Garens Jean-Louis

5 films qui ont changé ma vie

Je ne saurais me rappeller du nombre de films que j’ai vus. Je ne suis pas le genre de personnes à visualiser un film plus que 2 fois si ce n’est un film que je kiffe grave. En fait, je suis amateur de films d’action, d’aventure, d’espionnage, de danse, film biographique, film érotique. Aussi, il m’arrive d’apprécier un bon film policier, de guerre et d’horreur. Cependant, certaines productions ont changé ma vie. Je pourrais les regarder cent fois s’il le fallait.

  • A la recherche du bonheur, n°1 de mes films préférés

films
Page Facebook officielle du film

J’aime tout particulièrement Will Smith, mon acteur noir préféré. Je n’ai pas vu ses interprétations du début des années 90 si ce n’est que quelques épisodes de la série Le Prince de Bel-Air. À part de ça, j’ai presque tout vu de ses rôles au cinéma.

« À la recherche du bonheur » reste un grand classique dans la comédie dramatique. Je ne saurais oublier tous les sacrifices consentis par Chris Gardner ( Will Smith ) allant jusqu’à donner son sang pour pourvoir aux besoins de son fils ( Jaden Smith ). Le biopic a reçu 5 prix et 6 nominations.

  • Sexe entre amis

films
Page officielle du film

Peut-on investir son corps dans une relation sans que ses sentiments ne soient impliqués? En tout cas, c’est ce que Dylan ( Justin Timberlake ) et Jamie ( Mila Kunis ) ont cru jusqu’au jour où leur relation basée uniquement sur le physique prenne une autre tournure. « Sexe entre amis » met en évidence une pratique désormais courante dans nos sociétés. Le risque majeur de cette relation (sex-friend) est de tomber amoureux.se de votre sex friend ou de vous y attacher alors qu’aucune construction amoureuse n’est peut être possible. Peut-on jouer avec le feu sans se brûler???

  • Love, Rosie

Croyez-vous en l’amitié pure et nette entre deux personnes de sexe différent? C’est possible mais il faut établir des paramètres. La jolie Rosie ( Lily Collins ) tomba secrètement amoureuse de son meilleur ami d’enfance, Alex ( Sam Claflin ). Une flamme qui reste allumée des années durant. Metteriez-vous en couple avec votre ami.e d’enfance? « Love, Rosie » est une comédie romantique à voir !

  • L’ascencion

Pour l’amour d’une femme
Je tombe à genoux
Je vendrais mon âme
J’irais jusqu’au bout
Pour l’amour d’une femme
Pour l’amour d’une femme  (Pour l’amour d’une femme, Garou)

Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour prouver votre amour à l’être aimé.e ? En tout cas, Samy Diakhaté ( Ahmed Sylla ) était prêt à gravir l’Everest pour prouver à son amie d’enfance Nadine ( Alice Belaïdi ) qu’il n’était pas un tocard ! L’effort était payant ! Un exploit pour toute la banlieue. Deux cultures, un amour authentique, des moments de rire. Je kiffe le cinoche français malgré que les super-productions américaines nous envahissent. Grâce à l’article de Samantha Tracy, j’ai pu découvrir ce film de Ludovic Bernard. « L’ascension » est une bien bonne production du cinéma français en 2017 qui a suscité de nombreuses critiques.

  • 20 ans d’écart

Pour faire un bon ménage, il faut que la mère soit plus âgée que le père.
Proverbe breton ; Recueil des proverbes bretons (1856)

On dirait que ce proverbe perd de sa sagesse dans la société actuelle. Qui ne s’en souvient pas combien l’âge de Brigitte Macron a dérangé. Vingt quatre ans séparent Emmanuel de Brigitte Macron, soit autant qu’entre Donald et Melania Trump.

20 ans d’écart est une romcom (romantic comedy) passionnante du cinéma français. En fait, le jeune Balthazar ( Pierre Niney ), à peine 20 ans, tomba amoureux de Alice Lantins ( Virginie Efira ), 38 ans. Une relation amicale et sensuelle que Alice tenta de garder sous couvert pour ne pas éveiller les soupçons de ses collègues. Ce qui n’était qu’une simple possibilité de promotion allait mettre Alice face à un choix. Sa carrière ou son amour pour le blanc-bec ?

Je me suis bien marré en regardant Pierre Niney interpréter son rôle, tout bête, avec une telle innocence et naïveté. Sans oublier, sa petite moto rose. 😉

Votre vie a été marquée par quel(s) film(s)? Partagez avec nous via un commentaire !


Pénis : est-ce que la taille compte vraiment ?

Le pénis se retrouve au cœur des débats. Tout le monde en parle à un moment de la durée. Si les hommes matent les culs, on dirait que les femmes matent les zizi dans nos pantalons. Dans l’Antiquité grecque, les petites quéquettes étaient symbole de la beauté masculine et de virilité par opposition au priapisme en référence à Priape, dieu grec ithyphallique de la Fertilité. De nos jours, la taille du sexe est devenu un fantasme pour certain.e.s, un complexe pour d’autres. Si vous pensez que votre pénis est d’une taille inférieure à la moyenne, ne dramatisez pas la situation et prenez un peu de recul…

Nous sommes tous victimes du système d’hypersexualisation, que nous soyons homme ou femme. L’industrie de la pornographie mêlée à je ne sais quel type de construction mentale nous a rendus esclave de toutes sortes d’âneries. Je tâcherai d’évoquer certaines conceptions farfelues et un petit rappel à l’ordre pour une meilleure sexualité. Vous m’excuserez si j’utilise des termes péjoratifs. Tout ceci rentre dans le processus de déconstruction des points de vue erronés.

Noirs, Italiens et Arabes : des stéréotypes racistes

Si Mère Nature a gâté certains d’entre nous, il faut bien admettre qu’elle n’a pas été clémente avec d’autres. Quand on parle de mâles bien montés, on dirait que les références sont à portée de continent. Par exemple, les Noirs sont en tête du classement. Dans le classement, suivent les Italiens et les Arabes. Cependant, aucune étude sérieuse ne démontre l’influence de la couleur de peau sur la taille du pénis.

Par ailleurs, l’industrie de la pornographie a contribué à véhiculer cette propagande qui réduit l’homme à son sexe.

Par exemple, dans la catégorie BBC (pour les amateurs), l’homme noir est présenté comme surdimensionné. Ce préjugé sur les Noirs aurait été retrouvé jusque dans l’ Antiquité grecque et aurait une origine raciste d’après le journaliste
Serge Bilé, auteur du livre La légende du sexe surdimensionné des Noirs. Il serait une façon de les réduire au rang de bêtes à la sexualité débridée.

La bêtise humaine est allée jusqu’à cataloguer un homme très au dessous de la barre d’homosexuel (refoulé). Pfff !

La taille du pénis et la sexualité

Effectivement, les problèmes d’éjaculation précoce touchent malheureusement plus souvent les hommes qui ont un petit pénis. Comme les terminaisons nerveuses du gland sont concentrées sur une zone plus petite, vous êtes plus sensible.

pénis
© Geralt via Pixabay

Cependant, la taille du pénis n’est en rien révélatrice de la capacité d’un homme à faire jouir une femme.

Si vous connaissez le Kamasutra, il existe bien de positions sexuelles qui vous seront d’une grande aide.

Voici quelques astuces qui rendront vos rapports sexuels plus intenses.

  • Choisissez des positions qui permettent une pénétration en profondeur, ou qui favorisent le resserrement du vagin autour de votre pénis.
  • Adoptez la position en levrette (pénétration par derrière); ou la position du missionnaire en mettant un ou deux oreillers sous les fesses de votre partenaire. En relevant ses jambes vous favoriserez une pénétration plus profonde.
  • L’andromaque ou l’amazone permettra à Madame de contrôler le rythme et la profondeur de la pénétration. En intensifiant les frottements et en changeant l’inclinaison de son vagin, ces positions feront paraître votre pénis plus grand. En enveloppant ses cuisses avec les vôtres, vous minimiserez les risques de sortie involontaire.

Apprenez à détecter les signes de l’imminence de l’orgasme , afin de ne pas atteindre le moment où l’excitation est irréversible.

En vous masturbant plus souvent, et en vous entraînant à maîtriser vos orgasmes, vous deviendrez moins sensible.

Masturbation : arrêtez-vous avant l’orgasme
Pour contrôler votre éjaculation, il vous faut apprendre.

Est-ce que la taille compte vraiment ?

Vous avez participé à cet article de blog en vous impliquant. C’est pourquoi je vous ai posé la question en vous demandant votre avis. Merci à ceux qui ont voté !
https://twitter.com/garensj/status/949803585524699137

Essentiellement, le Mondoblogueur Ousmane Makaveli Traoré a apporté une réponse équilibrée :

Ça dépend de ce que la femme veut aussi. Certaines préfèrent des phallus de gros taille. Sinon je crois que non.

Sans vouloir encourager le statu quo, je dois forcément rappeler aussi que les femmes couchent avec qui elles veulent. 😉

Je me trouverais un peu couillon si je ne vous laissais pas avec cette grande question existentielle : Qu’est-ce qu’une belle bite ? 😂🙈🙊


Mes 5 résolutions de blogueur pour l’année 2018

On se retrouve aujourd’hui pour le premier article de l’année 2018. L’année dernière j’ai rejoint la saison 6 de la grande famille de Mondoblog . Et puis mon année 2017 a été riche en émotions et en rebondissements. J’ai notamment dû faire plusieurs progrès blogging et augmenter mon rythme de publication. J’ai donc décidé que 2018 serait mon année pour améliorer le trafic sur mon blog et le faire grandir encore et encore. Je vais donc vous donner mes résolutions de blogueur pour cette année 2018 !

Avant de me lancer dans l’énumération de mes résolutions, je tenais à vous présenter mes meilleurs vœux 2018.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »
__ Antoine de Saint-Exupéry

Que je vous souhaite santé, longévité, prospérité, il est vrai qu’en partie cela ne dépend pas totalement de vous. Néanmoins, vous avez votre rôle à jouer.

La vie est faite de choix. Nous choisissons même quand nous pensons ne pas vouloir choisir. Qui dit « nouvelle année » dit forcément « résolutions »… Voilà qui est dit ! Focus sur les résolutions.

  • Résolution n°1 : Augmenter le trafic sur le blog

Comme je vous le disais en introduction, en 2017 j’ai dû faire plusieurs progrès blogging et augmenter mon rythme de publication. J’ai commencé vaguement le blogging en 2015. C’était juste un espace qu’il me fallait pour partager mes recherches en linguistique. Mon premier blog était hébergé par OverBlog. Par la suite, j’ai eu un blog sur WordPress jusqu’à mon admission à Mondoblog. Le nombre de mes abonnés était tellement infime que j’avais l’impression d’écrire pour moi-même. Finalement, j’ai supprimé le blog WordPress.

