Judith Gnamey

Pourquoi les africains doivent faire plus d’enfants ?

Contexte : Démographie africaine, et si on en reparlait ?

Le président français Emmanuel Macron, dans ses nombreuses sorties, n’a cessé de fustiger la natalité de l’Afrique et de l’accuser d’être le soubassement de divers maux ; En effet, il semble que la démographie de l’Afrique l’ empêche de décoller.

Je ne suis pas experte en démographie et encore moins en sociologie, mais je voudrais marteler cette réflexion qui me vient à l’esprit, comme un cri du cœur.

L’Afrique s’est faite dépeuplée au travers de l’esclavage et de  la colonisation, sans oublier le taux de mortalité élevé et aujourd’hui le poids de la migration qui sont de vrais freins à l’explosion démographique de l’Afrique. Les Africains ont servi à alimenter les autres continents. Oui, l’Afrique est le réservoir humain du monde.

De 100 millions d’habitants en 1900, la population de l’Afrique est passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à 1,2 milliard en 2016. Selon les projections démographiques, dans les années 2050 la population de l’Afrique se situera entre 2 et 3 milliards puis 4,4 milliards en 2100…En 2016, le taux de fécondité  en Afrique est estimé à 4,7 enfants par femme, contre une moyenne mondiale de 2,5.Le record mondial de la fécondité appartient au Niger avec 7,6 enfants par femme en 2012 (Wikipédia, 2019).

 

crédit photo: Happuc Photography, image reproduite avec autorisation

L’accroissement de la population est-il un facteur de sous-développement ?

L’Asie fait 4 milliards – dont 1,4 milliard pour la Chine; la Chine qui depuis 2018, fait face à une décroissance de sa population alors que sa voisine l’Inde la talonne. Pour contrer cette baisse, le gouvernement chinois invite maintenant les familles à faire deux enfants, après avoir longtemps instauré la politique de l’enfant Unique.
La population de l’Europe, quant à elle, est de 800 millions d’habitants et elle ne cesse de diminuer, bien que certaines politiques encouragent les naissances ; il est clair qu’à ce rythme l’Europe s’éteint et est obligée d’accueillir des migrants.

Même si l’Afrique ne comptabilise pas encore les réalisations effectuées par l’Europe ou l’Asie et ne peut se narguer de vouloir augmenter sa démographie, sans offrir des conditions minimales de vie à sa population, la démographie reste une force. Un peuple qui n’augmente pas, s’éteint. L’Inde est l’exemple parfait, les natalités n’ont jamais été réduites et cela ne l’empêche pas de croître.

L’Amérique et l’Océanie, elles aussi, sont obligées d’accueillir des migrants, face à une population insuffisante. Notons aussi que la population de l’Amérique est de 1 milliard ; elle est pratiquement égale à celle de l’Afrique, et pourtant elle ne reçoit pas la pression comme l’Afrique, de diminuer des naissances et au mieux, de nombreux programmes étatiques, veulent peupler ces continents de migrants.

Que le nombre d’Africains ne nous inquiète pas. Le vrai problème de l’Afrique est ailleurs.

crédit photo: Happuc Photography, image reproduite avec autorisation

Qu’est ce qui empêche les Africains d’avoir une place honorable dans le concert des continents ?

 

Le vrai problème de l’Afrique est que nous ne consommons pas local. Les Africains vendent à bas prix leurs ressources, pour les racheter, transformés et extrêmement chers ; nous sommes friands de l’importation, nous délaissons nos valeurs et nos cultures. Que deviennent nos ressources, que faisons-nous de notre production ? Le cas, le plus frappant est celui du pain, qui est l’une des denrées les plus consommées du continent, sans que la matière première soit vraiment produite.

Au-delà de ce comportement d’achat,  les Africains ne se soutiennent pas, mais plutôt, partent en guerre les uns contre les autres.

Oui, tant que le comportement des africains n’aurait pas changé, la démographie serait un goulot d’étranglement, au lieu d’être un tremplin de développement. Et en réduisant la démographie, sans changer de comportement, absolument rien ne changera.

Je vais inévitablement m’attirer la foudre, mais oui, je le pense, les Africains devraient faire plus d’enfants. Et surtout adopter de nouveaux comportements économiques.


Le meilleur de Lomé

Une amie qui a quitté Lomé assez tôt me demanda ce qu’on pouvait visiter à Lomé; elle était un peu paniquée parce qu’ elle devait répondre à des amis mais n’avais pas de réponses (je sais que tu me liras, rires). Alors, je me suis dis qu’il serait intéressant de faire un billet. Ce billet n’est sans doute pas complet, j’attends vos ajouts en commentaires!

Alors, je vous propose une sélection de 10 choses à faire absolument à Lomé.

1.Le monument et la place de l’indépendance

Véritable emblème national! Il est le lieu par excellence des réjouissances de la fête de l’indépendance.

Place de l’indépendance/Crédit: canalblog

2. Le Palais des Congrès, l’emblématique Hôtel 2 Février et le Le musée de Lomé.

Côte à côte, ces trois entités contiennent à elles seules des bouts mémorables de l’histoire du Togo.

Palais des congrès/Crédit photo: Togofirst

Hotel 2 Février/Crédit Photo: Togo en Images

Crédit Photo: Togo Tourrisme

3. La plage de Lomé

Du sable blanc, des vagues, du soleil, des noix de coco, des brochettes et des boissons… Le wharf, témoin de la colonisation y trône et résiste au temps malgré son usure avancée.

Crédit Photo: Trip Advisor

4. Le grand marché de Lomé et la cathédrale de Lomé

Lieu de commerce historique, le marché de Lomé est un poumon économique important du Togo. La cathédrale de Lomé qui est situé au sein du marché la berce de ses appels aux angélus.

Crédit Photo: aLome

5. La colombe de la Paix

Un monument politique, mais aussi un lieu de réjouissances populaires lors des fêtes de fin d’année.

