mareklloyd

Son homme !

Elle lut la notification du nouveau message reçu par son homme. On pouvait y lire : « c’était très bon, tout à l’heure. Merci pour ce délicieux moment ».

Elle soupira, puis après un temps d’absence, passa à l’action.

Résolution du cas 1

  • Mais qu’est-ce que tu racontes!? C’est plutôt à moi de te remercier. J’ai tellement adoré la soirée que nos moments non encore vécus me manquent déjà.
  • En plus d’être beau, élégant et intelligent, il est romantique 😍😍❤.

 [Il est aussi marié, sale pu*e! Calme toi Elia, calme toi.]

  • 😍❤😘. Je ne fais qu’essayer de te ressembler, ma muse. Tu sais, je veux que notre prochaine rencontre soit de l’ordre du divin. Envoie-moi tes coordonnées. Je t’enverrai de quoi t’offrir ce qu’il faut pour défier Venus.
  • Oh t’es chou mon bb ! T’inquiète pas, tu ne seras point déçu. Mon nom complet, c’est FOLIGAN Ayélé Katy. Adresse : …. ❤.

Pauvre Katy. Elle ne savait pas qu’au bout du compte, elle aurait plutôt envie de courir se réfugier sur Vénus. En effet, Elia communiqua directement ces coordonnées à son grand frère policier, réputé sauvage. La légende raconte qu’il est celui qui a inspiré l’histoire de Rambo. Bref, cas 1 réglé, sinon en cours de résolution.

Résolution du cas 2

  • AKORI OURO APHTAL ! MONSIEUR AKORI OURO APHTAL !

Après la première convocation, son homme répondit par un « Oui » qui sentait déjà que quelque chose ne tournait pas rond. À la deuxième, il sortit de la douche, serviette attaché au niveau de la taille, mousse de savon éparse sur tout le corps.

  • Oui, tout va bien ?
  • Ça dépend de la réponse que tu vas me donner. « C’était très bon, tout à l’heure. Merci pour ce délicieux moment ». C’est qui ? Hein ? Tu étais avec qui tout à l’heure ?
  • Bah avec Aziz, je t’avais dit ça non ? La personne a dû se tromper de numéro. Ce n’est pas la première fois que ça arrive de toutes les façons.
  • Héé frère, arrête de te foutre de ma gueule ! Dis-moi c’est qui la trainée avec qui tu me trompes sinon, il y aura carnage dans cette maison.
  • Femme, je t’ai dit que je ne connais pas cette personne… Laisse-moi finir ma douche.

Elle dut prendre son téléphone pour appeler Aziz. Ce dernier confirma les dires de son homme. Les derniers messages WhatsApp corroboraient également leur version. Elle se sentit soulagée, sourit bêtement toute seule, comme amoureuse pour la première fois. Elle continua sans but précis à remonter dans les conversations des deux amis et tomba sur un échange qui allait tout faire basculer à nouveau :

  • Frère, tu sais, nos femmes-là ont l’œil trop vif. Il faut que nous ayons un plan ‘pilotage automatique’ en cas de crise surprise.
  • Eh camarade, je suis d’accord. Tu proposes quoi ?
  • Bien, Si l’un sort avec une go, l’autre sort aussi de chez lui, on rentre presque au même moment et on s’envoie des messages pour dire qu’on est bien rentré. Celui qui a un rencard doit s’arranger pour arriver en case sans unités d’appel. Si madame intercepte un message suspect et que par exemple je te prends comme alibi, elle tentera immédiatement de t’appeler. Avec mon téléphone ça ne passera pas, donc elle t’appellera directement du sien. Là tu sauras qu’il y a crise et tu appuieras sur le rouleau compresseur […]

[Les salauds !]

Le monde d’Elia s’effondra d’un coup sec. Que pouvait-il lui arriver de pire que la trahison de l’homme qu’elle admirait tant, qu’elle aimait tant, et qui surtout, lui rendait si bien son amour ? Elle s’apprêtait à exploser lorsque son téléphone sonna. C’était son frère… Il n’avait pas mis longtemps à retrouver la maîtresse en question. Il ne put cependant la gratifier de ces rectifications de portrait dont lui seul avait le secret. La cause ? Elle n’avait que quinze ans, soit un an de moins que sa nièce.

Elia tomba évanouie.

 

P.S. 

1 – Cette fiction est un challenge lancé par Aphtal Cissé qui consiste à rédiger un texte à partir du premier paragraphe du présent article. Vous trouverez d’autres articles de ce challenge ici.

2- Les noms utilisés dans le billet découlent de mon imagination. Toute coincidence ne serait qu’un hasard.


La Total CAN 2019 et moi

Ça y est, l’heure de la grande finale de la CAN 2019 est arrivée. Au cours de cette édition, le niveau de jeu proposé m’a semblé de meilleure facture comparé aux rendez-vous précédents. Le Sénégal et l’Algérie ont tenu leur rang de favoris, mais il y a eu quelques belles surprises. Allons débriefer tout ça.

Le 21 juin dernier, l’Égypte, pays hôte, et le Zimbabwe donnaient le coup d’envoi de la CAN 2019. Les pharaons, selon moi, étaient les grands favoris au sacre final avec le Sénégal. Ils rentraient d’ailleurs très bien dans la compétition en remportant le match d’ouverture et surtout, en développant un jeu bien léché. La suite de la phase de groupe est venue confirmer l’excellente forme des Égyptiens. Toutes les autres grandes Nations africaines, avec plus ou moins de difficultés, validaient aussi leur ticket pour la phase finale à élimination directe.

Surprises et flops…

Crédit photo: MondialSport.net

Les 8e de finale ont vu le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Nigéria passer. Normal! Cependant, la phase de groupe nous avait prévenus : certaines équipes n’étaient pas là pour faire le nombre comme on pouvait penser. Madagascar, en l’occurrence, finissait premier de son groupe après avoir battu le Nigéria. La RDC pouvait donc se faire du souci au moment d’affronter cette équipe qui surprenait par la qualité de son jeu. Au final, la décision se fit aux tirs au but, et les hommes de l’Île éliminèrent les concitoyens de Koffi Olomidé. Le Bénin aussi se prêta à ce jeu et sortit l’un des favoris de cette compétition, le Maroc. Nous sommes en été mais c’était déjà l’hiver au pays de Jamel Debbouze.

L’aventure s’est arrêtée pour les Écureuils et les Malgaches en quart de finale. Leur prestation est à saluer et faudra désormais attendre d’eux qu’ils répètent l’exploit.

Le plus gros flop de cette CAN 2019 sera contre toute attente la bande à Momo Salah. Bien qu’ayant survolé la phase de groupe, l’Égypte se faisait surprendre pas une équipe d’Afrique du sud très disciplinée et volontaire. Celle-ci parvint à maintenir sa cage inviolée malgré les nombreuses attaques adverses, puis en fin de match, sur une action à la tiki taka barcelonaise, renvoya tout un pays au lit avant l’heure. Comme le disait mon très cher collègue Arnaud Bocco, c’est ainsi que les pyramides furent rangées dans des bafana-bafana.

Un avant-dernier flop : le manque criard d’affluence dans les stades. Que dire ? Qui blâmer ? Tout ce que je sais, c’est que plus il y a de l’ambiance, plus les joueurs sont motivés et plus on a du jeu alléchant. C’était triste de voir des stades dont l’auditoire ressemblait à celui d’un menuisier reconvertit pasteur qui vient de démarrer son église dans un hangar monté sur un terrain dont il ne connait guère le propriétaire.

Un dernier flop : l’arbitrage. Hmm, je laisse ça ici. Faites vous-même vos commentaires.

Le Sénégal, l’Algérie et le Nigéria en tête…

Ces trois Nations sont les meilleures de la Total CAN 2019. Si on sait déjà les Super Eagles sont les troisièmes (petite finale remporté face à la Tunisie le mercredi 17 juillet), nous saurons ce soir qui des lions de la teranga et des fennecs remplacera le Cameroun au sommet du football africain. Le Sénégal, bien que privé de Kalidou Koulibaly le patron de sa défense, possède de loin de le meilleur effectif de la compétition. L’Algérie quant à elle, a produit le meilleur jeu jusqu’ici. Alors je pense que ce sera du 50 – 50.

Les deux équipes s’étaient rencontrées en phase de poule dans un match qui avait tourné à l’avantage des Algériens. Va-t-on donc avoir affaire à un Sénégal revanchard ? Ou l’Algérie, poussés par les quelques 20 milles supporters qui seront présents, va rééditer la performance de la dernière confrontation ? Le gouvernement du pays a tout fait pour, en affrétant une trentaine d’avions pour le déplacement des supporters et en offrant les tickets d’entrée pour le match. En tout cas, ça promet.

Mon pronostic :

À titre personnel, je veux que la coupe revienne en Afrique de l’ouest. Donc je mise sur une victoire du Sénégal.

Mes tops de la CAN 2019 :

Sadio Mané (mais quel joueur !), Odion Ighalo (meilleur buteur pour l’instant), Madagascar.

Mes flops de la CAN 2019 :

Égypte, Togo, (même pas foutu de se qualifier, [ tsiiip dosé de femme kotokoli énervée… ]), l’affluence dans les stades, l’arbitrage.

 


Premier bilan de la CAN 2019 avant la finale

Ça y est, l’heure de la grande finale de la CAN 2019 est arrivée. Au cours de cette édition, le niveau de jeu proposé m’a semblé de meilleure facture comparé aux rendez-vous précédents. Le Sénégal et l’Algérie ont tenu leur rang de favoris, mais il y a eu quelques belles surprises. Allons débriefer tout ça.

Le 21 juin dernier, l’Égypte, pays hôte, et le Zimbabwe donnaient le coup d’envoi de la CAN 2019. Les pharaons, selon moi, étaient les grands favoris au sacre final avec le Sénégal. Ils sont d’ailleurs très bien rentrés dans la compétition en remportant le match d’ouverture et surtout, en développant un jeu bien léché. La suite de la phase de groupes est venue confirmer l’excellente forme des Égyptiens. Toutes les autres grandes nations africaines, avec plus ou moins de difficultés, ont aussi validé leur ticket pour la phase finale à élimination directe.

Surprises et flops…

Les huitièmes de finale ont vu le Sénégal, la Tunisie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Nigéria passer. Normal ! Cependant, la phase de groupes nous avait prévenus : certaines équipes n’étaient pas là pour faire le nombre. Madagascar, en l’occurrence, a fini premier de son groupe après avoir battu le Nigéria. La RDC pouvait donc se faire du souci au moment d’affronter cette équipe qui a surpris par la qualité de son jeu. Au final, la décision s’est faite aux tirs au but, et les hommes de l’Île ont éliminé les concitoyens de Koffi Olomidé. Le Bénin aussi s’est prêté à ce jeu et a sorti l’un des favoris de cette compétition, le Maroc. Nous sommes en été mais c’était déjà l’hiver au pays de Jamel Debbouze.

L’aventure s’est arrêtée pour les Écureuils et les Malgaches en quart de finale. Leur prestation est à saluer et on attend désormais d’eux qu’ils répètent l’exploit.

Lire aussi : Égypte 2019 : la CAN des premières fois

Le plus gros flop de cette CAN 2019 sera contre toute attente la bande à Momo Salah. Bien qu’ayant survolé la phase de groupes, l’Égypte s’est faite surprendre par une équipe d’Afrique du Sud très disciplinée et volontaire. Celle-ci est parvenue à maintenir sa cage inviolée malgré les nombreuses attaques adverses, puis en fin de match, sur une action à la tiki taka barcelonaise, a renvoyé tout un pays au lit avant l’heure. Comme le disait mon très cher collègue Arnaud Bocco, c’est ainsi que les pyramides furent rangées dans des bafana-bafana.

Un avant-dernier flop : le manque criant d’affluence dans les stades. Que dire ? Qui blâmer ? Tout ce que je sais, c’est que plus il y a de l’ambiance, plus les joueurs sont motivés et plus on a du jeu alléchant. C’était triste de voir des stades dont l’auditoire ressemblait à celui d’un menuisier reconverti pasteur qui vient de démarrer son église dans un hangar monté sur un terrain dont il ne connait guère le propriétaire.

Un dernier flop : l’arbitrage. Hmm, je laisse ça ici. Faites vous-même vos commentaires.

