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Mara’CAN 2019 : enfin, la Guinée organise sa compétition

Image @ao_sowGn
Guinee vs France , #MaraCAN2019 ; @ao_sowGn

Le 2 octobre prochain, la Guinée célébrera le 61e anniversaire de son indépendance. Aucun tournoi majeur de football n’a encore été organisé dans la République fondée par Sékou Touré, ce « grand panafricaniste » qui, à l’époque, avait dit « NON » au général Charles de Gaulle, le 28 septembre 1958. La première grande compétition que la Guinée devrait accueillir est prévue dans un peu plus de cinq ans : la première Coupe d’Afrique des Nations, initialement prévue en 2023, sera finalement organisée en 2025 (si tout se passe bien).

En attendant, une autre discipline relève le défi de l’organisation d’une compétition continentale dans notre pays. En effet, la Guinée accueille actuellement la 8e édition de la Mara’CAN. Le Maracana, « petit frère du football », est une discipline sportive qui est toutefois différente du « sport roi ». Ce jeu est déjà inclus dans le quotidien de certains jeunes guinéens qui le pratiquent à divers coins de rues de la capitale et dans certains endroits à l’intérieur du pays.
Mais le football dit « maracana » qui est pratiqué par les amateurs dans notre pays ne se soumet pas toujours aux règles du maracana professionnel pratiqué dans ce tournoi international. Né en Côte d’Ivoire, ce jeu, que j’avais découvert dans ma petite enfance, n’a toujours pas su imposer ses principes sur les terrains amateurs. D’ailleurs, à l’époque, je me souviens que nous suivions les matchs pendant les vacances dans la ville de Danané (ouest de la Côte d’Ivoire), et je me rappelle encore qu’on l’appelait « Maracana brésilien ». Oui, parce que nous étions éblouis par les gestes techniques et les placements tactiques… digne d’une équipe brésilienne. Le redécouvrir aujourd’hui dans mon pays est une immense joie pour moi ! Je renoue avec mes amours d’enfance. Le spectacle me fait oublier pour quelques instants le stressant débat sur la Constitution.
Pour moi, la soirée d’hier a été moins stressante. Je me suis senti bien, j’ai replongé un moment dans mon enfance. Les images me revenaient souvent au fur et à mesure que les matchs se succédaient. Je prenais du plaisir. Il faut tout de même dire que l’engouement général est bien morose. On comprend que la tenue de ce tournoi n’a pas fait suffisamment la Une des médias dans notre pays. Aujourd’hui, la plupart des débats tournent autour de la question relative à la modification constitutionnelle. Les organisateurs n’ont peut-être pas eu la meilleure stratégie pour attirer plus d’attention sur cette compétition en Guinée. Même moi, je trouve mon salut dans un mail de Mondoblog qui m’annonçait la venue d’une de ses équipes à Conakry dans le cadre du Mara’CAN2019. J’ai essayé de joindre quelques journalistes sportifs pour comprendre davantage. Mais à mon grand étonnement, la plupart n’était pas informés de l’organisation de cette compétition en Guinée…
Image @ao_sowGn
Capitaine de l’équipe maraca-nier du Burkina;

En revanche, ce qu’il faut saluer, c’est la présence massive des autorités. Longtemps accusé d’être le ministre du football, le ministre des Sports et du Patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, était présent, accompagné par le ministre d’Etat au Transport Aboubacar Sylla et la ministre de la Coopération et de l’Intégration africaine, Diènè Keita, à la cérémonie décalée d’ouverture de cette compétition.

Si vous êtes à Conakry, la Mara’CAN2019 se joue au vieux Stade du 28 Septembre jusqu’au 30 septembre. Comme sa devise, « Convivialité, Fraternité et Amitié (CFA) », j’ai fait un tour et je vous informe que toute l’Afrique de l’ouest francophone est représentée, il y a aussi quelques pays hors continent tels la France, les Etats Unis et le Canada. Cette coupe est un véritable moyen d’intégration, au-delà du continent africain.
Rappelons que la Guinée est le septième pays à accueillir cette compétition après la Côte d’ivoire en 2018, le Burkina Faso en 2017, le Mali en 2016, le Togo en 2015, le Niger en 2014, le Bénin en 2013. La Côte d’ivoire, pays où est né ce sport dans les années 70, dans le milieu estudiantin, avait eu le privilège d’organiser la première édition en 2012. Pour la prochaine édition, les « maracaniers » se donnent rendez-vous au Canada en 2020.


Révélations troublantes de Doussou Condé : pourquoi la presse Guinéenne doit « chasser le lièvre »

Maintenant que les choses commencent à être claires,  il faut qu’on donne enfin la valeur à la phrase  qui dit que « La  presse est le chien de garde de la société ». On a coutume de dire au palais qu’il n’y a pas de journalistes en Guinée.  Oui, le chef a ses raisons. Des raisons que nous autres ignorons. Des raisons qui peuvent être bien utiles, car son « fils spirituel » aussi vient d’affirmer qu’il y a des journalistes « mendiants » dans notre pays. Maintenant,  que cette presse fasse enfin son travail.  Ce travail noble au service de la vérité et de la justice.  Et pour cela, des pistes ont été retrouvées.  Disons un autre lièvre vient d’être levé par les révélations troublantes de Doussou Condé dans l’émission «  Œil Lynx » de la Radio Lynx FM, qui malheureusement cause des soucis aux confrères de cet organe de presse.

Nous sommes d’accord qu’après tout, il est du devoir de chaque journaliste de découvrir la vérité. Et pour cela, les idées peuvent provenir d’endroits différents, des rumeurs, des faits anodins, mais souvent des personnes que vous interviewez. C’est pourquoi le déroulement de cette actualité doit nous interpeller pour chercher à dévoiler les faits que d’autres souhaitent cacher. Pour pouvoir le faire, nous devons identifier les « tuyaux » dans cette affaire qui pourront nous permettre d’avoir des informations contradictoires pour nous permettre de faire le tri dans les données existants déjà dans l’opinion.

Une presse qui se veut indépendante ne doit pas avoir peur de conflit. Préparons-nous au conflit, car les tenants de la force publique feront le maximum pour nous museler.

L’on se rappelle de l’affaire Ivan Golounov. Ce journaliste d’investigation Russe avait publié des enquêtes sur l’opulence de la famille du vice-maire de Moscou, sur des affaires de marchés truqués dans le secteur des pompes funèbres ou traitement des déchets, sur des liens entre les fonctionnaires et le crime organisé. Aujourd’hui, il risque 15 ans de prisons pour détention de stupéfiant dans cette affaire que les observateurs jugent montée de toute pièce. Comme pour dire que dans une dictature, la presse doit s’attendre à tout, mais rien ne doit l’arrêter dans son travail. Même la prison. Car elle fait partie de la vie des hommes, surtout dans les pays qui ont opté pour l’antithèse de la démocratie.

On sait déjà que, rien n’est nouveau dans les révélations de Dame Doussou Condé sur l’armée guinéenne faites dans l’émission Œil de Lynx. Mais comme la bêtise insiste toujours, il est important de chercher à comprendre d’avantage ‘’la gestion’’ de nos soldats dans le bourbier malien. Ce sont des fils du pays qui, au prix de leurs vies, honorent le tricolore. Ils méritent respects et considérations de la part de la Nation. Et nous ne devons pas laisser ce dossier se refroidir parce que les mis en causes le souhaitent vivement aujourd’hui. Il faut rendre justice à nos braves soldats, en rétablissant la vérité dans cette affaire.

Aujourd’hui, des questions restent sans réponse. Et ne laissons pas le pouvoir surfer sur notre « peur », pour camoufler des actes considérés comme malsains. Comme le disait le journaliste de Médiapart Edy Plenel « Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime ». Donc aujourd’hui il est du devoir de la presse guinéenne de rendre publique cette affaire, qui est d’intérêt public.

En attendant, je vous propose ci-dessous l’émission œil de lynx avec dame Dossou Condé. Elle peut nous être utile. Ici

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Abdoulaye Oumou Sow,  Journaliste blogueur

 


#SYLIGATE : Le « JUDA « Amadou Diaby, accuse et récuse

amadou_diaby, vice président suspendu de la FEGUIFOOT (Image Mosaique Guinée)

Dans la matinée de ce samedi, 17 juillet 2019, les avocats du vice-président suspendu de la FEGUIFOOT Amadou Diaby, étaient devant la presse pour disent-ils faire le point sur la décision de la commission d’éthique de la Fédération Guinéenne de Foot ball. Décision interdisant à Amadou Diaby, reconnu coupable de corruption, d’exercer toute activité liée au football en Guinée pendant 7 ans dont 5 fermes.

Annoncé à cette conférence de presse, Amadou Diaby a brillé par son absence. Ce sont ses avocats : Me Maliki Ibrahime, avocat au barreau du Mali, et Me Adama Barry, avocat au barreau de Guinée, qui ont échangé avec les journalistes pendant plus d’une heure.

Dans un communiqué de presse, les avocats de Amadou Diaby ont fait lecture des « Dix commandements ». Les conseils du vice-président de la Feguifoot indiquent que «  cette décision cabale, usant du même modus operandi que la décision de suspension provisoire numéro 02/29/19 du 29 Juillet 2019, prise contre M. Amadou Diaby, par la même commission d’Ethique, sur la foi de dénonciations calomnieuses de M. Paul PUT, dont la primeur fût curieusement réservée à Guineenews , organe de presse dont le directeur n’est autre que le président de la commission d’Ethique, n’a guère surpris M. Amadou Diaby qui est serein et reste confiant que cette décision injuste et sans fondement sera sanctionnée par toute structure sérieuse et professionnelle de l’éthique ».

Le Camp de Amadou Diaby estime qu’a « l’absence de toutes preuves sérieuses, le président de la commission d’Ethique a dissuadé M.Paul Put d’accepter d’être confronté à M. Amadou Diaby devant la commission le 07 Août 2019 ».

De cette accusation, on comprend aisément que la meilleure façon de se défendre, c’est d’accuser. Car, ce que les avocats ne disent pas, c’est que leur client avait déjà déposé une plainte contre l’entraineur Paul PUT  au niveau de la police judiciaire pour diffamation. Donc une sorte d’épée de Damoclès sur la tête du Belge.

On dit souvent que, qui se justifie sans être coupable s’accuse.

Primo, monsieur Amadou Diaby est revenu à Conakry pour être entendu le  1 er Août 2019, par la commission d’éthique. Cette confrontation qui était prévue pour le 07 août 2019, a été reportée sine die. Parce que le Vice-président suspendu de la Feguifoot avait porté plainte pour diffamation contre l’entraineur Belge à la Direction de la police judiciaire (DPJ).  Cela, avant même la confrontation annoncée entre les deux hommes devant la commission d’éthique de la Féguifoot.

Pourquoi une plainte contre Paul PUT dans une affaire dans laquelle, il devait avoir une confrontation directe ?

Secondo, ne dit-on pas souvent que l’honnêteté est la meilleure ruse ? Mais par une ruse, une autre ruse se rompt. C’est bien ce qui est arrivé dans cette affaire de #syliGate opposant Amadou Diaby et Paul PUT. Malheureusement, les plus rusés sont souvent les premiers attrapés.

Il ressort clairement que le vice-président suspendu Amadou Diaby, n’a jamais voulu de cette confrontation avec l’entraineur Belge Paul PUT. En tout cas, s’il se sentait clean dans cette affaire, il n’avait pas besoin de porter plainte pour diffamation à la police contre l’entraineur avant la fin de la procédure devant la commission d’éthique.  Car, on dit que souvent avec un petit appât on capture des gros poissons. Mais malheureusement, Amadou Diaby a voulu bien échapper à la confrontation avec le Belge qui l’accuse d’avoir perçu une commission de 10 % sur son salaire. Même s’il continue de nier en bloc les accusations, il ressort clairement qu’il avait refusé de créer des conditions pour que la vérité jaillisse dans cette affaire.