Crédit Photo: Observateurs

6. Le village artisanal

Il en vaut le détour…

Crédit photo: Togo Tourrisme

7. Le marché des fétiches

Lieu par excellence de trouvailles d’objets exotiques et particuliers. Il semble qu’on y trouve tout ce qui est hors du commun: des pattes de lézards aux cranes séchés de mouton..

8. Le monument des deux lions

Monument des temps modernes, il symbolise les armoiries du Togo, tel le regard de la nation sur la périphérie de Lomé.

Crédit Photo: TogoActualité

9. Le tour de la ville de Lomé

Ce n’est pas un seul lieu, mais quelques kilomètres de route à parcourir pour apprécier l’étonnante architecture de Lomé: Un étonnant mixage de maisons luxueuses et modestes, aux façades diverses.

 

10. Le Lomé by night

L’indispensable sinon l’unique à faire à Lomé; Regarder Lomé, bercée de lumière mais surtout apprécier les nombreuses adresses culinaires qui embaument la ville, ses bars, maquis et night clubs.

En bonus: Des lieux a découvrir par villes principales

Aneho: La maison des esclaves d’Agbodrafo, le lac togo et la ville historique de Togoville, l’usine des phosphates de Kpimé, le port de pêche et son magnifique embouchure, la cathédrale d’Aneho Kpalimé: le mont Agou, les cascades de Kpimé et de Womé, le Château Vial, la cathédrale de Kpalimé.

Atakpamé: la ville fruitière d’Agbonou, le barrage de Nangbeto, les restes de la Radio Kamina, la cathédrale d’Atakpame, la ville fruitière de Badou.

Sokodé: Carrefour commercial aux plats légendaires.

Kara: Les monts Aledjo, le palais des congrès, la place des évalas, l’Université de Kara.

Dapaong: Les monts defalé, les grottes de Nok.

Cela s’impose: Il faut visiter Lomé et le Togo pour comprendre !


La satire, nouvelle arme politique

Il y’a quelques temps, le président Faure Gnassingbé tenait ses propos «  aujourd’hui ceux qui intoxiquent et mentent ont trouvé un allié dans la technologie.. ». En ce moment, mon jeune esprit n’avait pas totalement cerné le poids de la chose. Ce ne fut qu’au départ forcé de Robert Gabriel Mugabe que j’ai compris. Aujourd’hui en Afrique, la satire est l’arme de guerre des citoyens « épuisés » contre leurs dirigeants.

Ce billet sera bref. Il pose juste un constat. La satire, pour faire simple est l’art de se moquer ou d’adresser de vives critiques à une personne.

Et puis quoi?

Robert Gabriel Mugabe, Yaya Jammeh, Yayi Boni, pour ne citer que cela ont été confrontés à de vives railleries au crépuscule de leur présidence. Ces propos démystifient l’individu, le dévalorise et met à nu ses incapacités. Cela amène la population à le désavouer et à le rejeter. Il s’agit d’une véritable guerre psychologique, favorisé par les réseaux sociaux et les hashtags, au terme duquel l’individu perd tout respect.

Aujourd’hui, Faure Gnassingbé est contraint de négocier, après avoir signé nombre d’accords politiques sans les exécuter et il sait que la pression vient aussi de cette satire de sa personne sur les réseaux sociaux. Chacun de ses gestes est aujourd’hui passé au peigne fin et tourné en ridicule. Comme quoi, il ne faut pas négliger le pouvoir des mots et celui de la satire en particulier.

Une nouvelle Afrique se lève aujourd’hui : Facebook et whatsapp sont plus forts que nos dirigeants.


Ce que Faure Gnassingbe fait au Togo

J’ai envie de voir le Togo changer. Et il a changé sous Faure Gnassingbe, mais à coups de dettes et de dépenses fastueuses. Au point où parfois, je ne sais pas si c’est le Togo qui change, ou si ce sont les poches de certains qui deviennent plus lourdes… J’ai toujours vomi Monsieur Jean-Pierre Fabre, à travers mes écrits précédents, ce monsieur qui selon mes analyses est l’un des plus grands fléaux de la politique togolaise. Je ne lui ai d’ailleurs jamais accordé mon suffrage électoral.

Cet article reste un fruit de la pensée de la négresse. Déjà pour comprendre ses mots, il aurait fallu lire un article, vieux d’un an déjà : « Ce que Faure Gnassingbe ne fait pas au Togo« . Ceci est une seconde partie de cet article, ils sont liés et ne peuvent être séparés.

Que fait réellement Faure Gnassingbe au Togo ? Le vrai du faux ?

Il reste silencieux, muet comme une carpe face aux agitations et douleurs du peuple qu’il dirige, du peuple sans lequel sa présidence n’existerait point.

Et aux rares occasions où il s’exprime, il tient des propos ironiques, à la limite insultants. Il rejette ses torts à coups de moqueries. Qui est cette « minorité » qui s’accapare des biens du peuple ? Qui est ce « sanguinaire » qui tue nos frères depuis août 2017?  De grâce, taisez-vous, Monsieur le président, si vos mots doivent être plus douloureux que votre silence.

Ce que Faure Gnassingbe fait de surcroît et qui est réellement alarmant, c’est favoriser des clans, pilleurs du Togo. C’est l’impunité accrue où des voleurs de deniers publics deviennent des conseillers a la présidence. Des marchés brûlent, de l’argent destiné à la construction des routes disparaît, des tirs à balles réelles sur des manifestants… Voilà le Togo qu’il dirige et dont il tient à rester président.

Pourquoi tenir à ce poste, si vous êtes réellement « l’homme simple » que vous prétendez ? Monsieur le président, êtes-vous tenu otage ?  Mais fuyez donc ! Sinon, criez et le noble peuple togolais viendra vous libérer. Car qui ne dit mot consent. Et aujourd’hui, non seulement, vous ne dites mot, mais pire, vous ironisez…

Voilà, à mon plus humble avis, ce qu’il fait au Togo et du Togo. Quant au reste, nous sommes tous, togolais et togolaises, coupables et impliqués, que ce soit par nos gestes ou notre inaction.

