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CAN Egypte 2019 : Bamako fête l’élimination de la Côte d’Ivoire

Après avoir éliminé les Aigles du Mali lord de la 8ème de finale, les Eléphants de la Cote d’Ivoire tombent en quart de finale devant les FENNEC d’Algérie. Une défaite célébrée, dans certains quartiers de Bamako. 1-1 après les temps réglementaires, l’Algérie s’impose au tir au but (4-3) et se qualifie en demi-finales de cette CAN Egypte 2019. Personnellement touché par cette défaite de la C.I,  à son tour, ma Tunisie me donne la joie comme toujours, en battant l’équipe du Madagascar à un score final de 3 buts à 0.

A la fin des 120mn, c’est-à-dire les 90 minutes réglementaires et les 30 autres minutes de la prolongation, une défaite des éléphants a été pris pour un ouf de soulagement par beaucoup de mes compatriotes maliens de Bamako. Pourtant Bamako semble plus proche d’Abidjan que d’Alger. Mais non ! Basta la proximité.

Les maliens ont toujours eu une dent contre cette équipe qui les a empêché d’aller loin en cette CAN 2019. Si on remonte dans l’histoire cela a toujours été le cas à chaque fois que ces deux équipes se rencontrent pour la compétition. Donc cette petite « haine » de la part de certains maliens vient de cela.

Dans le quartier de Medina Coura dans le  district de Bamako, nous avons suivi des parties du dit Match entre éléphants et FENNEC. Sur près d’une vingtaine de téléspectateur, les supporters de la Cote d’ivoire ne dépassaient pas 4 personnes y compris moi. Et pratiquement c’était presque idem dans les familles voisines.

C’est le constat fait à Bamako durant le déroulement du match. A chaque fois qu’on entendait, en masse «  but !», il était sûr et certaine le but en question est soit en faveur de l’Algérie ou soit la balle a menacé le camp Ivoirien. En  effet on en a entendu plus de trois fois ce genre de cri, lord de cette rencontre de football : Quand l’Algérie a marqué son unique but, le penalty raté au cours du jeu, en plus des autres occasions ratées  ou marquées contre les éléphants.

Les causes sont ce manque de soutien de la part des maliens pour les éléphants ont diverses causes. Modibo Diarra explique que «Ce n’est pas seulement la Cote d’Ivoire, je déteste aussi les équipes du Sénégal. Je trouve que les ressortissants de ces deux pays font trop la gueule contre le Mali. Cela m’énerve.  Ils ne supportent pas nos joueurs voilà pourquoi je prie pour leur défaite à chaque fois qu’ils jouent et contre n’importe laquelle équipe».

La Tunisie, ma source de joie

Les aigles du Carthage donnent une bonne correction à l’équipe de Madagascar et se hissent en demie finale. Toujours dans la course de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2019, l’équipe de la Tunisie reste pour l’instant ma seule source de joie en cette phase finale après la défaite des éléphants.

En demie finale, des duels de choc pointent à l’horizon. Entre la Tunisie, le Sénégal, l’Algérie et le Nigéria. De toute façon, je soutiens les aigles. Ceux de la Tunisie et les super eagles du Nigéria. Au-delà, que le Sénégal gagne !


Le Mali face à sa bête noire en 8e de finale

Les éléphants de la Côte d’ivoire restent un très gros morceau pour les aigles du Mali. Si, comme le dit ma consœur Mariam Moussa Hari Maïga, « les vodoux du Bénin ont trouvé une solution à la chemise blanche d’Hervé Renard pour éliminer le Maroc », pourquoi nos kômô (fétiches) ne ferment-ils pas définitivement les yeux des ivoiriens ?

Ce billet a été publié originellement sur lindiallo.mondoblog.org.

Pour les matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019, Dieu a bien corrigé mon dessin. Car bien avant le début de la phase finale, je voyais déjà mes deux équipes de la poule E en huitièmes de finale. Mon Mali et ma Tunisie. Les deux jouent leur qualification aujourd’hui. Pour les fennecs, ce sera contre le Ghana. Mais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que le Mali ferait face à sa bête noire, la Côte d’Ivoire.

Nos marabouts, féticheurs, charlatans, imams, prêtres et autres ont toujours prié pour le Mali contre la Côte d’Ivoire, quand il s’agit de football. Mais hélas ! Cela n’a jamais payé.

Au moment où le pays est en crise, nos vénérables se cherchent, et c’est à cette période que le seigneur nous réserve un match de la CAN Egypte 2019, encore, contre le pays de Serge Aurier, le capitaine des éléphants, qui n’a de cesse de nous mettre en larmes chaque fois que l’occasion se présente, et depuis belle lurette.

Hé Dieu ! Chance ou malchance ? Quelle échappatoire pour mon pays, « Ba Maliba » ?

A cause des désaccords au cœur de l’accord entre nos cœurs, ceux qui sont censés prier pour le pays sont en guerre. Il faut que Dieu nous réserve une issue pour cette CAN 2019. Depuis sa troisième place en 2013, le Mali n’a plus accédé aux phases finales de la CAN.

La peur au ventre

Après que le Mali ait écrasé les mourabitounes de la Mauritanie (4-1), j’ai été obligé de renouveler mon mariage en sympathisant avec mes beaux frères de Carthage, à travers le match nul 1-1 qui a prouvé l’égalité entre aigles du Mali et Tunisiens.

Bien que cela ne nous ait pas permis aussitôt la qualification en huitième de finale, le Mali gardait toujours la tête de la poule E avec 4 points, juste devant les aigles de Carthage.

Et « malheureusement » cette fois-ci, en battant l’Angola (1-0) lors de notre troisième match, instantanément, l’information tombe : les aigles du Mali face aux éléphants de la Côte d’ivoire !

Si certains joueurs sont vraiment décidés à « dja » (tuer) cette âme qui anime cette « bête noire » pour de bon, c’est la peur au ventre chez beaucoup de supporters maliens jusqu’au jour J, c’est-à-dire aujourd’hui, lundi 8 juillet 2019.

La force de gagner contre la Côte d’Ivoire 🙏

Après le coup de sifflet final de ce match Mali vs Côte d’Ivoire, je ne veux qu’une chose : la victoire, la victoire, encore la victoire et la victoire pour mon Mali.

« La plupart de nos kômô ont été abandonnés ou échangés contre les pacotilles occidentales ou chinoises, » a-t-on l’habitude de dire. Malheur ! Il faut que le peu qui reste se ressaisisse, pour que des gens comme Halima Ben Touré ferment leurs bouches et pour de bon. Que cette journaliste ivoirienne en terre malienne ne traite plus nos aigles d’« épouses des éléphants ».

Bref, c’est un constat d’échec pour nos vénérables et  leurs nombreuses prières. Dieu, à mon tour, en tant que petit journaliste et blogueur : j’interviens. Je pleure tout en vous demandant une victoire pour nos aigles. Rien que pour une fois. Afin de soulager un peu la population du Mali, qui a mal. A cause de cette crise que nous vivons depuis 2012. Pour la énième fois, Dieu donne nous la force de gagner contre la Côte d’Ivoire….. Amen !


8e de finale : le Mali face à sa bête noire

Les éléphants de la Côte d’ivoire restent un très gros morceau pour les aigles du Mali. Si, comme le dit ma consœur Mariam Moussa Hari Maïga, « les vodoux du Bénin ont trouvé une solution à la chemise blanche d’Hervé Renard pour éliminer le Maroc », pourquoi nos kômô (fétiches) ne ferment-ils pas définitivement les yeux des ivoiriens ?

Pour les matchs de poule de cette Coupe d’Afrique des Nations 2019, Dieu a bien corrigé mon dessin. Car bien avant le début de la phase finale, je voyais déjà mes deux équipes de la poule E en huitièmes de finale. Mon Mali et ma Tunisie. Les deux jouent leur qualification aujourd’hui. Pour les fennecs, ce sera contre le Ghana. Mais, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais pensé que le Mali ferait face à sa bête noire, la Côte d’Ivoire.

