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Oh godmother ! Oh godmother ! Oh godmother !

C’est officiel. Je suis pour la troisième fois « marraine » (godmother) d’un petit ange.

La première fois, j’ai trouvé cela amusant. La deuxième fois, j’étais émue que le choix se soit porté sur ma petite personne. Pour cette troisième fois, j’essaie de cerner au mieux les responsabilités qui m’incombent.

Au cours de la cérémonie religieuse dernière, le célébrant m’a demandé comment je comptais jouer mon rôle de marraine à distance.J’ai répondu que « je porterai ma filleule en prière, que je m’impliquerai au mieux dans son éducation et qu’on resterait en contact via les nombreux moyens de communication … » Étaient-ce des paroles en l’air ? Lui ai-je juste dis ce qu’il voulait entendre ? Ce qu’il convenait de dire à l’occasion…

Nombreux sont ceux qui, une fois la cérémonie de baptême religieux terminée, n’ont plus de contact de leurs parrains ou marraines. Par manque de temps ? D’implication ? De compréhension du rôle ? (Faites un point sur votre situation en temps que baptisé ou parrain, et informez-moi en commentaires.)

  • Comment jouer pleinement son rôle de marraine ?

Vous attendiez une réponse à la question ? Et bien je ne l’ai pas ! Cela parait pourtant très simple, quand on vous explique que votre rôle consiste à accompagner spirituellement un enfant. Lui apprendre à prier, à fréquenter l’église, aider les parents dans cette tâche au quotidien … Concrètement comment faites-vous ? Pourquoi dites-vous spontanément oui, si vous n’avez aucune idée de comment procéder ? Qu’est-ce qui vous motive ?

Je vais être honnête avec vous, quand il m’arrive de paresser dans la prière je me dis intérieurement : « GOD, voici quelqu’un qui n’arrive même pas à prier pour sa propre personne, tu lui en confies d’autres ? Tu comptes sur quoi-même ? »

Et pourtant, il vous faut apprendre ! Apprendre sans forcément changer vos habitudes (ou si un peu quand même), mais surtout intégrer, prendre conscience du fait que vous êtes désormais responsable d’une personne autre que vous… Faire votre maximum pour garder cette bougie qui lui a été confiée, symbole d’engagement chrétien, allumée …

  • Champ d’action de la marraine ?

Il se pose souvent la question du champ d’action du parrain ou de la marraine. Cette personne doit-elle se cantonner dans sa position de « guide spirituel » ou également s’impliquer dans l’éducation de façon générale (vie scolaire, divertissement…) de cet enfant ?   Je vous conseille de vous en référer aux parents (aucun parent n’aime qu’on lui explique comment éduquer son enfant, soyons clairs à ce sujet). Tâchez de communiquer avec les parents, afin d’harmoniser vos actions, du moins jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge adulte.

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À

Marie-Lyne, Marie-Danielle & Marie Danielle

S’il s’avère que dans quelques années,  je ne suis pas très présente ou que je joue très mal mon rôle de marraine, sachez qu’un jour j’ai essayé. Essayer ne veut pas forcément dire réussir. Sachez qu’en disant « oui » à vos parents, j’apprenais à avoir le sens des responsabilités. Retenez surtout que j’ai appris à vous aimer et que je continue d’apprendre à prier ; Le royaume des cieux appartient aux cœurs joyeux, à ceux des tous petits. Me rapprocher de vous, m’aura permis de m’en approcher un tout petit peu. Merci.

À

Marie-Lyne, Marie-Danielle & Marie Danielle

Si dans quelques années, vous me trouvez parfaite dans ce rôle de marraine, sachez qu’un jour j’ai décidé d’essayer. Essayer m’aura peut-être réussi. Sachez qu’en disant « oui » à vos parents, j’ai peut-être pris à cœur mon devoir envers vous. Retenez surtout que j’ai appris à vous aimer et que je continue d’apprendre à prier ; Le royaume de cieux appartient aux cœurs joyeux, à ceux des tous petits. Me rapprocher de vous, m’aura permis de m’en approcher un tout petit peu. Merci.

Danielle.

 


Dans les bras de mon père

Êtes-vous bons à quelque chose ? Moi, oui ! Enfin je crois. Je suis bonne… Avec les gens. Ils me parlent – peut-être parce qu’ils ont confiance et quand bien même ils se taisent je continue à les lire, à les écouter. Comme à cet entretien d’embauche… J’avais fini par connaître l’essentiel des questions généralement posées et m’y suis minutieusement préparée – certainement un peu trop.

Dans la salle, le recruteur sourit, je fais de même. Il m’impose un silence durant lequel il parcoure le curriculum vitae (cv) ; de temps à autre il jette des coups d’œil par-dessus l’épaule – Il se croit fort, tout comme moi dans les bras de mon père. Quand il eut fini d’entretenir le suspens qui nous réunissait autour de cette table de verre, il introduisit enfin la conversation :

– Parlez-moi de vous ? Pensez-vous être professionnellement stable ? Dites m’en plus sur vous et vos aspirations …

Je souris (intérieurement), on me l’avait déjà fait des dizaines fois; des réponses structurées j’en avais pléthore en réserve ! Et pourtant ce jour-là, mon esprit a voyagé sans y convier mes mots. Devrais-je tout lui raconter ? Il continuait à me fixer du regard et moi je feignais de réfléchir profondément ; je finirais bientôt par l’agacer avec mes mots qui traînaient leurs pas …

Des années se sont écoulées depuis que j’ai exprimé aux miens, le besoin de « changement professionnel ». Ils l’avaient plutôt bien pris, mon père était content, enfin je crois, je l’ai vu dans ses yeux ; la lueur y était différente ce jour-là. Lueur qui m’avait parfois fait culpabiliser. Mes propres yeux m’avaient trahi, me forçant à observer jour et nuit cette lueur ne plus quitter ses yeux, année après année. Il (sur) vivait tant bien que mal à la perte de son amour de jeunesse. Il avait réussi à s’accommoder – en fait non, il chérissait toujours cette image d’eux, vieillissant main dans la main- Ad vitam aeternam ! La télévision pouvait bien s’éteindre, eux seraient encore là, affalés sur le canapé à contempler le monde sur le petit écran. Mes propres yeux m’ont trahi et ensuite contrainte à accepter ma réalité : je n’étais plus forte dans les bras de mon père, alors je suis partie …

Récemment, je l’ai revu – mon père. Il m’a prise dans ses bras. Ses étreintes n’ont plus le même goût. Je les ai longtemps dégustées sans en appréhender la saveur. C’était étrange. Du haut de son mètre quatre-vingts, il se tenait droit pour souffler sa nouvelle bougie. Des nombreux cadeaux qu’il a reçu, il lui manquait toujours les rides, le chanceux. Nos regards fuyants finirent par se croiser. J’ai souri, lui aussi. J’ai plongé mes yeux dans les siens, mais je n’y ai rien vu, la lueur avait disparu : je me suis sentie, de nouveau, forte dans les bras de mon père.

Je braisais enfin la glace entre le recruteur et moi :

– comme vous pourrez le constater, pour accomplir au mieux ce projet, il m’a fallu mettre en place une stratégie professionnelle comme décrite dans le cv… Etape après étape je vous en dirai plus sur moi, si vous le permettez…

Les meubles n’avaient pas bougé encore moins la tapisserie isolante posée aux murs, mais l’entretien s’est déplacé au rythme cadencé des vibrations de nos cordes vocales. Le recruteur était fort, tout comme moi dans les bras de mon père. Nous voulions la même chose, je l’ai vu dans ses yeux, enfin je crois ! Alors, je suis restée…

 


La brosse à cheveux de couleur verte

Cette année, le Super Bowl (la finale du championnat organisé par la National Football League (NFL) opposait les Eagles de Philadelphie aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Pour moi, regarder une finale de football américain, c’est comme regarder une finale de champions League couplée à une finale de NBA : mes émotions sont à chaque fois décuplées. Ce match donc, avait divers enjeux pour les deux équipes :

  • Les Patriots tentaient de se rapprocher du record de superbowl gagnés à ce jour (6), quand les Eagles, eux, avaient à cœur de gagner pour la première fois la finale du championnat. Tout le monde avait les yeux rivés sur les quaterback : l’expérimenté Tom brady pour les Patriots (l’un des meilleurs quaterback de l’histoire avec cinq victoires au superbowl à son actif) versus Nick Foles, le chanceux petit poucet des Eagles (devenu quaterback titulaire suite à la blessure en cours de saison de Carson Wentz, auparavant quaterback titulaire).

Le dénouement fut plus heureux pour les Eagles – la rage de décrocher une première victoire, de rentrer dans l’histoire, leur a permis de déployer leurs ailes pour finalement décrocher ce trophée. À la fin du match, j’avais ce petit pincement au cœur pour les Patriots, mais je ne pouvais m’empêcher de penser que peut-être «  avait-on besoin de changement, de quelque chose de nouveau » …

La brosse à cheveux de couleur verte appartenait à ma mère. Je l’avais plusieurs fois vu faire – peigner délicatement ses cheveux, couleur ébène. À sa mort, j’en ai logiquement héritée ; personne ne me l’a donnée, je l’ai prise. De mémoire, c’était peut-être la seule chose d’elle qui m’appartenait vraiment, une brosse à cheveux vieille de plus de vingt ans. Elle n’a pourtant pas été confectionnée dans une matière spéciale, ni griffée du saut d’une marque en particulier – c’était une régulière, une classique ; une de celle que l’on trouve un peu partout dans les commerces et que l’on obtient à force d’arguments rebattus, à prix débattu.

Ce que l’Amour peut faire, l’Amour ose le tenter.

