Le Citoyen

Le terrorisme comme campagne électorale.

Le terrorisme a de nouveau frappé en Grande-Bretagne ces dernières semaines: des camionneurs fous qui roulent sur des piétons effrayés, des fillettes victimes d’une bombe alors qu’elles écoutaient innocemment un concert d’Ariana Grande; pour nous autres occidentaux il n’y a pas plus abject, plus terrifiant mais, surtout, de plus incompréhensible. Ce n’est pourtant pas une tuerie au hasard, mais bien le fruit d’une macabre campagne électorale d’un genre et d’un cynisme tout particulier.

L’acte terroriste comme acte politique et stratégique.

Nous sommes à quelques jours des élections législatives britannique, moment démocratique fort où tout le parlement va être renouvelé. Or, les conservateurs sont plutôt en mauvaise posture, du fait de leur incapacité à prévoir le Brexit et, le retrait de l’Union Européenne est très mal vécu par une partie plus importante de britanniques qu’on ne le croit, surtout après les révélations sur les mensonges utilisés pendant la campagne pour leur forcer la main.

Dans ces conditions, le choix de l’Etat Islamique de frapper à ce moment est nécessaire pour leur combat. En frappant comme ils l’ont fait, ils permettent de raviver la peur des britanniques de l’étranger, qui était le sujet phare des pro-brexit et, qui fut le vrai sujet du débat à l’époque. Les auteurs des attentats étant vu comme musulmans avant d’être britanniques (ce qui est une grave erreur), le risque de tension du climat politique ainsi que d’aggravation des discriminations est sans précédent, ce d’autant plus que la Grande-Bretagne vit dans un sentiment de retour de la xénophobie depuis le brexit. L’idée des terroristes est de pousser la population et le gouvernement à discriminer la population de confession musulmane pour la pousser dans les bras de l’Etat Islamique. Un scénario qui n’est pas sans rappeler ce qu’il s’est passé au Nigéria.

Dans ce pays parmi les plus riches d’Afrique, une secte fondamentaliste, Boko Haram, s’est développée dans le nord-est du pays dans les années 2000. A l’origine constituée de quelques centaines de membres désorganisés et rejetés par la communauté musulmane, son importance et sa force s’est décuplée lorsque le gouvernement majoritairement chrétien décida de réprimer le mouvement en faisant un usage aveugle et honteux de la violence contre la population musulmane du pays, considérée comme des citoyens de seconde zone. Étouffée entre un gouvernement corrompu qui les agressent le jour et, Boko haram qui les rançonnent la nuit, de plus en plus de musulmans nigérians se sont retrouvés contraint de rejoindre le mouvement fondamentaliste. Ces violations de l’Etat de droit furent le socle sur lequel permet encore de survivre ce mouvement, malgré les défaites subies.

L’urgence de notre remise en question.

Amis britanniques et européens, ne reproduisez pas cette même erreur, c’est exactement ce que veut l’Etat islamique. Pour combattre le terrorisme religieux de Daesh, nous devons combattre les racines du mal en s’attaquant aux discriminations et aux injustices qui nous minent, non en en créant de nouvelles. Nous devons chercher à comprendre pourquoi des citoyens sont prêt à tuer; nous y verrons qu’ils le font souvent parce qu’ils sont convaincus par le désespoir  ou par la rage, non par une prétendue « haine naturelle ».

Il n’est pas trop tard pour repenser notre politique anti-terroriste et, à vrai dire, cela devient en vérité extrêmement urgent. Car nous faisons pour le moment fausse route avec nos dérives sécuritaires qui alimente l’ennemi au lieu de l’affaiblir.

Le combat continue,

Sébastien KEREBEL

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Alep, notre Guernica du 21ème siècle

Les jours passent et les nouvelles se ressemblent, avec son lot de bombardements chimiques et d’artillerie. Après 5 ans d’une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de réfugiés; la Syrie est à bout de souffle, gangrenée entre un régime de Bachar Al-Assad qui veut rester au pouvoir et, un Etat Islamique qui se nourrit de leur désespoir pour survivre. Dans cette guerre la ville d’Alep, bien que stratégique, n’est pas indispensable pour ce qui reste de la rébellion. Morcelés dès l’origine, entourés de groupuscules djihadistes ou salafistes, les rebelles « pro-démocratie » ont l’habitude de faire beaucoup avec peu.

Mais à l’image de Guernica en 1937, elle est un symbole: celui de l’impunité. Lorsque les stukas plongèrent pour bombarder des civils désemparés simplement pour tester leurs nouvelles armes, l’indifférence gênée mais réelle des européens servit de feu vert pour les ambitions folles d’Hitler et de Mussolini. Les idéaux totalitaires avaient la preuve qu’ils pouvaient, sans crainte, s’en prendre aux plus faibles, comme ils l’avaient déjà fait avec l’Éthiopie un an auparavant.

L’abandon des civils syriens permet à Bachar Al-Assad de se maintenir au pouvoir

La guerre civile espagnole ne s’arrêta pas avec Guernica, mais les républicains avait à ce moment précis perdu la guerre. Car ils se savaient abandonnés et leur ennemi, soutenu et armé. Aujourd’hui, que voyons-nous? L’abandon des civils syriens permet à Bachar Al-Assad de se maintenir au pouvoir, grâce au soutien de Vladimir Poutine qui en profite pour tester son nouveau matériel, ses nouvelles armes et, montrer au monde l’image de la « nouvelle armée russe ».

L’ONU, pourtant créée spécifiquement pour empêcher de nouvelles guerres, est honteusement dévoyée de son but et transformée en joute verbale quotidienne entre Russes et Américains, après un bon petit buffet. Pendant ce temps, l’impunité en Syrie donne des ailes à Vladimir Poutine en Ukraine, qui elle aussi sombre petit à petit dans une indifférence européenne qui confine au dégoût. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les Ukrainiens et les Syriens des diasporas manifestent régulièrement côte à côte dans les rues. Ils ont compris depuis bien longtemps quel cycle a débuté depuis maintenant 5 ans et qui s’est déjà produit par le passé.

Répondre à l’impunité par une justice

Face à cette montée des périls, à l’affaiblissement des démocraties et la montée des nationalismes, les forces progressistes sont, pour le moment, dans les cordes, à terre. Mais tout n’est pas encore perdu. Mon écrit, mon appel à vous autres citoyens d’ici et d’ailleurs, n’est pas un appel à la guerre d’un pays contre un autre. Je ne demande pas non plus à haïr. Ce que je vous demande, c’est de répondre à l’impunité par la justice et combattre l’obscurité de toutes vos forces.

Les Nations Unies ont étés créées pour être capable d’intervenir militairement pour protéger l’humanité d’elle-même au besoin. Si le Conseil de sécurité est incapable d’y veiller, cette responsabilité doit en revenir à l’Assemblée Générale. Les réfugiés syriens ne sont pas une macabre monnaie d’échange ou un outil de propagande de l’extrême-droite, mais bien des millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont besoin d’aide, d’être logés et nourris. Chacun de nous pouvons agir, dans notre ville, dans notre pays, pour mettre un terme à l’impunité.

