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Festival Afropolitain 2019 : à Abidjan les Mondoblogueurs se découvrent

Le festival afropolitain 2019 a fermé ses portes samedi 29 Juin à Abidjan. Pendant 5 jours, les « afropolitains » ont vibré au son et à la cadence des activités du festival. Artistes, public, blogueurs, médias traditionnels, ont pu se rencontrer et échanger à la faveur de ces journées riches en couleurs, en sons et en enseignements.

Nous avons, pour notre plus grand plaisir et le bonheur de revivre tout cela en souvenir, fait un kaléidoscope des coulisses et autres moments spéciaux de ces journées, que nous vous invitons à découvrir.

Des sourires, encore des sourires… Vous en trouverez sur presque toutes nos images.

Camille en plein tournage – crédit : matagaly

Bonne humeur, fatigue et plaisir ont été servis à gogo. Mais aussi de grosses pirouettes.

L’organisatrice Vanessa Kanga – crédit : matagaly

Camille et Raïssa en pleine installation, toujours un sourire aux lèvres…

Première journée. Les retrouvailles riches en émotions et en sourire – crédit : matagaly
Journée Hip-hop, les mondoblogueurs en mode Yo Yo Yo – crédit : matagaly
Raissa, Matagaly et Babett apparemment très heureuses de la matinée hip-hop – crédit : matagaly
Je ne pouvais ne pas mettre cette image. Reggae for ever! – crédit : matagaly
Stella, Matagaly et Camille devant un camion de food truck aux couleurs du festival – crédit : matagaly


Sunkalo, cet autre homme de ma vie

Comment le décrire ? Ce monsieur, cet autre homme de ma vie…        Je ne tenterai pas de te décrire, je me contenterai juste de te dire que je t’aime ! Nous sommes ceux que nous sommes car tu as été celui que tu es. Je choisis ton anniversaire pour te déclarer avec mes mots, tout l’amour que je te porte et la fierté que je ressens d’être…


Symphonie saccadée

Il y a l’amour qu’on pense ressentir, l’amour qu’on ressent en dépit de tout. L’amour qu’on n’arrive pas à donner.

Il y a ceux que nous aimons de façon inconditionnelle et ceux que nous avons du mal aimer.

J’ai su que je t’aimais le jour où j’ai fait le choix d’en aimer un autre.

Je ne te dirai pas que je t’aime, parce qu’apparemment ça ne me réussit pas.

Tu sais,

Je suis toujours partie avec un peu de toi

Et tous mes retours se font avec une nuance de toi.

Toi dont je ne sais rien, toi qui semble si bien me connaitre,

Merci de m’avoir ouvert tes bras et d’être celui que tu restes.

Je suis désolée de t’avoir fait si mal, d’avoir trahit ta confiance.

Cette erreur je pense que je la paye au quotidien malgré toutes ces années.

La fille d’hier avait besoin de passer par toutes ces turpitudes pour être celle que je suis aujourd’hui. Même si j’aurai souhaité ne pas t’avoir fait si mal.

Malgré tout, tes bras me sont restés grands ouverts. Tes épaules peu importe les kilomètres qui nous séparent demeurent d’un réconfort insoupçonné.

Nous n’arrêtons pas de nous rencontrer aux quatre coins du monde sans jamais pouvoir nous « garder »…

A chaque rencontre, nos sens s’embrasent, nos ébats n’ont rien perdu de leur fougue. A croire qu’ils se bonifient…

Mais c’est toujours pareil au final

L’un ou l’autre raccroche, disparaît…

Je ne sais pas ce que la vie me réserve,

Mais je compte bien y faire face.

Te rencontrer à cette date-là, était-ce un signe ?

Aujourd’hui pourtant je pressens la fin de ce toi et moi qui n’a jamais vraiment débuté.

Je te souhaite de briller et d’illuminer ce nouveau monde

Nous nous reverrons au sommet, j’en suis certaine

Là où les sentiments ne signifieront pas grand-chose où les souvenirs n’auront pas la parole.