William Shakespeare

J’étais en école d’ingénieur quand j’ai appris son décès, mais c’est précisément à cette période que j’ai expérimenté l’amour sous l’une de ses formes les plus belles. Mes amis avaient créé une sorte de chaîne d’entraide – ils se relayaient tous les jours après les cours afin de me tenir compagnie. Il m’était interdit d’approcher les balcons, fenêtres ou d’utiliser des objets tranchants – basique. Ils n’utilisaient pas les mots, moi non plus, d’ailleurs nous ne savions pas trop quoi nous dire – nous étions jeunes. C’était pour certains d’entre nous, peut-être, la première fois qu’un malheur nous frappait d’aussi prêt. Ils avaient mis sur pied trois équipes : celle du matin, de l’après-midi et de la nuit. Je ne dormais presque pas – je les regardais s’effondrer de fatigue après les cours au pied de mon lit ; certains dormaient à même le sol, d’autres sur des matelas de fortune et pourtant ils étaient là, tous les jours, les uns à la suite des autres. Entre ceux qui s’occupaient du repas et ceux chargés du divertissement, je peux vous assurer qu’ils étaient super bien organisés. Certains sont passés en session de rattrapage d’examens durant cette période ou d’autres souvent retenus en cours envoyaient leurs cadets faire le guet à leur place en attendant de se libérer.

Aujourd’hui, il faut que vous avoue, j’ai jeté la brosse à cheveux de couleur verte de ma mère, celle qui me rappelait à chaque fois que vous m’avez transmis tout cet amour – Je l’ai – j’en ai encore en réserve pour les batailles prochaines ; Et comme à la fin du match de super bowl, je me suis dit qu’enfin de compte, «  on a tous besoin de changement, de quelque chose de nouveau » … Visages, connus ou méconnus, vous en avez aussi peut-être besoin. Puisez dans votre réserve d’amour pour les autres et allez à la rencontre de ce re-nouveau.

Ps : Ma couleur préférée c’est le bleu turquoise – pour les dons de brosse à cheveux :p – je suis nappy sciencez en pro, rajoutez peigne à queue aussi – Merci bien  ^_^


J’ai osé le premier pas

Comme le dernier arrivé de la classe, on nous l’a tous présenté. Son ordinateur en guise de fourniture scolaire, il faisait la tournée des bureaux. « Stéphane est le petit nouveau de l’équipe d’en face ! », annonçait son manager à chaque fois qu’il dépassait un nouveau service de l’étage. Une semaine s’était déjà écoulée, les habitudes de Damien m’étaient connues : plutôt simples. Un geste timide de la main = bonjour tout le monde. Je pars manger = je disparais à 11 h 45, sans rien vous dire. On prend le goûter ? Une pomme golden à 4h de l’après-midi. Je pars et vous ? Debout, il fixait la salle, celui qu’il croisait le premier du regard avait droit à un hochement de la tête en guise d’au revoir. Ainsi sont rythmées ses journées, à l’angle de cette marguerite, au coin de l’open space.

Aujourd’hui, j’ai décidé de me présenter à Stéphane. Je stresse un peu – je l’avoue, c’est bien la première fois que je fais le premier pas. Allez je me lance, je prends une feuille, un stylo et m’assieds en face de lui afin d’entamer la causerie :

– Bonjour, je suis Danielle. je travaille sur x projet avec xx team, je m’occupe de xxx et toi ?

– Moi, c’est Stéphane et je code !

– Tu m’apprendras ?

– Oui – un large sourire à l’appui.

Ce soir en rentrant chez lui, Stéphane n’a pas hoché de la tête pour me dire au revoir, il m’a plutôt laissé une note sur un post-it qu’il a pris soin de coller sur mon écran de travail : « Comme toi, le code n’a pas de limites – merci d’avoir osé le premier pas.«

Stéphane est le nouveau venu sur l’aile 1 de l’étage 8 dans cette corporate. Il est sourd et muet, mais de lui, ce qu’il veut que l’on retienne avant tout c’est qu’il code, et qu’il excelle dans ce qu’il fait. Il se surpasse dans ses présentations, pour la dernière en date, il avait réussi à coupler sa Google home à son travail, substituant ainsi sa voix à celle de l’assistant virtuel. Il venait de nous rendre sourd-muet-bluffés, tout à la fois. De nos différents échanges, j’ai appris à découvrir son univers à lui. Par exemple on ne dit pas, selon lui, le langage des signes – c’est un peu « insultant » – mais plutôt la langue des signes… J’en connais 6 mots et j’ai hâte d’en apprendre plus …

Les gens dans les couloirs s’étaient laissés attendrir par notre discussion passée – comme pour dire : « c’est tellement gentil de ta part de te soucier d’un collègue en situation particulière ». Bientôt, la RH pourra mettre ses statistiques à jour : « x personnes spéciales embauchées qui s’intègrent rapidement à nos effectifs (bla bla bla… tous ces discours qui collent bien à l’image d’une compagnie)… »

Soyons honnêtes, seul mon élan de curiosité m’avait motivée, plutôt qu’un quelconque acte de gentillesse, quand je me suis approchée de lui. Je voulais tout savoir, absolument tout : comment il vit au quotidien ? Dans les transports ? Chez lui, à la maison ? Sa famille ? Quels étaient ses centres d’intérêts ? Puis il m’a fait cette note, qui à elle seule a suffi à faire taire mes interrogations. Je l’ai pris comme un rappel à l’ordre et depuis j’apprends de lui autrement. Il se sent bien lorsqu’il code, il recrée l’univers à sa façon ; il est comme un de ces super-héros au « potentiel illimité ». Depuis, on l’appelle « Stéphane le codeur ». Je crois qu’il aime bien, il sourit à chaque fois qu’il lit son surnom sur nos lèvres…

Aux dernières nouvelles, Stéphane prépare un diplôme en business et stratégie digitale, en cours du soir. Je me suis posée la question avant vous – un interprète traduit les cours dans la salle. Vous avez parlé de limites ?


2018 : nous en sommes.

 Nous sommes presque le 01 février 2018 et voici que je me décide enfin à vous présenter mes vœux les meilleurs. Paresse, manque de temps… Que nenni ! Disons que j’ai déjà maille à partir avec cette nouvelle année, qui pourtant ne fait que commencer. Pourquoi ? Je n’en sais fichtrement rien ! De mémoire, je pense avoir toujours attendu « les années nouvelles  » avec espérance, effervescence même parfois – mon esprit avait réussi à se convaincre quelles seraient quoi qu’il en coûte porteuses d’espoir et de réalisations possibles. Année après année, il a suivi la même logique jusqu’à cette année, cette année où  je n’ai rien senti, encore moins ressenti ! C’est comme se réveiller un matin et avoir l’étrange sensation d’avoir perdu son odorat… Est-ce là le signe que mon esprit a besoin de renouveau ? Est-ce là le ressenti d’une liberté quelconque ou une forme inexprimée de son contraire ? Je m’attellerai à le découvrir au cours de cette trois centaines de jours prochains…

La trilogie 15-16-17 n’aura pas été de tout repos. Certaines situations vécues m’ont clairement fait comprendre que rien n’arrive qu’aux autres – nous sommes ces autres pour les autres ! Eh bien disons que « tout ce que je n’aurais jamais imaginé m’arriver » m’est au moins une fois arrivée, sans pour autant que cela ne me rende amère de la vie. Cela ne veut toute fois pas dire que je ne porte pas de cicatrices ou que tout est rose dans le meilleur des mondes (si votre vie ressemble à cela, inquiétez-vous de votre mort). Mais j’ai agréablement pu voir cette jauge qui s’est installée, me permettant à chaque étape de nuancer la personne que je suis; de mieux différencier les choses que je suis en mesure de supporter, d’accepter de celles qui clairement m’insupportent. J’ai appris à me connaitre, à continuer d’apprendre des autres et maintenant je sais que je ne pourrais laisser aucune année s’écouler sans avoir appris une chose nouvelle sur moi, la personne que je revendique être dès le matin, au réveil– vous devriez en faire autant.

Vous êtes-vous déjà retrouvés dans ces situations où, à chaque demande que vous émettez, vous n’obtenez que pour seule et unique réponse : la patience ? Pour l’avoir arrosée et cultivée pendant longtemps, elle a pour moi aujourd’hui, la même valeur que le mot courage. Il m’a parfois fallu aller la chercher bien loin pour finalement buter sur cette éternelle question : Vous connaissez-vous vraiment ?  

Cette année 2018, je l’ai placée sous le signe de la #discipline et la valorisation « de petites victoires ». Je ne pense pas manquer de discipline, bien au contraire ! J’ai très vite appris à nuancer les différentes formes de discipline, selon les objectifs à atteindre ou les buts fixés. J’ai donc décidé de m’intéresser d’encore plus près à ce sujet, cette année. Souhaitez-moi bonne chance ! Un grand merci à ceux qui m’ont offert mes premiers livres de 2018, qui comme par hasard (hasard, qui je crois n’existe pas) traitent de self-discipline ^_^. Et vous, quel thème avez-vous décidé de (pour) suivre année ?

 » To reach high performance, you have to consider more than your individual passions and efforts, and you’ll have to go well beyond what you like, prefer or naturally do well, because, to be franck, the word care less about your strengths and personality than about your service and meaningful conributions to others. » BRENDAN BURCHARD


Reflet, l’histoire d’un cycle de la vie

Huit heures de chirurgie et deux jours de convalescence, mais ce dont je me souviens encore après tout ce temps, c’est bien de l’étreinte de ma mère, celle qui me sortit de mon profond sommeil. Du bac à sable où je jouais la veille, à ce lit d’hôpital, ma vue quasi obscure et ce gros « sparadrap » orange : nul besoin de me le dire, je pouvais l’imaginer : ma vie a changé en l’espace d’une journée. Dehors, mon père, au volant de la voiture, fait inhabituellement passer sa tête à travers la fenêtre, ses joues perlent de larmes.