Il est encore temps d’empêcher le désastre qui s’annonce.

Un désastre qui nous touchera tous si nous n’y prenons pas garde et, dont Alep en est maintenant le triste symbole.

Le combat continue.

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Pourquoi un mur?

Que ce soit aux Etats-Unis, en Israël ou en Hongrie, la question qui trotte dans la tête lorsque l’on pense à ces étendues de béton ou de barbelés est: Quelle utilité?

Après tout, on ne peut pas dire que ce soit pour se protéger d’une attaque puisqu’aucun mur n’a jamais pu protéger à 100% une ville, pas même ceux de Constantinople qui ont finit par céder en 1453. De même, ces murs, même hauts et monstrueux, n’empêchent pas les flux de migrants, de réfugiés voir de terroristes de passer, puisque les parades existent pour traverser quand même. C’est d’ailleurs la construction de tunnels sous les murs qui entourent Israël qui a poussé Tsahal* a lancer les opérations « plomb durci » et « pilliers de défense » en 2009 et 2014, sans d ailleurs beaucoup de succès car de nouveaux tunnels ont émergés rapidement après ces attaques.

Non, la véritable utilité d’un mur est de cacher, de distinguer « l’autre ». En créant une barrière physique, il y a une différence concrète entre « eux »,  dont on nous « protège » avec ce mur, et « nous ». L’existence même d’un mur à une connotation négative. C’est vrai, si ce mur existe, c’est qu’il y a une « raison » d’avoir « peur » de quelque chose. Voir même, petit à petit, on se met à détester ce qu’il y aurait de l’autre côté de ce mur qui nous sauve: terroristes avide de sang, migrants violeur d’enfant et tout ce que peuvent imaginer les rumeurs qui sont alimentées par des faits divers sordide. Après tout, c’est répété des centaines de fois dans les médias et les discours de partis extrémistes, donc à force ça finit par rentrer.

Et si jamais la police ou l’armée attaque ou ouvre le feu sur « l’autre », on ne dit rien. Mieux, on applaudit même. Si nous reprenons l’exemple de l’opération « plomb durci » de 2009 ou de « piliers de défense » en 2014, nombreux sont les israéliens qui ont soutenus et applaudit ces offensives. Bien évidement (et heureusement), tous les israéliens ne sont pas des amateurs de massacre en plein air, mais beaucoup de ceux ont soutenus ces attaques n’ont eu à l’esprit que les roquettes qui tombaient en Israël et les attaques terroristes. Pas les civils innocents qui mouraient sous les bombes israéliennes. Parce qu’ils ne les voyaient pas et, ils les considéraient comme forcement des terroristes.

Vous me répondrez que jamais, oh grand jamais, il y aurait une telle violence en Occident, avec les murs présent et à venir en Hongrie, en Espagne, aux USA ou encore à Calais. Après tout, on ne fait que se « protéger » d’une arrivée « massive » de migrants, on ne leur veut aucun mal.

Seulement voila, avoir un mur, où qu’il soit, même dans la plus grande démocratie au monde, créera le même cercle vicieux que l’on observe en Israël. Pour le moment ce sont des barbelés le plus souvent, surveillés par des soldats avec des armes chargées cela dit. Mais lorsque les barbelés se transformeront en murs bétonnés avec des miradors, avec des soldats armés et des projecteurs, le risque que cela dégénère augmentera forcement.

Car voyez-vous, un migrant ou un réfugié n’est pas poussé par le moteur de l’appât du gain, mais par ceux de la peur, du désespoir et de la misère. Ils n’auront que faire de ces murs et, ils chercheront à mettre leurs enfants et leurs familles à l’abri dans une Europe ou une Amérique du nord qui, cela dit en passant, sont à ce jour les seuls zones à peu près sûres et libre au monde, avec le Japon et l’Australie. Le seul moyen de « définitivement » mettre un terme à cette arrivée sera, tôt ou tard, de « frapper », comme les israéliens l’ont fait auparavant.  Donc de presser la détente et de tuer.

Cela commence au début doucement. En plus du renforcement des murs, des brigades sont formés, comme c’est déjà le cas en Hongrie, dont le recrutement est très strict, les personnes armées et surtout, elle ne doivent pas avoir peur « du sang ». Puis, à force de rumeurs et de faits divers sordides qui seraient commis par les migrants et relayés par les médias, les premiers coups de feu éclateront. Cela a d’ailleurs déjà commencé puisque des gardes-côtes grecs ont pris l’habitude de tirer sur les bateaux à moteur remplis de migrants, les laissant à la dérive et à une mort certaine. Les fusillades risquent de se multiplier et, la population applaudira car, après tout, on ne fait que nous « protéger » de violeurs et de voleurs n’est-ce pas?.

C’est ensuite que ça devient vraiment terrifiant. Puisqu’on a identifié clairement les « autres » à l’extérieur, il faut veiller à se débarrasser de ceux qui sont à l’intérieur, histoire de montrer que le « mur protège » tout, y compris notre mode de vie. Une pseudo identité nationale est alors créé, qui n’a rien à voir avec l’originale, pour repérer « eux », ces « infiltrés » à l’intérieur de nos murs. Le processus est déjà engagé, avec les derniers délires sur la francisation des prénoms ou encore les « ancêtres gaulois ». Et malheurs à ceux qui ne sont pas gaulois par Toutatis !  Discriminations, agressions, »Ré-immigration », « reconduites à la frontière », « camp de transit ». Il n’y à plus qu’un pas pour revenir à l’horreur de la « Solution Finale ».

Des français aussi normaux qu’Amir, ayant pourquoi pas servit la France dans l’armée, se retrouvent d’un seul coup à être considéré comme un « autre », après tout il n’est pas français puisqu’il est arabe non? Il est donc obligé de paraître plus nationaliste que les nationalistes pour ne serait-ce qu’espérer qu’on lui fiche la paix. Le nom et l’hypothèse est fictif mais, croyez-moi, il est bien réel.

Pendant toute cette stupide chasse aux sorcières et ces dépenses faramineuse en murs et en bataillons de « chevaliers francs » de pacotille défendant bec et ongle la frontière extérieur et intérieur, on oublie les vrais problèmes et tout le système se gangrène. On ne se demande pas comment moderniser notre économie pour l’intégrer à la mondialisation, puisqu’après tout « sans ces étrangers tout le monde aurait du travail ». Et ne parlons pas de l’éducation, ou encore de notre recherche.

Les habitants de Constantinople étaient entourés des murailles parmi les plus imposantes au monde. Mais ce ne sont pas les ottomans qui ont fait tomber la ville, car elle n’était déjà plus que l’ombre d’elle-même depuis fort longtemps, trop repliés sur les vestiges du passé, trop englués dans les guerres intestines et dans leur immobilisme pour se moderniser et faire face.

Car oui, créer un mur a aussi un autre intérêt, moins avouable, qui est de cacher les problèmes.

Mais cela ne les résout pas pour autant, jusqu’au jour où ils nous explosent à la figure, comme un boulet de canon.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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*L’armée israélienne , ou IDF (Israelian Defence Force)

 

 


Macron, le candidat des citoyens ?