Pourvu que ce billet ne soit détourné à d’autre fins qu’à celui intellectuel…


Devrait-on parler de sa vie privée au travail ?

Je venais de décrocher mon premier « job » et mon père me donna sans doute le meilleur conseil qui soit. L’ai-je suffisamment écouté ? Ce ne fut que du vent pour moi, mais avec beaucoup de recul, je crois que je me serais évité beaucoup d’ennuis si j’y avais prêté attention. Voilà le trésor qu’il me confia : « Ma fille, au travail, sois courtoise et polie envers tes collègues, mais au grand jamais, ne te confie sur ta vie privée, ta famille ou tes amis… Discute, échange, rigole avec tous, mais sans jamais dire un mot sur tes réalités personnelles. »

Quelques années plus tard, me voilà, au travers des expériences, face aux réalités dont il voulait m’épargner : les relations humaines au travail !

 

Crédit Photo: Dreamstine CC

Et aussi loin que je me penche, aussi proche que je m’arrête, j’aurais dû mieux suivre ce conseil.

Nous passons plus de la moitié de notre vie sur notre lieu de travail, avec nos collègues ; nous subissons ensemble des difficultés et décrochons ensemble des victoires. Au fil du temps qui passe, les liens se tissent ; au travers d’un repas à midi, de la maladie d’un collègue ou encore des fêtes populaires ou des débats politiques ou sportifs. Dans un tel environnement, il est difficile, voire quasi-impossible de rester courtois et unis dans une équipe sans communiquer ; et souvent communiquer comprend aussi partager sur sa vie personnelle.

Pourtant, « full stop ! », il faut toujours garder personnelles, ses réalités personnelles. La tautologie en vaut le coup ! Personnel égal privé. Don’t touch ! Don’t say !

– Le plus courant est ce collègue, si sympathique au départ, qui commence à déballer ta vie privée et tes difficultés à tout le monde. Rien dans ta vie personnelle n’échappe aux autres. Aux travers de quelques confidences innocentes de ton cœur, tout le monde sait désormais tout sur toi : tes parents, tes amours, tes habitudes… Why ? Mais parce que tu as confié quelque chose de personnel à un collègue !

– Le second aspect est le collègue à qui tu te confiais et qui estime que tu es beaucoup plus privilégié que lui. Du jour au lendemain, il devient un adversaire redoutable, possédant des informations clés à ton sujet ; suffisamment d’informations clés pour te mettre des bâtons dans les roues. Mais fallait pas ouvrir ta bouche et votre relation serait restée cordiale !

J’avais une collègue à qui j’ai dit mon salaire déjà maigre, et moi qui espérait une augmentation ! Elle est partie se plaindre directement à notre chef, que je perçois plus qu’elle alors que nous avons la même charge au boulot. Pourtant, à l’embauche, elle avait donné ce montant de salaire elle-même et cela lui a été accordé. Alors que moi, ma demande a été revue à la baisse. En plus, j’avais un niveau d’instruction plus élevé qu’elle et aux premières heures de notre embauche, j’ai participé à sa formation. Ses plaintes n’ayant pas eu de suite, elle est revenue après se plaindre directement de moi et m’accuser de percevoir plus qu’elle, et de vouloir encore une augmentation.

Il y en a d’autres qui perçoivent plus que vous, mais qui vous envient quand même. Parce que vous gérez mieux qu’eux.

Avez-vous besoin de dire votre paie ? De dire vos privilèges ? Avez-vous été recruté ensemble (genre sous le même matricule) ?

Au fond, qu’avez-vous de plus, que quelques habitudes de travail à effectuer ensemble ?

– Pire encore, il y en a d’autres, à qui vous vous confiez sur vos limites au travail ou même des projets (peut-être pour l’instant incompatibles avec votre statut de salarié) et qui fait un rapport détaillé directement à votre boss. Et donc vous vous retrouvez avec une lettre d’explications ; juste pour avoir délié la langue autour d’un plat de fufu.

– Vous êtes tellement lié à un certain collègue que personne ne remettrait en cause ce qu’il dit de vous. Et justement, il utilise cette proximité pour faire croire aux autres que vous avez tels préjugés ou émis tels avis sur eux. Qui pourrait croire le contraire ? C’est votre collègue-ami ! C’est votre compagnon !

Le travail est le lieu par excellence de la concurrence : chacun veut démontrer ses capacités, avoir des promotions et par ricochet, accéder à un meilleur niveau de vie. Si vous avez envie de vous épancher, appelez un ami et déballez tout afin que rien ne vous reste à dire à un collègue. Un collègue est un collègue : rien de plus, ni de moins !

Aussi, que pensez-vous de raconter ses réalités de travail à ses proches ? Yes or no ?


Escale Côte d’Ivoire

Août 2017, le temps d’une pause ; je fis mes baluchons pour la côte d’ivoire. Il était temps de connaître ce pays légendaire de la côte, les descendants de la vaillante Reine Abla Pokou; La côte d’ivoire des humoristes célèbres, du coupé-décalé etc. Bref, destination Abidjan, escale Côte d’Ivoire.

Sans hésiter, mon choix se posa sur le voyage en bus. Voyager en bus est la meilleure façon de connaitre la route, de l’admirer, de voir ses reliefs mais également d’économiser. Un ami blogueur m’avait vivement recommandé la compagnie UTB (Union des Transports de Bouaké), pour sa « ponctualité » et son confort. Le confort y était tout de même, le bus était climatisé et agréablement animé par quelques télévisions ; quant à la ponctualité, nous avons quitté Lomé après 18 heures, bien au-delà des 16 heures prévus…

 

Abidjan…

La première traversée fut le Ghana, que je connaissais déjà assez… Dès la traversée de la frontière ivoirienne, je fus saisi par ce relief atypique de montagnes et collines entremêlés de fleuves et lagunes. Lomé, était une vaste plaine, Abidjan était un mélange de falaises, et lagunes. Des lagunes et des lagunes, il y’avait tellement d’eau à tous les niveaux… Que de merveilles assemblées!