Ma mère me serrait dans ses bras à chaque fois que le médecin passait le pas de la porte comme pour me protéger de ce qu’il allait dire ; les autres fois, elle essayait juste de se faire un transfert de douleur ; l’affliction provoquant des cris insoutenables. Mon père lui, faisait les cent pas dans les couloirs de l’hôpital, pour cacher sa peine, souvent. Deux mois plus tard, il est temps de retirer ce bandage et d’affronter la triste réalité : je fais partie de cette rare catégorie d’enfants nés avec une maladie congénitale qui malheureusement ne se déclenche que, bien plus tard, après la naissance. À quatre (4) ans, j’ai dû apprendre à me passer de la fonction motrice de mon œil gauche – tout ou presque était à refaire, il nous a fallu réapprendre à vivre.

 << Le monde n’a pas besoin de savoir ce qui se passe chez vous au quotidien ! Ouvrez les portes et donnez le meilleur de vous-mêmes. >>

Je n’ai pas connu la définition du mot handicapé dans les livres, je l’ai apprise sur le tas en voyant des personnes en fauteuils roulants mendier ou avoir du mal à se déplacer. Cette fois où je tendis une pièce à un mendiant qui avait le bras amputé, je lui dis : « bon courage » et lui de me répondre « à vous aussi, j’ai vu votre œil. » La claque que je me suis prise ce jour-là ! Ces neuf opérations de tatouage cornéen qui me bouffaient presque chaque année mes vacances scolaires ; ces mois de convalescence, enfermée dans le noir avec pour seul ami le poste radio – pour ceux qui me demandent souvent mon rapport à la musique, il vient surement de là, de ces moments où j’ai appris à entendre la musique, encore et encore durant des heures, des jours, des mois, dans le noir de ma chambre au point de n’en faire qu’un avec elle ; elle a été et continue d’être ma fidèle amie. Tout ceci pour finalement me rappeler que j’étais tout aussi handicapée ! Est-ce parce que j’ai un toit décent sur la tête en comparaison à ce mendiant qui traîne souvent sa canne ou qu’on tient par la main, que j’en suis moins aveugle ? J’ai mis beaucoup de temps à accepter certains mots dans mon vocabulaire au quotidien et je me demande si je les accepte encore à leur juste valeur.

Je me rappelle cette fois où j’accompagnai mon père voir son conseiller en assurance. Notre objectif était de le convaincre que cet énième opération de tatouage cornéen qui, comme son nom l’indique, est un tatouage reproductif de l’aspect de l’œil droit sur l’œil gauche, était vitale à mon équilibre – même si au fond nous savions tous les deux que ce n’était qu’un leurre ; mon père, parent en quête de normalité pour son enfant, me dicta les mots à répéter au conseiller afin qu’il accepte de donner son accord pour l’opération ; je visualisais mes vacances tomber à l’eau et mon isoloir déjà prêt à m’accueillir ; cette année-là, je compris qu’il fallait que cela s’arrête – on ne pourrait jamais rattraper ce qui était perdu au travers de l’esthétique, qui de surcroît ruinaient la santé physique et financière de mes parents. Le mot d’ordre était lancé : qui m’aime me suive, sinon passe son chemin ; je venais, enfin, d’embrasser mon autre moi.

Je n’ai pas toujours eu 2000 amis comme Facebook aime souvent à nous le faire croire, je n’avais au contraire que très peu d’amis ; je pourrais vous écrire un chapitre entier sur les insultes et moqueries en tout genre reçues de la part d’enfants ou d’adultes, mais ce serait sans intérêt certain. J’étais ce qu’on appelle le vilain petit canard boiteux ; dans ce monde carré à la perfection, je faisais souvent rond, donc tâche ; j’ai à contrario cette famille africaine qui me choie tellement d’amour qu’elle ne me parle jamais de ma condition ou évite au maximum d’en parler, voulant absolument me traiter comme une enfant normale. Seulement voilà, je ne l’étais pas forcément et j’aurais voulu savoir comment répondre à ces petits enfants qui me demandent « tata, pourquoi tes yeux sont différents ? » ou à ces adultes qui ne posent pas la question, mais qui posent le regard sur vous et meurent d’envie de savoir. Aujourd’hui, je sais quoi dire – j’ai appris comme une grande dans mon coin quoi dire pour éviter l’angoisse ou l’embarras. Je me permets donc de donner ce conseil aux parents qui vivent avec un enfant à condition handicapante d’une quelconque façon : donnez-leur autant d’amour que possible mais surtout, ne leur cachez en aucune manière la réalité, leur réalité ; préparez-les à affronter ce monde qui vous effraie, vous parents. Vous les voyez toujours tous petits, mais ils sont capables d’encaisser ces choses avec lesquels vous avez souvent du mal.

Si l’on vous demande aujourd’hui : de quoi avez-vous le plus peur ? Vous répondrez sûrement pour certains de mourir, pour d’autres des jeux extrêmes ou encore d’être sans un sou. J’ai très vite relégué ces craintes au second plan quand j’ai compris que faire mon shampoing, me prendre une poussière dans l’œil ou regarder pendant longtemps tournoyer une boule disco, pouvaient m’être fatal. Quand on attend 25 années pour avoir une autorisation de porter des lunettes de soleil, on ne s’aventure pas, au grand jamais, à séparer deux personnes qui se bagarrent ; on aurait bien plus à perdre que les protagonistes en question. Autant vous dire que mon médecin traitant m’aurait fait vivre dans une bulle pour ma propre protection, comme il le disait.

Une situation qui m’a le plus révoltée à l’époque, mon ophtalmologiste qui refusa de signer mon aptitude de bilan médical m’autorisant à exercer mon premier emploi. En plus d’avoir refusé de signer le document, il avait pris le soin d’appeler certains de ces collègues qui me mettaient tout de suite gentiment à la porte, moi et mon aptitude de travail dans le domaine du génie civil, qu’ils trouvaient trop dangereux. J’étais révoltée que l’on décide à ma place de ce que je pouvais ou ne pouvais pas faire ! J’ai finalement eu gain de cause, une semaine de recherche plus tard, auprès d’un autre spécialiste qui en échange me fit m’engager à des consultations encore plus régulières (comme si une fois chaque trois mois n’était pas déjà bien assez).

Aussi longtemps que je me souvienne, je n’ai de moi-même connu qu’un seul de mes visages – celui qui me porte – celui avec lequel je vous regarde, au quotidien, lunettes remontées. Ces dernières, je ne les retire que très peu, à force de m’être fait crier dessus, enfant, à maintes reprises, pour l’avoir fait, j’ai fini par les considérer comme étant mon visage – sans, ce serait comme être Adam et Ève après avoir mangé le fruit défendu ; je ressens toujours le besoin de les porter de peur d’être nue et à nue. Mon ophtalmologiste, à l’époque, avait trouvé que ce serait bien mieux pour une jeune fille de porter des lunettes pour masquer un handicap, cela paraîtrait plus beau aux yeux de la société. Voici comment j’en suis venue à porter ce masque, constamment.

Cette année, j’ai tenté le tout pour le tout ! Je suis allée à la rencontre d’un prothésiste et d’une ophtalmologiste pour programmer une opération chirurgicale. N’étant pas adepte de « petites victoires », j’attendais finir l’opération avant de finalement informer les miens. C’est alors que je fus convoquée quelques jours avant l’opération au cabinet médical pour me tenir au courant de l’impossibilité de l’opération initialement prévue, compte tenu des risques finalement trop élevés – contre expertise médicale également exposée. Le bon côté des choses, c’est que je m’en suis tirée avec une séance obligatoire et gratuite de thérapie ; la bonne dame a passé le plus clair de son temps à me rappeler que je n’aurais plus l’occasion de paraître normale « aux yeux de la société », du moins pour le moment, sans oublier de me poser la question suivante : et comment comptez-vous vivre avec ?

Je n’ai pas utilisé de mots raffinés pour écrire ce texte et je m’en excuse ; j’ai eu certaines fois l’impression de torturer mon âme afin qu’elle me délivre les expressions justes et je peux vous assurer que douloureux n’est que faible interprétation du ressenti. Pourquoi je vous l’écris, ce texte ? Je me suis également posé la question à maintes reprises. Je me passerai bien de votre pitié, si vous décidez, après avoir lu ce texte de vous montrer brave à chaque épreuve que vous rencontrez, d’embrasser la vie, de lui sourire contre vents et marées. Demain sera peut-être meilleur.

Pour rassurer certains, je ne fais pas que sourire comme une blonde le plus clair de mon temps ; oui, il m’arrive de me mettre en colère, oui je suis tout le temps aigrie quand je vois qu’ aujourd’hui dans les hôpitaux que « la cataracte » se soigne au laser en moins d’une heure et demande moins de deux semaines de convalescence. Oui j’ai les boules, car chaque année je perds des millimètres, la cornée et la sclère de mon œil rétrécissent, mes paupières se referment un peu plus et je m’interroge sur le devenir de cet œil, le mien ; mais je souris et je garde espoir que les lendemains seront meilleurs. Mon seul regret serait de ne pas accomplir tout ce que je me suis programmée, qu’une seule vie ne suffira pas à couvrir – en attendant je vis, je n’accepte pas d’être privée de liberté, de ma liberté, je prends ce que la vie me donne, je le redonne et je vous conseille d’en faire autant. Personne ne naît brave ou plein d’espoir ! Surtout, ne ratez pas votre chance lorsque l’occasion se présente, saisissez-les (bravoure ou espoir), vous n’aurez pas d’autres choix pour exister que de vous les approprier.

