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RDC : En marge de la conférence minière de Goma : quid des damnés de l’exploitation du coltan congolais ?

portable du sang
COLTAN DU SANG SUR NOS PORTABLES

 

Une conférence minière congolaise à Goma pour faire remuer dans leurs tombes, les « coltandamnés » du Kivu ?

 Du 23 au 25 mars 2014, le gouvernement r-d congolais a organisé la deuxième édition de la conférence minière nationale à Goma dans la province du Nord-Kivu, après la première tenue à Lubumbashi, dans la province du Katanga en février 2013. Libre à chacun de juger et de se faire sa petite idée sur la manière dont quelques médias congolais, à l’instar de Le Poten-tiel, L’ObservateurDigitalcongo.netOneWovisio.comRadiookapi.netetc.., ont traité, commenté, analysé cette information.  Libre aussi à tous d’apprécier les recommandations des assises de cette conférence. 

Quant à moi, le choix de Goma, pour la tenue de cet événement, est une belle occasion de rappeler par et dans ce billet que cette ville et toute la région Est du Congo ont été et sont encore, en référence à l’histoire récente de ce pays, des lieux lourdement chargés d’émotion pour tout congolais. Une belle occasion aussi de revenir sur le « coltan du sang et sur les portables de sang » constamment évoqués par les médias du monde pour dénoncer l’exploitation macabre de ce qu’il convient de considérer aujourd’hui le coltan maudit du Kivu. Ces populations de cette partie de la RDC, toujours ensanglantée par des terribles guerres, longtemps contraintes à une production forcée de ce minerai, je les appellerai des « coltandamnés » en contraction des expressions « coltan et condamné« . Elles auront payé un très lourd tribu lorsqu’on regarde les décomptes macabres estimés par certains médias internationaux qui dénombrent, à ce jour, entre DEUX et SEPT millions d’âmes disparues.

Sur les causes profondes qui ont et/ou continuent à alimenter ces guerres, beaucoup des choses ont été dites et écrites, au gré des intérêts des diverses plumes, avant que les même médias, comme ICI et  ne crèvent enfin l’abcès et lèvent définitivement le secret de polichinelle sur la véritable cause de ces guerres, à savoir : le pillage, par les multinationales occidentales des ressources minérales, principalement du coltan dont cette région du Kivu de l’Est de la RDC détient 60 à 80% des réserves mondiales. Ce rapport de l’ONU de 2003 fait grandement écho de ces révélations.

Le coltan, un mal que le ciel inventa pour décimer les congolais, est considéré aujourd’hui comme un minerai stratégique qui soutient presque totalement le développement de l’économie numérique et électronique du monde dit développé. Importante source pour la production du tantale, très prisé pour sa grande résistance à la corrosion, le coltan est ainsi, tous les spécialistes le disent, indispensable à la fabrication de divers composants électroniques. Il est notamment utilisé dans la fabrication de condensateurs pour les équipements électroniques, dans l’aéronautique, particulièrement dans la fabrication des réacteurs, dans l’économie militaire, pour la fabrication des missiles, etc.. On l’utilise aussi comme revêtement dans les échangeurs de chaleur et dans des alliages pour les outils de coupe ou de tournage.

En économie numérique, l’usage du coltan dans la fabrication des ordinateurs, des téléphones portables, des télévisions, des i-pad, des tablettes et divers autres outils numériques qui, envahissent progressivement et inéluctablement le monde de l’enseignement et de l’éducation, est prégnant. La macabre exploitation de cette ressource minérale par les multinationales occidentales dans le contexte congolais de la guerre de l’Est, a longtemps été stigmatisée par de nombreuses ONG. Celles-ci, à l’origine des nombreuses campagnes de sensibilisation à travers le monde, ont su trouver des slogans justes, empruntés à des expressions imagées du genre « portable de sang« , « du sang dans nos portables » ou « coltan, minerai du sang » pour alerter la planète sur les atrocités de la guerre de l’Est-RDC.

La métaphore  de la « ballade des pendus« 

En mémoire à tous mes compatriotes congolais morts, je lance, en écho posthume d’un gomatracien de l’au delà, une supplication, même, post-conférence aux convives de la deuxième conférence minière nationale congolaise de Goma et sollicite d’eux un désirable bien que hypothétique brin de pitié. Pour présenter ma complainte, je prendrai la métaphore de la Ballade des pendus du poète médiéval François Villon qui, à l’ombre de la potence et en l’attente de l’exécution qui lui fut promise par le prévôt de Paris à la suite de l’affaire Ferrebouc, composa ce sinistre poème comme pour implorer la commisération, la pitié et lancer un appel à la charité chrétienne, à ses contemporains vivants sur son sort.

Par une hasardeuse mais volontaire analogie à cette métaphore, je lance aux convives congolais de la conférence de Goma, cet appel : « frères humains qui après nous communiquez, ayez pour nous « pauvres kivutiens » pitié, car les multinationales n’en ont point de nous« .

Le dilemme de tout congolais : utiliser ou non  les gadgets électroniques incriminés ?

C’est dans cet authentique dilemme entre boycotter ou ne pas boycotter l’usage des gadgets électroniques incriminés que j’ai reçu, il y a quelques jours, sur mon compte facebook, cette invitation d’Evelyn V exhortant chaque utilisateur d’un appareil électronique à signer une pétition sollicitant auprès des fabricants ou des (re)vendeurs des portables un document certifiant que l’appareil acheté ne contient pas des métaux dont les minerais proviennent des mines de l’Est du Congo. La pétition invite le Directeur Général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Roberto Azevedo, et le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à faire preuve de leadership en matière de ‘Caring Economics’ en adoptant et en appliquant l’équivalent de la loi « Dodd-Frank » article 1502 qui donnerait ainsi à l’UE et aux États membres de l’OMC les moyens de s’assurer que l’exploitation des minerais cesse d’être une source d’angoisse mais plutôt un facteur de paix et de joie pour les citoyens de la RD Congo. J’ai signé la pétition. Combien suivront mon geste ? Wait and See. Dans cette attente, puisse la visualisation de la vidéo ci-après, convaincre et appeler un maximum  de signatures de cette pétition.

 

 

Pour que dans cet espoir ontologique, nous puissions ensemble, demain, changer de ballade et CHANTER CELLE DES GENS HEUREUX avec le chanteur français Gérard Lenorman. Vœu pieux, me direz-vous. Sans doute avez-vous raison. Moi, je prends néanmoins parti pour ce rêve.

https://www.youtube.com/watch?v=Wzkz9IABhPk&list=RDWzkz9IABhPk

 


RDC : Mois de mars, mois de la femme. Je suis fier de deux femmes compatriotes

Au seuil de ce mois de mars, mois que la communauté internationale consacre à la femme, je voudrais dédier ce billet d’hommage à deux femmes ingénieures congolaises. Elles sont, à coup sûr, largement inconnues de la grande majorité de leurs compatriotes. Elles font pourtant considérablement honneur à leur pays. Il s’agit de Sandrine Ngalula Mubenga et de Thérèse INZA    

 

 

Deux superbes ingénieures congolaises « inconnues »et « méconnues » dans leur propre pays ?

