Mariam Sorelle


L’avortement clandestin, les femmes paient le prix fort

Le 28 septembre dernier, le monde entier a commémoré la journée internationale du droit à l’avortement sécurisé. Cette journée a été passée sous silence, car l’avortement est un sujet tabou. En Côte d’Ivoire, ce droit est loin d’être un acquis. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est autorisée que pour sauver la vie de la femme. Ainsi, du fait de la condamnation sociale et juridique de l’avortement, de nombreuses femmes ont recours à l’avortement clandestin, une pratique dangereuse qui n’est pas sans conséquence sur leur santé et leur vie.

Attention, dans les histoires qui suivent, il est question de graves problèmes médicaux, de viol et de mort. Les récits sont très crus. Si vous êtes sensibles à ces sujets, nous vous conseillons d’arrêter votre lecture ici.

Sophie, 40 ans, est devenue stérile 

Image par Luisa Munoz de Pixabay

À 20 ans, Sophie a été victime d’un viol à la suite duquel elle est tombée enceinte. Voulant garder son malheur secret, elle a décidé de se faire avorter, elle-même, à l’aide d’une tige qu’elle a introduit dans son sexe. 24 heures après avoir placé cette tige dans sa partie intime, Sophie a commencé à saigner abondamment. Après de longues heures de saignement, devenu faible, elle a été retrouvée évanouie dans sa chambre. Évacuée en urgence dans une clinique privée, elle a failli y laisser la vie. D’après le médecin, si elle n’était pas arrivée 30 minutes plus tôt, elle serait morte. Après ce sombre épisode de sa vie, la jeune dame rencontre des problèmes de fertilité. Âgée aujourd’hui de 40 ans, Sophie n’a toujours pas pu combler son désir d’être mère. 

Rita a perdu la vie 

Image par Goran Horvat de Pixabay

Rita était une jeune femme âgée de 35 ans. Elle avait déjà une fille de 10 ans et espérait revivre avec le père, qu’elle avait perdu de vue depuis que sa fille avait 2 ans. L’homme serait parti en Europe. Dans l’attente du père de sa fille, Ncho Rita, va contracter une grossesse avec Issiaka, un jeune homme qu’elle a connu au cours d’une veillée funèbre. Après cette nuit, Ncho Rita n’a plus jamais revu Issiaka. Elle décide alors de faire passer la grossesse de 4 mois et demi.

Rita va utiliser des comprimés qu’elle a achetés à un vendeur de médicaments de rue dans son quartier. Elle prend ces comprimés et quelques heures plus tard, elle a commence à saigner abondamment, comme lui a expliqué son vendeur. Elle se dit alors que l’opération a réussi. Mais deux semaines plus tard, elle constate qu’elle sent mauvais. De l’eau puante coule dans sa partie intime. Elle se rend compte que cela peut être la conséquence des comprimés qu’elle a avalés pour faire passer la grossesse. Ne voulant pas que ses parents le sachent, elle se rend dans une petite clinique privée de son quartier. Rita, une fois là-bas, ne retournera plus jamais chez elle. Elle meurt au moment où l’agent de santé est en train de faire le lavement de son ventre.

 

Kady a perdu une trompe


Image par Reggi Tirtakusumah de Pixabay

 

Kady, une jeune dame âgée de 30 ans, n’a pas eu de chance en amour. Sa vie de couple bascule un matin, quand son homme décide de la quitter pour une autre, en lui laissant la charge de leur 3 enfants. Couturière, elle réussissait tant bien que mal à subvenir aux besoins de ses enfants, jusqu’à ce qu’elle décide de se mettre en couple avec Léo. Un homme qui lui avait caché qu’il était marié. Elle tombe enceinte et découvre plus tard l’existence de la femme et des enfants de Léo. Exaspérée, elle décide de mettre un terme à sa grossesse de 2 mois. 

Elle se procure des médicaments de la rue pour interrompre cette grossesse. La première tentative échoue. Elle essaie une deuxième fois, c’est également un échec. Et c’est là que tout se complique. On doit l’évacuer à l’hôpital. Vu la gravité de son état, on doit l’opérer. Une trompe a été touchée. Aujourd’hui, elle se retrouve avec une seule trompe. 

Comme on peut voir à travers ces récits, l’interdiction de l’avortement ne limite pas pour autant leur nombre. Il est plus qu’urgent d’ouvrir le débat et de trouver d’autres alternatives pour contenir ce fléau.



Cœur d’enfant Afrique, un nouveau porte-voix de la cause de l’éducation en Côte d’Ivoire

L’association cœur d’enfant d’Afrique a procédé le samedi 7 septembre 2019 dernier à sa rentrée associative en prélude à la célébration du 30e anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant en novembre 2019.