Je n’oserai pas m’ériger en exemple ou en martyr portant une cause – loin de moi toutes ces prétentions. Je jouis juste de la chance que j’ai de tenir un blog et d’y coucher des mots selon mon bon vouloir, pour moi ou pour toutes ces personnes intrigantes que vous pourrez croiser au détour d’une rue…

– Mélodie qui m’a permis d’écrire ce texte : Sam Smith / burning


J’ai choisi le succès, l’échec m’a rattrapée… [J’ai lu]

Selon le dictionnaire Larousse (en ligne) , l’échec se définit comme étant un résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, un manque de réussite ; une défaite, l’insuccès, le revers. Exemple : subir un échec. Un mot qui bien souvent s’accompagne d’un autre :  désillusion – le sentiment de quelqu’un qui constate que la réalité est différente de celle qui était imaginée ; désenchantement, déception, mécompte.

Tout est parti d’un fait anodin. J’ai lu ce livre dans lequel il est demandé aux lecteurs de dresser la liste de leurs plus gros échecs et d’en noter les conséquences. J’ai alors pouffé de rire repensant à un échec essuyé une fois en cuisine. Il était question de faire cuire du riz blanc sur une gazinière avec laquelle je faisais connaissance pour la première fois. Mon « cv » en matière de cuisine était à mon sens remarquable – mariage, baptême, anniversaire, funérailles, j’avais déjà cuisiné pour une centaine personnes qui n’avaient pas encore terminé aux urgences. Ma famille, composée de trois hommes à l’appétit d’ogre, peut même en témoigner. Et pourtant, à mes débuts en pays étranger, cette gazinière m’a fait essuyer la honte de ma vie – deux (2) ans après j’en parle, c’est vous dire combien j’en ai souffert. Le plus dur je pense, ça été de voir mon tuteur à l’époque rentrer du boulot, réaliser que je n’avais pas réussi à faire cuire « un simple riz blanc » sur sa gazinière. Il s’était marré quelques minutes, avant de rapidement se changer et faire cuire le riz en moins de 30 minutes. J’étais outragée – choquée – j’en voulais à ma propre personne ; moi la femme, la cuisine est censée être mon lieu de prédilection comme le veux la culture africaine. Mon ego en avait pris un coup et j’ai décidé de ne pas dîner ce soir-là ! J’ai préféré dormir le ventre creux pour me punir. Ensuite, je me suis appliquée, j’ai essayé encore et encore – je déteste les affronts et perdre me ronge le sang (au sens propre du terme). J’ai testé en long et en large les boutons de cette gazinière, jusqu’à trouver la combinaison magique de boutons (4-2). Cette joie de l’accomplissement après l’effort, je la ressens encore aujourd’hui. Ce n’est certes pas l’échec le plus cuisant de ma vie, c’était plutôt une désillusion, mais j’ai eu envie de la partager avec vous. Combien de fois avons-nous tourné le dos à nos échecs ? Trop peur d’y faire face ? De se souvenir de la douleur ? Qu’avons-nous appris depuis ?

Pour en revenir au titre de l’article, j’ai découvert Aude de THUIN au travers d’un MOOC. Elle y parlait de sa vie d’entrepreneure et de l’échec qui est bien souvent mis en sourdine ou très mal enseigné dans la société qui nous entoure. Intriguée par sa personne, je me suis tout de suite documentée et procurée son livre  » Forcer le destin : j’ai choisi le destin, l’échec m’a rattrapée ». Ce livre a entièrement répondu à mes attentes : il me bouffait mes nuits et mes jours ! Au moindre moment de répit, je m’empressais de replonger mes yeux dans ces lignes. Ce que j’ai par dessus tout aimé, c’est le côté atypique du livre ! Ecrire et laisser la latitude à sa thérapeute d’y rajouter des commentaires. C’est la tâche de co-auteur que Jeanne Siaud-FACCHIN, en qualité de thérapeute, a rempli avec brio ; un grand moment de culture générale que j’ai beaucoup apprécié (psychologie, psychanalyse, toujours présente, je réponds fascinée  – allez-y comprendre quelque chose !).

Aude de THUIN autrefois Odette le ROUX, est issue d’une famille de milieu modeste. Son père était boulanger et sa mère, femme au foyer. Des conditions de vie qu’elle avoue avoir détesté. Par-dessus tout, sa couleur de cheveux : roux, qui lui valait brimades et moqueries à l’époque. À l’âge de 17 ans, elle se fait renvoyer de l’école des sœurs et ne passe pas le BAC. Sa revanche sur la vie elle la voulait à tout prix ! Une vie différente, elle en avait rêvé ! Briser ce complexe qu’elle a, de cette classe de personnes élitistes qui aime fanfaronner avec ses gros diplômes à chaque sortie mondaine. Malgré tous ses efforts, elle le sentait encore, le regard des autres posé sur son parcours d’autodidacte, le jugement de la société… L’envie de se faire accepter et sa rage de vaincre lui ont donné d’exercer durant trente-cinq années (35) une vie professionnelle de serial entrepreneure. Elle comptait à son actif 5 entreprises, des salons (l’Art du Jardin), forums (Osons la france, Happy Happening, Asia Women’s forum, Women’s forum…) et autres associations à but non lucratif. Sociétés ou concepts rachetés pour certains, par de plus grosses structures faute de moyens financiers, mais encore dépôts de bilans et dettes à profusion pour les autres ! Comment celle qui est partie de rien et qui a réussi à se façonner une image de bourgeoise au fil du temps,  celle qui a reçu la légion d’honneur, qui côtoyait ministres, personnalités du CAC40 et autres personnes influentes du monde entier, se retrouve du jour au lendemain au tribunal du commerce pour son nième dépôt de bilan ? Cette fois-ci la coupe est pleine. Il faut en plus rendre les clés de la maison de Paris et se retirer dans la maison de campagne en Normandie. (The Rise and Fall). 

Vous avez donné la parole a tellement de dirigeants et de politiques de ce pays qu’ils auraient pu vous aider à leur tour, ça aurait été la moindre des choses. Lui répondait, le président tribunal, lors de son passage en redressement judiciaire.

À travers cette confession poignante, Aude de THUIN est aujourd’hui en pleine reconstruction de sa personne. Une totale remise en question dans le but d’identifier et mieux comprendre les raisons de cet échec. La claque que vous prenez quand savez que vous avez tout pour réussir, mais que vous continuez d’échouer sans cesse ! En attendant de trouver réponses à vos questions et pour vous aider à remonter la pente en cas d’échecs, voici 10 conseils parus dans le Time du 1er Juin 2015 :

  • Se doter d’un certain nombre de certitudes que rien ne peut ébranler ;
  • S’efforcer de trouver ce qu’il y a pu avoir de positif dans tout ce qui a pu nous arriver ou ce qui a été facteur de stress ;
  • S’inspirer de ceux qui sont résilients ;
  • Ne pas se détourner de ce qui nous fait peur : faire face ;
  • Demander d’urgence de l’aide dès que ça va mal ;
  • Apprendre autant de choses nouvelles que possible ;
  • Trouver l’exercice physique qui vous convient et le pratiquer sans faille ;
  • Ne pas culpabiliser ni vivre en regardant le passe ;
  • Se remettre en cause , identifier ce qui rend fort et se l’approprier ;

À la question de savoir ce qu’elle compte faire par la suite, Aude de THUIN répond à la fin de son livre :

Quand on me parle de demain, bien sûr j’y pense et j’y ai déjà réfléchi. Mais cela me perturbe aussi beaucoup. Malgré tout ce que j’ai vécu, je ne peux changer fondamentalement qui je suis… De quoi ma vie sera-t-elle donc faite ? Puisque je ne sais pas m’arrêter ? Je suis encore pleine de contradictions, car je reste fragile et je sais qu’il va me falloir aller puiser au fond de moi, l’énergie nécessaire pour avancer.

Ps : Elle est de nouveau sur les Rails ! Aude de Thuin est aujourd’hui à la tête du réseau et  forum : » Women In Africa » !


14 fautes d’anglais qui trahissent les francophones

Les anglophones sont polis. Du moins, c’est ce qu’on a pu remarquer. Et pourtant, il y a ces fautes écrites ou parlées qui les font enrager. Mais ils ont souvent du mal à nous le dire, préférant se résoudre à comprendre le sens premier de nos propos plutôt que de nous corriger à chaque mauvais pas.

Pour les besoins de l’article, un kenyan, un japonais-brésilien et un américain se sont prêtés au jeu : énumérer ces erreurs classiques que font les natifs francophones quand ils parlent l’anglais. Je  me permets de vous retranscrire leurs réponses en anglais pour éviter de les dénaturer.

  1. In French, you have the article ‘le’ or ‘la’ before so many things. It’s not the same in English hence using before every noun comes out funny.
  2. Male and female does not exist in English for non living things. Therefore, there is no gender for everything that does not breathe. Automatically everything become ‘it’.
  3. For every human being, you have to use he or she. Her or his. Therefore, for anything they own, you cannot say it’s name or its sister or it’s dog when referring to a human being. Calling someone ‘it’ is almost taken as an abuse.
  4. When saying Danielle’s dad, you say her Dad. Not his Dad. When saying Trump’s wife, you say his wife. Not her wife ! It’s his wife.
  5. Using « z » instead of « th ».
  6. Saying « i’m angry » instead of « i’m hungry » – watch out your pronunciation.
  7. Pronouncing « a sheet of paper » like  « a shit of paper ».
  8. Pronouncing « beach » like « bitch ».
  9. Adding an « s » to words already pluralized : men (s), women (s).
  10. Singing along to songs in English but speaking with only made-up words.
  11. Not pronouncing « h » at the start of words.
  12. (Or sometimes) Over-annuncianting the « h » at the beginning of a sentence. Example : « Hhhhhii »
  13. Using « to learn » instead of « to teach ». For example  » I learned him » instead of « I taught him ».
  14. Adding « a please » after saying something insulting « shut up please ».