Très sincèrement, les Mondoblogueurs haïtiens me sont d’une grande aide. Merci à Osman Jérôme pour les encouragements en DM, les likes et retweets.

Cette année, je vais suivre les conseils de mon mentor Soucaneau Gabriel à la lettre. Il a dû arrêter le blogging pour se concentrer sur ses études en France. Les années passent vite. On t’attend pour d’autres chroniques !

Il me disait de garder une constante régularité dans mes publications, de choisir un jour de publication, d’annoncer au préalable le thème d’un article. C’est que je me suis efforcé de faire. Mais, il me faut plus de constance…

Du coup pour 2018, j’espère devenir plus régulier et plus organisé. Par contre, je ne vais pas promettre un article chaque semaine. Mais, je ne passerai pas un mois sans publier un petit quelque chose. Cependant, il m’arrive aussi de publier deux jours de suite. Quoi qu’il en soit, tout ça demande beaucoup de travail.

  •  Résolution n°2 : Vous proposer des articles qui sortent de l’ordinaire

Le blog a évolué depuis sa création et aujourd’hui il contient énormément de catégories. Pour moi, il représente bien la variété des sujets qui m’intéressent. En 2018, j’ai donc décidé d’alimenter plus les catégories que j’ai tendance à délaisser comme la catégorie Interview ou Relations humaines. Alors en 2018, je pense les remplir, sans délaisser la catégorie Haïti qui représente une grande partie du mon blog.

  • Résolution n°3 : Être plus visible

Pour 2017, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes extraordinaires. Les unes se sont offertes les services de ma plume. Pour les autres, c’est moi qui leur ai offert mes services de part leur implication, leur combat et l’intérêt que je leur porte (parcours, idées, projets).

résolutions
Mohamed Hassan via Pixabay

Grande a été ma surprise quand j’ai vu qu’un article que j’ai juste écrit pour signifier ma présence à un évènement a eu une centaine de partage sur Facebook et a même été publié sur le site d’un magazine culturel en ligne : Tifi : une vente-signature réussie pour Saïka Céus .

L’expérience me paraît tentante. Je me suis dit que je pourrais interviewer plus de personnalités publiques et couvrir plus d’événements culturels…

 

  • Résolution n°4 : Devenir journaliste à proprement parler

Ouais. Ça c’est un rêve que je caresse depuis quelques années. J’ai toujours voulu m’essayer au journalisme, en dépit de toute la mauvaise presse que subit ce métier.

Personnellement, quand j’ai manifesté à mes parents mon intention d’étudier le journalisme, ils ont eu le cerveau en feu. Les risques du métier, ici comme ailleurs, c’est d’y laisser sa peau si on a eu une trop grande gueule.

Je devrais expliquer à ma mère que je souhaite être journaliste culturel, que je ne vais pas m’impliquer dans la « politicaillerie » (gouvernance des politicards). Mais ce serait gaspiller ma salive, elle aura à me rétorquer que je vais apprécier les ragots. 😂

Finalement, je me suis juste inscrit à un cours en week-end. Quand j’irai la visiter, je ne lui parlerai pas de ce projet là.

Je ne m’imagine pas mettre ma grande caboche devant une caméra pour présenter quoique ce soit. En plus, j’ai un complexe en rapport avec ma voix. De ce fait, j’ai toujours voulu être rédacteur. C’est mieux ! C’est toute une gymnastique quand je dois expliquer à certains de mes proches que je suis blogueur.

Le blogueur est aussi considéré comme un « journaliste citoyen ». Donc, j’ai décidé d’être journaliste à proprement parler.

  • Résolution n°5 : Et si je rencontrais des Mondoblogueurs en 2018?

Dès mon admission à Mondoblog, je me suis vite dépêché de découvrir les Mondoblogueurs haïtiens de ma saison : Ritzamarum Zetrenne, Alexandro Christi Nicolas, Rode L. Azer Chery. Je leur ai envoyé des requêtes sur Facebook. Tout bête ! 😛

Il y a eu échanges d’encouragements entre nous. Ritzamarum me fait des retours et des suggestions parfois. Jusqu’à présent, je n’ai rencontré aucun d’eux dans la vraie vie.

Je me suis vite intéressé aux autres Mondoblogueurs de la saison 6. Il se peut que l’on se rencontre en 2018 pour la plupart d’entre nous.

Il y a eu la talentueuse blogueuse malgache Fenosoa Sergia qui a épaté la communauté.

résolutions
Compte Facebook de la blogueuse

J’ai aussi découvert la Togolaise Afi Affoya. Si vous la rencontrez, demandez à poser pour sa caméra. Elle en fait du feed sur Instagram.
https://www.instagram.com/p/BQLV-wuBta9/

J’épie aussi Ousmane Makaveli Traoré, le web activiste malien. On traite de presque les mêmes sujets : éducation, de nos pays respectifs. Dénoncer, choquer s’il le faut. Merci pour les Retweets et les prières. Je te dois aussi un autre article sur l’orgasme en 2018. Hihihi. Son chiffre c’est le 3, le mien c’est le 5. Vous comprendrez si vous y jettez un œil à nos blogs respectifs. Ça aussi c’est une résolution de notre part !

Et vous, quelles sont vos résolutions pour 2018?


Journée mondiale de l’orgasme : jouir et laisser jouir

Depuis 2006, on célèbre la journée mondiale de l’orgasme lancée à l’initiative d’une association anglo-saxonne, la « global orgasm ». Selon ses deux fondateurs, si nous faisions tous l’amour en même temps, une vague d’ondes positives envahirait le monde. Hihi !

Je suis Haïtien. Tout carrément, je vous dis que chez moi parler de sexualité reste et demeure un sujet tabou à nul autre pareil. Même pour désigner les parties intimes, dans notre langue nationale, on se torture pour savoir qu’est-ce qui est linguistiquement correct. Dès lors, parler de sexualité est parfois considéré comme grossier, malséant, voire sale. L’hétérosexualité comme pratique sexuellement « normale » stigmatise bien souvent la femme. Une femme qui vit une sexualité épanouie est considérée comme une « salope« . Très peu de femmes avoueraient pratiquer la masturbation ou vouloir passer une nuit torride avec un homme.

Pour revenir à la thématique du billet, je me souviens à l’adolescence avoir parlé à une mère de plusieurs enfants. Elle avoue n’avoir jamais connu un orgasme dans sa vie jusqu’à la ménopause. Aussi inimaginable que cela puisse paraître, croyez-moi, c’est possible. Du temps de ma grand-mère, la femme était considérée comme une un récipient où l’on verse son liquide, un être inanimé. Ben. Des maris qui se contentaient seulement de satisfaire leurs désirs égoïstes sans se préoccuper du leur.

Même si ces femmes ne se sont jamais plaintes de la durée des relations sexuelles, cela ne voulait nullement dire qu’elles ne se sentaient pas frustrées et incomprises.

Orgasme
©Khusen Rustamov via Pixabay

Actuellement, après l’argent et l’incompatibilité de caractère, l’insatisfaction sexuelle est une des causes majeures des divorces et des séparations.

Heureusement, nous assistons à une nouvelle génération de femmes qui revendiquent une sexualité libérée et hors des tabous. Franchement, ne les qualifiez pas de tous les noms, messieurs.

L’orgasme multiple au masculin

Sincèrement, il faut une meilleure compréhension de la sexualité féminine. Les comportements sexuels des hommes diffèrent de ceux des femmes. Il faut un peu plus de temps à une femme pour atteindre l’acmé  de son plaisir, contrairement à un homme.

Avec ce détail pertinent à l’esprit, un couple peut s’entendre. Malheureusement, de nombreux hommes souffrent d’éjaculation précoce. 🙈

Orgasme
©Sasin Tipchai via Pixabay

Néanmoins, les gars, vous pouvez suivre un traitement médical et contrôler votre alimentation. Mieux encore, vous entraînez à laisser/faire jouir vos femmes, amantes ou SF*.

« L’ego masculin peut-il encaisser le fait de ne pas savoir faire jouir une femme ? Je ne pense pas. »

Vanessa, 21 ans

(Propos recueillis sur Vice)

Dans son livre HOW TO MAKE LOVE ALL NIGHT (AND DRIVE A WOMAN WILD), la docteure en sexologie, Barbara Keesling apporte une méthode nouvelle pour améliorer nos performances. Pour la traduction française parue aux Éditions Albin Michel, Comment faire l’amour toute la nuit, vous découvrirez ce bijou, chers lecteurs francophones.

Auriez-vous déjà entendu parler du muscle pubo-coccygien (PC)? C’est le muscle qu’on utilise pour arrêter la montée d’urine dans la vessie. Trois fois par jour, contractez vingt fois votre PC. Tenez la contraction une ou deux secondes, puis relâchez. C’est tout. Respirez normalement pendant les contractions. Pratiquez cet exercice trois fois par jour, pendant trois semaines. N’en faites pas trop. À condition de travailler régulièrement, le training PC apporte des gratifications immédiates.

Un homme multiorgasmique est capable de conserver son érection même après avoir joui, et de continuer à faire l’amour.

Mesdames, réclamez votre droit de jouir

Trop souvent, des femmes ont feint de jouir juste pour le plaisir d’un éjaculateur précoce.

Je ne saurais expliquer cette magie qui se passe dans le corps féminin au moment de la jouissance. Mais, j’ai ma petite idée si j’en crois ma SF*. On dirait qu’elles ont cette sensation bizarre de vouloir pisser. Mais, croyez-moi, la pisse ne viendra pas. Du moins, pas avant la giclée acide, si je me fie à mes expériences.

Je ne suis pas encore tombé sur une femme fontaine. Mais, on ne sait jamais.

Orgasme
©Khusen Rustamov via Pixabay

Orgasme et éjaculation : quelle différence ?

Certainement, chez l’homme, l’orgasme et l’éjaculation ne sont pas forcément simultanés. Ce sont deux phénomènes distincts dont les plaisirs peuvent être dissociés. Pourtant, la plupart des hommes ne conçoivent pas l’orgasme sans éjaculation.

Votre corps est unique et réagit à sa manière unique. Par exemple, tandis que la plupart des hommes atteignent l’orgasme multiple en retardant l’éjaculation, certains sont capables d’avoir des éjaculations partielles ou même totales sans perdre leur érection.

Alors, mes cher.e.s lecteur.rice.s, la vie nous offre de bons moments. Homme ou femme, autant prendre son pied…

*SF : abréviation du mot « Sex Friend ». Ce sont tout simplement des amis qui ont des rapports sexuels, sans relations amoureuses émotionnelles. Pour aller plus loin, ce sont quelquefois des personnes qui ont peur de s’engager, de souffrir et de se séparer et qui sont donc persuadées qu’elles peuvent se suffire à elles-mêmes.


Manno Charlemagne nous a quittés, mais que nous laisse-t-il ?

Manno Charlemagne, le Bob Marley haïtien, nous a quittés. À première vue, il est parti comme tout le monde l’a imaginé: il souffrait des problèmes de poumon dus à une consommation abusive de cigarettes.