Comme le rappelle même l’avocate Me Adama Barry, « le problème du football  est profond ». Et nous le savons tous. Maintenant, les avocats d’Amadou Diaby ont dit qu’ils se réservent le droit de saisir les juridictions nationales et supranationales pour contester cette décision de la commission d’éthique de la fédération Guinéenne de football.  En attendant, il faut juste rappeler aux défenseurs d’Amadou Diaby qu’un « homme de courage ne fait point périr ses ennemis par de secrètes ruses, il sait les attaquer de front », disait Euripide.

Abdoulaye Oumou SOW, Journaliste, Blogueur


Journée internationale de la jeunesse : le ministre « fantôme » Mouctar Diallo aux abonnés absents.

Crédit Photo : ConakryInfo
Crédit Photo : ConakryInfo

Le 12 août de chaque année, l’humanité célèbre la journée internationale de la jeunesse. Cette journée a été instaurée en 1999 par l’Assemblée générale des Nations-Unies avec pour but, encourager des programmes gouvernementaux en faveur de la jeunesse.

En Guinée, la journée du 12 août 2019 est passée inaperçue. Le ministre de la jeunesse Mamadou Mouctar Diallo est allé en parade avec le président Alpha Condé au Nigeria, en abandonnant la jeunesse guinéenne a elle-même au lendemain de la fête de tabaski. Une fête qui aurait dû être l’occasion pour lui d’être en contact direct avec les jeunes pour s’imprégner d’avantage de leurs préoccupations.

Cette journée qui devait être une autre occasion parfaite pour le Ministre de prendre conscience de l’apport de la jeunesse dans le développement de notre nation, en mettant les réalisations des jeunes en avant, a été hélas, le cadet des soucis du nouveau « porte sac » du président Alpha Condé.

Quand on sait que depuis un certain moment nos jeunes s’adonnent à une immigration massive vers l’Europe. En avril 2019, le journal le monde révélait que, la Guinée est parmi les premiers contingents à entrer sur le continent par la mer méditerranée occidentale et centrale. Et pire les Guinéens représentent aussi la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés, soit près d’un tiers d’entre eux, avec 5 227 mesures de protection en 2018.

Pourtant, on pouvait tout dire de l’ancien ministre de la jeunesse Moustapha Naïté, mais lui au moins avait des initiatives pendant cette journée.

L’on se rappelle en 2016, l’initiative 《un Tailleur, une machine 》qui consistait à mettre à la disposition de certains tailleurs des machines à coudre. Bien qu’ayant suscité des critiques très acerbes avec même la création du hastag #UnTailleurUneMachine , inondant les réseaux sociaux. En 2017, il était à la blue zone de Kaloum avec une autre initiative pour les pêcheurs, en les offrants quelques gilets et moteurs hors bords.

Parlant d’ailleurs de l’actuel ministre de la jeunesse, Mouctar Diallo, on comprend aisément qu’il est certainement l’un des ministres les plus « fantôme  » du gouvernement Kassory. En 2018, déjà accompagné par son homologue des Sports et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow, on avait remarqué une faible mobilisation que ce dernier avait dénoncée. Car selon lui 《 En principe cette journée devait être célébré partout dans le pays.》 Ce jour Sanoussy Bantama Sow avait même rappelé que 《c’est ce qui pouvait interpeller les gouvernants du pays pour dire que nous devons investir à la jeunesse 》.
Cette année, on comprend aisément que le ministre de la jeunesse ne tire toujours pas les leçons. On apprend, malheureusement que c’est seulement au mois de septembre qu’un simulacre de 《journée nationale de la jeunesse》 sera organisée à Siguiri.

En clair. Cette journée passe inaperçue en Guinée sous l’ère Mouctar Diallo. Aucune activité concrète. Et même pas un discours à l’endroit de la jeunesse de son pays. Et dire que c’est un des leaders politiques de ce pays qui aimait s’identifier à la jeunesse, me donne envie de vomir. Car des jeunes ont donné leur vie pour défendre des idéaux qu’il prétendait défendre. Je sais que (Zakaria Diallo) ne dort pas certainement en paix. Surtout que Mouctar Diallo, réclame son appartenance à son parti politique.

Malheureusement, il y a, hélas encore aujourd’hui tant d’ingratitude et des gens peut honnête et reconnaissants, que leur désagrément, nous obliges quelquefois qu’on s’en repent presque à chaque moment.

Abdoulaye Oumou Sow , Journaliste Blogueur


Police Routière : des rackets qui échappent aux contrôles du trésor public

Reçu contravention de la police Routière

    Reçu contravention de la police

Il était 14 heure dans la journée du mercredi 20 février 2019, lorsqu’une sirène quittant la sureté urbaine de Conakry, obligea les policiers à stopper notre véhicule. Après  le passage du cortège, nous nous sommes malheureusement retrouvés à la fourrière de Kaloum, sous prétexte que le chauffeur aurait brulé le feu de signalisation. Quelle ineptie ! Le seul péché pour nous c’est d’avoir respecté l’autorité publique.

Mais comme on aime le dire souvent, ‘’en des moments malheur est bon’’. Oui parce que cette aventure à la fourrière de Kaloum, nous a appris beaucoup de choses. Et c’est bien en ces quelques lignes que je vais faire découvrir le quotient des usagers de Conakry dans cette autre grande boite d’arnaques du pays.

Ici, nous sommes à la fourrière de Kaloum, « l’arrangement » est le maitre mot. « C’est 250.000 GNF, oui si tu veux le reçu et si c’est l’arrangement, c’est 150.000 GNF » nous informes la cheffe de poste du jour. Et d’interroger « où est votre moto ? », ne sachant même pas pourquoi nous sommes là, elle se permet de nous apostropher.  « Nous répondons que c’est pas à cause d’une moto que nous sommes là. Mais plutôt, pour avoir respecté une autorité publique. Elle rétorque qu’alors cela ne la regarde pas.   Bien qu’ayant notre permis de conduite sous son registre, elle méprise toutes les explications que nous asseyons de lui donner. «  Monsieur, vous voyez le monde dehors pardon sortez. Ce n’est pas mon problème. Votre version ne compte pas ici, parce que celui qui a déposé le permis ici est parti à son poste qui vous verbalise pour l’infraction. Vous payé 100000 GNF pour violation du feu de signalisation ou bien vous sortez d’ici parce que nous n’avons pas de temps à perdre », nous intime notre interlocutrice avec une violence verbe qui frôle le mépris.

Dans cette cour, plus d’une centaines de motos et quelques voitures arraisonnées. L’équation semble simple. Oui parce que dans le lot, il y a trois catégories.

La première, ceux qui ont un véto au niveau de la fourrière. Ils sont employés de certains policiers. Une fois à la fourrière, un appel de l’employeur peut facilement les libérer sans contravention. Pour eux, il suffit juste d’informer le ‘’boss’’ pour que les clés de leurs engins leur soit restituées.

Le deuxième, sont ceux qui sont obligés de payer forcément quelle que soit la manière. Ceux-là, il suffit juste que la cheffe de poste prononce sa phrase routinière. « C’est 250.000 GNF, oui si tu veux le reçu et si c’est l’arrangement c’est 150.000 GNF ».   En réalité, c’est l’arnaque. Oui parce que sur le reçu de contravention, la barrière de paiement est de 100.000 GNF. (Voir l’image)

Le dernier groupe, sont ceux-là qui demandent le reçu et l’obtiennent pas aisément, parce qu’ils veulent payer à la régulière au niveau du Trésor public. Oui, parce que demander à recevoir le reçu, pour les agents est un affront à leurs égards. Il rétorque « Tu veux aller jusqu’à Colléha pour payer et revenir ici, alors que tu  peux faire l’arrangement ici ?»  Si vous insistez à avoir le reçu, on va vous faire patienter, uniquement dans le but de perdre du temps, afin que vous renonciez.

Mais c’était peine perdue, parce qu’une fois à l’intérieur de la cour, les faits et gestes ont vite réveillé notre curiosité sur les pratiques au sein de cette fourrière de Kaloum. Alain Berberian disait « On peut tromper une personne mille fois. On peut tromper mille personnes une fois. Mais on ne peut pas tromper mille personnes, mille fois »

Nous avons insisté à avoir le reçu et on l’obtient malgré la réticence. Parce qu’on savait que leur ‘’bonne foi’’ ne sert qu’à se tromper les victimes. En obtenant le reçu de la contravention, on  découvre  l’arnaque dans laquelle végète la police routière guinéenne.

Et voilà qu’on découvre que la plus grande contravention que peut payer un usager en infraction est de 100.000 GNF, si toutefois il exige d’avoir un reçu pour aller payer au trésor public.

Nous sommes sortis avec plusieurs interrogations. Où va l’argent que la police collecte sans les reçus ? Combien le Trésor public perd par le truchement de la police routière ? Autant de questions qui restent sans réponses.

@ao_sowGn


Domani Doré : Cette « mouche » qui se voit en « éléphant » avec la bénédiction d’une certaine presse

Domani Doré image SENACIP ao_sowGn

Il convient de rappeler que dans l’histoire politique de la Guinée, les hommes de médias ont été pour beaucoup dans l’ascension de plusieurs médiocres et malhonnêtes au sommet de l’État.

Ils sont nombreux, qui se sont servis de leur proximité avec certain.e.s journalistes pour se faire « une virginité politique» pardon une place au soleil. Même si en regardant dans le rétroviseur, nous comprenons aisément que l’histoire sans fiche mal de ceux qui se rongent les ongles.

Dans cette « espèce » qui trouve son salut avec sa proximité avec la presse, nous retrouvons bien celle qu’on appelle Domani Doré. Pour mieux la définir, nous dirons tout simplement qu’elle ressemble aux « personnes » qui manipulent leur conjoint. On remarque souvent qu’elles sont menteuses, jalouses, calculatrices où infidèles. Il n’est pas rare qu’elles aient été déçues antérieurement et veulent prendre leur revanche sur leur conjoint.

Quand on fait la rétrospective sur son parcours politique. On se rend bien évidemment qu’il est fait de mensonge et de délation. Mais à chaque fois qu’elle se rend compte que sa pirogue chavire, elle trouve un gilet de sauvetage au sein de la presse guinéenne pour ne pas couler. Quelle incrédulité !

Quelques mois après son limogeage à la tête du département des sports, l’ancienne ministre dira que la Guinée ne méritait pas la CAN, arguant que le dossier du pays était vide, creux et moins attractif. Alors que le 20 septembre 2014, elle se targuait être l’une des principales artisanes de l’attribution de la compétition à notre pays. Quelle honte !

Secundo, c’est n’est qu’un secret de polichinelle. C’est bien par le truchement de son père, l’ancien ministre de la communication Dirus Dialé Doré qu’elle s’est retrouvée membre du Comité Central du Rassemblement du Peuple de Guinée RPG Arc-en-Ciel. Son père et Papa Koly Kourouma se « tiraient  » la paternité du RDR (rassemblement pour la défense de la république).

D’ailleurs, c’est par une lettre d’information que le ministre Alhassane Condé avait informé son homologue Dirus Dialé Doré, de l’acte administratif rapportant l’arrêté N°2012, mais aussi de son exclusion du RDR.

La copie de l’acte administratif rapportant l’arrêté A/2012/770/MATD/DNLP/ portant dissolution, du Rassemblement pour la Défense de la République « RDR » à été envoyée à l’époque à son père qui s’apprêtait à rejoindre le RPG-arc en ciel.

Dans cet acte Administratif, il était indiqué que « conformément aux dispositions de l’article 17 de la charte des partis politiques et à la résolution de la réunion de son Bureau politique national (ndlr, BPN du RDR) en date du 15 octobre 2011, que Monsieur Dirus Dialé Doré était exclu du parti le 17 juillet 2010 par l’assemblée générale extraordinaire.

Ce qui signifierait qu’il n’est plus le président du parti et le ministre Alhassane Condé, avait confirmé la désignation de Dr Mahmoud Sylla comme président intérimaire du RDR ».

Même si aujourd’hui, Domani Doré considère que tout ça est d’ordre historique, elle doit aussi reconnaître qu’elle-même avait acté son départ de la mouvance, après la création de son mouvement « Guinéenne audacieuse  » qui ressemble aujourd’hui à « une « Guinéenne anxieuse voire fallacieuse » qui se cherche après l’ouragan du Matoto gate .

