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RDC : la mystérieuse guerre de l’Est

Depuis peu, l’actualité en République Démocratique du Congo est marquée par une reprise des tueries commises à nouveau par les présumés djihadistes des ADF-NALU dans les régions Est du pays. Alors qu’un espoir commençait à poindre pour les populations de l’Est de la RDC, les revoici à nouveau plongées dans un désespoir noir où reviennent, au galop, désespoir et désolation.


RDC : la technologie pour aider à la protection de l’environnement

Après la médecine, l’éducation, ou encore le commerce, entre autres, où les outils numériques ont fait une entrée en force, les TIC s’invitent dorénavant dans la gestion de l’environnement. Dans de nombreux débats consacrés ça et là au réchauffement climatique et à ses conséquences, des voix autorisées de divers experts et autres décideurs préconisent vivement de recourir aux nouvelles technologies de l’information afin de les mettre au service des citoyens…


La triche à l’école : peut-on vraiment l’éviter à l’ère des TIC ?

Plagiat…, antisèche…etc…, les qualificatifs sont nombreux pour désigner un phénomène aussi vieux que l’existence même de l’école : celui de la triche à l’école. Ça, c’est connu, c’est très ancien, dirait-on. Le fait nouveau, c’est l’incursion des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement qui constitue, désormais, un malaise très récurent en pédagogie et rend, très souvent, la détection de ce phénomène de la triche en classe, suffisamment…



A l’école, le harcèlement sexuel scolaire « inversé »disculpe l’enseignant

On parle aujourd’hui de manière récurrente, de “classe inversée“ pour invoquer, en pédagogie, un concept directement dérivé de la “flipped classroom“ anglo-américain qui met, dorénavant, au-devant une approche pédagogique nouvelle qui inverse la nature des activités de l’enseignant et modifie les rôles traditionnels d’apprentissage de l’apprenant à l’école. Ce billet ne donne pas les détails et ne fait ni le plaidoyer, ni le blâme de ce principe pédagogique nouveau qui, à ne…


RDC : un Nobel pour exorciser la « médiocrité » des politiques ?

 

La RDC a désormais son Nobel de la Paix. Et si l’heureux bénéficiaire, le Dr Denis Mukwege, venait par cette récompense honorer tout un peuple que la médiocrité de certains de ses propres politiciens a vite fait, aux yeux de certains, de jeter dans la corbeille de la médiocrité ?

Que les médiocres dégagent…

Fin 2017 et début 2018, le mouvement du Comité laïc de coordination (CLC) des chrétiens catholiques rd-congolais, a organisé des marches de protestation contre Joseph Kabila qu’il soupçonne de tripatouillage de la constitution afin de briguer un nouveau mandat présidentiel à la tête du pays.

Au plus fort de la répression sanglante de ces marches, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, parrain supposé de ce mouvement, a des mots très forts à l’endroit du pouvoir politique de Kinshasa, qu’il traite ouvertement de « médiocre » et dont il invitait les acteurs à « dégager ».

… Pour que vive désormais, à jamais, l’excellence

Curieusement, cet invective rappelait des propos tout aussi forts prononcés, quelques années plutôt, par un autre politique africain de renom : Abdoulaye Wade, alors président du Sénégal, impliqué comme médiateur dans la résorption d’une autre crise politique congolaise de fin de règne du président Mobutu. Abdoulaye Wade mettait l’échec de sa mission sur le compte de la mauvaise foi d’une classe politique r-d congolaise incapable de se sublimer face à des enjeux politiques autrement plus sensibles. Se dépouillant de tous gants, il qualifiait alors la classe politique congolaise d’immature et de manque de culture politique.

Depuis, la tentation était sans doute assez forte pour une certaine opinion à étendre ce mépris à un ensemble plus vaste de congolais de toutes catégories, qu’elle pouvait faussement placer dans la même corbeille de la médiocrité. Il fallait bien laver cet opprobre. Aujourd’hui, avec le Nobel du Docteur Mukwege c’est, à coup sûr, chose faite. Les multiples félicitations et éloges affluant de partout sont là pour nous convaincre que la RDC, ce n’est pas que de la médiocrité, c’est aussi l’excellence qui, pour rencontrer l’espoir des uns, pointe désormais comme un lendemain politique radieux de ce grand pays.

Denis Mukwege, cet ancien Prix Sakharov 2014, deux fois nominé pour le Prix Nobel de la Paix, est ainsi internationalement récompensé en 2018. Une récompense qu’il co-partage, par une heureuse coïncidence, avec une victime et ancienne esclave sexuelle de Daech, la yézidie Nadia Murad, qui symbolise son métier de réparateur des milliers de femmes cruellement violées depuis plus de 20 ans dans les conflits armés de l’Est de la République démocratique du Congo…

Denis Mukwege et Nadia Murad. Co-Prix Nobel de la Paix 2018 : la victime et le réparateur des violentées sexuelles des conflits armés. Crédits : PINAULT/VOA [Public domain], via Wikimedia Commons et U.S. Department of State from United States [Public domain], via Wikimedia Commons. Collage : Mondoblog

… et dont l’oeuvre a été portée à l’écran par les belges Thierry Michel et Colette Braeckman dans un documentaire « L’homme qui répare les femmes » dont on peut visionner la bande-annonce du film, ci-après :

Ce film poignant, comportant des scènes difficiles à soutenir, qui ont fait craquer certains spectateurs, a été paradoxalement initialement interdit de diffusion en… République démocratique du Congo.

