Jack GABA

Le sens du port de casque chez nous!

photo: jack Gaba
photo: jack Gaba

J’ai circulé chez nous au Togo. J’ai vu le sens et l’importance du port de casque dans le comportement des usagers de la route.  Le port de casque est une passion chez certains usagers de la route mais un casse tête chinois pour d’autres. Il revêt un sens propre et figuré comme dans le dictionnaire.

Certains considèrent le casque comme une coiffure rigide, susceptible de préserver leur tête dans  les accidents de circulation. Je les vois porter le casque sur le vélo, la moto et même dans la voiture. Certains n’ont pas de moto mais ils ont acheté le casque pour préserver leur tête. Cela me faisait rire, les gens aussi se moquent d’eux.  En tout cas c’est rigolo quand on le porte dans une voiture. Mais ils me disent « il vaut mieux prévenir que guérir ».

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Pour d’autres, le casque c’est un appareil muni de protection  Bluetooth. Dans ce cas ils font l’effort de sortir avec leur casque. Ils le portent au phare de la moto. Le casque protège leur tête de loin. On dirait une protection Bluetooth. Ah ! oui ! je me rappelle que le casque signifie écouteurs dans un sens figuré selon le dictionnaire.  Je les vois souvent et personne ne se moquent d’eux.

 

photo: Jack Gaba
photo: Jack Gaba

 

Quand je suis dans les agglomérations, je vois beaucoup de gens conduire sans casque. Mais quand je m’éloigne des agglomérations il y a plus de gens qui portent le casque que ceux qui n’en portent pas. J’ai fouillé dans le dictionnaire et j’ai compris. Le casque signifie aussi un séchoir. Les gens l’utilisent pour assécher la sueur du long voyage ou pour réchauffer la température du corps pendant le voyage. Mais la plupart des accidents se produisent dans les agglomérations.

 

Je ne comprends rien. Alors j’ai décidé de suivre de près les conducteurs de moto. Quand j’arrive chez certains ils ont le casque soit sur la table ou soit collé au mur comme un objet d’ornement. Vous ne les verrez jamais porter de casque pourtant ils en ont. Selon ces personnes, le casque est une protubérance ou une éminence à ne jamais toucher.  C’est vraiment un objet d’ornement pour eux.

Tous ces gens, personnes ne se moquent jamais d’eux.

 

Selon les statistiques, de janvier à septembre 2013,  plus de 5200 accidents sont enregistrés et au moins 516 personnes ont y laissé leur vie.

Certaines vies humaines pouvaient être sauvés en portant seulement le casque mais hélas !

La situation devient alarmante, le gouvernement togolais prend le problème à cœur. Il décide du port du casque obligatoire pour tous les conducteurs et occupants d’engins à deux roues pendant la circulation. Les contrevenants à cette décision s’exposent à la rigueur de la loi à en croire le conseil des ministres du 27 novembre 2013.

C’est l’absence des sanctions  qui empêchent le port de casque et comment les conducteurs de moto prennent –ils cette décision du gouvernement ?

 


Togo 2014: hausse du prix des carburants à la pompe

crédit photo: chez nous
crédit photo: chez nous

Le prix des carburants à la pompe est revu à la hausse au Togo à compter de ce jeudi 16 janvier 2014. La décision est rendue publique ce mercredi nuit à travers un communiqué conjoint du Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, du Ministre des Mines et de l’Energie, et du Ministre de l’Economie et des Finances, sur radio Lomé et la télévision togolaise (TVT).

