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La Finlande a son école du futur

Les psychologues pour enfants répètent, depuis bien longtemps, qu’il suffit de changer l’approche actuelle de l’éducation pour que les jeunes commencent à vraiment aimer l’école.  Car avant de réellement savoir ce qu’est une salle de classe, presque tous les enfants en âge préscolaire disent qu’ils ont hâte d’y aller, mais au bout de quelques semaines ils déchantent.

Dans la ville finlandaise d’Espoo, à l’ecole Saunalahti,  les enseignants et les professionnels de VERSTAS Architects ont décidé de changer un peu les choses. Ils ont complètement abandonné la structure typique et ennuyeuse, et réinventé l’agencement habituel des salles de classe.1 

L’espace de 10 500 mètres carrés, rassemble l’école maternelle, l’école primaire, le collège et le lycée, le théâtre, la cantine, la bibliothèque, la salle de gym, et bien d’autres espaces. Les cours ont lieu dans une ambiance détendue, chaque enfant s’assied où il veut, et la communication entre les élèves pendant les leçons est encouragée.

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La plupart des cours sont dispensés en ateliers, chaque enfant ayant la responsabilité de s’asseoir sur une chaise de bureau qui s’adapte à sa hauteur et qui peut rouler jusqu’à l’autre bout de la salle de classe.

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La cantine est le lieu de rencontre de tous ceux qui participent au processus éducatif ; c’est aussi le décor idéal pour faire des concerts, des fêtes et des festivals.

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Pour les finitions des espaces intérieurs, les zones communes de mobilité sont peintes en couleurs brillantes, chacune a une tonalité spéciale, ce qui évite que les enfants ne se perdent.

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Les grandes fenêtres avec vue sur la nature et sur la cour de jeu aident les enfants à interagir avec l’environnement, car les couloirs sont placés de façon à ce que l’on n’ait pas l’impression d’être enfermé entre quatre murs.


Les luminaires dans la maison

Dans les grands volumes, l’éclairage a une triple mission: éclairer – occuper l’espace et  créer des repères intimistes dans la maison. Pour respecter ces principes, sont beaucoup utilisés ces objets que voici :

1- les suspensions, doivent au moins répondre aux deux critères imposés que sont : occuper le volume de la pièce et produire un éclairage ponctuel.

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  1. Les lampadaires : doivent répondre aux mêmes critères de taille et d’éclairage ciblé. C’est pourquoi, pour les pièces de vie de grande superficie, on utilise souvent des lampadaires à pied déporté et à la tige en forme d’arc. Tous les styles sont permis mais la tendance est à la démesure: plus la pièce sera grande, plus on pourra choisir un lampadaire aux dimensions généreuses.trois-lampadaires-pour-donner-du-style-au-salon

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  1. Les lampes à poser directement au sol ou sur une table basse permettent de diffuser une lumière rasante propice aux ambiances intimes. Il est de ce fait,  toujours préférable de choisir des modèles de grande taille, en adéquation avec celle de la pièce.

525x339xegg-111-525x339.jpg.pagespeed.ic.mmyQdvd_5P 602fd90ae8ec52a0f07541462931f09a 08234538-photo-lampes-salon-eclairage-design4. le spot plafond est un système d’éclairage de plus en plus répandu. Il comporte en effet de nombreux avantages : petit, efficace et fonctionnel, sobre et discret par sa nature et sa conception.

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Les luminaires sont en général considérés comme des « accessoires » de décoration malgré leur fonction primordiale. Il est évident que les dimensions des nouveaux luminaires en font des pièces de mobilier à part entière, il vaut mieux prendre le temps de les choisir comme on le ferait pour un canapé ou un lit.

Webographie :.decoatouslesetages

Imagerie : google images


Décoration : les couleurs de l’année 2016

Chaque année depuis 16 ans, Pantone (société américaine fondée depuis 1866 qui fabrique des nuanciers de couleurs pour les fabricants de cosmétiques) annonce la teinte qui fera notre année et dictera nos envies mode et déco. Pour la première fois en 2016, ce n’est pas une couleur, mais plutôt une association de deux tons qui a  remporté les suffrages.

Après le Marsala en 2015 (couleur à mi-chemin entre un terracotta et un vieux rose), le choix s’est porté cette année sur le Rose Quartz 13-1520 et le bleu Serenity 15-3919
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Leatrice Eiseman, Directrice exécutif du Pantone Color Institute, justifie le choix de ces couleurs en ces termes : « Les consommateurs recherchent bien-être et plénitude en antidote au stress de nos modes de vie modernes … Ces couleurs créent la balance dans un monde chaotique, en offrant le parfait contrepoint aux vies effrénées et fracturées que la technologie ont apporté. »

Rose Quartz et Serenity offrent une multitude d’harmonies. En se combinant avec des teintes neutres (rose ou gris) ou plus foncées (bleu foncé, noir), le contraste met alors parfaitement en valeur les deux couleurs de l’année 2016. Le ton Pastel est donc lancé !

Si vous vous demandez comment combiner ces deux couleurs dans votre environnement quotidien, voici quelques exemples en images :

2 3 4 dinerWebographie : /blog.maisonsdumonde.com

 


De l’enfer, je reviendrai

– Quatorze chapitres (14), avec une moyenne de douze (12) pages chacun.

– Vingt (21) , le nombre de fois que Nelson Mandela est cité dans le livre. Trois (03) fois Barack Obama et deux (02) pour Paulo Coelho.

– L’avant-propos rédigé par son avocat M. Seri S. Zoukou, annonce très tôt, les couleurs des écrits à suivre :

« Charles Blé Goudé…avait décidé de faire de moi, un des avocats ayant le redoutable privilège de conduire sa défense …. Charles mon ami d’enfance devenu par la force d’un sort injuste, prisonnier de la CPI »

« Une rébellion éclata dans la nuit du 18 Septembre 2002, Charles quitta Manchester, interrompant ses études pour se porter au chevet de la mère patrie »

« …Il ne voulait pas être ministre, il n »a accepté que par obéissance et par solidarité »

– Ces citations qui vous arrachent un fou rire, au fur à mesure que vous tournez les pages du livre :

 » Quand on porte un canari sur la tète, on ne s’aventure pas sur une aire de jeu où les enfants lancent des pierres. »

« C’est quand le mur est fissuré que le lézard pénètre dans la demeure »

« on ne lapide pas un arbre qui ne porte pas de bons fruits »

 » Un fruit bien mur ne pourrit jamais en l’air »

 » ce n’est pas parce qu’on a faim qu’il faut vendre ses dents »

– Ces phrases qui donnent à réfléchir : 

 » Qu’un camarade ne puisse pas partager le même point de vue que nous sur un sujet ne doit pas systématiquement faire de lui un traître. »

« Je nous considère tous en détention. Que ce soit entre quatre murs ou que cette prison soit à ciel ouvert… »

« La douleur physique bien que réelle est néanmoins supportable…La plus atroce, celle qui vous transperce le cœur comme les rayons du soleil ardent assèchent le feuillage d’un arbre, c’est la blessure morale. Elle ne verse certes pas de sang , mais sa plaie est profonde et sa cicatrice indélébile. De cette blessure on reste infirme à vie »

– Ces piques à l’opposant :

« Ce nouveau régime, fruit d’un accouchement par césarienne, a habitué les Ivoiriens à la théâtralisation de ce qui pourrait se gérer le plus simplement du monde. Visiblement, ces gens ont un appétit de reconnaissance. Ils peinent à troquer leurs habits d’anciens rebelles contre les tenues conformes à leur nouveau statut. »