Le film de l’annonce du prix Nobel de la Paix 2018


La « Prof…. crastination », une insolite pédagogique pour sourire ?

Voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien… Entre profs et élèves, la parabole de la paille et de la poutre de Jésus-Christ, prononcée dans son sermon sur la montagne telle que rapportée par l’Évangile selon Saint Matthieu (Mt7. 3-5), s’invite en pédagogie… 

Les croquis de « prof… crastination » ci-après, tirés d’un site WebPédagogique français peuvent, certes, prêter au sourire. Mais, à y réfléchir entre les lignes,  Faut-il vraiment rire ou pleurer de cette métaphore, là où …

De la leçon du maître à l’élève ou la paille dans l’œil d’autrui…

 

… Aux devoirs du maître au maître ou la poutre dans son propre œil…

Il convient plutôt, déontologie oblige, d’y voir une pressante interpellation au travail bien fait. N’est-ce pas cher professeur ?  Allez, … professeur et élève, à chacun son devoir.


Hommages à Aretha FRANKLIN

Elle est partie… Que son âme repose en paix…

Ils sont nombreux à rendre des hommages mérités à Aretha Franklin. Comment pourrait-il en être autrement, au regard de l’immense oeuvre musicale de cette diva de la « Soul music », de son engagement pour le combat civique et pour la cause féminine au Etats-Unis…

Des hommages logiquement attendus

  • De Barack Obama qui a eu ces propos : 

Dans sa voix, nous pouvions lire notre Histoire, dans son entièreté et dans toutes ses nuances : notre puissance et nos peines, notre côté sombre et notre lumière, notre quête de la rédemption et le respect gagné difficilement

Lui, pour qui, elle a chanté lors de son investiture comme premier Président noir des Etats-Unis d’Amérique :

Barack Obama doit encore se rappeler, sans doute, que lors de l’interprétation de son morceau « You make me feel like » lors d’un prestigieux gala annuel de « Kennedy Center Honors » en 2015, elle avait réussi à lui arracher une larme d’émotion.

  • Des stars, car cette perte reste un coup dur pour ceux qui aiment la vrai musique
  • De Jesse Jackson et/ou des fans se rassemblant instantanément devant l’Eglise baptiste New Bethel de Detroit, où officiait le père d’Aretha Franklin

Des hommages un peu moins attendus – simplement protocolaires diraient certains

  • De Donald Trump …. 

…. le « Tweeteur » invétéré

https://www.youtube.com/watch?v=Dawa_P-ryDI

Hommages auxquels je joins les miens

Je me souviens qu’encore étudiant, il y a quelques années, à l’université congolaise de Lubumbashi, le premier disque de « Soul music » que j’achetai était gravé de la chanson « Spirit in the Dark » d’Aretha Franklin, à écouter ci-après.

In fine, peux t-on vraiment se lasser d’écouter cette voix ?

Paix à son âme


RDC : la vente des syllabi à l’université, une pratique «antidote» à la mise en ligne des cours ?

Dans l’enseignement supérieur, on s’accorde en général à dire qu’un « syllabus » est une présentation générale d’un cours qui reprend toutes les informations à savoir, par les étudiants, à son sujet. Dans le contexte congolais, la pratique très répandue de la vente de ces notes de cours aux étudiants par les profs servirait-elle d’antidote à la mise en ligne des cours ? 

L’envahissant usage des TIC : une caractéristique des temps modernes ?

C’est presqu’un altruisme de dire aujourd’hui que les TIC façonnent notre vécu quotidien. Pour de nombreux contemporains, une telle allusion n’est, en effet, que redondance superflue d’esprit, dès lors que, tous ou presque, observent et reconnaissent l’influence toujours croissante, des TIC dans toutes les branches de l’activité humaine. Face à la montée en puissance de l’usage des technologies de l’information et de la communication, dans la vie de l’homme contemporain, c’est plutôt le non-usage des TIC qui constitue désormais plus qu’une anomalie. Il en est ainsi, notamment, du secteur éducatif où le procès des TIC en éducation n’est plus à faire. Plutôt, les protagonistes et multiples intervenants sur ce terrain continuent de voir comment le déploiement de diverses solutions techno-pédagogiques appuie dorénavant l’enseignement et l’apprentissage. Même si, cependant, il est vrai que dans certaines parties du monde, particulièrement en Afrique noire, le déploiement du numérique dans l’enseignement rencontre encore de nombreux défis de taille : d’infrastructures ou de compétences favorables, au cœur des institutions d’enseignement. Néanmoins, même dans pareil cas, l’intégration judicieuse du numérique dans l’enseignement s’incruste désormais très clairement dans l’esprit de divers décideurs « pédagogico-politiques » en termes de nouvelles intentions pédagogiques et comme une alternative fatale dans la pratique pédagogique de demain.