On pourrait se demander ce qu’il y a de nouveau avec le mouvement  « en marche » d’Emmanuel Macron. Nous en avons peut-être eu un aperçu mardi soir à Strasbourg.

Pas de programme politique. Des citoyens, visiblement sans grande expérience politique, combattent leur timidité pour affronter la foule afin de lire et d’expliquer le « diagnostic » que leur « grande marche » a trouvé, le tout illustré par des témoignages et des statistiques parfois dures.

Les prises de parole convergent toutes vers une même conclusion : avant même de changer la société, il faut d’abord et avant tout changer une classe politique qui n’est plus en phase avec les réalités. Et seul le citoyen peut faire ce renouvellement, en commençant par trois idées fortes, détaillées en fin de meeting par Emmanuel Macron.

D’abord « l’adhésion démocratique« , en poussant le citoyen à participer aux débats, à les comprendre et, à renouveler de l’intérieur les partis politiques et les syndicats pour les rendre plus légitimes et plus représentatif. Le vote seul ne suffit pas.

Vient ensuite la « responsabilité politique« . Difficile d’espérer d’une société qu’elle soit exemplaire si ses représentants, ses élus, ne le sont pas eux même. « En marche » propose des mesures de bon sens pour y remédier, comme l’obligation d’avoir un casier judiciaire vierge pour se présenter à une élection, le choix des ministres sur la base d’un examen de compétence et que le président, chaque année, fasse le point sur l’état de son programme devant des citoyens formés et conseillés pour l’occasion par la société civile et la cour des comptes.

Enfin, le « partage démocratique« . La politique n’est pas considérée comme un métier par « en marche », mais comme une mission, une responsabilité que tous peuvent relever. Par conséquent, tous les citoyens doivent pouvoir avoir la possibilité de se présenter à une élection pour « faire son devoir », ils doivent y être aidés, formés puis, accompagnés dans leur reconversion dans la vie civile quand ils perdront une élection ou, mettront un terme à leur expérience.

Beaucoup diront que ces idées sont des demi-mesures, qu’elles ne combattront pas le chômage. Néanmoins, comment pouvons-nous essayer de combattre efficacement le chômage avec des politiques qui sont les mêmes depuis 30 ans ? Comment réduire les inégalités et combattre l’évasion fiscale qui nous coûte 40 milliards par an avec des députés condamnés pour corruption ? Comment faire émerger des idées nouvelles si l’on ne permet pas à la société civile d’avoir accès au parlement et d’expérimenter des solutions nouvelles ? Puis d’en mesurer l’efficacité, posément ?

Nous ne connaissons pas encore le détail du programme que défendra « En marche » pour 2017 et, les idées « D’hygiène politique » qu’il a défendu ce mardi soir le sont déjà et, depuis longtemps, par des partis bien moins connus comme Nouvelle Donne, ou des associations comme anticor.

Mais proposer comme idée de renouveler la classe politique et ses pratiques avant même de s’attaquer à d’autres sujets est indéniablement un plus, une volonté de vouloir servir tous les citoyens et non plus uniquement une partie.

Et le fait que ce soit un banquier formé à la Rothschild qui défende ces idées, tout en donnant les moyens aux citoyens de renouveler par eux-même la politique de son pays, est peut être la preuve la plus éclatante que la France du 21ème siècle est en marche.

Après tout, Marx défendait bien la cause ouvrière alors qu’il était lui même un bourgeois non ?

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Le FN, la commune et le migrant

Le 16 septembre 2016, le FN annonçait dans un communiqué la création d’une association de « communes sans migrants ». On pourrait passer une bonne partie de cet article à rappeler la différence entre migrants et réfugiés, qu’ils sont une goutte d’eau comparé à notre population ou, même, mettre un terme au débat tout de suite en rappelant que la France a tout simplement l’obligation juridique de venir en aide aux réfugiés. Mais il est beaucoup plus intéressant de se demander pourquoi le FN a eu cette idée.

Notre pays compte plus de 36 000 communes, dont la très grande majorité n’a jamais vu de population récemment immigrée, pas de migrants et encore moins de réfugiés. En revanche ils regardent la télévision et, sont terrifiés par les récentes attaques terroristes de Charlie Hebdo et du Bataclan, par le problème de la « Jungle » de Calais et, surtout, par cette histoire de « perte d’identité nationale ». C’est à ces personnes que le FN s’adresse, avec l’argument massue que bien d’autres ont déjà utilisés avant : la peur.

L’objectif de cette association n’est pas de protéger la population, mais bien d’avoir des votes. Ils savent pertinemment que cette idée est contraire à nos lois ainsi qu’aux textes internationaux, mais, tout comme on refuse aux enfants roms d’aller à l’école, l’idée est de pousser la population à avoir peur un peu plus chaque jour de « l’autre », même si cela veut dire accepter pour s’en protéger des mesures amorales et injustes. Après tout, ce sont des « étrangers », on nous a appris à ne pas les connaître, à les craindre et, si la télé et nos politiques disent qu’ils sont méchants, alors ils le sont. Et lorsque cette association sera invalidée par la justice, ils passeront pour des martyrs, ce qui était leur objectif dès le départ. Ils seront vus comme les seuls qui « font quelque chose » contre cette « invasion ».

Concrètement, le FN n’aura strictement rien fait. Il n’ont pas plus d’idées pour sauver les petites communes que beaucoup d’autres partis. Mais ils ont besoin de votes et, pour cela, il faut jouer sur la peur pour se faire élire, comme l’ont fait les autres avant lui. Pour un parti se voulant anti-système, on repassera.

A aucun moment le débat sur l’avenir de nos communes n’a été posé. A aucun moment on s’est demandé, posément, si l’arrivée de ces migrants pouvaient être un moyen  ou non de combattre la disparation de nos communes et, si oui, à quelle(s) condition(s). Le citoyen doit se rendre compte qu’il est manipulé juste pour poser un bulletin de vote.

De trop nombreux politiciens jouent sur la peur des migrants car ils ne veulent pas s’attaquer aux problèmes plus profonds de notre société. Proposer des solutions contre le chômage, lutter contre la corruption et les inégalités, construire des logements ou réduire notre déficit public sont des tâches « sales » pour eux, qui ne les mettent pas en valeur à la télévision car ça ne paie pas beaucoup niveau « réputation ». Pire, ça peut faire ressortir de « sales affaires ».

Seulement voilà, le travail de nos élus est de travailler pour l’intérêt général. Pas de profiter de son poste pour avoir plus de votes pour son prochain siège de ministre.

Ne tombez pas dans le panneau amis citoyens, forcez nos politiques à créer un vrai débat, à poser les vrais questions.

A la réflexion, vous verrez que même l’arrivée de milliers de réfugiés et de migrants est en réalité le cadet de nos soucis. ça pourrait même être une chance !

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Au fait, on a combien de partis en France ?

Lorsqu’on parle de « politique », ce sont généralement les membres de 5 partis que l’on va entendre. On devine assez facilement lesquels: Les Républicains (LR), le Parti Socialiste (PS), le Front National (FN), l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) et Europe Ecologie les verts (EELV). Et encore, je suis généreux pour les deux derniers.