 » à la DST, la règle demeure le mensonge. La seule fois qu’une vérité a échappé de la bouche du commissaire Ingadi, c’est lorsqu’il m’a confié n’être qu’un gardien à qui le pouvoir a confié un colis. »

« Pauvre Cote d’Ivoire, l’audition pour mon transfert à la CPI est interdite au public. Pourtant j’ai le droit à un public particulier, uniquement composé de policiers et de soldats FRCI qui remplissent la salle. »

– D’autres faits qui constituent la majeure partie du livre (que je n’ai pas cité ici), qu’il convient à tout un chacun d’apprécier selon son sens critique, à savoir : son extradition du Ghana en Cote d’Ivoire, les conditions de sa détention, sa vie à la DST, son voisin de cellule Mohamed le Djihadiste,  les photos volées à la DST, son processus de transfert à la CPI…

En résumé, les écrits ne sont que ce qu’on en fait. Libre à chacun, de les interpréter selon son bon vouloir. Croire ou ne pas croire là n’est pas vraiment la question. L’enjeu devient plus important lorsque l’on décide de pousser la réflexion plus loin. Pour ma part, je me devais de lire ces lignes, ne dit-on pas que la somme des récits constituent l’histoire ?!

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Lecture Addict

Après avoir été « taguée » par Stéphane et Eugenio, j’ai décidé, à mon tour, de me prêter à l’exercice qui consiste à répondre aux cinq (5) questions suivantes :

1- Quel auteur aimerais-tu faire revenir à la vie ? 

Sans hésiter, je dirais Johann Wolfgang von Goethe. Ce poète et dramaturge allemand a changé ma perception de la poésie et de la littérature de façon générale. De plus, J’aurai deux ou trois petites questions à lui poser, concernant sa théorie sur la lumière qui m’a longtemps fait cogiter (mais bon, je sais que vous en foutez un peu car vous ne le connaissez peut-être, ni d’adam, ni d’eve) ! Enfin bref, j’hésitais entre lui et Mark Twain, mais finalement, je serai plutôt enchantée que le premier revienne à la vie.

“Si les singes savaient s’ennuyer, ils pourraient devenir des hommes.” J.W.V.G.

2- Une couverture de livre que tu ne te lasseras jamais de regarder ?

Pour le moment je répondrai aucune ! Je n’ai pas encore tenu de livre entre les mains, dont la première de couverture m’a laissé sans voix, pour l’instant … Qui sait ? Surement mon prochain livre à paraître aux éditions du moment, me procurera enfin cette sensation ( Ps: ceci n’est ni un poisson d’avril  – ni un scoop d’ailleurs ^_^)

3-Quel héros (préciser le livre) aimerais-tu incarner et pourquoi ?

Hercule Poirot ! J’ai honte de vous dire le nombre de Agatha Christie que j’ai eu à lire (33 romans et 20 nouvelles ) tellement je cherchais à cerner le personnage. Je suis sure que même Colombo a un jour pensé à le prendre comme partenaire. à coté je citerai bien Harry Potter, juste pour me former à la magie !!!

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4- De quel livre ne pourras-tu jamais te séparer, même pour un prêt ?

En règle générale je n’aime pas prêter mes affaires, parce qu’elles ne reviennent jamais (on se connait en détails au quartier). J’avais donc du mal à me séparer de mes Paulo Coelho, mais bon, ça c’était avant. Maintenant j’arrive plus facilement à me détacher des romans, une fois que j’en ai tiré l’essentiel.

5-Le genre de romans que tu ne liras jamais ?

« Les romans à l’eau de rose » . Pour faire simple,  disons juste que ce n’est pas mon « genre » et ça ne risque pas de le devenir, un jour prochain.

 Tous ceux qui ont un blog et qui veulent bien participer à l’exercice, sentez vous « tagué » !


Un dimanche à Grand-Bassam

A quoi ressemblent mes dimanches ordinaires à Abidjan ?
Comme d’habitude je me serais levée tôt pour me rendre à l’église, puis, de retour à la maison, nous nous serions réunis en famille autour d’un bon plat  – sûrement du foutou à la sauce graine – avec fous rires garantis et papotage à n’en plus finir. En début d’après-midi mon téléphone aurait sûrement sonné : coup de fil des amis prêts à partir pour Grand-Bassam ! La destination idéale des dimanche ensoleillés…

Nous, on dit « Bassam ». En résumé : ville touristique au bord de la mer, à une heure de route d’Abidjan, connue pour son charme et ses superbes plages. Avec mes amis, en deux temps trois mouvements nous nous serions engouffrés dans une voiture, avec une glacière remplie de boissons fraîches, direction les vagues et le sable fin. Aux alentours de 18h nous aurions regagné Abidjan, après avoir bravé les embouteillages des quartiers de la zone sud.

Ce dimanche 13 mars 2016, comme n’importe quel dimanche, de nombreux abidjanais se sont sûrement laissés tentés par ce plan décrit plus-haut, levés de bonne heure et direction la plage ! Mais cette fois-ci certains d’entre eux ne seront jamais de retour à la maison. Leur chemin aura croisé celui des terroristes. Attaque sanglante : dix-huit morts selon le dernier bilan, à l’heure où je vous écris. Des consignes de sécurité sont données, un numéro vert est communiqué, les forces de sécurité ratissent les zones environnantes, tout le monde est en état d’alerte. Tout est bizarre, tout se mélange, j’ai du mal à digérer ce flot d’informations et toute cette émotion. Je ne cesse de me demander si cette horreur est vraiment arrivée. Assez vite je vois des messages affluer sur les réseaux sociaux et je réalise que la Côte d’Ivoire a été touchée pour de vrai. La Côte d’ivoire a fait son entrée dans le triste cercle des pays dont le risque de menace terroriste s’est transformée en « opération activée ». Aujourd’hui mon pays est désemparé et confus. Ca fait mal.

On en a marre d’être désolés et impuissants face au terrorisme qui frappe où il veut. Quel que soit le pays où l’on se trouve on veut continuer à rêver, parce qu’on veut garder foi en l’avenir même si ce monde semble être à l’agonie. Je ne coulerai pas de larmes pour ces tristes victimes de peur que mes larmes n’ échouent sur les plages de Grand-Bassam, en revanche je leur consacrerai ce billet, même s’il n’exprimera jamais à quel point nous avons le coeur brisé. Nous n’oublierons jamais les victimes de Grand-Bassam, nous prions et nous continuerons de prier pour eux et pour leurs familles.

Bien sûr, il faut dire et redire que le courage est plus fort que la peur, et, une fois nos morts ensevelis, nous retournerons comme nous savons si bien le faire sur les plages de Grand-Bassam. Nous irons sur ces belles plages, en famille, entre amis, pour passer du bon temps… Bassam a tremblé, mais la Côte d’Ivoire est debout. Le courage et la solidarité sont plus fort que la barbarie. Le courage et la solidarité nous aideront à surmonter cette épreuve.
Yako Bassam, Yako Côte d’Ivoire.

 

 

 


Ce mendiant qui égaya ma journée

Les quelques marches qui composent le parvis de l’Église se sont depuis bien longtemps substituées en ses locaux. De bonne heure, il s’y installe tant bien que mal, béquille en mains- jambe amputée et gobelet à jetons disposé devant lui. Il prend le temps de saluer tous ceux qui passent le pas de la porte, osant appeler certains par leurs prénoms. La première fois que nos regards se sont croisés je n’avais aucunement l’intention de lui donner une pièce (je l’avoue). Il m’a salué en disant : « bonjour mademoiselle, bonne messe, en ressortant pensez à moi. Merci «  égrenant ensuite, son chapelet. Tiens c’est nouveau ça, rarement je n’avais vu un mendiant (devant une Église, chapelet en main). En sortant, j’ai finalement cédé en mettant les peu de sous que j’avais, dans son gobelet. Le sourire au lèvres il dit : – « Merci et à demain » !  Je n’en revenais pas, il prévoyait même un lendemain !.