Nos marabouts, féticheurs, charlatans, imams, prêtres et autres ont toujours prié pour le Mali contre la Côte d’Ivoire, quand il s’agit du football. Mais hélas ! Cela n’a jamais payé.

Au moment où le pays est en crise, nos vénérables se cherchent, et c’est à cette période que le seigneur nous réserve un match de la CAN Egypte 2019, encore, contre le pays de Serge Aurier, le capitaine des éléphants, qui n’a de cesse de nous mettre en larmes chaque fois que l’occasion se présente, et depuis belle lurette.

Hé Dieu ! Chance ou malchance ? Quelle échappatoire pour mon pays, « Ba Maliba » ?

A cause des désaccords au cœur de l’accord entre nos cœurs, ceux qui sont censés prier pour le pays sont en guerre. Il faut que Dieu nous réserve une issue pour cette CAN 2019. Depuis sa troisième place en 2013, le Mali n’a plus accédé aux phases finales de la CAN.

La peur au ventre

Après que le Mali ait écrasé les mourabitounes de la Mauritanie (4-1), j’ai été obligé de renouveler mon mariage en sympathisant avec mes beaux frères de Carthage, à travers le match nul 1-1 qui a prouvé l’égalité entre aigles du Mali et Tunisiens.

Bien que cela ne nous ait pas permis aussitôt la qualification en huitième de finale, le Mali gardait toujours la tête de la poule E avec 4 points, juste devant les aigles de Carthage.

Et « malheureusement » cette fois-ci, en battant l’Angola (1-0) lors de notre troisième match, instantanément, l’information tombe : les aigles du Mali face aux éléphants de la Côte d’ivoire !

Si certains joueurs sont vraiment décidés à « dja » (tuer) cette âme qui anime cette « bête noire » pour de bon, c’est la peur au ventre chez beaucoup de supporters maliens jusqu’au jour J, c’est-à-dire aujourd’hui, lundi 8 juillet 2019.

La force de gagner contre la Côte d’Ivoire

Après le coup de sifflet final de ce match Mali vs Côte d’Ivoire, je ne veux qu’une chose : la victoire, la victoire, encore la victoire et la victoire pour mon Mali.

« La plupart de nos kômô ont été abandonnés ou échangés contre les pacotilles occidentales ou chinoises, » a-t-on l’habitude de dire. Malheur ! Il faut que le peu qui reste se ressaisisse, pour que des gens comme Halima Ben Touré ferment leurs bouches et pour de bon. Que cette journaliste ivoirienne en terre malienne ne traite plus nos aigles d’« épouses des éléphants ».

Bref, c’est un constat d’échec pour nos vénérables et  leurs nombreuses prières. Dieu, à mon tour, en tant que petit journaliste et blogueur : j’interviens. Je pleure tout en vous demandant une victoire pour nos aigles. Rien que pour une fois. Afin de soulager un peu la population du Mali, qui a mal. A cause de cette crise que nous vivons depuis 2012. Pour la énième fois, Dieu donne nous la force de gagner contre la Côte d’Ivoire….. Amen !


K-My Danger chante pour la paix au Mali

Cette chanson de l’artiste K-My, parle du conflit inter-maliens, du nord au centre. Et le clip fut tourné sur le camp des déplacés de faladiè, à Bamako. Dans ce morceau il interpellé les autorités maliennes et demande la fin de la crise qui a provoqué beaucoup de morts et des déplacés à travers le pays et à l’étranger.

« Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous?
Seule la tranquillité nous arrange, on aime la paix.
Il y a na qui n’a pas là où dormir, c’est tout leur souci.
Comment est qu’ils feront ?
La guerre détruit le pays.
Aujourd’hui entre nous la guerre n’est pas bonne.
Ou sont passé certains papas ?
Ou sont passé certaines mamans ?
C’est par ce qu’ils sont Vu le conflit.
C’est le Satan qui nous à infiltrer;
Et aussi, entre nous la mésentente règne.
Ils nous ont tout faits.
J’en ai tout vue et entendue.
Il y a na qui sont souffrants, ils maquent de nourriture, Ils manquent d’eau.
Il faut qu’ont leurs viennent en aide !
Ou sont nos responsables ?
Ou sont nos responsables ?
Qu’ont leurs viennent en aide
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Qu’ont leurs viennent en aide
Qu’ont leurs viennent en aide
C’est le conflit qui n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
Ne vois-tu pas que la guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Ne vois-tu pas que ce n’est pas bon.
La guerre n’est pas bonne entre nous
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé !
Les autorités si vous ne vous levez pas et pensé à aux populations par rapport à certaines choses, certains sont gravement malade, la galère et les mauvaises pensées font le quotidien de certain.
Certains se couchent avec des soucis.
Ils pensent au prix du condiment du lendemain prix du condiment du lendemain
Beaucoup de choses se passent ici chez nous qui ne sont pas bonnes
Beaucoup de choses se passent

I yéé ! I yéé !

Tournage du clip Kèlè (Conflit) de K-My Danger, à Faladiè

Pas bon ! Pas bon !
Qu’on s’entend c’est mieux !
Qu’on s’entend c’est mieux ! La guerre ne paye pas.
Certains sont assis ils pensent, ils se soucis de leurs familles.
Pourtant ils sont tous en guerre ! La guerre détruit le pays
Qu’on s’entend c’est mieux
Le conflit interethnique tout cela ne paye pas
Ne vois-tu pas que certaine chose ne passe pas.
La guerre n’est pas bonne entre nous.
Le pays n’avancera pas dans la guerre !
I yéé ! I yéé ! »


Au Mali, seulement 0,0013% de femmes en prison

Les femmes représentent environ 50,40% de la population malienne, selon les projections démographiques de la Direction nationale de la  population (DNP) 2018. Ce qui fait à peut prêt 9 786 721 femmes sur une population de près 19 418 097 de Maliens. Sur le nombre de femmes maliennes, 0,0013% seraient détenues dans la prison des femmes à Bolé. Ce sont approximativement 130 femmes qui sont incarcérées dans cette prison qui leur est dédiée. Du côté de leurs droits en milieu carcéral, même si des efforts ont été consentis, de nombreux défis restent encore à relever.

Une vue de « Bolé »  la seule prison pour Femme,  au Mali. Crédit photo : Lin Diallo

Vols qualifiés, meurtres, coups mortels, attentats aux institutions, escroquerie, trafics de stupéfiants, faux et usage de faux, sont entre autres, des actes qui peuvent faire en sorte qu’une personne se retrouve derrière les barreaux. Sans oublier, ce que nous pouvons considérer comme des cas d’erreurs judiciaires. Certaines s’y retrouvent, souvent, par erreur. Ce sont de vrais innocentes. Mais de toute façon, les détenues aussi ont des droits !

Tous les prisonniers, qu’ils soient femmes, enfants ou hommes, bénéficient tous de la protection du « droit international humanitaire » selon le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Cette institution humanitaire se bat, au quotidien, un peu partout à travers le monde. Elle défend la cause des détenus.

Le CICR pense que le traitement des détenues doit être conforme à ce que prévoit le droit. Il s’agit par là de « l’interdiction de la torture et autres traitements cruels ou dégradants, des conditions de détention dignes et des garanties judiciaires ».

L’Etat fait des « efforts » au Mali

Et les textes qui régissent tout cela ont été ratifiés par le Mali, à en croire à l’ancien ministre des droits de l’homme, Me Kadidia Sangaré Coulibaly, c’était lors de sa visite à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en avril 2018. A la même occasion, elle avait promit de « corriger les insuffisances » constatées dans les prisons.

En fin décembre le problème récurent d’eau est résolu par la construction d’un château. Les cellules ont également été réhabilitées. En plus de l’aménagement d’un terrain de basket ball, il y a aussi eu des équipements. Tout cela a vu le jour grâce aux partenaires de l’Etat.