Si jamais vous vous en êtes souvenus facilement, c’est parce qu’à force de voir les mêmes visages dans les médias, vous finissez par vous en rappeler et l’intégrer dans votre mémoire, comme si le monde politique ne se limitait qu’à ces quelques partis. On est pourtant très loin du compte !

Selon le journal « Le monde », il y avait en 2013 plus de 400 partis politiques en France, allant de l’association de taille locale au parti de niveau national. On ne les entend pourtant jamais, ou trop peu.

Vous me direz, à raison, qu’on ne peut pas donner la parole à tout le monde, ce n’est tout simplement pas possible, ni matériellement, ni humainement. Certes, mais même malgré ça, pourquoi nous n’entendons grand maximum qu’une dizaine de partis?

La raison se trouve peut-être dans le besoin, pour ceux qui sont élus, de garder leurs places. Prenons l’Assemblée Nationale par exemple. Avec plus de 577 députés qui votent les lois de notre pays, les places sont forcement convoitées. Et puis ça paie bien.

Il faut donc tout faire pour s’assurer de « garder sa place au chaud ». C’est là qu’une partie des médias entrent en jeu. Comme on l’a vu dans de précédents articles (cf « Gagne celui qui est vu » ou « le citoyen peut-il encore changer les choses? »), de nombreux médias influents sont rachetés par des industriels et des financiers pour défendre leurs intérêts. On devine assez facilement la suite: les industriels ont toutes les raisons de vouloir médiatiser les politiciens qui défendront leurs intérêts tandis que les politiques ont besoin des industriels et des financiers pour garder leur place (…) et rendre silencieuse toute concurrence (pacifiquement tout de même cela dit). Si en plus de ça on rajoute l’indifférence actuelle des citoyens pour les activités des politiciens, la « boucle est bouclée ».

La conséquence de ce « deal » est que vous vous retrouvez toujours avec les mêmes personnes élues au mêmes postes. En soit ce n’est pas forcement mauvais si les personnes élues font leur boulot; mais lorsque ce système fait élire puis réélire des corrompus notoires (comme Patrick Balkany), ou des irresponsables absents de leurs postes; tout en nous faisant croire qu’il « n’y a pas d’autres choix possibles », là ça devient grave. Et il faut y remédier.

Si un parti est au pouvoir, c’est parce que des citoyens l’ont élu (ou l’ont laissé passer en ne votant pas). Par conséquent, s’ils décident de faire de la politique et de voter différemment, de s’informer sur les autres partis existants et à en parler autour d’eux, toute la mécanique bien rôdée que je viens de vous décrire se grippe. Laissant la porte ouverte à de nouvelles idées, de nouveaux élus.

Avec environ 6 000 membres, le parti « Nouvelle Donne », créé en 2013, est peut-être une bonne illustration de cette volonté de changement et, des difficultés qui existent pour se faire entendre.  Défendant des idées de bon sens comme la lutte contre l’évasion fiscale, la corruption ou l’accélération de la transition écologique en France; on s’étonne de rarement les entendre dans les médias locaux ou régionaux et, jamais dans les médias nationaux.

En comparaison, un parti comme le Front national, existant depuis 1972 et ne cessant de répéter les mêmes idées extrêmes depuis 44 ans, passe régulièrement dans les médias (Madame Le Pen était encore au 20 Heures de TF1 ce 8 Février 2016). Pourtant en 2007 ce parti ne comptait que 7 000 adhérents et, aujourd’hui, seulement 50 000. Le contraste est saisissant et, la manipulation, trop évidente pour ne pas être soulignée.

Maintenant, si les citoyens décident de refuser le jeu qu’on leur propose et de changer les règles, le rapport de force peut s’inverser en seulement quelques semaines. Cela paraît difficile à priori, mais c’est pourtant une réalité toute simple. Encore et toujours à la condition que les citoyens s’éveillent et s’impliquent dans la politique de leur pays. C’est par des actes aussi simples qu’adhérer à un parti, de parler de politique avec son entourage ou de partager sur les réseaux sociaux les informations d’un ou de plusieurs partis que l’on peut commencer à changer les choses. Cela peut paraître bien anodin et futile si on est le seul à le faire. Mais si des millions de citoyens font exactement la même chose que vous, le résultat sera radicalement différent. Permettant peut-être à terme l’arrivée d’une nouvelle génération d’élus plus préoccupés de leurs responsabilités que de garder leur place.

Le but de cet article n’est pas de chercher à tuer à tout prix les principaux partis, ou de dévaloriser leurs militants. Mais devant une abstention qui ne cesse de croître et, une confiance envers les politiques qui s’effondre chaque jour un peu plus, le meilleur moyen d’améliorer la situation est de proposer à la population d’autres partis que ceux qu’on nous montre. Le paysage politique a besoin d’air pour qu’il puisse se renouveler et, s’améliorer.  Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’un petit parti n’est pas ou peu écouté qu’il a forcement tord! Nous devons nous sortir de l’esprit cette idée reçue.

Vous n’imaginez pas la force que vous avez, amis citoyens.

Rappelez vous en !

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Demain, quand l’Europe existera

Nous sommes en Europe en ce matin de 9 mai 2050. Je regarde de mon balcon la belle ville de Paris s’animer et s’atteler à la préparation de la grande fête commémorant la création de la fédération, 25 ans plus tôt.

Sur la table, le journal montrait de grandes nouvelles, ce qui devenait habituel depuis quelques temps. L’Agence Européenne de Recherche, vaste fusion de toutes les agences nationales, a officiellement annoncée que l’Europe déposait en moyenne 2 fois plus de brevets que ses voisins américains et chinois, faisant de l’Union la première puissance technologique au monde, en particulier dans la conquête spatiale, la biotechnologie et les nouvelles énergies.

Les nouvelles étaient, aussi, tristes. L’armée fédérale européenne (A.F.E), fusion des anciennes forces armées nationales, a annoncé que 5 morts civils étaient à déplorer dans une récente crue au Bangladesh, malgré les opérations de secours et de protection des civils. Depuis que la fédération a mis ses forces à la disposition du secrétaire général des Nations Unies et, non au Conseil de sécurité, les casques bleus ont été dotés de moyens inimaginables pour développer le maintien de la paix mais, aussi, la reconstruction. Devenue la première armée du monde, elle dissuade toute tentative d’utilisation abusive de la force et, n’est déployée que sur vote de la majorité des membres des Nations Unies. Mais elle ne peut malheureusement pas empêcher le réchauffement climatique et le détraquage des moussons.

Géopolitiquement absolument impensable il y a 20 ans encore, cette initiative est aujourd’hui saluée par tous comme ce qui a mis un terme à une vaste période de chaos plus ou moins contrôlé par quelques états. Même un pays comme la Suisse, pourtant neutre depuis des siècles, a demandé aujourd’hui à ce que des bataillons de volontaires triés sur le volet soient intégrés à l’A.F.E. Il faut dire que l’on revient de loin.