Manno Charlemagne a été victime d’un malaise alors qu’il était de passage aux États Unis cet été. C’est en descendant l’avion, le vendredi 28 juillet dernier, que Manno a fait une crise. Depuis l’aéroport, il a été conduit directement à l’hôpital pour des suites que nécessite son cas.

Mais, au cours de la journée du lundi 31 juillet, le commentateur Ed Lozama a annoncé que le chanteur était entré en salle d’opération d’un hôpital de l’État de la Floride pour retirer une poche de sang derrière sa tête suite à un accident vasculaire cérébral.

(Propos recueillis par le journaliste Walter Cameau dans les colonnes du quotidien haïtien Le National)

Finalement, la cigarette a eu raison de lui. Le dimanche 10 décembre, Manno Charlemagne est décédé suite à un cancer du poumon à Miami. Depuis la nouvelle, des hommages sont venus de tout part : écrivains, l’Immortel Dany Laferrière, politiques, admirateurs, collaborateurs.

Comme on dit, Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Entre autres, Frantz Voltaire a réalisé en 2010 un documentaire sur la vie du musicien haïtien et auteur-compositeur, Joseph Emmanuel Charlemagne intitulé « Manno Charlemagne Konviksyon ». Cet artiste était un élément important des mouvements sociopolitiques populaires haïtiens dans les années 1980 et 1990. Sa musique avait une présence forte et a certainement influencée l’histoire d’Haïti avant le départ de Jean-Claude Duvalier.

En fait, sa famille avait pris des dispositions pour que ses obsèques aient lieu le 14 décembre à Miami. Évidemment, on a eu la décence d’organiser des funérailles officielles ce 22 décembre au Kiosque Oxyde Jeanty pour honorer la mémoire de l’ancien maire et homme politique, Manno Charlemagne.

Notamment, l’absence du chef de l’État, Jovenel Moise s’est tout de même fait remarquer. Néanmoins, d’autres dignitaires se sont néanmoins présentés.

Les obsèques chantées, le chantre de l’âme populaire haïtien fut transporté à Verettes.

Deux semaines sont passées depuis que j’ai appris cette triste nouvelle, j’ai donc eu l’idée de faire une petite réflexion sur ce qu’il nous laisse comme héritage. Par exemple, j’ai grandi avec la voix de Manno qui chantait « Ban m Yon ti limyè ». D’autant plus qu’on a eu des liens de parenté, j’affectionnais encore plus cet homme au caractère vif, aux paroles crues.

Manno Charlemagne : la star internationale

À vrai dire, les hommages sont venus de partout dans le monde. C’était beau de lire l’article dans Libération dans lequel il est mentionné aux côtés de Bob Marley de la Jamaïque comme chanteur engagé de la Caraïbe.

Le plus fidèle interprète de Manno Charlemagne est, accrochez-vous, un Suisse.


À l’étranger, on chante « Le Mal du Pays », un texte chanté au son de la guitare de celui qui a connu l’exil sous la dictature des Duvalier.
https://twitter.com/Safety_promo/status/940585534526754816

Quel plus bel héritage que celui-ci?

Manno Charlemagne a beaucoup donné et continue de donner après sa mort. Les fils d’Haïti ont besoin d’une vraie lumière. Les Haïtiens ont besoin de voir ce qui se passe autour d’eux avec un œil spectique, une vision objective, un regard nouveau. C’est peut-être la seule solution pour sortir le pays de la crise politique et humanitaire qui n’a que trop duré. Espérons que ses chansons à texte puissent réveiller la conscience nationale. Nous sommes un peuple sans mémoire si j’ose le dire. Nous rappeler de Manno est donc un devoir de mémoire !

Je vais terminer ce billet avec une playlist de chansons du troubadour haïtien qui ont marqué la conscience populaire. Manno Charlemagne laisse derrière lui une importante discographie. Voici donc mon top 6 très subjectif de ses meilleures chansons:
1. Ban m Yon ti limyè
2. Dwa de lòm
3. Zanmi pre
4. Nan Malè m’ ye
5. Manman
6. Nwèl Lavale


Tifi : une vente-signature réussie pour Saïka Céus

Tifi, roman d’expression créole, de la lauréate du prix littéraire Henri Deschamps 2017 Saïka Céus. L’auteure a fait la vente signature de son œuvre à l’hôtel Royal Oasis ce jeudi 21 décembre.

En effet, la Fondation Lucienne Deschamps a lancé le 17 avril, la 42ème Édition du Prix littéraire Henri Deschamps 2017. À ce propos, ce concours est ouvert à tous les haïtiens, que vous soyez écrivain en herbe ou non, francophone et/ou créolophone résidant au pays ou à l’étranger. Le droit de participation est gratuit et ouvert à tous les auteurs des deux sexes qu’ils résident en Haïti ou à l’étranger. Au terme d’un jury bien monté de plumes aguerries de la littérature haïtienne, la grande gagnante était connue : Saïka Céus !

Tifi : un titre accrocheur

Il était 16 heures. La petite équipe de la Maison Henri Deschamps était déjà présente pour faire les mises en place : banner, nappes au logo de la dite maison d’édition, stock de livres. Tout était prêt. Quelques temps après, je la vois défiler dans sa robe marron caramel dans un déhanché parfait. Sourire aux lèvres, d’une beauté dont ne tarissent d’éloges même les femmes, elle salue des amis qui étaient déjà présents pour la soutenir. Elle s’installe. Malgré les invitations lancées au préalable aux médias, très peu de journalistes culturels ont répondu à l’invitation. Ses amis, des connaissances, des résidents de l’hôtel se ruent à notre table.

Tifi
© Obed Lamy / Loop Haiti

Tifi ? De quoi parle le livre? se demandent certains. En fait, ils ont voulu lire le résumé du livre.

Personnellement, je me suis vite procuré mon exemplaire. Premièrement, des livres d’expression créole avec un tel aura, on n’en trouve pas tous les jours.

Tifi
Crédit photo : Garens Jean Louis

Effectivement, le titre interpelle. Je vous dis pourquoi. Dans la conscience linguistique haïtienne, Tifi designe plusieurs réalités. Comme on dit, c’est le ton qui fait la chanson. Tifi peut désigner la virginité. À juste titre, le roman traite de viol. Dans un sens péjoratif, Tifi designe les filles en domesticité.

Appellez une jeune fille Tifi et vous entendrez qu’elle vous rétorque :

Hey ! Tifi se kay madanm sa rete !

Tifi designe toutes ces jeunes filles qui subissent le poids de toutes les violences, physique, morale et même sexuelle. À priori, on aura beau élevé la voix. Toutefois, le combat est loin d’être gagné en Haïti. Mais, Saïka est de celles et ceux qui ne veulent pas être complice d’un silence assassin.

Tout carrément, Tifi me fait penser à Le Petite Chose d’Alphonse Daudet. Ces pauvres déshéritées qu’on s’amuse à martyriser.

Tifi, une œuvre qui bannit la langue de bois

Tifi nous plonge aussi dans un espace spatiotemporel réel. Une fiction aux zébrures de la triste réalité du pays en dehors (le monde rural).

Pourquoi avoir choisi d’écrire dans la langue de Trouillot quand on s’exprime aussi bien dans la langue française ?

Quand on traite d’un sujet qui touche l’âme du peuple, on s’exprime dans la langue de son cœur.

Des lecteurs haïtiens du temps où l’on n’enseignait pas le créole à l’école se sont montrés réticents du temps fou que ça va leur prendre pour lire l’ouvrage. Je le dirai toujours : le français reste un stigmate pour mon peuple…

Par choix personnel, Saïka a voulu faire une plaidoirie du créole haïtien comme elle le fait toujours.

Tifi
© Page Facebook de l’auteure

Déjà annoncée comme best seller des prix littéraires Deschamps avec plus de 180 exemplaires vendus et signés, une version française de l’ouvrage aurait-elle le même succès ? À suivre ! Le livre est déjà chez les libraires.


Ayiti Jan’l Dwe Ye : le thème choisi pour le carnaval 2018

Ayiti Jan’l Dwe Ye, c’est le thème du carnaval 2018. En fait, le carnaval, c’est la fête de l’année en Haïti. Par conséquent, le carnaval haïtien offre un festival de bruits et de couleurs. En effet, les groupes musicaux vont se préparer pour traiter ce thème intéressant. Ayiti Jan’l Dwe Ye , en français « Haïti comme il doit être ». Evidemment, nous rêvons tous d’une Haïti meilleure.

Le samedi 11 novembre, la mairie de Port-au-Prince a publié le thème du carnaval sur son compte Twitter.


Néanmoins, nous ne savons pas combien de millions va nous coûter ce carnaval. Nous ne savons pas non plus combien cette festivité va rapporter à l’économie nationale. Toujours est-il que participer au carnaval haïtien fait partie des 10 expériences à faire en Haïti.

Ayiti Jan’l Dwe Ye, un slogan de trop?

Encore une fois, cette édition du carnaval aura son lot de slogans, de propos engagés. Entre autres, les différents genres de créations seront inspirées du recyclage pour le développement local, de la protection de l’environnement et de l’amélioration de l’image de notre pays.

Ayiti Jan’l Dwe Ye
United Nations Photo via Flickr

Le carnaval est toujours un bon moyen pour l’État haïtien de noyer les problèmes de la populace. En revanche, cette édition devra offrir une bonne occasion de revoir notre image de peuple et de réveiller la conscience populaire. Pourra-t-on revoir l’Haïti de nos rêves? Le peuple haïtien peut-il espérer redorer son blason face à la communauté internationale. Cette semaine, le président haïtien Jovenel Moïse a rencontré son homologue français dans le cadre du « One Planet Summit ».


Bien entendu, je sais que je n’aurais pas dû poser cette question. En fin de compte, peut-on commencer à voir Haïti comme il doit être à la fin de ce quinquennat politique? À suivre…
Extrait


Ce que vous devez savoir de mes articles

Bienvenu sur ET SI ON EN PARLAIT, un blog hébergé par Mondoblog !

  • Qui se cache derrière ce blog ?
  • Quelles sont les motivations de ce blog ?
  • Pourquoi a-t-il été créé ?
  • De quoi parle-t-il ?

Ceci est votre GUIDE OFFICIEL, ce que vous devez savoir pour ne surtout pas vous perdre entre les coups de projecteurs et coups de gueule du blog.

Qui suis-je ?

Je suis Garens Jean Louis. Pour commencer, j’ai étudié la linguistique à l’Université d’État d’Haïti. Passionné de musique, de cinéma et de littératures. Participant actif à des activités socio-culturelles.

articles
© Crédit photo : Gio Casimir

Courageux, déterminé, confident, enthousiaste, optimiste, honnête, passionné mais aussi impatient, lunatique, irritable, impulsif. C’est tout moi !