En attendant,

Et comme la vie seule en a le secret, je te garde dans ses yeux

Et comme tu l’as dit, il n’y a pas deux vérités…

La Kady

 


Mon bonheur est un choix #MondoChallenge

J’avais pour challenge de faire un billet sur une thématique particulière: Le monde n’est pas si sombre.
Je m’y suis mise et avant de boucler mon billet, mon ordinateur m’a lâché. N’étant plus dans les délais, et avec tout ce qui se passe dans le monde et dans ma vie ces derniers jours, j’avoue que je me suis demandé si produire ce billet en valait encore la peine.
Mais le voilà, avec mes mots je vous dit ce que j’en pense.

Ils ont ricané dans mon dos comme des hyènes.

Le soleil s’était levé dans ma vie, mais mon cœur gelé par le chagrin, ne s’en apercevait pas.

Le ciel m’était tombé sur la tête, mes acquis n’en étaient plus. Le cœur en miettes, mes projets professionnels à l’eau, je survivais. Des précautions pour ne pas en arriver là, j’en avais toujours pris. Je souffrais pourtant. Mes larmes ont tari, tombée, couchée, je ne pouvais pas aller plus bas.

Il ne me restait plus qu’à me relever et saisir la chance que j’avais. La traversée fut longue mais aujourd’hui se dessine sous des traits sereins le bout du tunnel. J’ai hurlé, j’ai haï certains choix mais au delà de tout j’ai continué à rêver.

Mon bonheur est un choix que je fais. Ma dignité est le marchandage que je ne fais pas. Mes rêves sont ceux qui me poussent toujours plus loin.

Oui le monde n’est pas si sombre.

Dans ma détresse, les liens familiaux se sont resserrés, ma mère, mon père et mes frères ont fait bloc autour de nous. Nous gratifiant d’un amour sans borne. Certains ont quitté le train, d’autres par contre sont restés nous épauler.

Du jour au lendemain l’architecture de ma vie a brutalement été remodelée. Mais quelques années après je me rends compte que c’était pour le meilleur. Rien n’est encore fait mais la base est érigée.

Alors que d’autres le font à trois, nous on avance à deux. Que dis-je? Non, nous avançons plutôt comme une armée. Nous ne sommes pas seuls. Ceux qui ont choisi de partir ne comptent pas. Parce que je choisis de voir ceux qui sont là, les femmes et les hommes qui comblent nos vies. Le bonheur que nous vivons, les opportunités qui se dessinent.

Oui parce que le monde n’est pas si sombre.

Je ne suis pas toujours là, mais je suis si fière de toi. Ce que je fais, c’est prier pour que rien ni personne ne te prive de bonheur. Que la crainte de Dieu et l’amour de ton prochain guident tes pas.

Rien ne t’arrêtera, tu y arriveras.
Je ne peux prédire l’avenir mais je suis décidée à te laisser mon plus grand bien: Mon amour de la vie.
Quand personne ne saura te comprendre, quand tout semblera sombre, relèves la tête et puise en toi. Tu y trouveras le courage d’un lion et la résilience du roseau. Tu seras secoué, ébranlé, atteint mais tu te relèveras toujours plus fort.
Parce que la vie ne donne pas que des coups.

Les gens ne verront pas nos combats cachés, les revers subis. Mais ils verront l’éclat de nos victoires. Prends le meilleur de la vie et apprends du reste. Nos vies ne ressembleront jamais à celles d’autrui et nous ne ferons jamais nôtres celles des autres.

Quels qu’ils soient, les coups reçus ne doivent pas briser notre humanité. Nous avons le devoir de rester humain quoi qu’il arrive.

Oui la vie n’est pas si sombre, au regard de ce qu’elle m’a offert jusque là et de tout ce qu’elle nous promet.

Matagaly T.

 


Sengokro : Mariam Sanogo, la pétillante Miss TIC

Du temps s’est écoulé depuis le portrait du chef de Sengokro. Je m’en excuse auprès de tous. Mon ordinateur après tous les services rendus à la nation s’est malheureusement couché. Mais c’est reparti. Aujourd’hui, j’ai décidé vous parler d’une jeune dame: La pétillante Mariam Sanogo.

La villageoise du jour est diplômée en communication et médias, journaliste et blogueuse. Mariam se distingue par son enthousiasme, sa spontanéité et son chaleureux sourire.