Après l’élection de Donald Trump en 2016, l’Europe a été délaissée par le nouveau président, trop occupé à chercher la guerre avec la Chine pour faire oublier la seconde crise de la dette qui a frappé le pays en décembre de la même année. Des dettes par ailleurs détenues par les chinois qui voulaient leur argent.

La Russie se réarmant, la pression sur l’Europe de l’Est se faisait plus menaçante, en particulier depuis que l’est de l’Ukraine avait été annexée en représailles de son adhésion à l’OTAN. En Syrie, le conflit s‘est envenimé et c’est ce que l’on appela plus tard la « première guerre Moyen-orientale » qui commença, avec pour conséquence première un quasi arrêt de la production de pétrole, car les champs pétrolifères saoudite et iraniens furent les premières cibles des frappes aériennes, sans parler du canal de Suez, rayé de la carte.

Mettant en œuvre la sagesse issue de l’histoire sanglante du continent européen, la toute jeune fédération, créée pour se protéger de ce monde en péril, décida de mettre toute sa puissance au service des nations unies, ce qui permit une désescalade, non sans conflits, notamment la guerre de 200 jours en Ukraine, qui se solda par 52 000 morts, pour reprendre le reste du pays aux Russes et faire tomber le système poutinien.

L’Europe ne fut pas épargnée par la crise bien sûr, aussi bien économique que politique. Après l’arrivée des réfugiés du conflit au Moyen-Orient, il a fallu affronter ce que l’on appela le « second exode » : des millions d’Africains, d’Asiatiques mais aussi de Russes qui fuyaient les cataclysmes du réchauffement climatique, devenus quasi quotidiens dans certaines régions autrefois verdoyantes.

Pendant des années, la tension fut vive pour savoir ce qu’il fallait faire pour trouver une solution, d’autant que nos ressources manquaient, le chômage montait et que l’extrême-droite prenait chaque jour un peu plus de pouvoir.

Le nouveau parlement européen finit par trancher et, bien que très polémique, il vota le plan « Churchill », qui proposa à tout nouveau migrant ou réfugié la citoyenneté européenne, une bourse d’étude, des aides et un logement en échange de leur volontariat dans le secteur civil pendant au moins 10 ans, ou qu’ils fassent un service d’au moins 10 ans dans l’armée.

Le plan eu un succès inattendu. Rassuré de savoir leur famille à l’abri, des centaines de milliers de volontaires firent leur apparition, en particulier pour faire leur service militaire, malgré l’évidence d’une guerre prochaine. A l’image des bataillons d’américains d’origine japonaise pendant la deuxième guerre mondiale, les régiments issus des réfugiés et des migrants étaient systématiquement les plus dévoués au combat, les plus décorés et, les plus irréprochables dans leur comportement. Leurs actes eurent un tel effet qu’une nouvelle polémique eu lieu sur la question de l’identité nationale, de nombreux européens étant stupéfaits des actes de bravoures de leurs concitoyens et exigeants des excuses de la part de l’extrême droite à l’encontre des réfugiés et des migrants, malmenés depuis des décennies par leur propagande.

Dans le même temps, l’Europe lança en 2025 le « plan Schuman », un vaste projet d’investissement qui avait pour but de faire rattraper son retard en développement à l’Est et au sud de l’Europe, tout en développant un tout nouveau réseau d’infrastructures basées sur la technologie à hydrogène pour tout le continent, avec l’objectif de se débarrasser des énergies fossiles. Avec enfin un territoire unifié, une même loi, de mêmes infrastructures et de mêmes salaires sur tout le continent, les affaires ont pu reprendre rapidement et, finalement, le retour sur investissement fut si rapide que le tiers des investissements déjà consentis, environ 1 000 milliards d’euros, ont déjà été remboursés grâce à une prospérité retrouvée, sans parler d’un taux de chômage d’environ 6 %, toujours en baisse à l’heure où j’écris ces lignes.

Ce que vous venez de lire est une fiction, qui reflète le rêve d’une Union Européenne Fédérale, tout en oubliant de parler des centaines de problèmes que cela poserait ou ne réglerait pas forcement. Pour autant, cette vision est-elle si naïve, si improbable, si irréalisable ?

Dans un monde particulièrement instable et, dépendant de ressources devenant rare, on voit bien que des États-nations seules, comme la France, ne peuvent pas faire le poids et doivent s’unir. Pour autant, fédération ne veut pas dire disparition de notre culture, bien au contraire !

Alors que les peuples européens se replient sur eux et renvoient des réfugiés, pourquoi ne nous demandons-nous pas si la solution était d’accueillir ces étrangers pour leur donner l’occasion de devenir « un des nôtres », tout en célébrant nos différences avec un modèle de « vivre ensemble » basé sur l’État de droit et la construction d’une société durable ?

Laisser parler son imagination est peut-être naïf, mais elle propose déjà des solutions infiniment plus constructives que la peur dans laquelle certaines personnes veulent nous maintenir pour nous contrôler, nous pressurer.

Rêver d’un monde meilleur n’est pas une folie, mais un acte de courage dans la guerre qui nous oppose à la peur et au désespoir.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

 

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Le vegan, ce citoyen du 21ème siècle

Le phénomène « végane » émerge chaque jour un peu plus dans les discussions, surtout depuis les vidéos chocs de la L214 qui montrent les conditions effroyables d’abattage des animaux. Mais qu’est-ce que cela signifie « être végane » ? Est-ce un danger, un regroupement d’illuminés ou un groupe de personnes visionnaires ? Voyons ça de plus près.

Un végane est d’abord et avant tout une personne qui a fait le choix de devenir végétalien, ce qui signifie qu’il ne consomme pas de produits issus de l’exploitation animale (lait, œufs, miel,… etc).  « Etre végane » va cependant bien au delà d’un « simple » choix de régime alimentaire : c’est une philosophie de vie qui vise à mieux vivre ensemble, dans le confort et avec le moins d’impact possible sur notre environnement. Dans les faits, cela se traduirait par exemple par chercher la bonne affaire ou à privilégier les circuits courts. L’important est que cela marche bien et avec le moins de frais pour notre bourse comme pour notre environnement.

Mais c’est également l’origine du produit qui importe notre végane. Si beaucoup devineront qu’ils se préoccuperont de l’absence de pesticides, d’OGM et de cruauté faite envers les animaux ( le fameux label « Cruelty free »), c’est en réalité toutes les formes d’injustices qu’ils combattent et, par conséquent, ils chercheront systématiquement les produits issus du commerce équitable (« Fair trade ») et veilleront autant que faire ce peu à ce que leurs produits ne soient pas issus de conditions de travail inhumaines ou faisant usage d’enfants.

Réflexe un peu bourgeois? Petite nature? Non, c’est juste d’un pragmatisme à toute épreuve. Les véganes pensent que l’action politique commence d’abord par leur consommation. Et il faut bien admettre que si des millions de personnes en France faisaient de même et faisaient attention, nos habitudes changeraient radicalement et, toutes les entreprises seraient obligées de s’aligner sur la curiosité et la prudence sans bornes du vegan, pour pouvoir continuer à profiter du (juteux) marché français. Et cela ne s’arrête pas là.