En tout premier lieu, j’ai découvert le blogging récemment en 2015. En fait, mon premier blog était hébergé sur OverBlog. Notamment, je voulais juste partager mes recherches en linguistique. Sur encouragements d’une bonne amie (qui n’est pas blogueuse), j’ai participé au concours de la plateforme et j’ai rejoint la saison 6 de Mondoblog. Depuis, je prends le blogging au sérieux. À l’évidence, c’est devenu ma façon d’affirmer mon existence et d’afficher ma dissidence.

Quelles sont les motivations de ce blog ?

ET SI ON EN PARLAIT est un blog sans orientation fixe.

À priori, mon blog prête la voix aux sans-voix, aux minorités. Par exemple, je mets les projecteurs sur tout ce dont on parle à demi-mot mais qu’on oserait hausser la voix contre (injustice sociale, enjeux, discrimination).
Ainsi donc, je vous invite à scruter avec moi les bas-fonds de ma société, le côté obscur de l’Homme et même parfois le ridicule.

De quoi parle mes articles

Le blog traite d’articles d’Haïti, de culture, de découvertes, des coups de gueule, d’actualités révoltantes.

Les articles dans la catégorie : CULTURE, parlent de  différents aspects et personnalités de la culture haïtienne…

Les articles dans la catégorie : DÉCOUVERTE, vous emmèneront à la découverte d’un endroit, d’une personne, d’une expression…et de toutes ces choses qui font une vie.

Les articles dans la catégorie : SEXUALITÉ, vous parleront de sujets frappés de censure sociale, de tabous ou tout simplement de bien-être conjugal.

C’est bon? 

Si vous ne savez pas toujours qui je suis, cliquez ICI.

Rejoignez-moi sur les réseaux sociaux

Pour terminer, vous pouvez également me suivre via ma page officielle :

FACEBOOK ou via TWITTER 


Top 5 des modèles haïtiennes les plus hot sur Instagram

Dès qu’on parle de femmes haïtiennes, mes compatriotes mâles affichent une sorte de chauvinisme à ce propos. Poésie, chanson, peinture, elles ne cessent de nous inspirer. Avec Internet comme toile de fond, cet amour pour nos fanm kreyòl (femmes créoles) se manifeste en likant.  Rien qu’un coup d’œil sur le compte Instagram de ses modèles me donnera raison…

Hencha Voigt, la princesse athlétique

Connaissez-vous la sœur de Mario Viau?  Actrice, modèle maillot de bain, coach en fitness, Hencha Voigt possède un corps de femme parfait bien entretenu. Avec ses plus de 313 mille abonnés, l’Haïtiano-Americaine enflamme Instagram.
https://www.instagram.com/p/BcKYVzHn1e4/

Clara Luce Lafond, la plus zuzu des modèles

Quant à Clara Luce, elle est passée de présentation. En 2016, elle a figuré en quatrième position dans le classement des dix femmes haïtiennes les plus sexy du média en ligne Mag Haïti.

Grâce à son corps svelte, aux contours nets et bien dessinés, Clara a travaillé avec les meilleurs photographes haïtiens.
https://www.instagram.com/p/BVvWkh3Ai0V/

Sur sa story, on la voit poster des petites vidéos avec ses animaux de compagnie où elle fait sa zuzu (son intéressant).

Jasmine Brook, la féline

Boucles dorées, regard de lynx, Jasmine Brook réside du côté des États Unis. Eh oui. En fait, elle est bien d’origine haïtienne. Pour la fête des pères, elle a posté des photos d’elle avec son papa chéri. Certains d’entre nous l’auront découvert dans le clip Demisyone du groupe Kaï. Néanmoins, Jasmine a déjà posé pour de grands caméras. D’ailleurs, c’est un des modèles les plus sexy si on voulait faire un top 10 équitable pour 2017.
https://www.instagram.com/p/BUQAh5aBEd2/

Wide Thomas, la graine de star

Avec un regard aguicheur, un corps bien travaillé, toujours bien sapée, Wide Michelle Thomas est une étoile qui brille de mille feux sur Instagram. En effet, Wide est une personnalité très sollicitée en 2017 pour faire du starring. Sa présence dans le vidéoclip de la chanson à succès Habitude la a augmenté sa côte de popularité.

Et si elle vous disait qu’il n’en a jamais été ainsi avec son corps ? La croirez-vous?

View this post on Instagram

Left picture: I was 19 years old(who datttt👀👀👀) , i was eating unhealthy, i was always depressed , i was not happy with myself, i didn’t love myself enough. And i used the short sentence“I can’t “ too often. Mw soti lwen wi ! Right picture: I am 23 years old, self confident, healthy, positive, i make a lot of research on what’s good for my body and mental. I am aware of my powers and use them wisely. This is my body transformation; it took me time, dedication, education,discipline, determination& focus. This can be a great source of motivation for you all. Not only a body transformation, it is mostly psychological ( internal mind). #motivation #bodytransformation #dreamcometrue #youcandoit #nopainnogain #hardworking #purehaitian #widekulture #wide🌻#widemichelle

A post shared by Wiiide M Thomas (@w.m.th) on

Pheedia Pierre Louis, la sensuelle

Pheedia est une référence dans le nu artistique. En fait, elle a déjà travaillé avec des photographes de renom. Peu de modèles ont cette aise à poser nu devant la caméra. Entre stories et feed, elle s’est comment nous allumer avec des photos coquines. Néanmoins, elle réprouve la violence contre les femmes, sexuelle ou physique.
https://www.instagram.com/p/Bb9QmgWBTYE/

Notre princesse d’ébène laisse échapper quelques mots d’espagnol en postant ses photos sur Instagram.


Pour ou contre l’utilisation du bâton en Haïti ?

Il paraît plus que légitime aux yeux de certains d’utiliser le châtiment corporel comme principale forme de discipline. Quoique le mot « bâton » mentionné dans le texte hébraïque voudrait simplement faire référence à l’autorité parentale.

« La sottise est attachée au cœur du garçon, le bâton l’en détachera ».

(Proverbe biblique)

Dans certaines traductions comme La Bible des peuples, c’est carrément écrit :

« La sottise est ancrée au cœur de l’enfant; la discipline et les corrections l’en délivreront.«

Si vous êtes nés en Haïti ou nés de parents haïtiens, avouez que vous n’avez jamais reçu une bastonnade?

Si le rôle de l’enfant serait d’obéir sous peine d’être puni, pour avoir été un enfant turbulent, je me permets d’évoquer certaines reconsidérations sur la façon de faire en cette journée internationale des droits de l’enfant.

Les oreilles toujours à l’affût, les yeux rivés sur ce qui se passe, je me rends compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants placés en domesticité en Haïti, les « restavèk ».

Selon un rapport de Unicef Haïti, 86 % des enfants de 2 à 14 ans ont subi des mesures disciplinaires (fouet, violences émotionnelles, physiques et psychologiques) tant à l’école qu’à domicile au cours de l’année 2011. Environ 250 000 enfants vivent en situation de domesticité en Haïti. Ils sont en risque d’exploitation et privés de leur droit basic. De plus, en Haïti, 24 % des enfants de moins de 18 ans sont considérés comme des OEV (Orphelins et Enfants vulnérables). Par exemple, au Tchad, on les appelle les « enfants restés ». Entre autres, ici en Haïti, on les appelle « restavèk ». Tout ça, pour désigner une forme d’esclavage moderne où le maître se sert de son bâton outre mesure.

Témoin de la violence dans le couple, des enfants haïtiens se retrouvent en danger dans un contexte familial dégradé qui menace leur développement éducatif et/ou matériel. Aussi, pour avoir été enseignant pendant un certain temps, des élèves au secondaire se sont confiés à moi. En particulier, ils m’ont raconté les problèmes avec un père alcoolique ou une mère en difficulté financière, un beau-parent méchant avec l’approbation de la marâtre ou du parâtre. Ainsi donc, tu te retrouves avec des élèves qui pleurent en cours ou qui sont parfaitement sous les nuages. À les entendre, il⋅elle⋅s ne savent pas quoi en faire. Iels se faisaient insulter, battre.

Et quand tu les suggères de faire appeler le parent à la direction de l’établissement, elles se considéraient mortes. Nos jeunes ne s’automutilent ni ne se suicident pas. Par ailleurs, la fugue est quelquefois envisageable. Néanmoins, une jeune fille avisée ne la choisira pas parce qu’elle sait qu’elle risque de se prostituer. Après tout, aucun autre parent n’assurera sa prise en charge dans pareil cas; encore moins, l’État haïtien.

Le symbolisme du bâton

bâton
Francis Bijl via flickr

En Haïti, l’usage du bâton est le symbole de l’autorité parentale ou d’un tuteur. Incontestablement, pour faire passer un ordre, le parent doit se servir de son fouet pour faire pression sur l’enfant têtu ou rebelle. Certaines fois, ça peut durer plus qu’un quart d’heure. Entendre ou être témoin d’un enfant qui encaisse des coups à outrance est tout à fait écoeurant. Ben. On ne peut pas se permettre de dire à un tel ou à une telle comment élever son enfant ou son « protégé ». Il va sans dire qu’une bête de somme recevrait un meilleur traitement dans la plupart des cas.

Sautes d’humeur, conflits entre couples, erreur de jugement,  un enfant risque de recevoir une raclée sans comprendre le bien-fondé d’une telle discipline.

Cependant, d’autres parents sont d’un avis contraire. Le créole haïtien, vecteur de la sagesse populaire, cache cette maxime : Baton pa leve timoun . Une façon de dire que le batôn n’est pas la base de l’éducation d’un enfant.

Le culte de la déraison

Je suis témoin de graves cas de violence sur enfant. Des pères giflant leurs filles, « boxant » leurs fils. Malheureusement, nombreux⋅ses ont légitimé la violence subie. Une fois devenue adulte, une fille peut estimer « normal » que son mari ou son amant lui batte si elle fait quelque chose de mal. D’un autre côté, les garçons ayant été victimes d’un père violent auront tendance à reproduire le même schéma de pensée.

bâton
Jeanne Menjoulet via Flickr

Autant dire que les violences émotionnelles ou psychologiques laissent plus de séquelles  que les coups. Personnellement, j’ai été un adolescent timide manquant cruellement confiance en soi pour avoir encaissé des mots dévalorisants.  Aujourd’hui, j’ajoute une valeur à ma perception de moi-même. N’empêche que un petit encouragement me fait un grand bien par moments.

Le bruit a courru qu’au cours de l’un des mandats présidentiels du leader emblématique Jean-Bertrand Aristide, l’utilisation du fouet a été abolie. Cependant, cette pratique est toujours de mise dans les écoles haïtiennes. Dans les « petites » écoles, les élèves se font fouetter pour les leçons non sues, les devoirs non rédigés et indiscipline. Pensant de cette façon inciter l’élève à l’étude. Néanmoins, l’exception fait suite à la règle. Certaines écoles prestigieuses établissent un système disciplinaire solide sans avoir recours au bâton. Au final, certain·e·s écolier·ère·s quittent le système éducatif avant la fin de leur scolarité.