L’Église en question étant sur mon trajet quotidien, je fais l’effort d’y entrer le plus souvent histoire de m’y recueillir. Environ, une semaine passée, avait suffit à M. pour me cataloguer. Il me saluait assez vivement et surtout n’oubliait pas de dire : « au-revoir, bonne soirée à demain ». Un soir, agacé par son attitude, je lui demandai : « mais tu nous reconnais presque tous, tu nous vois entrer et sortir de l’Église pourquoi tu te permets de nous encaisser presque chaque jour ? Alors que la veille par exemple, quelqu’un a pris la peine de faire un geste en ta faveur. Laisse nous souffler un tout petit peu non ? » Toujours le sourire aux lèvres il me répondit :  » ma bonne dame, tous les jours ne se ressemblent pas ; hier tu m’avais peut-être donné ta dernière pièce, aujourd’hui qui sait ? Tu as peut-être gagné au loto et tu pourras m’en donner un peu plus ! Moi je n’harcèle pas –  je tente juste ma chance chaque jour ! « 

Qu’est-ce qu’on a bien rigolé ce jour-là ! M., m’expliqua qu’il avait été amputé de la jambe très jeune suite à un accident et depuis quelques années maintenant, il s’était résolu à installer ses quartiers devant cette Église, agacé d’entendre dire par son entourage, qu’il ne servait plus à grand-chose. Intriguée je lui ai alors demandé pourquoi est ce qu’il avait baissé les bras ? (dans le sens d’arrêter de se battre) et lui de me répondre : « beh tu vois, mes bras sont baissés pour tenir ma béquille. » (un mendiant qui fait dans l’humour, oh oui cela existe). Mais à la question de savoir si son lieu d’habitation était également le parvis de cette Église, Il s’est tout de suite empressé de répliquer – le regard plein de fierté- « Ah non ! Attention, je ne dors pas dehors moi, je paye un loyer ! Je viens juste ici histoire que Dieu pourvoie à mes besoins ! » (Vu sous cet angle, je ne pus m’empêcher de sourire – et oui nos pauvres pièces servaient au moins à quelque chose – à chacun son interprétation de la Bible ).

Hier au soir, alors que je passais devant l’Eglise toute éreintée, j’entends M. me saluer : « Bonsoir mademoiselle, tu ne viens pas ici aujourd’hui ? ». Il avait réussi à me faire approcher. Ayant lu sur mon visage, l’expression de la fatigue après boulot, il me posa la question de savoir : « Comment va ? Et la journée ? » (Un mendiant qui me demandait comment c’était passé ma journée, même en écrivant le texte, j’essaie de relativiser la conversation) . Je lui ai répondu « couci-couça – on fait aller !  » et là il m’a dit : « Eh tu sais, si ça ne va pas fort, tu viens là hein, il y a de la place pour nous tous ses enfants ! la maison est assez grande, allez viens je te fais la place « . Je pouffai de rire avant de finalement pousser la porte de l’Église ! En me voyant ressortir, il dit : « ça va mieux ? Rassure – toi aujourd’hui tu n’es pas obligée de mettre quelque chose dans mon pot, on va remettre à demain. Bonne soirée. » avant de lui-même éclater de rire à son tour.

Aujourd’hui, M., le mendiant, avait réussi à égayer ma journée ! En l’espace de quelques instants, il n’était plus ce nécessiteux de qui ont prend pitié chaque jour en passant, juste celui là qui avait su redonner le sourire à son prochain. La route est parfois longue, le chemin difficile, mais à chaque fois que nous en voulons un peu plus, Dieu fait de son mieux pour nous rappeler le minimum qu’il nous offre déjà au quotidien… Sachons être reconnaissants. C’est bien souvent une étape importante dans notre évolution …

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And then What ?

Ces jours derniers, j’ai vraiment eu du mal à écrire une phrase et pourtant ce ne sont ni les mots, ni l’inspiration qui manquaient. Peut-être bien le temps ? Mais là encore, fallacieuse excuse. Une esquisse de mon cerveau permettrait d’entrevoir comme une grosse boîte à idées – un genre de boules de loto en perpétuels mouvements qui attendent chacune, la probabilité d’être tirées au sort – et cela ne s’arrête jamais (on consulte pour ça ?) . Je ne sais pas à quoi carbure le vôtre de cerveau, mais le mien doit probablement être en permanence sponsorisé par Red Bull (enfin digression)

Pour en revenir au sujet de l’article –  le soir du 15 octobre dernier (jour de mon anniversaire) je me suis retrouvée dans une Église avec la ferme intention de ne demander qu’une et seule chose : un peu plus de sagesse, car ce monde devient un peu trop flou à mes yeux. Je m’étais repassée le film plusieurs fois en tête : moi entrant dans l’Église, me dirigeant vers la sainte croix,  demandant cette unique chose et en ressortant satisfaite – IL ne devrait normalement pas voir d’objection à ce sujet, je n’avais juste qu’à trouver les mots juste ! Que Nenni ! une fois dans l’enceinte du bâtiment, mes genoux rencontraient à peine le sol que ma bouche instinctivement prononçait ces mots magiques : « Dieu et si tu me rendais riche ? Un tout petit peu quand même ou beaucoup plus pourquoi pas ? J’ai tellement de choses à réaliser autour de moi, tu sondes les cœurs donc tu sais ! ». Au moment précis où je réalisais ce qui venait de se passer – mon cerveau venant de trahir les pensées de mon cœur – ce genre d’erreur dont on ne se rend compte malheureusement qu’une fois copie de devoir rendue,  je ne pouvais qu’écrire sur ma feuille au brouillon :  » je crois qu’on a vraiment touché le fond « .

La société nous impose tellement de critères, de contraintes ou de modes de vie que nous sommes finalement réduits à deux objectifs  : « gagner encore et encore plus d’argent ou faire passer les plaisirs des autres avant les nôtres « . Je me suis alors demandée : « And then what ? What’s next ? Pride & Happiness Right ? «  et toutes ces personnes qui confondent les sacrifices d’une vie et le temps perdu à ne pas se sentir vivre … Certains n’ont juste pas le temps, ni le courage de se suicider. Ils surfent sans vagues, sur le temps avec sûrement une montre qui décompte leurs jours … Où est donc passé le fun, la pleine jouissance de l’épanouissement, le libre, le beau, le juste, le volet je suis en vie et cela me fait me sentir bien !? Que sera donc notre fin si ne prenons même pas la peine d’en apprécier le parcours ? Demain les femmes n’auront plus le temps de porter leur grossesse, de vivre la joie de leur maternité ou de faire à manger comme d’autant ! l’âge, le temps et les ambitions auront fini par tuer nos besoins primaires. Le monde évolue, la société, l’Être Humain aussi ? (même si certains spécimen me laissent encore des doutes sur le sujet) 

Enfants nous étions 4,5,6,7… à bourdonner dans la maison familiale mais aujourd’hui nous n’en voulons que 2,1 voir 0 enfant dans le cocon familial – égoïsme assumé ? Financièrement résignés ? Nos devanciers avaient-ils moins de rêves et d’ambitions que nous ? Nos peurs sont-elles moins grandes que les leur ? Notre envie de liberté s’est-elle accrue avec le temps ? Avons-nous percé un des mystères de la créativité de la vie ou non ? Nos possibilités se sont-elles agrandies et nos contraintes amoindries ? Force est pourtant de constater qu’avant, on savait apprécier la vie mais ça, c’était avant ! Aujourd’hui nous sommes juste obligés de faire de courtes pauses pour vérifier que nous sommes encore – bien en vie … Un souci de l’Être humain, c’est quelquefois de vivre en se croyant immortel. Nos calculs sont parfois faussés par ce paramètre fin de vie que nous intégrons bien tard dans la formule.

