement revendicatif ayant pour but de reconnaître les droits des femmes dans la société. Être féministe aujourd’hui, c’est embrasser la lutte pour le respect des droits de la femme. C’est se vouer à une cause juste visant à mettre fin à la discrimination et aux stéréotypes dont les femmes sont victimes dans cette société. C’est se mettre en désaccord avec les pratiques inégalitaires, et à la problématique de genre qui tendent à réduire la femme à sa composition physique.

  • Quelles sont les stratégies du mouvement féministe actuel ?

Il existe plusieurs courants du mouvement féministe et les stratégies peuvent varier d’un courant à l’autre. Mais, l’une des méthodes communes à tous les mouvements féministes sont les messages de plaidoyer à caractère dénonciatif.

  • Ta définition de la liberté ?

Pour moi, la liberté est intrinsèquement liée au concept de choix et de décision. Être libre c’est avoir la capacité de choisir, de décider et de consentir sans y être contraint. Et comme le dit Paulo Coelho, « La liberté n’est pas l’absence d’engagement, mais la capacité de choisir.«

  • Égalité femmes-hommes : où en est-on en Haïti ?

Peut-on parler d’égalité femmes-hommes en Haïti, lorsque la construction sociale et idéologique de notre société est machiste et sexiste ? Si j’abonde dans le sens de ma question, je dirais qu’à l’heure actuelle l’égalité entre hommes et femmes en Haïti est plus une chimère qu’une réalité. Cependant, on peut faire en sorte d’avoir cette égalité que nous prônons à travers une déconstruction sociale et idéologique.

Il est temps que nos enfants, filles et garçons, soient éduquées de la même façon. Que cessent les discours machistes… On est loin de l’égalité hommes-femmes en Haïti mais on peut y arriver et pour que cela se fasse on doit commencer à la base.

  • Alors comment se donner les moyens d’atteindre l’égalité ?

L’égalité hommes-femmes renvoie au fait que deux personnes de sexes différents, de compositions physiques différentes reçoivent les mêmes traitements et disposent des mêmes moyens de réussite. Et la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose en son article premier : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » Cette idée de différence entre hommes et femmes se trouve dans notre pensée, dans notre façon de voir la gente féminine. Si nous voulons atteindre l’égalité, nous devons changer d’abord notre pensée, notre idéologie en faisant la promotion d’une autre forme d’éducation. Une éducation non-sexiste et conformiste, où la femme sera vue et traitée comme l’égal de l’homme.

  • Quelle est ta vision de la femme haïtienne d’aujourd’hui ?

Être femme et s’assumer dans la société haïtienne d’aujourd’hui n’est pas chose facile. Et en cet instant, je tiens à féliciter toutes les femmes haïtiennes. Celles qui ont le courage de se lever tous les matins avec la détermination qu’aujourd’hui est un jour nouveau. Oui, celles-là qui croient que leur seule porte de sortie vers un avenir meilleur est l’éducation. Pour moi, la femme haïtienne d’aujourd’hui est le symbole de la « résilience ». Elle a cette capacité d’encaisser et de se relever après chaque coup dur. Elle représente la force, le courage et la détermination.

  • Comment vois-tu la femme haïtienne de demain ?

Comme l’aurore qui se pointe à l’horizon pour annoncer la naissance d’un nouveau jour, c’est ainsi que je vois la femme haïtienne de demain. Celle qui s’est battue pour faire respecter ses droits, celle qui ne se contente pas des miettes que lui offre la société. Oui celle-là qui croit en sa capacité de diriger et d’administrer, celle qui est représentée dans toutes les sphères décisionnelles du pays sans que ce ne soit sur la base d’un quota ou de leur sexe mais parce qu’elles sont réellement capables d’accomplir leurs tâches.

Entre engagement et implication

Féminisme
Page Facebook VIPFemmes

 

  • Tu es engagée dans une association défendant les droits, VIPFemmes. Pourquoi l’action associative est-elle nécessaire pour aller plus loin ?

Un auteur a dit « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. » Voilà ce qui explique mon engagement dans une association féministe. Quand on est entouré des personnes qui partagent les mêmes visions et les mêmes valeurs que nous, le chemin paraît moins long et la lutte moins coriace. Ensemble on est invincible, ensemble on est inatteignable.

  • Quels types de projets vont être soutenus par VIPFemmes ?

VIPFemmes (Vers l’intégration Professionnelle des Femmes) a pour objectif la promotion des droits de la femme et l’instauration de l’équité de genre en Haïti. Tous les projets qui visent à promouvoir les droits de la femmes, VIPFemmes en fait son affaire. Par ailleurs, VIPFemmes mise sur l’autonomie financière de la femme. Pour cela, nous parions sur la culture de l’entrepreneuriat et toutes les activités à caractère social, éducative, environnementale. VIPFemmes en fait son cheval de bataille.

  • Quel bilan portez-vous sur la politique des droits des femmes des dernières années ?

Il est un fait incontestable et nous ne pouvons le nier : la politique des droits des femmes a connu des avancées ces dernières années, et chez nous en Haïti les résultats sont palpables. Notamment, avec la Constitution amendée de 2011 où le législateur a fixé en son article 17-1 le taux de participation des femmes à 30% à tous les niveaux de la vie nationale. Et les instruments internationaux avec les différentes conventions relatives aux droits des femmes présentent des progrès prouvant que la lutte pour le respect des droits de la femme porte ses fruits et que nous pouvons faire encore plus.

Zeste de féminisme

  • Penses-tu à la stigmatisation des travailleuses de sexe ?

Le droit de disposer de son corps est un droit inhérent à la personne humaine. C’est un droit naturel dont je ne saurais contrevenir, comme je l’ai dit tantôt la liberté est la capacité de faire des choix dont on peut en assumer les conséquences. Et être travailleuse de sexe est un choix personnel qui ne repose que sur les valeurs morales propres à une personne.

  • Ton avis sur l’égalité des sexes ?

La société est composée des hommes et des femmes. Je trouve inconcevable qu’il existe une catégorie qui bénéficie d’un ensemble de privilèges parce qu’il est appelé homme. Et à l’autre catégorie on érige des barrières infranchissables parce que c’est une femme.

Aujourd’hui, le débat est ouvert et nous devons poser les vraies questions. Moi, je dis que le sexe de la femme ne définit en aucune manière sa capacité en tant que personne humaine. Si nous enlevons nos lunettes stéréotypées, nous verrons que les hommes et les femmes sont les principaux acteurs de la société. Aucune communauté ne peut fonctionner sans une collaboration étroite des deux sexes. Le rapport de dominant-dominé ne crée que des frustrations empêchant les sociétés d’évoluer.

Pour moi, l’égalité des sexes n’est pas un cadeau et encore moins une faveur. C’est un droit acquis et que nous devons en jouir. Hommes et femmes sont égaux, voilà la vérité !

Le mot de la fin

  • Un conseil pour les hommes ?

Je dirais aux hommes que le mouvement féministe n’est pas contre eux, mais contre la discrimination, la stigmatisation et la marginalisation de la femme dans la société. Nous luttons pour le respect de nos droits en tant que personne humaine.
Je leur dirais également que le féminisme n’est pas du machisme à l’envers. Nous ne cherchons pas à les réduire au silence ni à les traiter de sexe faible. Nous voulons tout simplement jouir de nos droits, de nos privilèges. Donc, il serait de bon ton qu’ils nous rejoignent dans cette lutte parce qu’être féministe c’est lutter contre l’injustice et l’inégalité sociale, c’est être un humaniste.


La représentativité lesbienne dans les chansons haïtiennes

À l’heure où la question de l’identité du genre et des éthiques amoureuses fait débat, l’industrie musicale haïtienne commence à octroyer une place à la culture queer. Celle-ci est actuellement indexée par la moralité judéo-chrétienne. Sans pour autant être une nouveauté, la thématique de la femme homosexuelle et/ou bisexuelle est beaucoup traitée ces derniers temps à travers les chansons haïtiennes. Cette dé-diabolisation de la bisexualité féminine ne va pas permettre à certaines de prendre la parole. Néanmoins, elle est devenue une façon d’attirer l’attention. Le message est parfois codé à travers les textes. Coup de projecteur sur quatre chansons haïtiennes récentes qui mettent en vedette une personne lesbienne.