 

Combien des congolais connaissent ces deux ingénieures congolaises ? Leur pays, la République démocratique du Congo, qui doit être fière de ces/ses deux femmes les honore t-il suffisamment ? Il est ahurissant d’entendre des propos de ce genre : « aucun acte, aucun fait concret, aucune vision d’espoir ne semble transparaître, à ce jour, du coté des pouvoirs publics dans ce sens« . Je tiens cette vérité d’un entretien avec le mari de Thérèse INZA, professeur à l’université de Kinshasa, rencontré fortuitement dans un restaurant de Kinshasa. Même les médias congolais ne font pas suffisamment échos des ces deux dignes femmes congolaises et de leurs œuvres pour les sortir de leur (presque) anonymat actuel. 

L’une, Thérèse INZA est présidente d’une entreprise Woman Technology, une association féminine initialement fondée pour offrir des débouchés aux femmes congolaises titulaires d’un diplôme d’ingénieur. Son entreprise est à l’origine de l’invention d’une première génération des robots qui régule la circulation routière à Kinshasa. Cette invention, qu’un article de Dominique Desaunay qualifie, sur le site Web de rfi, de « robolution« , en contractant sans doute, les termes « robot et révolution« , augure des lendemains rassurants pour améliorer et sécuriser la circulation routière dans une mégapole d’environs 10 millions d’habitants. En ignorant cette invention le pouvoir kabiliste rate là une belle occasion de rabattre le caquet à ceux qui ne voient dans sa fameuse révolution de la modernité chantée à longueur des journées sur les médias officiels, qu’un slogan vide.

L’autre, Sandrine Ngalula Mubega est ingénieure en électricité. Elle est expatriée et vit dans l’état d’Ohio aux États-Unis d’Amérique où elle a décroché le titre d’ingénieure professionnelle. Cette jeune femme congolaise qu’un fait divers d’enfance a amené aux études de génie électrique, est inventrice d’une voiture électrique, une voiture hybride qui roule en utilisant l’hydrogène comme carburant et le courant direct. Elle détient, par devers elle, plusieurs prix remportés à l’université de Toledo de Ohio.

 

Fatalisme religieux… ou… nul n’est prophète chez soi…

 

Beaucoup d’observateurs et un certain nombre des témoignages indiquent que le peuple congolais est profondément religieux et grand lecteur de la bible. Dans ce pays, il existe une forte communauté religieuse formée autour des traditionnelles et officielles confessions religieuses (catholique, protestant, kimbanguiste, musulman). A coté de ces confessions, il persiste une très forte propension de la population pour les nombreuses églises de réveil qui pilulent dans le pays. Dans un tel environnement et face à l’insouciance et au désintérêt des pouvoirs publics à leur endroit, il n’est pas stupide de penser que Sandrine et Thérèse, profondément religieuses elles aussi, je présume, ne se soient fatalement contraintes de se soumettre à ce proverbe d’origine biblique … « nul n’est prophète chez soi » qui voudrait nous rappeler qu’un individu n’est jamais apprécié à sa vraie valeur là où il vit. Dommage.

Heureusement qu’ailleurs des médias extérieurs savent reconnaître la valeur des individus et leur accordent un petit espace de présentation sur leur antenne. Tel est le cas de TV5 MONDE tel que reproduit sur la vidéo ci-après pour présenter l’oeuvre de Thérèse INZA. Une marque de reconnaissance à louer.

 


Résidant à Kinshasa…enseignant à Beni ou les vertus de la classe en ligne

Le numérique à l'école : une alternative pédagogique du futur

« Nous disons que l’autorité est en crise parce que nous passons d’une société hiérarchique, verticale, à une société plus transversale, notamment grâce aux réseaux comme Internet. Tout ne coule plus du haut vers le bas, de celui qui sait vers l’ignorant. Les relations parent-enfant, maître-élève, État-citoyen… sont à reconstruire. (…) Une nouvelle démocratie du savoir est en marche. Désormais, la seule autorité qui peut s’imposer est fondée sur la compétence. Si vous n’êtes pas investi de cette autorité-là, ce n’est pas la peine de devenir député, professeur, président, voire parent. »

J’emprunterai, de façon très approximative sans doute, cette déclaration de Michel Serres pour écrire ce billet qui voudrait justifier l’impératif pour les enseignants africains d’acquérir des compétences dans la mise en ligne des cours et restituer une petite expérience personnelle des vertus de la classe en ligne dans le contexte congolais de l’enseignement supérieur.

Le numérique à l’école, pour une formation si proche…et si lointaine…

L’entrée du numérique à l’école est perçue aujourd’hui comme une véritable révolution dans le monde de l’enseignement. En dépit des débats très ouverts que soulève encore cette entrée, de nombreux pédagogues la perçoivent désormais comme une alternative du futur dès lors qu’au seuil de ce 21e siècle, de plus en plus d’enseignants intègrent les technologies numériques dans leur pédagogie. Les qualificatifs pour décrire les applications liées à la métamorphose de la pratique de l’enseignement occasionnée par l’entrée des technologies numériques dans l’enseignement sont nombreuses. On parle désormais de e-learning, de Foad, de Moocs ou Clom, de webpédagogie, de réseaux sociaux éducatifs, de blogging, de formation à distance, de la classe inversée, etc.., pour caractériser cette mutation progressive et, sans doute, inéluctable des formes de l’enseignement qui intègrent dorénavant la puissance de l’internet et donc du numérique dans divers scénarios pédagogiques d’apprentissage et d’enseignement. Et les outils, pour matérialiser ces nouvelles pratiques, sont diversifiés comme l’indique la figure ci-dessous.

 

Classe numérique

Dans le contexte pléthorique des enseignements dans les universités africaines en général et congolaises en particulier, l’avènement du numérique est perçu comme une chance dès lors que concevoir, animer et diffuser son cours en ligne favorise la délocalisation de l’enseignement et privilégie une forme constructiviste de l’apprentissage des apprenants. La classe numérique peut ainsi corriger ce triste phénomène de la classe pléthorique africaine et contourner la contrainte et le défi de la distance.

Retour sur une première expérience d’enseignement en ligne

 Ceci est particulièrement vrai dans le cas précis de la RDC, un vaste pays de plus de 2 millions de kilomètres carrés de surface où les distances à couvrir entre certaines villes sont énormes pour un pays, qui à ce jour, manque encore cruellement des moyens primaires suffisants de communication. Kinshasa et Beni sont deux villes congolaises. La première est connue pour être la capitale de cette vaste République démocratique du Congo. La deuxième est une ville du Nord-Kivu située à plus de 2000 km de Kinshasa dans l’est de ce pays. Je réside à Kinshasa. J’y professe dans certaines universités et instituts d’enseignement supérieur kinois principalement à l’Institut facultataire des sciences de l’information et de la communication (Ifasic). J’y enseigne, entre autres, les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Dans sa très grande majorité, les enseignants congolais évoluent encore dans un contexte de très faible intégration pédagogique des TIC dans l’enseignement. Je me situe néanmoins dans la minorité de ces enseignants qui fait exception et s’efforce d’associer les TIC dans leurs pratiques pédagogiques. J’ai conçu et développé quelques cours en ligne sur la plateforme MOODLEde développement des enseignements à distance.