Son dada, les réseaux sociaux. Mariam ou Mamou (selon les circonstances 😉 ), est l’initiatrice et l’administratrice du groupe Facebook de la quinzième promotion de l’université Senghor d’Alexandrie. Animatrice hors-pair de la vie virtuelle de la communauté senghorienne, elle a su imposer le plus naturellement son savoir faire. Au sein du village, elle détient la clé du grenier. Ahhh le grenier de Sengokro ! 😆 😆 😆 . Des villageois pas comme les autres et une Mariam à la langue habile, je me souviens de toutes nos bruyantes discussions et des votes menés par le chef Digbé.

Entre nous, la rencontre ne date pas de notre entrée à Senghor. Avant Alex, on en a vécu d’autres 😉 Abidjan, Bamako, déconvenues, réussites, joies… Toutes deux précédemment au service de communication du Président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire, nous nous y sommes rencontrées. Collègues, notre fraternité y est née.

Mon mandat à la tête du Bureau des Étudiants de l’Université Senghor d’Alexandrie s’est fait avec son immense soutien technique et fraternel. De nos délires estudiantins à nos voyages touristiques en passant par nos interminables soirées shopping, nous avons savouré minute après minute, cette « délicieuse parenthèse ». Accompagnées, soutenues par notre sœur Marianne (la fille au grand cœur). Animatrice à la web TV de l’Université, Mariam a aussi participé en tant que Co-animatrice de la soirée du vingt cinquième anniversaire de l’Université Senghor dans la prestigieuse salle des fêtes de la Bibliotheca Alexandrina d’Égypte.

Des choses qui lui tiennent à cœur, on pourrait citer les conditions de « La femme et de l’enfant ». De  Mai à Août 2016, elle intègre donc le monde des enfants par le biais d’un stage à La case des enfants de la fondation Children of Africa, structure de la première dame de Côte d’Ivoire, où elle a travaillé sur le thème  « Protection de l’enfant en Côte d’Ivoire: approche communicationnelle ». Un sujet qu’elle a su défendre  devant un jury de haute stature s’en sortant avec la mention « Très bien  » à sa soutenance de mémoire.

Mariam Sanogo est journaliste, blogueuse, animatrice. Elle s’est techniquement  affinée en exerçant entre autres, à la radio nationale ivoirienne, au quotidien l’intelligent d’Abidjan ou au besoin comme pigiste et blogueuse.

Mais son savoir faire, elle le tire surtout de son amour des tic et de la communication. Aujourd’hui, toujours engagée dans le numérique, elle élargie son savoir faire et les opportunités.

À elle je souhaite tout le bonheur. Les chemins se croisent, se séparent parfois, mais la fraternité elle demeure.

Elle c’est ma pétillante Mariam!

Matagaly T.


SENGOKRO: Digbé le chef du village

A tout seigneur, tout honneur. Comme annoncé dans le billet précédent, sengokro, je vous présente mon village à travers ses membres et le premier portrait sera naturellement celui du chef. Un Homme que j’ai pu apprécier en deux ans, dont j’ai parfois critiqué les actions mais un CHEF que j’ai toujours respecté!

Qui est donc ce monsieur?

Grobly jeanvincent.digbe ou l’homme à l’imagination inébranlable.

Affable, spontané, Digbé est le chef du village ivoirien de la XV ème promotion de l’Université Senghor d’Alexandrie. Communauté de dix-neuf âmes (une des plus grandes de l’Université). Il a su pendant deux ans gérer des villageoises et des villageois au verbe haut et à la détente parfois lente. Avec douceur ou éclat mais toujours à sa manière. Parfois salué ou boudé, il a dû nous manager avec sagacité. Et c’est tout ce qui fait le charme de Sengokro.

Spécialiste des industries culturelles, cet ancien de l’INSAAC est le Manager de la compagnie théâtrale Yrouflê sarl, metteur en scène, comédien, agent artistique et culturel, Digbé a plusieurs cordes à son arc.  Il manie le micro aussi bien qu’il anime la scène. Spontané et créatif, il est capable de tenir en haleine tout type de public.