En tous cas, l’on se rappelle bien des passes d’armes entre Bantama Sow et Domani Doré.

Ses différentes sorties d’alors ne sont inspirées que par la fébrilité et l’amertume que son limogeage aurait entraîné. D’autant plus qu’elle est mouvante dans ses différentes prises de position laconiques.

Le 08 février 2018, soit quatre jour après la tenue des élections communales, elle accusait le RPG-arc en ciel de lui vouloir volé sa victoire à Lola. Pour soutenu sa thèse, elle dira qu’il n’y a pas de place pour le parti au pouvoir à Lola. 《Les populations de la Guinée forestière ne sont pas partantes pour le RPG arc-en-ciel et il y a qu’à travers des fraudes, la triche que ce parti peut passer 》chez nos confrères d’Espace Fm , les grandes gueules.

Paradoxalement, elle s’autoproclame porte-parole du candidat du parti au pouvoir dans la commune de Matoto. Un candidat pour lequel elle avait battu campagne lors des élections législatives, mais qui est sorti perdant à l’époque.

Alors que les caméras des télévisions et les témoignages des journalistes annonçaient Koulémoudou Yansané de l’UFDG gagnant du scrutin de Matoto, dame Domani j’étais l’anathème sur les journalistes qui rapportaient ses informations dont ils ont été témoins.

Elle se fessait invité par des confrères pour dit-elle rétablir sa « vérité ». Pire, ses sorties n’étaient pas sans calculs politiques. Elle lorgnait une place dans l’exécutif communal. Et cela au prix d’un mensonge éhonté qu’elle ne cessait de défendre.

Aujourd’hui, n’ayant pas obtenu ce qu’elle voulait, la présidente de la guinéenne audacieuse, pardon « anxieuse » cherche un autre point de chute. Oubliant malheureusement ce proverbe africain qui nous apprends que « le mensonge donne des fleurs mais pas des fruits ».

D’ailleurs le théologien et scientifique Abd El – Kader (1808-1883 ) nous apprenait que 《Le savant est l’homme par lequel s’opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre vérité et l’erreur dans les convictions entre la beauté et la laideur dans les actes ».

Domani Doré est bien de cette « espèce ». Dans un pays normal, elle ne sera bonne que dans la poubelle de l’histoire. Puisqu’elle ne défends ni valeur encore moins une conviction. Et ne saurait être une « étoile » pour cette jeunesse qu’elle prétend représenter. En vérité, c’est une « mouche », qui se voit en « éléphant » avec la bénédiction d’une certaine presse.

Abdoulaye Oumou Sow
Journaliste/ Blogueur
@ao_sowGn


De l’excision au mariage précoce, la vie de Fatoumata* a viré au calvaire

Interview de la victime

Du haut de ses 24 ans, Fatoumata* est une très belle jeune femme, rayonnante, malgré le terrible traumatisme qu’elle a vécu pendant une bonne partie de sa vie. Derrière son sourire se cache un passé aux expériences douloureuses marquées par des violences physiques et psychologiques. Des années ont passé mais la jeune femme peine à effacer ses douloureux souvenirs, bien qu’elle soit en train de reprendre sa vie en main, travaillant aujourd’hui dans un réceptif hôtelier de la place.

C’est une jeune maman souriante que nous avons reçue au début de l’entretien qui, au fil de son témoignage, a fini par avoir un visage crispé. Son émotion est compréhensible ! Comme 97% des guinéennes âgées de 15 à 49 ans, Fatoumata* a été excisée. Elle a connu également la maltraitance, le harcèlement sexuel, le mariage précoce et forcé…

« J’étais petite, j’avais dix ans. On m’a envoyée pour m’exciser. Arrivée à la maison, le sang coulait sur moi, je saignais beaucoup. Ils ont été obligés de faire bouillir la daba pour, disent-ils, arrêter l’hémorragie. Mais malheureusement, cela n’a pas eu d’effets sur l’hémorragie. Ils étaient obliger de m’envoyer à l’hôpital. Les médecins ont tout fait pour stopper l’hémorragie. Nous sommes revenus à la maison et je ne voulais rien manger, parce que je me sentais faible, j’étais très fragile », se souvient la vingtenaire.

À la fin de son cycle primaire, elle quitte la préfecture de Dinguiraye où elle est originaire pour rejoindre une grande sœur à Labé et ainsi poursuivre ses études. Avec cette dernière, une autre souffrance attend la pauvre jeune fille. « Ma sœur voulait que je sorte avec un jeune commerçant, qui lui faisait des cadeaux après chaque voyage. J’ai refusé l’offre. Ce qui m’a valu des représailles terribles de la part de ma sœur. Elle me battait, me privait de nourriture et m’enfermait à la maison avant d’aller au marché où elle avait une boutique. Heureusement, des jeunes étudiants voisins ont remarqué la souffrance que ma sœur m’infligeait. Ces derniers m’apportaient à manger par la fenêtre. Très remontés contre ma sœur, ils ont décidé de m’aider à échapper pour rejoindre ma famille à Dinguiraye. »

Une joie de courte durée…

De retour chez elle, une grande surprise l’attend. Son papa s’empresse de réaliser une promesse faite à un ami : la donner en mariage au fils de celui-ci. « Une fois que je débarque, les choses s’accélèrent pour moi. Je voyais le jeune chez nous, il jouait avec moi souvent. Je ne pensais pas que derrière cette sympathie se cachait un projet de mariage. C’est à la vielle du mariage qu’on m’a dit que je devais me marier. »

Après le mariage, Fatoumata* a vécu un nouvel enfer qui a débuté le jour où elle a partagé le lit avec son mari. « C’est la pire chose qui pouvait m’arriver, parce que je devais aller à l’hôpital pour que je puisse avoir des rapports sexuels avec mon mari. Il fallait déchirer la suture des grandes lèvres. Cette infibulation qui a été faite pendant l’excision était un frein pour les rapports sexuels entre mon mari et moi. Donc, il fallait nécessairement m’infliger cette nouvelle souffrance. Et pire, on m’a obligée de couché avec lui le même jour pour, disent-ils, ouvrir pour de bon mon vagin. Depuis ce jour, quand on faisait l’amour, tout le monde était au courant parce que j’étais petite et je supportais pas avec tous ce que j’ai subi. Les gens me disaient de rentrer chez mes parents pour faire quelques années avant de revenir, parce que la ‘misère’ était visible sur mon corps.»

De ce mariage qui n’a pas fait long feu résulte un enfant, âgé aujourd’hui de sept ans. « Finalement, j’ai divorcé avec lui, parce qu’il n’a pas respecté ses engagements. Il avait promis que je devais continuer les études. Mais une fois que j’ai accouché les choses n’ont pas été faciles pour moi. Je ne partais plus à l’école, et sa nouvelle offre de m’aider à faire un petit commerce, n’était qu’illusion. »

Elle tente de reprendre sa vie en main
lisez la suite ici : https://lagenerationquiose.org/de-lexcision-au-mariage-precoce-fatoumata-raconte-comment-sa-vie-a-vire-au-cauchemar/


Forces Sociales de Guinée : autopsie d’une lutte sociale pleine de rebondissements

Il y a de cela deux mois que la société civile guinéenne se réveillait au sein d’une entité qu’elle a dénommée « Force Sociales de Guinée » pour exiger du gouvernement la baisse du prix des hydrocarbures. Une hausse de 25 % pour qui sonne le réveil au sein du mouvement social guinéen.

Soixante jours après, où en sommes-nous avec les “Forces Sociales de Guinée” ? Quels sont les défis ?

Pour combattre le découragement, des penseurs disaient : « La vie, ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie ». Sèneque et Saint Augustin d’ajouter : « Les temps sont mauvais, les temps sont difficiles, voilà ce que disent les gens… Vivons bien, et les temps seront bons ! C’est nous qui sommes les temps ! Tels nous sommes, tels sont les temps ».

Aujourd’hui, les Forces Sociales de Guinée “ doivent se confondre au temp pour exister. Et pour cela, il faut trois choses :

Extirper les gens qui jouent le double jeu ;

Concevoir une ligne de conduite ;

Structurer la dynamique en se départissant des considérations mesquines d’un soit disant rassemblement.

Il existe des réponses à tout ce que la tristesse et le découragement peuvent objecter. Encore faut-il accepter de regarder autrement les choses, de raisonner autrement devant chaque événement, chaque situation, s’arrêter un moment pour considérer les deux aspects: négatif mais aussi positif.

L’homme sage n’en voudra jamais à la vie, car à travers son non-sens apparent, il y découvre un sens plutôt profond. Il accepte ce qui le contrarie, et la fermeté de son âme lui donne la force de faire de l’épreuve une opportunité. C’est pourquoi, je décide enfin de parler. Oui parler pour rassurer et interpeller tous les acteurs. Devant l’histoire nous avons un devoir. C’est celui de dire à ceux qui, à moment donné, ont eu confiance en nous et en nos actions. À un moment donné, ils ont espéré et cet espoir ne doit pas être déçu.

En solo ou en plusieurs, certains acteurs ont joué un rôle nocif au seins des Forces Sociales de Guinée, le temps a fait son tri, le peuple nous observe. Et c’est le bon moment de rendre compte aux citoyens.

En une, comme en mille, la société civile guinéenne a un véritable problème de leadership. Au sein de la vieille garde, il y a des personnes qui jouent le double jeu, et n’aiment pas l’émergence de nouvelles têtes. Ceux-là sont tantôt des troubles faits, ils poussent la nouvelle génération au découragement et à lui faire croire à tort que le soleil ne reviendra pas.

D’abord, il ne participe jamais à la naissance des mouvement, mais se joignent toujours quand ils sentent que la saveur prend. Et une fois qu’ils rejoignent la dynamique, ils font tout pour remettre en cause les décisions. En réalité ce sont des gens qui jouent le jeu de l’adversaire. Par tous les stratagèmes, ils étouffent les mouvements, en créant des débats inutiles. Souvent même, il choisissent des mots (souples) qu’il faut employer dans les communiqués ou déclarations censés être publiés pour dénoncer la mauvaise gouvernance.

Très malheureusement, ceux-là ont contaminé la plupart des jeunes qui s’identifient en eux et qui, pire, ne donnent pas à espérer à un lendemain meilleur. Ils ont un culte de la personnalité ; peut-être pour du pain, mais pas pour des convictions. Ces derniers se laissent manipuler et tombent souvent facilement sous les mailles de la corruption.

Une autre catégorie, non la moindre au sein des médias, est malléable et à tout prix favorise l’intox et la diffamation. De la suspicion à l’extrapolation, ces gens ne vont jamais à la source pour comprendre le sujet de débat mais se permet tout de même de donner l’impression d’être en mission du plus offrant pour étouffer toute dynamique citoyenne.

Par ailleurs, cette lutte sociale permet désormais à certains jeunes de convictions de se démarquer. Ceux-ci doivent prendre leur destin en main pour l’intérêt de la nation, car la Guinée est à la croisée de chemin. Les enjeux se multiplient et la société civile doit être le rempart indispensable pour la défense des droits et des intérêts des citoyens. Ne nous décourageons pas ; souvent, c’est la dernière clé du trousseau qui ouvre la porte. Citoyens, restons debout !


Nouvelle équipe gouvernementale : pourquoi il faut craindre

Image Guineeweb

C’est bien la question qu’il faille se poser après le décret lu sur la télévision nationale (RTG) hier soir, révélant les noms de la nouvelle équipe qui va nous diriger désormais.

Primo, le président Alpha Condé reste bien dans sa logique de contradiction. Le 08 mars dernier, il annonçait dans tout son sérieux (sic) vouloir nommer des ministres proches du peuple. À la surprise générale, ce sont presque les mêmes qui reviennent. Et le peu de ministres entrants ne convainquent guère, vu le passé trouble de certains d’entre eux.