En résumé, nous, les francophones devons faire plus attention à la prononciation des mots, à l’emploi des pronoms…  Ce qu’il y a de drôle dans tout ceci, c’est que nous sommes censés maîtriser les points cités plus hauts. Pour cause, ces erreurs grammaticales, d’orthographe classiques… Nous les avons étudiées au lycée. Vous savez maintenant ce que le savoir inutilisé devient.

On ne termine donc jamais d’apprendre. N’oubliez pas de taguer vos amis anglophones afin de compléter la liste et de nous permettre à tous, de nous améliorer. Tâchons le moins possible de réveiller « Shakespeare » au quotidien !


Réussir ses prises de parole en public : trucs & astuces.

Il y a de cela quelques mois, j’avais la lourde tâche de m’exprimer devant un public qui comptait près de 150 personnes. Je m’étais préparée du mieux que possible, je connaissais ma présentation par cœur, tel les « lyrics » d’un morceau de rap cher à mon cœur. Ma présentation, je la récitais à qui voulait l’entendre dans mon cercle de travail et m’extasiais devant cette opportunité. Le jour arriva enfin, c’était à mon tour de monter au pupitre quand l’organisateur de l’événement vint me souffler à l’oreille :

– euh Danielle, ta présentation tu la feras en anglais s’il te plait. La majorité du public ne parle pas le français.

Je revis encore, souvent cette scène, sans oublier le clin d’œil de ma supérieure en signe d’encouragement comme pour dire, il va te falloir improviser mais je sais que tu vas t’en sortir. J’avale ma salive, elle a un goût amer et je revois ces heures de préparation en boucle – en français – malheureusement.

Une fois installée, je souris à l’assemblée. Pour me détendre et gagner du temps je raconte une blague – blague à laquelle je suis la seule à rire – et pourtant, ils étaient censés rire à gorge déployée. « Tu es dans la merde Danielle, me disais-je intérieurement ». Plus de 50 diapositives techniques à expliquer en anglais et devoir répondre aux questions par la suite.

Si vous lisez ce texte c’est que tout s’est bien passé. J’ai fait mon travail comme il se devait, improvisant et souriant quand cela était nécessaire. Il y a cependant eu ce moment où « j’ai freeze », cela a duré 15 secondes, avant le début de ma présentation. Ce sont peut être les 15 secondes les plus longues d’une vie. Cette journée m’a fait repenser la définition du « self-control ».

Pour nous aider à mieux nous exprimer en public, j’ai ici recensé ces quelques astuces qui sont utiles lorsqu’on décide de les appliquer :

  • Avoir une tenue vestimentaire correcte adaptée à l’auditoire et aux circonstances
  • Faire en sorte de maîtriser son sujet de la meilleure des manières
  • Savoir contrôler sa voix
  • Se détacher de ses notes pour pouvoir regarder son auditoire
  • Aller à l’essentiel dans sa prise de parole
  • L’excellence étant une habitude il convient de vous exercer au maximum avant votre prise de parole
  • Il vous faut prendre du plaisir : s’exprimer, dire ce que l’on pense est un privilège. Rendez cet exercice ludique
  • Il faut connaitre son auditoire et le lieu où l’on va intervenir
  • Surtout travaillez votre gestuelle et la tonalité de votre voix afin de maintenir l’attention de l’auditoire et mieux lui transmette vos propos.
  • Si vous avez, de part votre profession ou votre environnement immédiat , la responsabilité de vous exprimer constamment devant un public, vous pouvez vous intéresser à des clubs ou associations tels que « toastmasters «  afin d’améliorer vos compétences en matière de communication.
  • S’il vous arrive de devoir gérer des « imprévus » comme ce fut mon cas – surtout gardez votre calme, vous maîtrisez assez bien votre sujet , vous seuls savez ce que vous avez à dire personne ne voit vos cartes. Concentrez-vous la dessus.

Enfin comme le disait Rosine, dite Sarah Bernhardt  » le trac vient avec le talent » n’ayez pas peur d’avoir le trac, apprenez plutôt à le contrôler.


Quand le fer croise l’acier

Jusqu’à très peu de temps, je trouvais ridicule l’idée de partager ses expériences les plus douloureuses avec les autres. J’y voyais en certains cas, une faiblesse; surtout quand il est facile, de prévoir à l’avance, lire sur le visage des autres le mot « pitié »- mot auquel, votre image serait longtemps associée.

J’ai cependant appris, que le silence est une arme tout aussi dangereuse qu’une plume qui se couche ou des mots prononcés à la volée, qu’on ne peut rattraper. Nos histoires aussi personnelles soient-elles, sont parfois le déclic que d’autres attendent depuis si longtemps, pour enfin bouger. J’ai aperçu ce petit garçon, que je ne pouvais sauver du regard des yeux et je me suis rappelée de la chance que j’avais, moi, de pouvoir encore écrire.

Enfant, j’ai été tyrannisée par d’autres enfants. J’avais cet handicap, qui d’office me disqualifiais à la course « de camarade de jeu ». Chaque jour, jusqu’à être fin prête à affronter l’Humanité – la toute puissante qui se nourrit du regard des autres, j’apprenais à cultiver force et mental. J’ai aiguisé ces armes, appris à les aimer, au point où très peu de choses arrivaient réellement à m’ébranler – elles faisaient maintenant parties de moi.

Un soir alors que je m’y attendais très peu, j’ai ressenti cette étrange sensation d’abandon ; mes forces n’étaient plus et mon mental consumait tel du papier sur feu de bois. J’avais beau lutté, rien n’y faisait ; les jours passaient et j’allais devoir me résoudre à tout recommencer à zéro. Comment cela était-ce possible ? Pendant que je réfléchissais au pourquoi, le sport dans toute sa diversité, enchaînait les exploits sur grand écran, captivant un peu plus mon attention :

  • Football Américain : Tom Brady remontait au score avec les Patriots pour gagner la finale du super bowl – une victoire historique, un nouveau record dans le milieu (un match à revoir encore et encore).
  • Tennis : Roger Federer, qui réalise peut être l’un des plus beaux come-back de l’histoire du tennis, en ce moment.
  • Tennis : Serena Williams qui après plusieurs essais infructueux avait fini par égaler le record de victoires en Grand Chelem et un succès record global dans l’histoire du tennis féminin. Dans son documentaire autobiographique produit par Epix, Billie Jean King lui léguait cette phrase : « cause Pressure is a Privilege ».

Je m’étais finalement rendu compte de mon erreur : j’avais passé le plus clair de mon temps à nourrir mes ambitions, mes rêves, prenant force et mental pour acquis. J’avais maintenant droit au revers de la balle – comme quoi, on n’est jamais assez bien préparés pour jouer contre la vie.

La force tout comme le mental, sont des armes qui demandent maîtrise et précision afin de nous permettre d’atteindre nos objectifs. Il est nécessaire de pouvoir les maîtriser, les canaliser au risque de voir notre corps nous desservir. Dans certains cas, un trop plein de force, par exemple, s’avère inutile tout comme un trop peu, à nous de trouver le juste milieu.

J’ai perdu ces armes le jour où j’ai égaré ma motivation et une certaine rage de vaincre. Ce fameux jour où le fer a croisé l’Acier. Aujourd’hui je travaille à les regagner, je me mettrai surement au sport, qui sait ?. Une chose est certaine, apprenez à extérioriser, au moins une fois par semaine, vos émotions, à travers le sport ou toutes autres activités qui vous enseignent la discipline, la maîtrise de  qui est en vous ; cultivez votre mental, sans relâche, jusqu’à atteindre votre but.

Prenez du recul, autant qu’il vous en faudra si cela s’avère nécessaire, pour analyser ce qui vous arrive et tirez-en des leçons pour la suite. La vie attendra, si avez décidé d’en être acteur, elle attendra son tour pour entrer en scène à vos côtés. N’oubliez pas ! Rappelez-vous constamment de ce qui vous motive, de ce qui vous a motivé ou de ce qui vous motivera. Mettez votre organisme à jour de vos envies. 


Qu’avez-vous osé d’extra-ordinaire en 2016 ?

La vie ne tient qu’à un fil, tout comme la peur et le courage se partagent le même fil !

Notre objectif en sortant de chez nous, ce dimanche matin, était de faire une balade dans les belles rues de la ville, pour ensuite rejoindre notre domicile, m’étais-je dis… Mais, c’était mal connaître ce groupe de Kényans, qui m’a adopté – après une heure de route et une autre à vadrouiller, nous nous retrouvions à escalader une montagne.

Était-ce prévu ? Non ! Est-ce une activité que j’aurais pensé faire un jour , de moi-même ? Non ayi -pourquoi même ? Étions-nous équipés pour ? Non et Non, nous avons loué tout le matériel sur place ! Et pourtant ce fut un moment si crispant qu’il en est devenu magique ! Nous avons osé, sur un coup de tête !

L’étape première, « la plus facile « était bien-sur la tyrolienne (et pourtant ce n’est pas une mince affaire avec l’altitude autant vous dire que ce n’est pas toujours évident). Ensuite, il nous a fallu escalader la montagne en décrochant et accrochant nos crochets et cables, aux fur et à mesure pour pouvoir avancer. En bas, la foule- un village tout en entier qui s’attroupait sur la place publique du village (cette place, qui se trouve pile poil en dessous des montagnes – un beau public prêt à assister à votre spectacle ou à votre chute). 

La troisième étape consistait à marcher sur un fil métallique pour rejoindre deux montagnes, sur une distance d’environ 20 mètres . Ils étaient tous excités et avançaient d’un pas conquérant, excepté moi. Était-ce la peur qui m’empêchait d’avancer ? Le risque de chute ? Je restai figée un bon moment. Je me décidai finalement, à terminer l’épreuve ; le technicien qui nous avait accroché aux câbles et s’apprêtait à intervenir à n’importe quel moment, me voyant arriver le sourire aux lèvres, pouffa de rire avant de dire : vous aviez peur d’en vouloir plus ? Ne vous inquiétez pas nous sommes tous passés par là !