Les enfants du lycée français d’Alexandrie ont pendant deux ans vécu au rythme des contes du père voilà pourquoi « version Digbé ». Avec des personnages  tels que le méchant Zoubi ou Cool le zombie, sortis tout droit de son environnement proche.

À Limoges où il a passé l’été 2016, précisément au Centre Dramatique National Limousin ses hôtes ne diront pas le contraire. Jean Vincent ne se donne pas de limites, au contraire, des portes il en ouvre tous les jours. D’ailleurs il vient de s’en ouvrir une, des plus significatives pour sa carrière… (permettez que je garde le secret pour l’instant).

Animateur choc de nos soirées Alexandrines, il est l’élément que tout le monde s’arrachait lors des déplacements de groupes.

Membre fondateur et très très actif du collectif des amis de la nuit, avec ses compères ils nous feront danser, rire et chanter. Nous sortant de la torpeur de certaines nuits alexandrines. Oh oui Alexandrie n’avait plus de secrets pour le collectif.

SENGOKRO

Le vœu de ce passionné de « la vie » est de participer,  à la restructuration du milieu artistique et culturel ivoirien. Contribuer à modeler l’industrie culturelle ivoirienne, en faire un modèle de réussite.

Sa mention « Excellent » à sa soutenance de mémoire de Master en développement spécialité Industries culturelles, en dit long sur ses capacités à y arriver. Comme un maître, il est sorti des sentiers battus pour nous faire vivre une soutenance des plus « artistiques ». Car sa passion pour la culture,  il la vit au quotidien et dans toutes ses actions.

Retenez bien son nom,jeanvincent.digbe

Lui, c’est mon chef!

 

⃰ INSAAC : Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (Abidjan)

Matagaly T.

 


Sengokro : un village ivoirien à Alexandrie

Expérience unique, expérience heureuse. La fraternité et la solidarité ont été les maîtres mots de cette aventure académique et humaine. Je n’ai pas fait qu’étudier en Égypte, j’ai vu, j’ai appris, j’ai aimé.

Les résultats publiés, le voyage annoncé, Alexandrie se dessinait tout doucement.

Véritable hymne à l’amour, à l’amitié et au savoir, l’Égypte m’accueillera comme je l’imaginais. L’Université Senghor d’Alexandrie, troisième opérateur direct de la Francophonie, se présentera dans sa robe la plus simple. Université d’élite, nous serons 193 candidats retenus sur des milliers à avoir candidaté.

https://www.tv5monde.com/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Destination-Francophonie/Episodes/p-29424-Destination-Alexandrie.htm

La rencontre de ces francophones de 25 différentes nationalités dans un environnement non francophone sera naturellement vécue de diverses manières pour chacun.

Une diversité que nous mettrons à profit dans la construction de notre communauté,  la communauté senghorienne de la XVème promotion. Ensemble, nous avons fait nôtres les valeurs prônées par la Francophonie et ses illustres pionniers.

Pour ma part l’expérience restera unique et déterminante sur bien des plans.

Élue à la tête du Bureau des Étudiants de l’Université Senghor d’Alexandrie (BEUS), l’aventure je la vivrai au gré de mes responsabilités et de certaines rencontres… https://www.youtube.com/watch?v=ngcNuGh0Tbw

Alors que je feuillette l’album virtuel de cette magnifique aventure, les souvenirs affluent à ma mémoire. Le désir de partager avec vous cette belle aventure fait son chemin tout doucement. J’écrirai quelques lignes et si vous les lisez, cela signifiera donc que je me serai enfin décidée à publier mes billets !

Le récit que je ferai sera un tout petit peu décalé.  Je ne vous conterai pas Alexandrie en paysage, en climat ou en histoire. Non, je vous ferai voyager et vivre mon expérience à travers une des 25 merveilleuses communautés qui formaient la XV ème promotion. A travers un village baptisé SENGOKRO !

SENGOKRO au 25 ème anniversaire de l’Université.
 Crédit photo: Hossam Ali

 

Pendant plusieurs jours vous pourrez découvrir, à travers mes souvenirs et mes anecdotes, la communauté ivoirienne de la XV ème promotion de l’Université Senghor d’Alexandrie.