Si nous prenions le temps souvent, de nous poser ce genre de questions : ce sera donc ça la fin ? And then what ? Cela vous permettrait peut-être de reconsidérer certains aspects de notre existence.

Ps: Quand je serai riche, je ne partagerai guère avec vous …

Bien Cordialement !

Texte écrit ce Jeudi 10/12/2015 entre 02h35 et 02h55 minutes

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Archibat 2015

Et c’est reparti pour une 5ième édition du salon ARCHIBAT ! (éditions précédentes 2007, 2009, 2011, 2013). Le plus grand salon international de l’Architecture et du Bâtiment de l’Afrique de l’ouest a ouvert ses portes à ABIDJAN (Cote d’Ivoire), le Mardi 01 décembre 2015 et ce jusqu’au Samedi 05 décembre 2015. Pour répondre à une demande sans cesse croissante des participants, ARCHIBAT se déplace sur le futur site du Parc d’Exposition d’Abidjan (route de l’aéroport). Le thème de cette année est le suivant : «Faites-le avec l’ architecte». 

  • Horaires d’ouverture de l’exposition : 9h – 19h
  • Horaires du Salon : 9h – 22h
  • Conditions d’accès au salon : Sur invitation ou confection de badge à l’entrée du site Route de l’Aéroport.
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Coupure du ruban par le 1er Ministre et la présidente de l’Ordre des Architectes de Cote d’Ivoire Crédit Photo – Fratmat
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Entrée sur carton d’invitation ou sur confection de badge visiteur à l’entrée du salon Crédit photo – Keita Ibrahim

Tous les acteurs majeurs de l’acte de bâtir s’y rencontrent pour développer des affaires, promouvoir leurs entreprises, lancer des nouveaux produits et découvrir les dernières innovations.

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Stand Fima Group – Crédit photo page facebook ARCHIBAT
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Stand JD Crédit Photo : page facebook Archibat

Pour mieux préparer votre visite, telechargez gratuitement l’application « archibat » pour Android et IOS sur play store . Avec l’appli Archibat retrouvez le plan de chacun des pavillons, la liste des exposants, leur stand, le programme des forums, et programmez votre visite selon vos désirs.

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Application disponible sur google play store

Cette édition 2015, sera marquée en perspective par :

  • Une Exposition avec environ 300 entreprises présentes sur 3500 m2
  • Un parcours du salon didactique sur l’activité de bâtir avec des pavillons thématiques (Bâtir, Finir, Aménager, Décorer, Habiter).
  • Un guichet unique présentant un panel  d’Architectes accessibles pour des consultations
  • Des Animations en continu (Conférences, ateliers,  et  Rencontres B to B)
  • Un magazine Spécial ARCHIBAT de 100 pages  édité en quadri sur papier couché. Imprimé en 10.000 exemplaires et distribué sur le Salon, le taux de conservation du magazine est en moyenne d’un an.
  • Un package de communication offrant des espaces  multiples et variés en direction des différentes cibles, et notamment des visiteurs  sur lesquels nos partenaires pourront optimiser leurs actions.
  • Plus de 25 pays attendus et 20 000 participants attendus…
  • Source et plus d’infos sur : https://www.archibat.ci/
  • hb
    Archibat est ouvert en soirée de 19h à 22h pour les afterworks au stand de Hollywood Boulevard

    RESTAU
    Espace restauration – Crédit Photo : page facebook Archibat


Les aventures de Kocoumbo

Kocoumbo est un jeune étudiant noir, parachuté dans un pays autre que le sien, pour ses études. À coups de détails tordus et de pensées floues, il vous dépeint cet univers nouveau auquel il tente de s’acclimater tout en douceur.

À la descente du train, Kocoumbo, galant fou, pense à proposer son aide à une jeune dame qui s’est fait bousculer par le trop-plein d’hommes à la gare. Sac étalé au sol, bottines à talons, mini-jupe- visualisez la peine qui s’exprimait par de mignonnes grimaces, sur le visage de la demoiselle. Trêve d’hésitations, Kocoumbo se lance à sa rescousse. Mais, au bout d’une minute, il se rend compte qu’il ne fait que ramasser des bouquins. C cette belle blonde n’a que des bouquins dans son sac ? (Quoi pas de maquillage, de miroir, de parfums ?) Beh dis-donc !

Quand les blondes d’aujourd’hui s’amusent à être intelligentes, elles n’y vont pas de main morte !  Avait-il failli conclure, quand avant, il prit le temps de jeter un coup d’œil aux titres des livres – de façon aléatoire, il réussit à lire ce qui suit : Livre 1 : « Comment lutter contre le stress au quotidien » – Livre 2 : « Qu’est-ce que la vie » – Livre 3 : « Les relations de couples, comment s’y prendre pour que ça fonctionne ? » Livre 4 : « Comment se faire de l’argent sans gros efforts » – Livre 5 : « Quelle éducation donner à ses enfants ? »

Qui est-ce qui a dit que la connaissance se trouve dans les livres ?  En voici une qui suit la logique à la lettre – page par page. Au diable l’interaction humaine, son avenir se joue dans les livres et sa vie à elle, se pratique à coup de feuilles imprimées vendues et lues. Le monde n’est finalement pas si virtuel que ça, il est aussi bouquin ! 

Un large sourire, en guise de remerciements et la revoilà lancée dans une course effrénée, sûrement vers une librairie pas loin, dans les environs. Depuis Kocoumbo  essaie d’imaginer, quel pourrait bien être le titre du prochain bouquin qu’elle s’offrira ! Vous avez des idées ? N’hésitez pas à partager !

À très vite pour la suite des aventures de Kocoumbo  !

etudian


Le collant collé

Dans le woro-woro en route pour Cocody. Premier arrêt : carrefour deux plateaux-sococé ;

– Cliente 1 : bonjour chef, je vais à Cocody,  j’ai 200 frcs…

– Le Chauffeur : non madame c’est 250, 50 francs là ça « paye » l’eau, je ne peux pas laisser…

– Cliente 1 : Pardon à cause de Dieu, il faut me prendre… Une seconde de réflexion – un hochement de tête en signe d’approbation- la cliente est installée – le trajet peut continuer…

Dans le woro-woro en route pour Cocody. Second arrêt : carrefour E.N.A.

Le chauffeur du véhicule semble apercevoir une « potentielle » cliente, à l’opposé de la route, il s’écrit alors presqu’ automatiquement :

– Lui : Collant collé tu vas à Cocody ?

– La cliente 2 : Eh toi, tu es malade ? c’est moi que tu appelles collant collé ? D’ailleurs même ce n’est pas un collant que j’ai porté , c’est un legging …

legging noir

– Lui :  haan c’est collant collé qualité supérieure ? Bon tu vas à Cocody ou bien tu ne vas pas ? Il eut pour simple réponse de la concernée  un « tchrrr »  d’une longueur interminable …. Et la voisine, sur la banquette arrière de rétorquer:

– Client 1 : Ah chef, toi même façon tu as appelé la dame est ce que c’est comme ça on fait ? Même si elle partait à Cocody, elle ne veut plus vouloir partir…

– Lui : Madame pardon, il ne faut pas parler dans mon affaire, ce sont tes 50 francs de transport je suis en train de chercher pour compléter ce que tu vas me donner donc pardon à cause de Dieu, il fat laisser ton discours on va arriver à Cocody !!!