Le Sénégal, l’Algérie et le Nigéria en tête…

Ces trois nations sont les meilleures de la CAN 2019. Si on sait déjà que les Super Eagles sont troisièmes (petite finale remporté face à la Tunisie le mercredi 17 juillet), nous saurons ce soir qui des lions de la Teranga et des Fennecs remplacera le Cameroun au sommet du football africain. Le Sénégal, bien que privé de Kalidou Koulibaly, le patron de sa défense, possède de loin le meilleur effectif de la compétition. L’Algérie quant à elle, a produit le meilleur jeu jusqu’ici. Alors je pense que ce sera du 50 – 50.

Lire aussi : Alain Giresse, les Aigles et les Lions

Les deux équipes s’étaient rencontrées en phase de poule dans un match qui avait tourné à l’avantage des Algériens. Allons-nous donc avoir affaire à un Sénégal revanchard ? Ou l’Algérie, poussés par les quelques 20000 supporters qui seront présents, va-t-elle rééditer la performance de la dernière confrontation ? Le gouvernement du pays a tout fait pour, en affrétant une trentaine d’avions pour le déplacement des supporters et en offrant les tickets d’entrée pour le match. En tout cas, ça promet.

Mon pronostic 

À titre personnel, je veux que la coupe revienne en Afrique de l’ouest. Donc je mise sur une victoire du Sénégal.

Mes tops de la CAN 2019 

Sadio Mané (mais quel joueur !), Odion Ighalo (meilleur buteur pour l’instant), Madagascar.

Mes flops de la CAN 2019 

Égypte, Togo, (même pas foutu de se qualifier, [ tsiiip dosé de femme kotokoli énervée… ]), l’affluence dans les stades, l’arbitrage.


Notre-Dame de Paris : les dons font jaser, j’y vais de mon commentaire

Cette semaine a été marquée par un événement particulièrement triste : impuissants, parisiens et habitants du monde ont vu la cathédrale Notre-Dame de Paris se consumer dans un brasier dont l’origine précise reste à déterminer. Les sapeurs-pompiers de la capitale française ont tout de même réussi à sauver l’essentiel en permettant à l’édifice de rester debout, malgré des dégâts importants. Très vite, les regards se sont tournés vers la reconstruction ; aux yeux de plusieurs Français, le « trésor national », patrimoine culturel et historique, fait partie de leur identité et il faut impérativement rendre à Notre-Dame ce qui appartient à Notre-Dame, soit sa splendeur, son charme, son intégrité.

C’est ainsi que les dons ont commencé à pleuvoir de tous les côtés pour les travaux de réfection et qu’en un rien de temps, plus de 800 millions d’euros ont été promis. Problème, des voix indignées s’élèvent un peu partout pour dénoncer la promptitude des géants français à sortir les canons à millions pour la remise en état de l’édifice, alors que le pays traverse une sérieuse crise sociale. Ailleurs dans le monde, on déplore le fait que depuis plusieurs semaines, l’Unicef ne bénéficie pas de la même générosité financière, nécessaire pour soutenir les nombreuses victimes de la catastrophe naturelle survenue au sud de l’Afrique, notamment au Mozambique, au Malawi et au Zimbabwe.

Faut-il fermement condamner ces sommes vertigineuses si rapidement collectées ?

La valeur du sentiment n’est estimable que par la personne qui le ressent. Ainsi, pour le bonheur de voir vivre un objet ou une personne qui plaît à l’âme, chacun est libre d’affecter l’investissement qu’il juge convenant. La question relève de l’identification à l’objet dont il s’agit. De ce point de vue, je ne suis guère choqué du fait que les familles les plus riches de France aient décidé de donner des centaines de millions d’euros à la faveur de Notre-Dame de Paris. Faisons mine d’oublier les avantages fiscaux qu’elles peuvent obtenir en prenant une telle initiative (une belle petite réduction sur les impôts) et retenons qu’il leur importait énormément, en tant que citoyens français, de s’associer « à la reconstruction de cette extraordinaire cathédrale, symbole de la France, de son patrimoine et de son unité » (extrait du communiqué du groupe LVMH).

J’aurais adoré recevoir ne serait-ce qu’un centième de cette somme qui aurait changé beaucoup de choses dans ma vie d’étudiant galérien ; les gros donateurs auraient bien fait de penser aux gilets jaunes à qui on répète tous les jours qu’il n’y a pas assez de moyens pour satisfaire leurs requêtes… Mais bon ! C’est leur argent, ils en disposent comme bon semble à leur cœur.

Quid de la comparaison Notre-Dame de Paris vs inondations au sud de l’Afrique ?

L’hypothèse de l’identification à l’objet tend à se confirmer ici. Les familles Pinault, Arnault et j’en passe ainsi que de grandes entreprises ou institutions comme Total et la mairie de Paris ont donné à elles seules bien plus de 500 millions d’euros. Comme évoqué plus haut, nous avons affaire à des Français souhaitant panser les blessures d’un symbole national. Même si les livres saints, les constitutions et le sens commun disent que l’homme se doit porter assistance à son prochain en difficulté, dans les faits, les choses se passent bien différemment. L’homme agit par essence en fonction de ce à quoi il s’identifie le plus et/ou en fonction de ses intérêts.

Alors, en tant que richissime français, suis-je susceptible de sortir un gros chèque pour un lieu historique de ma ville et de mon pays au détriment d’êtres humains qui traversent un moment difficile dans une autre région du monde ? Oui, complètement. Un investissement dans les deux cas aurait été louable mais l’histoire a montré que la priorité est toujours donnée à ce qui en nous déclenche l’émotion la plus forte. On ne peut pas reprocher à une personne de donner à ce qui lui est d’une grande valeur sentimentale, et de laisser pour compte une situation dont il n’est pas proche.

Personne n’échappe à ce principe

En tant que togolais et ne connaissant la cathédrale Notre-Dame de Paris que de nom, je ne me suis pas senti particulièrement affecté par cette tragédie. Aurais-je été de nationalité française, un résident de Paris ou du quartier de l’édifice, aurait-ce été ma paroisse pour les messes du dimanche, le lieu de mon futur mariage, j’aurais vécu ce moment et agi de façon différente parce que j’y aurais associé des aspects importants de ma vie. Même son de cloche pour les inondations au sud de l’Afrique, une zone que je ne connais pas non plus, pour les nombreuses victimes de guerre en Syrie, les enfants travailleurs en Chine, les personnes atteintes d’un cancer à l’hôpital : à ce type de causes, on ne s’y préoccupe vraiment que lorsque nous sommes directement ou indirectement liés.

Il existe bien de belles et généreuses gens qui se démultiplient pour aider aux quatre coins du monde. Mais pour la plupart, nous sommes comme ces grands riches : nous ne nous occupons que de nos propres œufs et de ceux dont nous sommes proches par quelque forme d’identification que ce soit.

À mes amis qui souhaitent qu’on obtienne assez vite ce qu’il faut pour le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi, je vous exhorte à sortir vos cartes bancaires. Un euro, un dollar, 500 francs CFA, 2 reais, qu’importe, vous aurez fait augmenter les fonds de la gibecière.

Au plaisir de vous lire en commentaires et une excellente célébration pascale à vous.


Le Brésil, assurément l’équipe à suivre !

C’est l’heure du tant attendu Mondial 2018 en Russie. Les amoureux du foot y vont déjà de leurs pronostics sur la sélection, ce qui ne va pas ramener que des bouteilles de vodka à la maison… France, Espagne, Allemagne, Belgique, Argentine, ce sont les vainqueurs potentiels suggérés par des connaissances avec lesquelles j’ai récemment évoqué la question. Quant à la plus grande nation du football, le Brésil, le doute subsiste.

Le 7-1 de l’édition précédente a pris ancrage dans les mémoires et même au sein de la population auriverde : on veut y croire sans vraiment y croire. La Seleção est donc une équipe qu’il faudra suivre de très près. Mais des raisons de suivre les performances de la Seleção , il y en a beaucoup d’autres…

Ce billet a été initialement publié sur mareklloyd.mondoblog.org.

On veut tous voir comment va réagir la bande à Neymar après la grosse désillusion encaissée à domicile lors de la coupe du monde il y a quatre ans. En évoquant la plus lourde défaite de son histoire dans la compétition, une amie brésilienne commente non sans humour ce qu’elle a vécue quand le brésil fut battu 7-1 par l’Allemagne en demi-finale :« Tu supportes, tu supportes et puis bam! 7-1. Prends ça dans ta face », cela explique sa réticence à suivre les matchs de son équipe cette année. Mais dans le même temps elle considère que la sélection a un message à faire passer au monde et qu’elle doit rappeler à tous qu’elle reste la meilleure de l’Histoire, et cela passe la conquête du Hexa*. En a t-elle les moyens? Assurément.

Depuis la coupe du monde 2002, le Brésil n’a pas su tenir les promesses que son rang exigeait. En  2006, malgré une équipe impressionnante sur le papier, ils furent annihilés par le génie d’un certain Zinédine Zidane. En 2010, l’effectif n’était pas suffisamment aguerri et en 2014, euuuh … Bref, cette fois-ci, d’un point de vue personnel, j’estime que la sélection brésilienne peut très bien se faire indemniser les efforts de son ambition en remportant ce mondial. Le groupe est doté de tout ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout :

  • des génies capables de faire gagner un match à eux seuls, j’ai nommé Neymar Jr et Marcelo
  • plusieurs joueurs très expérimentés et au sang-froid comme Thiago Silva, Miranda et bien d’autres
  • du talent pur senti chez Phillipe Coutinho et Gabriel Jesus, entre autres…
  • des joueurs comparables à des chiens de garde qui ne ménagent aucun effort sur le terrain tels que Willian, Paulinho et Renato Augusto
  • la malice d’un certain Casemiro
  • un entraîneur qui est un redoutable tacticien
  • et surtout, des joueurs qui savent parfaitement la place et le rôle qu’ils occupent dans la sélection  
Crédit photo: globoesporte.globo.com

Tenant compte de ce cocktail de détails, même en ne possédant pas le meilleur effectif de ce mondial, je pense bien que la Seleção fait office de meilleure équipe. Elle se retrouve donc en pole position pour soulever la coupe le 15 juillet prochain. Son parcours en éliminatoires pour la coupe du monde vient confirmer l’excellente disposition de ce groupe. En effet, le Brésil a survolé la compétition avec la manière en infligeant des fessées à de gros morceaux comme l’Argentine ou encore l’Uruguay et a été la première équipe à se qualifier pour la Russie. Première arrivée, dernière partie? Réponse très prochainement.

Une affaire de superstition…

Cette année, comme en 2002, mon instinct ne voit aucune nation dominer ce Brésil-ci malgré l’armada dont dispose certains pays également en compétition. C’est quelque chose que je sens, tout simplement. Voici quelques informations qui pourraient pousser les superstitieux se mettre de mon côté :

  • En 2002, Kleberson, milieu de terrain dont la convocation en sélection n’est pas très bien reçue par les supporters brésiliens, est recruté par Manchester United quelques jours avant le début du mondial. En 2018, Fred, milieu de terrain dont la convocation en sélection n’est pas très bien reçue par les supporters brésiliens, est recruté par Manchester United quelques jours avant le début du mondial.
  • En 2002, l’entraîneur (Felipe Scolari), issu de l’Etat de Rio Grande do Sul, est champion du Brésil avec un club de l’Etat de São Paulo dont il est l’idole lorsqu’il prend les rênes de la sélection. Et en 2018, l’entraîneur (Tite), issu de l’Etat de Rio Grande do Sul, est champion du Brésil avec un club de l’Etat de São Paulo dont il est l’idole lorsqu’il prend les rênes de la sélection.
  • En 2002, Ronaldo, le numéro 9 de l’équipe, se blesse quelques mois avant le mondial mais revient à temps pour la compétition. Seize ans après, Gabriel Jesus, Ronaldo, le numéro 9 de l’équipe, se blesse quelques mois avant le mondial mais revient à temps pour la compétition.
  • En 2002, le Brésil arrive à la coupe du monde avec moins de crédit suite à la déculottée subie face à la France, championne de l’édition précédente. En 2018, le Brésil arrive à la coupe du monde avec moins de crédit suite à la déculottée subie face à l’Allemagne, championne de l’édition précédente.
  • En 2002, le Costa Rica est dans la même poule que le Brésil et le Nigéria, dans la même poule que l’Argentine. En 2018, le Costa Rica est dans la même poule que le Brésil et le Nigéria, dans la même poule que l’Argentine.
  • En 2002, Roberto Carlos, considéré comme étant le meilleur latéral gauche du monde remporte la Ligue des Champions avec son club, le Real Madrid. En 2018, Marcelo, considéré comme étant le meilleur latéral gauche du monde remporte la Ligue des Champions avec son club, le Real Madrid.
  • En 2oo2, Ronaldinho est le numéro 10 du PSG. Seize ans plus tard, Neymar est le numéro 10 du PSG.
  • En 2002, le nom de famille du président de la république togolaise est Gnassingbé. Et en 2018, le nom de famille du président de la république togolaise est Gnassingbé.