« L’enfant d’aujourd’hui sera l’adulte de demain »

Cette parole de Maria Montessori est connue de tout le peuple haïtien « Timoun jodi, granmoun demen ». Dans notre conscience linguistique, cela peut vouloir dire qu’un enfant se souviendra de tous les méfaits subis à l’âge adulte.

Que faut-il pour former un enfant ? L’éloigner des mauvais exemples.
Citation de Joseph de Maistre ; Lettre à la marquise de Costa (1794)

L’enfant

S’il vit entouré d’hostilité,

Il apprend à être agressif.

 

S’il vit entouré de honte,

Il apprend à se sentir coupable.

 

S’il vit entouré de probité,

Il apprend à être juste.

Évidemment, un enfant laissé à lui-même fera honte à ses parents. « J’ai le droit de tout faire », « Je suis le centre du monde », « Je peux avoir tout ce que je veux » et « Je veux tout, tout de suite ». Tels sont les 4 sentiments sur lesquels l’enfant construit son confort affectif.

Il est clair que l’écart entre les générations s’est accentué. Dommage si certains parents pensent devoir élever leurs mômes comme ils l’ont été. Certes, les normes de conduite ont rapidement évolué. Cependant, chaque nouvelle génération doit apprendre les modèles de la société dans laquelle elle est appelée à vivre.

C’est pourquoi on fait entrer l’ensemble des sanctions, positives ou négatives, qui servent à assurer la conformité des conduites sous la notion de « contrôle social ». Le terme de sanction ne doit cependant pas être entendu seulement dans le sens de châtiment.



5 personnalités haïtiennes qui ont marqué 2017

À première vue, 2017 a été une année comblée d’événements culturels en Haïti, comme les années précédentes. Cette année, la plus grande foire du livre haïtien « Livres En Folie » a accueilli de grandes plumes. Aussi, le plus grand concours de beauté et d’intelligence « Miss Haïti » a marqué les podiums. Sans oublier les personnalités du showbiz haïtien qui ont marqué l’industrie musicale : albums, collaborations, slogans, tubes musicaux, buzz…

Comme à mon habitude, je présenterai une liste non exhaustive de ceux que j’estime être les « Haitian Youth’s Choice ». Oups ! Pardon pour l’anglicisme. J’ai trouvé ça un peu sexy : les choix de la jeunesse haïtienne.

Raquel Pélissier, modèle de courage et d’élégance

Le couronnement de Raquel Pélissier comme première dauphine de Miss Universe 2016 n’a pas seulement réalisé son rêve mais celui de tout un peuple. D’ailleurs, elle l’a elle-même déclaré. Elle voulait remporter la couronne pour Haïti.

Quelques temps après son couronnement, son interview accordé à Loop Haïti a permis au grand public de faire plus ample connaissance avec elle.

Mais c’est surtout son histoire qui retient l’attention. Elle a fait du chemin pour y arriver.

 

https://www.instagram.com/p/BP2bYuDBPsB/

En 2017, la jeune femme a annoncé la parution de son livre « L’Art d’être belle dans sa peau » en vente-signature à la 23e édition de Livres En Folie.

https://www.instagram.com/p/BVUxEEADPIG/

L’ouvrage a fait d’une pierre deux coups et s’est classé best-seller. Sa présence à la foire a provoqué l’hystérie et de l’admiration. Tout le monde voulait se prendre en photo avec elle.  J’ai moi-même vu une Raquel Pélissier toute humble qui n’a pas voulu voler la vedette aux invités d’honneur.

La question a été posée : y a-t-il quelqu’un dans la vie de Raquel ? Finalement, la réponse allait nous être donnée : un Apollon brésilien ! Pour faire rêver une femme, on lui dit : « Je ferai le tour du monde avec toi ». Lui, il a osé. Évidemment, il a fait vivre une année de rêve à notre beauté des îles.

Yeux de biche, fines jambes longues, Raquel est très suivie pour les jeunes sur Instagram.

Après tout, elle représente la force de caractère, la détermination et le travail bien accompli aux yeux de nos jeunes Haïtiennes et de toutes les jeunes femmes du monde.

Cassandra Chéry, la bestie très engagée

Dès les premières sélections de Miss Haïti 2017, un nom sillonnait les réseaux sociaux : Cassandra Chéry. Sur ce point, ils ont été nombreux dans ma liste d’amis Facebook à apporter leur soutien à celle qui allait succéder à Miss Pélissier.

Pour vous présenter Cassandra Chéry, je vous fais lire un extrait d’un article du quotidien haïtien Le Nouvelliste :

« Habituée des concours de beauté, Cassandra, qui était déjà arrivée première dauphine au concours Miss Haïti de Jacmel en 2014, mène une carrière de mannequin parallèlement à ses études classiques. Bien qu’âgée de seulement 21 ans, la jeune femme a déjà représenté le pays à Elite Model Look International en 2013, a fait la couverture de Rebelle Magazine et a participé à de nombreux projets comme la Carifesta ou encore le New York fashion week.

Cadette d’une famille de quatre enfants, la Miss Haïti 2017 a bouclé cette année ses études classiques. Mais, déjà, Cassandra, qui a perdu sa mère des suites d’un cancer, souhaite évoluer dans le social. Elle a d’ailleurs fait du bénévolat dans plusieurs villes du pays, allant à la rencontre des jeunes filles issues des familles défavorisées. Pour les besoins de son nouveau statut, Cassandra Chéry se prépare intensivement en vue de bien représenter Haïti à la 66e édition de Miss Univers. L’aventure ne fait que commencer pour elle. »

Récemment, elle a participé à une marche dans la lutte contre le cancer.

https://www.instagram.com/p/BaXDtLYl8rc/

Aussi, elle se transforme en femme d’influence en sollicitant au reboisement. De nos jours, nos jeunes sont tellement occupés par la technologie qu’ils ne se rendent même pas compte de la dégradation de notre écosystème. En somme, son message est clair :

Chaque fois que vous aurez l’intention d’abattre un arbre, pensez à replanter cinq autres. Protégez son environnement c’est se protéger soi-même.

https://www.instagram.com/p/BaClDHnlTmX/

Niska Garoute, l’icône fashion de l’année

Avoir du succès dans un milieu aussi machiste que le rap n’est pas donné à toutes.

Toujours bien sapée , crinière dorée, toutes les ados parlent de Niska Garoute.

https://www.instagram.com/p/BTE1qvilfgd/

Dès qu’on parle d’elle, on ne peut ne pas évoquer une autre rappeuse solo du game : Kasoumee. Par conséquent, on a tendance à les comparer. Aussi, les avis sont partagés. Qui est la plus jolie ? Qui a le plus de swag ? Deux personnalités féminines qui font bouger le rap kreyòl à leur manière. Bref ! Je me tire ! 😯

Très tôt, en début d’année, Niska a lancé une tournée médiatique pour présenter sa chanson « Vèvè Lokal  » qui est une collaboration avec le groupe rasin Boukman Eksperyans. Le projet musical dénommé rapsin est un mélange de rap et de musique racine ou vaudou.

Son franc succès de l’année repose sur sa chanson « Bagay Malè Nèt » sur fond d’égo trip. À travers cette chanson, elle fait l’éloge de ses jeans déchirés, de ses sneakers et strings très chers payés. Par ailleurs, le tube musical accompagné d’un vidéoclip est très prisé par les jeunes. Les paroles de la chanson ainsi que son titre deviennent même un slogan.

 

Celle qui a été désignée parmi les femmes haïtiennes les plus sexy des années précédentes tient son compte Instagram à jour et est très suivie par les jeunes. Parallèlement, Niska réalise une autre passion qui est le design. Elle a sa propre collection, Beadit World.

Rutshelle Guillaume, la Sphinx qui renaît de ses cendres

Méditer sur le passé, c’est travailler pour l’avenir.

Tel serait le crédo de Rutshelle Guillaume, du moins, ce que je puisse dire. Malheureusement, dès qu’on parle d’elle, on est obligé d’évoquer une épisode regrettable de sa vie privée. Son histoire avec son petit ami artiste, Roody Roodboy. Laquelle histoire a accouché son tout dernier album « La Rebelle ».

Est-ce l’hypocrisie sociale ou le machisme de nos sociétés ? Par exemple, si un homme célèbre se marie avec une femme plus jeune, ça rentre dans la « normalité ». Par contre, l’inverse est vivement critiquée. L’infidélité masculine en fait un don Juan. À l’opposé, celle de la femme en fait une putain.

En ce qui me concerne, j’ai été peiné de voir comment elle a fait l’objet de critiques acerbes, de commentaires incendiaires sur les réseaux sociaux. Malheureusement, elle a dû craquer en répondant au tac au tac. Parfois, on semble oublier son talent. En 2016, le magazine Ticket l’a élue artiste féminin de l’année.

En septembre 2016 est diffusé son single « Rendez-vous au sommet » en prélude à la sortie de l’album « Rebelle ».

Sorti officiellement le 30 juin 2017 sur tous les podiums, l’album « Rebelle » fait déjà parlé de lui.

https://twitter.com/Safety_promo/status/921562788207779840

Cette jeune femme à la voix énergique se comporte assez bien sur scène. Déjà, Rutshelle réalise pas mal de tournées internationales et de prestations locales. À raison, elle a été nommée « Artiste féminin solo de l’été ».

https://www.instagram.com/p/BYbGUAynT7D3an42LuzYdSAzyd0mUtzB07wJeU0/

Rutshelle, au prix de grands efforts, a dû changer son image sociale. Il faut dire qu’ici le respect ça se gagne.

Personnellement, je suis charmé de sa collaboration avec le chanteur Richard Cavé sur le titre « Kansè ». Je me demande bien si ce n’est pas la meilleure collaboration compas love de 2017. Je me lasse jamais d’écouter cette merveille musicale. À vous de voir !

Atys Panch, la personnalité du rire de l’année

Atys Evensaka dit Atys Panch s’est carrément révélé cette année au grand public. Pourtant, ce jeune comédien n’est pas à son premier coup d’essai dans le micro.

Quelques années plus tôt, il a réalisé une chanson à succès « Kapòt la Pète ». Atys revendique la paternité d’un genre qu’il baptise « ra-house-cine », une sorte de métissage entre notre rara et la house. Mais, tout cela est un peu méconnu des « petits » connaisseurs.

De toutes ses muses, la comédie lui a grandement réussi cette année. Très suivi sur son compte Instagram où il publie des vidéos.