La cathédrale et le sanctuaire marial furent les premiers lieux de notre escale ; de grands milieux verts et très religieux, accueillants et qui invitent à la méditation.
Abidjan m’a fasciné, par ses routes larges, ses lagunes, ses grands supers marchés et ramolli par ses embouteillages interminables. Espérons que le métro ne va plus tarder. La perle des lagunes a un système de transport lagunaire fluide et actif.

Sanctuaire Marial
Entrée Sanctuaire marial
Entrée Sanctuaire marial

Cathédrale d’Abidjan

Cathédrale d’Abidjan

Bouaké et Yamoussokro

Gare UTB de Yamoussoukro

Très tôt, nous primes la route pour le nord de la côte d’Ivoire, en faisant une première escale sur Yamoussoukro.
Yamoussoukro, la belle ! Yamoussoukro de Houphouët, et de la basilique. La basilique, elle est merveilleuse et mérite le détour. Elle est immense et témoigne de la grandeur d’Houphouët pour cette belle initiative.

 

Vue extérieure Basilique de Yamoussokro
Vue d’en haut Basilique de Yamoussokro
Basilique de Yamoussokro

Bouaké, fut notre troisième cap. Ah Bouaké ! Elle m’a séduite, la rebelle. Elle porte encore les stigmates de la guerre. Et j’y ai piqué une grosse crise, dans une banque où règne de l’anarchie. Il n’y a pas d’ordre à Bouaké, m’a t’on dit. Bouake flirte avec Korhogo et est le fief des rebelles. Cette ville m’a particulièrement marqué par l’arsenal de protection dont était muni toutes les maisons ; on se sentait dans un champ de guerre. Nos hôtes ne voulurent pas que l’on se tarda dans ses rues et nous reprîmes le lendemain la route d’Abidjan, pour une ballade lagunaire.

Société de Transport Lagunaire

Au total!

Côté culinaire, Souffrez de ma trahison, cuistots togolais, Abidjan est doux ! Abidjan est risqué ! Jamais, en dehors, de Lomé, je n’avais autant bien mangé !

Franchement, je reprendrais la route pour Abidjan, juste pour les mets abidjanais et cette merveilleuse croisade de falaises et de lagunes. Mais également pour l’accueil chaleureux des ivoiriens!


CAN 2013 : Voici les comptes!

 

Voilà, j’en ai marre de votre appel incessant à faire des comptes,
A moi, Ancien Premier Ministre, Titulaire d’une Maîtrise en Droit des Relations internationales et deux Diplômes d’études supérieures en Droit public et en Aménagement du territoire.
Vous pauvres blogueurs, étudiants, web-activistes, et pauvres, très pauvres citoyens lambda!
J’ai lu vos articles, vos conneries de papier, Ils m’ont écœuré, ils m’ont insupporté! Mais j’ai toléré!
Mais refuser qu’on cotise à nouveau et de cette façon si salaud

Ah non!

 

Voyez vous donc, nous nous ressemblons point.

Je suis si différent de vous que vous êtes miséreux

Ai je présidé ce comité pour rien? Suis je juriste pour rien?

j’attendais juste mon comptable particulier

Voilà donc vos comptes et surtout n’oubliez pas de les partager

Je vous accompagne dons avec votre hashtag #FaisonsLesComptes

 

Nous avons donc récolté au total 1milliard 876 millions cinq cent Milles Francs de vos miséreux frais de communication, de taxes sur la bière, l’huile, le sucre, le gari et le gombo et autres contributions.

Nous avons payé des billets d’avions à hauteur 977 millions, et pourtant cela n’a pas suffit. Comprenez pourquoi le retour fut si tumultueux.

Nous avons voulu des éperviers et des supporteurs dynamiques et à l’aise. Pour ce il a fallu payer leur offrir le repas du terroir; Vous voyez cela a payé, ils ont dépassé l’étape des huitièmes de finale. Il a fallu des condiments frais, directement venus de Kparandaou; Au total, nous avons dépassé 500millions. Rassurez vous, à notre élimination, il est resté des vivres, que nous avons offert au peuple sud africain si généreux.

L’eau de boisson était de nos préoccupations. Nous avons alors créé la société « Épervier » qui a produit l’eau Épervier Sport; cela nous as couté 200 millions.

Il a fallu payer le personnel; Nous avons été très pingres; Parce qu’il fallait payer le logement; Nous leur avons remis 200millions.

Voilà pourquoi, vos chers représentants ont dû dormir sur des bancs; Nous avons manqué des sous pour le logement. Malgré toute notre volonté. Vous, chers peuples ingrats n’avez pas assez cotisé. Je vous le promets, la prochaine collecte sera plus sérieuse. Il a fallu que je prête au comité, de ma poche, 300 millions. Bref, le logement excédait 600 millions…

Reste t’il encore un reliquat? Si oui, suivez mon regard…………

 

NB: Cet article est une pure fiction et n’est que le fruit d’une imagination débordante. Nous restons convaincus que très bientôt, notre cher Excellence Premier Ministre se prêtera au jeu de la transparence et fera les comptes.


Ne nous laissez pas mourir dans nos hôpitaux

Mardi matin, je me suis rendue au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara. La ville de Kara toute entière subit des délestages réguliers et c’était encore le cas ce mardi matin. Le groupe électrogène du CHU ne fonctionne pas, il semble qu’il est d’origine indienne et qu’il faut un ingénieur indien pour le remettre en état.