Il y a bien des raisons de craindre. Car ces personnes ont été nommées plus en raison de leurs militantisme que de par leurs compétences. Au ministère de la Sécurité par exemple, Alpha Ibrahima Keira, aura la lourde charge de diriger ce département aussi stratégique que tenait Abdoul Kabèlè Camara qui avait déjà fait ses preuves au niveau du ministère de la Défense mais qui ces dernier temps à été dépassé par les phénomènes de kidnapping qui prends de l’ampleur à travers le pays.

En lieu et place de cet ancien avocat, c’est un fervent militant, qui par ses prises de parole va-t-en-guerre avait failli mettre le pays dans le précipice. « C’est la majorité qui fait la loi. Alors, qu’elle que soit la bienveillance d’une minorité, pour légiférer, si la majorité ne veut pas, cette loi n’aura pas sa place. Personne ne peut nous intimider ou nous effrayer », disait-il au siège du RPG/Arc-en-ciel le 04 février 2017, quand, plusieurs concitoyens avaient émis des doutes sur une éventuelle modification de la Constitution… Une volonté que lui même chérit et encourage.

Qu’on envoie une personne de sa trempe au ministère de la Sécurité dans un pays en proie à des manifestations politiques et sociales récurrentes, il y a vraiment de quoi s’inquiéter.

L’autre crainte, c’est bien cette « promotion » pour le ministre délégué à la Défense. Mohamed Diané devient désormais le ministre d’État chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale.

Une nouvelle dénomination qui doit interpeller plus d’un car dans un pays qui se veut démocratique, les affaires présidentielles sont bien liées au mandat que donne le peuple au président ; celui de gérer le pays et le conduire vers la prospérité.

Mais créer un département chargé de gérer les « affaires » du président serait bien une maline façon d’avoir à sa possession un homme de main qui pourrait bien mener des actions sourdines pour le chef de l’État dans le seul but de placer en des lieux sûrs les capitaux qui seraient dérobés par ce dernier. En tout cas, c’est l’avis de certains observateurs.

En attendant d’y voir plus clair, espérons que les organisations de la société civile mettront une coalition en place pour exiger la déclaration des biens des ministres comme gage de reconnaissance avant les leurs prises de fonctions.


Gouvernement Kassory : une probable structure restreinte et moins budgétivore

Image Africaguinée

Dans les conditions normales, le troisième Premier ministre, chef du gouvernement, du président Alpha Condé a pris ses fonctions ce jeudi 24 mai 2018, au palais de la Colombe de Boulbinet.

Après cette passation de service entre le sortant Mamady Youla et son successeur Ibrahima Kossory Fofana, l’urgence pour ce dernier sera la mise en place de son équipe gouvernementale.

L’ancien président du défunt parti Guinée Pour Tous (GPT), aura un grand défi à relever. Et pour être dans le coeur des plus pessimistes, il devra mettre en place une équipe qui aspire confiance aux yeux de l’opinion.

Pour ce nouveau gouvernement, il n’y aura pas de tolérance de la mauvaise gestion financière et patrimoniale ou du népotisme pratiqué par les hauts cadres de l’État. La demande sociale est grande et le peuple est désormais sur le qui-vive.

Avec la crise que traverse la Guinée actuellement, le gouvernement Kassory doit être une équipe restreinte, cohérente en fusionnant certains départements.

En attendant la constitution de son gouvernement, nous faisons une proposition d’une structure de 20 membres et trois secrétariats généraux…

1- Ministère d’Etat à la présidence chargé de la Défense Nationale

2- Ministère de la Justice, des droits de l’homme et des libertés publiques

3- Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Protection civile

4- Ministère du Commerce, de l’Industrie, des PME et de la Promotion du secteur privé

5- Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale

6 – Ministère du Tourisme, de l’Hôtellerie et de l’Artisanat

7 – Ministère du Plan, de l’Économie et des Finances

8 – Ministère de l’Éducation nationale (avec création des directions nationales de l’Enseignement pré-universitaire, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, et de l’Enseignement supérieur).

9 – Ministère des Mines, de la Géologie, et de la Protection de l’environnement

10 – Ministère de l’Emploi, de la Reforme de la fonction publique et de la Modernisation de l’administration

11- Ministère de l’Administration du territoire, de l’Aménagement de la ville et de la Décentralisation

12 – Ministère de l’Énergie et de l’Hydrolique

13 – Ministère de la Pêche et de l’Aquaculture

14 – Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et des Eaux et Forêts

15 – Ministère de l’Action sociale, de la Promotion féminine et de l’Enfance

16 – Ministère des Travaux publics et des Transports

17 – Ministère de la Santé de l’Hygiène publique et du Cadre de vie.

18 – Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Emploi

19 – Ministère de la Communication , de la culture et du Patrimoine historique

20 – Ministère des Postes, des Télécommunication et de l’Économie numérique

Secrétariat général au Budget

Secrétariat général des Affaires religieuses

Secrétariat général du gouvernement.

 

Une synthèse de @ao_sow


Dakar : Du désespoir à l’exil , un cercle vicieux pour jeunes guinéens

Mamadou Lamarana Diallo , jeune candidat à l’immigration

Le Sénégal est le pays africains ou vie la plus grande communauté guinéenne. Elle est estimée à plus de Deux millions d’habitants menant des activités dans la capitale Dakar et les villes de province. Depuis des années plusieurs ressortissants guinéens y ont fait fortune et certains d’ailleurs y vivent définitivement avec leurs familles.

La pluparts d’entre eux sont dans les petits commerces: tenanciers de boutiques, magasins et les plus jeunes sont ambulants, vendent à la sauvette.

Parmi cette dernière catégorie on retrouve, des jeunes déscolarisés dont l’âge vari entre 15 et 23 ans. Très jeunes, ils vivent péniblement la précarité dans les quartiers de Dakar. Pendant mon séjour dans la capitale sénégalaise, j’ai fait une immersion dans le quotidien de ces jeunes qui caresse la folle envie d’immigrer en Europe ceux malgré les risques de perdre leurs vies.

Ils sont une trentaine, qui dorment à la belle étoile au village artisanal de Soumbedioune dans la commune urbaine de Médina. Six heures de sommeil par jours, avec des interruptions inopinées fréquentes.

Mamadou Lamarana Diallo, 22 ans élève en classe de 12 ème, venu de la cité industrielle de Kamsar vie depuis 14 mois dans le calvaire de cette ville Dakaroise. Avec un sourire forcé tiré du visage, sous l’effet de notre caméra, le jeune Lamarana explique cette terrible vie qu’il mène avec ses amis guinéens.

Il était presque 18 heure, le soleil s’enfonçait dans l’océan Atlantique quand notre reporter arriva sur les lieux. Lamarana et deux ses camarades sont assis sous une tente. Alors que les deux deux amis discutaient chaudement sur la nécessité que chacun respect le droit d’aînesse, le jeune Mamadou Lamarana Diallo, solitaire stylo en main et un carton sur ses pieds posait tranquillement des mots pour sa maman, son pays et sa ville natal (Kamsar).

Dans sa redaction il fait des promesses de réussite à sa defunte mère. Une maman qui plaint certainement le sors de son fils.《 Ce n’est pas mon voeux de rester en Afrique dans cette galère. Maman je suis conscient de mon Etat actuel, car je suis misérable. Mais sache que ce n’est pas mon voeux d’être dans les difficultés actuellement. Mon état dépend du tous puissant. Car je sais que Mon jour viendra un jour》 ecrit-il sur le carton de pommes posé sur ses jambes.

Ce fameux jour, Lamarana et ses amis l’attendent et ils croyent en leur destin. Voici comme notre reporter emtame sa discussion avec ses jeunes débrouillards qui vegetent au quotidien.

Dans les échangent les jeunes expliquent qu’ils sont une trentaine passanr leurs nuits dans ce port du village artisanale de Soumbedioune sur des lits de fortune pour certains et des nattes pour d’autres.

Pour avoir une belle couchette, il faut être le premier venu. 《C’est la seule chance que vous avez pour être sous un abri. Même si souvent les anciens eux maintiennent leurs places qu’ils ont rendus intouchables pour les nouveaux 》
La plupart d’entre eux travaillent au grand marché Sandaga de Dakar. Durant leurs penibles journées, ils reviennent souvent à la maison avec une maudite sommes de de 500 à 1000 Fcfa par jour, soit (6000 à 12000 Gnf). Dans cette recette, ses jeunes débrouillards soutirent le dîné et essayent d’épargner également dans l’espoir d’engranger une sommes pouvant leur permettre de continuer l’aventure du rêve européen.

Le port du village artisanal de Soumbedioune dans la commune urbaine de Médina

D’où tirent ils leur espoir de gagner le pari Européen ?

《Nous sommes ici, beaucoup de nos amis ont fait ce que nous sommes entrain de faire. Et finalement ils ce sont retrouvés de l’autre côté (Europe), parce qu’ils ont crû en leurs rêves et la bénédiction des parents accompagne toujours》rouspette un d’entre eux qui pense que ce qui se passe en Lybie ne les ébranlent pas. Et à Aboubacar Diallo jeune ressortissant de la ville d Gaoual de renchérir que 《 La lybie n’est pas le seul chemin qui mène à l’Europe. Même si je trouve que les libyens ont été méchants avec les noirs, je pense que c’est pas des actes qui vont nous effrayés parce que sur cette terre seul, Dieu détient l’âme de chaque individu. Vous même vous savez que malgré tous ça des gens parvienne à passer. Et d’ailleurs c’est pas toutes les vidéos qui circulent sur Internet qui sont vraies》conteste t-il.

Un retour au bercail est-il synonyme d’échec ?

En tous cas c’est bien ce que pense la plupart d’entre eux. Ils jurent vivre cette misère Dakaroise que de retouner dans leurs villes respectifs. 《C’est vrai que les choses sont difficiles ici. Mais nous préférons nous battres ici que de retourner. ici nous pouvons faire des travaux qu’ont ne souhaiteraient jamais faire en Guinée. En sus de ce dégoût nous avons quitté nos parents pour un objectif. il faut vaille que vaille l’atteindre. Sinon c’est très honteux qu’on retourne alors que nos amis laba ont franchi des étapes》tente de justifier Boubacar Diallo.

Plus loin l’orphelin du groupe Mamadou Lamarana Diallo explique que: 《 si je trouve quelqu’un qui peut prendre mes études en charge, je rentre. il fût un temps je travaillais chez une femme dans un restaurant. A la fin du mois elle me payait 20.000 Fcfa. Mais depuis lors je l’ai quittée parce que ses frères et sœurs me surexploitaient …je n’ai pas eu de boulot constant. J’ai entrepris de vendre du café, les gens prenaient à crédit et finalement j’ai laisse tomber. Actuellement je passe la journée ici dans l’espoir d’avoir un autre boulot. En attendant je passe la journée ici, a contempler les gens. Bien que j’aie l’espoir d’avoir un autre boulot, parce que tous mes amis savent que je suis en quête. 》confie t-il avant de continuer sa rédaction sur carton vide de pomme de terre.

Pendant ce temps je continuait a échanger avec les autres qui expliquaient les déboires dans la capitale sénégalaise.

Tous presque vivent la même routine, des journées retentissantes et des soirées douteuses et souvent même incertaines d’avoir au moins six heures sommeil dans leurs « nids » de refuse.

l’espoir, ils en ont également et pense déjà à un lendemain meilleur bien qu’il ne se profile pas à l’horizon. Pour exprimer cet espoir qu’ils ont, Mamadou Lamarana Diallo terminais sa rédaction pour le titre《Je suis chez moi》 de l’artiste Français d’origine guinéenne Black. Comme pour dire qu’ils sont prêts à affronter les difficultés et les adversités pour atteindre leurs objectifs.


Madame et moi vous remercions pour cette amitié sincère et cette marque de sympathie à notre égard.