En éducation, le numérique c’est comme l’oxygène dans l’air : c’est partout, invisible mais essentiel.

Les néo-pédagogues restent, en effet, très fortement convaincus qu’on ne peut plus enseigner les « digital natives » d’aujourd’hui, comme hier. Du reste, comment pourrait-il en être autrement au seuil de ce 21eme siècle parfaitement édulcoré par la technologie. Il y a fort à parier, à la vue des vidéos ci-apposées, que même les Cassandres et autres « technophobes », qui continuent encore à résister à cette nécessaire métamorphose pédagogique, se rendent à l’évidence.

En Afrique noire particulièrement, nombre de pédagogues, voient dans l’intégration pédagogique des TIC dans l’enseignement, un bonus et une issue idéale à la résorption de pas mal de tares qui côtoient encore le système éducatif africain en général (classe pléthorique, insuffisance des ressources et compétence humaines, insuffisance des matériels didactiques, insuffisance et obsolescence des infrastructures, etc…). Sans forcément en constituer une panacée universelle, le numérique dans l’enseignement est perçu à plus d’un égard, comme une solution efficace à ces tares qui grèvent implacablement la qualité de l’enseignement dans le système éducatif africain.

Mais, si le numérique est la réponse, quelle était la question et qu’est ce qui en constitue le problème ?

En tous cas, les exhortations répétées des néo-pédagogues rendent la question de la nature des rapports entre les nouveaux outils de communication et la nécessaire application et implication de ces outils dans le système scolaire et/ou académique aujourd’hui inéluctables. Problème : dès lors que la généralisation des connexions à l’internet est effective (du moins dans les centres urbains de beaucoup des pays africains) l’une des interrogations peut alors consister à savoir quelles sont les motivations et facteurs qui expliquent la persistance des non-usages des TIC dans la pratique pédagogique de beaucoup d’enseignants africains et principalement r-d congolais, dans le cas qui concerne ce billet ? Refus de la modernité et/ou de la suprématie des technologies, résistance(s) au changement… ? Face à la trop grande diversité des situations de l’émergence des facteurs qui complexifient la cartographie et le rapport entre usages et non-usages des TIC dans la pédagogie, les réponses à ce questionnement, ne peuvent, de toute évidence, être que sectaires et difficilement généralisables. Dans le contexte r-d congolais de l’enseignement supérieur qui concerne ce billet, et hors de toute analyse scientifique profonde, j’ai pensé, un peu naïvement, sans doute, que la pratique très répandue, de la vente de notes de cours (syllabus) aux étudiants pourrait, peut-être servir d’antidote à la mise en ligne des cours par la grande majorité des enseignants universitaires r-d congolais. Pourquoi je pense ainsi ?

Parce que, à l’issue d’une expérience de terrain où j’ai participé comme consultant en technologies éducatives dans le cadre d’un projet allemand de Stratégie2020 visant à implanter le système Licence Master Doctorat (LMD) dans l’enseignement supérieur congolais, dans les trois principales universités congolaises de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani, on retiendra que :

  • le projet a initié un important programme de mise en ligne des cours pour accompagner ce basculement vers le LMD.
  • j’ai servi de consultant pour la mise en ligne des cours dans ce vaste programme.
  • inexplicablement, malgré un fort enthousiasme noté, en amont, pour cette innovation, un fort désintérêt, statuant en quelque sorte l’échec de ce programme, a été observé, en aval et un des enseignants interrogé, après évaluation du programme, m’a tenu ces propos :

Je suis à l’université où je suis enseignant-chercheur. Il y a beaucoup des professeurs qui disent que : vous nous demandez de mettre des cours en ligne, cela signifie que nous n’allons plus vendre nos syllabi (pluriel de syllabus), alors que pour nous, c’est pratiquement une source de revenu  en cette période que nous appelons de vache maigre. Pour l’enseignement en général au Congo, il y a une pratique qui, n’est pas évidemment, à encourager qui a élu domicile dans des différentes universités, pratique selon laquelle les professeurs éditent des syllabi de leurs cours qu’ils vendent aux apprenants 

Dur, dur… le sort du professeur d’université congolais et …,  dommage pour l’innovation pédagogique.



Thomas Sankara : une main noire de la France liée à son assassinat ?

La réaction, le comportement et les lointains propos d’un fonctionnaire français, prononcés il y a une trentaine d’années à l’occasion de la mort de Thomas Sankara, et dont je me souviens encore, peuvent-ils créditer les soupçons, maintes fois évoqués, d’une main noire de la France qui aurait trempé dans l’assassinat de ce dernier ?