Les couloirs du CHU Kara sont plongés dans une pénombre totale. Certains agents de santé ne pourront poursuivre leur travail; Pour ce patient qui vient des confins de Pagouda, le déplacement a été inutile: rien que du temps perdu, de l’argent perdu, de l’énergie perdu et même de l’espoir perdu; l’espoir d’être soulagé de ces maux. Ailleurs dans le service d’Ophtalmologie,  les patients et accompagnants affichent une mine déconfite et désespérée. programmés pour une intervention chirurgicale, ils ont déjà été anesthésiés et à chaque minute de délestage, l’effet de l’anesthésie s’estompe. Il seront sans doute ré-anesthésiés à leur propre frais, alors qu’ils ont déjà rassemblés difficilement les sous. Où vont ils donc trouver à nouveau de l’argent? Ils vont devoir s’endetter encore. Le prix de leur guérison est bien amère. Mais ils se considèrent bienheureux, par rapport à ce patient admis en salle opératoire et dont seul Dieu connait l’état.

Mais quel est donc leur part de responsabilité à cet état de choses ? Quelle est leur faute, leur crime ? Leur faute est grave: ils sont pauvres, ils sont venus au CHU Kara, et le CHU Kara n’a pas un groupe électrogène fonctionnel.

Ceci n’est pas un billet classique: ceci est un avis; ceci est une lettre de demande; Ceci est une lettre d’information. Ce n’est non plus un coup de gueule ou une réclamation; Nous venons d’un cœur triste, épuisé et essoufflé par les réalités dans nos hôpitaux. Nous avons assez réclamé sans succès, Nous préférons donc vous supplier d’avoir pitié de nous, des nôtres et des vôtres. Chères autorités togolaises, nous vous en supplions: ne nous laissez pas mourir dans nos hôpitaux pour des maux bénins. Ne transformez pas nos hôpitaux en mouroirs. De grâce, équipez nos hôpitaux. Il faut bien que nous existions pour que vous soyez des autorités; Afin que vous ayez une population conséquente à diriger. Pour votre propre prestige, afin que l’on dise que vos hôpitaux sont acceptables, et que vous dirigez un nombre important de gens; De grâce, ayez pitié de nous. Merci


Ce que Faure Gnassingbe ne fait pas au Togo

Je vais inévitablement m’attirer la foudre. Mais il le faut. Je suis de ceux qui aiment la politique, ceux qui l’adulent, ceux qui aiment regarder et étudier chaque fait politique sur l’angle de la critique. Et Monsieur Faure Gnassingbe, je me complais souvent à le critiquer.

Mais il y a de ces moments, où lorsque dans le froid de votre lit, lorsque les lumières se sont éteintes et que rien que le silence vous parvient à l’oreille, le sommeil se refuse à vous, vous n’avez d’autre choix que de réfléchir. Réfléchir à vous-même, réfléchir sur vous et réfléchir sur les idées que vous défendez. C’est parfois à la faveur de faits qui vous ont contristé, de faits qui vous ont irrité… Et ces mots, je les écris, après avoir vécu tout cela.

 

Il est réellement plus simple de se trouver vite fait, bien fait, un coupable : le président de la République.

Mais est-ce réellement Faure Gnassingbe qui empoche chaque centime, chaque pièce détournée, chaque jour dans les caisses togolaises. Non, il s’agit de Togolais et des étrangers, toutefois aidés par des Togolais.

Est-ce Faure Gnassingbe qui jette ses sachets plastiques et autres ordures dans la rue ? Non, il s’agit de nous tous, braves citoyens togolais.

Est-ce Faure Gnassingbe qui empêche nos jeunes sœurs et frères d’étudier au point qu’ils sortent de l’école plus abrutis qu’ils n’y soient rentrés ? Non, c’est à la fois les parents, les ainés, les accompagnants et les élèves eux-mêmes qui ont démissionné de leur rôle.

Est-ce encore Faure Gnassingbe qui nous empêche de bien faire notre travail ? Non, soyons réalistes. Même avec un minimum de moyens, on peut faire assez.

Est-ce toujours ce même monsieur, Faure Gnassingbe, qui à lui seul pourrait truquer des résultats d’élections ? Non, il lui faudrait de l’aide.

En réalité, le savant qui l’a dit avait réellement raison. Nous méritons le dirigeant que nous avons. Nos dirigeants ne sont que notre propre reflet. Un seul homme, un groupe d’hommes ne peut venir à bout d’un peuple que si ce peuple lui-même à la base est complice, corruptible et doté des mêmes défauts.

Togolais, Africains, de quelque bord que l’on soit, soyons réalistes. Tout changement commence à la base et par nous-mêmes, par toi qui lit. Si nous voulons d’autres choses, nous devons agir autrement. sinon, nous sommes tous complices de la médiocrité de nos États, car nous mêmes, nous sommes médiocres.

Togolais, Africains, œuvrons comme si tout dépendait entièrement de nous, car en réalité cela dépend de nous.

Veuillez surtout noter que ce billet n’est pas à visée politique!!!


A propos de Miss Togo 2016 (Epilogue)

Je suis une citoyenne togolaise épanouie aujourd’hui. Ah oui! Après quasiment vingt-deux années d’élection Miss Togo, ils ont enfin choisi ma candidate de coeur. N’en déplaise à certains! Le vin est tiré, buvons le!!!

Je ne voudrais avoir la prétention d’égaler les mots éloquents de Guillaume Djondo, ni le venin cruel de Eteh Adzimahe.Celui là, d’ailleurs est un salaud bien affirmé que même les sorties en tenue de vérité des miss n’adoucit pas. C’est un cas perdu!!! Mais je voudrais juste tirer l’épilogue de ces élections Miss Togo 2016.

Retenez juste ceci: Miss Kpevika n’a pas été élue Miss Togo 2016; Après avoir insulté tout un peuple,d’abord par ses réponses insensées, puis ses audios dénigrants, elle a pensé se représenter avec un zovu, que dis je!? Elle a été élue deuxième dauphine et a pourtant encore eu la chance de nous insulter encore au travers d’une mine déconfite; sa moue est digne de rentrer dans les mémoires fortement mémorable des histoires des miss Togo.

Même si le samedi 27 août 2016, les togolais et togolaises n’ont pas vu certaines de leurs candidates se faire élire miss, le peuple tout entier, comme un seul homme a salué la non-élection de Miss Kpevika comme miss Togo 2016.