Au mois de juin 2013, je recevais une invitation très pressante de l’université chrétienne bilingue du Congo (UCBC) de Beni pour y aller assurer quelques enseignements au département de journalisme multimédia de la faculté de communication de cette université. Les étudiants de cette université suivent des enseignements dans le cadre d’une nouvelle politique d’enseignement fondée sur des nouveaux curricula au format Licence Master Doctorat (LMD). Les finalistes étaient menacés d’une année blanche au cas où ils manquaient de suivre mes enseignements avant la fin de l’année académique en cours fixée à fin juillet 2013. Attentif à l’appel désespérant de l’UCBC, ma disponibilité pour rejoindre l’UCBC est forte mais timorée par :

  • Un premier problème : l’UCBC se trouve à Beni ville où sévit alors une insécurité récurrente dans cette partie de la RDC où fourmillent des rébellions et des forces dites négatives que sont les M23, les Mai Mai, les ADF-NALU, etc. A longueur de journée les nouvelles diffusées par quelques radios kinoises (TOP CONGO FM et/ou RADIO OKAPI) sont dissuasives pour tout cœur vaillant qui tente de se rendre dans cette partie de la RDC. Aller à Beni ou ne pas aller à Beni ? Je suspends mon désormais terrible choix kafkaïen à la sagesse familiale dont je sollicite l’avis. Le verdict, je m’en doutais bien, est formel : négatif. Pour mes enfants et leur mère, il ne faut pas aller à Beni.
  • Puis un deuxième problème : comment enseigner sérieusement cinq matières en quelques semaines ?

Aubaine pour moi : puisque j’ai mes cours en ligne, la solution est là… à portée de mains. Je vais inviter les étudiants à suivre mes cours à distance. Hélas, la première tentative d’inscription à distance des étudiants sur la plateforme est un fiasco. Les étudiants ne semblent pas détenir les habiletés et prérequis de base pour assimiler cette forme d’enseignement. Dommage. Mais surtout, la connexion internet est scabreuse en RDC. Elle ne favorise que difficilement la réalisation d’une telle application. Je me résous alors à recourir aux enseignements en E-BLENDED dont le mode d’apprentissage mixte associe une utilisation conjointe du e-Learning  en « distanciel » et le mode classique d’apprentissage en « présentiel ». « 

Placé devant un autre dilemme : abandonner ou ne pas abandonner ces pauvres étudiants à une année blanche, mon choix est fait. Un peu à contre-œur, je dois rejeter l’avis de sagesse parental. Et contre vents et marées, je vais à l’UCBC de Beni. Au bout d’un mois et au terme d’un travail intensif, j’assure des enseignements dans un environnement certes stressant, mais jamais désolant. Je suis follement enthousiasmé par l’assiduité de mes étudiants et, contrairement à mes craintes de départ, par leur célérité à assimiler la pratique des cours en ligne. Deux de mes enseignements sont alors entièrement assurés en présentiel, les trois autres le sont en ligne en e-learning.

Au final, c’est content d’avoir été au chevet et au contact d’une jeunesse dont le désir d’appartenir à leur chère nation congolaise ( la RDC) m’a séduit,  et transformé par l’accueil reçu, l’assiduité, la motivation et la pugnacité d’apprendre de mes étudiants que je rentre à Kinshasa poursuivre une expérience qui va se renouveler cette année.

En définitive et en phase avec cette belle « divise-slogan » de l’UCBC transcrite et lisible sur tous les murs de l’université : « Being transformed to transform », je me réjouis que l’UCBC de Beni m’ait vraiment transformé et béni.

Etre transformé, pour transformer c'est possible à l'UCBC de Beni
Etre transformé, pour transformer c’est possible à l’UCBC de Beni


L’AFRIQUE GAGNE AVEC LES TIC

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Avec une adhésion volontariste de sa population au schéma de développement charrié avec et par les technologies de l’information et de la communication (TIC), l’Afrique montre qu’elle peut désormais elle aussi gagner

L’Afrique connectée à l’initiative de Google

Certaines voix autorisées le disent désormais à haute voix : une autre Afrique se profile, celle qui gagne avec les technologies de l’information et de la communication (TIC). Grâce au Web et avec notamment le soutien de Google dans son PROJET D’UNE AFRIQUE CONNECTÉE, l’espoir d’une nouvelle Afrique gagnante est, en effet, désormais possible. Certes, aucune étourderie n’est permise, l’action de GOOGLE en direction de l’Afrique n’est pas un simple acte de philanthropie. C’est même, à ne point en douter, une perspective d’un vaste INVESTISSEMENT A BUT LUCRATIF. L’initiative me semble, néanmoins, offrir à une Afrique nouvelle qui, s’appuyant dorénavant sur les technologies de l’information et de la communication, une occasion d’insuffler un nouvel élan au processus de développement du continent dans une perspective gagnante.

Internet puissant outil de développement

C’est presqu’un altruisme de dire aujourd’hui que la puissance de l’Internet et les autres outils des TIC investissent et révolutionnent presque toutes les branches de l’activité humaine. Des secteurs socio-économiques considérés comme des principaux vecteurs du développement, à l’instar de l’information, les télécommunications, l’éducation, la science, le commerce et la santé intègrent de plus en plus des outils modernes de collecte, de traitement, de diffusion fondés sur les TIC. L’Afrique ne peut plus ignorer la puissance des ces outils sur son chemin du développement. Certes, il persiste encore une véritable césure numérique et informative entre le Nord et le Sud, mais cette facture, pour de nombreux observateurs avertis, va s’amenuisant et peut être rapidement comblée si des politiques hardies sont mises en place.

Les TIC et l’Internet : une chance pour l’Afrique

A la fin, les TIC et l’Internet apparaissent donc comme une véritable chance pour l’Afrique, dès lors que leur usage n’est régenté par personne. L’Internet donne ainsi à l’Afrique et aux africains l’occasion de faire entendre leur voix et/ou de tracer leur voie en se présentant en face de la communauté mondiale non plus comme des simples consommateurs, mais aussi comme des pourvoyeurs d’idées, pourquoi pas, de développement. En se fondant sur cet avantage, certains économistes contemporains suggèrent à l’Afrique, pour réduire son écart de développement avec le Nord, d’opter pour la théorie de LEAPFROGGING. Cette théorie du « SAUTE-MOUTON » qui permettrait à l’Afrique de prendre le raccourci culturel et économique pour réduire son écart de développement avec le Nord. Problème: la théorie du saute-mouton suppose et exige au sauteur d’avoir des jambes solides pour ne pas les briser à la réception.

L’Internet, un « leapfrogging » pour les africains

Et si les TIC et Internet offraient aujourd’hui aux africains ce raccourci à la « saute mouton…? » Il ne leur resterait plus alors qu’à raffermir leurs jambes. Et les jambes solides en TIC, j’en reste convaincu, les africains les possèdent bien. Les exemples de réussite des projets TIC comme celui du congolais Vérone Mankou, 25 ans, porteur du projet de PREMIÈRE TABLETTE TACTILE  AFRICAINE et bien d’autres à découvrir sur cette AFRIQUE CONNECTÉEsont éloquents. Comme qui dirait : « avec les TIC et l’Internet, l’Afrique sait, aussi, être autre chose que cet éternel continent de théâtre de conflits, de famines, de maladies et des ignorances de toutes sortes ».