Accusant à merveille un faux bégaiement, il atteint le summum de sa popularité en début d’année. Atys Panch publie une vidéo dans laquelle on le voit tenter un braquage sur un chroniqueur sportif très connu. Pour sauver sa peau, ce dernier est contraint d’expliquer un match au goût du braqueur.

https://www.instagram.com/p/BQLeq7Hhdf1/

Ensuite, une autre vidéo virale charme le public. On le voit pleurer à chaudes larmes pour que la marque automobile Suzuki lui donne le dernier modèle disponible en Haïti, la Vitara.

https://www.instagram.com/p/BRjE-hxhL_r/

On ne tient pas tête à un melon. 😂
Finalement, Atys Panch a trouvé un accord avec Suzuki et les clés de la voiture lui sont remises. Sacrément bien récompensé !

https://www.instagram.com/p/BTKAIX0BZXn/

Plusieurs plaques d’honneur et mérite lui ont été remis ainsi que des certificats d’appréciation au cours de l’année.

Quand il ne nous fait pas rire, Atys Panch sillonne les rues dans sa Suzuki et vient en aide aux oubliés, aux marginalisés.

 


Coups de cœur Instagram : Nus

Inscrit depuis 2016 sur Instagram, je suis devenu carrément accro au réseau de Kevin Systrom et de Michel Mike Krieger.

Je prends plutôt soin de mon feed. Je publie des photos de football, de citations inspirantes, de mes vedettes préférées, de repas et de paysage. Mes quelques 600 followers en ont plein la vue : un festival de couleurs et de hashtags. Un compte life style.

https://www.instagram.com/p/BZ_y8dTDszF/

Parmi mes plus de 1200 followings, il y a des comptes dont je ne pourrais m’en passer. De temps en temps, je partagerai avec vous 5 comptes qui retiennent mon attention sur une thématique ou une catégorie bien précise.

Je fais partie des Igers qui consultent leur application à longueur de journée. J’aurais pu m’y inscrire quelques années auparavant. Cependant, le fait que je n’aime pas vraiment me laisser prendre en photo, ça m’a un peu retenu. Désormais, je passe mes journées à scruter les comptes de mes influenceurs préférés (fashion bloggers, globe-trotters, photographes).

“L’interdit donne de la saveur, la censure du talent.”

De Marc Vilrouge / Le Dilettante

Intagram a souvent fait l’objet de polémique concernant son règlement, et notamment en matière de nudité. Même si le PDG d’Instagram,  Kevin Systrom se dit « attaché à la liberté artistique ». Le réseau social se voit dans l’obligation de bannir les tétons féminins pour conserver son classement
PG-13 (soit application destinée aux 12 ans et +). 😜

Créatifs, originaux, inspirants, je vous laisse découvrir des comptes qui me tiennent à cœur présentant le nu !

1. Saddi Khali : le grand couard

Le photographe se confie la mission de décoloniser la beauté. Il nous présente des modèles noirs oversize (hommes et femmes, couples). On peut voir sur sa gallerie Instagram des photos de corps enlacés, totalement nus. Son slogan : “ Let’s see ourselves beautiful, again.” (Considérons que nous sommes beaux à nouveau, Ndlr). D’ailleurs, c’est sa façon de dénoncer les diktats de la beauté occidentale (plastique de rêve). 🐻

2. Nude Yoga Girl

Ce compte Instagram nous rappelle que le corps humain est un chef-d’œuvre. On y voit des corps magnifiquement sculptés avec des courbes parfaites dans des positions Yoga. Quelles soient prises sur le vif ou en toute disposition, la nudité des modèles est soigneusement cachée. 👸

View this post on Instagram

What #NYGyoga is about.❤ #NudeYogaGirlAlphabet

A post shared by Nude Yoga Girl (@nude_yogagirl) on

3. Hugue-Robert Marsan, le cachotier d’ Instagram

Le talentueux photographe haïtien, Hugues-Robert Marsan fait partie des pionniers des photographes professionnels en Haïti. Il s’est installé dans le pays après avoir vécu un temps aux États Unis.  Aussi, de nombreux stars et modèles ont posé pour sa caméra. Sur Instagram, il possède plusieurs comptes dont un spécialement consacré à son projet artistique sur le nu féminin. Utilisant le noir et blanc, certaines parties du corps sont carrément floutées. En outre, les tétons sont cachés à l’aide d’émojis pour ne pas heurter les âmes sensibles. 🙈

4. Marcin Kwiecień, the Polish man

Le photographe polonais se définit comme autodidacte. J’aime carrément son travail. Je sais pas ! Il y a ce lien d’esprit qui nous attire. Je ne veux pas accuser le fait que nous avons le même signe astrologique. Nous nous follow back. Je suis du genre à liker souvent ses publications. Il fait de même. Nous les commentons quelques fois. Il est plutôt poli. Par conséquent, ce que j’aime vraiment c’est l’expression de ses modèles. Il cherche toujours ce petit quelque chose de magique dans le regard. Cette sensualité mélangée de pudeur. De vraies poupées européennes ! 👯

https://www.instagram.com/p/BXSVffYgaNs/

5. Josué Azor,  le garçon solide

Josué Azor  est basé à Port-au-Prince et est membre du Kolektif 2 Dimensions. En fait, il présente en autres sur son feed des photos de nus masculins. En effet, un ami qui a travaillé avec lui m’a confié que c’est un gars timide, humble et très professionnel. Il n’a pas la bizarrerie de Jérôme Sussiau. Mais, ses prises de vue sont assez expressives. 😉

View this post on Instagram

#GasonSolid… #nu #Haiti

A post shared by Josué Azor (@josueazor) on


Quelques causes de l’échec scolaire en Haïti

L’éducation en Haïti est aujourd’hui dans une impasse. Ceux qui sont en âge d’être scolarisés manifestent une certaine passivité ou même un désintérêt scolaire. Je me pose  des questions sur ce qui est censé être les causes de l’échec scolaire en Haïti.

« L’école a pour mission de donner les mêmes chances à tous et d’apporter les bases culturelles et linguistiques nécessaires à la réussite scolaire ».

Partant de cette affirmation, j’ose dire que l’école en Haïti est en partie vecteur d’inégalités sociales. Désolé ! Ne vous empressez pas de faire des grands yeux. J’aurais bien souhaité aller mollo. Je m’explique.  Quoique sur du papier Haïti est bilingue, tout ça est loin de la réalité sociolinguistique du peuple. Comme l’a si bien relaté l’éminent linguiste haïtien Yves Déjean dans son livre Yon lekòl tèt anba nan Yon peyi tèt anba, l’éducation en Haïti n’est pas au diapason avec les réalités socioculturelles du pays. De mon point de vue personnel, le français reste un stigmate dans la vie du peuple et son usage ne réussit pas à tous ceux qui intègrent le système éducatif haïtien.

Éducation et bain linguistique

Certains élèves ont la chance d’intégrer la maternelle pendant trois ans. Durant ces années d’apprentissage préscolaire, l’enfant apprend le français à ses dépends. Pour certains, il s’agira du premier contact avec le système phonologique français. À noter que le créole, langue maternelle, n’est pas trop éloigné du français. Pour d’autres, issus de familles aisées ou de la classe moyenne, il s’agira d’un perfectionnement.

Néanmoins, les enfants des zones rurales qui auront la chance de se rendre à l’école commenceront en classe de primaire. Ceux-ci auront appris la langue française et les matières pédagogiques en même temps. Pour la plupart, ils  n’auront pas les mêmes acquisitions sur le plan cognitif et verbal que ceux qui débuteront en maternelle.Cependant, ils ne sont pas les seuls.

Parmi les catégories socialement défavorisées, je peux citer les enfants en domesticité, les enfants de parents démunis. Pas la peine de dire qu’Haïti fait partie des pays les plus pauvres économiquement du monde. Tout ça pour dire que ceux issus de milieux défavorisés sont condamnés à être des handicapés socioculturels.

Éducation
Cc Ken Bosma via Flickr

L’enfant peut savoir décrire une situation en créole mais ne pas savoir le faire en français. Il use de manière sporadique et intermittente la langue de Voltaire.  Il n’est pas sans rappeler que le préjugé social en Haïti est en partie fondé sur le degré d’éducation et la maîtrise de la langue française déterminant de l’occupation et du revenu.

Une vraie réforme du système éducatif ?

En Haïti, une année académique n’est jamais sans ambages. Hormis les problèmes politiques et les catastrophes naturelles, la grève des enseignants est monnaie courante. Les écoles nationales et les lycées qui, autrefois formaient nos hommes de lettres, servent à former les élèves « défavorisés ». Quel homme d’État a envoyé son fils là si ce n’est que dans les écoles congréganistes ?

Aujourd’hui, les syndicats d’enseignants formés de professeurs de lycées et d’écoles nationales sont souvent en grève quand il s’agit de réclamer leurs arriérés de salaire (douze mois ou plus). Parfois, je me demande si l’État se soucie de l’éducation. De toute façon, à quoi bon? Dans les programmes électoraux, l’apaisement de la faim et la sécurité sont en priorité. Quoique la constitution donne les prérogatives légales pour la gratuité de l’école, tout cela est à revoir.

Le Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO) lancé sous l’ancien chef d’État Michel Joseph Martelly a été une gargote. Faut-il quatre murailles pour parler d’école? Les écoles nationales et lycées appelés lekòl leta sont aussi des poulaillers. Difficile d’apporter une aide individualisée aux élèves dans une salle bondée. On se demande si le programme scolaire est couvert avec tous ces heures creuses parfois dûes à des enseignants grévistes ou absentéistes. Je ne vais même pas parler de ceux qui ne sont pas qualifiés mais qui ont été nommés sous un gouvernement quelconque. Mais, je parlerai plutôt des étudiants diplômés de l’École Normale Supérieure qui quémandent pour intégrer le système.

L’échec scolaire n’est pas une fatalité

En 1982 a lieu la Réforme Bernard qui a fait des deux langues officielles d’Haïti les langues d’enseignement. Le créole était censé être la principale langue d’enseignement dans les cinq années d’enseignement fondamental. Faute de manuels suffisants en langue créole, tout ça reste une conception.

Le devenir de l’enfant doit être pensé et repensé.

Aujourd’hui, le système devrait penser à la valorisation culturelle des élèves. L’interdiction des références à la langue maternelle est contre-productive. Combien d’entre nous se souviennent avoir pris le jeton pour avoir parlé créole en salle de classe? 😟

éducation
© Pixabay

Il faut de préférence palier aux déficits culturels de l’enfant (soutien scolaire, centre de documentation scolaire). Les pratiques culturelles et la scolarité des enfants sont étroitement liées. Très peu ont la chance d’avoir des livres à la maison ou au sein de leur établissement scolaire. Également, j’ai entendu l’actuel ministre de l’Éducation Nationale, Agénor Cadet, parler à la radio d’un programme de bibliothèque au sein des écoles et des municipalités. C’est de ça que l’on a besoin. Espérons que cela fasse partie d’un programme d’État et non de gouvernement.