Crédit photo: Cœur d’Enfant d’Afrique

Les jeunes experts que sont Daniel Kénania, administrateur engagement des jeunes à Unicef Côte d’Ivoire, Mariam Doumbouya présidente de l’ONG femme active et Ladji Coulibaly, fondateur de MCDS de Grand-Lahou, ont pour l’occasion partagé leur expérience dans le domaine du bénévolat en milieu communautaire et humanitaire.
Ils ont abordé les questions relatives à la mobilisation de fonds, aux principes du bénévolat et le plaidoyer autant de ressources qui seront indispensables à Cœur d’enfants d’Afrique pour réussir sa mission. 

Photo: Cœur d’Enfant d’Afrique

Rappelant la mission de l’ONG cœur d’enfant d’Afrique, le fondateur Jean François Aman a affirmé qu’il s’agissait d’un plaidoyer pour l’éducation, le droit et le bien-être des enfants.
« Cœur d’enfant d’Afrique est né de notre volonté de sortir de l’immobilisme face à la résurgence de la problématique du travail des enfants, à la recrudescence du viol et tout type de violences perpétrées contre eux, au mépris total de leurs droits les plus élémentaires ; au détriment de leur bien-être physique, mental et social. En tant que de citoyens, soucieux de leur bien-être et de l’équilibre social, il est impossible d’être de ces personnes, « Celles qui attendent » comme l’écrit la célèbre Fatou Diome, au vu de ce qui convient d’appeler la « Crise globale en matière d’éducation » à laquelle la Côte d’Ivoire, notre pays, n’échappe pas. », a-t-il soutenu.

En effet, comme annoncé par les Nations Unies à l’occasion la journée internationale de la jeunesse en août 2019, la moitié des enfants et des adolescents âgés de 6 à 14 ans n’ont pas les compétences de base en lecture et en calcul, même si la majorité d’entre eux vont à l’école.

Cœur d’Enfant d’Afrique qui a son siège à Abidjan s’engage pour l’éducation, le droit et le bien-être des enfants de 6 à 17 ans. 

Elle se donne trois missions :

  • Œuvrer pour une éducation de qualité des enfants, suivant les objectifs du développement durable (ODD4) ;
  • Promouvoir le droit des enfants et lutter contre les violences basées sur le genre (VBG) à leur encontre ; 
  • Contribuer à leur équilibre et leur bien-être à travers des activités citoyennes, culturelles et sportives.

 


MTV SHUGA BABI dévoile sa sélection de jeunes talents ivoiriens

MTV Shuga, le programme télévisé à succès qui retrace la vie des jeunes en Afrique a débuté le tournage de sa première saison francophone en Côte d’Ivoire.

Les résultats des auditions publiques du 22 juin 2019, ont été  rendu  publique le 10 septembre 2019 par l’équipe de la Fondation MTV Staying Alive.

 Les talents sélectionnés sont : les acteurs de renom Ange-Eric NGUESSAN, Landry GNAMBA, Mike DANON, la comédienne et influenceuse Prissy la Dégammeuse, la chanteuse Soukeïna Alpha Young KONE, les danseurs France Nancy GOULIAN, Abdel KIPRE et Amira SOME, la célèbre Chorégraphe Bacome NIAMBA, le mannequin Benseyan KONE et Grâce POKOU. Des célébrités ivoiriennes comme l’artiste Safarel Obiang apparaîtront également dans la série.

Les quatre talents sélectionnés lors des auditions sont : Daniel EBALE, Hervé Kouamé KOFFI, Reine TOUE KEHI,  et Jean Martial MELEDJE . MTV Shuga Babi s’est engagé à responsabiliser les jeunes et à célébrer la culture ivoirienne.

Photo: MTV Shuga Baby

La première saison ivoirienne sera diffusé d’ici la fin de l’année.

Elle se focalisera sur les connaissances de base sur le VIH, notamment l’utilisation du préservatif, le sexe transactionnel et les discriminations à l’égard des personnes vivant avec le VIH en Côte d’Ivoire.

Lancée à Nairobi au Kenya en 2009, « MTV Shuga » est une série dramatique et une campagne multimédia de longue date qui suit la vie des jeunes sur le continent africain.

Diffusé sur les chaînes MTV du monde entier, le contenu est également offert sans droits aux radiodiffuseurs tiers et aux plates-formes de contenu, et utilisé comme support pédagogique par les éducateurs, les professionnels de la santé et les organisations locales de lutte contre le VIH/SIDA à travers le monde.

En sept saisons, ce programme a traversé le continent africain du Kenya au Nigeria en passant par l’Afrique du Sud, et a abordé de nombreux thèmes liés au VIH et aux rapports sexuels protégés, notamment le dépistage du VIH, la stigmatisation, vivre avec le VIH, la transmission du virus de la mère à l’enfant, le sexe transactionnel, la violence basée sur le genre et l’utilisation du préservatif.