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné lors d’un coup d’État organisé, c’est connu de tous aujourd’hui, par celui qu’il considérait alors comme son frère : Blaise Compaoré. A l’époque, je travaille à Libreville, au Gabon, comme expert et fonctionnaire international, dans un projet coordonné par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), une des agences du système des Nations Unies.

Totalement désappointés par la nouvelle, nous partageons, entre experts, notre chagrin dans le bureau de l’un d’entre nous, lorsqu’un fonctionnaire français de l’Ambassade française en République gabonaise surgit brusquement parmi nous. Visiblement gai et souriant, le diplomate français tient à nous «consoler» (sic!), dit-il. Et sans la moindre compassion ni tristesse, mais avec beaucoup d’humour, il se plait à nous rappeler qu’il s’agirait là d’une bonne preuve de « démocratie tournante ». Un humour noir qui, hélas pour lui, ne réussit nullement à arracher le moindre sourire parmi les experts, contrairement à ce qu’il escomptait, sans doute.

Thomas Sankara, un « assassinat politique » énigmatique de plus de ce siècle

L’assassinat de Sankara a, depuis, suscité divers questionnements et soupçons, arguant fortement sur un possible complot extérieur. En témoignent, diverses diverses sources telles celles de Sennen Andriamirando de Bruno Jaffre ou Afrik.com. Certains soupçons n’hésitent carrément pas à voir une main noire extérieure de la France, qui aurait commandité l’ignoble besogne.

Aujourd’hui, 30 ans après, entre soupçons et démentis et en réminiscence à ces propos, il n’est pas complètement puéril ni absurde, de mon point de vue, d’établir un possible rapport entre les lointains propos de ce diplomate français et les soupçons endurcis de ceux qui, nombreux, continuent à croire à la main noire de la France qui aurait trempé dans la mort de Thomas Sankara. Je prends le risque de penser ainsi parce que je sais que les diplomates sont les missi dominici dont les propos, si humoristiques soient-ils, reflètent le plus souvent le point de vue de leurs pays.

Certes, mon regard sur le comportement et/ou les propos d’un diplomate français et la possible main noire de son pays qui aurait commandité l’assassinant de Thomas Sankara peut s’inscrire dans les hasardeuses conclusions de la théorie du complot et le lien ainsi fait peut donc paraître hâtif, douteux et léger. Qu’à cela ne tienne, je donne, au travers de la lecture, du dossier-archive de Christophe Champin, qui se questionne à nouveau sur le rôle de la France dans l’assassinat de Thomas Sankara, l’occasion à chacun de se faire sa propre idée sur ce triste événement qui viens rappeler d’autres morts énigmatiques, d’autres hommes politiques dont les circonstances n’ont jamais totalement été élucidées à ce jour. Je pense ici à l’américain J.F Kennedy ou au congolais Patrice Lumumba.


Pédagogie nouvelle à l’aune du numérique, quid de l’école africaine ?

A époque nouvelle, pédagogie nouvelle

Le numérique pour une pédagogie nouvelle à l’école

C’est presqu’un truisme de dire aujourd’hui que le « tout numérique » informatique, né de l’Internet, prend d’assaut presque tous les aspects de l’activité humaine en élargissant son cercle d’influence aux domaines politique, institutionnel, économique ou commercial, technologique et éducatif. Dans ce nouveau contexte, chaque individu peut, globalement, prendre conscience de son rôle de citoyen, en même temps que de l’existence et de la considération de l’autre, si lointain soit-il. L’avènement du numérique dans le secteur éducatif, fait dire à certaines voix autorisées que les réseaux et les technologies de l’information et de la communication donnent une perspective nouvelle à l’éducation et à l’apprentissage.

Persistance de résistance à l’innovation pédagogique

En dépit d’une certaine résistance d’un bon nombre d’enseignants à intégrer le numérique dans leur pratique pédagogique et à condition, naturellement, de pouvoir accéder à l’Internet, le numérique promeut, semble t-il, aujourd’hui les pédagogies actives à l’école dont bon nombre des pédagogues révèlent les bénéfices, en lieu et place des pédagogies transmissives d’un autre siècle dont ils dénoncent les méfaits en terme de construction et d’acquisition individuelle des connaissances et savoirs des apprenants.

Le numérique à l’école, entre adoptants précoces et réfractaires

L’Afrique en marge du numérique à l’école

La métamorphose de l’enseignement avec le numérique n’est, malheureusement encore, pas donné à tout le monde. En Afrique (surtout noire), terreau des « info-pauvres », il est, hélas, désolant de constater qu’à tous les niveaux ou presque, rien n’a véritablement évolué dans le sens attendu et souhaité ci-dessus et que les élèves africains continuent à évoluer dans un système éducatif dominé par une approche trop étroite des disciplines, des connaissances fragmentées dont on ne discerne pas les enjeux.