Mais depuis très longtemps le Centre de détention de Bolé, la seule prison du Mali, pour les femmes, filles et mineurs, est toujours confrontée à des difficultés. Précisément Bolé femmes, qui est un centre spécialisé, est divisé en deux quartiers : « Celui des femmes », qui sont environ une centaine et « celui des filles mineures », qui ne sont qu’une vingtaine.

Quant à Ibrahim Tounkara, directeur national de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée, l’Etat et ses partenaires ont fait des « efforts » pour garantir un avenir meilleur à ces dames.

« Violation des droits des détenues »

Pourtant, quelques obstructions persistent toujours : il s’agit bien de la prise en charge des enfants des détenues (une dizaine) ; le manque d’ambulance pour la mobilité des femmes en travail (accouchement) ; et l’absence d’un médecin, car « il n’y a que des infirmiers » à Bolé, affirme le directeur national. Mais « les détenues de Bolé femmes ne sont jamais dans les cellules, sauf pour dormir. Elles dorment chacune seule sur un matelas. Et, ce contrairement aux détenus de la MCA qui sont plus de 2000, dans une prison prévue normalement pour 400 prisonniers », a-t-il indiqué. Avant de mettre l’accent sur le défaut de suivi post-carcéral pour ces femmes, qui apprennent beaucoup de choses en prison, à travers leur Centre de formation professionnelle.

Le surpeuplement de la Maison centrale d’arrêt a été de tout dénoncé par la section syndicale des surveillants de prison du Mali. Me Malick Coulibaly, Président la Commission Nationale des Droits de l’Homme, a estimé que cela est assimilable à une « violation des droits des détenus », hommes cette fois.

Awa S. , ancienne détenue de Bolé, que nous avons rencontré à Bamako, n’a pas voulu témoigner sur les conditions de détentions dans cette institution pénitentiaire. Par ailleurs, il nous a été impossible d’avoir une autorisation, pour accéder aux femmes de la prison de Bolé, afin d’échanger avec quelques détenues par rapport à leur situation carcérale.


 « K-My Danger» : le favori caché du rap malien

Mady Koné à l’état civil, K-My Danger  est un jeune rappeur Bamakois, précisément  de quinzambougou. Il évolue dans le milieu du rap depuis 2008. De groupe en groupe sans succès, aujourd’hui avec la complicité de son producteur, l’ardent rappeur décide de prendre son destin en main. Son objectif est de pousser la barre plus haute que ses grands frères, tout en s’affichant dans les grands festivals du pays et d’ailleurs.

« De l’année 2005 à 2008 j’ai connu d’abord un groupe de Battle dance qui s’appelait à l’âge Lingamez. Au déclin de ce groupe j’ai vite épousé le Rap » nous à confier le jeune rappeur K-My, au cours d’une interview qu’il nous a accordé au quartier de Missira là où se trouve son studio d’enregistrement.

Accompagné de son producteur Mamadou Wattara dit Watt-C, cet artiste méconnu du grand public et pétrie de talant, nous a confié qu’il a été envouté d’abord par le style du groupe « Tata Paound », ensuite Master Soumy cela à travers l’émission génération 21 qui est diffusée tous les samedis sur l’Office de Radio Télévision du Mali (ORTM) depuis très longtemps.

« J’avais un cousin, Papou, il voulait coute que coute aller loin dans le rap, mais la mort la prématurément arracher à notre affection » Souligne , tout en montrant son engagement a bien relever ce défi en hommage à son cousin décédé.

L’abandon des bacs

Après avoir intégré le mouvement Hip-hop, inspiré par ses idoles, c’est exactement en 2009 que cet underground de la commune II du district de Bamako créât son tout 1er groupe de rap, ils étaient sous l’étiquette du « 4ème arrondissement ». Un nom donner par son binôme, Fousseyni Gadiaga alias Tom.

Même pas un an, Tom se casse pour la France, ainsi en 2010 le groupe « Esprit 60 » voit le jour. Ils étaient 5 sociétaires : Lyonbi, Bekenzy, Walker, Sinpi de Bgadadji et K-My lui-même.

« Mon plus grand défit est de m’afficher partout et de pouvoir participé aux plus grands festivals d’ici et d’ailleurs » nous a confié l’artiste K-My Danger, avant d’ajouter qu’il regrette amèrement d’avoir abandonné les bancs en 2010 après son 1er échec à l’examen du diplôme d’étude fondamentale (DEF).

« Ma réinscription au school ne tardera plus. » Conclus le jeune de 25 ans, un rappeur qui a enregistré des dizaines de chanson solo, de 2010 à 2017 sans avoir rien dévoilé.


Tché-tché, une option solide de sortie de crise pour le Mali

Après les 8 ans de pouvoir du père de l’indépendance, Modibo KEÏTA (1960-68), le Mali ne fait que régresser de jour en jour. A l’origine un coup d’Etat mal placé du lieutenant Moussa Traoré, qui ne nous a absolument servis à rien. Et aujourd’hui, on est fin 2018, au-delà de tout ce qu’on a comme richesse,  le président IBK nous signale que les caisses de l’Etat sont vides. Mon pays mérite t-il « la mort ou tché-tché ? »

« La refondation » c’est le mot juste pour le Mali, soulignait un jour Ousmane SY l’ancien ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Pour le plus vieux, jeune  blogueur du Mali : «  la question de la refondation de l’Etat est complexe et presque taboue. » voila pour quoi je place le contexte de la refondation, dans l’assiette de la mort, puisse qu’il s’agit d’une renaissance.

Le vieux, jeune blogueur poursuit ses argumentation, en ajoutant que cette situation doit d’abord interpeller toutes les composantes de la nation «et obliger à un examen approfondi des causes de la crise afin de se donner les moyens d’en sortir en comptant sur les capacités endogènes d’abord. »  En clair, après avoir prix notre destin en main, l’apport de nos différents partenaires ne doit venir qu’en appui de nos choix.

Après avoir pesé tous les arguments, je dirais que monsieur Ousmane Sy  a totalement  raison. Mais la mise en application de cette pensée n’est pas sans conséquence, car il n’empêche pas  « une révolution »,  pour beaucoup de nos compatriotes. Cela dit : mon pays mérite « la mort ! »

On a de l’argent

« Pour la 1ère fois le Mali organise l’élection présidentielle à ces frais et sans aide extérieur. » nous étions tous fiers !  Conséquences, quelques mois après IBK  déclare que son « pays, le Mali, connaît, actuellement, des problèmes de trésorerie » ce qui sous entend que le trésor public est déficitaire, des opérateurs sont obligés de payer les impôts en avance et la consommation du budget de l’année 2019 a commencé dès 2018. Ça craint !

Pourtant, on a de l’argent au Mali, ce n’est pas Soumana SAKO ou un Cheick Modibo Diarra qui nous dira le contraire. Pendant des moments plus pénibles ici au Mali, ils ont apporté la tune. Cette fois-ci qui a pu bien  mettre le bâton dans la roue du pays ? Ou bien c’est le vol orchestré qui a pris de l’ampleur jusqu’à ce qu’on oublie son propre pays au profit du petit intérêt personnel ?

On tend vers La mort, ou  tché-tché 

A ce rythme on ne le souhaite pas, les plus affamés, « les aigries », et ceux qui n’ont jamais gouté à la sauce risquent de se réveiller. Les rumeurs disent que  la refondation passera par une révolution sanguinaire. Et cette révolution qui s’annonce risque d’emporter les religieux tordus, qui sont là toujours à défendre la cause des malfrats. On en parle dans les rues de Bamako. Elle n’épargnera surement pas les politi-chiens  qui ne cherchent qu’a enfoncé le Mali, ci-pied sous terre.

Au Mali les rumeurs sont à prendre au sérieux, ces derniers éléments qui ne sont que des fracas pour l’instant  nous permettent de conclure que l’avenir du pays est sombre. C’est  La mort, sans doute, « mais avant tché-tché !»