Photo: MTV SHUGA BABY

 


Get Up Woman, un séminaire pour booster l’entrepreneuriat féminin en Côte d’Ivoire

Après le Bénin, le Sénégal, c’est autour de la Côte d’Ivoire d’accueillir le séminaire tournant de l’association Get Up Woman sur « l’autonomisation et l’épanouissement de la femme entrepreneure »Le séminaire destiné aux femmes entrepreneures ou femme aspirant à l’entreprenariat se tiendra le samedi 10 août 2019 prochain, Jokkoblabs Abidjan. 
L’objectif de Get Up Woman est de booster et d’inciter les femmes à diversifier leur source de revenus à travers des initiatives personnelles.

Les Speakers

Le séminaire sera meublé par des ateliers sur les thèmes suivants :
 « Maîtrise et gestion de stress » animé par Serj TAIGBA, coach en développement personnel, stratégiste en productivité humaine pour la performance personnelle et professionnelle

  Entrepreneuriat vs Salariat, animé par Pervenche Aliman, banquière et entrepreneure

 « Comment être une entrepreneure épanouie » animé par Micheline Tanoé, cheffe d’entreprise et coach certifiée spécialisée 

 « Trouver un financement pour son entreprise » animé par Sérif Tall, web actif et entrepreneur, cofondateur de Jerake Sarl une entreprise spécialisée dans l’imprimerie

 « Compte d’exploitation : définition, avantages et gestion » avec Cissé Siri, comptable chargé de la consolidation des comptes aux normes IFRS
En plus des communications, ce sera l’occasion pour les participantes de bénéficier de coaching collectifs et individuels pour surmonter les principaux obstacles auxquels sont confrontés les entrepreneuriats. 
Pour en savoir plus sur l’association et avoir plus d’informations sur le séminaire, intégrez le groupe Whatsapp ou appelez le📱(+225) 68 027 367 ou au (+225) 52 996 554.

Crédit photo: Get up Women

 

Get Up Woman est une association internationale qui œuvre pour l’épanouissement et l’autonomisation de la femme. A travers des formations gratuites dans tous les secteurs et des coachings virtuels l’association encadre et forme au quotidien de nombreuses femmes de diverses nationalités via un groupe Whatsapp.  Depuis mai 2019, l’association est passé du virtuel au présentiel.
A cet effet, elle organise une série de séminaire sur le thème  »autonomisation et épanouissement de la femme entrepreneure » qui a débuté au Bénin, suivi du Sénégal et le 10 août prochain c’est à la Côte d’Ivoire d’abriter son 3e séminaire, à Abidjan.


L’avortement : interdit mais pratiqué en Côte d’Ivoire

L’avortement clandestin gagne du terrain en Côte d’Ivoire.

Interdite par la loi, la pratique de l’avortement est devenue un marché lucratif. L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est pratiquée clandestinement par des tradipraticiens et des médecins généralistes, qui en ont fait un gagne-pain. Des personnes non qualifiées pour cet acte le pratiquent à longueur de journée et exposent les patientes à des complications graves, voire mortelles.

Les jeunes filles ou femmes qui ont eu recours à un avortement gardent le silence. Elles évoquent très rarement leur expérience, car l’avortement est un sujet tabou, réprimé par la loi, par la société et les religieux. Les jeunes filles enclines à l’avortement clandestin le font pratiquement toutes pour les mêmes causes : le déni de la grossesse par le partenaire, le poids des normes sociales et/ou le manque de ressources financières.

« Quand j’ai annoncé ma grossesse à ma mère, elle était anéantie. Comme moi, elle craignait la réaction de mon père. Son mariage allait certainement en pâtir. Je me suis fait avorter et, plus tard, j’ai fait croire à ma mère que mes menstrues étaient venues. Je culpabilise, chaque jour, je fais des demandes de messe pour solliciter le pardon divin », témoigne Coraly, qui a avorté à l’âge de 20 ans.

Crédit photo: Fallen Angel -FreeStockPhotos

Interdire n’est pas prévenir

Si aucune estimation sur le taux national d’avortement n’est disponible en Côte d’Ivoire, des études indiquent que la pratique de l’avortement est répandue. En 2018, l’étude PMA2020 (Performance Monitoring and Accountability 2020) a conduit une étude pour produire des indicateurs de l’incidence et des conditions de recours à l’avortement en Côte d’Ivoire. Elle a révélé que 4 à 5 % des femmes en âge de procréer ont eu un avortement potentiel dans les 12 mois précédant l’enquête, soit entre 210 000 et 288 000 avortements par an en Côte d’Ivoire.