Dorénavant, les utilisateurs du carburant doivent débourser encore plus 50 F CFA de plus  par litre pour s’acquérir du carburant. La situation est la même pour le gaz de cuisine. Un aperçu sur les prix :

ProduitsAvant A partir du 16 janvier 2014
Essence super sans plomb

605 F CFA

655 F CFA
Pétrole lampant

490 F CFA

490 F CFA
Gaz oil

630 F CFA

679 F CFA
Mélange 2 temps

655 F CFA

745 F CFA
Gaz butane 6 kg

2 640 F CFA

3120 F CFA.
Gaz butane  12,5 kg

5 500 F CFA

6500 F CFA

 

 

 

« C’est la grande surprise, malgré les rumeurs de ces derniers jours sur une éventuelle augmentation des prix des produits pétroliers. Nous n’avons pas été associés à cette augmentation, parce qu’il y a une commission sur la vie chère chargée de plancher sur ces genres de sujets. Nous regrettons les conditions dans lesquelles la décision a été prise. Nous allons chercher à comprendre la situation (structure des prix) et aussi à échanger avec les associations sœurs, afin de savoir le comportement à adopter dans les prochains jours » a déclaré M. Aladjou Agouta, secrétaire général de l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) . (source : dutogo.com)

Depuis longtemps, le gouvernement a abandonné une partie de ses recettes, notamment les droits d’accises et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), pour alléger la répercussion de ces augmentations sur le prix à la pompe des produits pétroliers. Ce sacrifice coûte une  fortune estimée à des milliards chaque année. La subvention n’arrange guère la trésorerie de l’Etat togolais.

A compter du jeudi, 16 janvier 2014, les consommateurs vont devoir supporter la flambée du prix des produits pétroliers.

Dans les recoins du Togo, ce sont des grincements de dents, des lamentations. Tout le monde est plongé dans un désarroi complet.

Déjà les tarifs dans le transport font beaucoup parler les conducteurs de taxi et leurs clients. Les tensions montent et surement les prix seront revus aussi à la hausse dans les autres secteurs d’activités au Togo à voir la réaction des uns et des autres : « je dois augmenter aussi le prix de mes marchandises parce que je paie cher maintenant pour leur transport. C’est une évidence » vocifère Mme. Agbémadi Bébé, propriétaire d’une boutique d’alimentation générale à Kpalimé.

Pour ceux qui utilisent le pétrole lampant, le prix est toujours à 490 F CFA le litre. Les populations vulnérables n’ont pas beaucoup de soucis à se faire pour éclairer leur maison avec leurs lampions. Mais c’est l’Etat togolais qui fait augmenter le prix des produits pétroliers à sa guise pour faire souffrir sa propre population ? Que doit-il faire pour soulager la population togolaise ?


P.A.D.A.T lance 100 jeunes entrepreneurs agricoles et ruraux pour la relance de l’agriculture au Togo.

Le Projet d’Appui au Développement Agricole du Togo (PADAT) a renforcé la capacité de 100 jeunes entrepreneurs agricoles et ruraux pour améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits producteurs. La cérémonie de clôture de la formation a lieu ce 08 novembre 2013 à l’Institut National pour la Formation Agricole de Tové, préfecture de Kloto, à 120 km de Lomé.

photo Jack Gaba
photo Jack Gaba

100 jeunes entrepreneurs agricoles et ruraux et leurs proches sont tous joyeux et glorieux. C’est la remise des attestations de fin de formation aux jeunes hommes et femmes agriculteurs.

Du 05 Août au 08 novembre 2013, ils ont suivi en deux vagues une formation théorique et pratique les uns à l’INFA de Tové et les autres à CIDAP (Centre International pour le Développement  Agro-Pastoral) Baga à Niamtougou au Nord du Togo. Cette formation s’inscrit  dans le cadre du Projet d’Appui au Développement Agricole du Togo à travers l’une de ses composantes  « appui à la production et à la productivité » des exploitants agricoles.

M. Békéti, directeur général de l’INFA précise le curricula des récipiendaires :Beketi_curricula

Les jeunes sont placés en stage en milieu réel, chez les mentors entrepreneurs agricoles, qui ont eu aussi à affronter les difficultés que rencontrent souvent les jeunes dans la phase d’installation de leur projet.

« …De tout temps il y a eu toujours le chômage, mais les femmes et les hommes de bonne volonté ont toujours trouvé à faire » rappelle la représentante du préfet de Kloto aux jeunes récipiendaires. Elle souhaite vivement voir ces jeunes, devenir des travailleurs établis. Il n’y a donc plus de raison que ces jeunes restent les bras croisés.