Numérique et école africaine : entre mythe et réalité

Dommage, car, en dépit de la persistance d’une fracture numérique et cognitive ainsi constatée, il n’est pas totalement ridicule de penser que, comme ailleurs, les pratiques numériques médiatiques massives des jeunes africains ne cessent de se dévoiler et de s’imprégner au jour le jour.


Les TICE, une solution aux classes pléthoriques en Afrique

La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique
La classe pléthorique, un phénomène récurent en Afrique

La gangrène de la classe pléthorique est aujourd’hui dénoncée de manière récurrente par nombre d’observateurs qui s’intéressent à l’enseignement et à l’éducation en général et en Afrique noire particulièrement. De la RDC, mon pays, au Sénégal, de la Côte d’Ivoire au Bénin, de l’Angola au Burundi, du Tchad en Somalie, etc, aucun pays ou presque n’échappe à cette triste et très actuelle donne du paysage éducatif africain.

Malgré, parfois, des efforts réels faits, ici et/ou là, par certains gouvernements, décideurs politico-éducatifs et autres institutions nationales ou internationales pour remédier à cette tare, rien n’y est fait. Le phénomène des effectifs pléthoriques dans les classes en Afrique s’ajoute au sempiternel manque de moyens financiers, techniques, humains et ne cesse de s’amplifier au jour le jour. Face à une pression sociale de plus en plus évidente et très encline pour une « scolarisation pour tous« , les divers protagonistes du système éducatif africain, désarmés, ne savent plus très bien où donner de la tête face à un phénomène qui frappe quasiment tous les secteurs de l’enseignement.

Classe pléthorique au primaire
Classe pléthorique au primaire
classe pléthorique au supérieur

Du primaire au supérieur, en passant par le secondaire, les effectifs de plus de 100 élèves par classe et/ou des auditoires de 500 à plus de 1000 étudiants n’étonnent ni ne choquent plus personne ou presque. Le découragement et la fatalité semblent pointer à l’horizon. Dans un tel contexte, la qualité de l’enseignement se trouve très sensiblement hypothéquée, en dépit d’un miracle qui fait fleurir de ce « bourbier » des fleurons scientifiques à même de s’asseoir, dans le même salon de la communauté scientifique internationale, aux cotés des collègues formés ailleurs dans des conditions autrement plus bienveillantes.

Intégrer les Tic à l’enseignement : une solution pour conjurer la classe pléthorique africaine ?

Loin d’être une panacée universelle, nombre des pédagogues trouvent dans l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’enseignement (TICE), une solution qui pourrait conjurer les effets néfastes de la classe pléthorique africaine. Parmi les multiples avantages qui fondent le plaidoyer de ces théoriciens pour une intégration réfléchie de ces technologies à l’éducation et à l’enseignement, les tenants de ce nouveau paradigme de l’enseignement insistent sur la délocalisation qu’apportent les nouvelles approches éducatives dérivées de cette intégration (e-learning, mooc, foad, classes inversée, TBI, etc..), susceptible de permettre ainsi un possible désenclavement des classes et de réduire par ricochet le phénomène des effectifs pléthoriques de la classe africaine. Naturellement, les difficultés pour prendre la remorque de ce nouveau paradigme d’enseignement ne manquent pas. Elles sont multiples et de diverses natures particulièrement pour l’Afrique. Car s’il est bien connu, qu’à l’instar d’autres contrées humaines, l’Afrique est bien une « société du savoir« , son retard technologique, de mon sens, ne fait pas encore d’elle une véritable « société de l’information« . Qu’importe, face aux pourfendeurs de l’intégration des TICE dans l’enseignement en Afrique et en dépit de quelques difficultés réelles pour leur application concrète, moi j’ai résolu, de prendre le pari des premiers penseurs. Et autant que je le peux, je recours aux technologies éducatives et intégre les TIC dans ma pratique pédagogique.


RDC : Le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi entre raison,  oraison et déraison

Etienne Tshisekedi : sa dépouille recherche une terre pour y être inhumée

Il y a quelques jours, un ami me confiait sa crainte de voir le corps de « son vieux » Etienne Tshisekedi, récemment décédé en Belgique (1er février 2017), ne pas être finalement enterré dans son pays natal, la RDC. Ce que j’ai pris alors pour une simple frasque de mon hyperémotif compatriote commence, hélas, à me tarauder, moi aussi l’esprit et à harponner sa quiétude.  Ainsi donc, comme pour feu Maréchal Joseph Désiré Mobutu Sese Seko, le terrible dictateur congolais dont Etienne Tshisekedi fut un farouche opposant, il est à craindre que le vieux « Tshistshi » ne soit, in fine, lui aussi inhumé en terre étrangère. Terre étrangère ? Oui, mais où exactement ? Sans doute en Belgique, cet ancien pays colonisateur de la RDC qui vient de le voir mourir. Et pourquoi pas au Sénégal qui, aux dernières nouvelles, aurait manifesté, par la voix de son Président Macky Sall, sa disponibilité à recevoir la dépouille d’Etienne Tshisekedi pour y être enterrée sur son sol.