Et pourtant, le Code pénal ivoirien, en son article 366, punit l’avortement d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 150 000 Fcfa à 1 500 000 Fcfa (environ 230 à 2270 euros). Comme dans la plupart des pays africains, en Côte d’Ivoire l’opinion publique est catégorique : l’interruption volontaire de grossesse (IVG) doit rester un acte puni par la loi.

Seulement ceux qui, au cours de leur vie, ont connu une personne qui est morte durant un avortement clandestin osent donner un avis contraire.

« Personnellement, je suis contre l’avortement et en plus ma religion l’interdit. Mais, de mon regard de médecin, des filles laissent leur vie dans les tentatives d’avortement clandestin. Or, les autorités ne sont pas suffisamment regardantes sur cela. Un cas : j’ai perdu une amie, il y a trois ans. Elle m’a demandé de l’aider à faire passer sa grossesse parce qu’elle avait peur de son papa. Je lui ai demandé de laisser, mais elle est allée chercher de l’aide ailleurs et elle est restée dedans. Donc, après maintes réflexions, je suis un peu d’accord pour qu’on légalise en encadrant bien cette pratique par des textes de loi », raconte Jean-Baptiste, jeune médecin en fonction à Abidjan.

La Côte d’Ivoire ne dispose pas pour l’heure de loi sur la santé de la reproduction. L’avant-projet de loi du gouvernement relatif à la « santé sexuelle et de la reproduction » a été confronté à une vive opposition de l’Église catholique en 2018. En attendant que le politique et le religieux parviennent à accorder leurs violons, le fléau de l’avortement clandestin perdure et fait des ravages.


Les grossesses précoces : un frein à scolarisation des jeunes filles

Fatim, élève âgée de 15 ans, ne participera pas au BEPEC cette année. Elle vient de donner naissance au cours de ce mois de juin 2019 à une petite fille.

La jeune fille-mère ignore si, un jour, elle reprendra le chemin de l’école. Cette grossesse précoce a bouleversé le cours de sa vie. L’auteur de la grossesse a nié la paternité. Avec l’aide de sa mère, divorcée d’avec son père, elle a eu recours au médecin de la famille pour une interruption volontaire de grossesse.
Le médecin, après avoir encaissé l’argent des médicaments, est allé tout révéler à son père. Son père en colère l’a jetée à la rue. Elle a été hébergée par des amies durant le début de sa grossesse avant de rejoindre sa mère à Odienné.
Les grossesses précoces limitent la scolarisation de la jeune fille. Comme Fatim, beaucoup de jeunes filles, enceintes ou mères, n’ont pas la chance de poursuivre leurs études. Elles sont battues, humiliées et chassées de la maison. Elles sont accueillies par la famille de leur copain, par des connaissances ou encore un parent proche.

Crédit : Mariam Sorelle

Pour survivre les jeunes mères-filles, anciennement élèves, se convertissent en vendeuses ambulantes, servantes ou serveuses dans les maquis et bars. De peur de la réaction de leurs parents ou du regard de la société, certaines jeunes filles enceintes cours vers l’avortement clandestin et se font prendre au piège des vices des médecins.

« Au moment où j’étais sous anesthésie, il a abusé de moi avant de procéder à l’extraction du fœtus », raconte Ida, une jeune fille qui a subit un avortement à l’age de 22 ans. Elle ne s’est jamais remise de cet épisode de sa vie.
Les jeunes et les adolescents ayant de plus en plus une sexualité précoce, il est plus qu’urgent de briser le tabou autour de la sexualité. Le manque d’information et d’éducation à la sexualité fait partie des causes des grossesses précoces ou indésirées. Les parents et leurs enfants devraient se débarrasser des tabous et échanger véritablement sur la sexualité avec eux.

 

 

Mariam Sorelle


Auditions MTV Shuga Babi : la grosse mobilisation des jeunes

 

Crédit Photo: Laetitia K.

La série télévisée à succès MTV Shuga a effectué en Côte d’Ivoire ses premières auditions publiques en Afrique francophone.

L’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), situé à Abidjan-Marcory, a servi de cadre, samedi 22 juin 2019, pour la tenue des auditions de MTV Shuga Babi, la nouvelle édition du programme à succès MTV Shuga, version francophone.

MTV Shuga est un programme de lutte contre le VIH SIDA. La série s’adresse aux jeunes de 15 à 24 ans et traite des sujets relatifs à de la santé sexuelle, au dépistage du VIH, à l’utilisation du préservatif, à la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH, etc.

Avec dix années d’existence et sept saisons réussies dans plusieurs pays africains anglophones, Mtv Shuga a lancé des talents exceptionnels comme la chanteuse nigériane Tiwa Savage et l’actrice kenyane Lupita Nyong’o, lauréate d’un Oscar.

Crédit photo: Laetitia K.