Depuis que certains sénateurs siègent au Parlement, nous assistons à une vague d’homophobie. Aussi, on aurait cru que l’homosexualité est un phénomène nouveau dans notre société. Pour ainsi dire, son « remède » est entre leurs mains. À en croire la rumeur, le Mariage pour tous en Haïti serait un projet de société visé par l’impérialisme nord-américain. Enfin bref !

Lesbienne
Cc Pixabay

En fait, la thématique de la représentativité lesbienne dans les chansons haïtiennes n’est pas une nouveauté. L’imagerie de la femme haïtienne dans la musique décrit le réalisme social-sentimental. Le groupe compas Zenglen était le premier à nous peindre la femme homosexuelle à travers ‘’Flannè femèl’’. Récemment, quatre chansons récentes et plus ont abondé dans le même sens. Une petite analyse de ces chansons.

Reponn de Trouble Boy

La toute dernière chanson traitant du sujet est du rappeur haïtien Lordwensky Jolissaint dit Trouble Boy. À première vue, le rappeur s’est entiché d’une femme qui n’est pas trop intéressée par les hommes. Dans le clip, Matti Domingue joue le rôle d’une femme canon qui ne souhaite pas avoir des relations hétérosexuelles. À travers les paroles du rappeur, on retrouve le cliché que les femmes homosexuelles semblent avoir toujours besoin d’un homme pour satisfaire leurs désirs.

https://www.youtube.com/watch?v=JO90YshDXuk&feature=youtube_gdata_player

Vin Pran’m de Badi Kamal

Partant, le chanteur Badi Kamal nous livre « Vin Pran’m ». À travers son texte, il évoque une femme rencontrée mercredi. Ils sont sortis le lendemain du jour. Si bien que la « relation » a évolué très vite de jeudi à dimanche. Par la suite, la femme s’est volatilisée et était introuvable au téléphone le lundi.

Madi vin pran’m cheri mwen
Se ou map ret tann
Madi vin pran’m cheri mwen
Non mwen pa konprann
Madi vin pran’m cheri mwen
Se ou map ret tann
Madi vin pran’m cheri mwen
M’ pran nan pa konprann

Le non-dit linguistique se cache dans la forme phonologique « Madi vin pran m » (Passe me prendre mardi). À noter que le mot « madivin » désigne une lesbienne en créole haïtien. En conclusion, Badi Kamal avoue être pris au piège d’une « madivin ».

Madi vin avan

Dans le même ordre d’idées, on retrouve un freestyle assez populaire des jeunes rappeurs Jay Muh Fuka et Toby Anbakè. L’histoire est la suivante : une meuf appelle son homme pour lui annoncer qu’elle ne rentre pas ce soir. Quand le mec lui demande le motif de cette absence, elle lui balance qu’elle est en couple avec une amie que le gars connaît. Par conséquent, la dame profite de cette occasion pour lui faire son coming-out en tant que lesbienne ou bisexuelle.

Pour écouter les paroles de la chanson, c’est par ici :

She’s a boy

Voilà un titre assez explicite du moment que l’on comprend le b-a-ba de l’anglais. Cependant, on est loin de la question transgenre.

À travers cette chanson, son interprète nous conte son histoire. Il s’est retrouvé dans une relation avec une femme à l’apparence « masculine ». D’une part, il met en garde contre ces genres de femmes qui fragilise les cœurs. C’est avec amertume qu’il raconte son expérience au cours de laquelle il a failli encourir la mort. D’autre part, il invite à la tolérance.

Cette chanson sortie en 2014 par le groupe compas 3Jès garde toute sa fraîcheur. Cette mélodie se fait entendre dans les clubs, les transports en commun malgré la véhémence du sénateur Jean Renel Sénatus. Parfois, on pourrait avoir l’impression que c’est une chanson récemment lancée.

Pour comprendre l’histoire, c’est là : 👇

Lesbienne, et alors ?

En fait, j’ai trouvé l’idée hyper ludique d’écrire sur le sujet. Premièrement, c’est un sujet tabou. C’est dans ma nature de déranger si cela peut changer l’ordre des choses. Deuxièmement, j’ai voulu attirer l’attention sur l’évolution des mentalités. Quoique la bisexualité féminine semble être plus ou moins tolérée dans notre société tout en étant un des plus grands fantasmes des hommes. Néanmoins, une femme qui joue l’indifférence pourrait être traitée de lesbienne (chez moi). Finalement, je suis comme à mon habitude prêt à décrypter…


Nos voisins : entre respect et limites

Nos voisins sont ceux qui habitent autour de nous. Que nous habitons un quartier résidentiel ou un ghetto, nous sommes condamnés à vivre ensemble. En fait, notre planète est comme un village et nous sommes plus de 7 milliards de voisins. Quels sont vos relations avec vos voisins ? Quelle politique à employer ? Quelles sont les limites à observer ?

Pour commencer, je dois sincèrement avouer que la cohabitation n’est pas facile même avec des parents. Par exemple, il arrive que le voisin soit un allié de la famille ou tout carrément un étranger.

Personnellement, mes voisins sont des étrangers. Petite confidence, je suis quelqu’un de renfermé, timide, parfois je pourrais même donner l’impression d’avoir un air hautain. Notamment, je dois me faire violence pour saluer les gens. En fait, mes salutations se limitent à un simple bonjour ou bonsoir. Pourtant, il le faut pour maintenir la concorde et l’unité, rappeler le respect, la solidarité continue. Néanmoins, je me protège des regards indiscrets. Dans un pays où la majorité des gens sont au chômage, il y a toujours des badauds qui observent les passants ou qui tentent de fourrer le nez dans les affaires d’autrui.

Voisins
Cc Anduka via Pixabay

Troubles du voisinage : quelques règles à respecter

« Le scandaleux est homicide des âmes ».

En tout premier lieu, mon plus grand cauchemar dans la vie, c’est quand on viole mon intimité. Là où j’habite, particulièrement dans mon pays, il n’est pas coutume de laisser des notes aux voisins. Du coup, il y a tellement de choses que tu es obligé de supporter.

  • « Les chrétiens »

Au nom du christianisme, certaines personnes se croient tout permis. Pas étonnant que vous vous faites réveiller dès cinq heures du matin par des groupes de prière ou un prédicateur vociférant sous ta fenêtre le retour du Christ. Hum.

  • Les querelles de couple

21 heures, tu tentes de dormir. Le voisin d’à côté est motard. Sa femme qui est très commère lui pique une scène de jalousie. De surcroît, bagarre, insultes, bruits viennent se mêler à la partie. Qu’importe si je pique une crise de nerfs dans mon lit, je suis pas conciliateur. Ainsi donc, ne comptez pas sur moi comme voisin quand le torchon brûle. Je vous dirai : « Entre l’arbre et l’écorce, il ne faut pas mettre le doigt« .

Voisins
📷Ryan McGuire via Pixabay

Entre autres, il y a les nuisances sonores ou olfactives, le tapage nocturne sont parmi ce qu’on doit endurer.

Petit conseil : Respecter le sommeil du voisinage.

Les bons voisins respectent les limites

Tout le monde a besoin de son indépendance, de son intimité familiale. Par ailleurs, tout dépend de l’affinité que l’on développe avec les gens autour. En effet, il est coutume que certains voisins partagent un repas, des services et même quelques ameublements.

Voisins
Cc Pixabay

Soit dit en passant, si vous voulez garder vos relations amicales avec certaines personnes, ne leur prêter pas de l’argent. J’ai prêté quelques billets à mon dernier bailleur. En déménageant, je les lui ai laissés. Pas besoin de vous donner plus de détails.

Petit conseil : Évitez de devenir un parasite.