Des préalables au rapatriement en RDC contre et envers le culte africain aux morts

A l’origine de notre inquiétude, mon ami et moi, il y a ces préalables, de tout bord, posés par les familles biologique et politique des « tshisekedi » à la matérialisation du rapatriement de la dépouille de l’illustre disparu en RDC pour y recevoir des obsèques dignes de son rang et y être enterré sur le sol de ses ancêtres.

Pour les « familles politiques », c-à-d- son parti politique l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et ses alliés, conglomérées dans le fameux Rassemblement de l’opposition (Rassop), aujourd’hui au bord de l’explosion, les absolues et conditionnelles exigences avant le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi n’ont point faibli :

  • Pas de rapatriement du corps avant la mise en place d’un nouveau gouvernement avec un nouveau premier ministre issu et présenté par le Rassemblement. 
  • Pas de rapatriement  avant l’érection d’un mausolée pour le Sphinx.

Pour la famille biologique, le dernier ingrédient de cette macabre sauce, est le dernier volte face de Mgr Gérard Mulumba, jeune frère d’Etienne Tshisekedi et porte-parole de la famille biologique. Après un apparent accord avec l’actuel gouvernement congolais, qui entérinait le rapatriement du corps d’Etienne Tshisekedi pour le 11 mars 2017 et son enterrement au cimetière de la Gombe au centre ville de Kinshasa, Mgr Gérard Mulumba vient de se rétracter car dit-il « l’endroit ne convient pas ou plus ».

Ainsi donc, envers et contre toute décence et culte voué aux morts, dans notre bonne tradition africaine, le corps du vénérable Sphinx tshisekedi va continuer à « trimbaler » dans les rues de Bruxelles plus d’un mois après sa mort le 1er février 2017. Car, après des grandioses obsèques lui rendu dans un funérarium de la capitale belge, après la messe de requiem à la Basilique Koekelberg à Bruxelles, seuls quelques initiés savent aujourd’hui où est gardée la dépouille de Etienne Tshisekedi. Et dans quel état physique ?

C’est là, la rançon de tout illustre homme politique qui disparaît, serait-on sensé de dire. A la manière des politicologues, ne feignons pas d’oublier que Tshitshi était un homme de parti, aussi bien q’un homme d’état, Et comme tel, il ne s’appartenait plus à lui seul ni à sa seule famille biologique car responsable devant son époque et devant la postérité du pouvoir qu’il n’a malheureusement pas pu exercer.

Entre raison… oraison et déraison

Au final, il faut aujourd’hui se rendre à l’évidence et relever ce terrible et injuste paradoxe : autant, il a été difficile pour Etienne Tshisekedi de vivre dans son pays, autant il lui est difficile d’y être enterré. Face à cette confusion, la raison ne voudrait-elle pas que le Sphinx soit enterré le plus vite possible, afin d’avoir une oraison funèbre digne de lui ? Autrement, n’est-ce pas  là, une déraison ?


RDC- Gambie : le nombre 19 serait-il maudit pour l’alternance politique en Afrique ?

S’occuper de la politique avant que celle-ci ne s’occupe de vous

De temps en temps, je sors de la thématique de base de mon blog Génération technopédagogique, dont l’ambition initiale reste attachée à la publication des billets essentiellement en rapport avec l’avènement des TIC dans l’enseignement ou l’éducation, pour y éditer, à la volée, un ou deux à caractère plutôt politique.

Qu’il s’agisse de mon dernier mais récent article sur la paix en Colombie ou de l’un de mes tous premiers articles sur la mort de Ghyslaine Dupont et Claude Verlon, en passant par d’autres, sur la Palestine, sur Nelson Mandela, sur l’Egypte de AL Sissi, ou encore sur la tentation d’une présidence à vie en Afrique centrale, etc., je m’efforce, de manière sans doute, quelque peu approximative ou insuffisamment active, mais volontiers réflexive, de me conformer et de faire mien l’adage très bien connu, du non moins très bien connu syndicaliste et homme politique Québéquois, Michel Chartrand : « Si tu ne t’occupes  pas de la politique, la politique s’occupe de toi ».

L’occasion de (re)faire, une fois de plus, cet exercice, dans ce nouveau billet, m’est offerte par un constat, une réflexion et un regard fortuit autour et sur un nombre : le nombre 19.

Un nouveau calendrier « kongolais » avec un mois de décembre à 19 jours (sic!)

Ce nombre, inséré au mois de décembre, dans le calendrier congolais, se mute en une date de fin de mandat présidentiel de Joseph Kabila que rfi, la radio française, décrit à sa manière ICI.

Les plus imaginatifs des humoristes congolais ont publié sur les réseaux sociaux un nouveau calendrier « kongolais » 2016 dans lequel le mois de décembre ne comptait plus désormais que 19 jours.