Les candidats et candidates ont pris d’assaut le site bien avant 6 heures. Assez disciplinés, ils ont laissé le temps à l’équipe de MTV Shuga déployée pour l’occasion d’effectuer la mise en place et démarrer les auditons à 8 heures. Comme pour faire corps avec leur désir de devenir les futures stars de MTV Shuga, les jeunes filles et jeunes hommes âgés de 18 à 25 ans se sont présentés aux auditions avec les coiffures et style les plus en vogue du moment à Abidjan.

Le jury final pour la sélection des auditions était composé de grandes figures du monde du cinéma et de l’audiovisuel ivoirien, il s’agit entre autres de Reine-mère Wêrê-wêrê Liking, la réalisatrice-scénariste Marina Niava et l’acteur Mike Danon. Le lancement de la version francophone MTV Shuga est fortement apprécié par les acteurs du monde cinématographique. Les acteurs, influenceurs et réalisateurs étaient également présents pour encourager les candidats et faire baisser leur niveau de stress.

Crédit photo: Laetitia K.

« C’est pour moi un choix judicieux que la Côte d’Ivoire ait été la cible pour l’équipe de SHUGA version francophone. Abidjan est une ville cosmopolite où l’on retrouve l’Afrique Francophone, et même au-delà. Nous avons une jeunesse très “open” aux vices et aux maux de ce nouveau siècle. Babi fait rêver beaucoup de jeunes et nous influençons nos voisins par notre mode de vie. Il est bon que pour la sensibilisation, qu’on serve d’exemple pourquoi pas », a affirmé le réalisateur Jean-Eudes Pokou, membre du jury au cours de la phase préliminaire des auditions #MTVShugaBabi.

Credit photo: Laetitia K.

Les jeunes sont repartis confiants avec l’espoir de faire partie de l’aventure MTV Shuga Babi. Les résultats des auditions seront livrés avant le mois d’août 2019.

 


Soirée d’ouverture Afropolitain : les femmes ont conquis le public

Riviera Attoban, à Abidjan. Bar du balafon. 19 heures tapante.

La salle est plongée dans le noir pour l’instant. Le podium, lui, est légèrement éclairé. Ce qui laisse une meilleure vue sur la scène musicale. Le public attend. Silencieux.

Micro en main, Patricia Essong apparaît sous une lumière bleue tamisée. Sa voix suave rompt le silence et déchire les cœurs. Le public, quasiment tétanisé, scotché par sa somptueuse voix la suit du regard, puis se laisse emballer et même emporter par l’artiste. Quand la Camerounaise monte sur scène, les musiciens augmentent l’intensité vibratoire de leurs instruments. C’est le top départ. La soirée de la 6ème édition du festival Afropolitain nomade est ainsi lancée.

A la suite de Patricia Essong, les chanteuses du groupe Ayana Bolingo de la Côte d’Ivoire font leur entrée avec belle l’interprétation du titre Africa de Miriam Makeba. Elles passent les titres phares des artistes comme Josée de la Côte d’Ivoire.

©Mariam Sorelle

La dernière femme à monter ce soir sur scène fut Jahelle Bonée. Son style et sa prestance ont vite conquis le public. Du chant, de la danse, du tam-tam, Jahelle a davantage dompté le public. C’est ce que soutien la blogueuse Marie Eliam : « J’ai beaucoup apprécié la performance des femmes, notamment celle de Jahelle que je trouve charismatique. Et la Camerounaise Patricia Essong qui nous a fait voyager avec sa voix mélodieuse. Les femmes ont mis de l’ambiance ce soir. »

©Mariam Sorelle

Touré ben bakary, graphiste, ne dira pas le contraire. « La soirée était belle. Mon coup de cœur, ce soir,  fut Jahelle Bonee. C’est une dame que j’apprécie énormément, une artiste multidimensionnelle. Si les femmes ont assuré ce soir, les hommes n’étaient pas en reste avec Rolland Bossou qui a mis le feu avec sa kora. » 

 

©Mariam Sorelle

A en croire Vanessa Kanga, la fondatrice du festival Afropolitainla programmation des femmes en début de concert n’est pas fortuite. « J’ai voulu donner la place aux créatrices africaines qui utilisent leurs origines africaines pour transmettre des messages, et on a eu une belle ouverture avec un plateau de femmes », confie-t-elle.

©Mariam Sorelle

Les artistes se succèdent. Aussi bons les uns que les autres. Mais les prestations féminines sont un cran au-dessus, d’après moi. C’est du haut de gamme. L’adrénaline monte. Les artistes sont à fond dans leurs différentes prestations. Le public enfle au fur et à mesure que le temps passe. Plein à craquer, le Balafon s’avère finalement exigu pour contenir tout ce monde…


L’autre Can se jouera à Sibon

La Coupe d’Afrique des nations 2019 arrive à pas de géant. 

Les supporters sont à l’échauffement. Les commerçants se bousculent déjà et bouillonnant d’idées pour appâter le maximum de clients. 