P.S : Je ne voulais même pas ajouter l’utilisation commune des toilettes à la liste d’ennuis que peut occasionner un mauvais voisinage.

Si vous aussi vous vivez la galère, postez vos témoignages en commentaire !


3 astuces pour avoir un succès phénoménal auprès des femmes

« Les femmes ont pour coutume d’être fières … Avec les hommes qui ne leur plaisent pas ».

(Adolphe Ricard)

Messieurs, vous est-il déjà arrivé que des dames vous envoient balader alors que vous étiez avec votre clique ou gentiment autour d’un verre ? Quel a été votre réaction face à un râteau? À travers ce billet, je vais vous aider à développer des moyens de contournement.

1. N’ayez pas peur du rejet des femmes

« Le succès est fait de petites choses auxquelles on a porté une attention particulière ».

Si une femme vous refuse, ne le prenez pas pour personnel. Il peut y avoir une tonne de raisons pour expliquer son attitude.

– Elle est en couple

– Mademoiselle a ses règles (hum)

– Elle vient d’aborder un gars qui lui a refilé un râteau (elle aussi)

Femmes
© Pixabay

Essentiellement, recevoir un râteau forge l’esprit du combattant et lui permet de développer des moyens de contournement.

  • Soyez courtois

Il se pourrait qu’elle s’attende à ce que vous l’insultez  vertement avant de partir. Ou encore, que vous repartez la queue entre les jambes. Cependant, retirez vous avec élégance. D’ailleurs, faites en sorte d’avoir un sourire à votre voix et ayez un regard pétillant. Ne soyez pas prévisible !

  • Déstabilisez-la

À l’opposé, répondez avec une phrase totalement hors contexte et vous l’obligerez à s’arrêter et à réfléchir.

Notamment, il y a des femmes qui vous rejettent carrément juste pour tester votre patience. Parfois, il faut lancer le challenge. Néanmoins, il arrive des fois qu’un NON veuille dire carrément NON. À ce moment-là, respecter sa décision de ne pas entrer en relation avec vous.

2. Dites NON à la Friend zone

Femmes
© Pixabay

Eh oui. Il arrive que vous êtes amoureux de votre amie et qu’elle est bien enracinée dans sa Friend zone.

Dès qu’elle te balance des trucs du genre :

– « Tu es comme un grand frère pour moi. »

C’est que tu es Friend zoner, l’ami. Voici quelques techniques à appliquer en pareil cas :

– Arrêtez d’être disponible pour elle

Connaissez-vous le principe de la rareté ? Pratiquez l’absence : la rareté augmentera votre valeur. Ne répondez plus à ses appels, et ne répondez plus à ses textos.

– Rendez la jalouse

En fait, n’ayez pas peur ou honte de lui raconter vos histoires avec les autres nanas (même imaginaires). Aussi, sur votre statut WhatsApp, postez des citations ou punchlines qui auront éveillé son attention.

Soyez le nouvel homme capable de la stimuler émotionnellement et physiquement.

3. Ayez un projet de vie

« Il n’est point de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ».

(Sénèque)

Ayez des objectifs sur le court, moyen et long terme.

Femmes
📷 Tero Vesalainen via Pixabay

Sincèrement, messieurs, les femmes veulent des hommes qui assurent.

Bonus :

  • Regardez-la droit dans les yeux quand vous lui parler.
  • Soyez élégant. Ayez un style propre à vous.

Pour conclure, ce billet n’est autre qu’une parodie d’article. En fait, les informations présentées viennent de sources compilées d’un grand maître de la séduction masculine.


Célibataire : pourquoi le suis-je encore ?

« Pour être aussi charmant et prévenant qu’un célibataire, il faut le rester ».

(Célibataire)

J’écris ce billet non seulement pour me rapprocher de mes lectrices et lecteurs mais aussi pour éclairer la lanterne de certaines personnes bien intentionnées.

Depuis quelques temps, j’ai de vagues discussions avec certaines personnes avec qui je suis connecté sur Facebook. Bien entendu, il y a celles qui m’écrivent pour se renseigner sur ma situation (à vous de voir) et celles qui vont droit au but. Bizarrement, je ne pensais pas être aussi mystérieux. Encore fallait-il qu’une lectrice me le fasse savoir !

Je suis célibataire, et alors ?

Les gens me renvoient une image, ils me donnent l’impression d’être un vieux qui n’a pas pensé à se marier. Évidemment, je suis conscient de ne plus avoir 20 ans. Mais, il me faudra vivre encore deux années pour avoir 30 ans !

Je ne partage pas totalement l’avis de Léon Xanrof :

« Chaque homme peut rendre au moins une femme heureuse. Tout ce qu’il y a à faire, c’est de ne pas se marier. »

Bien sûr, il m’arrive de penser à l’amour. Il faut que je guérisse. La dernière relation sérieuse que j’ai eu remonte à 2014, on parlait mariage et appartement. Ça n’a pas fonctionné après des lustres d’amour. Il faut admettre que les amours de jeunesse réussissent rarement. Bien entendu, d’autres femmes sont passées dans ma vie. Sans avoir à leur demander « pour la vie ou pour la nuit », certaines ne pensaient qu’à la nuit.

J’attends l’As de cœur

Célibataire
© Pixabay

Vous avez lu entre les lignes et vous avez compris que les occasions ne manquent pas. Désolé d’avoir à me vanter : je suis tout à fait conscient de mon charme.

Je suis quelqu’un de sensible, et de généreux en amour. Je dirais même que je suis un passionné. Souvent, les passions forment un nuage entre l’homme et la vérité.

J’ai toutes les raisons d’être optimiste. En fait, que dis-je, je ne suis nullement désespéré. Je me sens plutôt bien dans ma peau. Effectivement, je pense à ma vie amoureuse, mais aussi à mon confort matériel.

Je saurais quand c’est la bonne personne

Ceux qui me fréquentent de très près se disent : pourquoi tu restes célibataire ? Dans leurs petites têtes, j’ai un boulot et  je vis seul dans mon appartement. Alors, qu’est-ce qui m’empêche de me caser ?

« Le mariage est un duo ou un duel ». (Émile Augier)

Je sais qu’il n’y a pas de mariage parfait puisque personne n’est parfait. Cependant, je dois aussi préciser que je ne suis pas amoureux tous les jours. J’attends toujours une belle surprise au niveau de mes émotions et de mes sentiments.

Célibataire
📷 Bianca Mentil via Pixabay

Pour conclure, la personne qui saura me rendre amoureux fou, qui me fera hurler mon amour sur tous les toits, sera peut-être la bonne. 😍


5 femmes photographes derrière la lentille en Haïti

À travers ce billet, je mets un coup de projecteur sur le travail de cinq femmes photographes qui oeuvrent en Haïti. Selon Picfair, « seulement 2 % des photographes engagées sur des grandes campagnes commerciales sont des femmes. Seul 5 % des images utilisées par les principaux éditeurs photo sont celles prises par des femmes. Pour chaque femme ambassadrice  d’une marque de caméra, il y a six hommes. » Je ne m’y connais pas en statistique. Néanmoins, je crois que le travail de ces femmes photographes qui va être présenté ci-dessous ne peut être effacé derrière celui des hommes qui dominent la scène professionnelle.

Lauren Neal

Le 31 octobre 2007, après une nuit de fête d’Halloween avec des amis en costumes, l’aventure a commencé. Elle s’est assise dans l’autobus de l’aéroport, au petit matin, avant même que le soleil ne commence à monter au-dessus de l’horizon, lisant des notes d’encouragement de ces mêmes amis qui lui souhaitaient un voyage amusant et sûr. Vêtue d’un sweat et de Crocs bleu marine, avec sa valise à la remorque, elle était prête.

Évidemment, elle dit ne jamais oublier en descendant de l’avion, sur le tarmac, le ciel brumeux, l’air chaud, les montagnes à couper le souffle, nous entourant de tous les côtés. Les sites, les odeurs, les sons. Il ne peut pas être mis en mots.