Il avait compris – Je venais d’affronter le vide et le pire c’est que j’avais aimé – je voulais y retourner incessamment, me forcer à avancer encore et encore ; cette sensation d’invincibilité à toutes épreuves – l’adrénaline. On ne sait pas de quoi on est capable, jusqu’à ce qu’on se lance ! Et vous qu’avez-vous osé d’extra-ordinaire en  2016 et quelle leçon en tirez-vous ?


Mon top 5 – Lecture 2016

L’année tire à sa fin et j’aimerais profiter de cette plateforme pour partager avec vous ces quelques livres qui ont rythmés mon année.  À vous de faire pareil, en me listant au moins 5 livres, de votre bibliothèque que vous recommanderiez volontiers à lire et à offrir.

1 – Angela Merkel: The Chancellor and Her World (Stefan Kornelius) : une année autobiographique j’ai bien envie de dire ; j’ai passé en revue les livres autobiographiques de personnages politiques qui me fascinent depuis si longtemps. Celui-ci est un must have, si bien écrit et pensé différemment, des autobiographies que j’ai l’habitude de lire. Un extrait :

« this is the secret od her power : Angela Merkel will only get involded in an argument if she knows that she will win in the end. Those who undermine the state… In the end there is no chain of dictatorship, no fetter of oppression that can withstand the strength of freedom. That’s my firm belief, and it will continue to guide me. »

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2 – Guerres intimes (Sara Daniel) : ce livre je l’ai obtenu pour pas cher, mais je dois bien avouer qu’il m’a fait rappeler combien la vie coûtait si chère ! – un extrait :

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« Comme les marins d’Ulysse, j’ai oublié qu’un jour j’ai fait autre chose que d’être en voyage en Afghanistan. Je suis hypnotisée , prisonière de cette aventure, du premier de mes reportages de guerres, le plus douloureux et le plus beau… »

3 – Demain, j’aurai vingt ans (Alain Mabanckou) : si vous n’avez jamais lu un livre de Alain Mabanckou, je vous incite vivement à le faire. Peut importe le titre choisissez en un de cet auteur et lancez-vous. On se retrouve à coup sûr, dans ces répliques à l’africaine  – un extrait : 

« Lorsque monsieur Mutombo vient voir  mon père le dimanche, ils vont dans un bar de l’avenue de l’Indépendance. S’ils restent trop longtemps dans le bar, maman Pauline me dit :

– Michel, toi tu es assis comme un idiot alors que ton père et monsieur Mutombo sont dans un bar ! Lève-toi, va donc voir s’ils sont en train  de payer à boire aux jeunes filles du quartier et de les embrasser sur la bouche !

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4- Entreprenante Afrique (Jean-michel Sévérino, Jérémy Hajdenberg) – des livres qui traitent entrepreneuriat il en existe pléthore. Pourquoi celui-ci plutôt qu’un autre ? Parce que j’ai fortement apprécié le travail de recherche documentaire et historique de ce livre. Un extrait :

 » De toute évidence, les entrepreneurs africains n’ont été convaincus ni par les livres de Schumpeter et Samuelson ni par les rapports de la Banque mondiale. Ils ont, tout simplement observé l’Afrique qui se transforme et cette transformation les rend optimistes.

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5 – Big Magic – Living beyond fear (Elizabeth Gilbert) – Si comme moi, vous êtes un amoureux de livres qui traitent de créativité, en continue, en voici un que je vous conseille vivement ! j’ai mis un peu plus de temps que prévu pour le lire, mais je l’ai terminé avec le sourire aux lèvres. Un extrait :

 » The universe buries strange jewels deep within us all, and then stands back to see if we can find them. The hunt to uncover those jewels–that’s creative living. The courage to go on that hunt in the first place–that’s what separates a mundane existence from a more enchanted one. The often surprising results of that hunt–that’s what I call Big Magic.

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En décembre, ils doivent tous être heureux…

Chaque année, à l’approche des fêtes, il est de coutume de voir mon fil d’actualité facebook, grouiller de messages, d’appels à poser des actes de charité en faveur des plus démunis et des orphelins. Certains « tapent l’oeil » sur ces posts, d’autres par contre se laissent prendre par la main ou par le cœur et finissent par faire des dons. Pour avoir longtemps analysé ces cris de cœur, je peux clairement vous dire « qu’on abuse de vous », qu’on vous fait passer le mauvais message et voici pourquoi :

Les phrases d’accroche ressemblent à celles-ci : « n’oubliez pas votre prochain », « pensez à ces bouts de choux », « offrez-leur un Noël de rêve », « faites des dons sans arrières-pensées », « pensez à ces vies que vous allez transformer » (la liste étant non exhaustive je vous laisse la compléter) .

Ce que l’on oublie de vous dire ou ce sur quoi l’on insiste le moins possible, pendant qu’on vous gave d’images tristes et de slogans poétiques, c’est cette phrase : « IL Y A PLUS DE JOIE À DONNER QU’À RECEVOIR ». Ce qu’ils hésitent à dire, c’est qu’en vérité, les plus démunis, c’est « VOUS ». Vous qui êtes entourés de tous ces autres mais qui n’êtes en réalité, riches de personneVous qui avez passé toute l’année à courir sans vous arrêter un instant pour apprécier les simples plaisirs de la vie au point de vous extasier sans grand effort devant le sourire innocent d’un enfant que la vie a, pour l’instant, mal loti. 

L’année dernière, j’ai participé à une action sociale organisée par Bénévoles en Action – Africa (je ne vous demande pas de cliquer sur le lien, je ne fais surtout pas leur publicité et surtout je ne vous dis pas combien cette équipe de bénévoles est géniale). Ce fut une expérience humaine riche en émotions et en partages, qui m’a à coup sur laissé des marques. À travers des gestes simples que nous avons posé à l’encontre de « ces autres nous » c’est tout notre quotidien qui s’en est vu impacté. Il y a des moments comme ceux-ci, où l’humanité décide de reprendre des couleurs et choisit de vous appeler à témoins. L’essence même de l’existence nous était donnée de revisiter, de repenser.

Pour résumer, en Décembre ou peu importe le mois, si l’occasion se présente à vous , si le cœur vous en dit ou pas, participez à une action sociale, posez des actes de charité, mettez la main à la pâte pour les autres. Offrez-vous la joie du démuni ! 

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Fatigués mais heureux ! Avec Andy & Ray ^^
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Elle s’était approchée, pour voir de de plus près, un téléphone portable. Son image, je l’ai emportée avec moi et elle ne m’a pas quitté depuis.


10 astuces pour améliorer votre productivité

Enfant, à la question de savoir ce que j’aimerais faire en grandissant, je m’empressais de répondre : je veux être une busy woman (surtout ne riez pas- les rêves d’enfant deviennent très vite réalité) Je ne croyais pas si bien dire ; Aujourd’hui j’ai grandi et j’ai compris que la contrainte majeure des personnes « busy » est la notion du temps – la gestion du temps. Une problématique constamment d’actualité.

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J’ai récemment visionné la session 1 du TED Women2016 qui traitait également du sujet à travers le thème « it is about time « . L’une des conférencières disait entre autres :  » Nous track-ons notre argent mais nous ne track-ons pas notre temps – ce qui peut être dangereux » .

Combien sommes-nous à dire :  si seulement on pouvait rajouter un jour de plus au weekend ou encore il me faudrait 4 ou 5 heures de plus par jour pour y arriver ? Quelle gestion faisons-nous du temps qui nous est imparti ? Pour nous aider dans la gestion de nos tâches au quotidien, j’ai recensé ces quelques astuces, qui si elles sont suivies un tant soit peu, devraient nous permettre d’améliorer notre productivité à plusieurs niveaux.

1- Prenez conscience du fait que le temps est précieux, Donnez de la valeur au temps et les personnes autour de vous en feront autant. Vous n’avez pas de montre ? Achetez-en une, ayez la notion du temps !

2- Créez un emploi du temps – cela peut paraitre ringard, dépassé et pourtant c’est la base ! Que vous utilisiez un agenda papier, un organizer électronique, un calendrier, une application … apprenez à planifier ! Le moment le plus important de la journée doit être celui durant lequel vous prenez 30 minutes de votre temps pour recenser tout ce que vous avez à faire dans la journée. en prenant soin de marquer vos tâches par ordre de priorité. Cela parait évident et pourtant !!!

3- identifiez votre zone de productivité – certains sont du matin (entre 6-10h par exemple) quand d’autres sont plus à l’aise une fois la nuit tombée (00h -04h). Dès que vous aurez trouvé la zone qui vous correspond, assurez-vous de la mettre à profit en complétant les tâches les plus importantes en premier .

4- Dormez – La moyenne de temps de repos est comprise entre 7 et 8 heures. Assurez-vous de pouvoir vous offrir un temps de repos.

5- Fixez des temps limites (deadlines) aux tâches que vous devez accomplir mais, aussi et surtout sachez dire NON !

7- Apprenez à identifier ce qui épuise votre temps. Comment ? Chaque fin de weekend, faites un audit, en repensant à vos activités de la semaine; amusez-vous à noter, sur un bout de papier, avec une estimation du temps imparti pour la tâche, les actions que vous avez effectuées. Vous aurez ainsi un aperçu de ce que vous pourrez améliorer. Il existe également des applications ou des extensions (google chrome) telles que « time you web » qui vous permettent d’ évaluer le temps que vous passez sur les sites internet. Des statistiques par jour, mois sont disponibles..