Les maquis et restaurants de la capitale économique refont peau neuve. Et le restaurant « Sibon » ne veut pas demeurer en reste de cette fièvre de la Coupe d’Afrique des nations 2019. D’où l’ouverture de ses portes ce 20 juin 2019, veille de l’entame de la plus prestigieuse compétition sportive africaine. 

Photo: Mensah

Dans cette vaine, le propriétaire du restaurant, Siby Malé a convié, samedi 15 juin 2019, les journalistes et blogueurs à la découverte de Sibon. « A Sibon restaurants, on peut se désaltère dans ce ruiné », a-t-il confié. 

Après les échanges, les journalistes et blogueurs ont pu déguster les mets proposés par le restaurant. Des entrées aux desserts en passant par les plats de résistance, les hommes de média ont pu apprécier les mets du « Sibon » à leur juste valeur.

Pour tous les amateurs du football, le restaurant Sibon offre un dispositif élaboré et des packages comprenant de boisson et des mets à moindre coût pour la CAN. 
La Coupe d’Afrique des nations va se dérouler en Egypte du 21 juin au 19 juillet 2019.
Chez nous, le football, c’est aussi bon pour le Business. 

 


La planification familiale, une chance pour les femmes

L’accès à la planification familiale est un droit fondamental que de nombreuses femmes et les jeunes filles ne sont pas encore en mesure d’exercer.

Et pour cause, les produits et les services de planification familiale ne sont pas véritablement à des  prix  abordables et accessibles  à tous. Les femmes et les jeunes filles ne sont pas pour la plupart autonomes dans la prise de décisions au sujet de leur santé sexuelle et reproductive.

L’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population), affirme qu’en Côte d’Ivoire l’influence des hommes n’est pas négligeable dans l’accès et l’utilisation des services de santé sexuelle et reproductive par les femmes, les adolescents et jeunes filles.

On limite la planification familiale à l’accès à l’offre de contraceptifs. Et pourtant elle vise à donner la possibilité aux femmes et à leurs conjoints une plus grande maîtrise de leur vie. Une femme qui a accès aux services de planification familiale a plus de chance d’améliorer son niveau d’études et de participer à la vie publique.

La planification familiale améliore la santé maternelle et infantile. Une étude menée récemment en Afrique du Sud révèle ainsi qu’une hausse annuelle de 0,7 % de l’utilisation de méthodes de contraception moderne permettrait d’éviter la mort de 7 000 nourrissons et 600 décès maternels d’ici 2030.
Accroître l’accès aux services de la planification familiale, c’est contribuer à l’autonomisation des femmes et de la jeune fille.

Mariam Sorelle 


Entre nous, une marque conçue pour l’éducation sexuelle des filles

La Côte d’Ivoire est en proie au phénomène de grossesses en milieu scolaire. Selon les chiffres officiels, 127 filles âgées de 12 à 15 ans du primaire sont tombées enceintes au cours de l’année scolaire 2017-2018 contre 139 en 2016-2017.

Considérant que l’accès aux services de contraception et à l’information peut aider à éviter les grossesses en milieu scolaire, l’ONG Population Services International en Côte d’Ivoire (PSI-CI) a procédé le samedi 30 mars 2019 au lancement de la marque Entre nous avec pour but d’informer chaque jeune fille sur sa santé sexuelle.

 Crédit photo : @entrenousfilles

Entre nous se présente, en effet, comme un espace sécurisé d’aide à l’éducation sexuelle des filles. Les adolescentes peuvent, en effet, discuter de leurs préoccupations individuelles directement avec un expert en santé sexuelle.

Créée en 2018, Entre nous a décidé d’intensifier son action auprès des jeunes filles en leur proposant plus d’offres et services pour éviter les grossesses précoces ou indésirables qui entravent la réussite scolaire.

Credit photo : Charlotte Kedagni

Le lancement de la marque, fut l’occasion pour ONG Population Services International en Côte d’Ivoire (PSI-CI) de rencontrer les fans pour échanger autour des ateliers sur le leadership, la beauté, et la santé sexuelle. Au cours de l’atelier sur la santé sexuelle et reproductive, les participantes ont reçu de plus amples informations sur les moyens contraceptifs.