Dans le woro-woro en route pour Cocody. Terminus : Saint Jean – tout le monde est descendu…

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Différents coloris de collants


La fin du ramadan 2015

« Le ramadan est pour les fidèles musulmans, le neuvième mois dans le calendrier lunaire. Il peut être de 29 ou de 30 jours. C’est un mois de privations qui se matérialise par le jeune, l’abstinence, la prière observés entre le lever et le coucher de soleil. C’est avant tout un engagement privé entre le croyant et Dieu, l’Etre suprême – un temps consacré à une réflexion intérieure, à la dévotion envers Dieu, et à la maîtrise de soi. Le premier jour du mois suivant est l’occasion de célébrations observées durant l’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne.  » source Wikipedia 

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Pause – Expliqué comme ceci, tout à l’air simple et profond, mais laissez-moi vous exposer cette réalité qui ne figure pas dans les livres. Le temps de ramadan au pays est souvent un mini combat ! Certains fidèles, ont la mine tellement renfrognée qu’on a envie de leur demander : « Qui t’a forcé à observer un temps de jeûne ? «  mais bon, on préfère passer son chemin pour éviter les embrouilles ; surtout lorsque le soleil pointe au zénith, il vaut mieux éviter toute discussion. Ensuite, il faut gérer l’épisode du rejet de salive (pour parler de crachat)  » à chaque coin de rue – là encore, il convient de se retenir pour éviter les embrouilles. (Croyez-le où non, le ramadan est un temps très participatif, où tout un chacun (chrétien comme musulman) fait beaucoup d’efforts sur soi !). Et ces heures terribles entre 13 h-14 h ou 17 h-18 h ! Ces moments où plus rien ne va…  Je me souviens de ce chauffeur de taxi qui m’a dit carrément  : « Madame à l’heure-là, c’est presque l’heure de la rupture,  si je te prends peut-être que je vais aller te jeter quelque part, parce que je suis faible, tellement j’ai faim ! Qu’Allah me pardonne « . Rien qu’à observer les panneaux on se demande, comment tenir, sans manger ni boire durant tout ce temps – une vraie torture morale – un acte de foi. Le temps du ramadan est l’un de ceux qui font apparaître les plus belles affiches publicitaires, dans les différentes artères de la ville d’Abidjan (chacun cherche son argent, comme on dit au pays). On devrait même, organiser un concours de la meilleure agence publicitaire à ce moment précis de l’année !

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Pause – Le ramadan au pays, c’est aussi et avant tout ce doux moment de partage entre frères. Le partage de vivres (sucre, aliments et autres paniers de fruits) aux fidèles observant le temps de jeûne. Et bien souvent, 18 h venue, l’odeur de la bouillie (de riz, mais ou mil) émane de la cuisine des voisins – on sonne à la porte – une soupière pleine à déguster, effleure vos narines, c’est l’heure de la coupure du jeûne ! Un rituel respecté durant tout le temps que dure le ramadan (les voisins non-musulmans peuvent témoigner de la joie de ces instants). Mais le moment que la majorité attend avec impatience, c’est bel et bien, le dernier jour de jeûne. Tous les programmes sont faits en fonction de cette date. Stress, angoisse, spéculations et superstitions sont le lot d’émotions partagé au cours de la journée d’avant le dernier jour. Unis pour la même cause (chrétiens comme musulmans)  le soir venu, rivent leurs milliers d’yeux vers le ciel, des milliers d’autres sur les réseaux sociaux ou leurs oreilles branchées sur les radios locales – Les chercheurs de lune naissent, chaque année à la même période, et leur réseau ne cesse de s’agrandir. Les plus courageux se décident finalement à suivre le journal télévisé de 20 h. Tous sans exception attendent le verdict final que voici :  » Selon un communiqué conjoint du Conseil supérieur des imams (Cosim), le Conseil des imams sunnites (Codis) et le Haut conseil de l’imamat et des oulémas de Côte d’Ivoire, la lune a été observée à Bouna dans le Nord-Est du pays, la fête de l’Aïd el-Fitr aura lieu ce vendredi 17 juillet 2015 « . La journée de vendredi est déclarée fériée, chômée et payée, annonce de son côté le gouvernement.  »

BONNE FÊTE A TOUS NOS FRÈRES MUSULMANS D’ICI ET D’AILLEURS ! QU’ALLAH SE SOUVIENNE DE VOUS… 

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Facebook So’delices


Ça y est j’ai commandé sur Jumia !

Tout a commencé lorsque j’ai voulu faire comme l’Ivoirien « trop branché », qui avec un minimum de sous en poche, peut s’offrir les services d’une boutique de vente en ligne. La plus connue à Abidjan : Jumia ! vas-y donc pour Jumia ! Besoin d’un smartphone qui allie à la fois qualité et prix, après plusieurs pages consultées sur leur site en ligne, Bingo j’ai trouvé celui qu’il me faut. Vite, je passe ma commande via l’application, commande validée. Plus tard dans la soirée, je reçois l’appel de leur service client, pour une confirmation définitive de la commande. OK, c’est fait je n’ai plus qu’à patienter 2 à 4 Jours, le temps de me faire livrer. La veille du jour de la livraison mais également le jour J dès 8 heures du matin, je reçois un message me signifiant que le livreur allait se rendre à l’adresse indiquée, ainsi que les contacts de ce dernier au bas du message. Tout se passe donc comme convenu, colis livré, cliente satisfaite.

Une semaine de pur bonheur avec mon nouveau téléphone. Ensuite, il me faut intégrer une puce nano dans le téléphone (musique de générique, c’est maintenant que les soucis commencent). Je me rends donc en agence , pour plus de précautions, achat d’une nouvelle puce nano, insertion dans le téléphone – aucune réaction. Et pourtant, la puce insérée dans un autre téléphone, fonctionne correctement. Le technicien de l’agence, m’explique, alors que cela arrive souvent : le support de port nano peut-être défaillant, pas besoin de paniquer, il faut juste rappeler Jumia, leur faire constater le souci et ils trouveront la solution.

OK, j’appelle Jumia, je tombe sur un conseiller client plutôt cool (environ 2 minutes au téléphone, sans plus). Il  m’explique la procédure de renvoi de produits et m’assure qu’en 2 jours maximum le problème aura trouvé une solution : le téléphone (ou un nouveau) me serait rendu. Pour ce faire, le lendemain le coursier viendrait récupérer le téléphone et tous les accessoires que j’aurai pris soin auparavant de remettre dans le coffret d’origine. Le lendemain matin donc, je reçois le message m’indiquant que le coursier allait passer récupérer le colis, avec toujours au bas du message les contacts du coursier. Bientôt 14 h, aucune nouvelle du fameux coursier. Je compose ses numéros, les deux passent sur la messagerie – le coursier ne sera pas passé ce jour-là. Le surlendemain, je rappelle le service client de Jumia, pour le leur signifier, histoire de savoir que faire ensuite.