Sur les réseaux sociaux, les humoristes congolais inventent un calendrier « kongolais » avec un mois de décembre à 19 jours

Un humour qui cache à peine l’angoisse d’un « après le 19 » chaotique et apocalyptique redouté de tous pour la RDC. En effet, la date butoir de fin de règne de Joseph Kabila, en RDC, a failli se transformer en date fatidique pour le peuple congolais pris en tenaille par deux logiques implacables et intentionnellement malveillantes dans l’interprétation partisane de la constitution congolaise selon qu’on se dit de l’opposition politique, d’une part et/ou qu’on se situe dans le camp de tenants du pouvoir de l’autre.

Pour annoncer cette redoutable apocalypse, l’opposition politique congolaise a recouru à une métaphore footballistique, d’un arbitre infligeant tour à tour, à un joueur, d’abord un avertissement, puis un carton jaune avant le carton rouge synonyme d’expulsion du terrain.

Dans la pratique, cette métaphore a occasionné, aux dates respectives de 19 septembre 2016, de 19 novembre 2016 et de 19 décembre 2016, des journées de fortes violences à Kinshasa la capitale et dans quelques autres grandes villes congolaises qui ont fait craindre le pire pour ce pays.

Le dialogue et les pourparlers directs entre forces politiques sous l’égide de la CENCO pour sauver la RDC ?

Aujourd’hui, l’apocalypse n’est pas totalement écartée car la logique de « ôtes-toi de là que je m’y mette » et/ou celle de « j’y suis, j’y reste » selon qu’on se dit opposants et/ou  gouvernants, perdure dans les têtes des uns et des autres. Seuls quelques dupes ou étourdis politiques ne veulent pas ou ne savent pas lire entre les lignes. Sous les mielleux discours de défense de la constitution tenus par les uns et les autres, chaque camp tire visiblement la couverture de son coté. C’est de bonne guerre dirait-on. Il en est ainsi de tout dialogue, on avance…, on recule… Seul le compromis de fin qui met tout le monde d’accord compte.

L’avenir du pays reste ainsi suspendu à ce compromis. Tout le monde entend et espère voir s’échapper une fumée blanche de la « case » (sic!) à palabre qu’est devenu le Centre interdiocésain de Kinshasa qui abrite ces pourparlers directs entre opposants et gouvernants sous les auspices des évêques catholiques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

Ces derniers (évêques) doivent avoir recouru aussi, sans doute, à la métaphore footballistique de l’extra-time, pour jouer cette dernière carte de la chance pour la paix en RDC, en reprenant à leur compte, les minutes non jouées du temps additionnel dans le le premier dialogue de la « communauté internationale » sous les auspices de l’Union africaine et arbitré par le togolais Edem Kodjo à la cité de l’UA de Kinshasa. Un match au cours duquel l’opposition politique congolaise, n’aurait aligné que sa deuxième équipe, peut-être.

Quid de la Gambie avec aussi son « maudit » nombre 19

Après la RDC, voici que le maudit nombre de 19, s’invite dans la tourmente électorale gambienne. Dans ce cas précis, ce nombre a choisi le mois de janvier pour s’incruster dans le calendrier gambien et se muera en une date de fin de mandat et/ou de règne pour Yahya Jammeh au 19 janvier 2017. La radio française rfi l’évoque également ICI.

Une autre apocalypse est-elle aussi à craindre pour le peuple gambien ? Comment ne pas frissonner depuis que Yahya refuse de quitter le pouvoir. Ce dernier est formel : « je ne partirai pas le 19 janvier 2017« . Ce couperet, Yahya Jammeh l’a tenu, contre toute attente, une semaine seulement après avoir reconnu sa défaite électorale et même félicité son adversaire  Adama Barrow.

Un contredit qui pose désormais problème à la CEDEAO qui a tenté jouer ses bons offices dans cette crise et le divise entre partisans de la manière forte à l’instar d’Alassane Ouattara, l’ivoirien, qui prône le recours aux armes pour faire partir Yahya Jammeh du pouvoir et ceux, plus conciliants comme, Alpha Condé, le malien qui avantage plutôt la solution négociée.

Quoiqu’il en soit, dans les deux cas, de la RDC et de la Gambie, les deux dates butoirs de fin de règne créent des appréhensions et suscitent des peurs réelles des lendemains incertains pour les peuples de ces deux pays.  Si, dans le cas congolais, les espoirs ontologiques d’une sortie de crise sont permis avec l’implication actuelle des évêques de la CENCO, tel ne semble pas être le cas pour la Gambie.

Les craintes d »apocalypse pour le peuple gambien sont fondées dès lors qu’en cas de recours aux armes pour le faire partir, Yahya Jammeh défie la CEDEAO et prévient qu’il fera de la Gambie, pays de ses ancêtres, le cimetière des soldats de la CEDEAO. Tout doit être fait dès à présent afin d’éviter l’apocalypse ainsi annoncée et programmée au peuple gambien.