Dix années se sont écoulées depuis qu’elle a laissé son pays, les États-Unis.  Les gens lui demandent toujours pourquoi elle aime Haïti, car pour un étranger et un natif, les raisons de ne pas aimer Haïti semblent plus évidentes que le contraire. C’est poussiéreux, il y a du monde, il fait chaud. Même les tâches simples comme un voyage à l’épicerie sont souvent épuisantes. Mais son amour pour le pays n’a rien à voir avec ces choses. Cela a tout à voir avec les gens – les gens qui l’ont cultivée, l’ont changée, l’ont façonnée, l’ont brisée et reconstruite. Les gens qui sont devenus pour toujours une partie de qui elle est.

En fait, tous ces instants sont immortalisés sur son compte Instagram :

 

Valerie Baeriswyl

En 2014, un séjour en République Dominicaine a fait découvrir à Valerie Baeriswyl les tensions entre Dominicains et Haïtiens. Cette rivalité l’a intriguée, elle a voulu connaître l’autre version des faits et s’est donc rendue à Haïti. Là, elle a fait la connaissance du «Kolektif 2D» et ce fut un véritable coup de cœur. Elle est tombée amoureuse du pays, de sa culture et aussi de ce collectif de photographes et journalistes, dans lequel elle a été si vite intégrée. L’esprit de partage et la collaboration qui y règnent lui ont plu tout de suite, d’ailleurs elle a rapidement appris à se débrouiller en créole.

Son coin préféré d’Haïti? Forêt des Pins, semble-t-il. Elle présente ce coin de terre apparemment délaissé, quoiqu’il soit aussi considéré comme un site touristique. Son surnom c’est Krakote sur Instagram. Cette photojournaliste suisse ne manque pas non plus de prendre des clichés insolites de la vie active d’Haïti.

Pour découvrir son compte Instagram, c’est ici :

Frédérique R.A MONTAS (Freda)

Fréda est une photographe native et originaire d’Haïti. Elle fait partie des rares femmes photographes évènementielles du moment. Elle travaille à son compte et couvre des mariages et fiançailles, soirées, concerts, ventes-signatures, foires et des évènements sportifs. Aussi, Fréda immortalise quelques merveilles de la faune et de la flore d’Haïti. Par ailleurs, elle adore le nu artistique (masculin).

femmes photographes
Photo prise par Freda Montas

Édine Célestin

Édine Célestin est une photographe haïtienne, née à Port-au- Prince en 1984. Elle a étudié le Travail Social à la Faculté des Sciences Humaines de l’Université d’État d’Haïti.

« La photographie a été un passe-temps pour elle au début : Edine Célestin voyageait beaucoup à travers Haïti et voulait ramener des souvenirs des endroits qu’elle avait visité, pour les partager. En 2005, elle a commencé un cours au CEPEC qu’elle a dû abandonner quelques mois plus tard. Elle a recommencé avec les cours en 2011 et depuis, la photographie et elle sont inséparables. En 2014, elle a suivi son premier atelier sur le photojournalisme avec Paolo Woods à Fokal et en Octobre de la même année, a lancé le collectif Kolektif 2 Dimansyon (K2D). Depuis, elle est photojournaliste et la photographie est pour elle un nouvel outil de militantisme. Sa caméra est une arme redoutable qui l’accompagne quotidiennement dans sa lutte. » (Propos recueillis sur Loop Haïti)

Aussi, elle est l’un des membres fondateurs du collectif de photographes Kolektif 2 Dimansyon (K2D)  et photoreporter au Nouvelliste.

Pour voir ses clichés, c’est ici sur son IG :

Franchement, je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à sortir un cinquième nom. Ce n’est pas qu’il y ait moins de cinq femmes photographes en Haïti. Mais j’ai du jongler entre trois noms et choisir une préférence pour enfin sélectionner le cinquième. Ne m’en voulez pas si j’ajoute une mention spéciale à la fin. 🙈

Tatiana Mora Liautaud

Compte Facebook de la photographe

Tatiana Mora Liautaud est née à Port-au-Prince en Haïti et a déménagé en Californie du Nord où elle a étudié la psychologie et les arts visuels. En 2000, elle s’installe à Séville en Espagne et obtient sa maîtrise en gestion d’hôtels et de restaurants. Tatiana a une connaissance approfondie de l’art haïtien et a géré et aidé à organiser des expositions pour la galerie Gingerbread à Haïti et à Miami. Tatiana était la directrice générale du restaurant Sheba à Miami et a également travaillé pendant trois ans pour Art Springs, une organisation à but non lucratif qui enseigne l’écriture expressive et l’art aux femmes incarcérées dans le sud de la Floride.

En 2011, elle est retournée à Port-au-Prince où elle a travaillé comme directrice de projet pour PRODEV pendant 4 ans, une fondation haïtienne qui gère des écoles communautaires hautement performantes à travers Haïti. Tatiana est maintenant la directrice photo de Challenges Magazine, un magazine d’information hebdomadaire en Haïti.

La peinture et la photographie sont les points de vente créatifs de Tatiana.

Tatiana Mora Liautaud est membre fondateur de FotoKonbit, une organisation à but non lucratif qui enseigne la photographie en Haïti. Leur mission c’est de montrer Haïti à travers le regard de ses fils.

Pour terminer, j’ajoute une mention spéciale à Rafaelle Castera de Imagineayiti qui se donne pour mission de présenter la beauté cachée d’Haïti.


Osman Jérôme – Un blog, une histoire

Dans cet article, j’ai le plaisir d’accueillir Osman Jérôme du blog Le Regard d’Osman. En fait, je lis régulièrement ses textes. Il y offre un regard objectif à travers son blog. J’ai décidé de lui poser quelques questions parce qu’il me semble sincère avec son audience. Il s’ouvre aux lecteurs (surtout dans ses commentaires).

Lorsque je lui ai demandé s’il était intéressé à répondre à mes questions, je lui ai dit que je lui enverrai une première série de questions, puis que je rebondirais sur ses réponses pour créer les questions suivantes.

Garens Jean-Louis : Salut, Osman, comment vas-tu ?

Osman Jérôme : Salut Garens, je vais bien.

GJL : Si tu devais te décrire en 1 mot, ce serait ?

OJ : Optimiste.

GLJ : Depuis combien de temps t’intéresses-tu au monde du blogging ?

OJ : De manière concrète, cela fait déjà sept ans depuis que je me suis lancé au blogging.

GJL : Avant d’aller plus loin, peux-tu expliquer aux lecteurs de mon blog ton parcours ?

OJ : C’est un exercice un peu difficile pour moi. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment grand-chose à dire de mon parcours ; sinon j’ai un diplôme en communication sociale, une licence en psychologie. Très tôt, j’ai été attiré par la poésie. En 2004, j’ai publié mon petit premier recueil de poèmes, paru sous la couverture de « Cris de mon âme ». Parallèlement à cet amour pour la poésie, la passion de la radiodiffusion m’a gagné. Ainsi, tantôt comme animateur, présentateur ou rédacteur, pendant quelques années, j’ai collaboré avec plusieurs radios et télévisions en Haïti et en République dominicaine.

Pour ce qui est du blogging, je me rappelle avoir vaguement commencé en 2009 sur Overblog. Mais, ce n’est qu’en 2011 que je me suis réellement intéressé à la chose, notamment sur l’Atelier des médias de Radio France Internationale (RFI). Deux mois après, je rejoins Mondoblog, une plateforme de blogueurs francophones.

GJL : Quels sont les sujets que tu abordes en général ?

OJ : Pour l’instant, je n’ai pas des thématiques privilégiées, mais je ne sais pas à l’avenir. Je blogue au gré de mon inspiration. Politique, social, culture, football, amour, voyage, photographie, tout est sujet à des billets de blog. Il suffit d’avoir été inspiré.

L’expérience Mondoblog d’Osman Jérôme

GJL : Certainement, tu as participé à la formation de Mondoblog ? Peux-tu nous parler un peu de cette expérience enrichissante ?