Les moyens contraceptifs présentés sont : 

  • L’abstinence : méthode de contraception naturelle, elle se présente sous deux formes: l’abstinence totale et l’abstinence périodique.
  • Le préservatif : en latex ou en caoutchouc à enfiler sur le pénis en érection. Il protège contre les grossesses et les IST/SIDA ;
  • L’implant : un petit bâtonnet en plastique souple que l’on insère dans le bras ;
  • Le DIU appelé autrefois stérilet : en forme de T, méthode contraceptive longue durée que l’on insère dans l’utérus. Il est sans hormone et ne gêne pas pendant les rapports sexuels ;
Photo: Mariam Sorelle
  • L’injectable : solution aqueuse blanchâtre d’1ml injectée dans le bras chaque tous les 2 ou 3 mois. Méthode contraceptive de courte durée, il est discret et confidentiel;
  • La pilule : plus rigoureuse, c’est un ensemble de petits comprimés à prendre chaque jour à la même heure. Soulage les règles douloureuses et régularise le cycle menstruel;
  • La pilule du lendemain : un petit comprimé dosé en progestérone, elle doit être prise le plus rapidement possible après un rapport non protégé.  »Plus le temps passe, moins elle est efficace ».

Pour une sexualité responsable…

Photo: Mariam Sorelle

Pour motiver les adolescentes à une vie sexuelle responsable, Aicha Mambala Traoré, spécialiste genre à l’Unicef Côte d’Ivoire a été invitée à partager son parcours.

Dernière d’une famille de 3 enfants, Aicha est la seule atteinte de drépanocytose de type SS. Malgré cette maladie contraignante, elle dit ne pas s’être fixée de limites. Lors d’une de ses crises, un médecin a dit à ses parents de ne pas mettre trop l’espoir en elle, car elle n’allait pas atteindre l’âge de 15.

Aujourd’hui, agée de 25 ans, Aicha Mambala Traoré affirme : « Je savais dès le départ que j’étais fragile. Mais, si tu n’as pas confiance en toi, personne ne va avoir confiance. La première barrière, c’est nous-même. Je ne me suis jamais prise en pitié ». Aux adolescentes, elle a conseillé l’abstinence et un comportement responsable.

Entre nous prévoir d’étendre ses actions à toute l’Afrique de l’Ouest Francophone. En janvier 2019 un projet pilote a été lancé au Niger.


Transport urbain : circuler à Abidjan, quelle misère !

Les minibus servent de moyens de transport dans nombre de capitales africaines. On les appelle « Sotrama » à Bamako, « Opep » à Douala et « Gbaka » à Abidjan. Si leur utilité n’est plus à démontrer dans ces grandes villes, du fait qu’ils comblent le déficit criard laissé par les compagnies publiques de transport, force est de reconnaître que leurs activités ne sont pas sans conséquences sur le bien-être des populations. À Abidjan, par…


ICI, C’Est Ma Côte d’Ivoire : un média citoyen voit le jour

De jeunes entrepreneurs ivoiriens ont décidé de conjuguer leurs efforts pour promouvoir les richesses du terroir, à travers un portail web dénommé ’Ici, c’est ma Côte d’Ivoire.’’

Cette nouvelle plateforme vise à contribuer au renforcement de l’identité culturelle et à la reconstruction d’une nation ivoirienne forte.

Le site ‘’Ici c’est ma Côte d’Ivoire’’ propose un contenu riche et varié qui a trait à la culture, au tourisme, à la gastronomie, au sport (…) et l’actualité ivoirienne.

Les jeux de culture générale organisés sur les différentes plateformes sociales du site permettent élégamment  aux internautes de tester et approfondir leurs connaissances sur la Côte d’Ivoire.

Si vous aussi vous souhaitez connaître (davantage) la Côte d’Ivoire  et découvrir ses potentialités, n’hésitez pas à vous abonner aux différentes plateformes sociales du site que sont: Facebook InstagramTwitter .

Nous souhaitons  pleins succès à  cette initiative jeune.

 


La plus grande université privée internationale Suisse ouvre ses portes à Abidjan

Après Niamey, Dakar et Bamako, Swiss Umef University ouvre ses portes dans la capitale économique ivoirienne.

L’information a été donnée par le  président de Swiss Umef UniversityDjawed Sandgel au cours d’une conférence de presse animée le vendredi 9 novembre 2018 à Abidjan.

Pour la rentrée universitaire 2018, Swiss Umef University of Côte d’Ivoire octroie 300 bourses d’études aux bacheliers et étudiants ayant obtenu une moyenne supérieure à 11 pour le cycle licence en droit, Management et diplomatie.

Selon les explications du président de Swiss Umef University, cette politique vise à recruter les meilleurs étudiants ivoiriens, et même de la sous-région afin de leur offrir un enseignement universitaire de qualité aux normes européennes. 

Les candidatures d’entrée à Swiss Umef university of Côte d’Ivoire prendront fin le 24 novembre 2018 et les cours débuteront le 03 décembre prochain. 

Pourquoi étudier à Swiss Umef University of Côte d’Ivoire ?

Forte de ses accréditations internationales (IACBE, ASIC…) et de la mobilité d’un corps professoral composé de plusieurs nationalités, Swiss Umef University, poursuit sa promotion de l’excellence en Côte d’Ivoire.