Aujourd’hui, tout acteur et citoyen-producteur devraient reconnaître la défaillance du système et comprendre les enjeux. En Haïti, l’avenir est perçu comme incertain de jour en jour. On est presque face à une absence du désir d’apprendre. Nos jeunes manquent de curiosité intellectuelle. Nous devons revoir nos méthodes d’enseignement non motivante et dépassée. Nos jeunes sont confrontés à la crainte d’être interrogés, presque entravés dans leur capacité à penser. Faut-il bannir les châtiments corporels ? Je parlerai de ça dans un prochain billet.

Au final, je sais que les causes évoquées précédemment ne suffisent pas pour extirper le mal. Néanmoins, l’avenir dépendra en partie de la façon dont les politiques de l’éducation sauront les reconnaître et les affronter.


5 blogs haïtiens à suivre sans manque

blogs
free Graphic Today

On se retrouve aujourd’hui pour un article blogging. En fait, la semaine dernière, Jeanne Clark a interpellé certains blogueurs haïtiens, y compris moi, sur Twitter. Elle a demandé si les blogs étaient importants ici.

Par conséquent, j’ai profité de l’occasion pour publier ma liste de blogs à suivre. Certains que j’ai découverts très récemment, d’autres il y a quelques années. Toutefois, je les lisais avant de devenir blogueur à mon tour. Certains sont assez connus, d’autres moins.

La loi de ma bouche

blogs
Page Facebook du blog

Patricia Camilien tient un vrai blog de décryptage, dépassionné et objectif, de lois récentes. Cela fait quelques temps que je la suis sans jamais avoir arrêté. En outre, elle publie des articles sur la société haïtienne, la démocratie, ses coups de gueule. Celle qui se définit comme une Haïtienne du pays ne se met pas l’eau à la bouche pour défendre l’injustice sociale, les minorités et les marginalisés. Patricia refuse de se laisser bâillonner par quiconque. Elle dit tout haut ce qui doit être dit, n’en déplaise à ceux qui se sentiraient lésés.

C’est par ici : La loi de ma bouche

Evolution Of Fashion in Haiti

Blogs
© Jameson Thermitus

Je connais très peu de fashion bloggers haïtiens dignes de ce nom. Souvent, les fashion gurus se font appeler comme tel. Pour tout savoir sur la mode en Haïti, une référence s’impose : Eliezer Munder. Son travail est très important car il présente avec une régularité parfaite des personnalités du milieu (modèles, maquilleurs, designers). De plus, il tient son blog en français et en anglais. Il annonce à l’avance chaque article que ce soit sur Facebook ou sur Instagram.

Par là : Evolution of Fashion in Haiti

Le regard d’Osman – En toute passion

blog
Facebook

Osman Jérôme passe son temps entre sa ville natale, Saint-Marc (Haïti) et la République Dominicaine. Par ailleurs, il publie des articles sur la situation de nos compatriotes en république voisine. De plus, il ne manque pas aussi de nous présenter les beautés de la Cité de Nissage Saget. Ce sont ses mots empreints de poésie qui font que je prends plaisir à le lire. Une chose est sûre, Osman fait du blogging tout d’abord par passion à l’écriture.

Pour voir comme Osman Jérôme, c’est par ici

Les billets d’Andeve

Blogs
© Ruben Charles Photographe

Quand j’ai commencé à lire les billets de Fedna David sur Mondoblog, je ne me suis jamais imaginé qu’elle était Haïtienne. C’est surtout son billet sur le harcèlement sexuel en Haïti qui m’a fait creuser plus sur l’identité de la blogueuse. Autant dire que les femmes de chez nous n’ont pas la parole autant libérée. Fedna réclame son droit d’être femme et d’être libre dans son corps et dans ses désirs. Comme pour reprendre les paroles de Diane Tell, quand on est femme, on ne dit pas ces choses-là.

Son blog est ici : Les Billets d’Andeve

Publicad’elles

S’il fallait que je parle de blogueurs littéraires haïtiens, je ne saurais pas ne pas citer Dieulermesson Petit Frère. Néanmoins, je rentre dans une perspective plus large quoique circonscrite à la littérature. Publicad’elles est un espace de partage, une revue à caractère féministe, un outil d’échanges pour les femmes francophones du monde entier. Un nom, une voix résonne quand on parle D’Elles : Darline Gilles dite Manzè Da. Sa conscience féministe s’est réveillée avec Simone de Beauvoir. La philosophie de Simone est devenue sa philosophie.

« Vouloir être libre, c’est aussi vouloir les autres libres ».

Blogs
Crédit Photo: Jean D’Amérique

Selon celle qui a été en résidence d’écriture au Togo et au Centre Pen-Haïti, les disciplines artistiques et les activités littéraires sont, dans certaines mesures, des moyens d’obtenir la liberté. Que ce soit la liberté de s’exprimer, de se réinventer, de créer son monde ou d’être fou. Que ce soit pour disposer d’une entière autonomie de créer son œuvre.

Lecteurs invétérés, écrivains en herbe ou auteurs confirmés, peintres et photographes s’y sont confiés. Le Prix de Poésie de la Vocation 2017, Jean d’Amérique s’y est déjà livré. Le poète et slameur, nouveau récipiendaire du prix, dit lire pour contrer le supplice du vide.

La comédienne et auteure tient un espace qui sert de rendez-vous en tête-à-tête aux amants de la littérature contemporaine haïtienne.

Comment saurait-on même penser que les blogs ne sont pas importants ici?

Blogs
® Pixabay


Donald Guerrier sous les projecteurs de l’Europe

Le Qarabağ FK, c’est la grande première de La ligue des Champions. En effet, le club azerbaïdjanais a gagné sa première participation à la phase de groupes de la Ligue des champions en match de barrages. Les champions d’Azerbaïdjan ont été présents en phase de groupes de l’UEFA Europa League ces trois dernières saisons. Du fait de porter en son sein l’international haïtien Donald Guerrier, les Bleus et Blancs se font connaître chez nous. Un billet pour retracer le parcours du chouchou de la sélection nationale.

Donald Guerrier, joueur du Qarabağ FK
Facebook

Naissance et débuts de Donald Guerrier

Wilde-Donald Guerrier est né le  à Port-à-Piment dans le sud d’Haïti. C’est dans cette région qu’il débute sa carrière professionnelle avec l’América des Cayes saisons 2011-2013 en championnat national de première division.

Le samedi 8 juin 2013, les Grenadiers (Surnom attribué à la sélection nationale d’Haïti) ont affronté la Roja de Iker Casillas à Miami lors d’un match amical. Match qui s’est soldé sur une défaite des Grenadiers 2-1. Au cours de cette rencontre, Donald Guerrier a marqué d’une superbe action personnelle la défense de la Roja (75e).

Durant le mercato estival 2013, Donald Guerrier rejoint le club polonais du Wisła Cracovie où il signe un contrat d’un an. En mai 2014, il prolonge son contrat avec le club polonais jusqu’en 2018. Par ailleurs, ses performances dans l’Ekstraklasa font de lui le joueur noir le plus prolifique de l’histoire de son club. De plus, Donald Guerrier a été considéré comme l’un des joueurs préférés des supporteurs locaux.

« La dernière fois, j’ai été distingué meilleur joueur du club. Une distinction que j’ai obtenue en raison de ma régularité. Vu ce que j’ai déjà accompli, les observateurs me considèrent déjà comme le meilleur joueur noir de l’histoire du club. J’ai souvent dit aux responsables du club et à mes coéquipiers qu’il y a des talents haïtiens qui peuvent encore faire mieux que moi mais qui n’arrivent pas à décrocher des contrats mirobolants en raison du niveau de notre football », a déclaré le dossard 77 du Wisla.

Donald Guerrier dans la cour des grands

En difficulté la saison dernière par rapport à ses problèmes de blessure, Wilde Donald Guerrier a laissé le championnat polonais pour se rendre en Turquie. Il a ainsi rejoint l’Alanyaspor en Süper Lig en juillet 2016. Puis, le 5 juillet 2017, le feu follet haïtien a passé sa visite médicale au Qarabağ FK. Pour son premier match avec son nouveau club,  il marque un des cinq buts contre Samtredia en match aller comptant pour le 2e tour des barrages de la Ligue des Champions.

Entre nous, on sait que le Qarabağ FK s’est retrouvé dans le groupe de la mort. En fait, c’est la proie la plus prenable face aux géants européens. Néanmoins, rien qu’à imaginer Donald Guerrier fouler le Stamford Bridge, le Wanda Metropolitano, le Stadio Olimpico procure une certaine fierté. L’international haïtien de 28 ans et son club actuel devront affronter le Chelsea, l’AS Roma et l’Atlético de Madrid. En effet, DG77 en est à sa première participation à la phase de groupes de la plus prestigieuse coupe européenne de clubs. Pour son premier match de groupes, les bleus et blancs ont subi une raclée 6-0. L’ailier cayen a été titulaire face aux poulains de Antonio Conte.

https://www.youtube.com/watch?v=DfHAaMi1PXU

Toutefois, en attendant le reste de la compétition, l’homme à la crête iroquoise et les siens devront s’arranger pour ne pas battre le record de l’équipe ayant encaissé plus de buts dans une phase de poules en Ligue des Champions…


Ma playlist de cet été

Pour moi, une playlist ce sont les chansons que je pourrais écouter à longueur de journée. Tous ces hits qui passent en boucle dans ma tête. Je les fredonne sous la douche ou en marchant.

En principe, je n’ai pas un rythme musical préféré. Autant dire que j’écoute un peu de tout sauf que mes choix musicaux se font en fonction de mes sautes d’humeur. En effet, le soleil ardent des Tropiques est éreintant à cette époque de l’année. En parlant des Tropiques, je me suis toujours considéré comme un afro-caribéen. Si la musique est la langue des émotions, les sonorités linguistiques mêlées au son et au silence me font leur effet.

playlist
Flickr

Effectivement, j’ai une affection particulière pour les musiques latines  non seulement  le reggaeton, le bachata, mais aussi le pop latino. Ma mère a des origines amérindiennes (peau cuivrée, cheveux lisses), c’est pour moi la source de cet amour. De plus, l’espagnol est la langue étrangère que je me maîtrise le mieux. A part ça, je danse tout ce qui est du terroir : compas, rara, rabòday… Toutefois, quand je suis d’humeur festive, j’écoute de la techno, de la house music, du dancehall. Puis, quand le besoin d’amour me prend, je choisis le jazz avec des artistes comme Kenny G et Corinne Rae Bailey.

Une playlist « sabor latino »

  • Despacito

Cet été, je continuai de régaler le hit mondial « Despacito ». Ainsi donc, ce méga tube planétaire a permis à bon nombre de découvrir le Porto Rico de Luis Fonsi. Certes, mes tympans n’en sont pas à leur coup d’essai avec cette voix sublime. L’interprète de Llegaste Tu nous a offert du solide sur cette collaboration avec Daddy Yankee. Par ailleurs, les paroles sont aussi fortes que la musique est entraînante.