 

Simple coincidence? Non, je ne pense pas, non. Disons que c’est l’Histoire qui est en train de se répéter…

 

 

*Hexa: En référence au sixième trophée. Si le Brésil remporte la coupe du monde cette année, ce sera sa sixième victoire dans cette compétition.

 

 

 


Mondial 2018 : le Brésil, assurément l’équipe à suivre !

Nous y sommes, c’est l’heure du tant attendu Mondial 2018 en Russie. Les amoureux du foot y vont déjà de leurs pronostics sur la sélection qui ne va pas ramener que des bouteilles de vodka à la maison… La France, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique et l’Argentine sont les vainqueurs potentiels suggérés par des connaissances avec lesquelles j’ai récemment évoqué la question. Quant à la plus grande nation du football, le Brésil, le doute subsiste. Le 7-1 de l’édition précédente a pris ancrage dans les mémoires et même au sein de la population auriverde : on veut y croire sans vraiment y croire. La Seleção est donc une équipe qu’il faudra suivre de très près. Mais des raisons de suivre les performances de la Seleção , il y en a beaucoup d’autres…

On veut tous voir comment va réagir la bande à Neymar après la grosse désillusion encaissée à domicile lors de la coupe du monde il y a quatre ans. En évoquant la plus lourde défaite de son histoire dans la compétition, une amie brésilienne commente non sans humour ce qu’elle a vécue quand le brésil fut battu 7-1 par l’Allemagne en demi-finale :« Tu supportes, tu supportes et puis bam! 7-1. Prends ça dans ta face », cela explique sa réticence à suivre les matchs de son équipe cette année. Mais dans le même temps elle considère que la sélection a un message à faire passer au monde et qu’elle doit rappeler à tous qu’elle reste la meilleure de l’Histoire, et cela passe la conquête du Hexa*. En a t-elle les moyens? Assurément.

Depuis la coupe du monde 2002, le Brésil n’a pas su tenir les promesses que son rang exigeait. En  2006, malgré une équipe impressionnante sur le papier, ils furent annihilés par le génie d’un certain Zinédine Zidane. En 2010, l’effectif n’était pas suffisamment aguerri et en 2014, euuuh … Bref, cette fois-ci, d’un point de vue personnel, j’estime que la sélection brésilienne peut très bien se faire indemniser les efforts de son ambition en remportant ce mondial. Le groupe est doté de tout ce qu’il faut pour aller jusqu’au bout :

  • des génies capables de faire gagner un match à eux seuls, j’ai nommé Neymar Jr et Marcelo
  • plusieurs joueurs très expérimentés et au sang-froid comme Thiago Silva, Miranda et bien d’autres
  • du talent pur senti chez Phillipe Coutinho et Gabriel Jesus, entre autres…
  • des joueurs comparables à des chiens de garde qui ne ménagent aucun effort sur le terrain tels que Willian, Paulinho et Renato Augusto
  • la malice d’un certain Casemiro
  • un entraîneur qui est un redoutable tacticien
  • et surtout, des joueurs qui savent parfaitement la place et le rôle qu’ils occupent dans la sélection  
Crédit photo: globoesporte.globo.com

Tenant compte de ce cocktail de détails, même en ne possédant pas le meilleur effectif de ce mondial, je pense bien que la Seleção fait office de meilleure équipe. Elle se retrouve donc en pole position pour soulever la coupe le 15 juillet prochain. Son parcours en éliminatoires pour la coupe du monde vient confirmer l’excellente disposition de ce groupe. En effet, le Brésil a survolé la compétition avec la manière en infligeant des fessées à de gros morceaux comme l’Argentine ou encore l’Uruguay et a été la première équipe à se qualifier pour la Russie. Première arrivée, dernière partie? Réponse très prochainement.

Une affaire de superstition…

Cette année, comme en 2002, mon instinct ne voit aucune nation dominer ce Brésil-ci malgré l’armada dont dispose certains pays également en compétition. C’est quelque chose que je sens, tout simplement. Voici quelques informations qui pourraient pousser les superstitieux se mettre de mon côté :

  • En 2002, Kleberson, milieu de terrain dont la convocation en sélection n’est pas très bien reçue par les supporters brésiliens, est recruté par Manchester United quelques jours avant le début du mondial. En 2018, Fred, milieu de terrain dont la convocation en sélection n’est pas très bien reçue par les supporters brésiliens, est recruté par Manchester United quelques jours avant le début du mondial.
  • En 2002, l’entraîneur (Felipe Scolari), issu de l’Etat de Rio Grande do Sul, est champion du Brésil avec un club de l’Etat de São Paulo dont il est l’idole lorsqu’il prend les rênes de la sélection. Et en 2018, l’entraîneur (Tite), issu de l’Etat de Rio Grande do Sul, est champion du Brésil avec un club de l’Etat de São Paulo dont il est l’idole lorsqu’il prend les rênes de la sélection.
  • En 2002, Ronaldo, le numéro 9 de l’équipe, se blesse quelques mois avant le mondial mais revient à temps pour la compétition. Seize ans après, Gabriel Jesus, Ronaldo, le numéro 9 de l’équipe, se blesse quelques mois avant le mondial mais revient à temps pour la compétition.
  • En 2002, le Brésil arrive à la coupe du monde avec moins de crédit suite à la déculottée subie face à la France, championne de l’édition précédente. En 2018, le Brésil arrive à la coupe du monde avec moins de crédit suite à la déculottée subie face à l’Allemagne, championne de l’édition précédente.
  • En 2002, le Costa Rica est dans la même poule que le Brésil et le Nigéria, dans la même poule que l’Argentine. En 2018, le Costa Rica est dans la même poule que le Brésil et le Nigéria, dans la même poule que l’Argentine.
  • En 2002, Roberto Carlos, considéré comme étant le meilleur latéral gauche du monde remporte la Ligue des Champions avec son club, le Real Madrid. En 2018, Marcelo, considéré comme étant le meilleur latéral gauche du monde remporte la Ligue des Champions avec son club, le Real Madrid.
  • En 2oo2, Ronaldinho est le numéro 10 du PSG. Seize ans plus tard, Neymar est le numéro 10 du PSG.
  • En 2002, le nom de famille du président de la république togolaise est Gnassingbé. Et en 2018, le nom de famille du président de la république togolaise est Gnassingbé.

 

Simple coincidence? Non, je ne pense pas, non. Disons que c’est l’Histoire qui est en train de se répéter…

 

 

*Hexa: En référence au sixième trophée. Si le Brésil remporte la coupe du monde cette année, ce sera sa sixième victoire dans cette compétition.

 

 

 


Une destination de vacances : le Cap Vert

Cette année, je me suis offert comme cadeau de Noël un voyage de deux semaines au Cap-Vert, terre de quelques collègues d’études au Brésil. Pour ceux qui ne le savent pas, le Cap-Vert est un archipel de dix îles situé dans l’océan Atlantique et un pays de l’Afrique de l’Ouest. Son secteur d’activité le plus porteur est le tourisme et c’est avec enchantement que j’ai pu découvrir les nombreux atouts dont il regorge, tant culturellement qu’historiquement. Sur la base de mon expérience à Santiago, l’île qui abrite la capitale, Praia, je vous soumets un Top 10 de raisons qui pourraient vous pousser à noter le Cap Vert dans votre calepin de possibles destinations pour vos prochaines vacances !

Top, c’est parti …

1- Bel archipel facile d’accès : Vous rêvez souvent des Îles Bahamas ou des Canaries ? Eh bien, je suggère, surtout aux citoyens de l’Afrique de l’ouest, de ne plus chercher aussi loin. Pour les pays membres de la CEDEAO, il n’est nul besoin de visa pour aller au Cap-Vert, qui honore la réputation des îles pour leurs beautés naturelles et leurs magnifiques plages. Pour les autres nationalités, il est possible d’obtenir un visa touriste de 180 jours une fois arrivéà l’aéroport pour 25 euros.

2- Tranquillité, mobilité urbaine optimale, beau temps, air frais : Ce pays respire l’air pur. La sensation de paix et de connexion avec la nature qu’on y ressent est impressionnante. Après plusieurs mois de travail, il serait intéressant de se retrouver par exemple dans les hauteurs d’Assomada, histoire de profiter du calme qui y règne, ainsi que du soleil accompagné d’une température comprise entre 19 et 24 degrés Celsius. Praia est aussi une ville idéale pour le repos et la détente. Elle est une capitale qui ne donne pas l’air d’en être une. Il n’y a pas beaucoup de bruit, on se rend facilement et rapidement d’un point de la ville à un autre en taxi ou en bus, lesquels sont d’ailleurs très confortables et abordables. Notons que le climat y est également agréable.

3- Cidade Velha: Il s’agit ici d’une localité riche en histoire. Elle fut le siège de la première colonie du pays, et aussi, sa première capitale. Elle avait également servi de point d’escale maritime pendant la période de la traite négrière. On y retrouve la plus ancienne église catholique de l’Afrique de l’Ouest, ou du moins, ce qu’il en reste, vu qu’elle a été en grande partie détruite lors d’une attaque pirate dans le temps. Depuis 2009, Cidade Velha est classée patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. C’est aussi un coin connu pour ses succulentes murènes frites que je recommande vivement à tous les bons « mangeurs ».

4- Avis aux « mangeurs » de poissons: Pour les inconditionnels du poisson, le Cap-Vert devrait représenter le paradis sur terre. Cuits à la vapeur, frits, braisés, en modes gratin, lasagne ou pizza, il ne manquera guère de quoi vous faire savourer du thon, de la murène, de la morue et du requin, entre autres types de poissons tirés des eaux capverdiennes. En tant que bon mangeur tout court, je peux vous assurer que j’en ai eu pour mon ventre !

5- Avis aux mangeurs tout court: Oui ce n’est pas tout. La culture culinaire est un aspect très important pour moi et pour vous aussi, j’ose croire. Ceci étant, je trouve nécessaire de mentionner les excellentes « linguiças da terra » (saucisses de porc produites localement) qu’il ne faut absolument pas manquer de déguster une fois dans le pays. Sont également dignes de mention honorable les « pastels » (gâteaux) de maïs et le porc au four que l’on retrouve sur l’itinéraire Praia-Assomada, le délicieux pain de Timoté dans le quartier de Fazenda à Praia, ainsi que les plats typiques du pays, Catchupa et Kongo.

6- La ville de Tarrafal: Cette localité est à environ 2h de route de Praia, en passant par Assomada. Elle est particulièrement chargée d’histoire parce que là se trouve le fameux camp de concentration de Tarrafal créé en 1936 par le pouvoir portugais de l’époque. Plusieurs prisonnniers politiques y ont perdu la vie et ceux-ci venaient non seulement du Portugal mais aussi des différentes colonies portugaises en Afrique. Une phrase poignante et révélatrice de l’inhumanité des conditions dans lesquelles étaient plongés les prisonniers se résume parfaitement en cette phrase d’Esmeraldo Pais de Prata, médécin du camp à l’époque: « Je ne suis pas ici pour soigner mais pour signer des certificats de décès ». 

  Camp de Concentration de Tarrafal

Mis à part le camp de concentration, Tarrafal possède des plages qui proposent un spectacle naturel hors-norme. Alors, est-ce que cette ville vaut le détour ? Ma réponse est un grand OUI.

7- De la randonnée en montagne: Entre Assomada et Tarrafal, il est possible de faire des randonnées en montagnes. Il y a également quelques endroits aménagés pour un pic-nic dans les bois, histoire de faire une pause après les longues minutes de marches et de profiter de l’hospitalité rafraîchissante de Mère Nature.

8- La vie nocturne de Praia: Pour ceux qui aiment beaucoup sortir la nuit, la capitale ne les décevra point. Les bars-restaurants et crèmeries de Plateau, les bars à musique en acoustique, restaurants, clubs dansants et autres points de divertissement de Quebra-Canela offrent une panoplie de possibilités pour vous faire passer d’excellents moments. L’occasion vous sera également donnée de découvrir la musique capverdienne dans toute sa diversité, de la morna au funana en passant par la kizomba et l’afro-house.