Signature du Mariage à la mairie de Ratoma

Les relations sociales sont renforcées grâce au mariage. Avec l’extension de la famille, les sentiments d’amitié, d’amour et de proximité sociale s’étendent aussi aux nouveaux membres de la famille. Allah a fait en sorte que le lien par alliance soit tout fort que les liens de sang. Le mariage est l’unique moyen de fonder une famille, noyau de la société. Une société humaine respectable ne peut exister en dehors de ces bases familiales. Les liens maternels, paternels et fraternels contribuent à nourrir de chaleureux sentiments d’amour, d’altruisme, de miséricorde, d’attention et de coopération chez le musulman.

Alhamdouli lahi rabil Alhamina. Le chemin a été long, mais la battaille fut belle et le choix a été juste. Grâce à la bénédiction des parents, j’ai rencontré une famille adorable : ma belle famille. Celle qui a choisi de me donner cette belle perle rare qui illumine ma vie à partir de maintenant pour le restant de ma vie. Je saurais reconnaître cette gentillesse à sa juste valeur. Vous avez cru en Dieu, en formant cette équipe qui doit affronter les tumultudes de la vie pour l’éternité, contre vent et marée. Cette marque de confiance à mon égard et à celle de ma famille ne doit et ne sera jamais remise en question. Mon épouse et moi serons toujours là pour vous honorer, et à chaque instant nous allons penser à cette journée du 17 décembre 2017. Oui, parce que nous savons qu’elle est pour nous ce que le soubassement est pour une maison. Vous nous avez unis devant Dieu et devant les hommes, et cela dans le respect de nos coutumes et traditions. Ma famille et moi serons éternellement reconnaissants.

Nos remerciements également à ma famille (mes parents, mes oncles, mes tantes, mes frères), à mes amis et alliés qui ont pris de leur temps précieux pour nous accorder cet instant de bonheur et de plaisir.

Vous avez été nombreux à repondre à notre invitation et cet acte nous honore. Ma tendre épouse et moi vous disons merci du fond du cœur.

ECHANGE D’Alliance

Au ministre Kalifa Gassama Diaby, à mon parrain Sega Diallo, à notre marraine Diallo Kadiatou Sadjo, à mon ami et grand frère Nouhou Baldé, à notre grande soeur Ramata Baldé, à mon amie Hadiatoulaye Diallo et à N’diré Diallo, nous vous disons merci.

Elles ont été juste formidable, les garçons et filles d’honneurs de notre mariage. Madame et moi vous remercions pour cette amitié sincère et cette marque de sympathie à notre égard.

La liste est grande et non exhaustive. Par mes mots, vous devez juste vous reconnaître dans cette joie que nous partageons ensemble. Vous avez été nombreux. Vous êtes venus de toutes les regions du pays. Nos amis d’enfance, mes confrères journalistes et blogueurs, nos partenaires de l’école, collègues de services, amis de la société civile, des partis politiques et du gouvernement guinéen, nous vous disons merci et grand merci.

Mon amour Fatoumata Diaraye Baldé et moi nous nous joignons à nos papas et mamans pour solliciter vos prières, afin qu’Allah puisse rependre sa grâce sur notre famille.

Que Dieu guide nos pas et consolide notre unions en nous rapprochant de lui davantage. Amine. Merci à tous !


Démissionner ou rester: Khalifa Gassama Diaby, le Grand dilemme



Gassama DIABY ministre de l'unité nationale et citoyennité
Image Abdoulaye Oumou lors de la SENACIP

La deuxième édition de la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix a pris fin le mardi 07 novembre 2017, par une frustration générale de l’opinion et une saine colère du ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, organisateur de l’événement. Ce, malgré la grande mobilisation de la population guinéenne au palais du PEUPLE de Conakry.

A la surprise générale, l’ensemble des membres du gouvernement ont boudé la cérémonie de clôture.

Une absence qui n’a pas été du goût du ministre organisateur. Khalifa Gassama Diaby a dit son indignation, sa déception suite à cet acte de ses collègues du gouvernement, et a annoncé dans la foulée qu’il n’organisera pas la troisième édition de la SENACIP.

Après cette sortie aux senteurs de divorce latent entre le ministre et ses collègues du gouvernement, les avis fusent au sein de l’opinion : rester ou partir. En effet, d’aucuns pensent déjà que le ministre devrait tirer les conséquences et démissionner, d’autres estiment qu’il doit rester et continuer sa lutte au sein du gouvernement coiffé par Mamady Youla. Ce, malgré toutes les difficultés rencontrées et les manoeuvres subies.

Le souhait des admirateurs et l’envie des détracteurs (adversaires).

Dans la configuration actuelle de la Guinée, il est très difficile pour un ministre ou leader de prendre une décision. Car aucun outil de sondage n’est disponible pour permettre à la personne concernée d’avoir l’avis de l’opinion avant toute décision.

Voilà pourquoi la seule possibilité qui s’offre à lui, est de se référer à son instinct ou sa conviction. Chose malaisée car entraînant inévitablement une incompréhension de la part de l’opinion publique.

Il faut le rappeler que suite aux événements survenus lors de ladite cérémonie, une forte indignation populaire a vu le jour face à l’attitude digne de Judas des membres du gouvernement, créant un soutien massif du peuple et des citoyens à son endroit et faisant de lui un combattant pour la paix, la nation et la justice en Guinée.

Il apparaît clairement que le ministre Gassama Diaby doit faire face à un terrible dilemme: partir ou rester.

Théodore Jouffroy le rappelait naguère《 faut donc choisir de deux choses l’une : ou souffrir pour se développer, ou ne pas se développer, pour ne pas souffrir. Voilà l’alternative de la vie, voilà le dilemme de la condition terrestre ». Cette réflexion dresse l’échiquier sur lequel le ministre Gassama Diaby doit jouer le jeu du « choix » . Bien qu’il soit difficile, il reste indispensable.

Rester dans le gouvernement Youla, défendre ses convictions, ses valeurs dans l’intérêt de la Guinée. Par la même, s’opposer à certaines tentatives, décisions, à des choix au sein de l’équipe en suscitant le débat et en empêchant des combines entre collègues, tout en jouant le rôle de sentinelle démocratique pour le peuple.

Car selon plusieurs indiscrétions, Gassama Diaby et ( la ministre du plan Mama Kany Diallo ) sont les seuls membres de l’équipe gouvernementale qui s’opposent souvent à certaines décisions velléitaires du gouvernement en matière de respect des droits et libertés et de paix sociale dans le pays. Par ailleurs, il apparaîtrait que lors des discussions, le président de la République ferait passer leurs avis au détriment des autres. Une situation qui n’est pas du goût de la plupart de ses collègues qui voient en lui une voix qu’il faut taire et un obstacle qu’il faut éliminer.

Comme preuve, durant les deux éditions de la SENACIP, les membres du gouvernement Youla, n’ont pas participé entièrement aux activités prévues. Ils créèrent toutes les conditions pour favoriser l’échec des activités, mais finalement leurs actes se transformèrent en opportunité pour le ministre Gassama Diaby pour relever et gagner les défis qui étaient les siens

Pour rappel, la tenue des deux éditions de la SENACIP a toujours été incertaine jusqu’à moins de deux semaines de l’événement. Le ministère fut confronté aux problèmes budgétaires et de décaissement de celui-ci. C’est finalement à quelques jours du début de l’événement que l’argent sera débloqué.

Mais cela n’a pas empêché le succès des deux éditions. Et cette deuxième édition de l’avis de tous fut encore plus réussie que la première, avec un engagement et un engouement populaires.

Puisque c’est la seule activité d’envergure nationale qui rassemble toutes les composantes de la nation, le ministre Gassama Diaby a eu cette chance d’être accompagné et soutenu par tous sans distinction . Cette unanimité autour de sa personne, créée forcément de l’animosité et de la jalousie chez certaines personnes qui font tout pour le pousser vers la sortie et ce Pour des considérations personnelles caractérisées par des manoeuvres souterraines. Par ailleurs, maintes actes de sabotages et d’humiliations, soit pour empêcher la tenue de l’événement soit pour minimiser sa réussite, furent tentés mais en vain.

L’on se rappelle qu’au cours même de la semaine nationale de la citoyenneté l’ancien ministre Alpha Ibrahima Keïra (membre de la mouvance) s’attaquait à l’homme. Des accusations qui auraient pu être fondées si ce dernier n’était pas connu pour son passé sombre, mais aussi le rôle déterminant qu’il joue actuellement pour opposer les Guinéens: prêt à saboter tous les actes qui rapprochent et unissent les Guinéens.

Rappelons-le, il fut cet homme qui a insulté toute la magistrature guinéenne. Aujourd’hui, il est prompt, étonnamment, à donner des leçons de légalité aux citoyens guinéens dans le seul but de mettre à mal un projet qui est désormais installé dans le coeur des guinéens de tout bord et qui a besoin d’être soutenu et accompagné par tous ceux qui veulent que ce pays change.

Voilà que des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs que lui pour la Guinée ( droits de l’homme, état de droit, nation, civisme, justice, liberté ) et qui ne supportent pas son indépendance d’esprit et ses forces de conviction, attendent de voir avec plaisir le ministre jeter l’éponge et quitter le navire gouvernemental.

Toutes ces manoeuvres furent une aubaine pour les organisateurs de la SENACIP, car les différentes associations presse, l’engagement des jeunes et des volontaires de tout bord ont comblé avec succès ce vide. Durant toute la semaine l’actualité de tous les médias audiovisuels et en ligne était consacrée à l’activité. Cela malgré les perturbations qu’il y a eu suite à des décisions que d’aucuns estimaient être orchestrées pour saper la SENACIP. Mais il n’y a pas eu péril en la demeure…

Que dire de l’absence des membres du Gouvernement pour dit-on conseil des ministres ?

À cet argumentaire, les observateurs dénoncent unanimement un acte de sabotage contre productif. Puisqu’on sait que c’est le conseil interministériel qui précède le conseil ministériel D’ ou le manque d’URGENCE pour la tenue d’un conseil interministériel.

en effet le président de la république effectuait un voyage le même jour rendant par la même la tenue d’un conseil des ministres impossible car nécessitant la présence du chef de l’ÉTAT.

Donc nous pouvons estimer que cette fois-ci le sabotage a été savamment et sciemment orchestré.

Le Gouvernement par cette attitude( sa politique de la chaise vide) expose au grand jour ses manoeuvres contre le ministre Gassama et son refus de le soutenir dans des projets qu’il porte avec crédibilité et succès, semble-t-il, à cause de son franc-parler, sa popularité chez les Guinéens, ainsi que les principes qu’il défend avec audace et neutralité.

Par ce même coup, le gouvernement vient octroyer indiscutablement au grand jour à Gassama Diaby le palme de sa crédibilité et sa popularité ultime.

L’argument du conseil interministériel ne convainc guère.

Pour preuve, lors de la première édition en novembre 2016, le 1er novembre s’était un mardi il n’y a pas eu de conseil interministériel. Et la clôture aussi fut faite le mardi d’après sous la président du chef de l’état, là non plus il n’y a pas eu de conseil interministériel.

Rien de plus normal. Car il faut encore le rappeler, » la Senacip est une loi dont le respect s’impose à tous, en premier lieu le gouvernement.

Par conséquent en tant que loi, elle est au dessus de l’exécutif, donc du conseil interministériel qui doit pouvoir être reporté pour la Senacip.

C’est pourquoi les tentatives infructueuses de justifications d’un gouvernement qui boycotte sa propre loi ne convainc personne.

Parce que les dates de la Senacip ( lancement et clôture ) sont fixées par la loi, elles ne peuvent être logiquement reportées au profit du conseil interministériel, ni même ministériel.

La bourde est énorme, et la sanction de l’opinion est unanime. C’est pourquoi d’ailleurs certains pensent que le Ministre doit partir.

Rester, c’est sombrer avec eux alors qu’il mérite mieux. C’est un vrai modèle il doit se protéger. Les guineens doivent protéger ce ministre parce que son engagement pour que le pays soit démocratique, uni et en paix est sans conteste. C’est un patriote. Rester dans ce système est un danger pour lui. Il est temps pour lui de se méfier de ceux qui sont capables de le piéger de la sorte, en tentant de l’humilier et de le saboter. Disent à l’unisson la plus part de nos concitoyens et observateurs.