Le numérique et l’histoire se marient pour immortaliser Nelson Mandela

Mandela

A la fin décembre, les médias de tous bords ont coutume de sonder leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs sur les faits marquants de l’année. Pour moi, l’évènement qui aura incontestablement marqué l’année 2013 reste la « mort » de Nelson Mandela. Ma curiosité, dans une courte navigation sur le net autour de cet événement, m’a agréablement surpris sur les vertus d’immortalisation offertes actuellement par les TIC. Je suis tout heureux que le totem Mandela en soit aujourd’hui un des premiers bénéficiaires.

Le numérique rejoint l’histoire 

Quand le numérique et l’histoire se rencontrent et se marient, ils ne peuvent que procréer l’immortel. C’est désormais une profonde conviction pour moi. Une parfaite concrétisation de cette heureuse jonction de la technologie et de l’histoire est fournie aujourd’hui, avec le lancement du musée virtuel consacré à Nelson Mandela.

Le musée virtuel : fruit du partenariat Nelson Mandela Center of Memory avec l’Institut Culturel Google

La création de ce musée virtuel est le fruit d’un partenariat entre le Nelson Mandela Centre of Memory de Johannesburg associé à l’Institut Culturel Google. Le premier, propriétaire des contenus du musée a déterminé la sélection des mises en ligne et obtenu un investissement de 1,25 million de dollars de l’institut Culturel Google. Le second, Google a apporté une assistance technique.

Mandela, une légende dont les traces sont désormais accessibles en ligne

Le nouvel espace en ligne engendré par cette collaboration retrace pas moins de 83 ans d’histoire du premier président noir de l’Afrique du Sud. Plus de 2000 documents, photos, vidéos sont ainsi répartis en sept sections ou sept salles d’exposition. De 1929, avec une carte de membre de l’Église méthodiste, à 2012, avec une photographie prise en compagnie de son arrière-petit-fils Qheya II Zanethemba, les documents personnels de Mandela sont contextualisés et démocratisés. Ce site présente également des dessins ou travaux inédits de Nelson Mandela.

  

Une mine d’informations et d’archives sur une icône immortelle qui mérite bien une visite à l’exposition et une prompte découverte du MUSEE VIRTUEL MANDELA. On ne s’y lasse pas. Bonne promenade virtuelle.

 


Amadou Haya Sanogo le malien et Michel Djotodia le centrafricain : Après le pouvoir… les déboires au bout du fusil !

Deux itinéraires politiques qui se ressemblent ?

Sanogo le malien et Djotodia le centrafricain constituent, deux cas africains caractériels de prise de pouvoir politique qui me suggèrent ce billet. Sans doute inspirés de la pédagogie militaire de MAO de conquête de pouvoir fondée sur son célèbre précepte de : « le pouvoir est au bout du fusil », ces deux hommes semblent expérimenter aujourd’hui, à leurs dépens,  un exercice de pouvoir plutôt jonché de : « déboires au bout du fusil ».

Le cas Amadou Haya SANOGO, le malien

Ce jeune et bouillant capitaine, destitue par son coup d’état militaire du 22 mars 2012 le président Amadou  Toumani Touré qu’il accuse de laxisme et d’inaction face à la tentative de partition de toute la zone nord de son Mali de cœur par les rebelles touaregs du Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA) qui ont conquis le nord du Mali et déclaré alors l’indépendance de l’Azawad.

Beaucoup d’observateurs voient, en son temps, dans cette tentative, la conséquence d’un effet boomerang de déstabilisation de l’hinterland du Maghreb que tout le monde redoutait après la mort de Mouammar Khadafi et le changement de pouvoir en Libye.

Le Mali allait être ainsi la première victime de cette déstabilisation. Et pour les rebelles touaregs maliens du MNLA, l’occasion était trop belle, pour ne pas la saisir, afin d’exhausser enfin des velléités d’autonomie longtemps étouffées. Amadou Haya Sanogo dénonçant une gestion calamiteuse du conflit entre l’armée et la rébellion touareg renverse donc Amadou Toumani Touré en fin de mandat présidentiel dans un contexte de prochaine élection présidentielle à laquelle ce dernier ne se représentait d’ailleurs pas.

Oui mais,en destituant Amadou Toumani Touré, Sanogo, a-t-il suffisamment mesuré la portée de son acte ? ATT n’est pas n’importe qui. C’est « le soldat de la démocratie » qui bien qu’ayant lui aussi destitué Moussa Traoré par un coup d’état militaire en mars 1991, n’exercera et ne conservera le pouvoir présidentiel que le temps d’une transition démocratique. Il réussira, en effet, à organiser du 29 juillet au 12 août 1991 une conférence nationale puis des élections présidentielles en 1992 à l’issue desquelles il remet le pouvoir à un nouveau président élu Alpha Oumar Konaré.

Plus tard, le soldat de la démocratie, qui aura entre-temps demandé et obtenu sa mise en retraite anticipée de l’armée, exercera deux mandats présidentiels, entre (2002-2007) et (2007-2012), à l’issue, chaque fois, des élections présidentielles qu’il gagnera démocratiquement. Le Mali est alors cité parmi les rares expériences et modèles de réussite démocratiques en Afrique.

Espoirs déçus, désillusions et…

A sa prise du pouvoir, une bonne partie du peuple malien, sans beaucoup de discernement politique sans doute, exulte et espère une reprise en main rapide, par l’armée de Sanogo,  de la situation militaire dans le nord du Mali. Le capitaine devient alors Chef de l’Etat au terme de l’ordonnance no 0001 du 26 mars 2012 de son Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE). Il suspend les institutions et la constitution du Mali avant finalement d’être contraint, sous la pression internationale, à rétablir les institutions démocratiques et à remettre le pouvoir aux civils en resituant, à la constitutionnelle, le 12 avril 2012, l’intérim de la présidence de la république au président de l’Assemblée nationale malienne Dioncounda Traoré, après la démission de Amadou Toumani Touré.

Somme toute, Amadou Haya Sanogo ne sera resté Chef de l’État malien de facto que 20 jours. Peut-il bénéficier de l’excuse du temps ? Sans doute oui. Toujours est – il que durant son court mais imposant règne, bien qu’ayant remis le pouvoir aux civils, Sanogo garde une autorité puissante en dirigeant une importante partie de l’armée, en procédant à des arrestations d’anciens militaires et d’hommes politiques, etc..  Il est investit président du « Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité » par Dioncounda Traoré, le 13 février 2013 avant d’être promu, à l’étonnement de tous, au grade de général de corps d’armée par décision d’un conseil des ministres malien du 14 août 2013 peu avant le deuxième tour des élections présidentielles du Mali de 2013.