 


J’aime bien ma sœur, malgré son handicap

Le handicape n’est forcement pas un vice. A travers Fanta Mady Diallo (Fifi) et d’autres personnes battantes en situation de désavantage physique ou mental, j’ai compris cela.

 Toute petite, Fifi Diallo tombe malade, on détecte chez elle la malaria (paludisme). Son papa, feu Boubacar, étant infirmier d’Etat voulant guérir sa fille chérie lui injecta une piqure. Involontairement il venait de détruire un de ses membres inférieur et à jamais. Mais cela n’a pas empêché Fifi de vivre pleinement sa vie.
Plus de 40 ans dans sa situation de personne handicapée, Fifi Diallo est aujourd’hui mère de2 filles et de 3 garçons. Des beaux enfants, tous intelligents comme elle et qui font la plupart sa fierté.
Elle est une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un père, une mère et des familles. Cela dans le vrai sens du terme !
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de m’avoir comme son frère benjamin de lait.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’avoir un mari, avec qui l’amour est réciproque.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché de faire des études et être fonctionnaire de son état et par la voie du concours.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être un pilier de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’aimer et d’être aimer en retour par les membres de sa famille.
Etre une personne Handicapée, cela ne lui a pas empêché d’être au service de ses enfants comme toutes personnes normales : Les déposer à l’école pour les récupérer par la suite Pendant leurs cursus scolaire et bien  d’autres services propre à une mère envers ses mûmes.
Les personnes handicapées ont aussi des droits
« C’est quant les droits ne sont pas respecté qu’un Handicap devient une charge » ces mots sont de Mme Sinaba Fatoumata Camara. Une personne qui passe la majeure partie de son temps à faire des recherches sur la vie de cette couche sociale généralement intelligente mais parfois marginalisé ou ignoré dans nos sociétés.
Une personne en situation de Handicape rejeter par la société, je condamne sa famille d’abord comme 1er responsable. Par ce que, je n’ai jamais rejeté ma sœur Fifi que par ce qu’elle est ce qu’elle est.
Si l’éducation est un droit pour les enfants, ce qu’elle l’est aussi pour les enfants Handicapé. Après avoir regardé ma sœur Fifi de prêt et en tournant mon regarde de loin sur ceux là qui mendient au bord de la route, je dirai tout simplement que c’est la société qui rend une personne Handicapée.

Les personnes Handicapée ont aussi des droits, ils méritent l’amour. Les comprendre déjà, c’est les aimer. J’aime bien Fifi ! Elle restera ma sœur supérieur pour toujours !
Un message de DIEU
Ce billet intervient dans le cadre du mois d’octobre, un mois dédié à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion au Mali. Ces mots sont exposés sur ma terrasse, pour que les uns et les autres sachent que Dieu ne regarde pas notre aspect, mais il regarde plutôt ce que renferme notre cœur et ce que nous accomplissons, chacun.


RENOUVEAU AFRICAINE : «UNE REVOLUTION» DE LA JEUNESSE SERAIT UNE NECESSITE !

 

La  jeunesse  représente  70 %  de la population africaine, pour certains, elle a juste besoin de s’unir, de multiplier les rencontres, les débats tous le temps, aux niveaux scolaire, universitaire et dans toutes les langues. Pour beaucoup de panafricains, une révolution continentale serait nécessaire.  A fin de lutter avec force contre l’impérialisme, le colonialisme, la mauvaise gouvernance et surtout contre le Francs CFA, mais pour l’industrialisation du plus vieux continent.

« Le coton est un secteur qui pourra véritablement influer sur le chômage des jeunes africains, en plus de l’entreprenariat des jeunes. » C’est en tout cas la conviction d’Abdel Rahman Sy, président de l’association des jeunes pour la valorisation du coton (AJVC). Il estime que L’Afrique appartient aux Africains et que personne ne viendra faire l’Afrique à la place des Africains. Voilà qui justifie l’initiation en 2016 du festival panafricain de la cotonnade (FEPAC). Le but : impulser une nouvelle dynamique au secteur surtout quand sait seulement 2% du coton produit au Mali sont transformés chez nous. L’atteinte du taux de transformation locale de 20%, selon les économistes, sera d’un apport précieux dans l’atténuation du taux de chômage. Ce qui pourrait être profitable à d’autres secteurs de l’économie.  Le développement durable est, alors, un objectif qui, poursuit M. Sy,  repose sur entrepreneuriat des jeunes et la création des usines par les pouvoirs publics.

Dans un débat télévisé sur une chaine panafricaine, le jeune Docteur Alioune DIONE, écrivain et spécialiste  en Développement a développé des théories : « Il faudrait commencer par changer le modèle de gouvernance politique. Et pour changer le modèle de gouvernance il faut d’abord éduquer les hommes politiques par ce qu’il y’a l’action de Gouverner. Il y’ a aussi l’action d’administrer ». Cet intellectuel de nationalité sénégalaise, soucieux du développement africain, pense que la politique africaine en matière de développement est très sectorielle.  Comme solution, Docteur DIONE  propose la prise en compte de toutes les sensibilités et de toutes les compétences servant de point d’appui à nos politiques publiques. Il précise que l’application de cette théorie permettra, sans doute,  à cette brigade de la jeunesse de jouer toute sa partition au renouveau de Maman Africa, puisse que c’est elle la générale.

LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Depuis des années, la Faculté des Sciences Juridiques et la Faculté des Sciences Economiques et de gestion et autres structures universitaires publiques ne  forment que des chômeurs.  Il est temps de mettre un terme à cela en adaptant  les Diplômes de fin d’études au marché de l’emploi. Cette proposition s’inscrit dans la vision du Docteur Oumar Mariko, député à l’Assemblée Nationale. L’opposant historique qui a toujours a  montré sa position quant à l’emploi des jeunes et le développement de l’Afrique. Malheureusement ses avis sont généralement peu partagés car les occidentaux (Les mains qui donnent et les mains qui tue).

Pour changer la donne une révolution populaire serait peut être une solution de la part des jeunes. Pour ensuite partir sur la base du fédéralisme, Comme le disent certains, l’union fait la force. Pour des actions du genre l’Afrique n’a pas besoin d’une révolte, mais plutôt d’une révolution qui prendra en compte notre histoire et les règles sociétales.

En prenant l’exemple sur l’Europe, la France ne cesse pas de mettre sous ses pesanteurs, différentes de celles de l’Allemagne, de la Grande Bretagne, de la Russie et bien d’autres. Ces pays ont tous chacun un système qui leur permet de gérer leurs différents Etats et les dirigeants de ces pays ont compris tout comme le Rwanda, l’Algérie etc. qu’il n’ya pas de hasard mais plutôt des intérêts nationaux

L’UNION FAIT LA FORCE

«La jeunesse malienne est condamnée à obliger certains  leadeurs politiques comme  Zoumana Sako, Amineta Dramane Traoré,Oumar Mariko, Moussa Mara, Yeha Samaké  pour avoir des visions et une politique commune pour le pays.» a affirmé  Youssouf Haïdara un jeune activiste. Si l’on en croit à M. Haïdara la plupart des partis politiques maliens sont basés sur les jeunes. Donc ils peuvent forcement avoir un droit de veto un peu partout selon lui. Sa 2ème hypothèse est la nouvelle génération «choisi parmi elle comme on a fait avec IBK une nouvelle tête, un nouveau leader qui pourra relever les défis». « La réussite d’une telle initiative pourra impacter sur toute l’Afrique» a-t-il conclu.

« Comment la jeunesse Africaine peut elle participer au renouveau ? » Une question très simple, à travers laquelle on pourra avoir plusieurs réponses simples. Mais dans la pratique, la jeunesse a un rôle incontournable et nous sommes obligés de nous sacrifier comme l’a fait le Mali sous Modibo Keïta, (le 1er juillet 1962) ou encore  l’Algérie (le 1er avril  1964), à la veille des indépendances. Et comme l’envisage le Rwanda une fois de plus et d’autres Etats africains d’ici à 2020  et.