Jumia promo

Allo ? Nouveau conseiller client, à qui il faut malheureusement tout réexpliquer de A à Z (et pourtant j’ai demandé à parler à l’ancien sans succès). Quand il a enfin compris mon souci, il demande à vérifier le numéro de commande ? Cher Monsieur cela fait plus de 2 semaines que j’ai passé commande, vous croyez en toute sincérité, que j’ai retenu un numéro de commande de plus de 8 chiffres, autre que celui d’un compte en banque ? Il se met lui-même à pouffer de rire et me demande alors le numéro de téléphone à partir duquel j’ai passé la commande : je dois patienter, le temps pour lui de retrouver le numéro de commande. Quelques minutes plus tard : Madame, je ne retrouve pas votre numéro comme ayant passé commande chez nous, vous êtes sûre qu’il s’agit bien de ce numéro ? Oui Monsieur, j’ai même été livrée je vous signale, il me reste juste à retourner le produit. OK me dit-il avant de me poser la question à 1000 points : Lorsque vous avez passé la commande, il y avait écrit +225 devant le numéro ou ça commençait simplement par 09… Je sentais la fumée me sortir par les oreilles, 22 minutes au téléphone, 22 minutes (de mon numéro 09 vers le service client 21… Comment comprendre quelque chose ! pour seulement savoir quand passe finalement le coursier ? )

J‘allais lui sortir une phrase pas très correcte, quand ce dernier me demande de patienter pour la nième fois et finit par me dire : votre numéro de commande commence par un 33… c’est bien ça ? Sur le coup j’ai failli pleurer – je crois que j’ai dit oui sans trop savoir – histoire qu’on puisse évoluer dans la conversation et toucher le vrai point. Ces vérifications effectuées, il me dit enfin : c’est vrai, je vois que le coursier devait passer depuis hier, ce n’est pas encore le cas ? Moi répondant en mode robotique : NON- ET-SES-TELS-NE-PAS-SENT-PAS ! OK patientez me dit-il, il va sûrement passer aujourd’hui (c’est tout ? 22 minutes pour ça ?) : OK écoutez monsieur, vous savez nous avons tous des occupations qui nous prennent du temps, nous ne pouvons pas rester à un endroit z à attendre des coursiers qui trient les jours avant de passer rencontrer les clients. Toute la journée d’hier, j’ai attendu un coursier qui ne s’est pas pointé, qui n’a pas donné signe de vie et qui n’était pas non plus joignable. Aujourd’hui on remet le couvert ? Je l’attends jusqu’à x heures s’il passe c’est ça sinon beh ce sera un autre jour ? Lui : vous avez raison madame, les coursiers ne devraient pas vous immobiliser comme cela… Bip bip bip mes unités sont épuisées ! Quoi vous comptez sur le service client  Jumia pour vous rappeler ? Ce ne sera pas ce jour-là en tout cas !

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Quelques heures de passées, mon téléphone se met à sonner , le coursier : « Allo oui c’est MOI !  (toi tu es qui ?) lorsqu’il s’est rendu compte que je ne réagissais pas vraiment, il s’est empressé de compléter – c’est moi le coursier je suis là pour récupérer le colis – MOI: Ah ok LUI : Mais c’est comment ? On se croise où ?  (Ayiaaa c’est comment ? ekiééé ) bref je continue … MOI : je viens vers vous pour vous remettre le colis. Une fois à son niveau, je lui demande pourquoi il ne s’était pas présenté dans la journée d’hier ? Et lui de me répondre : « Hii madame, mon téléphone là quand il pleut ne capte plus réseaux donc la petite pluie de hier là, ça fait que mes deux puces ne passaient pas ». Je n’ai pas voulu en savoir plus – j’ai juste rempli les formulaires qu’il fallait pour le laisser ensuite, continuer son chemin. Le téléphone, en question, devait m’être retourné dans la journée d’hier, mais tenez-vous bien, le numéro du service technique fournit dans le nième SMS a sonné toute cette après-midi sans réponse aucune et les numéros du nouveau coursier fournis dans ce même SMS étaient également hors service. J’attends donc patiemment le jour où le tout puissant Jumia trouvera le temps pour envoyer vers moi un coursier me remettre mon téléphone.

En attendant,  je me devais de rappeler à cette grosse machine ceci : ce sont les détails, qui éloignent les clients tels que MOI ! Le service client doit rappeler le client (surtout ne pas le laisser épuiser ses unités à chercher un numéro de commande OMG -franchement j’ai trouvé cela très décevant) . Sans oublier le coursier qui s’adresse à un client qu’il ne connait même pas sur un ton plus que familier… Enfin je ne peux dire qu’une chose : ça y est, j’ai commandé sur Jumia, et je sais à quoi m’en tenir – pour l’instant.

A BON LECTEUR SALUT !


Coupures d’électricité et fausses promesses

En Côte d’Ivoire, les coupures de courant se multiplient, et plus personne ne croit les promesses de la compagnie chargée de distribuer l’électricité dans le pays.

Bonsoir, ça va ? Bonne arrivée ! Faut t’asseoir. On te donne à boire ? Non ça va merci. Des nouvelles du pays ? Ah, on est là, il n’y a rien de grave, on émerge avec les mêmes habitudes. Pour être honnête avec vous, j’avais prévu de ne rien dire, ne surtout rien dire… jusqu’à hier au soir !

Toute éreintée, je rentre à la maison aux alentours de 18 heures, la fille de ménage m’accueille au pas de la porte avec cette nouvelle « ancienne » : « Tantie, ils ont coupé le courant depuis 14 heures, donc on est dans le noir, on attend« . Je ne sais même plus combien de fois j’ai entendu cette phrase, dans ma petite vie déjà de vécue. Toute affolée, je m’empresse de demander : et l’eau, il y a de l’eau ? : « Oui Tantie, aujourd’hui au moins la SODECI* a eu pitié de nous, ils n’ont pas coupé l’eau en même temps que le courant. Mais on ne sait jamais peut-être, qu’ils vont se rattraper la nuit oh, parce que ceux là, c’est comme s’ils font concours SODECI et CIE là ! » Une heure plus tard, le courant pointe son nez. Que faire d’autres à part l’accueillir à bras ouvert et faire mine d’oublier qu’il nous a privé de sa présence pendant 4 bonnes heures, sans justificatif aucun ? Allez on passe à autre chose, comme par exemple : se détendre devant la télévision ?

Dehors, la pluie a pris le relais. Elle gronde comme jamais. Impossible de regarder la télévision et pour cause : c’est au tour du satellite à travers CANAL HORIZONS de faire le malin ; aucune réception d’images à cause de la pluie. Dites-moi à quoi ça sert de payer sa facture de CANAL en saison de la pluie ? Mais à rien voyons ! C‘est à se demander si le satellite a ce problème uniquement lorsqu’il traverse la zone Afrique ? La saison des pluies est enseignée à l’école primaire depuis des décennies, annoncée à la télévision par des experts du domaine quelques mois avant, mais comment cela est-il possible que chaque année, à la même période, nous nous retrouvions avec les mêmes problèmes ? Volontés privée, publique, politique de ne rien faire ? (Question et réponses ouvertes en commentaires de l’article. Merci)

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Crédit image : compte facebook Delestron-un anti super-héros né sur les réseaux sociaux pour dénoncer les coupures intempestives d’électricité en C.I.