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8- Les réseaux sociaux : une manière d’améliorer votre productivité passe par une réorganisation de votre relation avec les réseaux sociaux. Le plus important : sachez quoi y faire et combien de temps y rester. Les réseaux sociaux sont une échappatoire facile lorsque nous essayons d’éviter quelque chose que nous avons à faire. Il est maintenant possible de programmer des tâches à l’avance sur twitter, facebook, pensez-y pour éviter d’être constamment connectés. Pour les plus « accros », il existe aussi des chronomètres en ligne tels que eggtimer, activez-le.

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9-  Si vous voulez vraiment apporter une amélioration à votre quotidien, transformez ces astuces en habitudes. De plus, lisez des livres sur le « time-management » pour en tirer les meilleurs conseils et ainsi mieux vous organiser. 

10 – Quand vous aurez réussi à prioriser, une autre étape sera de penser à déléguer


Quand est-ce le début de l’année chez vous ?

J’échangeais récemment avec des amies sur la notion de « renouveau ». Une envie, une inspiration au changement ? Un esprit et une attitude nouvelle qui nous donne souvent des ailes quand bien même les conditions météo semblent mauvaises – peu nous importe, nous sommes déjà sur notre petit nuage, prêts à toucher le ciel . Le monde peut bien s’en plaindre, nous ressentons juste que c’est le bon moment, il faut  le faire !

Un soir d’août 2014, j’étais dans ma chambre, un post-it et un feutre en main. Exaspérée par énormément de choses, j’écrivais sur ce bout de papier  » je mettrai tout en oeuvre pour que l’année 2015 soit différente de celle en cours (2014 )- Il est temps de faire bouger les choses. ». Je le collais à l’arrière de la porte de ma chambre, histoire de relire le message chaque matin en partant. En septembre déjà, les choses commençaient à bouger – mais pas comme je l’espérais. Les uns à la suite des autres, je voyais les membres de ma famille séjourner de longs moments à l’hôpital.

Il nous fallait parfois concilier heures de boulot et job d’infirmiers, à temps partiel. Cela ne m’avait pas intrigué plus que ça, pour autant. La fin de l’année 2014 suivait donc son cours et moi, toujours pleine d’optimisme, je m’activais de mon côté pour rester fidèle à mon post-it. Le mois de décembre arriva enfin. L’occasion de festoyer, de lever les verres à la nouvelle année, de porter nos rêves et aspirations, très haut dans les cieux.

C’est donc sur cette note pleine d’espoir que janvier 2015 fit son entrée. Malheureusement, c’était reparti pour un tour, les miens semblaient vouloir m’abandonner pour de vrai. Au mois d’avril, j’en touchais un mot à ma sœur, lui confessant ce que j’avais écrit sur le post-it et collé à l’arrière de ma porte – elle s’était mise à rire avant de me dire :  » il n’y a que toi , Danielle, pour penser que ce que tu as écrit sur un bout de papier peut avoir une quelconque influence sur ton quotidien. Oublie ça ! c’est la vie il y a des hauts et des bas, ça va aller ». Que Nenni ! mai et  juin filèrent que nous continuions à toucher le fond, sans trop savoir vers quel saint nous tourner. Je me décidais à brûler le post-it pensant intérieurement que tous les efforts déployés depuis avaient failli à mes attentes.

Le mois de juillet pointa donc le nez – une accalmie totale. J’avais fini par me convaincre que j’avais fait le bon choix en brûlant le post-it. Ma famille se remettait de moments difficiles pour ouvrir les bras à d’autres jours, plus joyeux. Le mois d’août 2015 fut magnifique. Il nous en pleuvait des bénédictions de partout, au point où il me fallait parfois choisir de refuser certaines opportunités, à mon grand désarroi. Nous étions en août 2015 et mon année venait enfin de commencer ! Je repensais au post-it écrit en août 2014 et j’ai ri. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de recul que j’écris ce texte. Ce bout de papier sur lequel j’avais gravé une pensée très forte avait fait bougé mon monde et celui de ma famille. Non, nous ne sommes pas pour autant au bout de nos peines, mais j’ai voulu marquer une pause pour observer et faire preuve de gratitude.

Certains renouveaux ont besoin d’un léger coup de pousse de notre part tandis que des changements plus grands demandent parfois énormément de sacrifices volontaires auxquels nous ne sommes pas forcément mentalement préparés. Certains arrivent à supporter les moments d’orage tandis que d’autres choisissent de s’arrêter dès que l’orage pointe son nez. Il nous convient parfois d’avoir un regard neuf sur notre situation. Elle peut paraître désespérante parfois, mais elle n’est pas pour autant insurmontable. Peut importe ce qui vous arrive, ce que vous aurez à traverser comme épreuves, si vous ressentez au fond de vous que c’est le bon moment alors ce sera le bon moment. Surtout ne lâchez rien, accrochez-vous, forgez-vous le mental qui correspond à votre situation, afin de trouver le moyen d’atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. N’éteignez pas la lumière qui brille, elle attend que vous la découvriez afin de vous éclairer, vous et votre entourage. N’attendez pas les douze (12) coups de minuit de décembre pour prendre vos résolutions de l’année à venir. En réalité votre année commence quand vous l’avez décidé et quand vous êtes prêts à mettre les choses en place (la main à la pâte) pour qu’il en soit ainsi.

Mon année 2017 à moi a débuté en ce mois de septembre 2016, mon message post-it est le suivant : « cette année sera radieuse et je compte bien y arriver « .
Et vous ? Quand est-ce que ce sera le début de l’année pour vous ?

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La fête des Pères !

Mon père et moi faisons certainement partie de cette exception de la théorie de la relation père-fille. Non, nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde. Je dirais même plus, je suis peut-être l’un de ses plus grands mystères ! N’empêche, nous sommes ce que la génétique aura fait de plus exact : des copies un peu trop conformes.

Mon père, est celui-là qui s’est vu des fois, contracter deux, voire trois boulots à la chaîne, pour assurer à ses enfants une éducation minimale, correcte, pour qu’un jour nous puissions venir le défier avec nos grandes théories acquises sur les bancs et nos ambitions toujours plus folles les unes que les autres.

Mon père, est également celui qui se tient près de moi, quand j’ai souvent le plaisir d’entendre : « nous sommes désolés, il n’y a plus grand chose à faire ». À ces moments là, dans ses yeux qui suffisent largement à nous infliger chicote et punition, habituellement, je réapprends cette leçon qu’il m’a enseignée, dès le plus jeune âge :

Lui : « Danielle, tu sais combien de temps dure un match de football ?

Moi : « 90 minutes ? »

Lui : « Non ! 90 minutes plus le temps additionnel ; rappelle-toi le temps additionnel à lui seul suffit à renverser le cours d’un match, c’est pour cela qu’il ne faut pas s’arrêter de jouer jusqu’à la fin ! »

C’était sa façon à lui de m’apprendre à ne jamais baisser les bras avant le coup de sifflet final du match qu’est la vie. 

Mon père, nous avons appris à le craindre, à le respecter, à l’aimer, je ne saurais cependant vous dire dans quel ordre. Je crois bien qu’il se moque de savoir dans quel ordre, du moment que son trop grand amour pour nous, suffit à justifier ses choix et ses décisions. Comme tout « père Africain » il a cette grande fierté et cette expression qui leur est commune : « un père ne se trompe pas – ne s’excuse que très rarement et tout ce qu’il dit ou pense est, en théorie, vraie ! « . De ce fait, l’un de ses plus grands défis, aura été d’éduquer une progéniture qui ne sera jamais rentrée dans « des moules pré-faits ». Un jour peut-être, nous pardonnera t-il, d’avoir eu foi en l’inexistant et d’avoir naïvement mais férocement cru en notre instinct, ce « nous », qui nous rappelle constamment notre unicité et qu’il nous est parfois difficile de rendre plus explicite. Cette nouvelle génération aura rajouté l’espérance et façonné le combat de la motivation inspirée des plus anciens, dans ce monde qui a définitivement perdu en linéarité mais gagné en absurdité.

Un jour, mon père nous a dit : « à présent nous sommes cinq » – ce furent les mots les plus difficiles qu’il ait jamais prononcé en notre présence. Depuis ce temps, je nourris constamment le désir de l’emmener sur cette île, sur mon île , de le voir sourire le temps d’un instant et de lui dire à mon tour : « Je ne sais pas si tu as fait tout ce qu’il fallait, mais je sais que tu as fait du mieux que tu pouvais et crois-moi tu as réussi à mener ta petite troupe à bon port. Nous t’en serons éternellement reconnaissants ».

Aux pères (et aux futurs pères) que sont Marlone, Siriki, Andeka – que vous dire que vous ne sachiez déjà ! Soyez de bons pères – soyez des héros de pères – soyez des pères dont on se souvient, malgré tout – qu’on porte comme notre plus grande fierté et qu’on regarde comme notre plus beau reflet dans le miroir – soyez des pères que l’ambition aura portée, sans en altérer les valeurs – Merci de nous pousser à nous envoler. 

Bonne fête aux pères d’ici et d’ailleurs ! Heureuse journée de célébration.

 


Souvenirs d’enfance

Pour les besoins d’un exercice, je devais me remémorer des souvenirs d’enfance – j’en ai tellement ri intérieurement que je me suis décidée, finalement, à les partager avec vous. L’utilisation du pronom « tu » n’est que pur choix stylistique.

Enfant, tu regardais tes petites copines « couper des feuilles » pour imiter leurs mamans à la cuisine, « les filles vous jouez à quoi aujourd’hui? » « On va préparer de la sauce « kplalalala »* La scène se déroulait toujours en version rapide dans ta tête, cette image où tu les vois attroupées à simuler la préparation de la sauce, disposer les poupées, les assiettes de dînettes et faire comme à la maison… Retour à la réalité : toi tu avais sans doute bien mieux à faire, t’adonner à des jeux plus dangereux, par exemple, ou te balancer dans les arbres et reproduire une pâle copie de Tarzan, sans short en peau de léopard, ou encore abattre de pauvres oiseaux dans le ciel avec une corde rouge rigide rattachée à un bout de bois en forme d’ « Y » communément appelé « lance-pierre ». 