Découvrez des femmes et des hommes, futurs proches décideurs ivoiriens, africains. Acteurs de développement des milieux de la santé, de la culture, de l’environnement, de la gouvernance et du management public. 19 personnalités, du savoir faire et du talent à revendre !

Une communauté, des rencontres explosives, des fous rires, de l’amour et surtout de la fraternité à toute épreuve. Pourquoi ? Parce que c’est aussi cela Senghor!

Matagaly T.


Éduquer pour vivre en paix ! #MondoChallenge

Crédit Photo Matagaly
Mankono 2008

Alors que je m’émerveille devant des enfants bruyants, insouciants, en paix, qui cavalent dans tous les sens dans l’enceinte d’une école primaire, je suis projetée dans un passé, un passé pas si vieux que ça.

La rentrée de Wahid me plonge dans mon enfance- une enfance heureuse- et dans mes attentes d’adolescente, mais aussi et surtout dans mes responsabilités d’adulte.

Il y a vingt-cinq ans j’étais de l’autre côté du miroir. Dans le rôle de l’apprenant, de l’élève, de l’enfant. Le monde s’ouvrait à moi, un monde plus grand que ce que je ne pouvais imaginer.

Je m’imaginais libre d’aller et de venir, d’aimer et d’embrasser qui je voulais partout sur terre ! Et cela parce que je vivais en paix, du coup mon imaginaire et mes projets n’avaient pas de limites.

Alors, quand l’année de mon baccalauréat a malheureusement coïncidé avec l’année des armes et des larmes en Côte d’Ivoire, j’ai vu mes rêves prendre le large. Et mes ambitions circonscrites.

Du haut de mes dix sept ans, j’ai soudain réalisé qu’on venait de franchir une zone rouge. Jamais plus je ne verrai les choses de la même manière. Confinée à la maison entre frayeur et incertitudes, je me suis promise de profiter de chaque minute de ma vie dès que la paix reviendrait au pays de Nanan. Mais la paix a mis dix ans à revenir et là même encore…

Nous avons eu le temps de perdre notre innocence, la guerre nous a volé nos rêves. Certains ont perdu plus que leurs rêves, ils ont perdu la vie. Plus rien n’est pareil et jamais plus rien ne sera comme avant. La guerre a creusé le fossé, les injustices d’hier ont ouvert la voie à des maux plus dangereux encore : l’extrémisme s’installe dangereusement ici comme ailleurs.

La paix est devenue une denrée rare. Elle nous échappe, elle court, elle nous glisse entre les mains.

Pourquoi ? Simplement parce qu’à un moment donné, les adultes n’ont pas pensé que la paix se cultivait et qu’ elle s’apprenait.

La paix ne nous appartient pas, elle ne nous est pas due non plus. La paix se cultive, elle s’apprend. Elle trouve son essence dans la tolérance et dans l’esprit critique dont chacun de nous doit faire preuve.

MOI, TOI, NOUS, avons le devoir d’éduquer nos enfants, nos cadets, dans le respect de la différence de l’autre. Éduquer, inculquer la culture de la tolérance et de l’esprit critique aux générations futures mais aussi aux adultes que nous sommes devenus aujourd’hui.

Parce que les « microbes géants », ces enfants, ces enfants violents, ces quidams qui opèrent en pleine journée en Côte d’Ivoire, ne sont finalement que le fruit de nos bagarres fratricides et de la perte de nos valeurs culturelles.

Aux adultes frustrés, perdus, haineux que nous sommes aujourd’hui. A ces adultes qui ne savent pas qu’ils représentent des repères, les fondations de l’architecture morale en construction des jeunes générations, il faut ré-inculquer les valeurs de base.

Le plus bel héritage que nous pourrions laisser aux générations à venir serait de vivre dans un monde en paix, de vivre libres.

Et parce que je veux pour mon Wahid et tous les adultes de demain, un monde en paix, je me dois de faire de certains mots des réalités. Éducation, justice, bonne gouvernance, protection de l’environnement, doivent faire partie de notre quotidien et être les catalyseurs de nos ambitions.