OJ : C’était en mai 2014, je faisais partie d’une soixantaine de blogueurs francophones, réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire), pour la formation annuelle de Mondoblog autour du thème : « Initiation au journalisme et aux outils numériques ». Durant une dizaine de jours, les invités ont été formés au data journalisme, à la vérification de l’information en ligne, la sécurité numérique, initiés au code HTML, entre autres. Les ateliers de travail et de formation, les rencontres, la chaleur humaine, ce fut une belle expérience.

Osman Jérôme
Compte Facebook du blogueur

GJ : Qu’est-ce-que cela a changé concrètement dans ta manière d’exercer le blogging ?

OJ : La gestion physique du blog, l’amélioration de la qualité des contenus, l’interaction avec les visiteurs, après cette formation, je peux dire avoir gagné en maturité dans ma façon de faire du blogging.

GJL : As-tu une anecdote à partager sur toi ou ton blog ?

OJ : Difficile de sélectionner une anecdote en particulier. Car il y a tellement d’expériences intéressantes relatives à mon blog. Surtout des rencontres formidables que j’ai faites grâce à cet espace.

Entre engagement et détermination

GJL : actuellement, tu es membre du Réseau des blogueurs d’Haïti. Peux-tu nous parler du travail que réalise le réseau ?

OJ : Le Réseau des Blogueurs d’Haïti est une structure dont la principale mission est de promouvoir une blogosphère haïtienne active et responsable. Pour atteindre ce but, le RBH offre des séminaires de formation, des conférences, des rencontres d’échange, et notamment des accompagnements techniques à tous ceux qui souhaitent se lancer dans le blogging.

GJL : Quand comptez-vous régulièrement créer des formations sur le blogging ou un concours pour récompenser les meilleurs blogueurs ?

OJ : Le premier comité administratif du RBH est en fin de mandat. Il y a maintenant un processus électoral qui est en branle pour élire de nouveaux responsables à la tête du réseau. Donc, pour l’instant, je ne peux pas trop anticiper sur les approches et calendriers du prochain comité.

GJL : Comment vois-tu l’évolution du blogging en Haïti dans l’avenir ?

OJ : Contrairement aux années antérieures, je constate aujourd’hui un engouement de plus en plus grandissant chez beaucoup de jeunes haïtiens à se lancer dans le blogging. Grâce à cet espace de liberté d’expression qu’offre le blog, on sent une envie de la part des gens de dénoncer ou de parler des sujets qui ne sont pas souvent traités dans les médias traditionnels. Si, dans certains cas, la qualité des contenus reste à désirer, parallèlement, nous avons aujourd’hui des blogueuses et blogueurs haïtiens qui se passent de présentation. Je crois qu’il y a un avenir pour la blogosphère haïtienne.

GJL : Pour finir, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut commencer un blog ?

OJ : On ne se lance pas tous au blogging pour les mêmes raisons. Mais, un fait est certain, pour moi, créer un blog signifie automatiquement avoir quelque chose à partager (réflexions, opinions, commentaires, etc.). Donc, la première chose est de ne pas créer un blog juste parce que c’est à la mode. Il faut penser au contenu pour alimenter cet espace. Ensuite, bloguer de manière responsable ; en d’autres mots, évitez de tomber dans la diffamation. Durant la formation à Abidjan, on nous a appris que, dans l’exercice du travail, le blogueur et le journaliste (professionnel) ont les mêmes responsabilités juridiques.

GJL : Merci Osman

OJ : C’est à moi de te remercier Garens. Bon travail.


Ayiti sou Wout chanjman, un thème mis au service de la propagande gouvernementale

Ayiti sou Wout chanjman, c’est le nouveau thème du carnaval de 2018. Celui-ci vient de remplacer le thème choisi par la mairie de Port-au-Prince le 11 novembre dernier. Une petite analyse et regard objectif d’un observateur de sa société.

Contexte et discours

En politique, il faut savoir faire des compromis et faire preuve d’élégance malgré les divergences d’opinions. Tel a été malheureusement le cas du maire de Port-au-Prince, Youri Chevry.

Pour son premier carnaval sous le quinquennat du président Jovenel Moïse, Haïti a connu un carnaval officiel et un carnaval « officieux ». 😂

Rappelons que Son Excellence avait choisi la ville des Cayes comme ville hôte de l’événement. Sans la bénédiction du Premier des Haïtiens, le Premier Citoyen de Port-au-Prince a réussi son carnaval sans grand malheur.

Cette année, la capitale aura à accueillir l’événement. Le thème lancé par la mairie « Ayiti Jan li dwe Ye » a été changé par « Ayiti sou Wout Chanjman ».

Dois-je notifier que la propagande politique indique telle ou telle perspective idéologique ?

Dans le contexte d’énonciation, je dois préciser que la Présidence avait mis sur pied son programme gouvernemental baptisé « Karavàn Chanjman » (Caravane du changement). Karavàn Chanjman a été lancée le 1er mai 2017 par le Président Jovenel Moïse à l’ordre du jour au 34e session de l’Assemblée Parlementaire Paritaire.

Ayiti sou Wout chanjman, un slogan qui se contredit

Certainement, on ne saurait nier l’inventivité linguistique des hommes politiques et des slogans politiques.

« Avec le langage, nous gouvernons les hommes ».- Benjamin Disraeli

Évidemment, il faut effectuer une analyse interprétative des données et des résultats.

À l’échelle nationale, nous assisterons à une érosion démographique d’ici quelques années car plus de 44 mille Haïtiens se sont installés au Chili en 2017. En effet, l’immigration est sans conteste une aubaine pour le Chili dont la population est vieillissante. L’arrivée des Haïtiens et des migrants des autres États voisins fait perdurer la croissance économique en cours du Chili.

À l’opposé, la croissance économique haïtienne baisse et la presse internationale parle d’Haïti comme étant  » une fabrique de la pauvreté ».

Récemment, j’ai entendu le Ministre de l’Économie et des Finances, M. Patrick Salomon dit vouloir encourager des incubateurs d’entreprises. Franchement, on l’aurait souhaité parce de plus en plus d’entreprises font des compressions dans un pays où l’on vous demande toutes les qualifications contre une faible rémunération. On se voile la face en prétextant travailler alors que tout n’est que chômage déguisé. Enfin bref !

Maintenant, c’est au tour de l’Argentine d’ouvrir ses frontières à nos étudiants sans visa. On continuera de déplorer la fuite de nos cerveaux. Je me pose moi-même la question : Partir ou rester ? . Ici, un jeune peine à miroiter une perspective d’avenir. Quand je pense à tout ce que mes parents ont réalisé à mon âge alors qu’ils n’avaient même pas eu leur baccalauréat. Alors que j’ai tout le bagage intellectuel pour les dépasser. Je comprends que ce pays n’offre pas d’avenir à ses fils. Nous sommes un peuple fier malgré tout. Si certains se décident à partir, c’est qu’ils n’ont vraiment pas d’autres alternatives.  Qui peut changer sa situation si ce n’est que celui qui agit ?

Entre volonté et possibilité

Selon ses perspectives pour l’année, M. Moïse aurait souhaité sortir Haïti de l’assistanat créé par l’aide internationale. Mais, il faudra attendre les prochaines élections pour tester cette approche.

Entre-temps, celui qui est considéré comme le poulain de l’ex-président sortant, Michel Joseph Martelly veut mener une guerre sans merci contre la corruption. Cependant, le pari n’est pas gagné d’avance. Ici, en Haïti, il y a cette culture de la corruption qui dit « Qui vole l’État n’est pas voleur ». Il y a la corruption d’un côté et les corrupteurs sont nulle part.

Par exemple, il y a le sulfureux dossier PetroCaribe, programme auquel Haïti a adhéré le 12 avril 2006 après la signature de la convention y relative par les présidents Hugo Chavez du Venezuela et René Préval d’Haïti. Vraisemblablement, les fonds du programme auraient été mal utilisés. Une Commission sénatoriale permanente « Éthique et Anti-corruption », travaille sur le rapport. Un grand nombre d’Haïtiens se rallient à cette cause, assoiffés de voir les dilapidateurs de deniers publics trainés en justice. À suivre !