Mais avant, il fallait que ton frère réussisse à convaincre sa bande de laisser sa pénible sœur les suivre. Tu observais la scène de loin, jusqu’à ce que le « ok » te soit donné d’approcher, et enfin tu pouvais gambader dans les rues du quartier. Le pire dans tout cela, c’était bien sûr les midis, lorsque, sous le soleil brûlant de 14 heures, tu te retrouvais à compter tes billes, à attendre d’en gagner encore plus ou à accepter de te séparer de tes préférées s’il t’arrivait de perdre au jeu. Et voilà que ton père arrive, ne sachant plus trop quoi faire de cet enfant qu’il appelait désespérément « ma fille », juste pour se rassurer que tel était bien encore le cas. Quand il était furieux, il décidait de te consigner à la maison.

Au début, l’envie te venait de pleurer, mais dans les secondes qui suivaient ton imagination débordante prenait le dessus, et, bien que cela était interdit, tu te rappelais alors que le salon s’averait être un très bel espace de jeux finalement. Tu ramenais donc des capsules, du savon, du papier, des stylos et un bout de papier aluminium ; les plus aguerris d’entre vous auront tout de suite reconnus le jeu : « Tek-tek »* ! En moins de cinq minutes, ton frère et toi transformiez cet espace décoré de carreaux 2×2, en terrain de football gazon synthétique, avec les commentaires et les bruits du stade. C’était ensuite autour de la mère d’entrer dans la place pour se plaindre du vacarme et pour vous expulser de la maison, comme il se doit. Quoi demander de plus? Vous n’attendiez que cela, vous en profitiez pour vous déclarer la guerre, fouiller dans du sable, pour ensuite vous faire taper sur les mollets (solé-mollet).

Après avoir dépensé toute cette énergie, il vous arrivait de vous rappeler qu’il fallait prendre un bain pour sentir aussi bons et paraître aussi propres que les enfants qui sont dans les publicités à la télévision. C’était donc, avec beaucoup de regrets, que vous disiez au-revoir à la nuit tombée, lui promettant qu’un jour, vous auriez, vous aussi, le droit de vous promener le soir, comme les grands. J’ai volontairement omis de mentionner les cartes collector « Panini » à coller dans les magazines. Vous relater l’histoire de ces cartes et leur « ’odeur » toute particulière, nous prendraient un paragraphe tout entier #Passons.

Panini-America-logo

Rassurez-vous, tout ceci est bien loin dernière nous, aujourd’hui je suis une jolie jeune fille comme dans les magazines. J’aime cuisiner pour mes proches et je peux me mettre à hurler comme une furie lorsque l’occasion se présente de paraître fille-fille. Celle-là même qui « adore » maintenant perdre « huit heures » de son temps (voire plus) entre les salons de coiffure et de pédicure/manucure, pour, la plupart du temps, écouter des discussions qui n’apportent pas grand-chose à l’évolution de la planète. Et, quand l’inspiration me prend et que les discussions m’ennuient, je m’amuse à me faire oublier sous le casque à cheveux, histoire de ne pas trop me faire remarquer et afin d’éviter d’écouter ce qui se dit qui ne m’intéresse pas plus que ça. Mon record personnel a été d’avoir passé deux heures de temps sous le casque. La coiffeuse, bien-évidemment emportée par la causerie, avait oublié que mon cuir chevelu était en contact direct avec cette machine qui peut débiter jusqu’à 200 degrés de chaleur. Toute confuse, elle ne cessait de s’excuser à chaque seconde qu’elle passait le peigne dans mes cheveux, jusqu’au moment où je lui confiai que ce n’était pas si grave que cela, en fait j’avais préféré ce moment à celui où j’étais physiquement présente avec le reste des clientes du salon, à les écouter bavarder encore et encore. Elle avait l’air choqué – je pense – elle avait arrêté de me coiffer.

Aujourd’hui, je prends le temps de faire des gommages de corps, pour oublier le nombre de fois où mes genoux ont traîné dans la poussière ou sur le dallage non lissé de la cour de mes parents. Peut être que cela aidera mon père à se dire qu’on aurait pu un jour tenter le concours Miss #EnormeDigression et mon mari ne remarquera ainsi sûrement rien de ce passé pas très esthétique. Maintenant, je feins de ne pas tout comprendre au football, au basket-ball ou au tennis ou du moins j’essaie de m’adapter aux personnes que j’ai en face de moi. Comme ces filles que je rencontre parfois dans des endroits populaires, en train d’assister à des rencontres sportives auxquelles elles ne comprennent absolument rien ; solidarité de couple ; alors qu’elles donneraient bien tout l’or du monde pour être affalées dans leur divan à regarder une télé-novela quelconque à la place. J’essaie de me dire que c’est le même effet que je ressens à chaque fois que je dois me rendre dans un salon de manucure-pédicure et qu’après avoir calculé le temps mis,  j’aurais pu achever de lire un livre par exemple ; solidarité féminine.

Rassurez-vous, tout ceci c’est maintenant le présent, je suis une jolie jeune fille comme dans les magazines, qui aime cuisiner pour ses proches et qui peut se mettre à hurler comme une furie lorsque l’occasion se présente de paraître fille-fille. Je fais même mieux, je m’affuble de rose, parfois !

kplalala = sauce ivoirienne à base de feuille

Tek-tek = jeu de billes populaire dans l’enfance

M.D.


Il était une fois les toilettes.

Selon les données de la Banque mondiale, environ 68% de la population mondiale a accès à des installations sanitaires améliorées. Mais les disparités sont nombreuses : ils sont 7% au Soudan du Sud et 100% dans les pays développés. Cependant, savoir le nombre exact de personnes qui utilisent les toilettes ou s’ils sont utilisés de façon hygiénique ou pas est difficile. Il existe depuis 2001, une organisation mondiale  des toilettes (World Toilet Organization – WTO) qui déclare chaque 19 novembre de l’année : la journée mondiale des toilettes.

Pour vous dire vrai, je ne comprenais pas que l’on puisse célébrer la journée mondiale des toilettes ! Cela m’avait toujours fait sourire mais je pense : plus maintenant.

J’ai récemment été emmené à collaborer sur un projet de réflexion d’aménagement d’équipements qui portait sur : des toilettes ! Pourquoi ? Parce que force est malheureusement de constater que certains pays se battent encore pour que leurs populations utilisent les toilettes mis à disposition. Près de 2.4 milliards d’individus vivent encore aujourd’hui sans toilettes ! Après avoir passé une journée entière de réflexion sur le sujet, je ris moins en pensant à la journée mondiale des toilettes. 

Cela parait pourtant évident que les toilettes et les latrines doivent être utilisés pour être efficaces et prévenir la propagation de maladies. Ce n’est cependant pas encore le cas dans certains pays où beaucoup de personnes n’utilisent pas les toilettes, même lorsque il y en a de disponibles. Dans un exercice bien particulier, il nous a été demandé de chercher à comprendre pourquoi ces personnes n’utilisent pas encore les toilettes avant de penser à modifier leurs comportements. 

Certaines recherches montrent que la mauvaise utilisation ou la non exploitation des latrines hygiéniques est liée à différents facteurs :

– L’incohérence des réponses dans les enquêtes : on suppose souvent que les réponses représente les activités de l’ensemble du ménage. En Inde par exemple, une étude a montré que plus de 40 % des ménages avec des latrines ont au moins un membre qui défèque en plein air.

– Le sexe (hommes ou femmes) : une étude en Ethiopie a montré une différence entre l’utilisation des latrines faite par les hommes, les femmes, les filles et les garçons.

– Jeune ou Âgé : Beaucoup de mères pensent encore que les selles des enfants sont inoffensifs. Au Cambodge, par exemple, seulement 20 % des matières fécales des enfants sont éliminés dans une installation d’assainissement améliorée.

– une autre étude en Ethiopie a montré la différence entre l’utilisation distincte des toilettes à la maison et hors de la maison. Environ 33 % des adultes pratiquent la défécation en plein air tout en étant basés à la maison, mais 77 % pratiquent la défécation en plein air à un lieu de travail.

– La Religion et la Culture : Plusieurs études ont montré que la fourniture de toilettes ne garantit pas l’utilisation quand il y a des barrières comportementales importantes et culturellement ancrées à l’aide de latrines. Comme c’est le cas en Ethiopie, en Inde où certains ménages considèrent qu’avoir une latrine familiale pourrait largement endommager la pureté de la maison. Dans certaines régions d’Afrique de l’Est , les mythes soutiennent que les hommes ne défèquent pas.

– Une autre raison pour laquelle la construction de toilettes ne suffit pas de conduire à une utilisation hygiénique est comment les gens se nettoient après la défécation. Certaines personnes s’essuyent à l’aide de papier ou d’une autre substance. D’autres personnes se lavent, avec de l’eau ou avec leur main. Ainsi, non seulement une alimentation en eau est nécessaire pour le nettoyage et le lavage des mains ; mais aussi pour le rinçage, le nettoyage anal.

Au vu de tous ces facteurs humains qui entrent en ligne de compte dans la conception et l’utilisation des sanitaires, une nouvelle façon de penser et d’agir est nécessaire. En attendant, je vous invite fortement à utiliser les sanitaires et ce de la façon plus hygiénique qui soit !

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Source : Wikipedia

A Bon lecteur, Salut !

Webographie :

– Démographie 2010 et l’Enquête sur la santé ( Miller – Petrie , Voigt , McLennan , Cairncross ,  Jenkins , 2015 ).

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-Enquête Ethiopie : Enquête Ethiopie