Crédit photo: facebook
Crédit photo: facebook

Il y en a qui se demandent pourquoi nous passons autant de temps à critiquer et à lancer du venin aux miss. D’autres nous disent moins belles qu’elles et donc envieuses.

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Mais tout à fait, si nous étions aussi belles, nous serons candidates à Miss Togo. Rires. Comme on dit chez moi, beauté, c’est « Dieudonné ». C’est à dire don de Dieu. Si je l’ai pas, où est ma faute? Mais la culture! La culture, ça se cultive et même si j’aurais eu du mal face à certaines questions, ya des idioties qui se disent pas!!!

Mais le comité Miss Togo est bizarre hein! Ils demandent certaines définitions dignes d’un diplôme d’environnementaliste. On les veut belles et intelligentes mais n’exagérons point. Sont elles destinées à devenir des enseignantes en environnement ou bien à faire des oeuvres sociales? Je crois qu’il faut recadrer les questions et leur demander plutôt des choses simples, des exhortations à faire devant les populations. Sinon autant sélectionner au casting sur la base de diplôme. J’ai parlé! Et celui qui n’est pas d’accord, qu’il définisse énergies renouvelables, réserves naturelles sans google… Ha ha ha…

Au demeurant, ce n’est absolument pas de notre faute si au Togo, aucun événement social ne nous amuse autant, s’il n’existe point de divertissements qui nous occupe. Le football est en pleine déchéance et nous meurtrit le coeur au lieu de la réjouir. Ce n’est pas encore de notre faute si la politique togolaise est des plus invivables. Et enfin ce n’est pas de notre faute, si le comité Miss Togo refuse d’innover: même présentateur, même président, même designer… et comme le disent certains « les mêmes sourires des miss »

Bref nous n’avons que ça pour nous distraire. N’en deplaise aux aigris. Rendez-vous au marrakech du rire togolais l’année prochaine! La paix dans vos coeurs!

Cordialement

Crédit Photo: Facebook
Crédit Photo: Facebook


Etudier : pour la richesse intérieure mais pas toujours pour la richesse financière !

La nouvelle chanson du célèbre groupe togolais Toofan –  » Eledji  » –  fait beaucoup de personnes tristes. Eh oui, bien que leurs fans se trémoussent au son de la mélodie, cette chanson nous rend pensifs : une phrase revient en boucle, pesante comme une épée de Damocles :  » La vie, c’est les moyens… »  Malheureusement aujourd’hui vivre c’est avoir les moyens ! Les moyens de vivre sa vie. Un jeu de mots pour ne dire que ce que tous savent : « L’argent est le nerf de la guerre ».

Dans ce sillage de faits, beaucoup de parents encouragent leur progéniture à étudier pour gagner sa vie, pour avoir une vie aisée. Et ils n’ont pas tout à fait tord. Parce que dans leur Afrique, au lendemain de la colonisation, les personnes ayant eu du succès dans leurs études étaient celles qui étaient nanties. Mais peut on encore s’accrocher à cette image aujourd’hui, lorsque dans ces mêmes pays africains, les lettres de demande d’emploi restent sans réponses et que les jeunes diplômés sont ceux qui font les taxi-motos dans nos rues ? Les clichés sont tels qu’il faut se l’avouer : étudier ne rime plus avec richesse. Bien au contraire, les riches d’aujourd’hui sont des commerçants illettrés qui embauchent à leur service des diplômés pour combler leurs manquements !
Ironie du sort ? Destin ? Moquerie divine ? Quoi qu’il en soit, agir autrement s’impose aujourd’hui. Et continuer à inciter les jeunes à étudier pour s’enrichir devrait relever d’un abus de confiance,d’une tromperie d’aîné dépourvu d’arguments sérieux. Devant ce fait, beaucoup de jeunes africains se demandent pourquoi étudier ? D’aucuns se réfugient dans l’entreprenariat, mais malheureusement la grande partie échoue…
Etudier aujourd’hui n’est pas un levier de richesse ou de travail garanti. Etudier aujourd’hui sert à ouvrir l’esprit, à apprécier l’autre qui est différent de soi. Etudier sert à se cultiver.
Le reste : le travail, la richesse, cela dépend de toi et de tes choix de vie.


Mais qui est Bob Marley?

Au moment où j’ecris ces mots, je suis remplie d’admiration.. d’admiration pour Bob Marley. Bob Marley que je ne connais pourtant. Non il faut que je l’avoue je le connais pas. Parceque pour moi connaitre une personne de renom comme lui c est lire un ensemble d’écrits, d’analyse à son sujet… Bref Bob je ne le connais pas.

Et pourtant je l’aime. Oh que oui. A force de l’écouter, de force toute la force, la puissance qu’il met dans ses chansons, a force de le voir adulé ici et là. Donc je suis fan de Bob

Si vous avez lu cet article, croyant en apprendre un peu plus sur Bob Marley et bien, je suis désolée.  Je n’ai rien a dire. Mais comment donc un monsieur, aux cheveux pas si jolis que ça, a pu autant influencer notre monde et continue à l’influencer? Quel est donc cette alchimie que ce nom provoque? Pourquoi le 11 mai de chaque année, cet engouement demeure et se fait grandissant? Comment comprendre que chaque jour de notre existence des milliers de chanteurs produisent des tubes et restent impopulaires quand nous nous extasions devant les chants d’un monsieur mort depuis des trentaines d’années?

Crédit photo: rolling stone.com
Crédit photo: rolling stone.com

Bob Marley, je ne te connais pas. Mais je te respecte et j’espère aussi laisser quelque chose après moi!

Et si nous découvrions ensemble ce documentaire sur Bob Marley?