QUITTE LA ZONE FRANC ! 

L’Algérie et le Mali ont quitté la zone Franc du colonisateur. C’était une manière d’affirmer leur souveraineté monétaire nationale. Et l’histoire nous a donné raison. Entre 1962 et 1967 notre Pays avait tout, mais dès qu’on a perdu la monnaie locale nous avons tout perdu aussitôt contrairement à l’Algérie qui continue de résister. Elle est actuellement l’un des pays pour ne pas dire le seul Etat Africain non endetté.

Le Francs CFA : à la base c’était le franc pour la Colonie Française de l’Afrique. Après nos indépendances formelles le nom de la monnaie est devenue la  communauté française d’Afrique. Un changement de Nom qui n’influe ni sur le fonds ni sur le contenu encore moins sur la forme.  Le  franc CFA reste le franc CFA, et c’est le trésor Français qui gère nos bourses depuis toujours.

« Le Franc CFA est une Source de revenu inestimable pour une France qui tient aujourd’hui ses richesses du continent Africain. Et c’est pourquoi qu’on lance un appel : à toutes les personnes qui théorisent et qui pensent l’émergence africaine au quotidien dans la sphère francophone. On leur demande de comparer le développement des pays anglophones et même lusophones et le développement des pays francophones qui est à la traine. On ne peut pas être libre aujourd’hui ou on avance, à partir du moment où notre monnaie est nivelée vers le bas, et dirigée par des gens, qui n’aiment  pas les intérêts des africains. Et nous souhaitons que dans les temps à venir que nos dirigeants de cette sphère francophone aient une vision économique claire, nette et précise. Et comprennent que le stricte minimum déjà est de se battre sa propre monnaie si on veut être capable de s’en sortir» a souligné Kemi Seba un panafricain résident actuellement au Tchad,  lors d’une émission de télé réalité «grand Rendez vous»  sur une chaine africaine.

Dans le même état d’esprit, la France a des représentants dans 3 Banques centrales Africaines à savoir : La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), La Banque Centrale des Comores (BCC).

« Il nous faut des états généraux, pour sortir de cette impasse» martèle Oumar Koné, un activiste malien. A travers un micro trottoir dans la ville de Bamako, sur 20 jeunes dont les âges varie entre 18 et 47 ans 5 seulement sont optimistes que la jeunesse Africaine pourra impacté sur le développement du continent. Très grave ! Certains pensent qu’il nous faut des repères et des formations de base solide.

 


Hamidou Ballo : un mélomane des temps anciens

Crédit : Amadou FANE

Dans les années 1970, Hamidou Ballo était un jeune malien dynamique. À l’époque, il avait du goût pour l’habillement, la photo, le cinéma et de nombreuses autres choses qui donnent un sens à la jeunesse. Très photogénique et doté d’une facilité pour faire, en un laps de temps très court, plus de 10 poses différentes, il était devenu la coqueluche de la plupart des photographes de Bamako. Mais la star des photos était aussi l’un des plus grands mélomanes de la ville.

« J’ai commencé comme apprenti tailleur à Bozola, un quartier populaire du centre de Bamako, chez feu Aliou Doumbia. C’était en 1961 ».

Ces propos du vieux Hamidou Ballo, nous font savoir qu’il n’a pas brûlé les étapes, en ce qui concerne son métier d’aujourd’hui : maître tailleur.

Actuellement chef d’une famille équilibrée, Hamidou Ballo a eu 4 filles et 4 garçons, tous eux-mêmes parents désormais. En plus de son épouse, tous ses descendants évoluent dans le secteur du fil, de aiguille et du tissu, de façon professionnelle, ou pas. Seul un fils a préféré tracer son propre chemin dans le domaine du transport. 

Résident à Djélibougou, en commune I du district de Bamako, à quelques kilomètres de son lieu de travail, situé à Doumazana, sur la route du quartier Nafadji, le mélomane des temps anciens et ses 3 garçons dirigent un atelier de couture spécialisé dans la conception de tenues d’homme, notamment de costumes, les « à bas le costume » ou abacost…

Du goût pour l’habillement

Crédit : Amadou FANE

Amoureux des belles chaussures et des beaux vêtements, ce spécialiste de l’habillement d’une autre époque était très convoité par les photographes de la capitale, notamment : Amadou Fané, Malick Diakité de Bagadadji et bien d’autres.

Il le dit lui-même :

« Les professionnels de l’image m’appelaient personnellement pour que je pose pour eux. Selon eux, j’étais non seulement photogénique, mais j’avais la capacité de faire 10 poses sur place et toutes différentes. »

Devenu une coqueluche des jeunes de Bamako, il fascinait de nombreux occidentaux qui avaient choisi de vivre à Bamako.

Hamidou Ballo se souvient encore :

« Il y a l’un d’entre eux qui est spécialement venu me voir, pour m’offrir l’équivalent de 200 000 FCFA, comme cadeau. Et cela est resté pour moi la plus grosse somme que j’ai eu d’un coup dans ma vie de mélomane. »

La touche personnelle

« ‘’Mali élégance’’ et ‘’Saint Germain’’ étaient mes boutiques préférées, dans lesquelles je partais régulièrement me ravitailler, respectivement en chaussures et tissus, rien que pour mon autopromotion. »

Hamidou Ballo ajoute que c’est la période où une paire de chaussures pouvait coûter entre 10 000 et 12 000 francs malien c’est à dire (5 000 et 6 000 FCFA) et le mètre de tissu à partir 4 000 francs malien l’équivalent 2000 en CFA.

Après l’étape du souk, place à la touche personnelle, où l’inspiration était piochée dans les films occidentaux qu’Hamidou Ballo ne ratait sous aucun prétexte. Une raison de plus qui justifiait sa présence chaque week-end dans les salles de cinéma comme le « vox » ou le « Rex ». Des lieux où ses fans se donnaient également rendez-vous, pour se faire photographier avec leur idole. Aujourd’hui, l’on parlerait plutôt de « selfies ». Et, plusieurs de ces photographies ont agrémenté les expositions à Bamako et ont donné une vie particulière aux murs de grands hôtels.


Du mannequinat à l’acteur de Cinéma

En confectionnant et en portant exactement la même tenue que l’acteur du film dénommé « Pourquoi voulez-vous tuez ma femme ? », Hamidou Ballo dit avoir failli ne pas se faire transporter en taxi, un jour à Bamako. Selon lui, le taximètre avait tout simplement peur.

D’après le vieux Hamidou Ballo,

« Il m’a dit qu’il n’avait jamais vu une personne habillée pareillement au Mali »

Le taximètre lui aurait dit :

« Si je n’avais pas un autre passager à bord, je n’étais pas sûr que j’allais m’arrêter pour vous prendre »

À la suite de tout cela, le mélomane malien des temps anciens a finit par être lui-même un acteur de cinéma. Il dit avoir participé au tournage d’un film dans les années 1976, titré « Kassodén » ou prisonnier en langue Bambara. Le réalisateur de ce film malien, se faisait appeler tout simplement Séga. Il a précisé :

« Nous avons débuté le processus de tournage à Bamako, pour continuer jusqu’à Mopti et Sangha (derrière Bandiagara) en passant par Ségou. »

Ce qui est regrettable !

Faute de compréhension entre les techniciens, les acteurs et Séga, la réalisation du film « Kassodén » s’est finalement interrompue. Selon notre interlocuteur, les difficultés financières sont passées par là et le projet du film a été mis sous l’éteignoir. Mais malheureusement cette mésaventure eu une grave conséquence sur les relations entre Hamidou Ballo et le photographe Amadou Diakité, qui avait été le trait d’union entre lui et le réalisateur.

Déçu et abusé, Hamidou Ballo a fait ses bagages en janvier 1979 pour la république de la Côte d’Ivoire. Il s’installa précisément à Bouaké. Mais, cette aventure n’ayant pas été trop fructueuse, l’homme retourne au bercail rejoindre sa famille, exactement le 1er janvier 1998.