Le végane étant soucieux par nature du bien-être collectif, cela se traduit également en politique par une exigence de transparence des élus et la fin des magouilles et autres affaires de corruption, l’argent public devant, par exemple, financer des écoles et la recherche pour nous pousser, ainsi que notre société, vers une économie verte et durable, avec de nombreux emplois à la clé. La récente création du parti « P.A.C.T.E » ( Parti Antispéciste et Citoyen pour la Transparence et l’Ethique) ; qui souhaite autant l’égalité entre les vivants que la transparence de la vie publique et la fin de la corruption ambiante dans le pays, est la meilleure illustration de cette volonté des véganes de se mobiliser et d’impliquer tous les citoyens dans leur démarche. Et c’est peut-être là que le bât blesse.

La pensée végane fait peur car elle dérange. Elle est dangereuse pour certains car le système agroalimentaire actuel serait, par exemple, obligé de cesser de produire autant de viande en masse et de produire des « similicarnés » (alternatives végétale à la chair animale). L’industrie, du textile à l’informatique, seraient obligées de s’assurer que leurs minerais ne soient pas faits de sang et que leurs produits semi-finis ne soient pas réalisés par des petites mains ou des paysans payés une misère. Enfin, la classe politique serait obligée de se concentrer sur l’intérêt général et sur l’économie de nos ressources, non sur leur compte en banque.

Cela remettrait beaucoup de privilèges en cause de penser comme les véganes, par conséquent il faut les éloigner de la population. D’où certaines campagnes publicitaires qui faisaient passer les vegans pour des hippies, ou alors ces interviews de médecins qui « alertent » sur les risques du végétarisme ou du végétalisme. Ou, plus récemment encore, l’appel au génocide des vegans d’un chef italien.

Comme les socialistes au XIXème siècle pour la condition ouvrière et les problèmes de répartition des richesses, les vegans sont dans une situation dite « d’avant-garde » : ils sont porteurs d’une avancée bénéfique pour la société, mais ils sont les seuls à le savoir et passent pour des illuminés auprès des cercles dirigeants, souvent financés par ceux qui pensent avoir le plus à perdre avec les idées nouvelles. Puis, au fur et à mesure que leurs idées sont mises à l’écrit par des auteurs et des intellectuels (comme Emile Zola à l’époque) et, qu’ils sont portés sur le terrain par des militants toujours plus nombreux, ce qui passe pour une utopie devient un jour une réalité. Il n’y a pas si longtemps que ça, avoir un salaire minimum garanti, ainsi qu’une protection sociale passait pour une hérésie et, promettait la fin de notre société. On s’en est jusqu’ici plutôt bien sorti.

Oh bien sûr, la pensée politique végane est encore embryonnaire. Traduire la logique végane en politique publique digne de ce nom en matière économique, d’environnement, de diplomatie ou encore de défense reste à faire, parfois en partant carrément de zéro. Mais cela est possible et même souhaitable pour diversifier notre approche de la société, gelée actuellement par un clivage « gauche-droite » qui est de moins en moins pertinent et date d’un autre siècle.

Que l’on soit favorable ou opposé aux véganes, il est un fait que ces trublions du 21 ème siècle doivent avoir la possibilité d’apporter leur pierre à l’édifice pour améliorer notre société.

Et que les citoyens doivent apprendre à les respecter et les écouter, voire à leur donner un vote.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Après Nice, ouvrir les yeux sur notre monde

Que Daesh ait, à tort ou à raison, revendiqué l’attentat de Nice n’enlève en rien à la question du « pourquoi » ?

On voit les médias qui interrogent les veufs et les veuves à côté des cadavres des êtres aimés, on voit que les articles des « journaux » se concentrent sur le profil des victimes et les hommages (mérités), plutôt que sur l’information et l’analyse.

Mais à aucun moment on se demande les raisons profondes qui motivent l’acte de personnes aux histoires parfois très différentes.

On nous répondra que « Ce sont des fous, des malades ». Après tant de décennies de terrorisme, qu’il soit d’État, anarchiste, communiste ou aujourd’hui djihadiste, il est temps de reconnaître qu’on ne peut s’arrêter à un jugement aussi simple. Il est temps de se remettre en cause car, aussi terrible ou polémique que puisse paraître mes propos, rien de ceci n’arrive par hasard malheureusement.

Comme les brigades rouges avant lui, l’État islamique s’attaque à notre mode de vie, que l’on appelle « capitaliste » et « occidental ». Ces hommes et ces femmes reprochent à notre « système » d’être corrompu, de bafouer les traditions des peuples et de baser les relations sociales sur l’argent plutôt que sur l’humain et le vivant.

Oui, ce ne sont que des prétextes pour permettre à une minorité de justifier leurs atrocités et leurs désirs morbides, mais il est également vrai que les accusations portées contre notre mode de vie sont fondées.

1% de la population mondiale détient à elle seule autant de richesses que 99% du reste du monde. Les banques dictent les lois à voter par les politiques, l’injustice et les inégalités ne cessent d’empirer et les droits humains sont foulés au pied, en particulier quand ont peut utiliser des personnes vulnérables comme bouc-émissaire bien pratique, à l’instar des réfugiés en Europe, des migrants en Amérique ou encore des minorités en Asie. Et je ne parlerai même pas des discriminations, tant raciales que religieuses, toujours présente dans nos « démocraties libérales », tant elles sont cruelles et abjectes.

Avec autant d’arguments, comment ne pas comprendre que des hommes et des femmes, subissant souvent directement les malheurs et les travers de ce système, puissent rejoindre les rangs du terrorisme, qui apparaissent pour eux comme des sauveurs et non des oppresseurs ?

La guerre contre le terrorisme de l’État islamique est une guerre d’idées, une guerre idéologique. Pour espérer vaincre, il faut que nous acceptions de remettre en cause notre système pour en réparer ses failles et le rendre meilleur qu’il ne l’est aujourd’hui. Répondre à la violence par plus de démocratie, à l’injustice et à l’inégalité par plus de droits humains. C’est très simple et les idées de bon sens ne manquent pas.

Or, répondre à la violence par plus d’état d’urgence comme le fait en ce moment le gouvernement français, par plus de discriminations contre les minorités considérées comme des « menaces potentielles » ou pire, ignorer le malheur des opprimés qui arrivent à nos portes, ne fera que prouver aux terroristes « qu’ils ont raison ».

Ils diront : « Vous voyez ? Ils préfèrent vous enfermer et vous persécuter plutôt que de rééquilibrer les choses »

C’est peut-être ça la clé pour vaincre Daesh, retrouver un équilibre dans notre monde.

Vous ne croyez pas ?

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

 

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Vaincre Daesh est d’abord un combat d’idées.

L’attaque d’Orlando, ainsi que le meurtre de deux policiers en France, ont une chose en commun: ce sont des tueries dictées par l’idéologie. Mais qu’est-ce que cela veut dire et comment s’en protéger?

Cela signifie que des personnes, qu’elle soit saine d’esprit ou non, sont prêtes à adhérer à une certaine vision du monde, une certaine explication des problèmes que nous vivons (chômage, discriminations,…).