De la reprise en mains de la situation militaire au nord : c’est plutôt une cruelle désillusion. Le sursaut d’orgueil espéré de l’armée malienne de Sandogo ne se produit pas. Plutôt hystérique et fanfaron, à souhait, Amadou Haya Sanogo, le  vrai « nouvel homme fort » du Mali, se prélassant à Bamako,  ne saura, ni réorganiser l’armée, ni se porter au front pour endiguer l’avancée des rebelles touaregs vers le sud. Le Mali ne tiendra la survie de son ‘unité et de son intégrité territoriale gravement menacées par les rebelles touaregs qu’à l’intervention de l’armée française qui stoppera net l’avancée des rebelles vers Bamako.

Le seul haut fait de guerre et de restauration de l’Etat (sic) de Sanongo ne restera en définitive que l’écrasement dans le sang d’une tentative de contre coup d’état menée par quelques soldats bérets rouges maliens plutôt pro Amadou Toumani Touré. Même le président intérimaire Dioncounda Traoré subira les conséquences de l’hystérie de Sanogo lorsqu’il sera lynché dans son palais présidentiel le 21 mai 2013.

… déboires de SANOGO

Au terme d’un processus laborieux mais finalement démocratique qui se termine par l’élection de Ibrahim Boubacar Keita comme actuel président du Mali, les déboires commencent pour Sanogo. Un charnier est découvert non loin de Bamako. Le charnier contient 21 corps, probablement de militaires bérets rouges disparus sous son règne et entérrés dans une fosse commune à Diago. Le nouveau général des corps d’armées Sanogo est aussitôt accusé par la justice malienne de crimes et de complicité de crimes. Vite rattrapé par l’histoire, il apprendra ainsi, à ses dépens, que le pouvoir au bout du fusil peut facilement se muer en déboires au bout du fusil. Une facile traduction de la version biblique : « Qui tue par l’épée, périt par l’épée«

Le cas Michel DJOTODIA, le centrafricain

DJO

Autre cas caractériel d’accès au pouvoir anti-démocratique, l’équilibriste Michel Djotodia a un itinéraire politique presque semblable à Sanogo. Il s’appuie lui aussi sur le même précepte maoïste de conquête du pouvoir au bout du fusil.  Soutenu par une horde des mercenaires tchadiens, soudanais, camerounais, etc.. il renverse Bozizé et devient président de la République Centrafricaine en mars 2013. La coalition des rebelles qui le porte ainsi au pouvoir se nomme séléka.

Comme leur chef (sic!), le mouvement de rébellion séléka est majoritairement, semble t-il, formé des musulmans sur lesquels, confronté à la réalité du pouvoir réel, Michel Djotodia ne semble avoir ni maîtrise ni contrôle. Les séléka (qui, ironie de langue, signifie alliance, en sango, une langue nationale centrafricaine), vont, aussitôt conquis le pouvoir, s’illustrer dans des actes d’assassinat, de pillage, des viols, etc.., d’une horreur rarement atteinte ailleurs, en direction de la communauté chrétienne qu’ils accusent soit de résistance, soit de soutien au pouvoir déchu de Bozizé. D’aucuns cependant, en dernière analyse, pensent qu’ils veulent manifester ainsi leur mécontentement face aux promesses et récompenses non respectées. Rançon de guerre mal partagée en quelque sorte.

Face aux exactions des musulmans de la séléka, les chrétiens se regroupent en milices d’auto-défense anti-balaka.  C’est le début d’un cycle infernal d’attaque, contre-attaque, représailles, contre-représailles. Un véritable « œil pour œil, dent pour dent » entre deux confessions religieuses qui ont su pourtant vivre longtemps en parfaite harmonie. Le summum des massacres et des tueries aveugles est atteint à Bangui la capitale entre jeudi 5 et lundi 9 décembre 2013 avec plus de 400 personnes tuées par balles et/ou autres armes blanches.

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L’ONU, sur une résolution de son Conseil de sécurité, autorise alors la France à intervenir militairement au côté de la Misca, une force composée de soldats africains de plusieurs pays opérant en Centrafrique, dans le but de rétablir l’ordre et de stabiliser le pays.

Le chaos n’est pour autant pas évité. Il est complet et l’incompétence au sommet de l’Etat est à son comble. Curieusement, face au drame que vit le peuple centrafricain, Michel Djotodia a pour toute réponse, un discours et une attitude plutôt déroutants. A lire Yannick Nalimo, qui lui prête, les propos ci-dessous dans LA NOUVELLE CENTRAFRIQUE, on ne peut qu’être ahuri, sinon révolté, de l’étourderie politique de Djotodia dans le contexte historique actuel de la république centrafricaine. Michel Djotodia, Président de la République Centrafricaine déclare, pèle-mêle, à qui veut l’entendre :

« Je voudrais rassurer la communauté internationale car tout le monde est préoccupé par l’insécurité qui règne en République Centrafricaine, je le suis moi aussi. Je me dois d’écouter la population qui souffre, je veux rétablir l’ordre et la paix ».

« Les forces vives qui m’ont porté au pouvoir doivent regagner leurs bases et je les en remercie, car ils ont fait du bon travail ».

« Je suis un Chef d’Etat responsable».

« Je ne m’enfermerai pas dans une tour d’ivoire. Je veux aller rencontrer la population et je serais à son écoute ». Par ce que « tout doit changer »

Dans un discours qu’il ponctue par  un final : « Que Dieu bénisse la Centrafrique »

Je ne suis pas centrafricain, certes. Mais qu’on ne m’accuse pas d’ingérence ou de fouine importune dans les affaires d’un Etat qui n’est pas le mien. Car je suis, après tout, de l’Afrique centrale et reste persuadé que le proverbe africain « quand la maison du voisin brûle … »  n’est pas une simple anecdote. Aussi, j’invite la communauté internationale (un concept flou), si lente à voler au secours des peuples en danger d’extermination, à bien soupeser l’incurie et l’irresponsabilité des apprentis politiciens de tout bord, à l’instar d’un Michel Djotodia et à l’aider à s’en aller. Après … le pouvoir au bout du fusil, voici venu aussi pour lui, le temps des … déboires au bout du fusil. J’aimerais, pour cela, pouvoir compter sur des propos de certains mentors de cette fameuse communauté internationale :

François Hollande (Président de la France) : « On ne peut pas laisser en place un président qui n’a rien pu faire et qui a même laissé faire ».

Samantha Power ( ambassadeur américain à l’ONU ) en direction des hommes forts actuels de Bangui : « Les gens puissants n’aiment généralement pas abandonner le pouvoir. Je pense que c’est probablement bien votre cas, et c’est aussi le mien. Il est extrêmement important que ces gens puissants, le président Djotodia, le Premier ministre et le président du conseil, acceptent de quitter le pouvoir dès que ces élections se produiront et ils ont convenu de tenir ces élections au plus tard en février 2015.« 

Déjà, en écho sur rfi, l’invite de Idriss Deby, Chef d’Etat du Tchad, considéré par beaucoup comme le principal mentor de la prise de pouvoir de Michel Djotodia à Bangui, au peuple centrafricain à ne pas confondre les mercenaires tchadiens qui ont accompagné Djotodia dans la conquête du pouvoir et les troupes tchadiennes de la Misca, est de bonne augure. De tels propos de la bouche d’un Idriss Deby sonnent comme un véritable désaveu de l’actuelle « homme faible » de Bangui.