PADAT a octroyé un kit d’une valeur de 100 000 F CFA à chaque jeune entrepreneur agricole formé.

La satisfaction est totale chez les récipiendaires. M. Beblenu Sewoda, souligne la valeur ajoutée de cette formation sur son activité :Recipiendaire

Les 100 jeunes entrepreneurs agricoles doivent produire et contribuer à la croissance économique du Togo. Mais les anomalies climatiques vont-elles favoriser cette relance de l’agriculture togolaise ?

 

 

 


Kpalimé : Une moto volée et 83,50 Kg de cannabis saisis, la police met la population à contribution.

crédit photo: Jack Gaba
crédit photo: Jack Gaba

Il sonne 9h30 ce lundi 04 novembre 2013. Les journalistes ont pris d’assaut le commissariat de la ville de Kpalimé. La police présente 83,50 kg de cannabis saisis et un voleur de moto.

Des colis de formes carrées bien emballés avec du scotch sont juxtaposés  à l’entrée du bureau de la police. De loin les journalistes s’attendraient  à une distribution des cadeaux de fin d’année.  Mais hélas ! Ce sont les 83,50 Kg de cannabis saisis par la police de Kpalimé. Ces produits illicites sont pris au niveau des postes frontières de Klomayondi, kamétonu et dans la ville de Kpalimé.

Pour l’instant la police a appréhendé 3 des trafiquants de drogue. Le commissaire de la ville de Kpalimé, M. Katanga Kassim, livre l’identité des trafiquants arrêtés et précise l’objectif de ce point de presse :katagan

La deuxième infraction porte sur le vol de moto. L’auteur s’appelle Dohou Ernest, 33 ans, cultivateur et béninois de nationalité. Né à Azové au Benin, Dohou Ernest réside à Hohoè au Ghana. Quand il passait, il a vu la moto de marque Sanya garée sous un arbre à Yaska au Ghana. Le conducteur a oublié la clé dans le contact. Ernest n’a plus tardé à prendre la moto pour venir vendre à Kpalimé. Alertée, la police a donc placé les gens pour acheter la moto. Interrogé M. Dohou Ernest reconnait les faits. Un voleur de circonstance ? Ou cherchait-il à voler en passant?

crédit photo:  jack Gaba
crédit photo: jack Gaba

Dans tous les cas il a volé la moto.

Le commissaire de police de la ville de Kpalimé invite toute la population à « dénoncer tous les individus suspects dans leurs quartiers en appelant le 117 ou 115 » pour contribuer à l’éradication de l’insécurité dans la ville de Kpalimé.

 

 


Lomé : Vol de moto à la gendarme.

crédit photo
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Deux gendarmes reformés ont  spolié  la moto d’un vendeur de chaussures le 19 septembre 2013 au niveau de la station d’essence Total  à Tokoin Hôpital à Lomé.

Il sonnait 1h30 du matin environ ce 19 septembre 2013. Kevin, vendeur de chaussures dames et hommes sur le boulevard  circulaire du 13 janvier,  a fini son marché. Il roulait avec joie sa nouvelle moto.  Il vient de l’acheter il y a de cela 3 jours.  Il a remorqué son jeune frère. Ils n’ont qu’un seul envie. Arriver vite à la maison.

Ils arrivent dans les environs de la station d’essence du quartier Tokoin Hôpital. Subitement, deux hommes habillés en uniforme de la gendarmerie togolaise les interpellent. Kevin et son jeune frère se sentent  plus en sécurité. « J’avais eu peur en les voyant de loin. Mais leur treillis m’a rassuré » martèle Kevin.

Ces gendarmes se sont remorqués sur une moto. « Ils n’ont pas de fusils à les voir. Mais l’un a un sac au dos dont j’ignore la contenance » continue Kevin.  Les gendarmes interpellent les deux frères : « Serrez ! Serrez ! ».