9- Les îles de São Vicente, Sal, Boa Vista et Fogo: J’ai passé tout mon séjour sur l’île de Santiago, mais tout au long de ces deux semaines, la plupart des personnes avec qui j’ai eu l’opportunité d’échanger ne cessait pas de me répéter qu’il fallait absolument visiter ces îles-là. La première citée est réputée pour sa vie nocturne, les deux du milieu pour leurs beautés naturelles et la dernière pour sa production viticole. Ceci dit, en fonction de vos intérêts, si vos finances le permettent, je vous conseille vivement de ne pas vous limiter à Santiago. Le Cap-Vert a beaucoup à offrir sur les autres îles. Personnellement, je me prépare déjà pour y retourner !

10- Les capverdiennes sont outrageusement belles: Ce dernier point va pour mes compatriotes de la gente masculine, solidarité oblige. Admirer ces dames représente un motif suffisant pour aller au Cap-Vert ! J’ai eu la chance de mettre les pieds dans 7 pays africains mais jamais je n’ai été aussi fasciné par la beauté naturelle des femmes.

Maintenant que vous avez lu ce texte, j’espère que vous avez, pour une raison ou une autre, nourri l’envie de visiter ce beau pays. Je vous laisse en vous informant que les meilleures périodes pour visiter le Cap-Vert sont Décembre et les vacances d’été. La population de la diaspora est deux fois plus grande que la population installée dans le pays, c’est souvent dans ces périodes là que le pays est beaucoup plus animé vu que plusieurs expatriés rentrent et cela occasionne une croissance considérable du nombre d’événements festifs organisés.

 

J’en profite pour vous souhaiter, comme la tradition l’impose, une bonne et heurese année 2018 à toutes et à tous! Vivez, et surtout, vivez heureux.


Quand j’invite un physiologiste pour parler politique de chez nous

L’expérience de Pavlov et son chien, tu connais? Je suppose que oui. Donc en bref, c’est l’histoire d’un chien qui, comme tous ses compères et nous aussi d’ailleurs, salive dès qu’il se retrouve en face de la nourriture. A cette dernière, on associe pendant une période donnée le son d’une sonnette, puis on finit par remarquer que même lorsque disparaît la nourriture, la sonnette à elle toute seule réussit à faire saliver le chien.

Prenons cette expérience, relevons les éléments « Chien », « sonnette » et « nourriture », puis adaptons les à la situation qui est notre au Togo et dans bien d’autres pays africains. Ainsi, le peuple serait le chien, la nourriture, l’ensemble des conditions favorables à l’épanouissement du peuple et la sonnette, l’élement proposé pour faciliter l’accès du peuple aux dites conditions, pouvant se présenter sous diverses configurations. Dans cette catégorie, nous retrouvons les partis et systèmes politiques. Rappelons que le tout est inséré dans un réseau (un Pavlov) qui contrôle tout, influence directement les comportements de chaque élément, et dont la seule motivation est de mener à bien ses affaires.

Et alors?

Aujourd’hui, tel le chien pavlovien, dépourvus de substances nutritives que nous sommes, nous nous retrouvons dans un contexte où ce qui fait saliver n’est outre que la sonnette. On attaque la sonnette en cours d’utilisation en dénonçant le fait qu’elle ne propose rien de bon comme nourriture. Tout à fait juste. Apparaît alors une sonnette de substitution dont le but est d’en finir avec celle en place. Même si la première citée ne prouve pas qu’elle a la capacité de faire mieux, qu’elle peut venir avec de la bonne nourriture, nous salivons quand même. Alors, la meute se divise, il se forme des groupes qui réagissent à différents sons de cloches, qui sont prêts à se livrer bataille féroce, et on finit tous par oublier que le véritable problème pourrait être ou est ailleurs.

En effet, la sonnette est un instrument que Pavlov a utilisé uniquement pour faire évoluer ses recherches et non pour améliorer les conditions d’alimentation du chien. Et tant qu’il garde la mainmise sur cet élément, il ne servirait pas à autre chose. En d’autres termes, je considère que si nous demeurons dans le fameux réseau qui contrôle tout, les partis politiques se suivront et se ressembleront parce qu’ils seront façonnés à la guise de ce dernier. C’est un leurre que de croire que X pourrait venir remplacer Y et automatiquement pourvoir au véritable besoin du peuple qui se résume à de meilleurs conditions de vie et de travail.

Ce que j’appelle « révolution » …

Je considère aussi que le système politique à la démocratie purement occidentale imposée à nos pays ne devrait pas être reçue telle une parole d’évangile et directement appliquée mais devrait faire l’objet d’une étude préalable visant à l’adapter aux structures sociétales africaines. Parce que si nous pensons bien, chez nous, dans l’entité de base de la société qu’est la famille, les choses ne fonctionnent pas exactement comme ce modèle le voudrait. Voyons par là les difficultés que nous, africains, éprouvons à assimiler tout ça comme écrit noir sur blanc à la plus haute échelle.

C’est en cela que se trouve la véritable révolution à mon avis: Joindre les forces, chercher progressivement à couper des cordes qui ne nous avantagent pas, produire des « savoir et comment faires », indispensables à l’émancipation et au processus de construction d’identité de notre société dans son ensemble.

Voilà pour moi. Je n’ai pas le monopole du Savoir ou du Vrai. Je n’ai donc pas la prétention de considérer mes dires comme totalement exacts. Mais du moins, c’est ce que je pense. Discutons, débattons. 

Pour ce qui est des récentes manifestations, avec l’engouement autour, leurs bons déroulements auraient été la preuve d’une réelle volonté des organes directement concernés de coopérer pour le bien de nous-autres. Sur la base de ce que j’ai lu et écouté, je pense que tous ont échoué. Mais il n’est pas trop tard pour se retrouver car l’hiver est là depuis longtemps et nous nous faisons manger par les marcheurs blancs en plus de nous disputer entre nous mêmes. John Snow, où es tu?


Confidence sur la vie et sur l’autre là …

Mes peurs sont réelles. Une fois l’heure de se laisser aller dans les bras de Morphée, elles s’invitent sans préalable accord dans mes pensées; puis le matin venu, elles s’assurent que je me sente chanceux de continuer ce bout de chemin que représente la vie. C’est fou comme un seul événement peut te faire comprendre que tout ne tient qu’à un fil. Et au fil de ces dernières semaines, je peux vous assurer que je l’ai compris à plusieurs reprises. Ainsi, tout bêtement, j’ai peur de ne pas avoir suffisamment fait, de ne pas avoir suffisamment dit, suffisamment donné, ressenti, aimé, etc. dans l’hypothèse d’une rupture dudit fil qui bien souvent tombe sans crier gare!

« Carpe diem »

L’homme n’est rien, dit-on souvent. Dès la naissance, il court, encore et encore, oubliant qu’il est déjà assez vieux pour que tout s’arrête d’un coup sec. Je ne dirais pas que Michel Sardou a tort hein; mais l’amour n’est pas la seule maladie qui touche les enfants de 7 à 77 ans. L’autre là peut aussi frapper à n’importe quel moment, laissant les proches sans défense et les plongeant dans un tourbillon d’amertume et de douleur incommensurable.

Le fait de ne pas l’appeler par son nom dans cette confidence démontre assez bien les sentiments de craintes qui m’animent. Mais encore plus fort, s’y cache derrière l’envie de ne pas trop calculer et de vivre chaque jour,  chaque seconde intensément. Carpe Diem! Cueillir l’instant présent comme le suggère l’expression latine. C’est bien à cela que j’aspire afin que lorsque le moment sera venu, l’on puisse, non pas pleurer parce que je suis parti, mais sourire parce que j’ai existé. Je te convie donc, cher ami(e), à chérir avec moi chaque moment que nous aurons à passer ensemble, car en fin de compte, il ne nous restera plus que cela pour nous donner la force d’avancer: les bons souvenirs.

Dieu bénisse l’Afrique …

Chez nous, les handicaps qui minent nos sociétés sont légion. Des systèmes de santé publique truffés de failles béantes aux masses populaires qui se veulent justicières et finissent par éliminer de pauvres innocents, il est clair que nous même offrons beaucoup plus d’occasions de but à l’autre là, qui ne se gêne pas le moins du monde pour pousser la balle au fond des filets. Et en attendant cet éveil des consciences qui tarde à venir, notre seul recours n’est personne d’autre que le Bon Dieu. Alors, nous l’invoquons en toute circonstance et attendons qu’il nous octroie des miracles à la pelle, comme si cela suffirait pour tout résoudre. On sait tous que ça ne marche pas comme ça, mais bon: Que Dieu nous bénisse et nous protège.

 

 


Lui, c’était le Professeur Koué Folligan

Si vous n’étudiez pas à la faculté de Médecine de l’Université de Lomé, vous ne saurez certainement pas de qui il s’agit. Avant le début de semaine dernière, je ne connaissais pas non plus le Monsieur, et malheureusement, les présentations furent faites à titre posthume. En effet, le mardi, 30 Mai 2017, Koué Folligan, professeur de Biologie Cellulaire et d’Histologie, rendait l’âme et ce n’est qu’à travers la vague de messages postés sur les réseaux sociaux par ses étudiants que je découvris le personnage, lequel personnage, à mon humble avis, devrait être connu de tous et servir de modèle à tous. La suite de ce billet ne sera composée que de témoignages, anecdotes et messages recueillis auprès de nos apprentis médecins et pharmaciens qui ont eu l’honneur de l’avoir comme enseignant.

Justificative de mon initiative

Si vous me demandez, c’était quel genre de professeur M. Folligan, de ce que j’ai pu retenir au cours de ces derniers jours, je vous dirais qu’il était le genre de professeur qui d’un coup pouvait se mettre à danser en entendant sonner son téléphone en plein cours; le genre de professeur qui en plus de dispenser ses connaissances, tenait à partager avec ses étudiants, des valeurs qui feraient d’eux des hommes bons, des valeurs qui depuis fort longtemps étaient siennes; le genre de professeur prêt à rire de tout, à se faire petit, à donner sans calculer. Bref, lisez plutôt.

 

 

 

« Mon téléphone ne fait plus de screenshots, sinon je t’aurais montré tous ceux qui l’ont mis en photo de profil, statut, etc… Tu aurais suivi un seul de ses cours, une seule de ses conférences, tu aurais été sous le charme. Il est allé à la TVT le 09 Mai, les téléspectateurs l’ont réclamé à fond, et il est revenu le 23. C’était lui, LE professeur le plus sympa de la fac. Un patron très très humble.

Le grand manguier! C’est un surnom qu’on ne lui avait donné que le Dimanche. La photo de lui où il sourit et est en costard date de Dimanche hein. Il avait organisé une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle après la messe à St Jean.
Le grand manguier, on lui avait proposé de le surnommer le grand baobab, il a dit non. Le baobab dure trop longtemps, qu’il n’aspire pas à ça, il préfère être un grand manguier pour donner de l’ombre et des fruits appétissants à ceux qui en ont besoin. La sagesse, l’humilité, la gentillesse, la joie de vivre. Tu peux sortir d’un sale devoir, lui il va te faire rigoler. Il a traversé de très sales moments à la fac et on a toujours été avec lui, et il a toujours été avec nous dans nos très sales moments.. Quand ça pétait, c’est lui qu’on allait voir en premier. Il était unique.

Tous ces moments, son comportement, n’ont fait que renforcer nos liens avec lui. Et ça contraste avec le comportement de la plupart des autres patrons, tu vois? La fac, sans lui, ce sera plus du tout la même histoire. Je me souviens qu’en début d’année, notre premier vice doyen (qui est aussi un autre professeur exceptionnel) disait de lui qu’ « il y a les gens biens, mais Folligan est bon, trop bon, c’est un ange ».  Quand les 1ère/2ème années font cours et ça fait une chorale de rire depuis plus d’une heure, cherche pas loin. C’est lui qui fait cours. Et ce n’est même pas la peine d’aller leur dire de se taire, ils vont rire encore après.