Nelson Mandela « Madiba » et Tabu Ley « Rochereau »… « ces deux là », peuvent t-ils vraiment mourir ?

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NELSON MANDELA et TABU LEY

Deux totems et immortels africains

Ce billet, je le classe dans la catégorie « Non classé » de mon blog. Il sort un peu de ma ligne éditoriale initiale. Je le publie avec une certaine appréhension. Son titre, peut paraître, en effet, désobligeant à certains. Aurais-je donc, contre tous,  un cœur de pierre en lieu et place de chair pour ne pas compatir au malheur qui frappe globalement le monde avec la disparition de l’icône Nelson Mandela « Madiba » et particulièrement ma communauté congolaise avec celle de « Rochereau » Tabu Ley le « seigneur » de la musique congolaise. Non, il n’y a aucune trahison derrière ce questionnement. Seule une conviction que « ces deux là » sont, avant tout, des totems. Et je sais qu’en Afrique les totems ne meurent pas. Je suis africain. Comprenez donc ma perfidie et laissez-moi leur rendre hommage de cette manière.

Deux morts qui se suivent et qui me surprennent dans deux postures différentes

Celle de Tabu Ley « Rochereau »

La première, celle de Tabu Ley « Rochereau » le seigneur de la rumba congolaise secoue mes oreilles le 30 novembre 2013. Tabu Ley venait de mourir à Bruxelles, aux cliniques universitaires Saint-Luc, de suite d’une longue maladie. En fait le seigneur Ley n’est jamais revenu d’un AVC qui l’a terrassé quelques années plutôt. Je me porte immédiatement sur les réseaux sociaux où quelques vidéos en rapport avec cet événement doivent certainement être déjà en ligne. Je ne me trompe pas. Je tombe notamment sur cette vidéo de l’inconsolable Papa Wemba qui ne peut ni ne veut se résoudre à la réalité. Faisant allusion au talent de Tabu Ley, le congolais Didier-Thierry M’buy Mitwo sur son compte facebook dans un papier qu’il intitule « Rochereau plus grand et plus fort que « vieux Kassongo » emprunte les propos d’un chanteur français : « je ne voudrais pas que la mort me trouve du talent! » pour tordre le cou à une certaine pudeur hypocrite qui voudrait qu’on loue un artiste décédé, même s’il n’en est pas digne!! Heureusement, pour lui que le talent de « Rochereau« , vivant ou mort, a toujours inspiré le plus profond respect, un talent devant lequel tous les chanteurs et musiciens congolais se doivent  très respectueusement de se lever et de baisser les yeux… Ce « rochereau-là » dont l’oeuvre musicale laisse à l’Afrique entière un héritage incommensurable, mérite un billet sur mon blog. C’est comme cela que je veux lui rendre hommage. Quand je me décide à le faire,  je suis, hélas, happé par une grippe qui me contraint à m’aliter et à postposer la publication de mon billet. Qu’importe, cette maudite grippe finira bien par me lâcher et mon désir s’accomplira.

Celle Nelson Mandela « Madiba »

C’est donc de mon lit, à l’écoute de rfi la radio du monde, qui, très souvent dans pareille posture, me sert de compagnon de chevet que j’apprendrai le 5 décembre 2013, la deuxième terrible nouvelle de même semaine : la mort de Nelson Mandela. De mon lit, incapable d’ouvrir mon ordinateur et de me connecter au net, il faut dire aussi que le terrible délestage de courant est passé par là, je suis tout de cet événement sur rfi. Je ressens un plaisir immense à entendre l’unanime hommage que le monde, par cette grande radio mondiale, rend à cet homme hors pair pendant mes deux ou trois jours  d’alitement. Tout l’hommage de rfi se résume ICI en une phrase : la mort de Nelson Mandela est un choc mondial.  Je suis particulièrement ému par le culte (pourquoi pas) que lui rend Claudy Siar dans sa fétiche émission « couleurs tropicales« . C’est elle  qui me rappelle que, de son vivant le seigneur Tabu Ley et la belle Mbilia Bel avaient déjà immortalisé  Nelson Mandela dans Sisi Mandela. Oui, ces deux icônes « Madiba » Nelson Mandela et « Rochereau » Tabu Ley sont certes partis, mais leurs totems  persistent. Et chez nous en Afrique et pour nous africains, c’est encore Claudy Siar qui me le rappelle dans son émission, les totems ne meurent jamais… Je me refuse donc de prendre cela pour de la simple anecdocte. Pourquoi alors dirais-je à Nelson Mandela et Tabu Ley « de se reposer en paix » … Car ils sont encore bien vivants.


L’Afrique résiste à la techno-révolution de l’enseignement, mais pour combien de temps encore ?

Intégrer les TIC dans la classe africaine
Intégrer les TIC dans la classe africaine

Les questions relatives aux impacts des technologies numériques dans l’éducation et la formation font couler beaucoup d’encre. Entre technophiles et technophobes, entre discours enthousiasmants et parfois résistances farouches, entre les potentiels des technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement et la fracture numérique Nord Sud, entre ce qu’il est convenu d’appeler ailleurs, e-learning, foad, Mooc, classes inversées, etc. et la persistance des méthodes traditionnelles de pédagogie transmissive largement encore d’application en Afrique,  il est bien difficile pour celle-ci, de se tracer un cheminement vers l’intégration pédagogique des TIC à la pédagogie. Difficile il est vrai. Oui, mais pour combien de temps encore l’Afrique va-t-elle rester à l’écart de cette innovation pédagogique ? Je ne résiste pas à l’occasion de placer ici quelques vidéos sur les impacts des technologies numériques dans l’enseignement. A chacun de se faire sa petite opinion.

La classe branchée d’hier à demain : le mariage entre la technologie et l’enseignement est très ancien.

Aujourd’hui, enseigner toujours comme hier ?

Dès lors que les nouveaux outils du numérique (tablette, iPad ou simple ordi, etc..) font leur entrée dans les salles de classe, comme dans les universités de Singapour malgré …

quelques inquiétudes des certains parents

On parle déjà aujourd’hui des enseignants 2.0

https://www.youtube.com/watch?v=Qt51TI_1WSU

Qui invitent ici leurs pairs à s’arrimer à la remorque irréversible de l’intégration pédagogique des TIC dans la pédagogie.

« Integrate or perish », la RDC mon pays de coeur semble aussi le comprendre : des ordinateurs pour l’éducation en RDC


RDC : Entre rêve et scepticisme, des universitaires congolais découvrent les CLOM/MOOC.