  •  Ni Tù Ni Yo

Aux jeux de la Francophonie de 2017, Michaëlle Jean,  s’adressant à la jeunesse, a déclaré :« L’art vous assure l’immortalité et la jeunesse ». En effet, je valide à 100%. Un nom me vient à l’esprit : Jennifer Lopez ! L’actrice, la chanteuse, la danseuse : elle m’a hypnotisé depuis l’enfance. J’ai longtemps déifié la beauté des îles. En outre, j’ai toujours considéré l’interprète de Qué hiciste? comme suprahumaine. Du haut de ses 48 ans, la bomba latina mérite sa mention spéciale dans le top 10 des chanteuses les plus sexy du blog Gentleman Moderne. L’amour est-il un tyran? En tout cas, c’est ce que tente de nous expliquer J. Lo sur cette collaboration avec le groupe cubain Gente de Zona. Par conséquent, vous en aurez plein la vue en visionnant le clip : un pare-choc de rêve qui fait monter l’adrénaline…

Une playlist « mizik lakay »

  • Eudomination

Eunide Edouarin, de son nom d’artiste Princess Eud, fait partie des premières rappeuses haïtiennes. En effet, la rappeuse est dans le « game » depuis 17 ans. Car, elle a réussi là où très peu ont vu une lueur de gloire. Néanmoins, elle n’a rien à envier à aucune potentielle concurrente. Peut-être qu’une autre renversera sa domination mais on est loin de ce scénario. Après confirmation de son talent au sein du groupe Mystic 703, sa collaboration avec Ded Kra-Z a porté ses fruits. Ce duo que certains ont assimilé peut-être à tort à une romance artistique a accouché de deux disques, «Limiè wouj » et « Jou pa’m ». Son premier opus en solo « Eudomination » compte une douzaine de titres. Dans « Eudomination », titre éponyme de l’album, la chanteuse scrute son passé via une sorte de rétroviseur de son parcours sur un terrain hyper machiste, le milieu du rap.

  • Dènye won

L’interprète de la chanson “Kite M Kriye” Rutshelle Guillaume est passée de présentation en Haïti. A mon sens, Rutshelle est un talent confirmé. Son deuxième album Rebelle est en quelque sorte une consécration. « Dènye Won », un texte écrit par Pascal Jean Winer, transmet une énergie que la chanteuse partage autour d’elle. Pour créer la provocation, on la voit partager un langoureux baiser avec l’Italo-Péruvien Pier Gramegna dans le clip de la chanson.

  • Work it

« Work It » est une collaboration du chanteur-percussioniste haïtien Shabba avec le groupe Bel Plezi. C’est le vidéoclip le plus hot de l’été. Et quand je dis hot, ça veut dire NSFW (« Not Safe For Work »). C’est aussi l’un des clips les plus tournés sur les chaînes de télévision locales. Vous en aurez plein la vue : une chorégraphie qui déchire, des « twerks », de l’exhibition et des bouffées de « weed », de narguilé . Ceci n’empêche pas cela.

Une playlist Made In USA

  • Wild Thoughts

Rihanna est la seule star dont je ne me lasse jamais. On a environ le même âge.  Alors que certaines vedettes de la chanson qui ont été mes idoles ne m’intéressent plus ou presque aujourd’hui.

Rihanna reste une artiste prolifique. Quoiqu’à mon goût,  ses premiers albums jusqu’à « Talk That Talk » ont eu un plus grand aura. Elle ne cesse de multiplier les collaborations. Il m’arrive d’être méchant avec mes amours. Je n’ai rien contre Riri. Cependant, sa toute dernière collaboration qui m’a vraiment marqué est celle avec Micky Ekko. Récemment, elle nous a livré « Wild Thoughts ». C’est surtout la guitare qui fait tout le charme de la chanson. Sans que le rythme provoque une montée d’adrénaline, la chanson incite-t-elle à avoir des idées cochonnes ?

  • Bon Appétit

Katy Perry ? Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ? Excentrisme ? Militante LGBT ? Sexy girl ? Pour moi, Katy est une vraie machine à tubes. Dès que je pense à elle, je pense à ses clips. Ce n’est pas sans raison qu’elle a récolté des trophées importants. Dans « Bon Appétit », elle nous livre un clip surréaliste comme à son habitude.

C’est surtout une chanson qui s’invite chez vous. Dernièrement, j’ai vu la star du Real Madrid, Marcelo qui s’y régalait avec sa famille dans leur cuisine.

C’est en fait ma prière du midi. La phrase la plus sexy qu’on peut lancer à un (e) collègue qui mange : « Bon appétit, bébé ! » L’été est surtout la période dans l’année où l’on découvre des merveilles musicales qui annoncent des tournées de fin d’année.


Gio Casimir, dans la peau du photographe haïtien

Gio Casimir, de son vrai nom, Jacques Georges Casimir est un jeune photographe haïtien. Né à Port-au-Prince, il voulait être diplomate. Finalement, il préfère photographier pour capturer l’histoire, notamment.

Il a découvert la photographie très tôt, à travers le roman-photo que lisaient sa mère et sa tante… Pour ses 8 ans, Georges a eu son premier appareil compact. Disponible, ordonné et sérieux, ses photos sont aussi bien des commandes que des photos prises à l’occasion d’événements couverts par le grand gars. Rencontre avec cet ami, ô combien passionné ! Jamais sans son fils (son appareil photo).

Dicton : « Photographier, c’est écrire l’histoire »

Lieu de Résidence : Haïti Contact : Facebook & Instagram 

Dans l’intimité de Gio

Gio Casimir se décrit comme « Un homme ordinaire dans un monde à l’envers. » Au fil du temps,  il a acquis certaines valeurs qui lui sont devenues très importantes dans ses relations humaines : intégrité, respect et tolérance, la gratitude. Au cours de son cursus professionnel, il a compris que le plus important était de trouver le juste milieu entre ses activités professionnelles et sa vie privée.

Gio
Photo crédit : Pascal Justafort

Dans sa vie privée, il a des difficultés dans ses relations familiales. Les familles haïtiennes ont tendance à oublier que nous grandissons et que nous développons nos propres ambitions et les plus susceptibles le prennent comme une insulte à leur autorité parentale. Professionnellement, la compétition déloyale de certains ou la mauvaise foi de certains clients est toujours un coup dur pour  lui.

Gio est un véritable « pye poudre » (voyageur). Il a accepté des contrats un peu partout justement pour le plaisir de découvrir d’autres visages et de nouvelles destinations. Le grand gars a passé une longue année à jongler entre la fac et le boulot sans compter les petites escapades hors de Port-au-Prince, en dehors des plans les uns les plus intéressants que les autres qu’il a  prévus.

Entre souvenir et préférences

Les tatouages l’ont toujours fasciné. À 16 ans, on lui a passé un savon monumental parce qu’il racontait à sa mère son désir de se faire tatouer un dragon sur le corps. Ironie du sort à la fin de sa thérapie sur le deuil de sa mère, il s’est  fait tatouer  la date de son décès. Il a aussi tatoué le mot UNBOTHERED qui traduit son état d’esprit depuis quelques années. Gio est à son troisième tatouage. Néanmoins, il ne sait pas encore s’il ne va pas se faire autre chose demain ou dans un mois.

Grand lecteur, il dévore les livres. S’il devait choisir un seul livre, ce serait « La voyageuse de nuit » qui est l’histoire d’une mère en agonie. C’est lorsqu’il s’est  retrouvé à son tour dans la même situation qu’il a mieux compris certains passages et qu’il se les est approprié. Comme auteur, sans réfléchir, il dira Yanick Lahens qu’il a découvert assez tôt dans « La Petite Corruption » et « Dans la maison du père ». Yanick a les mots qu’il faut et elle sait comment jongler avec eux, selon lui. Il a lu presque tout ce qu’elle a écrit et il n’est pas encore sorti déçu d’une lecture.

Gio, la photographie, c’est ta vie

S’il y a un truc qu’il  regrette c’est de ne pas avoir l’occasion de prendre sa famille en photo aussi souvent qu’il voudrait. Très tôt, il a développé la manie de prendre en photo ses cousins et cousines.

Il a travaillé avec des modèles exceptionnels comme Jean Woolmay Denson Pierre et Jonathan Cancoul. Au début de sa carrière, il voulait surtout faire de la photographie de mode. Du coup, il s’est tourné vers des visages atypiques. Il est ainsi tombé sur Woolmay. Avec lui, le courant est passé assez vite et il est resté jusqu’à son départ  l’égérie de la maison. À travers lui, il a découvert d’autres jeunes mannequins. Avec Jonathan, les débuts étaient différents parce qu’il était plus intéressé à la photographie qu’au modeling. C’est après la première séance qu’il a compris qu’il avait vraiment le potentiel pour être devant la caméra. Aujourd’hui, il est surtout motivé par ce qui sort de l’ordinaire même s’il doit choquer parfois.

Gio
Crédit photo : Fotograf Gio
Gio
Crédit Photo : Fotograf Gio

Par contre, j’ose dire qu’il est un photographe à fantasmes. Gio veut aider les gens à repenser leur nudité. Il est d’accord que c’est bien de cacher sa nudité sous les vêtements. Mais, c’est aussi socialement correcte  en même temps car la nudité n’a rien de laid ou sale.

Ses projets

Là maintenant,  il est sur deux projets majeurs, la préparation de son documentaire sur la vie d’Esther Boucicault et sa collaboration à la rubrique Intimi’thé du blog Publicad’Elles. En dehors de tout ça, il travaille aussi sur les brouillons de textes pour son blog Mon Grain de Sel.

Entre-temps, Gio doit aussi mettre en place les clichés pour une probable exposition photo prévue pour la fin de l’année. Sinon, il laisse faire le temps et les opportunités qui viennent souvent quand il s’y attend le moins. Il se dit ouvert à la vie et à ce qu’elle offre.

Actuellement, il est étudiant en Histoire de l’art et archéologie à l’Université d’État d’Haïti. Entre-temps, il continue de s’adonner à sa passion première. Dans l’immédiat, il veut surtout garder de bonnes notes et continuer à apprendre. L’histoire de l’art est un de ces rêves d’ado qu’il réalise. Il pense qu’à l’époque où il a découvert cette discipline à l’Ecole Nationale des Arts c’était la seule entité à dispenser ce cours.

Quand on grandissait le métier de photographe n’était pas ce qu’un parent souhaiterait pour son fils. Gio peut dire qu’il est chanceux puisque sa mère est la première à lui pousser à suivre un cursus professionnel s’il voulait vraiment se lancer dans la photographie. De surcroit, son père a rapidement suivi mais a toujours insisté pour qu’il fasse des études plus longues. Il croit que du moment que le photographe fasse bien son travail, qu’il ait de la rigueur. Le photographe peut vivre de la photographie en Haïti. La reconnaissance et l’argent ne viennent pas immédiatement mais une fois que tu fais tes preuves l’une et l’autre suivent. Il estime qu’ils sont nombreux à ne vivre que de la photographie.