Cette volonté de l’humilier et de le piéger de la part de ce système, est claire et nette. » il est victime de jalousies et de haines, et ils ne s’arrêteront jamais. Sa voix et ses principes dérangent. Il est dans un panier à crabes qui ne lui fera aucun cadeau, à ses risques et périls. ..

Mais il faut aussi comprendre que partir serait une façon d’étaler un tapis rouge pour ses adversaires et les faucons. Pourquoi doit-il rester ?

En démissionnant, il abandonne le peuple et toute cette jeunesse qui le soutien et le prend pour modèle.

» c’est le meilleur, s’il part il donne raison aux mauvais. Il doit se battre pour son pays, c’est son devoir, le peuple est avec lui. Ça c’est clair qu’en étant au sein du système il pourra mieux mener la lutte et se faire entendre quelques fois.

En partant il fait un illégitime cadeau à ceux qui veulent le faire partir de ce gouvernement depuis toujours.

Il doit rester parce qu’il doit cela à son pays à cette nation dont il rêve tant. Et pour cela il ne doit pas abandonner, il doit résister et se battre pour son pays. Sa voix interne et externe permettent d’empêcher les faucons de gagner la bataille de la radicalisation et de la démagogie.

« Sans Gassama dans ce système, on aurait connu de graves situations. Grâce à la confiance et au respect du Président, ses positions permettent parfois de contrecarrer des solutions mauvaises et des options dangereuses pour le pays, sur les questions de liberté, de nation et de paix » nous confiera un ancien ministre du Gouvernement.

A entendre les commentaires des participants à la clôture de la senacip, l’on comprend qu’il mène un combat difficile. S’il abandonne, les mauvais garderont le pouvoir dans ce pays contre l’intérêt du peuple.

» l’indignation généralisée des guinéens face au comportement enfantin et méchant du gouvernement est un avertissement à ce gouvernement et un soutien net au ministre Gassama et à ses combats pour la nation et la paix dans notre pays ».

Le seul projet du gouvernement qui fait l’unanimité et qui suscite un véritable engouement populaire va-t-il s’arrêter en si bon chemin, surtout après un tel succès ?

La question reste posée car l’homme en colère qui se mire dans le silence après sa retentissante déclaration au palais du peuple,…..que la majorité des guinéens trouvent compréhensive et légitime, fait face aujourd’hui à un dilemme compliqué, rester ou partir.

Quelque soit son choix, nul doute que l’audacieux ancien ministre des droits de l’homme, ministre de l’unité nationale et de la citoyenneté depuis 2016, est rentré dans l’histoire de ce pays, à cause de son engagement patriotique et démocratique reconnu par tous.

Mais il lui faut trancher, rester ou partir, telle est la difficile équation qui s’impose à lui.

On le dit prêt à quitter le pays, reviendra t-il de sitôt? Prendra t-il sa décision avant de partir, après son retour ou de l’étranger?

Nul en dehors de Gasama Diaby lui même, ne peut répondre à ces questions.

L’inquiétude se lit sur le visage de ses cadres au retour de missions dans les 33 préfectures de notre pays , la déception aussi face au traitement fait à leur ministre.

Et comme le confesse un de ses cadres » Il n’est pas surpris de ce qui s’est passé, mais mon ministre est un intellectuel humaniste, qui croit toujours à la rédemption positive. C’est sa naïveté dans ce pays, quant à la capacité des guinéens à préserver dans le mal et la destruction, avec un certain plaisir étonnant ».

Pour cet intellectuel qui a accepté de faire des conférences de sensibilisation dans les collèges et les lycées lors de la Senacip « tout homme a le droit de défendre son honneur et sa dignité, Gassama a eu une attitude légitime au palais. On l’a saboté et après l’on a voulu l’humilier. J’aurai réagi de la même façon que lui et peut être même plus.

Ce sont ceux qui ne sont pas venus au palais à la clôture et qui ont dès le début voulu saboter ce projet d’importance fondamentale pour le pays, qui ont manqué de respect au peuple et ont humilié notre pays devant les diplomates. Un seul et unique responsable de tout ça, le gouvernement et leurs petits jeux malsains pour le pays.

Avant d’ajouter que pour lui « Gassama doit rester, il est guinéen comme eux, il doit résister à leurs intrigues, il a le soutien de la grande majorité des citoyens. Et ça c’est réconfortant pour lui. Cela n’est que justice. Vu les soutiens dont il bénéficie,je suis fier de cette jeunesse qui a montré qu’au delà de nos différences, il faut reconnaître les talents, les modèles comme le ministre Gassama et les souvenirs dans leurs oeuvres. Il faut que la jeunesse d’aujourd’hui résiste à la tentation de la politique, de l’ethnie et de l’argent ».

Quant à cette activiste de la société civile la réponse est simple » trop c’est trop, Gassama doit partir, on ne reste pas avec les gens qui vous haïssent , on ne peut pas demander à ce monsieur de tout accepter et de tout supporter de la part des gens qui ne pensent qu’à eux mêmes et non au pays ».

Pour ce leader politique, « la balle est dans le camp du Président de la République. Il doit sortir de ses ambiguïtés avec Gassama Diaby, soit il a confiance en lui et respecte son travail comme la grande majorité des guinéens , dans ce cas il doit réparer cette faute de son gouvernement et rendre justice à Gassama et même aux guinéens. Soit il croit comme la plupart de ses cadres qui l’entourent que son ministre est, à cause de ses positions morales et républicaines intransigeantes, avec l’opposition ou n’est pas suffisamment solidaire comme eux le souhaitent. Dans ce cas qu’il le sorte de son gouvernement.

Mais le Président ne peut pas vouloir de Gassama, profiter de sa crédibilité et de sa caution morale, et ne pas assumer le fait de le défendre et de le protéger contre toute cette adversité presque haineuse. Sauf si c’est lui même qui organise et entretient tout ce que subit Gassama Diaby. Car « qui ne dit rien consent »

En attendant, au Ministre de trancher, rester ou partir, à ses risques et périls. ..

Que Dieu sauve la Guinée!

Wait and See !


Quand la vie tue la mort par la disparition d’Oumar Bah

Hommage d’Ablogui à Daroun

Oumar Bah, un an après ta disparition, la vie résiste à la mort.

Un an déjà depuis cette inoubliable soirée du 28 septembre où un tragique accident de la route t’a pris, laissant tes parents, amis et collègues dans une immense tristesse, nous continuons à attendre ton retour qui ne se réalisera hélas jamais. Oui, cela fait aujourd’hui 365 jours passés sans toi mon Daroun ! Le compte à rebours commença ce jour-là, ce matin du 29 septembre 2016, aux environs de 10 heures, quand mon téléphone sonna sans que je n’imagine que cet appel allait marquer ma vie à jamais. On m’annonça ta disparition, que tu ne rentrerais jamais. À cet instant, j’essayais de refuser d’accepter que tu sois parti de cette façon.
Oui Daroun, je refusais d’accepter cette nouvelle parce que j’ai compris très tôt qu’il y a des personnes qui entrent dans nos vies qu’on ne voudrait laisser partir pour rien au monde. Si je pouvais décider, tu serais encore là avec ces nombreuses personnes à qui tu étais si cher.
Certes, la mort t’a arraché très jeune, mais ce que tu as accompli durant ton éphémère passage sur Terre continuera à te faire vivre auprès de tous ceux qui t’ont connu de près ou de loin. Quoi qu’il arrive, je ne veux jamais accepter que la mort nous sépare. Tu es là-bas et moi sur ce bas monde en attendant mon heure, mais on est ensemble. Oui, on est ensemble puisque quelques jours avant ce tragique accident de Dounet (Mamou), le 20 septembre, tu écrivais ta page Facebook : « On prend la vie du bon côté les gars. Un conseil : ne rêvez pas votre vie, vivez votre rêve. » Et moi, je vis ce rêve de ne pas accepter ce vide que voudrait créer la mort pour les personnes que j’aime. Oui, je refuse que cette mort puisse triompher sur ce lien que la vie créa entre nous.
Personnellement, j’attends de lire les billets que tu m’avais promis sur ton périple ivoirien. Oui, surtout celui qui devait narrer l’état catastrophique de nos routes que tu m’avais promis. Je suis persuadé que le chapeau de ce billet est encore dans la corbeille de ton ordinateur. Oui, ce billet est dans la corbeille, à l’image de la suite du billet sur « Koromata », dont tu avais publié la première partie sur ton blog quelques mois avant ton ultime voyage sur Bingerville (Côte d’Ivoire).
Reviens vite, j’ai hâte de te lire et relire, encore et encore. Avant que tu ne reviennes de ton périple, laisse-moi te raconter ce qui s’est passé pendant ton absence les 365 derniers jours. Mon cher Oumar, il était 9 heures ce jeudi 29 septembre 2016 quand on m’a dit au téléphone que tu étais mort dans un accident de voiture dans la sous-préfecture de Dounet à Mamou. Ce jour-là, j’étais l’homme le plus triste de la planète. Oui, puisque je venais d’apprendre que tu ne viendras plus me dire mon « sote », « pingouin », « piki », « laisse tomber ce sont des balivernes ».
Oui, c’est ce jour que j’ai appris qu’on pouvait nier la vérité. Oui, la nier en jurant qu’elle est fausse. Même si j’ai essayé un instant de me rappeler de certains versés coraniques qui nous exhortent à plus de droiture car chaque âme goûtera à la mort (« koullou nafsine zalikatoul mawout »), je ne pouvais imaginer un seul instant que tu ne pouvais plus répondre à mon appel.
Après cette triste nouvelle, j’ai compris une heure plus tard que je ne venais pas de perdre qu’un ami, mais un frère, un confident. Deux heures après, je réalisais que je n’étais pas le seul à te perdre. Mais c’était toute une nation qui venait de perdre un soldat. Oui, l’un des vaillants combattants de la liberté et de l’égalité des chances.
Oui, un vaillant soldat qui avait pour armes son stylo, son agenda, sa caméra, son trépied et son ordinateur. Oumar Daroun Bah, la nation venait de perdre un soldat de la première ligne de front que tu étais. Mon petit, bilahi tu avais raison, surtout au niveau de la guerre contre l’insalubrité. Hélas, on ne t’avait pas écouté. Si on t’avait entendu, le drame de Dar-Es-Salaam ne serait jamais arrivé. Puisqu’on t’a pas écouté, plus de huit guinéens ont péri sous les ordures dans l’éboulement de la décharge de Concasseur.
S’ils pouvaient, ils iraient te raconter ce drame. Quant à moi, laisse-moi continuer mes explications sur les autres événements qui ont précédé cette tragédie. C’est exactement le moment pour moi de remercier tes frères et sœurs. Nous sommes allés à Daroun Sonké pour t’accompagner. Ton bon petit Alfa Diallo, ta « kalakala » Aissata Camara,  ton « King Diak », ta Houssainatou Tounkara et moi étions là pour te raccompagner une dernière fois au cimetière de Sonké. Depuis ce jour, nous sommes devenus des membres de ta famille. De Koto Ibrahim, sa femme en passant par Djadja Kadiatou, jusqu’au dernier membre de la fratrie, tous nous vouent respect et considération. Nous sommes considérés tous comme toi. En nous, c’est leur Oumar Daroun Bah qu’ils retrouvent. Cet honneur te revient, mon petit ! Mais laisse-moi te dire qu’on est nombreux à souffrir de ton absence. Je ne pourrais citer tout le monde. Mais je me souviens certainement d’un Alfa Diallo qui m’a appelé au téléphone, en sanglots, il sentait ton absence de ses côtés et cela lui crée assez de douleur. Ce jour, j’étais obligé d’aller le réconforter, mais malheureusement il n’était pas à la maison. Sais-tu où il était caché ? A la case du blogueur à Dixinn. Oui, notre siège. Le siège de l’association que nous avons partagé ensemble. Je ne te le dirais pas assez. Alfa est juste un échantillon de ceux qui souffrent de ton absence. Aissata Camara est régulièrement en larmes. Souvent, quand elle commence, j’essaie de faire le maximum pour la réconforter. Aminata également, c’est la routine : « Et Sow, dis-moi qu’il reviendra. » Maintenant, je vais lui dire que tu arrives à la Usain Bolt (rires). Et Adama Hawa Sow, Thierno Diallo, Sally Bilaly Sow… bref, toute la team Ablogui. Surtout le président Fodé Sanikayi Kouyaté (Sac dans sac), pourrait te promettre même une usine de « Coca ». On dirait qu’on s’était pressé : notre Kouyah méritait d’avoir son « LAHIDI » (plateforme de suivi des promesses) avant le grand Alpha…
Dans ce véhicule mourrait Oumar Bah, le 29 septembre 2016, à Mamou

Laisse-moi te dire que nous sommes nombreux à souffrir de ton absence. Mais reste là-bas, il n’y a pas mieux. Tu as accompli ta mission. Et voilà pourquoi tu es allé en tout honneur. Même si nous nous aurions souhaité que tu restes. Dieu, Lui, Il sait pourquoi Il t’a rappelé. Mais tu sais quoi ? Félicitations ! Parce que tu es allé en champion. Et oui, un mois et demi après ta disparition, l’Université Kofi Annan de Guinée t’a rendu un vibrant hommage. Tu es Major de la quatrième promotion Journalisme de cette université. Tu as été porté en triomphe à titre posthume devant toutes les autres promotions. Et la classe avait confectionné des tee-shirts à ton effigie. C’était triste, voire pathétique, mais tu le méritais bien. Puisque de toi à moi, on sait que tu ne badinais pas avec les études, même si souvent tu jouais au con.