« Depuis ce moment, avec l’âge, je n’ai plus été attiré par les histoires de photos, à part pour les pièces d’identité. »

Notre mélomane des temps anciens est aujourd’hui convaincu, même sans preuve, qu’il y’a des gens qui vivent bien, grâce à ses poses photographiques de l’époque, au moment où lui se débat derrière sa machine pour joindre les deux bouts.


TAASIBLA KA ƝƐSI « FASOKAN » MA, BOUKARY KONATE

« AW YE KUNNAFONIW SƆRƆ BAMANANKAN, TUBABUKAN ANI ANGILƐKAN NA YAN.

Nin ye togodala bulogɛri dɔ ka hakilina ye ka ɲɛsin jamanakɔnɔtaa ma, an ka kɔrɔlenkow sira fɛ

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Crédit photo: LE FIGARO

Sɔnin, mɛri mediterane bɛ ɲinin ka jate ka kɛ Farafinna cɛ n’a musow kaburudon ye, minnu b’a ɲinin ka taa jifan dɔ fɛ, o min jatelen bɛ i ko diɲɛ alijinɛ, (tubabula), mɔgɔ minnu jigitigɛlen bɛ taa cogoya ɲinin, cogoya min b’a to u bɛ se k’u ka diɲɛlatigɛ kɛ kɛcogo ɲuman na.

A bɛ waati jan bɔ, o jilatoli ninnu kibaruyaw de bɛ ka diɲɛ lamini kunnafoni diɲɛ telesobaw fɛ. A ye nin kunnafoni in tɔ kalan an ka seko ni dɔnko bulɔgu kan  »


Grace aux blogs : le jour où je ne serai plus là, mes écrits parleront !

Quant je ne serais plus la, mes écrits parleront. Je vois déjà ce jour venir, tôt ou tard.
Dieu merci personne n’osera m’indexer comme un « bô fou sa fou », quelqu’un qui a vécu inutilement  (en Bambara). Non ! Des blogueurs, journalistes et autres proches seront là pour me rendre hommage. Par ce qu’en vie, mes écrits leurs parleront.

Je le dit et je le répète, quand je ne serais plus là mes écrits parleront. Pas pour dire que j’étais vagabond, paresseux ou égoïste, non ! Loin de là !

Mais peut être pour me traiter de fou malade. (1) Un fou qui ressemblait copieusement à un con, par sa bonté, pour certains et le contraire pour d’autres. (2) Un fou qui ressemblait en quelque sorte à un chien, de par sa fidélité, jamais en conflit interminable avec qui que ce soit. (3) Et en fin, un fou qui ressemble beaucoup plus à un imbécile, qui ne change pas. Toujours égale à lui-même.

Le jour où je ne serais plus là mes écrits parleront, tout simplement par ce que le plus souvent je prenais du temps pour les rédiger, pour qu’ils parlent. Ne pas parler (écrire) pour simplement parler. Non ! Mais parler pour attirer des attentions, parler pour donner souvent mes opinions claires,  à des problèmes qui nous surmenaient généralement. Ou encore parler souvent pour juste informer en tant que journaliste, blogueur. Par ce qu’il le faut de temps à temps. Et tout cela prendra fin.

Comme Boukary Konaté, je partirais un jour !

Boukary Konaté fut le 1er monbloggueur malien sur cette plateforme de la radio France internationale (RFI), ce regretté Papa et 1er Président de la communauté des blogueur du Mali (Doniblog) à bénéficier pleins de choses dans le blogging (des voyages à travers le monde, il fut correspondant des medias internationaux et plus),  bien qu’il soit fonctionnaire de l’Etat malien.

 

Après son passage à l’étape supérieur, c’est-à-dire, l’animation des pages entières en langue nationale «Bambanakan » : sur son blog fasokan, le 1er qui nous faisait voir les résultats des examens nationaux dès la 1ère heure sur la toile est parti, un 17 septembre 2017 sans même nous dire au revoir… Sans dire au revoir autant à sa femme et sa fille.

Comme Boukary Konaté, je partirais un jour me reposer pour de bon et mes écrits parleront dans mes blogs comme Fasokan.

A travers ces mots, Je souhaite bonne journée mondiale de Blog à tous les blogueurs du monde entier.

 

 

 

 

 


Kalafili2018 : Un sondage en ligne pour inciter la population à un vote massif

Pour montrer leur bonne volonté,  une participation citoyenne aux élections générales de 2018, des jeunes maliens ont initiés un site web de sondage. A travers cette plateforme dénommée www.kalafili2018.com , tous les maliens ont la possibilité de voter pour leur candidat préféré une fois par semaine jusqu’au 29 juillet prochain.

Le samedi 30 juin passé, le site a été officiellement lancé à la maison de la presse de Bamako, vers 16 heures. C’était en présence de  quelques représentants de candidats ou de partis politiques à l’élection  présidentielle.

«Dans une démocratie, les élections restent un devoir civique,  le moyen le plus noble pour porter une personne à la tête d’un peuple ou d’une communauté.» C’est en ce terme que Mohamed Bagayogo, porteur du projet kalafili2018 fait la promotion de son produit conçus avec la complicité d’autres jeunes maliens. «C’est des statistiques basées sur la tranche d’âge, la région et le genre.» Ajoute le jeune Bagayogo.

Voter,  un acte primordial et incontournable  pour une population afin de designer  une personnalité en qui elle a confiance, et sur qui elle peut compter pour relever les nombreux défit de développement au plaisir des citoyens. Kalafili 2018 est un site web de sondage allant dans ce sens, car pour les initiateurs, l’objectif reste l’incitation des maliens ou qu’ils soient au vote.

Les candidats et leurs projets

A la veille de cette élection de juillet  2018, nous constatons près d’une vingtaine de candidats, don leurs candidatures ont déjà été validées, par la cours constitutionnelle.  Dans ce cafouillage,  il se trouve que les maliens n’ont pas connaissance de tous les candidats potentiels. Comme pour remédier  à ce problème, www.kalafili2018.com  intervient toujours.

D’autant plus que c’est aussi une plateforme sur internet qui présente les candidats, et leurs projets de société en ligne. Ce sondage  permet à chaque citoyen, sur la toile, de voter une fois par semaine pour son candidat,  cela jusqu’au 29 juillet, c’est-à-dire    le 1er tour  de l’élection présidentiel. Cette stimulation permettra aux uns et aux autres de se faire une petite idée du vainqueur (sur internet.)

Je vote

La même chose continuera au 2ème tour si tout va bien. Et pour voter c’est simple, « Sur la une, la 1ère  page, du site, d’abord les internautes apercevront : je vote en gros caractère. En cliquant sur cela les instructions s’en suivent.

Peut être un formulaire à remplir avec des questions basées sur la tranche d’âge, le sexe et la localité de résidence. Ou la liste des candidats apparait directement pour le choix. Ainsi en cliquant sur un préféré puis je vote d’en bas, le choix est aussitôt validé.

 


Le Mali en ébullition : Un mal qui quitte du Nord au Centre !

  Les déplacés de Koro à Bamako (Studio Tamani)

Depuis mars 2018, les assassinats cruels et des cris de douleurs nous parviennent du centre de mon  Mali. Dans la région de Mopti, Précisément dans le cercle de Koro. Moi (peul), jais toujours collaboré avec moi (Dogon). Comme on le dit très souvent chaque peuls a son dogon et chaque dogon a son peuls. Mais d’où nous viens ce problème ? Pour quoi l’absence de nos autorités ? Et à qui profite cette boucherie qui ne dit toujours pas son nom ?

Les problèmes fonciers seraient la source de ce malentendu « ethnique » selon plusieurs sources locales. D’après certains témoignages ce conflit armé aurait été signalé depuis 2010 sous le silence des présidents et gouvernement de la république qui se sont succédé depuis. Un député dit avoir personnellement appelé un ministre du gouvernement actuel du président IBK (Ibrahim Boubacar KEITA) pour lui mettre au courent de la récente boucherie, une semaine avant que ça ne déclenchait. Mais hélas !