Le thème du carnaval traité autrement

En parallèle, l’artiste-sénateur, Antonio Chéramy dit Don Kato, opposant farouche du régime Tèt Kale, lead vocal du groupe Brother’s Posse, sort sa méringue carnavalesque.

Ayiti sou Wout Chanjman
© Almonor Steven Marley

« Danse Petro », un titre assez original qui est sémantiquement ambivalent.

Dans le même ordre d’idées, Kébert Bastien abonde dans le même sens en nous livrant « Ba li Gaz ».

Ayiti sou Wout Chanjman
© Plezi Kanaval

Dans la foulée, le ténor du rap kreyòl, Barikad Crew (BC) nous livre « TransFòMasyon » (transformation) dans la série mythique des méringues carnavalesques commençant par la lettre T depuis 2006.

Ayiti sou Wout Chanjman
© Fred Hype

La transformation se définit comme le changement d’une forme à une autre. Le message est clair : Pour avancer, il nous faut transformer notre mentalité. Éviter toute forme de division, éradiquer toute forme de corruption, croire en l’éducation. Ne pas se livrer à la fatalité. Il ne faut pas passer tout son temps à prier mais agir aussi. Ces modèles de la jeunesse donnent leur coup de gueule contre la dépigmentation, les relations sexuelles prématurées, le sexchange.

Comme d’habitude, le rythme du rara mélangé au rap, sur un rythme entraînant, les résidents du quartier de Bas Peu de Chose (BPC) nous fait danser tout en ayant un message incitatif à l’esprit.

En résumé, le titre le plus parodique de cette édition du carnaval est celui de Roosevelt Saillant dit BIC. Le professeur de philosophie nous livre « Ayiti sou Wout Li pa Dwe Ye ».

Ayiti sou Wout Chanjman
© Plezi Kanaval

À travers cette méringue, le chanteur à textes manifeste son désir de rester dans son pays malgré la quasi absence de services sociaux. Haïti est loin du changement scandé. Le chanteur accuse l’État à différents niveaux.

Quand l’État pourra garantir à chaque Haïtien le droit de vivre, selon lui, il pourra prôner son changement…

Où en est le gouvernement ?

Ayiti sou Wout Chanjman, un slogan au service de la propagande gouvernementale. Karavàn Chanjman (la caravane du changement) a déjà sillonné plusieurs villes du pays, opérant ainsi, en l’espace de dix mois, quelques petits changements pourtant significatifs. Mais, face à l’ampleur de la tâche qui l’attend, beaucoup estiment que la Caravane va trop lentement. (Des propos recueillis dans le magazine Challenges.)

M. Jovenel Moïse assure la continuité de l’État succédant à son mentor Michel Joseph Martelly. Peut-on espérer le changement tant attendu durant le quinquennat de M. Moïse ? Exprimez-vous en commentaire ! 💬


Bloguer au féminin en Haïti

Bloguer est une affaire de femmes dans certains pays comme le Canada. Par exemple, elles traitent de sujets divers comme la beauté et le lifestyle, la vie de famille, la nourriture et le voyage. Ici, en Haïti, on semble être encore à l’ « âge de pierre » du blogging. Nous en sommes à la phase de création de blogs et de maîtrise de cet outil de communication.

En 2017, s’est tenue la première édition du Sommet international des femmes du numérique en Haïti. Parmi les points débattus, on peut citer, entre autres, la mise en valeur des compétences féminines du numérique, l’intégration de la technologie dans le quotidien des femmes et l’efficacité de son utilisation dans toutes les facettes de leur vie.

La blogueuse Emma Lucien, qui était speakeuse à l’évènement, a conclu son témoignage ainsi : «  […] Le numérique est un vecteur de développement et Haïti doit se mettre au diapason de ces avancées. » Des propos recueillis sur Ayibopost.

Je tiens à vous présenter trois blogueuses qui méritent d’attirer l’attention de la blogosphère haïtienne.

Bloguer pour vivre en communauté

Bloguer
📷 Compte Twitter de la blogueuse haïtienne

Meem Shoomeatove Vincent est une Mondoblogueuse. Aussi, elle collabore au quotidien haïtien Le Nouvelliste. De plus, elle est aussi vlogueuse depuis déjà un an.

Ces derniers temps, elle s’est consacrée à son blog personnel sur WordPress. Avec plus de 5200 abonnés, elle traite de thématique comme la culture et la gastronomie. Pas de sujets clés, ou du moins, le sujet clé: l’ âme.

Par là : Coeur &Plus

Lou et sa Plume

Bloguer
📷 Gio Casimir

Connaissez-vous Fodlyne Lou André Réjouis ? Elle se définit comme une « amoureuse de la vie » et un « être humain pluridimensionnel ».

La blogueuse fait partie de l’équipe d’Ayibopost. Lou écrit en français et en créole sur des sujets tabous liés à la sexualité féminine, à la vie de famille (maternité), au féminisme.

Sur son blog personnel , on peut lire en page d’accueil « Une femme…sa plume, ses expressions et passions…  Elle publie des extraits de poésies, ses coups de gueule pour le plaisir des plus de 1250 abonnés.

Son blog est ici : Lou et sa plume

Gaëlle van Rosen, la Girlboss

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📷 Compte Facebook de la blogueuse

Gaëlle van Rosen est une jeune maman métisse et féministe travaillant dans la mode et le digital. Sa mère est noire ébène et son père blond aux yeux bleus. Rosen, c’est son nom hollandais qui signifie « des Roses » et qui témoigne de son métissage. Au-delà des apparences, c’est surtout une richesse culturelle (Haïti son pays d’origine) qui lui a été transmise dès le plus jeune âge. Côtoyer des univers diamétralement opposés lui a ouvert les yeux sur la diversité du monde et surtout sur le fait qu’il n’y a pas qu’une vérité, qu’une norme. Que tout est une question de perspective. Cela a ouvert en elle un appétit pour les découvertes, surtout hors de sa zone de confort. Une curiosité insatiable car, selon elle, nos différences sont nos plus belles source de richesses. Une voix pour les jeunes femmes modernes et pour la diversité.

Son crédo : « UNE FEMME, UN STYLE, UNE VOIX ».

Entre autres, Gaëlle partage sur son blog ses lectures et des proposition de looks girly. Aussi, elle y réserve une section intitulée « Beautés noires et métissées ». Ses mignons enfants occupent une place de choix sur son site.

Jusqu’à date, je connais très peu de blogueuses mode haïtiennes.

Pour voir comme Gaëlle van Rosen, c’est par ici

Bloguer n’a jamais été une activité aussi passionnante. Tenez votre journal intime en ligne, partagez vos astuces et trucs de femmes. Mesdames haïtiennes, à vos claviers, prêtes, bloguez ! 🌸


Un roman d’introspection : Tifi de Saïka Céus

Dans l’ensemble, un roman que j’ai lu avec une telle passion à part J’avoue que j’ai vécu de Pablo Neruda, c’est Tifi de Saïka Céus. De plus, c’est une œuvre qui parle d’elle-même. En ce qui me concerne, c’est un roman d’instrospection. Essentiellement, l’œuvre vous plonge dans votre haïtianité encore plus dans votre humanité. Sincèrement, mon orgueil a pris un coup. En fait, j’ai cru que j’allais fondre en larmes à un certain moment de la durée. 🙈

Tifi de Saïka Céus est une œuvre d’expression créole. C’est l’histoire d’une fille qui ne connaìt pas son nom, qui a perdu son identité. Plusieurs items font que c’est un livre exceptionnel à mon sens :

  • un roman d’aventure
  • un livre dont le personnage principal est une femme
  • une romance
  • un roman sous forme de journal intime
  • Une biographie
  • un livre que j’ai déjà lu
  • une autrice ayant reçu un prix
  • le premier roman d’une autrice
  • un livre que je n’ai pas réussi à lâcher
  • une œuvre d’une autrice que j’apprécie
  • un livre que je voudrais offrir à tout le monde

Un roman qui salue le courage de nos femmes

“Notre vie vaut ce qu’elle nous a coûté d’efforts.”