Avec ta gentillesse démesurée, tu faisais profil bas pour aider certains paresseux de la classe à terminer leurs devoirs. Et d’ailleurs la plupart souhaitait être dans ton groupe quand il y avait des devoirs communs. Tu étais prêt à prendre la responsabilité pour faire le devoir pour ton groupe. Et j’avoue que ta consécration n’a nullement été une surprise pour les étudiants, les professeurs et l’encadrement. D’ailleurs, tous se souviennent de toi. Toutes les fois que je rencontre l’un d’entre eux, il m’encourage à être fort et accepter ton départ. Ce qu’ils ne savent pas, c’est bien le lien fort que nous avons et que cette mort n’arrivera toujours pas à tuer. Je dis toujours que tu reviens. Oui, c’est ce que tu m’avais dit au téléphone. Or, tu respectes tes promesses. Alors, j’attends que tu la réalises. Oumar, tu dois revenir parce que tu m’as promis.
« Lahidi », la plateforme de suivi et de contrôle de l’action publique d’Ablogui, a pris forme avec ton concours. Tu te rappelles quand nous travaillions jusque tard la nuit avec Thierno Diallo pour répertorier les promesses du président Alpha Condé et son gouvernement ? Tu te rappelle de ce qu’on disait ? « La promesse est une dette. » Tu dois revenir parce que c’est bien la promesse que tu m’as faite. Tu dois revenir parce que ta famille a besoin de toi. Oui, parce qu’Ablogui a besoin de toi, la Guinée a encore besoin de toi. Tu penses que c’est de cette façon tu dois t’échapper ? Non ! Je dis non et non. C’est vrai que je veux que tu reviennes, mais en même temps, je te conseille de rester là-bas parce qu’ici on tire encore le diable par la queue. Le bout du tunnel n’est pas pour demain.
Allah ne fait rien inutilement, mon petit. C’est pourquoi, je prie Dieu de te pardonner. Qu’Il t’accorde sa miséricorde, son pardon et qu’Il se montre indulgent à ton égard. Que tu sois accueilli avec bienveillance et qu’Il fasse de ta tombe une demeure spacieuse. Qu’Allah te purifie en usant de l’eau, de la neige et de la grêle. Qu’Il te purifie de tes fautes. Mon Dieu, accorde-lui en échange une demeure meilleure que celle qu’il avait ici, un conjoint meilleur que et introduis-le au paradis. Préserve mon ami Oumar Bah du châtiment de la tombe et du feu infernal. Amine.
Pour moi, tu n’es pas mort. Tu t’es juste éclipsé. Pour moi, tu ne vas jamais mourir parce que tu restes et resteras toujours dans mon cœur, jusqu’à ce que je te rejoigne. C’est pourquoi, Oumar Bah, un an après ta disparition, la vie résiste à la mort.
REPOSE EN PAIX BELLE AME !


A celle qui a failli être ma femme

  • « L’amour de l’espoir vous permet d’accomplir les choses les plus folles. L’espoir de l’amour aussi, mais c’est souvent bien plus douloureux. Voilà ce qui m’amène à essayer toujours de faire ce que je ne sais pas faire, c’est ainsi que j’espère apprendre à le faire ». C’est ainsi que se résume ma vie amoureuse cette année. J’ai failli me marier, j’ai failli perdre ma vie, j’ai failli être un criminel, puisque j’ai voulu « ôter » des vies ; la vôtre et ensuite la mienne. Mais j’ai bien failli être la risée de tout le monde, puisque je devenais agaçant. Et pourtant, c’était ma façon de lutter contre la mort.

    C.P / GOOGLE

Elle était au sud de ma très chère patrie. Elle y travaillait. Nous avons discuté un moment, et le jour arriva enfin. Le jour, le même où je parlais de mariage avec mon cousin. Oui, ce jour de chagrin que nous partagions dans sa maison à Kipé. Ce jour-là, il me parla de cette perle « rare ». Oui, de cette belle à l’air de caméléon qui éblouissait au premier contact et éclaboussait au gré d’une humeur matinale.

Je m’étais réjoui ce jour-là de savoir que c’était avec elle que je devais faire le reste de ma vie. Nous avions parlé longtemps et apparemment l’envie de cette belle aventure hantait chacun de son côté. Chaque matin, le premier à se réveiller se préoccupait de savoir comment l’autre se portait. Au bout du fil, c’était : « Chéri(e), réveille-toi. Il fait jour…» Pendant plusieurs mois, cette routine dura et demeura. À midi  comme le soir, les appels étaient guise de rappels pour l’autre que l’heure du mangé était arrivée. Sans oublier, les conseils et les projets que nous étions en train de nourrir pour notre foyer et les (probables) enfants qui devaient résulter de notre union.

Nous avions tellement de points communs que je me privait jamais de me livrer. Je racontais tout à cette perle rare. Je dis bien tout ! Ma vie en public comme celle en privé, mes inimitiés, elle était vraiment au courant de tout.

Nous étions, tellement d’accords que j’imaginais chaque nuit, comment rapprocher les échéants pour qu’elle me revienne définitivement à la maison. Le jour où elle m’annonça sa volonté de quitter le sud, pour cette ville qui est en train d’être asphyxiée au bord de l’océan Atlantique, je n’avais pu m’empêcher de me réjouir parce que j’avais la ferme conviction que c’est bien elle qui venait me rejoindre. Et toute la journée, j’étais en joie au point que toutes les personnes que je rencontrais sentaient qu’il y avait quelque chose de spécial ce jour-là mais ne savaient pas forcément pourquoi j’étais très heureux.

Mais cette joie a été pourtant de courte durée. Car quand elle est arrivée, tout a changé. Et le rêve deviendra un cauchemar…

On peut être des meilleur(e)s ami(e)s dans un an, très bon(ne)s ami(e)s l’année suivante, ne plus se parler souvent l’année d’après et ne plus avoir envie de se parler l’année suivante. Ainsi va la vie !

Je voudrais juste te dire que même si un jour arrive où je ne te parle plus, saches que tu resteras unique pour moi et tu as opéré un grand changement dans ma vie. Je te regarde, te respecte et t’admire. Et tes nouvelles, je serais toujours en quête incha Allah parce que je t’aime ! Ma chérie, je t’aime ! Et cela pour toujours, mon amour

 


Éboulement de Dar-es-Salam : triste sort d’un peuple dirigé par des incompétents

 

Alpha Condé sur le lieu du Drame

 

Plus de soixante-douze heures après l’éboulement de la décharge de Dar-es-Salam, dans la banlieue de Conakry, qui a couté la vie à au moins neuf personnes, nous avons tentés de situer la responsabilité des actuels dirigeants. Le gouvernement Alpha Condé, dirigé par le Premier ministre Mamady Youla, a grillé sa carte sur toute la ligne dans cet évènement malheureux.

Une gestion efficace de l’insalubrité dans la capitale guinéenne pouvait bien éviter ce drame ! Ce n’est un secret pour personne que Conakry est sale et depuis des années des citoyens interpellent l’état sur la question. Si ces appels avaient été entendus par ceux qui nous gouvernent, le drame du 22 août 2017 aurait été sans doute évité. Des multiples reportages réalisés par des journalistes de différentes presses et des blogueurs ont été diffusés, mais les dirigeants sont restés sourds face à ces appels et mises en garde contre les risques de catastrophe qui pèsent sur les populations riveraines. Des activistes de la société civile ont également lancé l’alerte, sans pour autant que cela n’entraîne une véritable prise de conscience.

Au-delà de ces différents cris de cœurs, le jeudi 16 mars 2017, une délégation officielle s’était rendue sur le site pour, disait-on, lancer l’étude de faisabilité relatives à la fermeture de la décharge. Cette délégation composée de représentants de l’Assemblée nationale, du gouvernement, du gouvernorat de la ville de Conakry et de la délégation spéciale de Ratoma, était accompagnée par Ossi Jevenen, coordinateur de la société DARANOVA et PDG du cabinet de consultation WASDA, en charge des projets et programmes de la Finlande en Guinée et en Afrique de l’Ouest qui devait entamer les travaux de sondage qui vont démarrer sur le site.

Des travaux qui devaient ensuite permettre aux experts de déterminer entre autres la quantité du gaz avant de proposer le type de machines à déployer pour sa transformation en électricité. Et, c’est lors de cette visite que les sages de la zone ont souhaité que les engagements pris soient effectivement respectés par les parties, et que les travaux soient effectués dans un bref délai ; estimant que la fermeture de la décharge serait un ouf de soulagement pour les populations de Conakry en général et les riverains en particulier.

Alors qu’on annonçait que  le financement de l’étude de faisabilité du projet était bouclé et assuré par la société WASDA, le gouvernement n’a pas chercher à comprendre pourquoi les travaux n’ont pas eu lieu. Entre le 16 mars 2017 et le 22 août 2017, jour du drame, la décharge avait continuer à recevoir  les déchets de Conakry, dont la production quotidienne des quelque deux millions et demi de personnes qui y résident est estimée à 2 000 tonnes. Les autorités n’ont jamais songé stopper ce déchargement à ciel ouvert au cœur de la ville. Dans la foulée de cet envahissement, un éboulement qui s’est produit suite à des fortes pluies fait au moins neuf morts et plusieurs blessés.

 Gestion catastrophique de l’éboulement

Les riverains en total insécurité sur la décharge. Un mouvement de foule qui pouvait être fatale

Annoncé par les médias dans les environs de 11 heures, ce sont les populations locales qui ont été les véritables secouristes. Avec des moyens rudimentaires, ils ont réussi à faire évacuer certains blessés et extraire des décombres la plupart des corps. C’est seulement trois heures après le drame qu’une machine du génie militaire est arrivée sur les lieux pour aider à rechercher dans les décombres des corps et éventuellement des survivants. Une aide qui n’a finalement pas apporté grande chose, puisque le gros du bulot était déjà fait. Alors qu’en pareille catastrophe normalement ce sont les secouristes des services de sécurité (police et gendarmerie), les sapeurs-pompiers, et les volontaires de la Croix-Rouge qui devaient être sur les lieux dès l’annonce du drame. Bien qu’ils soient venus en retard, ces agents de l’État n’ont pas été professionnels. La zone du sinistre est restée non-sécurisée. Les riverains et les curieux fortement mobilisés se sont rendus rapidement sur les lieux. Certains sont allés jusqu’à monter sur la montagne d’ordures formée au fil des décennies d’activité de la décharge, avec d’énormes risques sécuritaires. Une attitude qui pouvait occasionner une nouvelle catastrophe avec des victimes supplémentaires  si les immondices avaient cédé sous leur poids. Heureusement, on n’est pas arrivés là !     Arrivé sur le lieu du drame,  le président Alpha Condé n’a donné aucune instruction quant à la démarche à suivre. Pourtant dans un pays normal, quand ce genre d’événements malheureux se produit, une cellule de crise est immédiatement mise en place, la zone quadrillée et des enquêtes ouvertes. Pourtant, à Dar-es-Salam, il y a bien de la matière à enquêter en tentant d’éclaircir certaines zones d’ombres.