Juan Manuel Santos, un Nobel de la Paix qui aura joué à « Qui perd Gagne » jusqu’au bout

L’accord de Paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des Farc enfin signé, comme il est intéressant de ressortir, dans ce billet, la volonté et la conviction d’un homme de paix, Juan Manuel Santos, qui y a cru jusqu’au bout.

La signature de l’accord de paix avec les Farc et le prix Nobel de la Paix ou la facette gagnante de Juan Manuel Santos

Le Président Juan Manuel Santos

Lorsque le 26 septembre 2016, un accord de paix historique est signé entre la guérilla des Farc et le gouvernement colombien, mettant ainsi fin à 52 ans de conflit armé entre les deux parties, le camp mondial de la paix est alors euphorique. Une ex-otage française, Ingrid Betancourt, peut alors saluer l’événement  comme la fin d’un véritable cauchemar pour le peuple colombien et pour tous.

C’est là, la facette gagnante de Juan Manuel Santos actuel Président en exercice de la Colombie reconnu dorénavant comme :

« la personnalité qui aura le plus et le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix« . 

Il va, de ce fait, bénéficier du Prix Nobel de la Paix 2016 et figurer désormais à la dernière place sur une liste des personnalités dont la première récompense a été attribuée en 1901. Nombre d’analystes et observateurs politiques, dans nombre des médias du monde, ont décrypté dans ce geste, une forme de reconnaissance et de soutien de la communauté internationale au Président colombien qui, dans un long et sinueux chemin de recherche de la paix dont les tracés ont été patiemment fixés dans des pourparlers parrainés par Cuba, aura ouvertement cru à son objectif.

Rodrigo Londoño alias « Timochenko » et les FARC, les oubliés du processus ?

Rodrigo Londoño alias « Timochenko » Chef de Farc

La logique aurait voulu que le prix Nobel soit partagé entre les protagonistes co-signataires de l’accord. Car à l’évidence, un accord de paix se négocie, le plus souvent, sinon toujours, entre deux parties.

Quid peut-être, au principal chef négociateur des Farc, Rodrigo Londoño, mieux connu sous divers noms de guerre dont celui de « Timochenko« , de nous dupliquer le bel exemple de son, « sans doute » camarade d’idéologie, un certain Le Duc Tho, qui en 1973, refusa le prix Nobel de la paix arguant qu’il ne le méritait pas, quand bien même il avait contribué à la négociation des Accords de paix de Paris qui allaient présider à un cessez-le-feu dans la guerre du Vietnam.

Que nenni ? Un vrai mystère dans ce cas précis, car mme Kaci Kullmann Five, Présidente du comité Nobel norvégien, ne daignera, conformément à la tradition, expliquer pourquoi ce prix Nobel n’a pas été partagé conjointement entre Juan Manuel Santos et Rodrigo Londoño avec les FARC.

La victoire du « non » contre l’accord ou la facette perdante de Juan Manuel Santos ?

Pour mieux le sceller et démocratie obligeant, aussitôt signé, l’accord allait être soumis au référendum du peuple colombien à qui était posé la question suivante : Soutenez-vous l’accord final d’achèvement du conflit et de construction d’une paix stable et durable ?

A cette question, contre toute attente, le « non » s’imposait face au « oui », pourtant très largement plébiscité gagnant par les sondages pré-référendum. Bien que d’une courte majorité, la victoire du « non » démontrait et faisait craindre ainsi une facette perdante de Juan Manuel Santos.

Comme aujourd’hui, dans les résultats finaux de l’élection présidentielle aux USA avec la victoire de D. Trump sur Hillary Clinton ou encore de celle de Fillon sur A. Juppé, dans ceux des primaires en France, les sondages se sont trompés, pour dire presque « trumpé » (sic!). Il faut bien, désormais, accueillir avec beaucoup de circonspection les vertus tant vantées par les scientifiques  de leur caractère d’infaillibilité.

Contre tout et tous, Juan Manuel Santos a tenu à jouer à « qui perd, gagne »

Fort heureusement et certainement convaincu du bien fondé de l’adage qui dit que la « paix n’a pas de prix », cet homme décrit, semble t-il, comme très rationnel mais parfois critiqué pour sa froideur apparente a d’abord rassuré par des propos lui ayant été attribués immédiatement après ce revers  référendaire : « Je ne cherche pas des applaudissements. Je veux faire ce qui est correct « .

Aujourd’hui, l’accord révisé et sans doute renégocié entre les deux parties a été signé et ratifié par le Congrès colombien. Point de doute qu’il sera bientôt légiféré. Une belle occasion pour moi, de rendre un vibrant hommage à cet homme de paix Juan Manuel Santos qui en jouant son jeu de « Qui perd, Gagne » jusqu’au bout, peut dorénavant fièrement clamer que cet accord peut désormais servir de modèle à d’autres pays en conflit, dans le monde, à l’instar de la Syrie et autres.