Pour en revenir à la Compagnie Ivoirienne d’Énervement, que dis-je la compagnie ivoirienne d’électricité (C.I.E.), unique fournisseur et distributeur d’électricité du pays. Si mes souvenirs sont bons :

  • En 2010 : suite à des pannes techniques sur l’une des centrales thermiques, le pays subissait des séries de délestage – comme jamais ressenties auparavant.
  • Début 2015 : des coupures à répétition ressemblant à celle de 2010 – délestage ? Non, la CIE ne fera aucune annonce officielle.
  • Avril 2015 : des soi-disant « travaux » sur le réseau électrique en vue d’en finir une bonne fois pour toute avec les problèmes de coupures intempestives. Pendant 30 jours, les ivoiriens ont mis leur foi en la C.I.E, espérant un miracle pour une fois dans le courant de leur vie . Niet – retour à la case coupure !
  • 21 Mai  2015 :le conseil a décidé de réviser à la hausse les tarifs de vente de l’électricité à partir du 1er juin 2015’’, déclarait le porte-parole du gouvernement, M. Bruno Koné, face à la presse, à l’issue d’une réunion du Conseil des ministres.
  • 27 Mai 2015 : aux assemblées annuelles de la BAD (qui se tenaient du 25 au 29 Mai dernier), une coupure de courant se produit en présence du premier représentant du pays, le Président himself ! (Delestron n’a pas honte, il n’a pas pitié non plus !)
  • 14 Juin 2015 : La majorité du pays est plongé dans le noir ! Blackout total pendant plus de 8 heures de temps, appréciable, selon la zone d’habitation. Le communiqué de la CIE, relatif à cet incident, déclarait : « Cette interruption de la fourniture de l’électricité est consécutive à un déclenchement en cascade des ouvrages de production et de transport pendant l’orage. » (si vous avez tout compris vous êtes sauvés, sinon la CIE ne s’excuse point : il n’ y a rien à voir, circulez !)

Il est important de rappeler que la Côte d’Ivoire fournit de l’électricité à plusieurs pays de la sous-région notamment le Ghana, le Togo, Le Bénin, le Liberia et envisage d’approvisionner la Sierra Leone. Les énergies renouvelables on en parle au pays ? Ou le taux de pollution est tellement bas, que nous ne devrions pas nous sentir concernés ? Le réchauffement climatique, la déforestation et tous ces trucs de développement durable bien sûr, ce sont encore des choses de blancs ! Ne vous inquiétez pas pour le moment ! Un jour autre, nous serons en train de courir après, histoire de rattraper notre retard quand bien même nous étions en avance sur la question !

À l’heure où j’écris cet article, le courant est encore interrompu dans ma zone d’habitation. L’Ivoirien, lambda, attend impatiemment, sa nouvelle facture d’électricité, dont les délais de règlement ont été raccourcis, le prix augmenté pendant que les coupures ont repris de plus belles. Voici à ce jour les nouvelles « anciennes » de ce bon vieux pays d’ Houphouët-Boigny (le nom doré de la décennie ! ). Je vous laisse apprécier par vous-mêmes, ce qu’on nous dit et ce qu’on ne nous dit pas.

À bon lecteur, salut !


Fête des pères : 7 idées cadeaux

Trouver des cadeaux originaux pour la fête des pères ou la fête des mères relève parfois d’un vrai casse-tête chinois ! Pour vous, nous avons pris le soin de relever ces quelques idées, qui à coup sûr vous permettront de célébrer au mieux, ces personnes chères à votre cœur.

1- Au rayon souvenirs-photographie, un shoot ça vous dit ? Sortez un peu de la routine classique, pour une fois invitez-vous à faire une séance de shooting photo (eh oui il n’y a pas que les mannequins qui y ont droit !). De beaux souvenirs à encadrer !

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2- Votre père est consommateur de (vins, liqueurs, bière) ? Ces quelques idées auxquelles vous pourrez penser : Un coffret d’explorateur classic ? Pour les amateurs de vin, ce verre est connu comme étant celui qui fait parler le vin. Et oui il n’y a pas qu’aux mères qu’on peut offrir un coffret de verres, aux pères aussi !

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à côté du lot de verre, il y a également les glaçons en pierre ! idéal pour le whisky et autres apéritifs, ces glaçons de pierre sont réutilisables, ils permettent de ne pas diluer le liquide dans lequel ils sont plongés et une chose est sûre ils seront le sujet de nombreuses discussions lors des apéritifs de votre père.

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Maintenant que vous avez ces quelques éléments, vous pouvez facilement composer un joli panier d’assortiments de vins et accessoires, à lui offrir !

Panier_cadeau3-Petit-déjeuner ou Brunch livré à domicile ? Et oui pourquoi pas ? Commandez de la nourriture comme à l’hôtel ou au restaurant et passez la journée à flemmarder, l’idée étant de passer du bon temps en famille, ensemble ! Allez on change pour une fois .

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4-Les objets personnalisés à offrir.  La liste est assez longue, il y en a pour tous les goûts et tous les choix ! l’idéal étant de choisir un objet utile, qui fera plaisir à votre père !

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5-Papa Geek ? Et oui, la technologie joue un rôle important dans nos vies au quotidien, alors n’hésitez pas à offrir aux pères « accros » aux nouvelles technologies des objets allant dans ce sens ! (le cadeau high-tech est le plus souvent une valeur sûre : Smartphones, accessoires pour sportifs, tablettes, casques bluetooth, …)

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6-Faites-lui Changer d’air ! Vous pouvez, si vous en avez les moyens lui offrir un voyage à l’étranger ou tout simplement l’emmener dans un endroit où vous pourrez vous assurer de passer du bon temps (allez à la plage, dans des endroits éco-touristiques ou autres endroits en contact avec la nature par exemple)

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7-Un peu d’affection ? Ce qui est écrit plus haut, c’est bien beau mais le jour j approche et vous êtes sans sou ou encore vous trouvez que votre père a déjà emmagasiné une tonne de cadeau au fil des années et bien ne vous tracassez pas à trop chercher : accordez-lui juste un peu de votre temps. Gavez le de votre attention, le temps d’un instant, le temps d’une journée ! en grandissant, on s’éloigne souvent de nos parents, ce qui ne veut pas pour autant dire qu’on ne les aime plus, mais bien souvent nous manquons d’affection à leur égard (du moins comme ils l’attendent ou l’espèrent de nous). Une journée parmi tant d’autres, vous est donnée pour essayer de rattraper le tir, ne vous faites surtout pas prier ! le temps qui passe ne se rattrape pas en général, profitez de ceux que vous aimez ! On n’a pas forcément les mots ou mêmes les gestes, mais on peut bien faire des efforts !

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Bonne fête à tous les pères (et potentiels pères qui liront cet article !) 

 


La Fratrie

Je me rappelle encore de ta naissance, comme si cela datait d’hier. Père et mère nous avaient chargés de ton identification (enfin, juste trouver comment te prénommer) et nous nous en étions donné à cœur joie. Te trouver des noms de baptême quoi de plus facile ? Notre imagination débordait déjà de prénoms aussi drôles que charmants, sérieux ou même ringards. Nous nous accordâmes finalement sur la combinaison parfaite, et t’accueillîmes à bras ouverts dans la bande joyeuse. Tes débuts d’être humain, auprès de nous, étaient plutôt délicats.

Le sourire et la joie de vivre qui nous caractérisaient, semblaient te faire défaut. Tes manières, tes chichis et que sais-je encore, toutes ces choses nouvelles que tu traînais, nous laissaient souvent penser que l’on t’avait sûrement échangé à l’hôpital contre un autre (pourquoi pas ? Cela arrive, les gens se trompent souvent non?). Mais toutes ces suspicions disparaissaient quand il nous arrivait de lever les yeux sur toi, la ressemblance avec ta génitrice, pouvait convertir plus d’un païen et suffisait à te concéder le bénéfice du doute. Cependant, cette question demeurait dans nos esprits : pourquoi ne sourit-il pas, s’il est bien l’un des nôtres ? 