Kevin ralenti et serre la moto. Il raconte sa mésaventure: Vol des gendarmes reformés

Un des gendarmes  a donc pris la moto de Kevin. L’autre a remorqué le jeune frère de Kevin. Kevin  est resté seul. Il  prend un taxi moto pour rejoindre les gendarmes à leur poste.  Il ne verra que son jeune frère devant la sureté nationale. Ce ne sont pas des gendarmes mais des gendarmes voleurs reformés. Kevin regarde ses 450 000 f cfa déboursés pour s’acquérir cette moto de marque Haoujoue.

Il prend le courage à deux mains. Il va faire la déclaration du vol de sa moto.

Le 23 septembre 2013, la gendarmerie appelle Kevin : « Nous avons retrouvé ta moto, elle se trouve à la gendarmerie d’Adidogomé.» un quartier périphérique de la ville de Lomé.

Kevin a retrouvé la joie du cœur. Mais il n’est pas encore en possession de sa moto. Il explique : «…Les gendarmes me disent que  c’est le procureur de la république qui va libérer la moto. Tant que les voleurs ne sont pas encore déférés à la prison civile, je dois garder patience ».

Les citoyens sont souvent victimes de ces faits. Surtout pour les motos sans plaque d’immatriculation.

Que doit –on faire pour éviter ces vols ou démasquer les faux soldats qui pillent les citoyens ?

 


Togo: Tapis rouge aux jeunes entrepreneurs togolais

crédit photo
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300 jeunes de moins de 35 ans prennent part au premier forum des Jeunes Entrepreneurs togolais du 18 au 20 octobre 2013  au Centre  Togolais des Exposition et Foires (CTEF) – Togo 2000.

Environ 19 heures au CTEF- Togo 2000 ce 18 octobre 2013. Tapis rouge aux jeunes entrepreneurs togolais venus de tous les horizons du Togo. Des jeux de lumières par ci et par là. 300 jeunes entrepreneurs et aspirants à la création d’entreprise bénéficient des connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la création d’entreprises au Togo.

Ces jeunes sont entourés des entrepreneurs togolais et internationaux établis, ainsi qu’un nombre important d’acteurs économiques, sociaux et politiques du Togo et d’ailleurs. Ils transmettent aux jeunes participants leur connaissance et savoir-faire, nécessaires à la création et au développement d’entreprises innovantes.

Les objectifs prioritaires de ce forum sont plus précisément de : « – Réunir en un lieu unique de jeunes porteurs de projets et des professionnels susceptibles de les conseiller, créer des liens et favoriser les échanges inter-entreprises. – Offrir des solutions pratiques pour créer, développer, gérer une entreprise et accompagner à terme les projets d’entreprise les plus prometteurs. – Favoriser et promouvoir l’esprit d’entreprendre, développer une culture du savoir autour des nouvelles technologies. » soulignent les organisateurs.

En amont du forum, 450 jeunes togolais de moins de 35 ans ont proposé des projets du 1er au 15 septembre 2013 pour la sélection des 10 meilleurs projets innovants. Ces 10 jeunes entrepreneurs sélectionnés sont accompagnés par des mentors pour formaliser au mieux et de manière plus concrète leur projet. Il s’agit concrètement de trouver des clients potentiels, équipe, distribution, marketing, communication, financements pour ces porteurs de projet.

A l’issue du forum, un projet sera élu « projet entrepreneurial de l’année » par un jury et  sera récompensé à hauteur de 5 000 000 de F CFA.

Selon les organisateurs : « Il s’agit aussi pour les politiques et les institutionnels d’écouter les suggestions et les préoccupations des différents intervenants afin d’améliorer l’accès à la création d’entreprise dans les domaines les plus porteurs au Togo. Le Forum sera l’occasion d’échanger autant sur ce qu’on a appris et compris que sur ce qu’il faut changer et imaginer. » (source : blog du forum).

Cette initiative est soutenue par  le ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes ;  et celui des télécommunications et de l’économie numérique.