Quant les affrontements ont commencés entre ces deux ethnies, Vers le 9 mars passé. Aussitôt le ministre de la sécurité et celui de la réconciliation ont vite organisé une rencontre ensemble à Bamako. Précisément dans la maison des ainés, le mardi 13 mars, où  presque tous les protagonistes de la capitale s’y sont retrouvés.

Au cours de cette rencontre d’apaisement et d’issue de secours, un élus locale de la 5ème région à demander la parole l’émotion et les larmes aux yeux les à empêchés d’aller au fond de ses pensés. Mais ce honorable peul à pu quand même confié à la salle qu’il a passer presque toutes ses études primaires dans une famille Dogon. Comme pour souligné que famille Dogon égale et vis-versa !

En plus de cette rencontre, une mission a vite été déléguée par le ministère malien de la réconciliation à Koro. L’un de nos confère Issouf Koné (ISBIL) à pris part à la dite mission. En même temps le 1er ministre soumeylou Boubeye Maiga passait avec une forte délégation. Mais malgré tout cela, la question des déplacés de koro vers Bamako, Burkina et ailleurs bien  est réel.

 D’où nous viennent ces présumés tueurs des « donso », chasseurs ?  Pourquoi nous divisé, nous jonglé avec des mots ? A qui profité ces crimes ? Pourtant il continue en dent de si et il n’arrête pas de reculer pour mieux sauter depuis un certain temps.  Sous les regardes impuissants de nos dirigeants. Je dirai que cette polémique a besoin d’une vraie décision politique.

Mais à défaut, si le cousinage à plaisanterie ou « sinakunya » résoud vraiment nos différences et bien il est vraiment temps qu’il face effet au grand plaisir des innocents qui sont pris au piège, dans ce conflit intercommunautaire.


Bientôt les festivals de la bière traditionnelle «Dôlô» et du wo wa wo!

Depuis un certain temps au Mali, les promoteurs de festivals se multiplient de jours en jours. Du coup on assiste à toutes sortes de festivals. Tellement nombreux  et identiques que souvent la différence n’est  qu’une petite touche, seulement à l’appellation. Voilà pourquoi ils n’arrêtent pas de s’attaquer à la justice. Par ce que tel personne a piqué l’initiative de telle personne. Et je vous préviens: Surtout ne touchez pas à mes festivals qui pointent à l’horizon: celui de la bière traditionnelle, «dôlô»  et du wo wa wo 

Le mil exposer au soleil après l’étape de fermentation

En m’inspirant  sur le festival de boisson, officiellement « Non alcoolisée ». Voilà l’une des raisons qui m’a poussé à réfléchir à mon propre projet de festival de boissons alcoolisées, dans le futur.

Dans mon festival, je suis convaincu que beaucoup  d’imams, Pasteurs, prêcheurs et  prêtres seront sans nul doute de la partie. Par ce qu’ils sont de la protection civile. Des vrais sapeurs pompiers ! Tout «Kribifian», (qui soule), tel que jack Daniels, vieille maint os, co10, hollandia… seront dominés par le souci de l’élément traditionnel, pour l’occasion. Au milieu des kôgnôn, dou-gnan, et du gnôdôlô. Respectivement pour nos très chers cousins Dogons, Bobos, et Bambaras.

Je ne sais pas trop mais parait-il que beaucoup de nos dirigeants sont amateurs. Ok ! Avant de trouver une qualification spécifique, ils seront là en tant qu’invités surprises en cache-cache. On les servira du vain chambré. Comme ils adorent cela! Lors de la grande scène, on va casser le prix des kôgnôn, dou-gnan, et du gnôdôlô. C’est une manière de mettre en valeur l’intelligence de la vieille femme africaine, jamais décorée. Pourtant c’est elle qui a pu transformer le mil en bière, d’où le Wo wa wo, après consommation en excès.

Eaux et forets 

Quand on parle de  la bière  traditionnelle, pour la préparer, on est obligé de mettre  des tas de bois en fumeux. Comme pour montrer notre bonne volonté pour la flore, on fait appel aux agents forestiers, une manière  de veiller sur les normes. C’est là où intervient toutes les brigades des eaux et forêts comme le MOURASMA (Mouvement des Rasta du Mali, CORASMA (Communauté des rastas du Mali) et sans oublier Young po, Niga Fama, Wee soldat et bien d’autres fans du «galadjô»,( Cannabis).

Ils viendront juste pour continuer le travail de leur idole feu bob Marley, qui fut en son temps, un ferveur défenseur de l’environnement. Ainsi, l’hommage est rendu. Mais, bon comme la méditerranéenne me fait peur,  j’envisage aussi d’autres festivals comme celui du dreadlocks et 9 autres par la suite. Comme cela avec 12 festivals j’aurai un salaire garantie pour toute l’année. Pardon ! Pour toute la vie !

Ce n’est pas de la blague, je vous jure : celui ou celle qui touchera à mes business « Dôlô » ou « Tchimitchama » pour les intimes, mon Wo wa wo et autres, la personne ne sortira jamais de l’auberge. Car sa liberté sera si pied sous terre!

Rendez vous le 31 avril prochains. He! J’allais oublier de vous signaler,  il y aura aussi Iba Montana, Mais pas de 6 (couteau pliant) ! Jusqu’à présent vous y croyez ? Et bah pas plus que le Collectif pour la Défense de la République (CDR) de Ras Bath (Mohamed Yousouf Bathily). Rendez-vous A sein glin glin !!!

 


Immigration clandestine : risquer sa vie à tout prix!

Bord d’une plage en Algérie

Le 26 janvier 2014, Cheick Mohamed Lamine Traoré (Mala) quitte Bamako pour Dakar afin de poursuivre la procédure d’obtention du visa  américain, la  « Green card » des USA,  comme il se doit pour tous les gagnants ressortissants de l’Afrique de l’Ouest. N’ayant pas eu une suite favorable à sa demande de visa et poussé par la soif de l’aventure, Mala se lance dans le vide, sur le chemin de Mauritanie, en février 2014. Passant par l’Algérie, ce jeune  ambitieux se retrouve au fond de la mer libyenne, abandonné à lui-même. Loin des cœurs et des yeux de sa famille, son identité et son corps ne représentaient  que dal au milieu des siens.

Après deux mois de dur labeur (de décembre 2014  à février 2015) sur le chantier de la faculté de droit de Said Hamdin, en Alger, il  décida d’abandonner ses compatriotes maliens pour sa ville précédente (Gardaïa), au sud de l’Algérie,  où nous l’avons rencontré pour la toute 1re fois. Pour nous rejoindre plus tard dans la capitale algérienne, il avait dû mentir  pour obtenir un statut de réfugié auprès du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), antenne d’Alger. Une pratique d’ailleurs courante pour bon nombre d’immigrés.

Mais, comme le dit un adage, « on a beau mentir, la vérité finit toujours par triompher».   Le HCR avait fini par découvrir le pot aux roses.  Sachant que son statut ne sera plus renouvelé à cause de sa faute, Mala fuira les nombreuses patrouilles de la capitale pour rejoindre ses frères Soninkés aussitôt après avoir perçu son dernier salaire le 5 janvier 2015.

Dès son arrivée, il a fait signe de vie pour les Algérois. Quelques jours plus tard, il était injoignable au téléphone. Peu  de temps après, Mala nous envoie un message ainsi libellé: «Salam djo c cmt e le job. G m’excuse vrmt de voyager ss vs informer, mai g été chasser par le jardinier c prkw g décidé brutalmt  d partir. Slt à ts… MALA.» C’est exactement  le dernier SMS que le « clando » a envoyé ; un moyen pour informer ses nombreux  autres camarades du chantier de Said Hamdin.