C’était un prof unique. Sûrement plus que tu ne peux l’imaginer. Il aurait fallu que tu vives l’expérience avec lui pour comprendre. C’était un type d’une autre planète. Peut être que c’est pour ça qu’il est si vite parti. Il devait retourner d’où il venait. Il leur manquait probablement trop là-bas » – Auteur anonyme

 

 

« J’ai longtemps cherché les mots pour décrire ma douleur. La FSS* restera sans couleur. Nulle phrase ne pourrait apaiser ma souffrance. J’ai perdu le plus sympa, le plus génial des professeurs. Je revois ton sourire, mes larmes coulent. Tes blagues me manqueront, ta sympathie et ton humour si charismatique perdu dans le néant. D’où tu es,  je sais que tu es forcément à côté du vieux, car tu le mérites. Je me rappelle le vendredi avant ton départ, lorsque tu m’avais appelé pour mobiliser les étudiants pour la campagne de dépistage et de sensibilisation, tel un père tu m’avais encore donné des conseils de vie importants. Si seulement je savais que c’était un adieu…

Tu me manqueras à jamais, je n’arrive toujours pas à y croire mais ce n’est que la triste réalité. On t’aime cher Professeur. Puissions nous pérenniser tes bonnes œuvres. Tu resteras à tout jamais dans nos mémoires. Bon voyage Professeur…. » – Andoche.

 

 

« Je me souviens d’une de ses histoires: « Chez nous en Europe, disait-il, quand on est riche, on fait tout pour garder la forme. Mais chez vous ici, les hommes riches deviennent balaises, la cravate se porte au menton au lieu du cou et ils choisissent de grosses voitures mais n’arrivent pas à regarder devant. Lorsque vous les voyez, cédez leur le passage sinon ils vont vous tamponner parce qu’ils ne voient pas grand chose». Il racontait si bien les blagues avec des gestes à l’appui, ce qui nous faisait exploser de rire et rendait toujours intéressant son cours. De tout mon parcours, ce fut le meilleur professeur que j’ai eu. C’est avec le cœur meurtri et ensanglanté que j’écris ces mots. Adieu mon professeur. Que le Père Tout Puissant t’accepte à sa droite. » – Auteur anonyme

 

 

« Je me rappelle de ce jour. Un jeudi après-midi si je me souviens bien. Nous attendions les résultats. Les rumeurs couraient de gauche à droite. Cet après-midi là, nous avions cours de génétique avec notre cher maître FOLLIGAN. Il profita alors du moment pour raconter que lorsqu’on affiche les résultats, il y a deux catégories d’étudiants mais tous ont un point commun: tous ont les deux mains en l’air. Mais le premier groupe d’étudiants ( la majorité) a les mains en l’air mais en se tenant la tête ( synonyme de »les notes sont mauvaises »). S’il rencontre un étudiant dans cette position, il change de direction de peur d’avoir des coups de poing. Mais s’il rencontre un étudiant du groupe 2, les deux mains suspendues en l’air, signe de réussite, alors il s’approche et dit «oui mon étudiant, félicitations». Il ajouta que le jour de l’affichage des résultats, il préfère encore aller à pied que de prendre sa brouette (voiture) pour ne pas se faire identifier et lapider. » – Auteur anonyme.

 

 

« Dans le malheur, quand la tristesse et la douleur nous gagnent, nous nous rendons soudain compte que les longs discours ne sont rien d’autre que ce qu’ils sont: des mots lancés en l’air. Les seuls vrais langages qu’ils nous reste sont celui des sentiments des souvenirs qui nous unissent et celui des gestes qui nous réconforte.

J’ai connu notre feu professeur Folligan en 2012, assurément l’un des meilleurs professeurs de la FSS*. Il m’a appris à ne jamais dire JAMAIS et à ne jamais dire TOUJOURS, car rien n’est permanent et effectif. Il était toujours accessible et ouvert à nous, étudiants, ce qui n’est une habitude chez nos enseignants. Il avait un humour qui rendait ses cours intéressants et personne ne les manquait.
Professeur, il restera de vous ce que vous avez donné. Il restera de vous ce que vous avez partagé avec nous,  étudiants. Ce que vous avez semé en d’autres germera. » – Auteur anonyme

 

 

« Des innombrables souvenirs que je garde de mon maître, le Prof FOLLIGAN, je rappelle particulièrement notre tout premier concert. C’était en 2012. Il nous avait non seulement aidé financièrement pour l’organisation, mais aussi apporté son soutien moral. Et quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’il se présenta le jour du concert dans le public, dans la chaleur du grand amphi, juste assis comme un étudiant ! Notre étonnement était à son paroxysme quand ayant entonné un chant reggae Me le agbo la te, il se leva et nous gratifia de quelques pas de danse dont lui seul avait le secret. Hum… Maître un jour, maître toujours. J’ai le cœur serré lorsque je parle de lui, de l’HOMME qu’il a été, au passé. Mais je demeure convaincu qu’il a juste quitté ce monde pour sa patrie céleste. Repose en paix Professeur. » – Corcellar WOMEY. Chef de Chœur Principale de la Chorale La Lyre Divine de la FSS.

 

 

« Il m’est un peu difficile de parler de vous au passé. Mais telle a été la volonté de Dieu. Ce qui compte c’est que vous ayez laissé en moi, un bon souvenir, un souvenir indélébile.
Je me rappelle, mon premier cours avec vous, ce premier jour de classe à la fac, vous êtes rentrés et d’un air simple et taquin vous avez dit: «bonjour mesdames, bonjour monsieurs, bonjour ma sœur», puis ensuite, vous avez mis au tableau: Pré-requis numéro 1 « savoir lire, écrire et parler français ». Lol, j’étais tout simplement pétée de rire. En une minute vous avez changé l’atmosphère de la salle et en une minute vous étiez devenu mon professeur préféré de P1.
La première année à la FSS est très rude mais vos heures de cours étaient pour moi un havre de paix et de rire.
Tellement de souvenirs dans ma tête. Tellement de petites anecdotes mais tous les citer serait monopoliser la parole ou devrais-je dire la page.
Je vous devais une voiture. Et à chaque fois qu’on se croisait, avec le sourire vous me disiez « mais ma voiture là est où? » et à moi de répondre: « Elle arrive Professeur, le container est au port ». « Ah oui, au port de Bassar, n’est-ce pas!? »Je crois entendre encore votre voix et votre rire.

Merci pour tout Prof. Merci pour l’homme que vous avez été et que vous continuerez à être dans ma mémoire. » – Auteur anonyme

 

 

Prof Folligan!!
Je me souviens en 1ère année, le premier cours, avec son boss, tout calme, il se tenait derrière sans grand mot. Mais à partir du moment où il commença le cours proprement dit, c’était le début d’un amour pour le cours de biologie cellulaire. Aussi fatiguée que j’étais, c’était avec peine que je pouvais décider de sécher votre cours. Toujours des blagues lorsque vous voyiez qu’on était fatigué juste dans le but de nous relaxer pour ensuite continuer et mieux suivre . Votre cour devenait même des fois une manière de déstresser après une journée accablante.
Je me souviens que vous nous inculquiez des valeurs qui aujourd’hui prennent tout un sens. Des valeurs qui n’étaient juste que des mots sur une diapositive ( respect, responsabilité, tolérance, générosité, éthique, etc.), mais qui reflétait votre vie et votre attitude à notre égard. Vous étiez juste, à l’écoute de tous, tellement patient et gentil. Malgré le fait que certains abusaient de votre gentillesse au cours et séchait, vous trouviez toujours le moyen de banaliser et faire juste ce que vous aviez à faire. Nous enseigner et partager votre connaissance.

Je me souviens de vos blagues sur le sexe (sujet tellement tabou) pendant le cours, lorsque vous disiez qu’une femme de 65 ans et plus est comme l’Afghanistan, c’est à dire, tout le monde sait où ça se trouve mais personne ne veut y aller. Beaucoup de blagues en bride dans mes souvenirs que je voudrais réécouter, moi qui étais si loin que je n’ai pas pu assister à votre dernière conférence sexe et santé. Et oui, vous adoriez en parler sur les médias, à nos divers galas de pharmacie. C’était trop drôle d’écouter des vérités que vous banalisiez, tout en nous faisant rire. Comme quoi, vos deux doigts valaient 5000 fcfa (toucher vaginal).

Trop de tristesse m’envahit en racontant votre parcours dans notre vie. Même pour les notes, vous trouviez toujours le moyen de faire passer tout le monde. Pour les travaux dirigés, y’en avaient qui n’arrivaient pas à s’offrir toutes les séances, vous le saviez mais ne renvoyiez personne. Tout le monde venait suivre les TD*. Tout ça vous sera rendu et votre âme reposera en paix. Très patient et humble vous étiez. Accepter de se rabaisser à nous, jeunes étudiants, vous, un professeur. Faire des campagnes à nos côtés, … Je ne regrette ne pas d’avoir été là pour partager ce dernier moment de joie avec vous le dimanche avant votre départ.

Un grand sourire vous montriez toujours. Aussitôt qu’on vous approchait et vous demandait un service, tant que vous le pouviez, vous acceptiez sans air de «professeur». Généreux, vous partagiez toujours vos joie avec nous. A votre réussite à l’agrégation, diplôme que vous avez lutté pour avoir, vous avez partagé des bonbons à toute la faculté, et chaque délégué avait reçu selon le nombre de promotions, des sachets de bonbon. On demandait «c’est pourquoi les bonbons?», C’EST PROF FOLLIGAN, IL FÊTE SON AGRÉGATION. On était tellement étonné, mais en même temps, joyeux pour lui, une simplicité hors pairs. Partout où il passait, il y avait de la joie, il la dégageait, tout ce qu’il touchait réussissait. UN HOMME AU CŒUR SUR LA MAIN.
Mes sincères condoléances à toute sa famille. Que Dieu vous accueille dans son humble demeure. AMEN » – Auteur Anonyme

 

Un modèle sur tous les plans …

« Quand on était en 1ère année, Folligan faisait cours, on était derrière, il avait fait une blague et les gens ont commencé par rigoler. Il y avait un camarade qui a commencé par rigoler et huer le professeur. Soudainement, tout le monde se tut et il ne restait que ses huées qui se firent entendre par Prof Folligan. A ce moment, je me suis dit que je verrais comment il allait réagir cette fois, spéculant qu’il allait perdre son sang-froid et sûrement le faire sortir. Mais non, à ma grande surprise, il se mit à huer à son tour mon camarade: «Toi même Wooh siah». Mon camarade se tut immédiatement et le reste de la salle éclata à nouveau de rire.

Depuis ce jour mon camarade ne fit plus de blagues en salle, ce qui lui permit d’ailleurs, selon ses propres dires, de passer en 2ème année. Ceci m’a vraiment touché parce qu’il m’avait ainsi appris qu’il y a toujours d’autres manières d’agir lorsqu’on garde son calme. Ceci témoigne de sa grande sagesse que personne ne peut contester. Et à chaque fois qu’il faut réagir dans une situation rocambolesque, je me demande « comment Folligan aurait réagi à ma place ». Voici comment, pour ne relater que ceci, il est progressivement devenu mon modèle tant dans ma vie professionnelle que sociale. RIP Prof FOLLIGAN » – Auteur anonyme

 

 

« J’ai de grosses tumeurs

Tout au fond de mon coeur
Elles poussent à chaque heure
Comme une fleur

Je pleure ton absence
Je crains la distance
Dans mon âme la douleur s’enfonce
Comme les épines d’une ronce
Tout seul au milieu de cette salle de cours immense
Dans cette nuit profonde je pense
Comment serais-je toujours moi?
Sans un petit bout de toi?
Mes rires seront ils encore vrais?
Sans ta voix qui m’enivrait?
Seront-elles efficaces mes compréhensions???
Sans tes explications, sans nos discussions???
T’aurais dû me prévenir
Me dire ces choses à venir
Me dire que tu pars visiter d’autres paysages
Me dire que tu pars en voyage

RIP Prof Koué FOLLIGAN…Adieuvraimaître » – Prudo R.

 

 

A la veille de sa disparition, il disait: « Parmi les mots, il n’y a pas mieux que celui de 5 lettres c’est à dire «Merci» pour exprimer sa gratitude, sa reconnaissance… » Aujourd’hui, cher Professeur Folligan, ce sont tes enfants qui viennent te dire merci pour tout ce que tu leur as enseigné, car en plus d’avoir formé des médecins, tu as formé des hommes et des femmes. Tu sers et serviras de modèle à plusieurs, lesquels serviront à leurs tours de modèles à plusieurs autres, et ainsi, avec ces nombreux manguiers, porteurs d’innombrables fruits et d’ombre, notre société ne pourra que mieux se porter.