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Quelques orateurs du jour et une vue du public qui a participé à cet événement

Une sensibilisation de plus pour l’enseignement ouvert et à distance en RDC

Ce samedi 16 novembre 2013, une centaine d’universitaires congolais se donnent rendez-vous au Campus numérique francophone de Kinshasa. Des enseignants, des chercheurs, des étudiants ainsi que quelques professionnels sont venus, la plupart sur invitation, écouter plusieurs orateurs leur parler des MOOC (Massive Open On line Courses)  en anglais ou CLOM (Cours en ligne Ouverts et Massifs) en français. L’événement vaut son pesant d’or. Le concept de MOOC est une réalité totalement ou presque encore inconnue en RDC. Le plateau des organisateurs est relevé. Il s’agit du service d’information de l’Ambassade des Etats Unis à Kinshasa en collaboration avec le bureau de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) de Kinshasa, l’Association des anciens étudiants en formation ouverte et à distance de la RDC (AE-FOAD-RDC),  le Comité national de l’enseignement ouvert et à distance (CNEOD) congolais et Altitude Concept une Sprl congolaise versée dans la pratique des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Comme c’est souvent le cas, face à la démission des pouvoirs publics congolais, des telles initiatives novatrices sont abandonnées aux missions diplomatiques. Dans ce cas, la mission diplomatique américaine tient donc à accompagner les congolais dans une épisode pilote de MOOCs en RDC. Finies les interminables séquences de sensibilisation sur l’enseignement ouvert et à distance organisées depuis bientôt une décade par les officiels congolais et rarement suivies d’effets concrets. La mission américaine plus pragmatique propose deux MOOC aux congolais qui le désirent. L’un, en anglais,  sur un cours de Developing Innovative Ideas for New Compagnies : The First Step in Entrepreneurship est offert par l’Université américaine de Maryland. L’autre, en français, sur un cours de Ressources naturelles et Développement durable est offert par l’Université Catholique de Louvain (UCL). L’événement s’inscrit aussi dans la semaine internationale de l’éducation.

Des participants entre … rêve et scepticisme

J’ai observé que l’écoute des conférenciers et des témoignages des quelques anciens étudiants qui ont bien voulu communiquer à l’assistance, leurs expériences de « Clomeurs » (sic!) aura été vraiment studieuse. Des données scientifiques et théoriques ont alimenté les exposés des orateurs et un intéressant débat a accompagné les différentes interventions des différents speakeurs du jour. Ensemble, les participants ont voulu ainsi contribuer à façonner l’évolution des MOOC dans la sphère congolaise de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Si globalement, les esprits ont paru très réceptifs à la révolution annoncée des Mooc et de ses enjeux cachés de l’enseignement en ligne, des commentaires de certains, basés sur des données « concrètes » et « réalistes« , des données de terrain, dirait-on, ont parfois semé un certain doute dans les atouts tant vantés du phénomène MOOC dans un contexte de l’enseignement supérieur africain confronté à d’énormes défis. Dans le cas précis de la RDC qui nous concerne, la question lancinante aura été celle-ci : quelles expériences et quelles pratiques de MOOCs dans le contexte de l’enseignement supérieur congolais ? Certains, pour répondre à ce questionnement, ont accepté de rêver, d’autres plus nuancés sont restés sceptiques quant à l’avenir des MOOC en RDC. J’ai  moi aussi participé à cette conférence. J’ai été un des speakeurs du jour et ai témoigné et transmis aux participants, mes expériences d’ancien étudiant FOAD et d’actuel apprenant MOOC et concepteur des cours en ligne. Dans le débat, sans état d’âme, j’ai pris le pas et le pari des rêveurs contre celui des sceptiques. J’ai ainsi, à ma façon, voulu communiquer à l’assemblée, mon optimisme, bien qu’ontologique, sur une pratique pédagogique alternative et irréversible pour le développement de l’enseignement supérieur dans mon pays de cœur. Mon mot de la fin a été explicite : Cessons de considérer les TIC comme un futurisme inaccessible et leur intégration dans la pédagogie comme l’apanage des autres. Cessons d’être des éternels et simples consommateurs des Mooc des autres devenons en aussi des  pourvoyeurs et des producteurs. Après le temps de sensibilisation, voici peut-être venu le temps de l’action. Je le sens,  je crois avoir embarqué beaucoup sur cette voie. La suite me donnera bientôt raison.

 


Ghislaine Dupont et Claude Verlon morts pour avoir voulu bien faire leur travail

Le Congolais que je suis, exprime ses hommages à ces deux « morts pour l’acte d’informer » et particulièrement à Ghislaine Dupont, dont la RDC aura sans doute été une seconde patrie, pour la dextérité qu’elle a su manifester dans le souci de bien informer le peuple congolais quand il le fallait.

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J’ai appris sa mort

Ces derniers temps, je quitte un peu tard le bureau pour retourner chez moi après, comme on a coutume de le dire, une journée de travail bien remplie. Je travaille en ville, mais j’habite à la cité. A Kinshasa, cette différenciation est faite pour distinguer une partie de cette ville, un peu mieux urbanisée et qui concentre presque tous les services administratifs de celle, moins bien urbanisée, mais plus joyeuse et plus populaire où, comme aiment bien le dire les Kinois : « Il y a la vie ». Cette habitude, de quitter tard mon bureau en ville est due au fait que mon quartier à la cité, subit un délestage systématique d’électricité. Cette denrée m’est hélas vitale. Sans elle, je peux dire que je n’existe pas. Car je ne peux allumer mon ordinateur ni me connecter à l’internet. L’internet est pour moi un instrument de travail indispensable. Je suis ainsi bien contraint de rester le plus longtemps possible au bureau. Ce samedi 2 novembre je quitte, donc, le bureau tard vers les 22 heures. Je m’engouffre dans ma voiture et machinalement je me branche sur rfi. Je suis aussitôt déçu. La radio mondiale diffuse de la musique douce. Je conclus tout de suite à une grève du personnel. C’est l’habitude à rfi. Quand j’arrive chez moi, je suis abasourdi par la nouvelle à la Une que j’apprends : l’assassinat de deux journalistes de la radio rfi : Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal au Mali.

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Deux aspects de la ville de Kinshasa
La « ville » et la « cité »

J’ai informé à mon tour quelques amis

J’appelle instantanément quelques amis pour leur faire part de ce que je viens d’apprendre. C’est largement inutile. Presque tous sont déjà au courant de l’information par la même source.

Je leur rend hommage

Je me rappelle alors que Ghislaine Dupont, ancienne envoyée spéciale de rfi en RDC a pendant près de dix ans commenté et témoigné courageusement de nombreux événements de l’histoire récente de ce pays. J’entends encore ses commentaires accompagnant le parcours triomphal de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila vers Kinshasa et vers la destitution du dictateur Joseph-Désiré Mobutu. Je continue d’entendre ses reportages lors de la guerre d’après élection présidentielle de 2006 qui a opposé les troupes du Mouvement de libération du Congo (MLC) du perdant Bemba contre celles du gagnant et actuel président de la RDC Joseph Kabila. Je continue toujours d’entendre certaines de ses chroniques, réflexions et analyses sur mon pays. Beaucoup de Congolais, à l’époque, accordaient plus de crédit aux propos de Ghislaine qu’à ceux des médias officiels. Certaines de ses analyses n’ont, à coup sûr, pas plu à tout le monde. En tout cas, pas au pouvoir officiel de Kinshasa qui, en représailles, a longuement coupé le signal de diffusion de la FM 105.0 sur Kinshasa. Finalement accusée de « désinformation » Ghislaine sera expulsée de la RDC, permettant ainsi la réouverture de cette chaîne rfi à Kin-la-belle. Si, aujourd’hui, j’entends très peu d’écho du côté officiel congolais en réaction au triste sort de Ghislaine Dupont et de son compagnon de travail Claude Verlon, je me console en revanche du vaste élan de compassion que témoignent les non officiels congolais à rfi et aux familles de ces deux victimes. Je joins mes sentiments à ceux de tous les Congolais  pour exprimer sur ce blog ma propre compassion aux concernés. Pauvre…Ghislaine, elle a été expulsée de la RDC pour avoir témoigné de la vérité et elle poursuivait ce même objectif au  Mali…. Triste, vraiment triste. Mais, c’est cela sans doute, le parcours plein de risques du métier d’une journaliste chevronnée qui veut…bien faire son travail.