Autorisée par l’arrêté n° 361 du 19 juin 2017 du ministère de la recherche scientifique, portant autorisation de création et d’ouverture des grandes écoles et universités privées en Côte d’Ivoire, la branche ivoirienne de Swiss Umef Gèneve propose un bachelor et un Master dans les domaines du Management, du droit et de la diplomatie. 

Les cours seront dispensés par un corps professoral international composé de 24 nationalités. Les étudiants auront la possibilité d’effectuer la dernière année d’étude à Genève dans les mêmes conditions financières qu’à Abidjan. 

À la fin de leur cursus universitaire, les étudiants de Smiss Umef University of Côte d’Ivoire obtiennent un double diplôme de Swiss Umef Genève et Swiss Umef University of Côte d’Ivoire.

L’admission à la Swiss Umef University of Côte d’Ivoire, passant nécessairement par des auditions, vous pourrez vous inscrire sur : www.swissumef.ci

 

 

Mariam sorelle


Cosmos, le premier centre commercial moderne de Yopougon, ouvert !

 

Yopougon, plus grande commune d’Abidjan, a désormais une nouvelle et bonne adresse pour le shopping. En attendant l’inauguration officielle prévue pour fin novembre 2018, Cosmos a ouvert ses portes aux populations le jeudi 18 octobre 2018.

Construit sur une superficie de 3 hectares, Cosmos Yopougon est un véritable joyau architectural doté d’un parking de 450 places et de plus de 60 magasins d’enseignes internationales et locales.

Une adresse pour le shopping…

 

Avec Cosmos, plus nécessairement besoin de se déplacer vers d’autres communes d’Abidjan pour du shopping. Cosmos Yopougon, le nouveau centre commercial au design empreint de modernité, offre tout sur place. Le samedi 29 octobre 2018, nous en avons fait le constat, lors d’une visite guidée en compagnie des responsables de Cosmos.

À l’aide de machines postées aux différents points d’entrée, les visiteurs peuvent facilement retrouver l’emplacement du supermarché, les services modes, les restaurants…

 

 

… et le divertissement, à Yopougon

 

« Tous les magasins seront opérationnels avant la fin de l’année en cours, excepté les trois salles de cinéma qui seront livrées au premier trimestre 2019 », indique Pamela Atokouna – Directrice de Cosmos Yopougon.

Le Majestic Cinéma prévoit ouvrir à Cosmos Yopougon le seul miniplex d’Abidjan, avec 3 salles pouvant accueillir plus de 700 personnes.

En moins d’une semaine, selon  les responsables, le centre commercial a enregistré plus de 10 000 visiteurs par jour en semaine et 20 000 visiteurs les week-ends.

 


Belife Insurance redonne espoir aux orphelins

En prélude à la rentrée scolaire une journée carrière pour enfants a été organisée, vendredi 7 septembre 2018 par la compagnie Belife Insurance.

L’objectif de cette journée était de motiver, challenger et encourager, les enfants bénéficiaires de l’offre Éducation Scolaire. 

Des conférences et ateliers ont été animés par des personnalités jeunes passionnées de développement professionnel, personnel et social. Il s’agit entre autres de Monie Tchriffo, présidente d’Emerg’lead et Daniel Ouedraogoyouth engament officer à l’UNICEF. 

Quelques agents de Belife Insurance ont, par ailleurs, partagé leurs expériences professionnelles autour du leadership et de l’intégrité avec ces jeunes pour qui la rente Éducation Scolaire redonne l’espoir de pouvoir réaliser leurs rêves.

Une offre pour garantir la scolarité des enfants 

Éducation Scolaire, est l’un des produits de la compagnie Belife Insurance qui donne la possibilité aux parents d’assurer le financement des études de leurs enfants en cas de décès ou d’invalidité. 

Permettant ainsi à plusieurs orphelins de poursuivre leurs études à la mort d’un être cher (parents ou tuteur). « Belife insurance a remplacé Papa », avait temoigné un bénéficiaire de la rente, à la journée carrière pour enfants. 

Informations utiles sur la gamme Éducation Scolaire

Toute personne âgée de 18 à 50 ans  peut souscrire à cette gamme de solutions de Belife Insurrance pour un enfant de 0 à 15 ans. La souscription peut se faire en agence ou par le biais d’un conseiller financier, joignable au 20 31 14 82. 

L’un des avantages du produit est qu’en cas de décès, l’assurance procède au paiement immédiatement du capital-décès et prend le relais du parent décédé en versant des primes aux enfants jusqu’à la date d’expiration du contrat. 

La rente annuelle est de 12 % et relative au capital, à la durée du contrat et à l’âge de l’assuré. 

Parce ce que la mort est inhérente à la vie, chaque parent gagnerait à garantir les études de ses enfants. 

 

Mariam Sorelle