Je me donne la permission de clôturer cet article avec l’image que tu projetais à chaque début de cours. Repose en paix, Professeur.

 

 

 

 

  • FSS: Faculté des Sciences de la Santé
  • TD: Travaux dirigés


Notre Togo a désormais 57 printemps…

Cher Togo, joyeux anniversaire ! Nous tes enfants, sommes fiers de toi. Comment je le sais ? Fastoche, c’est toujours avec force et détermination que nous te défendons et te célébrons sur les réseaux sociaux, et ce, chaque 27 avril. Mais toi, es-tu fier de tes enfants ?

Bonne question…

Quelque part, c’est à cause de nous qu’on parle de toi aujourd’hui comme faisant partie des nations les plus pauvres et les plus tristes du monde… Es-tu quand même fier de nous ? Nous t’avons juré développement économique et avons promis de faire de toi un bel et émergent Etat, mais plus de 50 ans après, tu n’as pas bougé de l’arrière-cour. Nous fais-tu toujours confiance ? Nous sommes les frères et sœurs qui sevrons d’autres frères et sœurs du pain de bonne qualité, du paracétamol optimisé, de la craie de dernière génération, etc. Sommes-nous toujours beaux et belles à tes yeux ?

Je suppose que la réponse à toutes ces questions est oui, parce que comme on dit souvent, « l’amour d’une mère (ou d’un père) n’a pas de limite ». Nous aussi t’aimons énormément. C’est d’ailleurs au nom de cet amour fou que nous te châtions de façon aussi atroce au quotidien.

Cher Togo, joyeux anniversaire ! Nous tes enfants, sommes fiers de toi. Comment je le sais ? Fastoche, c’est toujours avec force et détermination que nous te défendons et te célébrons sur les réseaux sociaux, et ce, chaque 27 avril. Mais toi, es-tu fier de tes enfants ?

Ô temps pour moi, Pays de nos aïeux… Nous remarquons avec désolation que nous venons de répéter un paragraphe. Les signaux d’une certaine maladie s’affichent, mais vu que nous ne t’avons pas doté d’un paracétamol optimisé, nous voilà obligés de couper court à ce message de félicitations pour ton anniversaire et te quitter pour aller nous faire soigner ailleurs. Ainsi donc, cher Togo, nous nous en allons. Mais sois-en sûr, nous reviendrons très bientôt à nos promesses. Pour les réitérer ? Les accomplir ? Nous ne saurons te le dire, mais promis juré, nous y reviendrons.

Tes enfants qui t’aiment…


Togo: Quel avenir pour le pays avec les formations BTS?

Au cours de mon récent séjour à Lomé, au Togo, j’ai eu, un soir, l’idée d’inviter quelques amis à la maison pour un dîner. Ils répondirent presque tous présents, et le petit vacarme que nous faisions obligea mon père à sortir dans le jardin pour voir un peu ce qu’il s’y passait. C’est alors qu’il sortit son fusil de chasse et chassa toute la bande hors du domicile sous prétexte qu’elle l’empêchait de se reposer après une journée très éprouvante. Dites-moi donc, avait-il raison de se comporter de la sorte? N’ai-je pas le droit, à plus de 20 balais, d’organiser une petite soirée chez moi ? Hein ? N’ai-je pas le droit de vous baratiner un peu avant de relater les faits tels qu’ils se sont véritablement déroulés ? Bon, on efface tout à partir de la troisième phrase et on reprend.

C’est alors que mon père se présenta dans le jardin, prit le soin de saluer, d’une ferme poignée de main, chacun des invités, et distilla ensuite quelques conseils à notre encontre, nous, jeunes d’aujourd’hui et relève de demain. Dans son discours, un point sur lequel il ne s’attarda pas vraiment retint mon attention.

Je ne serais en mesure de citer exactement ses mots mais il posa la problématique suivante : comment notre génération pourrait-elle prendre la relève et assurer le développement du pays si la plupart des jeunes d’aujourd’hui se contente d’une formation BTS* ? Avant d’ajouter que, très vite pointera du nez un problème encore plus criard de manque de professeurs qualifiés pour garantir la formation des générations qui suivront.

Alors j’aimerais bien savoir comment nous comptons nous y prendre pour arriver à cet idéal que représente le développement. J’aimerais bien savoir comment nous pourrons créer, innover, et produire des richesses sans de solides formations. Penserions-nous un peu trop que Jésus viendra résoudre tous nos problèmes ?

Etudier, innover, développer…

C’est à juste titre que nous pouvons tenir ceux qui gouvernent le pays pour responsables de cette situation « fukushimatique » de notre système éducationnel et de ses infrastructures. Cependant, il serait aussi trop facile de nous exempter de tout reproche. Je fais une formation BTS (BAC + 2) dans une école aux méthodes et qualité d’enseignement douteuses et je m’en contente parce que je vais pouvoir décrocher un job qui garantira mon loyer et mes bières du weekend. Oui, on sait bien que Lomé est dur et que chacun se cherche, mais qui viendra la rendre douce ? Cela commence par moi, par toi, par nous et ainsi de suite. C’est en innovant qu’on se développe, mais l’innovation ne s’obtient pas au bout de seulement deux ans d’études et/ou de recherches. Il en faut plusieurs et il est donc important que nous imprégnions cette culture de la bosse dans nos gènes afin de nous donner des chances d’atteindre nos objectifs.

Ainsi donc, tout ce que nous aurons demain si nous continuons de courir après les formations à cycles courts, c’est la certitude de stagner dans les conditions actuelles, de n’avoir uniquement que des enseignants issus de ces écoles, qui eux, s’assureront que la qualité de la formation des générations à venir dégringole un peu plus.

Si je reviens assez souvent sur la question de l’éducation, en prenant par la même occasion le risque de me répéter, c’est parce que je crois dur comme fer que c’est à travers elle que nous changerons positivement notre pays, région économique et continent.

Sinon, pensez-vous aussi que mon père a raison ? Le débat est ouvert…


NB: BTS = Brevet de Technicien Supérieur.


Éducation au Togo: Jusqu’où descendrons nous? (1)

« L’éducation scolaire peut faire stagner le développement d’un peuple, voire compromettre son futur si elle est constamment confrontée à des problèmes qui empêchent son bon fonctionnement (fragilité du système éducatif, infrastructures insuffisantes, etc.) ». Cette affirmation de José Carlos P. Almeida Filho, professeur à l’Université de Brasilia, nous envoie sans escale et sans détour à un constat : au Togo, nous sommes de véritables masochistes. Vu que nous jouons avec le feu, nous nous brûlons mais cela ne semble aucunement nous inquiéter.

Depuis quelques années, les taux de réussite aux différents examens nationaux sont sur une pente descendante et 2016 est arrivée en force pour confirmer cette tendance avec les résultats du  BEPC et du BAC 1, en attendant ceux du BAC 2 qui très certainement ne nous surprendront pas positivement. Encore que les deux premiers examens cités ont été entachés de plusieurs rumeurs selon lesquelles il a fallu faire certains « traitements cosmétiques » – comme le dira mon confrère Elie – afin d’obtenir les pourcentages de réussite officiellement publiés. Info ou intox ? Bien malin celui qui pourra dire !

Une question s’impose : à qui la faute ? Aux élèves, qui sont de moins en moins attentifs et performants ? Ah ça, on l’aura entendu et réentendu hein… « Les enfants d’aujourd’hui là, vraiment, ils sont nuls quoi ! Ils ne foutent plus rien à l’école. On leur donne tout ce qu’il faut, on ne leur demande que d’étudier mais zéro »… Quelque part, ce n’est pas faux car en effet, on sent nos jeunes frères moins impliqués et appliqués aujourd’hui et la plupart de leurs centres d’intérêt divergent bien souvent de ceux de notre système éducatif. Eh bah voilà le résultat!

Mais une nouvelle question s’annonce : les élèves sont-ils les seuls fautifs dans l’histoire ? Of course not ! Tout évolue, tout change. Nos sociétés et visions du monde arborent de nouveaux visages au fur et à mesure que le temps passe, cependant, notre système d’éducation est de façon générale resté calqué sur la pédagogie traditionnelle libérale, laquelle pédagogie ne répond plus forcément de manière satisfaisante aux exigences de nos réalités actuelles. Les pays comme la Finlande et le Danemark, qui excellent dans ce secteur, ont abandonné cette tendance il y a belle lurette, ont innové et adopté des politiques plus adaptées qui aujourd’hui leur permettent d’être là où ils sont.

Ajouté au retard du système éducatif sur notre temps, il y a également l’éternel problème des infrastructures et celui des ressources humaines dans le domaine : sur toute l’étendue du territoire, nombreuses sont les écoles qui ont besoin de réformes et de matériels didactiques de qualité, sans quoi les processus d’enseignement et d’apprentissage deviennent beaucoup plus compliqués. D’un autre côté, on peut remarquer qu’il y a plusieurs professionnels qui possèdent le savoir mais qui ne savent ni enseigner, ni éduquer. Quand on est un peu « chanceux », on peut tomber sur l’espèce rare de ceux-là qui n’ont aucune de ses qualités. Admettons tout de même que c’est parfois difficile de faire son travail avec amour et abnégation lorsque derrière les conditions de travail et les salaires ne sont guère encourageants.

Somme toute, si aujourd’hui ça ne va pas très fort au sein de notre éducation, la responsabilité de la situation ne revient pas seulement aux élèves qui, selon certains, ne se donnent pas suffisamment aux cahiers. Il y a derrière plusieurs autres problèmes comme ceux cités plus haut que nous devons sérieusement considérer et nous atteler à solutionner. Autorités compétentes et éducateurs ont un rôle important à jouer dans cette marche qui viserait à renverser le cours des choses et à faire réellement de l’éducation le principal moteur du développement de notre pays. Mais encore faudra-t-il qu’ils acceptent de tout remettre en question, y compris eux-mêmes. Encore faudra-t-il qu’ils aient une véritable volonté de s’y mettre!

Ces jeunes adolescentes et enfants présents sur les images de l’article méritent d’avoir toutes les chances de briller et d’apporter leurs contributions dans la construction de notre pays. Oui, ils méritent de garder ce sourire qu’il ont sur leurs visages. Ils méritent une éducation qui pense à eux et non une éducation tournée vers elle même.

Crédit photo: www.africatopsuccess.com
Crédit photo: www.africatopsuccess.com

 


Ma liste des 23 Bleus pour l’Euro 2016

D’ici quelques heures, le sélectionneur de l’Equipe de France de Football, Didier Deschamps, publiera la liste des 23 joueurs convoqués pour l’Euro 2016 qui se déroulera dans l’hexagone. Eh bah moi, je vais me permettre dans ce billet de le devancer en vous présentant une liste qui sera sans doute assez similaire à la sienne, mais avec deux ou trois choix que je ne vois franchement pas l’ancien coach de l’OM faire. C’est parti !

Les gardiens de but:

À ce poste, aucun mystère. Hugo Lloris (Tottenham) et Steve Mandanda (OM) sont les numéros 1 et 2. Je trouve peu utile le fait de prendre un troisième gardien mais je le fais quand même et ce sera Alphonse Areola (Villareal). Il est jeune, talentueux et est en train de boucler une excellente saison avec le sous marin jaune. Et vu qu’il représente l’avenir au poste, autant le plonger dans l’atmosphère tout de suite. Toutefois, sur les papiers de Deschamps, c’est le dernier rempart du Stade Rennais, Benoît Costil, qui tiendrait la corde…

Les défenseurs:

Au vu des dernières performances, on peut dire que la défense est le plus gros chantier de cette équipe de France, tant elle s’est montrée peu tranchante dans ce secteur de jeu. N’empêche qu’à un choix près, la sélection des 8 hommes me semble assez aisée à faire. Les 4 centraux seront Laurent Koscielny (Arsenal), Raphaël Varane (Real Madrid), Eliaquim Mangala (Manchester City) et Samuel Umtiti (OL). Ce dernier a été le grand patron de la défense lyonnaise cette saison et mérite amplement un ticket pour l’Euro. À gauche, on aura le vétéran Patrice Evra (Juventus Turin) et Lucas Digne (As Rome). Sur le flanc droit, ce sera Bacary Sagna (Manchester City) et Christophe Jallet (OL).

Les milieux de terrain:

Blaise Matuidi (PSG), Paul Pogba (Juventus Turin), Lassana Diarra (OM) et N’golo Kanté (Leicester City) mettent tout le monde d’accord. À ces 4 joueurs, j’ajouterai Maxime Gonalons (OL) et Adrien Rabiot (PSG) qui ont été tout simplement très performants cette année.