E-learning et formation ouverte et à distance en RDC: un bateau accosté à l’université de Kinshasa…attendant passagers

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Potentiel des TIC faiblement exploité par les enseignants de l’Université de Kinshsasa

RDC : un pays riche, aux potentialités immenses

Tous les livres ou presque de géographie africaine  décrivent la République démocratique du Congo (RDC) comme un vaste pays et un réservoir d’immenses richesses naturelles de tous ordres. Les estimations les plus récentes de certaines sources autorisées, situent  sa population actuelle autour de 70 millions d’habitants dont 60 % habitent en milieu rural et 48 % ont moins de 15 ans. Si beaucoup des Congolais ressentent dans ces indicateurs une fierté nationale, ils ne comprennent hélas pas que les mêmes livres rangent cette population parmi les plus pauvres du monde. D’aucun pensent même que  la grandeur et les énormes richesses naturelles que regorge ce pays constituent un handicap pour son développement car objet de diverses convoitises à l’origine de nombreuses guerres civiles qui, à ce jour, retardent  le décollage de la RDC. Cet alibi ne devrait cependant pas absoudre les accusations de mauvaise gouvernance que de manière récurrente, le peuple congolais porte à la classe politique qui a régenté ce pays depuis  son indépendance en 1960.

RDC : un panorama  désolant du système éducatif

Tel est le grief de mauvaise gestion du système éducatif congolais historiquement longtemps négligé par presque tous les décideurs politiques qui se sont succédé à la tête de ce pays. S’agissant des tendances-clé actuelles de ce système, les observateurs présentent et décrivent, en effet, de manière récurrente, un panorama préoccupant de l’espace éducatif congolais traversé par des crises multiformes et caractérisé notamment par des infrastructures éducatives obsolètes, des classes pléthoriques, un déficit et un vieillissement du corps enseignant, une insuffisance des ressources documentaires et didactiques, un taux d’échec et une déperdition scolaire élevée et une explosion de la demande de formation. La désolation de la situation de l’enseignement est décrite à tous les niveaux : primaire, secondaire et universitaire. Et pourtant l’impératif d’assurer une éducation minimale et de bonne qualité à une population essentiellement jeune est fondamental car cette nouvelle génération est le vivier des futures ressources humaines nécessaires à la reconstruction et au développement de la RDC de demain.

RDC : le recours aux TIC dans l’enseignement une alternative révolutionnaire

Face à la dégradation, la vétusté et le délabrement continu des infrastructures et un fonctionnement dans des conditions de sureffectifs, surtout dans le supérieur, et autres maux relevés ci-dessus qui ne permettent pas de fournir une formation de qualité, beaucoup pensent aux bénéfices que le système éducatif congolais pourrait engranger en intégrant les technologies de l’information et de la communication dans son développement. Grâce à cette intégration une (r)évolution et une (re)dynamisation de cet important secteur du développement du pays sont possibles. A voir les multiples plans de désenclavement numérique des universités congolaises, actuellement projetés au travers des projets comme UniversiTICeb@le, Backbone de l’Unikin, etc.., il y a lieu de penser qu’une conscience semble naître qui considère désormais que les TIC demeurent une bonne opportunité pour améliorer la formation universitaire et la recherche dans la sphère universitaire congolaise.

RDC : un potentiel des TIC, hélas,  faiblement exploité par les enseignants

Force est malheureusement de constater que la mise en œuvre de tous ces projets souffre encore de plusieurs écueils et pesanteurs. Rien ne semble, en effet, expliquer le peu d’intérêt des enseignants des universités congolaises à donner un contenu à toute cette tuyauterie numérique naissante. La majorité d’entre eux, formée pour façonner ce contenu numérique e-learning, même quand elle dispose des infrastructures appropriées, abandonne. Le constat fait à l’Université de Kinshasa, par un groupe des chercheurs en technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE), du réseau res@tice, en mission en RDC est éloquent. Face aux performances négligées et à la sous-utilisation des ressources liées à l’exploitation de l’infrastructure numérique de l’UNIKIN pour le développement de la mise en ligne des cours et/ou de la formation ouverte et à distance, le groupe est resté pantois : « on pourrait penser à un bateau prêt à servir, [mais] qui manque de passagers ». Il est donc, in fine, temps de rappeler aux pairs enseignants d’université, à comprendre qu’il ne sera pas possible de faire de la recherche, d’enseigner et/ou d’innover en République démocratique du Congo, comme l’exigent déjà les normes du 21ème siècle, sans l’intégration pédagogique des TIC dans le secteur de l’enseignement supérieur congolais.

 


A la communauté mondoblog, j’y appartiens désormais moi aussi. Et… grande est ma joie

kitgiz

Depuis le 07 octobre 2013, je fais partie de la nouvelle vague de 150 nouveaux blogueurs francophones attendus pour  grossir la grande communauté des
BLOGUEURS MONDOBLOG
. J’ai été sélectionné à l’issue du CONCOURS MONDOBLOG 2013

Fausses craintes et appréhensions inutiles

Cette sélection, je l’avoue aujourd’hui, je ne l’attendais pas vraiment. Je fondais alors mes craintes et appréhensions sur deux faux préjugés :

  • Mon âge (…je vous laisse le deviner…), me permettrait t-il de rejoindre cette communauté, apparemment formée essentiellement à ce jours, plutôt des jeunes blogueurs ? Bien que personnellement j’estime mon âge actuel ni trop vieux ni trop jeune, pour rejoindre cette communauté, j’étais néanmoins encore fléchi à cette idée très tenace dans les esprits, selon laquelle, les TIC sont, semble t-il,  avant tout une histoire des jeunes et mêmes de très jeunes.
  • Mon principal centre d’intérêt… le e-learning, plutôt trop « scientifique », sans doute, pourrait t-il se marier et cohabiter à celui ou ceux de la communauté des mondoblogueurs, plutôt orienté(s)… vers de billets culturels, des chroniques, des portraits, des analyses politiques… ?

« Jeunes » et « vieux » blogueurs : merci de m’accueillir  

Aujourd’hui, ma sélection vient balayer toutes mes fausses pensées et me convaincre  d’une chose : j’appartiens désormais bel et bien à la communauté Mondoblog. Mondoblog est un espace et une plateforme où vieux et jeunes peuvent aisément se rencontrer, construire et partager des contenus divers et de bons sens à tous et vers tous. Le tout… dans cette bonne humeur qui colle à tous ces « jeunes » blogueurs.  A moi-même, je me dis alors… bravo et bienvenu sur Mondoblog pour un fructueux… « boulot » (sic!). A mes « vieux » et « jeunes » précédents blogueurs … ME VOICI… et merci de votre accueil.