Il nous a fallu attendre la douzième semaine pour voir le miracle se produire. Toi souriant, au photographe (que dis-je, toi souriant à la vue de l’objectif de l’appareil avec une seule idée en tête : le manger ou du moins y laisser ta marque, une énorme quantité de salives, pensant avoir affaire à ton repas du jour) venu te prendre en photos pour ton album de bébé – album qui marquait les différentes étapes de la vie, selon maman. Sur le coup, tu étais devenu le plus beau bébé, de la terre. De tout ton poids (Dieu seul sait, que tu pesais une tonne) , tu nous souriais, tu riais même et nous te rendions la pareille. Ce moment magique, personne ne voulut qu’il s’arrête, nous l’attendions depuis si longtemps.

Gamine, je dois avouer que je ne t’aimais pas beaucoup. Nous passions le plus clair de notre temps à nous disputer et maman te pardonnait tout, avec pour simple excuse, ces mots passe-partout : « il est petit – ayez pitié – il ne sait pas ce qu’il fait » (non mais ohh, c’est un humain avec toutes ses facultés comme nous, comment qu’il ne sait pas ce qu’il fait? Il le sait, il fait juste exprès, me disais-je !). Puis le temps a passé, de l’eau a coulé sous les ponts (comme on le dit de l’autre côté), mon instinct de protection à ton égard s’est accru. Pour toi, je me suis vue capable de déplacer des montagnes, pour toi je me suis surprise à pleurer quitte à te voir sourire, pour toi j’ai décidé d’être plus courageuse, de te tenir par la main et d’être la voix dans ta tête qui te dirait constamment  : « n’aie pas peur de poursuivre tes rêves, ne t’arrêtes pas là où tes pères ont tracé leur trait, vois et vas au-delà, de ce que l’on a bien pu te souhaiter. Continue de réaliser l’inattendu, l’inimaginable et l’impossible. Que tes années à venir soient encore plus belles et riches d’exploits. » C’est dans nos moments de faiblesses, que nous devrions nous sentir les plus forts, c’est de nos moments de tristesse que découlera notre joie la plus immense et nous ne te remercieront jamais assez de nous en faire la démonstration, chaque jour qui passe.
 Une sœur à son frère.
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Donnez vos vies à ….

Ce matin dans le woro-woro, deux passagers saoulés (à vous de deviner lequel l’était plus que l’autre) et la dame assise juste à coté d’eux sur la banquette arrière, sur le point de descendre :
– Elle : Bon, merci chauffeur. Faites bonne journée !
– Passager 1 (saoulé) : ahi et moi? Tu me dis pas bonne journée la Ière mère*?
– Elle : quand on dit « faites » ça veut dire que tout le monde est dedans, tu as compris? renchérit-Elle avant de descendre.
– Passager 2 (saoulé) s’adressant à son compagnon : Ahi la tantie là tu la connais où? Et puis ti s’amuse avec elle?

– Passager 1 (saoulé) : Je la connais au quartier kè, elle est dans un « ken* » d’église là ! C’est elle qui s’arrête au bord de la route pour crier : « Donnez votre vie à Jésus, donnez votre vie à Jésus là ! », c’est son travail qui est là. Je sais même pas elle est dans quoi ? Jésus même c’est qui ? Pourquoi moi j’ai lui donner ma vie ? Il a combien pour moi ? De lui donner ma vie cadeau comme ça ? Il a joué bidé quoi !
– Passager 2 (saoulé) : Chauffeur tu as quoi au cœur* ? Comment tu peux laisser tes passagers dans chaleur comme ça? Viens descendre la vitre ouais !
Ps: Toutes les vitres de la voiture sont descendues depuis le début de la course !
Donnez vos vies à ….

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(jargon Ivoirien)

Ière mère* = la vielle mère = la tantie, maman… 

ken* = truc = affaire

Chauffeur tu as quoi au cœur* = qu’est-ce que tu as contre nous?

 

À Bon lecteur Salut !

 


Un croquis parmi tant d’autres

Je vous ai fait un beau dessin, vous voulez le voir ? Le curseur un peu plus bas, ça y est vous y êtes…

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Un croquis parmi tant d’autres…

Le lundi dernier, en route pour une séance de travail, j’ai de façon hasardeuse (hasard qui je crois n’existe pas) entendu la conversation téléphonique d’une jeune dame. En substance, elle disait à son interlocuteur :  « Ça ne va pas trop actuellement, mais bientôt quand j’aurai atteint cet objectif, je serai plus heureuse ». Je voulais lui dire : « Eh c’est faux ! », mais je me suis ravisée, car primo je n’étais pas censée écouter la conversation, deuzio ce n’était absolument pas mes affaires ce qu’elle pouvait raconter, vu que je ne la connaissais pas personnellement ! Et pourtant je ne pouvais m’empêcher de repenser à ce qu’elle avait dit. Stylos et bout de feuille à portée de mains, j’ai fait ce croquis que vous apercevez plus haut, de sorte à me rappeler ce moment.

Life

Nous passons quasiment toute notre existence à pourchasser le bonheur, en nous disant pour certains, que c’est un état, un point où il ne se passe plus rien de malheureux, mais plutôt tout de joyeux, où tout se déroule selon notre convenance. À ma connaissance, à ce moment nous serions, si je ne m’abuse, au paradis du ciel (croyante je suis). On court encore et encore… Des fois on pense l’avoir rattrapé quand de nouveau il fait un bond, et nous voilà repartis- le processus en mode répétition infernale, toujours avec des objectifs plus élevés à atteindre. Le mode : « demain je serai heureux » toujours activé. Puis le temps passe, les interrogations s’entassent et demain, un jour perd la face…Que faisons-nous de ces intervalles entre deux points de rencontre du « fameux bonheur » ? Vivons-nous en stand-by, attendant le point B, pour nous sentir exister ? Si point B un jour nous arrivons à atteindre ou à reconnaître…B4

« La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie » Paulo Coelho

Assurez-vous de ne pas confondre la quête de votre légende personnelle (accomplissement personnel) et celle du bonheur. D’aucuns me diront qu’elles sont liées, certes elles peuvent l’être, à la différence qu’au bonheur on n’impose pas de limite d’âge ou de deadline.B3

Un jour, peut-être, vous vous rappellerez ce croquis là-haut, un jour, peut-être, vous vous sentirez heureux, un jour peut-être que, vous aurez compris que notre brassage de peines et de joie, de stress et de fous rires, de colère et d’amour, de coucher de soleil et de mise en terre, constitue notre collecte du bonheur. Si vous apprenez à supporter le poids de ce sac, vous serez à même d’en posséder un plus grand .

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J’ai une fois atteint un objectif important, un de ceux qui rendent les hommes fiers de vous. Et c’est malheureusement cette seule fois que le bonheur avait choisi de me fuir pour une longue période. Depuis j’ai recommencé à chercher à atteindre d’autres objectifs, mais avec une appréhension différente des choses. Et si vous me demandez présentement, dis quand serons-nous heureux? Je vous répondrai : Maintenant sans hésiter, après ce sera sûrement trop tard « Il n’y aura jamais de bons moments, de moments parfaits, si c’est ce que vous attendez pour vous laisser exister. Vous pouvez vous plaindre de ce que vous n’avez pas (je le fais quand je le peux lol), mais sachez reconnaître et apprécier ces moments qui ne durent souvent qu’un instant, mais qui vous transforment à jamais… Vos problèmes attendront, donnez-vous l’occasion d’être heureux plus souvent (c’est avant tout un état d’esprit). 

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À bon lecteur salut !