Après la pluie…

Pour X ou Y, certains et certaines parmi nous se surprennent et surprennent les leurs à être parent… Dans leur chemin de jeune âge, dans les limites extérieures d’un couple bien formel, au travers d’une aventure sans lendemain, à la recherche de plaisirs du corps ou même encore dans l’espoir d’être aimé…

« Grossesses indésirés », voilà comment nous les appelons. Cela signifie t’il aussi « bébé indésirés »? Que deviennent ces bébés qui échappent à l’interruption de grossesse? Zoum sur quatre parents pas prêts…

Laurent et sa petite amie ont vu le trait rouge sur le test de grossesse. Ils venaient tous deux de terminer leurs études. Tous deux chômeurs. Ils s’aimaient. Ils étaient chrétiens. Il allaient avoir un bébé. .. Deux ans aujourd’hui Laurent dit: « ça a été la fin de notre histoire. Cela a été catastrophique. Elle ne me comprenait pas, ses parents me rendaient la vie impossible, elle ne me soutenait pas. J’ai subvenu à tous ses besoins… aujourd’hui je travaille et mon fils ne manque de rien… peut être de son père… »

Aude et Samir ne savaient pas s’ils s’aimaient ou pas. Il se sentait juste bien ensemble. Rien de plus. Du bébé Samir n’en voulait pas. Aude voulait son bébé dans les bras et non dans les toilettes « ce bébé a tout changé il a été le début du bonheur. On a voulu construire quelque chose. On a tu les divergences. On est si heureux aujourd’hui. Grâce à Dieu… » Samir affirme: « Je me suis découvert amoureux d’elle… »

Deby aimait follement Kevin.Il était sa vie, son tout. Pourtant aussitôt la grossesse annoncée, il disparut. Deby est pourtant, 5 années après d’un bonheur resplendissant : « Je suis si heureuse dit elle; Ma fille est une merveille. Je ne regrette rien. J’ai vécu l’enfer. Seule, sans travail, sans argent. Je n’ai pas de nouvelles de lui  »

Alexia était en couple. Aimée et aimante. Du moins ce à ce qu’elle pensait. Tombée enceinte les problèmes et histoires se sont accumulés. Ce fut la rupture.  » Aujourd’hui dit elle, mon fils est ma joie. Il a deux ans et je ne regrette rien; son père veut revenir dans nos vies… »

« Il est marié et j’en savais rien raconte Carmen en pleurs. Il a exigé que j’avorte. Il m’a abandonné. J’aime ma file, mais mon coeur est plein de rage envers lui. »

Thierry était aux bords des larmes:  » Il a 6 ans mon fils… nous étions au collège. J’ai l’impression d’avoir gâché sa vie. Cela pèse sur ma conscience. Elle a rompu avec moi. Elle me dit qu’elle ne veut pas être malheureuse. Qu’elle a besoin d’argent. Je me sens inutile.  Je fuis mon fils. .. »

Après la pluie, ce n’est toujours pas le beau temps. Parfois oui, parfois non. Quoi qu’il en soit la route n’est jamais facile. Mais la vie, l’enfant reste toujours un bonheur dans les coeurs.

Credit photo : Facebook
Credit photo : Facebook

 

Toutefois la décision de l’acte sexuel mérite d’être réfléchi. ..

 


Revoir Cotonou et désespérer

Amitiés et événements: Tels sont les mots qui m’ont conduit à Cotonou puis a Porto-Novo aujourd’hui.Événement heureux où l’amie se doit d’epauler l’ami…Quelle joie pensais je! revoir aujourd’hui Cotonou, à l’aube d’un événement si grand: les élections présidentielles.

Cotonou était malheureusement la ville triste qu’elle est depuis que Yayi Boni la tient: Petites routes, sans ombrages, sans arbres, routes couvertes de sables… Bien que Monsieur le Président sortant y ait mis un échangeur, les nouvelles routes rendaient Cotonou plus laide à mes yeux qu’elle ne l’était en 2009,

Cette fameuse campagne électorale avait laissé bien de traces; De Hillacondji (frontière Togo – Benin) à Sèmé (frontière Benin – Nigeria), les affiches de candidats etaient nombreux et jonchaient les rues.Les portes, les murs, les paneaux publicitaires, rien n’echappait… la plupart déchirés, me dit on parceque la campagne était finie. Mais on s’imaginait aisément les messages… Zinsou, Talon, Ajavon et autres candidats méconnus avaient les leurs… Pourtant il me semble que ceux de Zinsou étaient les plus déchirés…

Rien de plus beau que débattre politique aujourd’hui à Cotonou. Absolument rien. Ce frisson qui vous parcourt; quand vous prenez pleinement conscience du fait que vous participez à l’histoire, que vous écrivez l’histoire, que bientôt UN AUTRE sera président du Bénin. Quelle émotion pour quelqu’un qui désire du neuf!!!

Pourtant déception sur déception, tous mes interlocuteurs s affichaient pro-Talon. Zinsou était celui qu’il fallait éliminer! Zinsou n’avait que des défauts et Talon des qualités!

De quel droit ont ils oublié que Talon était aussi français? Qu il a travaillé avec et instauré Yayi Boni? Comment peut il incarner la rupture juste pour avoir eu une mésentente avec le president sortant?

Crédit photo : Le monde Afrique
Crédit photo : Le monde Afrique

J’ai revu Cotonou et j’ai désespéré

Désespérer de l’aspect triste et sale de cette ville

Désespérer de voir que beaucoup semble n’ont rien compris et que le temps d’expliquer est passé et qu’il faut maintenant choisir…


Être femme aujourd’hui

Chère petite sœur,

C’est avec beaucoup de joie que j’ai reçu ta lettre où tu me relatais les préparatifs de ton association dans le cadre du 8 mars. tu me disais que vous vouliez célébrez les femmes et en particulier celles de ton école en leur proposant des spectacles et divertissements.

J’ai toujours été si fière de toi, de ton engagement dans l’associatif. Dès ton jeune âge, nous avons tous constaté ta volonté à impacter ta communauté. Aujourd’hui tu es une jeune femme et tu célèbres la femme. Drôle de jeu de mots: Jeune femme qui célèbre la femme. Oui ma belle, parce que tu es encore bien jeune… et bien loin de moi, la pensée de me moquer de ta jeunesse, car jeunesse est richesse. Tu es riche de ta fougue et de ton dynamisme.