[François Mauriac]

Tifi, le personnage principal, une enfant laissée à trois ans aux  bons soins de Madame Leroy, une missionnaire religieuse. Évidemment, sa mère aura vu en cette possibilité l’offre d’un rêve qu’elle n’aura pas su offrir à son unique fille. Mais, ce rêve sera tué à coups de fouet, sous un bourreau qui l’aura mise enceinte dès ses seize ans. Aussi, on aura compris toute l’hypocrisie religieuse et l’injustice sociale dénoncée.

« Lewa sèmante pitit la pap fèt nan kay la, se moun legliz yo ye. «

Renvoyée de force, dans son village natal, sans parent ni ami, elle reviendra sans même savoir son nom. Comment une jeune fille sans « mari » ni profession va-t-elle vivre avec 56 Gourdes ?  Que va-t-elle manger? Qu’en est-il de son accouchement ?

Madame Leroy lui a volé son identité et sa fierté. Pourtant, celle qui était considérée comme une moins-que-rien, un rejeton, une merde verra son courage récompensé à 45 ans en présence de toute la communauté du bourg. Un modèle de courage ! Chaque page vous transportera dans l’histoire de cette dame. Véritable parcours du combattant!

roman
Page Facebook de l’auteure

Tifi, un roman paysan ?

Le roman paysan est un type de roman dans lequel les mœurs, les traditions, les coutumes du pays sont mis en exergue. Effectivement, j’ai eu l’impression de lire Zoune chez sa ninnaine de Justin Lhérisson en lisant Tifi. Notamment, l’œuvre se lit comme une lodyans.

Personnellement, j’ai l’impression de retrouver une part de moi, mes racines, la richesse de ma culture et la beauté de la langue créole. En outre, un étranger créolophone sera plongé dans l’imaginaire socio-culturel haïtien.

À partir de la page 100, on trouve une plaidoirie du vaudou à travers une conversation de personnages. Legba, Brav, Lenglensou, Papa Loko, sont entre autres des noms de loas qui sont mentionnés.

Nos us et coutumes y sont clairement décrits : partager un repas, indiquer l’heure à partir de son ombre, pratiquer les commérages, se faire vertement réprimander par une connaissance.

Sans oublier, le bon vieux rara ! C’est plus qu’un rythme musical. C’est une institution : major, dame-corbeille. Un roulement de tambour ne saurait ne pas vibrer nos entrailles…

Depi tanbou frape, Ayisyen leve danse.

Nos jeux traditionnels, tirer les contes, tout ce patrimoine culturel qui tend à disparaitre de la mémoire collective à l’ère de la technologie y sont évoqués.

Avez-vous déjà pris un lòk (purgatif fait maison)?

Un roman que je recommenderais à nos binationaux.

roman
© Page Facebook de l’auteure

Tifi, un trésor linguistique

« L’homme ne naît pas dans la nature mais dans la culture ».

[Marina Yaguello]

La langue est produite par la culture et celle-ci est produite par la langue. Malgré le rôle que peut jouer une langue par rapport à l’identité d’une communauté sociale, ce sont les manières de parler de chaque communauté, les façons d’employer les mots qui sont porteuses de culturel.

Par exemple, connaissez-vous quelques variantes du créole haïtien comme celui du Nord ?

En général, on dit fè bagay (fè sèks) en créole haïtien pour parler de faire l’amour. Néanmoins, la variété du Nord dira koke alors que pour le reste du peuple koke indique l’action de suspendre un objet.

Connaissez-vous des proverbes haïtiens ?

– Ki sa frize te fè pou koukou pou li te rele pitit li Frizelya.

– Bondye pa janm bay pèn san sekou.

– Se mò li pa konn pri dra blan.

Des interjections typiquement haïtiennes : Welele ! (Oulala !), Komèltèk ! (énervement), Ayayay ! (En vérité !), Adjedan ! (Avertissement).

Personnellement, je pourrais citer autant de nuances sur ce bijou écrit en langue créole.

Un roman adaptable au cinéma

De mon humble avis, je pense qu’un film éponyme pourrait être réalisé à partir de l’ouvrage. Je sais que certaines plumes sont peu satisfaites du résultat final. Néanmoins, l’expérience pourrait être tentante. Le film garderait les traits d’ensemble du roman : l’intrigue, l’action, les thèmes, les personnages principaux et les conventions stylistiques. Par contre, une adaptation réussie rendrait l’essence et l’esprit de l’œuvre et la vision de l’auteure.

En écrivant ce billet, je n’ai eu nullement les prétentions d’un critique littéraire. Tout ce qui précède n’est qu’une infime partie de mes appréciations de l’ouvrage.

Vous avez lu le livre. Quels en sont vos impressions ?


Richy Jay, la voix d’Haïti à Montréal

Richy Jay, de son vrai nom Richard Verdieu, est né à Port-au-Prince en Haïti. Il a grandit dans une famille où la musique était omniprésente. Sa mère, sa grand-mère et sa communauté chrétienne lui ont notamment transmis une tradition musicale bien vivante. Depuis 2002, Richy Jay se consacre à son art. Initié dans la culture du Rap Haïtien de son époque et de son quartier : la banlieue populaire « Bicentenaire ».  Le jeune homme crée son premier groupe « Hottansyon Hip Hop ».

Richy Jay
Crédit photo : Elizabeth Drapeau

De la République Dominicaine au Canada : Richy Jay, un chanteur au parcours exceptionnel

« Caribbean Soul», un album très rythmé

L’album comportera une quinzaine de morceaux. J’ai eu la chance d’avoir la primeur de certains morceaux. Par exemple, une chanson dédiée à notre chère Haïti. Nos compatriotes de la diaspora ne peuvent se séparer des beaux souvenirs de la terre natale : ses plages, sa gastronomie, son « tafia ». Il faut aussi noter la collaboration avec Imilo Lechanceux, le meilleur artiste Burkinabé 2017.

Richy Jay est un artiste qui aime partager avec les autres artistes, car il croit beaucoup en ce que chacun peut apporter sur une chanson. Il essaie aussi toujours de faire la place aux artistes émergents autour de lui.

Il faut aussi mentionner la présence de Sentom et Jerry Mr. Jay sur ce nouvel opus.

« Caribbean Soul »  est effectivement un melting pot de rythmes musicaux de la Caraïbe : la saveur latine, le swing du zouk. Le tournage d’un autre vidéo clip s’annonce pour mars prochain. Comme prévu, l’album sera dans les bacs en mai de cette année. Êtes-vous prêts à bouger « de la tête aux pieds » ?


5 films qui ont changé ma vie

Je ne saurais me rappeller du nombre de films que j’ai vus. Je ne suis pas le genre de personnes à visualiser un film plus que 2 fois si ce n’est un film que je kiffe grave. En fait, je suis amateur de films d’action, d’aventure, d’espionnage, de danse, film biographique, film érotique. Aussi, il m’arrive d’apprécier un bon film policier, de guerre et d’horreur. Cependant, certaines productions ont changé ma vie. Je pourrais les regarder cent fois s’il le fallait.

  • A la recherche du bonheur, n°1 de mes films préférés

films
Page Facebook officielle du film

J’aime tout particulièrement Will Smith, mon acteur noir préféré. Je n’ai pas vu ses interprétations du début des années 90 si ce n’est que quelques épisodes de la série Le Prince de Bel-Air. À part de ça, j’ai presque tout vu de ses rôles au cinéma.

« À la recherche du bonheur » reste un grand classique dans la comédie dramatique. Je ne saurais oublier tous les sacrifices consentis par Chris Gardner ( Will Smith ) allant jusqu’à donner son sang pour pourvoir aux besoins de son fils ( Jaden Smith ). Le biopic a reçu 5 prix et 6 nominations.