Dans le cas de Daesh (ou « Etat Islamique »), ils vont voir les révoltés, les déshérités, les oubliés et les opprimés. Il leur disent que l’origine de toutes les injustices que subissent les musulmans nous viennent des occidentaux et que, il nous faut s’en protéger en les tuant et en revenant à un islam extrême, jugé le seul à même d’unir, mais aussi de « protéger », la communauté dite « des croyants » ( « l’ouma »).

Le problème est que les occidentaux ont, effectivement, commis de nombreux actes qui ont fait beaucoup de dégâts: colonisation puis décolonisation arbitraire, oubli du conflit palestinien, partage du Moyen-Orient au lieu de l’unir, soutien de despotes dans le monde arabe….et je ne parle même pas des musulmans soumis aux discriminations souvent quotidiennes en Europe ou en Amérique. Ces actes, nous ne voulons toujours pas les assumer et, nous en payons le prix.

Pourtant, il paraît logique que c’est en réparant ses erreurs que l’Occident peut détruire à la source l’idéologie de Daesh: sans carburant, un feu s’éteint très vite.

Seulement comment réagissent les gouvernements? En voulant contrôler l’internet pour éviter que les idées se répandent, en mettant sous clé la population à coup d’Etat d’urgence et enfin, en emprisonnant ceux qui manifestent. On appelle cela se voiler la face.

La population, quand à elle, cède aux préjugés et à la peur, en croyant qu’une partie de la population peut devenir des tueurs. Ce sont pourtant nos frères et, nos sœurs; quelle raison justifie de leur faire du mal, par nos mots et nos gestes ? .

Pendant ce temps les massacres continuent en Syrie, au Nigéria ou au Soudan du sud, les despotes coulent des jours tranquilles comme en Egypte et, les réfugiés des camps sont laissés à l’abandon ou obligés de se noyer dans la Méditerranée en espérant une vie un peu moins pire. Autant de carburant pour alimenter la haine et le désespoir.

Une idée comme celle de Daesh ne peut être vaincue que par une autre idée qui lui est supérieure.

Cette idée s’appelle peut-être « droits humains ».

« Tous les hommes sont frères » nous disait Gandhi. Peut-être qui si nous combattions l’injustice partout où elle se trouve et que chaque être humain est traité avec dignité et accède aux droits les plus élémentaires (éducation, soins, expression,…), l’idéologie de Daesh disparaîtrait aussi vite qu’elle est apparue.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

 

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Les extrêmes, cette tentation occidentale

Il est un fait maintenant avéré que de plus en plus de partis extrémistes sont chaque jour plus présents dans les gouvernements et parlements des pays occidentaux, de « Aube Dorée » en Grèce au « Front National » en France. A l’exception notable des récents cas canadien et autrichien, il semblerait que l’occident sombre toujours un peu plus dans les idées extrêmes de tels partis, souvent populistes, racistes et islamophobes. Il s’agit de comprendre pourquoi.

Nous vivons actuellement dans ce que nous appelons la mondialisation, un processus qui nous pousse, grâce aux nouvelles technologies à se rendre toujours plus connecté avec les autres peuples du monde ; il n’y à qu’à voir à quelle vitesse nous sommes informés d’une catastrophe naturelle par exemple. Les effets de la mondialisation sont aussi bien positifs (libre échange vital à nos économies, possibilité d’entreprendre, rencontre entre les grands esprits de ce monde…) que négatif (délocalisations en Asie,  terrorisme mondial, crises économiques…). Ce sont ces derniers désavantages qui poussent les pays occidentaux à se focaliser sur eux-mêmes, derrière des frontières que l’on pense « infranchissables ». C’est pourtant se faire peur pour rien et, de toute façon, prendre le problème à l’envers.

La mondialisation est un processus que nous ne pouvons pas arrêter par de simple « frontières », car c’est un processus créé et auto entretenu par l’homme mais c’est aussi alimenté par la nature elle même ! Que ce soit les cataclysmes du réchauffement climatique, le terrorisme (aujourd’hui religieux mais hier encore communiste et avant cela anarchiste) ou bien nos catastrophes industrielles (Fukushima ou Tchernobyl), un « Etat-Nation » comme la France, l’Allemagne ou même les Etats-Unis ne peut tout simplement pas, séparément, faire face à ces défis propre au monde du 21 ème siècle. Il faut par conséquent s’adapter et c’est là que ça coince !

Face à ces changements, de nombreux gouvernements ont étés incapables de réagir. De plus en plus de partis extrémistes se font entendre pour identifier ce qu’ils considèrent comme la source du problème – les immigrés et les idées culturelle étrangères pour les uns, la mondialisation « humaine » pour les autres –  afin de proposer des solutions, généralement des propositions de repli ( xénophobie, retour aux frontières) ou de « révolution » (destruction des grandes institutions comme l’UE ou les banques). Toutes ces possibilités sont des non sens qui ne régleront en rien le problème.

Le processus que nous vivons ne peut être stoppé. Ce n’est pas un aveu d’impuissance mais un constat que je pourrais détailler avec joie dans d’autres articles si nécessaire. La mondialisation peut nous apporter beaucoup comme elle peut devenir un véritable poison, mais dans tous les cas nous ne pouvons nous assurer que cette mondialisation soit bénéfique à l’humanité uniquement si les institutions politiques s’adaptent et se montrent capables de la maîtriser. En l’occurrence, il est vrai qu’il serait plus facile d’empêcher une multinationale de frauder ou un cartel de dealer sur plusieurs continents si nous avions une seule et même entité de police pour les combattre.

Soyons réaliste, ce que je demande – un gouvernement mondial – n’est pas encore possible à cause du même problème qui gêne l’Europe à son échelle : les institutions mondiales sont dirigées par des gouvernements de nations, ces derniers n’ont aucun intérêt à remettre leurs privilèges en cause. Je dis privilège non par provocation mais par constat, car si nous n’avions par exemple qu’un seul parlement mondial de 1 000 députés par exemple, il est sûr qu’il y aurait bien moins de représentants que dans des centaines de petits parlement nationaux, soit d’autant de postes en moins à pourvoir…. mais à ce qu’il parait, la raison qui explique que l’on ne veut pas de gouvernement mondial est qu’il faut « préserver la souveraineté nationale des peuples ».

Nous pouvons cependant, une fois que nous sommes conscients de ce contexte, voir les choses différemment. Prenons par exemple l’Union Européenne, elle représente un danger aussi bien pour les extrêmes que pour les élites politiques nationales. En effet, si on laisse l’UE devenir une entité politique unie – à l’image d’une fédération comme les Etats-Unis – nous verrions que cette nouvelle entité serait bien plus capable de faire face aux problèmes qui la rongent, faisant ainsi taire un populisme haineux qui ronge le vieux continent.

Il y aurait bien moins de fraude fiscale interne à l’Europe car une seule loi et une seule police. La fusions des budgets militaires nationaux nous permettrait d’avoir enfin une armée unique, capable de répondre aux vrais besoin européens tout en permettant d’assurer une efficacité budgétaire et militaire. Ce ne sont que de petits exemples, mais je laisse l’esprit éclairé et rêveur que vous êtes imaginer tous ce que pareille entité pourrait réaliser, tant sur les plans  économique, social, culturel et scientifique.