Le 2 février 2015,  depuis Tripoli, l’un de ses compagnons survivants, qui était aussi son cousin, annonce la mauvaise nouvelle  à travers un appel à partir de Ghardaïa. Celle de la mort de Mala (voir profil facebook). Aussitôt, l’information est vite remontée en Alger.  Un jeudi soir, début de week-end en Algérie, le chantier était devenu si calme.  Ce jour-là, beaucoup de gens ont verbalement renoncé à leur projet  de départ pour l’Europe.

Hélas !  Quelques mois après notre arrivée à Bamako, on apprend que la  plupart  de ces mêmes ouvriers de Saïd Hamdin sont passés par la même voie maritime pour tenter de rejoindre ce qu’ils croient être l’eldorado, notamment la France, l’Italie, l’Espagne, bref l’Europe.

D’après les témoignages, Mala et compagnie  étaient obligés de partir pour deux raisons. Primo,  ils dormaient dans un champ de dattes, où était engagé un seul gardien. Le propriétaire s’était finalement rendu compte que  son jardin  avait été transformé en un camp de réfugiés.

Secundo, Ghardaïa est une zone connue de conflit. A chaque fois que les Arabes et Saabi, autrement dit les mozabites (deux ethnies rivales de la localité),  s’affrontent, les ouvriers de la ville sont souvent privés de travail pendant des jours. Ces  conflits intercommunautaires, liés au foncier, existeraient  depuis 1985.

GREEN CARD

«Mon rêve c’est de me retrouver aux États-Unis d’Amérique », avait toujours ressassé  Cheick Mohamed Lamine Traoré.

Né en 1993, il avait abandonné l’école en 2013 alors qu’il était en 2ème année de la Faculté des sciences économiques et de gestion.   Mala parlait correctement le français, l’anglais, l’arabe, en plus des langues soninké et bambara.

«L’école n’est pas fait pour les fils de pauvres, surtout quand il s’agit de la combiner avec la prise  en charge de certains fardeaux familiaux», avait-il. Il exprimait toutefois son regret d’avoir abandonné  l’école pour ensuite se retrouver coincé dans un autre pays, où son identité n’a pas de place. Faute du système malien !

Subvenir aux problèmes de la famille et étudier étant des tâches difficiles à gérer ensemble, l’enfant de Nara (région de Koulikoro) a donc fait le choix: abandonner les bancs de l’Université  pour voler au secours de sa mère et ses nombreux frères et sœurs. Il s’adonnera ainsi à des travaux physiques, parfois très durs. A l’en croire, il poussait le chariot au grand marché de Bamako pour gagner son pain quotidien. Il était même parvenu à économiser beaucoup d’argent.

A la quête perpétuelle d’un visa américain, le jeune s’embarque dans une fausse  histoire de regroupement  familial pour les  Etats-Unis, avec certains escrocs qui lui piquèrent banalement 3 millions de francs CFA, gagnés à la « queue » de son chariot. Les démarcheurs lui ont en effet établi de faux documents qui vont lui créer plus tard des problèmes, notamment au Sénégal.

«Il ne parlait que de Dieu et de la religion depuis qu’on s’est connu», témoigne Ali Karembé, un jeune diplômé sans emploi domicilié à Daoudabougou. Lui qui  a  inscris Mala au fameux  jeu de la «Green card»  sur Internet. Depuis des années, c’est ce que M. Karembé fait pour beaucoup de personnes. En cas de réussite, il ne refuse pas les cadeaux.  «Bien avant le départ de Mala au Sénégal, il avait lui-même  un mauvais pressentiment.  Je ne savais pas pourquoi », se souvient Karembé.  C’est-à-dire comme si le coup foiré des escrocs allait l’attraper à Dakar. Et c’est exactement ce qui s’est passé.

«J’avais pris mon rendez-vous  pour un mardi 4 février. L’entretien s’est  bien déroulé; on m’avait même remis un ticket à la place de mon passeport dans le but de récupérer mon passeport avec le visa le jeudi 6 février 2014. Je sors de l’Ambassade très fier; quelques minutes après, on m’appelle au téléphone pour me demander de revenir.  J’ai failli être fou ce jour-là. Depuis là, j’ai eu un mauvais pressentiment», nous a confié Mala avant sa mort.

Pour lui, l’agent de l’ambassade américaine a posé la question et lui a tout confirmé. L’ambassade a demandé une chose, d’après lui : aller chercher le même passeport qu’il avait eu à utiliser avec les escrocs de Bamako pour qu’on lui délivre enfin son visa. Le mardi 11 février 2014, il rentre donc à Bamako. Malheureusement, Mala s’est lancé à la quête, sans suite favorable. Pas de résultat jusqu’au 20 février. Il retourna à Dakar. Et c’était le départ pour la Mauritanie, l’Algérie et la Libye.

 DES CHIFFRES

Plus de «3000 personnes meurent chaque année à cause d’immigration clandestine», « 10000 personnes disparait, selon des chiffres avancés par le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine Mais à priori,  c’est un phénomène toujours d’actualité. Grâce à l’immigration, des milliers de familles maliennes sont nourries. «400 milliards de  francs CFA» ;  c’est la contribution de la diaspora malienne chaque année dans leur pays. Une somme qui dépasse l’aide au développement que le Mali reçoit de ses partenaires. En voulait rejoindre l’ «eldorado» à tout prix, Mala était et voulait être davantage l’un de ces nombreuses personnes qui prennent en charge leurs familles et,  au-delà, leurs villages grâce à l’immigration. Hélas ! Les choses se sont passées autrement.


MonElu : Une application androïde qui met en contact élus et citoyens au Mali


Officiellement lancée à Bamako, désormais entre députés et populations des échanges directs sont possible! Briser les barrières entre élus et leurs bases, voila tout l’intérêt de la mise en ligne de « Mon Elu », une application androïde, d’abord pour l’instant, au service de la nation tout entière. Initiée et développée par la fondation Tuwindi Mali avec l’appui de ses partenaires, comme IRIglobal, ce projet qui vient pour conseiller, dénoncer si non même critiquer, nos élus, est accueillit à bras ouvert.
La route des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) : « C’est la route la plus sûre et la plus rapide. » A laissé entendre l’honorable Sékou Fanta Mady Traoré, au siège de la fondation tuwindi à Banankabougou (en commune VI du district de Bamako), lors d’un entretien avec des bloggeurs maliens, la veille du lancement de l’application « #MonElu » téléchargeable désormais sur playstore. D’après cet élu, au cours de ses missions à l’extérieur du pays, des gens de son village (dans le Cercle de Dioïla) réagissent souvent à ses publications, chose qu’il trouve merveilleux et encourageant.
« Cette application serais à coup sûr un train d’union entre les citoyens et leurs Mandats » à conclus l’honorable Sekou F.M.T, président du réseau parlementaire « Démocra-TIC ». Un réseau pour mettre nos élus dans le parfum des NTIC.
Pour Ceux qui ne savent ni lire ni écrire les vocaux sont aussi possibles.
« Dites ce que vous pensez, mais dans le respect de l’étique » a souligné Tidiani TOGOLA, le Directeur exécutif de la fondation Tuwindi Mali au cours d’un débriefing avec des bloggeurs de Doniblog et l’Association des bloggeurs du Mali (ABM). C’était ce lundi 11 septembre2017 à Banankabougou. Quand à eux ce nouveau système qui permettra dorénavant un échange direct entre les citoyens ordinaires et les élus du peuple doit se passer dans les plus grands respects, sans manquer de respect à qui que ce soit.
A signalé que c’est à ce Mardi 12 septembre à l’hôtel de l’amitié (l’ancien QG de la MINUSMA) qu’a été lancée cette nouvelle application, au service de la nation. A présent, nous pouvons dire que le Mali et ses députés avancent avec les NTIC ! Mais jusqu’à quand ? Tout seuls les élus pourront-ils relever le défit, ou feront ils recourent à des Communautés Manager (C.M) ? En tout cas ces questions restent la préoccupation de certains web activistes maliens (Doniblog et ABM).