  • Sexe entre amis

films
Page officielle du film

Peut-on investir son corps dans une relation sans que ses sentiments ne soient impliqués? En tout cas, c’est ce que Dylan ( Justin Timberlake ) et Jamie ( Mila Kunis ) ont cru jusqu’au jour où leur relation basée uniquement sur le physique prenne une autre tournure. « Sexe entre amis » met en évidence une pratique désormais courante dans nos sociétés. Le risque majeur de cette relation (sex-friend) est de tomber amoureux.se de votre sex friend ou de vous y attacher alors qu’aucune construction amoureuse n’est peut être possible. Peut-on jouer avec le feu sans se brûler???

  • Love, Rosie

Croyez-vous en l’amitié pure et nette entre deux personnes de sexe différent? C’est possible mais il faut établir des paramètres. La jolie Rosie ( Lily Collins ) tomba secrètement amoureuse de son meilleur ami d’enfance, Alex ( Sam Claflin ). Une flamme qui reste allumée des années durant. Metteriez-vous en couple avec votre ami.e d’enfance? « Love, Rosie » est une comédie romantique à voir !

  • L’ascencion

Pour l’amour d’une femme
Je tombe à genoux
Je vendrais mon âme
J’irais jusqu’au bout
Pour l’amour d’une femme
Pour l’amour d’une femme  (Pour l’amour d’une femme, Garou)

Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour prouver votre amour à l’être aimé.e ? En tout cas, Samy Diakhaté ( Ahmed Sylla ) était prêt à gravir l’Everest pour prouver à son amie d’enfance Nadine ( Alice Belaïdi ) qu’il n’était pas un tocard ! L’effort était payant ! Un exploit pour toute la banlieue. Deux cultures, un amour authentique, des moments de rire. Je kiffe le cinoche français malgré que les super-productions américaines nous envahissent. Grâce à l’article de Samantha Tracy, j’ai pu découvrir ce film de Ludovic Bernard. « L’ascension » est une bien bonne production du cinéma français en 2017 qui a suscité de nombreuses critiques.

  • 20 ans d’écart

Pour faire un bon ménage, il faut que la mère soit plus âgée que le père.
Proverbe breton ; Recueil des proverbes bretons (1856)

On dirait que ce proverbe perd de sa sagesse dans la société actuelle. Qui ne s’en souvient pas combien l’âge de Brigitte Macron a dérangé. Vingt quatre ans séparent Emmanuel de Brigitte Macron, soit autant qu’entre Donald et Melania Trump.

20 ans d’écart est une romcom (romantic comedy) passionnante du cinéma français. En fait, le jeune Balthazar ( Pierre Niney ), à peine 20 ans, tomba amoureux de Alice Lantins ( Virginie Efira ), 38 ans. Une relation amicale et sensuelle que Alice tenta de garder sous couvert pour ne pas éveiller les soupçons de ses collègues. Ce qui n’était qu’une simple possibilité de promotion allait mettre Alice face à un choix. Sa carrière ou son amour pour le blanc-bec ?

Je me suis bien marré en regardant Pierre Niney interpréter son rôle, tout bête, avec une telle innocence et naïveté. Sans oublier, sa petite moto rose. 😉

Votre vie a été marquée par quel(s) film(s)? Partagez avec nous via un commentaire !


Pénis : est-ce que la taille compte vraiment ?

Le pénis se retrouve au cœur des débats. Tout le monde en parle à un moment de la durée. Si les hommes matent les culs, on dirait que les femmes matent les zizi dans nos pantalons. Dans l’Antiquité grecque, les petites quéquettes étaient symbole de la beauté masculine et de virilité par opposition au priapisme en référence à Priape, dieu grec ithyphallique de la Fertilité. De nos jours, la taille du sexe est devenu un fantasme pour certain.e.s, un complexe pour d’autres. Si vous pensez que votre pénis est d’une taille inférieure à la moyenne, ne dramatisez pas la situation et prenez un peu de recul…

Nous sommes tous victimes du système d’hypersexualisation, que nous soyons homme ou femme. L’industrie de la pornographie mêlée à je ne sais quel type de construction mentale nous a rendus esclave de toutes sortes d’âneries. Je tâcherai d’évoquer certaines conceptions farfelues et un petit rappel à l’ordre pour une meilleure sexualité. Vous m’excuserez si j’utilise des termes péjoratifs. Tout ceci rentre dans le processus de déconstruction des points de vue erronés.

Noirs, Italiens et Arabes : des stéréotypes racistes

Si Mère Nature a gâté certains d’entre nous, il faut bien admettre qu’elle n’a pas été clémente avec d’autres. Quand on parle de mâles bien montés, on dirait que les références sont à portée de continent. Par exemple, les Noirs sont en tête du classement. Dans le classement, suivent les Italiens et les Arabes. Cependant, aucune étude sérieuse ne démontre l’influence de la couleur de peau sur la taille du pénis.

Par ailleurs, l’industrie de la pornographie a contribué à véhiculer cette propagande qui réduit l’homme à son sexe.

Par exemple, dans la catégorie BBC (pour les amateurs), l’homme noir est présenté comme surdimensionné. Ce préjugé sur les Noirs aurait été retrouvé jusque dans l’ Antiquité grecque et aurait une origine raciste d’après le journaliste
Serge Bilé, auteur du livre La légende du sexe surdimensionné des Noirs. Il serait une façon de les réduire au rang de bêtes à la sexualité débridée.

La bêtise humaine est allée jusqu’à cataloguer un homme très au dessous de la barre d’homosexuel (refoulé). Pfff !

La taille du pénis et la sexualité

Effectivement, les problèmes d’éjaculation précoce touchent malheureusement plus souvent les hommes qui ont un petit pénis. Comme les terminaisons nerveuses du gland sont concentrées sur une zone plus petite, vous êtes plus sensible.

pénis
© Geralt via Pixabay

Cependant, la taille du pénis n’est en rien révélatrice de la capacité d’un homme à faire jouir une femme.

Si vous connaissez le Kamasutra, il existe bien de positions sexuelles qui vous seront d’une grande aide.

Voici quelques astuces qui rendront vos rapports sexuels plus intenses.

  • Choisissez des positions qui permettent une pénétration en profondeur, ou qui favorisent le resserrement du vagin autour de votre pénis.
  • Adoptez la position en levrette (pénétration par derrière); ou la position du missionnaire en mettant un ou deux oreillers sous les fesses de votre partenaire. En relevant ses jambes vous favoriserez une pénétration plus profonde.
  • L’andromaque ou l’amazone permettra à Madame de contrôler le rythme et la profondeur de la pénétration. En intensifiant les frottements et en changeant l’inclinaison de son vagin, ces positions feront paraître votre pénis plus grand. En enveloppant ses cuisses avec les vôtres, vous minimiserez les risques de sortie involontaire.

Apprenez à détecter les signes de l’imminence de l’orgasme , afin de ne pas atteindre le moment où l’excitation est irréversible.

En vous masturbant plus souvent, et en vous entraînant à maîtriser vos orgasmes, vous deviendrez moins sensible.

Masturbation : arrêtez-vous avant l’orgasme
Pour contrôler votre éjaculation, il vous faut apprendre.

Est-ce que la taille compte vraiment ?

Vous avez participé à cet article de blog en vous impliquant. C’est pourquoi je vous ai posé la question en vous demandant votre avis. Merci à ceux qui ont voté !
https://twitter.com/garensj/status/949803585524699137

Essentiellement, le Mondoblogueur Ousmane Makaveli Traoré a apporté une réponse équilibrée :

Ça dépend de ce que la femme veut aussi. Certaines préfèrent des phallus de gros taille. Sinon je crois que non.

Sans vouloir encourager le statu quo, je dois forcément rappeler aussi que les femmes couchent avec qui elles veulent. 😉

Je me trouverais un peu couillon si je ne vous laissais pas avec cette grande question existentielle : Qu’est-ce qu’une belle bite ? 😂🙈🙊