Le but n’est pas ici de vendre l’Union Européenne, car elle a aussi – comme tout système – ses limites et ses défauts. Je voulais montrer au citoyen que nous pouvons réfléchir aux problèmes qui nous minent (chômage de masse, terrorisme…) autrement que par un œil extrémiste et vindicatif. Succomber aux sirènes de l’extrémisme et du repli sur soi est tentant pour de nombreux citoyens, mais cela ne mènera qu’à la ruine, l’histoire de l’Europe nous a déjà bien montré ce que produit le mélange entre peurs et frontières.

Améliorer les choses – ou au moins essayer – n’est jamais facile, cela prend du temps, le résultat est incertain et c’est un combat de longue haleine pour le citoyen. Mais si nous nous donnons les moyens de trouver des solutions autres que celles de la violence et de la discrimination, nous aurons alors toutes les chances d’aller de l’avant.

C’est peut-être ce message qu’ont essayé de faire passer les autrichiens en préférant élire un président écologiste et non un président d’extrême droite.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Pourquoi rester dans l’U.E?

A l’approche du référendum britannique sur leur maintien ou non dans l’U.E qui aura lieu le 23 juin, les critiques fusent contre cette organisation qui semble avoir tous les défauts: bureaucratie omniprésente, corruption, politiciens à la solde des capitaines d’industrie et/ou de la finance, technocrates…. Toutes les raisons sont bonnes pour « quitter le navire » tant qu’il en est encore temps. C’est oublier que cette situation n’est pas nouvelle et, qu’elle n’est pas du tout le propre de l’union.

Par exemple, Le récent scandale des « Panama Papers » nous montre de façon éblouissante combien l’évasion fiscale n’est pas le propre de quelques politiciens européens, mais bien le fait de nombreuses personnes, de toutes nationalités et de toutes professions. La corruption n’est pas non plus la spécialité de l’Union Européenne, il n’y à qu’à voir les affaires de corruption de ces dernières années en France avec l’affaire Balkany ou Cahuzac. Le mélange entre business et politique n’a également rien de nouveau, et gangrenait la société française bien avant l’existence de l’U.E. Quand à la bureaucratie, je crois qu’elle a toujours été hait et je doute que cela change un jour. Je pourrais continuer cette liste pendant longtemps.

Avant même de songer à changer l’Union Européenne, que ce soit pour la renforcer comme pour l’affaiblir, il est indispensable de faire le bon diagnostic et de traiter les problèmes à la source. Sinon rien ne changera et, toute décision prise ne fera que devenir une justification pour rabaisser ou surprotéger une Europe qui se cherche. Et un bouclier idéal pour les vrais problème.

En l’occurrence, on repère deux problèmes en ce qui concerne l’Union Européenne: le manque d’implication du citoyen dans la politique et, la mainmise des Gouvernements nationaux sur les institutions européennes.

Le citoyen s’implique de moins en moins dans la politique, que ce soit en votant ou en adhérant à un parti politique; l’abstention française aux dernières élections européenne (57.58 %) en est un exemple parmi bien d’autres. L’ennui est que si on « laisse la politique aux politiciens », qui va surveiller les élus? Qui va s’assurer que l’argent public soit correctement dépensé et que nos députés soient des exemples à suivre?

Les hommes politiques sont les reflets de la société que nous voulons, que ce soit au niveau national ou européen. Si nous votons massivement pour des élus transparents et non corrompus et, qu’on s’assure par une mobilisation de long terme qu’ils le restent, on à toute les chances d’avoir une meilleure gouvernance. Si nous ne votons pas et, qu’on laisse n’importe qui être élu parce qu’on « s’en moque », il est assez évident qu’on risque de tomber sur des prédateurs et, non des élus. Notre société ne s’améliorera pas toute seule, elle ne peut progresser qu’au prix de la mobilisation massive de tous les citoyens. Nous avons besoin d’élus qui se préoccupent de l’intérêt général, mais ce n’est possible que si les citoyens veillent à ce qu’ils s’y interessent ! ça vaut pour la France comme pour l’Europe. Encore une fois.

Le second problème concerne l’organisation même de l’Union Européenne. Plus exactement, un paradoxe. En l’état actuel, l’Union européenne est dirigée par les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres, qui n’ont absolument aucun intérêts à voir l’Europe se renforcer politiquement, car cela voudrait dire moins de pouvoirs pour eux au niveau national. Il n’est donc pas étonnant de voir que le parlement européen, pourtant la seule institution élue directement par le peuple, soit également celle qui a le moins de pouvoir. On l’empêche de faire le travail d’un vrai parlement car les gouvernements des Etats membres ont peur de voir le parlement européen « leur » prendre trop de pouvoir.

Qui plus est, le peuple est incapable de comprendre le fonctionnement d’une Union Européenne particulièrement complexe. En retour, on a par conséquent a envie de croire que l’UE est la source de nos problèmes, qu’il faut la « briser » pour que ça aille mieux. On nous a appris a croire que les solutions « faciles » sont les meilleures.

La réalité est que les citoyens doivent se réveiller, maintenant, pour reprendre en main leurs destins. Il n’y à pas de solution miracle, car l’Union Européenne peut apporter d’immenses progrès si elle est le fruit de la volonté du peuple, comme elle peut potentiellement faire beaucoup de mal si elle reste le résultat de la manigance de quelques uns.

Peu importe la voie choisie, celle de l’Union fédérale ou de la fin de l’UE, la question n’a en réalité jamais été là. Non, le véritable défi sera dans tous les cas de s’assurer que le peuple réinvestisse la politique et veille à ce que les élus veillent à l’intérêt publique et, non aux intérêts de ceux qui leur offre leur place.

Que l’on veuille une Europe des Etats-Nations, une Europe toujours plus fédérale, ou tout simplement plus du tout d’Europe, cela ne pourra passer que par une réappropriation par le citoyen de la politique de son pays. Car c’est encore dans les parlements nationaux que tout se joue, contrairement à ce que disent nombre de personnes.

Le combat continue.

Sébastien KEREBEL

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Sources

https://www.lemonde.fr/panama-papers/article/2016/04/04/evasion-fiscale-si-vous-n-avez-rien-suivi-aux-panama-papers_4895259_4890278.html

https://data.blog.lemonde.fr/2016/04/08/panama-papers-un-defi-technique-pour-le-journalisme-de-donnees/

https://www.courrierinternational.com/article/2014/05/26/la-grande-victoire-de-l-abstention

https://www.lemonde.fr/idees/article/2016/04/09/un-monde-sans-fraude-est-il-possible_4899334_3232.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/l-abstention-dans-les-etats-membres-aux-elections-europeennes-2014.html

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/05/19/comprendre-enfin-les-institutions-de-l-union-europeenne_4421210_4355770.html

https://www.europarl.europa.eu/aboutparliament/fr/20150201PVL00004/Pouvoir-l%C3%A9gislatif