Qu’est ce qui est à l’origine de cet éboulement ? Pourquoi cela est arriver ce jour ? Et après la tragédie qu’est ce qui s’est passé sur les lieux… Autant de questions qui devraient être posées pour avoir leurs réponses !

Paradoxalement, en ce XXIème, nos gouvernants continuent à lier leurs échecs à la volonté divine. C’est derrière cette résignation qu’ils cachent leurs incompétences et irresponsabilité pour continuer d’endormir les citoyens.

Les gestes forts qui ont marqué et qui prouvent qu’Alpha Condé est plus préoccupé par son image à l’international qu’en Guinée

Cette petite fillette est la septième victime de l’éboulement extrait par les riverains

Les Guinéens se sont habitués aux spectacles et randonnées du président Alpha Condé quand il s’agit d’un autre pays. Mais quand il s’agit de la Guinée, dont il est le premier responsable, il s’en moque impunément. L’on se rappelle de plusieurs cas comme celui de Zogota qui est sans doute le plus emblématique. La preuve, après l’inondation en Sierra-Leone voisine il y a quelques jours, Alpha Condé est allé vite sur les lieux pour annoncer avoir offert 200 tonnes de riz et 100 000 dollars aux sinistrés. C’est la même somme de 100 000 dollars qu’il a donnée au Burkina Faso victime d’une sanglante attaque terroriste le jour suivant. Les victimes de Dar-es-Salam, elles, n’ont reçu que 60 millions francs guinéens, un peu plus de 6 000 dollars.

Ce que devait être la réaction d’un président « normal » ou d’un gouvernant « responsable »

  • Sur le lieu du drame, une déclaration forte venant de lui pouvait réconforter les familles des victimes. Mais en lieu et place d’un message réconfortant, c’est un président menaçant qui s’est confié aux journalistes.
  • Il devrait limoger les personnes ayant failli à leur responsabilité d’assainir la ville de Conakry et leur demander des comptes sur cette tragédie. Hélas, c’est plutôt de la diversion qu’il a préférée offrir aux Guinéens en procédant à un mini remaniement ministériel le soir même et un autre le lendemain, qui n’ont rien à voir avec le drame. Une pire diversion.
  • Annoncer un deuil national et profiter de la triste occasion pour se recueillir sur la mémoire des pauvres victimes.
  • Prendre des nouvelles mesures pour empêcher que de nouveaux drames de ce genre ne se reproduisent.

À la place de tout cela, le président Alpha Condé a choisi d’aller au Burkina Faso pour participer aux obsèques de Salifou Diallo, pendant qu’une dizaine de Guinéens venaient de rendre leur dernier souffle dans ce pays où le changement promis peine à se faire sentir par les citoyens.


Journée internationale de la Jeunesse : « Un pêcheur, un gilet » Moustapha Naité a-t-il compris la leçon ?

 

Journée internationale de la jeunesse
Ministre de la jeunesse

Le samedi 12 août 2017, l’humanité  a célébré le 17e anniversaire de la journée internationale de la jeunesse  sous le thème « jeunes édifient la paix ».

En Guinée, comme à la précédente, c’est la Blue zone de Kaloum qui avait servi de cadre à la célébration de cette journée initiée par les Nations Unis, il y a 17 ans. Si en 2016, le chef de l’Etat Professeur Alpha Condé avait présidé la cérémonie avec beaucoup de tintamarre, cette fois-ci c’est le Premier ministre Mamady Youla qui était face aux jeunes avec une faible mobilisation.

Contrairement à 2016, où on pouvait voir des affiches un peu partout annonçant l’initiative « un tailleur, une machine » qui consistait à mettre  à la disposition de certains tailleurs  des machines à coudre, une initiative qui avait suscité la création du hashtag #UnTailleurUneMachine, inondant les médias sociaux , avec des critiques très acerbes rappelant les nombreuses promesses tenues par le président Alpha Condé et son gouvernement depuis leur avènement au pouvoir en 2010.

Exaspérer par les promesses non tenues de leurs dirigeants, les guinéens deviennent de plus virulent et exigeant envers leurs gouvernants . Il y a moins de trois mois, les étudiants guinéens « affrontaient » le président Alpha Condé au palais du peuple pour réclamer des tablettes  promisses lors de la campagne présidentielle de 2015.

 

Tirant les leçons de ces évènements précédents, Moustapha Naité a certainement eu peur cette fois ci d’attirer la foudre des internautes guinéens en étant  très prudent. Pourtant c, il avait la possibilité encore d’excéder dans ses effets d’annonces.  L’an passé, le « poisson » était aussi gros et peut être vendable pour le ministre de la jeunesse. Car, pour cette 17 eme célébration, son département a fait un don de gilets et des moteurs hors bords aux pêcheurs.

 

Gilet et moteur hors bord offert au pêcheur

 

Au moment des remises de ces objets aux bénéficiaires plusieurs commentaires se faisaient entendre au sein du public présent. Certains ont estimé que le ministère devrait plutôt s’atteler à former les jeunes et les rendre  autonome, et d’autres d’ailleurs disaient que n’eut été le tôlé qu’avait suscité son « projet » un tailleur, une machine, Moustapha Naité allait cette  encore faire des tintamarres autour de cette remise de quelques gilets et moteurs hors bords aux pêcheurs. Ils vont jusqu’à choisir un slogan que le ministre pourrait utiliser pour cette initiative, qu’il prénommerait « Un pêcheur, un gilet ».

Les pouvoirs publics ont compris  que les citoyens deviennent de plus en plus exigeants et tous les actes posés doivent être réfléchis par deux fois avant d’être mis en exécution.

 


Insulte aux étudiants et à leurs parents : Alpha Condé doit des excuses au peuple de Guinée



C’est désormais devenu une habitude pour le président de la République, président de l’Union Africaine, son excellence Elhadj professeur Alpha Condé. A la moindre occasion, il trouve moyen de se défouler sur le guinéen. Que tu sois vieux (sage), femme ou jeune, Alpha Condé ne manque pas l’occasion pour déverser sa colère sur toi. Qu’elle soit saine ou non, le président ne prend jamais la hauteur pour éviter de ridiculiser son visa à vis ou lui-même se faire ridiculiser.

Ce fut le cas, ce jeudi 01 juin 2017, à l’ occasion du lancement du forum de l’étudiant Guinéen. Aussitôt entrée dans la salle, le président Alpha Condé a été accueilli par des cris ‘’Tablette, tablette, tablette…). Un cri de cœur qui n’a pas été du gout du premier magistrat de la République.

Aussitôt assis dans son fauteuil, le président appelle le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Abdoulaye Yéro Baldé. Pendant tous les quatre appels, il parait comme une personne qui donne des instructions fermes.

Après les différents discours, Alpha Condé prends son micro et fait des sauts de ‘’gorille’’. Il répète ‘’Tablette, tablette, tablette ‘’ et ensuite annonce « la suspension jusqu’à nouvel ordre » de la remise des tablettes qu’il avait promises pendant la campagne électorale.

Très en colère, il se défoule sur les étudiants « j’ai décidé de dire au ministre de l’enseignement supérieur, on suspend les tablettes jusqu’à nouvel ordre. Vous êtes indignes ; mais, on va vous obliger à vous redresser ».

Poursuivant son intervention, le président, en véritable revanchard, fait la fête aux jeunes qui n’ont fait que lui réclamer la tenue de sa promesse. Pourtant, on dit bien que « la promesse est une dette » !

Un président de la République ne devrait pas dire ça !

Aujourd’hui, des milliers de Guinéens s’interrogent sur les raisons qui ont poussé le professeur Alpha Condé à s’emporter devant une juste réclamation de « la dette » que personne ne l’avait obligé de prendre lors de sa campagne électorale.

« Un président ne devrait pas dire ça ! », c’est la remarque la plus partagée de la journée d’hier, lendemain de cette sortie pour le moins humiliante du premier magistrat du pays. Au lendemain de cet affrontement verbal entre le président de la République et ceux qui devraient être ses petits fils (sur le plan de l’âge), les citoyens estiment que le professeur Alpha Condé n’a pas eu le langage d’un chef, surtout pas d’un père… Il s’est humilié (et toute la nation avec) en échangeant des mots peu respectueux avec les élèves et étudiants de la Guinée.

Il est vrai que le président guinéen s’est habitué à délivrer des messages inamicaux et offensants pour ne pas écrire injurieux. Et, il imaginait sans doute qu’il n’avait qu’une mise en garde à faire pour qu’il soit craint et dicte sa volonté. Mais, c’était compter sans la détermination des jeunes qui savent surtout que la loi, le droit et le bon sens sont de leur côté : la promesse est une dette !

Sinon, auparavant, le président Alpha Condé avait fait parler de lui en adressant des paroles offensantes à d’autres composantes de la nation qu’il semble décevoir chaque jour plus que la veille…

28 mai 2016 : Alpha Condé et la communauté malinké

A titre de rappel, le 28 mai 2016, ces propos sur la communauté mandingue avaient fait l’objet de plusieurs interprétations. C’est d’ailleurs suite à cela qu’il y a eu la fameuse lettre des trois députés malinkés contre le président de la République.

Même si les négociations ont permis de ramener le doyen et très populaire député uninominal de Siguiri, les deux autres ont, depuis, consommé la rupture.

Après être allé renégocier son retour, Dr. Ousmane Kaba avait finalement définitivement quitté le navire RPG arc-en-ciel pour une aventure solitaire.

De son côté, Mamady Diawara (Yaourt) du PTS n’a jamais voulu se mettre à plat ventre devant Alpha Condé. D’ailleurs, il continue d’assumer la lettre et n’a jamais renié sa signature.

Alpha Condé contre la presse indépendante et les ONG internationale, contre les femmes de Bonfi, les opposants…

C’est à l’occasion d’une conférence de presse, animée le 15 mai 2016, que le président Alpha Condé a été interrogé sur les révélations de corruption où son fils unique et conseiller était nommément cité. N’ayant visiblement pas de réponse aux questions des journalistes, qui citaient le rapport d’une ONG britannique qui avait enquêté sur l’acquisition des concessions par sable mining, Alpha Condé s’est emporté…

Le 15 décembre 2016, il était face aux femmes de Bonfi qui ont eu le tort de lui demander des places dans un supermarché à elles attribué.

Et, bien avant, le chef de l’Etat avait qualifié ses opposants de chiens… Qui n’a jamais été attaqué par celui qu’un opposant avait désigné « le petit roi » ?

Le mercredi 31 mai 2017, la veille de sa rencontre la plus humiliante de sa gouvernance, le professeur-président remontait la bretelle aux imams. Il avait commencé par démentir le secrétaire général chargé des affaires religieuses puisque ce dernier s’est autorisé à dire que l’islam se porte bien. Pour Alpha Condé, puisqu’il y a des imams qui ne lui satisfassent pas, on ne peut pas se réjouir de la pratique de l’islam dans sa Guinée !

Ce n’est donc pas pour rien que les Guinéens, dans leur écrasante majorité ont applaudi les jeunes élèves et étudiants qui ont tenu tête à ce président qui se plait à humilier et insulter. « Vous voulez impressionner qui ? », demandait Alpha Condé, « Vous », répondaient les jeunes à très haute voix et en faisant du bruit. Un bon moment de défiance qui a totalement perturbé le discours d’Alpha Condé, complètement abattu par des contestations qu’il était loin d’imaginer l’attendre dans cette rencontre où il devait s’installer comme un grand roi… Qui a dit que chacun a son tour chez le coiffeur ?

En attendant, les Guinéens réclament des excuses !