Les attaquants:

Le secteur où les places coûtent la peau des fesses. Plus que 6 tickets à distribuer. Et ils seront pour Antoine Griezmann (Atlético Madrid), Dimitri Payet (West Ham), Hatem Ben Arfa (OGC Nice), Antony Martial (Manchester Utd), André-Pierre Gignac (Tigres) et Alexandre Lacazette (OL). J’avoue que j’ai longtemps hésité entre le buteur lyonnais et l’ancien Lorientais Kévin Gameiro qui effectue un travail assez intéressant cette année avec Séville.

Les réservistes:

Lucas Hernandez (Atlético Madrid); Jérémy Mathieu (FC Barcelone); Benoît Trémoulinas (Séville); Yohan Cabaye (Crystal Palace); Morgan Schneiderlin (Manchester Utd); Ousmane Dembélé (Rennes); Kingsley Coman (Bayern Munich); Kévin Gameiro (Séville); Olivier Giroud (Arsenal).

Mon équipe type: 

Mon 11 de départ est un 4-3-3 avec un milieu défensif, puis deux relayeurs, et une attaque assez flexible où les latéraux auront la possibilité de sortir de leurs zones de façon répétitive. Griezmann pour se muer en faux 9 et Payet pour se muer en 10, ce qui donnerait en cours de jeu un 4-4-2 avec un milieu en losange.

Hugo Lloris (c) – Bacary Sagna; Raphaël Varane; Laurent Koscielny; Patrice Evra – Lassana Diarra; Paul Pogba; Blaise Matuidi – Antoine Griezmann; André-Pierre Gignac; Dimitri Payet.

Voilà pour l’Euro 2016 ! Certains me reprocheront peut-être d’avoir écarté Giroud (quelque chose que ne ferait pas le sélectionneur), mais personnellement, je trouve que sur cette saison Lacazette et Gignac sont de meilleurs attaquants. Il est vrai que sa fonction de pivot peut faire la différence, mais je préfère la hargne de Gignac et sa frappe de balle lourde comme tout, la puissance de Lacazette et sa réussite devant le but pleinement retrouvée, et même, l’intelligence ainsi que la qualité de finisseur de Gameiro. Point final ! Mon plus grand regret, c’est de ne pas pouvoir sélectionner Karim Benzema, qui reste de très loin, le meilleur attaquant français. Une petite pensée aussi pour Franck Ribéry qui, après sa longue série de blessures, est revenu à un très bon niveau. Je n’ose même pas imaginer les dégâts que pourraient causer le trio d’attaque Ribéry – Benzema – Griezmann.

Ben Arfa ? Il mérite la sélection. Le principal artisan de la belle saison niçoise. Rabiot ? Il la mérite aussi. Du moins, il a été meilleur que Cabaye, Sissoko et Schneiderlin. Gonalons ? Il n’y a qu’à suivre ses matchs pour comprendre. Chirurgical dans ses transmissions, agressif mais propre et serein dans ses interventions.

J’ai hésité entre Mathieu et Mangala, mais la blessure du Barcelonais n’a pas joué en sa faveur bien qu’il soit déjà de retour. Lucas Digne doit sa sélection à sa régularité sur le terrain. Sinon, ça s’est joué à très peu de choses entre lui et Trémoulinas. Kurzawa paye ainsi son faible temps de jeu. Valbuena ? Forme trop incertaine, donc hors course.

Tout en espérant que cet Euro 2016 soit une réussite pour les bleus, je souhaite bonne chance aux autres équipes et que la fête soit belle !

Maintenant, je passe le micro à Didier Deschamps.

Bonsoir !

euro-2016-trophee


Le Togo et les partenariats aux deux faces

«Ce n’est pas nouveau!», diraient certains juste après avoir lu le titre de ce billet. Malheureusement, ils verraient juste car il y a bel et bien des siècles que notre continent a fait des problèmes ses plus fidèles partenaires. Est-ce que nous sommes les seuls au monde à en avoir? Bien sûr que non. Seulement que dans notre cas, ces problèmes, très souvent, restent longtemps sans solutions et lorsqu’elles arrivent finalement, c’est à travers des partenariats avec l’extérieur, lesquels partenariats sont accompagnés d’une propension à créer d’autres situations problématiques, à long comme à court terme. Petite illustration à suivre:

Ce n’est un secret pour personne, le Togo est un pays en voie de développement. Ainsi, par manque de moyens, il y a carence d’infrastructures d’excellente qualité dans pratiquement tous les secteurs d’activités. Comment alors, faire construire une aérogare moderne, de bonnes routes, etc., des projets qui viendraient tenir les promesses des ambitions de notre gouvernement qui veut faire du Togo un hub hors du commun? En se dégotant des partenariats à l’extérieur, bien entendu. Et cette fois, ce sont les chinois qui vont obtenir le marché de certaines voies terrestres et surtout du nouvel aéroport. Ils financeront et construiront. Nous qui avons des moyens limités et qui sommes déjà endettés jusqu’au cou, quand et comment rembourserions-nous? Quels sont les accords passés en coulisses et qui entreront en vigueur dans le cas où l’un des partis (on sait déjà lequel) ne respecte pas sa part de contrat? … Une arme de plus pointée sur notre tête? Trois points de suspension, et en attendant de savoir:

Le Groupe asiatique arrive, s’installe et forcément, a besoin de main d’oeuvre. Du boulot!!! Excellent pour la population. Cependant, il faut voir comment les ouvriers sont traités une fois sur les chantiers! Ils sont sous payés, ils effectuent des activités à risque mais sans protection adéquate, ils sont surexploités, les conditions de travail sont médiocres (temps de repos et repas insignifiants), les accidents de travail ne sont pas couverts, de grands garçons et des pères de famille, pour un rien, sont régulièrement humiliés à travers des marques de mains blanches laissées sur des corps noirs, etc. Cela en dit long sur le degré de considération et de respect que ces investisseurs ont pour mes compatriotes, pour mon pays, et je me demande bien comment est-ce qu’on peut permettre que des personnes viennent d’autres horizons pour se comporter de la sorte sur mon propre territoire. Le contraire serait-il possible? Suivez ce reportage des Observateurs de France 24 qui en dit beaucoup plus long que mon article.

Comme vous avez pu le voir, vers la fin cette vidéo (interview à partir de 10 min 40 sec), le ministre togolais du travail, de l’emploi et de la sécurité social affirma qu’«il y a toujours des difficultés quelques fois, mais ce n’est jamais des choses véritablement dramatiques». On est d’accord, chacun a sa conception de « choses véritablement dramatiques ». Et j’aimerais lui adresser quelques questions:

  1.  Qu’entendez-vous, M. le Ministre par les « difficultés » de quelque fois?
  2.  Avez-vous déjà été au contact de ces ouvriers, histoire de voir par vous même comment se présentent leurs conditions de travail?
  3. J’en avais une troisième mais bon, la réponse est déjà dans les toutes première et dernière phrases de votre interview.

Voilà, j’ai parlé! Je pense que cette situation est un affront, une mise en ridicule que nous devons balayer au plus vite. Le respect n’est pas une valeur qui marche uniquement du bas vers le haut dans une hiérarchie. Ça va dans les deux sens et c’est la base de toute collaboration saine, sincère et équitable. Lorsque ce facteur fait défaut, que nos dirigeants ne s’y méprennent pas, on ne parle plus de partenariats ou de coopérations si joliment inscrits dans les documents diplomatiques, mais de relations entre supérieur et subalterne, voire d’esclavagisme comme l’indiquaient certains intervenants de la vidéo ci-dessus.

Autorités compétentes, réagissez!

PS: Il faut tout de même mentionner le fait qu’une bonne partie du marché des travaux publics est revenue à l’entreprise togolaise CECO BTP, laquelle entreprise travaille plutôt bien et s’occupe beaucoup mieux de ses employés. En répétant l’expérience d’octroyer d’aussi gros contrats à d’autres firmes nationales, et  dans les autres domaines, c’est l’économie du pays qui se sentirait ragaillardie, vu que les intérêts et autres bénéfices seraient principalement réinvesties sur place. En même temps, c’est mon avis d’amateur hein! M’éclaire qui peut.

 

 


Nous aussi, nous savons faire la fête au 21e siècle!

 

  • Oui, ça va, je suis arrivé il y a tout juste 5 minutes hein. […] Oh ça! Je ne te le fais pas dire mon cher. Depuis l’ascenseur, la musique faisait déjà monté mon corps au niveau supérieur, lol. […] Ah mais, ça c’est clair. À quoi te sert ta canne à pêche au bord du lac si tu ne l’utilises pas pour obtenir du poisson frais? Moi j’attends seulement que Franko me donne le signal pour embrouiller, angoisser et coller les petites, mdr. […] Ok d’accord! Bon, il va falloir que je fasse le tour pour saluer les autres. Je te reviens tout à l’heure.

Un vers de Jack Daniels (et c’est très important le Jack pour une fête branchée de notre époque), quelques hochements de tête échangés avec ceux dont le visage m’ait familier, en guise de salutation. Pour ceux et celles qui me sont plus proches, des accolades et des bises. Et soudain, qui voila qui attire mon attention:

  • […] Hey! Mais tu vis toi? Ça fait un sacré bail là! […] Ah bah, je suis là rien de neuf, et de ton côté? […] Bien ça! Qu’est ce que je deviens? Bon là, maintenant, un chouya plus plus éméché qu’il y 5 minutes, lol. Mais à part ça je suis dans les langues et ça marche plutôt fort bien. Et toi? […] Hmn très intéressant ça! …

Pendant ce temps, se fichant royalement des commodités de dégustation et de la musique fort entraînante (Mention très bien au DJ de la soirée, il faut le signaler),  une conversation pimentée se fomente tranquillement à côté avec les amis, et je ne peux m’empêcher de m’immiscer, coupant ainsi court à  ma conversation avec cet ami avec lequel j’avais perdu contact depuis plus d’un an.

  • […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] Hahahaha […] […] […] […] […] […] […] Oh Nadia, arrête, tu t’enfonces déjà […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […]  Awo, Daniel, s’il te plait, dis lui d’arrêter là, mdrrr. […] […][…] […] […] […] […] […] […] […] […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […]   […] […] […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] Lol, je regarde seulement, moi. […] […] […] […] […] […] […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […]

Ah cher ami lecteur, je suppose que t’aimerais savoir ce dont mes amis discutent. Tu m’enverras désolé mais je ne peux en parler sans leur approbation préalable. Ce que je peux faire par contre, c’est m’arrêter là, terminer la conversation avec eux, leur demander si je peux en partager le contenu avec toi, et si réponse positive je reçois, je reviendrais continuer ce billet en y incluant leurs propos! On fait comme ça?

Euh, non, oublie ce que je viens de dire, je retire ma proposition. Ce serait trop demandé pour un paresseux comme moi. En plus, c’est mon blog, c’est mon texte, je le monte comme je veux, non? Oui, un peu d’égocentrisme aussi il faut. L’attention doit être porté sur moi, sur moi, sur moi et sur mes commentaires. Cela te pose t’il un problème? D’un autre côté, je veux les protéger, mes amis. Je veux les protéger de toi, oui toi lecteur avide de critique là, vautré derrière ton poste qui te donnerais un malin plaisir à dézinguer le raisonnement maladroit de la pauvre Nadia? Daniel et moi nous en chargeons déjà! Faudrait pas que tu vienne en rajouter. Je ne veux même pas penser à cette manie que t’aurais de relever, non sans ironie, le manque de grammaire dans les paroles de Seydou. Non non, je ne te laisserai pas te faire la peau de mon ami qui n’est pas beaucoup allé à l’école mais qui va bientôt devenir une grande star de foot. Bref, c’est non, non non et non! tu ne te contenteras que de mes dires. Où en étais-je déjà? Ah oui, la conversation.