Je te dirai juste qu’être femme aujourd’hui, c’est faire face à des défis; celui de la maternité, celui de la rentabilité, celui du foyer. c’est pouvoir assurer partout ,en même temps, et efficacement. Être femme aujourd’hui c’est être pouvoir être une super héroine, une mère aux petits soins de ses enfants, être une mère présente pour ses enfants, une mère qui anime la vie de famille. c’est tout autant prendre soin d’un mari et de ses caprices. c’est tout autant faire place à un travail aujourd’hui où le monde du travail est celui de la concurrence, de la performance, de défis nouveaux et perpétuels, de la rentabilité. il faut tout autant prendre le temps de prendre soin de soi même et de s’adonner à ses hobbies.

C’est si dur et passionnant à la fois…

je ne dirais pas plus aujourd’hui. j’espère juste que tu sais réellement ce qu’est être femme aujourd’hui..

Crédit photo: Jeune Afrique
Crédit photo: Jeune Afrique


J’ai 40 ans et je vis chez mes parents

Hier Ahouefa est venue me rendre visite,

finalement après tant de refus, elle a franchi le rubicon de ma porte et moi celui de son cœur

Ses si belles rondeurs, toutes mises dans une si jolie robe a fait déborder ma joie.

mais Ahouefa ne comprend pas pourquoi encore, à 40 ans, je vis chez mes parents…

 

Dimanche, papa et maman, ont reçu des invités, un couple et leurs enfants

Il a fallu faire le service d’accueil et du repas, Il a fallu leur faire à manger et les rafraîchir

Leurs enfants me regardaient avec de gros yeux étonnés.

Ils se demandaient, sans doute, pourquoi la quarantaine sonnée, je vis encore chez mes parents et que j’effectue le service de maison…

 

il y a deux mois encore j’étais un homme amoureux et aimé

Essi, je l’adulais! Elle me regardait amoureusement!

Et pourtant elle a préféré s’en aller avec un autre, un autre qui n’habitait pas chez ses parents

Car elle n’a pas compris pourquoi à la porte du jubilé d’argent, je vivais encore chez mes parents.

 

Je vous l’interdis!!!

De dire de moi que je suis un raté!

J’ai été à l’école! J’ai étudié! J’ai eu des diplômes! J’ai écrit bien de lettre de demande d’embauche!

Je n’ai jusqu’alors juste pas trouvé de travail…

…ou du moins ce un travail qui me permit de quitter la maison de mes parents!

 

crédit photo: frayerneuf.net

 

Mais maintenant je n’en peux plus! Je voudrais construire ma vie et quitter la maison de mes parents

Je voudrais pouvoir trouver un travail!

Dites à ces politiciens et administrateurs, que j’ai besoin de travailler

De produire quelque chose de ma vie et de mes compétences acquises.

Que la politique qui me convaincra est celui qui me donnera un emploi

D’enfin d’avoir une valeur aux yeux des miens, que l’on me donne la place due à mon âge et à mes diplômes!

 

Parce que avoir 40 ans et vivre chez ses parents, est le gouffre où me plonge mon chômage!


La maternité m’a changé

Je suis de ces femmes que beaucoup considèrent comme des femmes de caractère, des femmes impressionnantes et sans doute les mêmes qui coiffent Sainte Catherine. Il est vrai que souvent, j’ai ressenti peu d’attraits pour le mariage, la vie à deux ou les enfants. Les études et les inventions scientifiques m’accaparaient le cœur et le corps.

Ma fille fut autant un revirement à 180 degrés qu’un cap sur une autre destination en pleine mer. Au début : peur, consternation et dégoût pour moi-même s’entremêlaient. Je n’étais pas prête, et me demandais comment cet être pouvait m’habiter. Je n’étais pas prête, mais mon cœur l’était!

Les jours se succédaient et chaque jour cet être se faisait plus présent dans mon corps, plus exigeant et moi plus renfermée, plus fatiguée, plus déprimée. Allais-je réellement devenir mère ? Pourquoi ?!

 

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Notre société a tout de même de si belles valeurs. Elle accompagne réellement une femme enceinte. Que de cadeaux reçus aux marchés et en boutique comme dons au bébé à venir. Que d’attentions des passagers sur la route. Un véritable piédestal que ce ventre rond. De si gentils mots et tant de regards portés sur soi. Une femme enceinte est si belle ! Elle fabrique une vie ; elle porte la vie.

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Et enfin un matin tu décides qu’il est temps qu’on se rencontre, que tu rencontres ce monde. Ce bébé a changé ma vie et mes priorités. Ce bébé m’a montré que la vie de famille est belle, si belle. Ce bébé m’a montré qu’interrompre une grossesse, avorter, c’est se priver de tant de joies… Ce bébé m’a changé…

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Signé: Coeur de Négresse

 


Premier Noël

Maintenant que je suis maman,
Tu es la lueur qui éclaire ma vie
Je suis heureuse de t’avoir toi ma fille
Qu’il est beau de dire « ma fille »

Voilà ton tout premier Noël
Le tout premier de ta vie
Tu es encore si petite
Et tes regards se posent étonnés, sur ce brouhaha qui t’entoure

Noël, ma perle, est ce que les parents ont trouvé de mieux pour faire des cadeaux aux gentilles filles comme toi
Noël, c’est Jesus qui nait comme toi

Le monde est rempli de joie, comme moi je l’ai été…
Bébé
Je veux compter avec toi au moins cinquante Noël
Je voudrais t’acheter de beaux souliers mais le père Noël te les apportera
Avec toi, je pense aux enfants de la rue, qui vivent dans le froid et sans cadeaux

La couleur rouge que tu regardes si étonnée est celle de Noël
Ma fille à moi, joyeux premier Noël