  • […] […] […] […] Bon de toutes les façons, avec vous les femmes, ce n’est même pas la peine de débattre, c’est souvent perdu d’avance. […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] Non mais attend, je t’explique un truc, il faut juste que vous sachiez nous comprendre et aussi comment … […]  […] […] […] […] […] […] […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] [. […]..] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […]  […] […]  […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] […] …

Tu l’auras compris, ami lecteur, les femmes de notre petit groupe se sont levées comme un seul homme, m’ont usurpé la parole d’un coup sec et ne semblent pas très emballées par l’idée de me la rendre. À ce jeu, elles sont injouables. Mes commentaires auraient pourtant pu te donner plus de substances d’information sur ce dont nous discutions, mais hélas … Hey! Attend une seconde, que vois-je là? Olalalala! Veinard que je suis! Une jolie demoiselle à qui je faisais des clins d’œils lourds de sentiments affectifs (mais pas que ça), vient de répondre positivement à mes signes. Juste le temps de prendre un sixième vers de Jack et je suis à elle. Hein? Pardon? Bah oui, entre temps j’ai pris un deuxième, un troisième, un quatrième, puis un cinquième vers, et puis quoi? Tu vois? Tu veux déjà te mettre à me faire la morale! Non, s’il te plait, arrête. J’ai levé le coude seul et je m’assume. Bon, là c’est le moment de la petite, gâche pas tout et garde tes reproches pour toi!

  • Alors, ma belle, comment vas tu? […] Ah oui? Tu t’ennuis autant que ça? Si tu veux, on sort prendre un verre alors. […] Que ne ferais-je pas pour toi? Bien sûr qu’on peut y aller maintenant, et tu sais ô combien j’aime à me sentir en ta compagnie. […]Owwn, je rougis déjà, lol. Bon bah, je passe te chercher dans 30 minutes alors. […] Okay, d’accord, va pour 45. J’ai hâte. À toute à l’heure. Bisous.

Je recherche donc mon hôte pour les remerciements qui lui sont dus, du fait de m’avoir convier à sa fête.

  • Moi: Hey Corinne, il va falloir que j’y aille, merci pour l’invitation, c’était bien la soirée.
  • Corinne: T’es pas sérieux là Marek! T’es arrivé il y a combien? Une petite heure et demi? Et tu veux déjà partir!? En plus, de toute la soirée, tu n’as détourné tes yeux et tes mains de ton téléphone que pour te servir à boire. Moi je suis fâché.
  • Moi: Ah mais regarde autour de toi. Presque tout le monde fait pareil hein. Devant moi, certains ont même demander le code wifi avant de dire bonsoir! Mais bon, cela ne justifie pas mon comportement, donc je te présente mes excuses et je t’assure que je trouverai un moyen pour me faire pardonner.

[Un bisou sur le front et paf! En route pour où tu sais! Mais, un conseil, camarade lecteur, vaut mieux ne pas conduire après quelques vers]

Et voilà, je viens de quitter une fête super branchée du 21e siècle. Tu l’as vu par toi même, ami lecteur, nous aussi, nous savons la faire, la fête!

Cellphone-Party

 

 


Pendant tout ce temps là …

Six bons mois passés à l’abri des radars de la blogosphère! On me l’aurait prédit quelques jours après l’édifiante et super motivante formation Mondoblog 2014 à Abidjan, et évidemment, j’aurais vigoureusement battu en brèche. Et pourtant, … Où étais-je donc pendant tout ce temps? À quoi est-ce que je jouais? Plongé à la fois dans l’agréable, l’utile et le futile, l’obligatoire et le facultatif, je ne suis pas sûr de pouvoir déclarer en toute quiétude que j’en ai fait bon usage, de ce bon vieux fameux temps. 

Crédit photo: www.programme-tv.net
Crédit photo: www.programme-tv.net

Pendant tout ce temps là, j’ai énormément étudié, j’ai découvert que je pouvais très bien faire carrière dans la Rédaction Web, je me suis lancé dans plusieurs activités sportives (le Muay Thaï et le Rugby sont venus s’ajouter au foot en salle), et surtout, j’ai passé tellement de temps à ne rien faire de bon. Comme si la nonchalance et la paresse en avaient marre de leur condition abstraite et venaient trouver en moi, leur forme la plus concrète qu’il soit. Tu penses que Facebook fait perdre du temps? Essaie un peu Youtube! En voilà un site qui en plus de te priver de grosses heures de production, te refile une flemme sans pareil. Et je sais très bien de quoi je parle. Ils ont changé le monde en créant des réseaux sociaux, nous changeons nos habitudes en nous agrippant à ces réseaux sociaux et ces habitudes là nous empêchent de travailler à changer le monde à notre tour. Gare à la dépendance et à l’isolement social!

Pendant tout ce temps, je me suis offert un plaisir qui n’a pas de prix: Des vacances à la maison! Famille, amis, bien aimée, etc., tout y était. Moments « requinquants » comme jamais. Au bled, j’ai eu la joie de rencontrer les mondoblogueurs Gillaume Djondo et Renaud Dossavi, deux types aussi intéressants dans le réel que dans le virtuel (un bravo au second pour son premier ouvrage « Rosées Lointaines »). J’ai également pu constater la nette amélioration des infrastructures routières de Lomé ainsi que le lot de soucis qui va avec. En effet, un jour ne passait pas sans que je n’assiste personnellement à un accident de route ou qu’une connaissance m’en fasse part. Et pour avoir été très actif en circulation, je me permet de dire haut et fort que: L’automobiliste, et surtout, le motocycliste loméens ne savent ni conduire ni se conduire. En d’autres termes, le code est pas maîtrisé peu respecté et c’est souvent celui qui fait la faute qui est prêt à descendre de son engin pour remonter les bretelles à l’autre. Dans ces conditions, comment éviter les maux de tête de nos pauvres médecins et infirmiers déjà surchargés et extrêmement limités en infrastructures sanitaires. La prise de conscience à ce propos est de mise!

214525-Pray-For-ParisAussi, pendant tout ce temps, j’ai suivi avec grande fierté le parcours 2015 couronné de succès, du duo « Dois Africanos », un groupe que je côtoie depuis mon arrivée au Brésil en 2013. Pendant ce temps, j’ai prié pour Paris, mais aussi pour les nombreux autres pays où le terme « attentat » est une affaire de tous les jours, et pour tous ces pays qui souffrent de maux de différents genres, mais tout autant ravageurs, voire plus… Pendant tout ce temps, je me félicitais d’être un fan de l’Olympique Lyonnais, premier club français à posséder son propre stade (Bravo au Président Aulas) et je m’insurgeais contre l’ampleur disproportionnée qu’a pris l’affaire Valbuena-Benzema et au vu de ce qu’il nous montre cette saison, je me dis que ce serait con de laisser le dernier cité à la maison pour l’Euro. Sans son meilleur joueur, la France ne remportera pas cette compétition. Dit et signé (Bien sûr, fallait que je ramène des histoires de foot dans cet article. Quand on est accroc, on est accroc).

Enfin, pendant tout ce temps là, j’ai pris le temps de me remettre des effervescences de l’année écoulée, de démarrer 2016 avec de nouvelles résolutions et perspectives, et par le présent billet, je pense qu’il est temps de vous souhaiter une bonne, heureuse et fructueuse année. L’Afrique a besoin de ses fils pour lui permettre de retrouver la gloire qui était sienne à une certaine époque. Préparons nous à changer le monde, ceci dit, apprenons à mieux utiliser notre temps et soyons productifs, car un petit africain productif est une petite Afrique productive et plusieurs petits africains productifs équivaudront à une Grande Afrique Productive.

Salam!


Quand Allah s’invite au pays du Christ Rédempteur

  • Il est 20 heures, nous sommes un dimanche, jour de match entre Fortaleza et Ceara, les deux clubs rivaux de la région où j’habite, et Dieu seul sait ô combien il est dangereux de se pavaner dans les rues pendant ces moments (dépendamment du score final, il y a souvent de ces supporteurs qui deviennent un chouya violents et s’engagent dans des « sortes d’interaction » avec autobus, personnes et autres biens publics, que je jugerais très peu honorifique vis-à-vis du genre humain. Bref…) À cette heure, je sors de l’église pour rentrer chez moi, j’arrive à l’arrêt de bus et il y a cette dame, dans la soixantaine je dirais, assise toute seule. Dans son visage, j’entrevois une certaine inquiétude. A-t-elle peur de moi ? Dans ma tête, je me demande si c’est mon physique imposant qui l’effraie ou si c’est l’événement du jour. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir, car très vite, j’obtiens ma réponse lorsqu’elle s’adresse à moi en disant:  » Quel bus vas-tu prendre, mon fils ? »
  • J’ai tout de suite compris. La dame n’a pas envie, à raison, de rester toute seule à l’arrêt. En principe, n’importe quel bus passant sur cette avenue peut me conduire chez moi, mais en bon samaritain, en bon petit chrétien qui vient, en plus, de recevoir le Corps du Christ, je décide d’attendre avec elle jusqu’à ce que le sien n’arrive. Elle semble ravie. Et en attendant que le car ne vienne, elle engage de nouveau la conversation :

Elle: Tu n’es pas d’ici non ? Tu viens d’Afrique ?

Moi: Oui, je suis Africain, je viens du Togo. C’est un pays de l’Afrique occidental

Elle: Ah je vois. Donc c’est dans ta région que les chrétiens sont persécutés et tués par les musulmans, non? Pauvres chrétiens !

Moi (Un peu surpris, mais je commence déjà par m’habituer à ce genre de propos stéréotypés): Non non, chez moi, il n’y a aucun problème entre chrétiens et musulmans. C’est vrai que dans quelques pays du continent il y a des rivalités sanglantes entre ces deux groupes, mais on les compte sur le bout des doigts. Sinon, dans mon pays, comme dans la plupart des nations africaines  Etats africains, il n’y a rien. L’islam, c’est une religion comme les autres. (…).

Elle (semblant n’avoir rien capté de tout ce que j’ai dit, et avec un air méprisant au plus haut point): Hmmmn, en tout cas, ces gens-là, cette religion, que Dieu m’en garde.

Moi (voulant coûte que coûte la faire changer de regard sur le sujet): Non, mais sérieux, il ne faut pas laisser des cas isolés influencer votre opinion. Oui, Il y en a qui aujourd’hui salissent le nom, l’image de l’islam, et ce qu’on sert ici dans les médias n’arrange pas les choses. Mais en vérité, c’est une religion qui a la même valeur que le christianisme et le reste, elle est aussi de Dieu et voilà. Je le répète, chez moi comme dans la plupart des pays africains, musulmans et chrétiens vivent en paix et ensemble. Je suis un chrétien (je lui montre le chapelet que j’ai sur le poignet), catholique, et je reviens d’ailleurs de la messe. Ma famille l’est aussi, mais mon grand frère par exemple a décidé de se convertir et aujourd’hui il est musulman. Sa femme est chrétienne et leurs enfants choisiront leur propre orientation religieuse plus tard. Tranquille quoi. Ce n’est même pas un sujet sur  lequel nous nous attardons.

Et notre dame de rester muette pendant un moment. J’ai pu sentir qu’elle a été légèrement surprise de m’entendre dire que j’ai un grand frère musulman. Enfin, je veux bien avoir tort sur ce coup, mais hélas… Un bus arrive, et elle s’empresse de me dire que je peux y aller. Je réplique en disant que ça ne me gêne pas d’attendre, mais elle me dit :  » Non c’est bon,  tu peux partir ». En montant dans le bus, je l’entends continuer à rouspéter derrière. Comme quoi, vaut mieux être seul dans une période de danger que d’être accompagné du frère d’un musulman.

Si aujourd’hui l’islam fait peur et inspire autant de mépris, qui en sont les responsables? Lesdits islamistes ? Les médias ? Ou les détenteurs de l’information ? Quelque part, je m’en fous un peu de savoir qui est plus trempé que qui parce que, responsables, nous le sommes un peu tous. Cette dame, comme beaucoup d’autres, l’est parce qu’elle a accepté d’emblée l’image de l’islam véhiculé dans les médias, sans effectuer le moindre effort critique. De nombreuses gens et moi le sommes parce que nous savons ce qu’il en est vraiment de cette religion, mais ne faisons pas grand-chose pour montrer son vrai visage. Voyez-vous, chacun de nous a une petite part de responsabilité.

Ce fut la troisième fois que je m’engageais dans une discussion à propos de l’islam ici au Brésil, et pour la troisième fois, j’ai compris qu‘Allah est n’est pas connu mais est méprisé au pays du Christ Rédempteur. Aujourd’hui, je me dresse en tant qu’habitant du monde, et dans le souci de promouvoir le partage d’un message de paix, la tolérance, l’acceptation de l’autre dans son altérité et dans son identité, je me dis prêt à œuvrer pour défaire les idées préconçues et discriminatoires qui existent dans ma communauté. Et vous, consentez-vous à le faire dans la vôtre?