Éduquons nous, éduquons nos cadets, réapprenons à nous parler, faisons surgir l’esprit critique -celui qui permet de critiquer dans un sens positif -celui qui permet de faire la différence entre ce que l’on nous dit et ce qui est vrai. L’esprit critique nous apprend aussi à accepter la différence de l’autre, et à aimer ceux que nous sommes.

Oui, et si nous parlions de paix dans nos concessions, dans nos hameaux ?

Et si nous parlions de paix devant une bonne bière ?

Et si nous apprenions simplement à faire la paix…

Matagaly T.


Mon p’tit cœur

Sois la bienvenue p’tit cœur

Que ta vie illumine toutes les autres dont tu croiseras le chemin et plus encore les nôtres

Dans cette famille que tu viens d’intégrer,

Tu devras t’accommoder, aux mecs un peu loufoques et nombreux

Aux femmes en nombre réduit, mais qui en impose

Ici nous ne sommes pas riches d’or, mais sois sûre d’une chose

D’amour, jamais tu ne manqueras

Je te préviens, il te faudra être forte

La vie peut être rude,

Elle te portera parfois de grands coups

Et tel un roseau, tu plieras mais ne romps pas

De ses douceurs n’hésites pas à te délecter

Observe, analyse et fais tes propres erreurs

Jamais celles d’autrui

Sois toi et jamais une autre

Car les grands Hommes sont caractérisés par leur revers et leurs succès

Tu es faites du bois et de la sève des arbres millénaires

De ceux dont on profite de l’ombre et de la force

Dignité, loyauté, humanisme devront être les effluves de ta personne

Que la santé et la joie de vivre soient tes alliés éternels

Que Dieu te guide mon enfant…

Maman K, une Tata super heureuse!!!


A nos actes manqués

images-12Un homme oui

Mais celui d’une autre

Un père, mais le père d’une autre

En cela elle ne peut rien changer

Passer après l’autre

Rester à jamais l’AUTRE

Le dur choix de celle qui vient après.

Renoncer, refuser, recommencer

Les mots n’y changeront rien

Les promesses ne voileront rien

Écorcher ses principes

Embellir la réalité

Justifier ses sentiments

Seront son quotidien

Pour se réveiller un matin en se demandant

Si  le choix en valait vraiment la peine…

 

Karidj T.


Ce soir

agarovGris, clair ou sombre, mon ciel se couvre et se découvre

Du rosé au rouge vif, mes amours se teintent

Ce soir j’ai envie d’aimer et d’être aimée

Ce soir je n’ai qu’un désir, me laisser aller

Mais comme de nombreux soirs,

Je m’endormirai la tête pleine de projets

Le cœur ému d’avoir pu entendre mon petit monde

J’ai choisi d’aller vers mon destin, d’affronter mes peurs

De ne pas oublier mes revers et mes peines

Et d’en faire mon histoire

Ce soir j’ai envie d’y croire

Me laisser bercer par le regard profond d’un être qui comme moi n’a pas besoin de litanies pour comprendre

Ce soir comme d’autres avant et comme d’autres à venir

J’ai besoin d’aimer

Je ne suis pas de celles qui suivent la ligne, mais de celles qui la trace

Et de mes choix, le plus dur est de ne pouvoir être toujours présente et de ne pouvoir profiter de la ferveur de mes amours.

J’assume parce que j’y crois

Même si j’avoue que les moments durs sont nombreux pour ceux qui font des choix « décalés » de la norme

Le plus dur est de trouver la force de se détacher, de toujours recommencer

Et de se retrouver toujours seule face à ses peurs

Mais j’avance malgré tout, car stagner , m’arrêter me terrorise encore plus

La vie mérite d’être vécue envers et contre tout

Ce soir, j’ai juste besoin d’aimer

Et de tout oublier dans une étreinte profonde et voluptueuse.

 

Matagaly T.


Côte d’Ivoire : je suis mon propre bourreau

Fache fatigueDehors ils cassent, crient, brûlent, se font frapper et tuer.

Et nous derrière nos écrans, on publie, on commente, on attise la colère avec l’outil du moment. On encourage, on fait même des prédictions sur la durée du gouvernement en place.

Le gouvernement lui s’emmure dans sa tour de verre opaque.

Il mate avec des gourdins et des emprisonnements, les cris d’une détresse mal exprimée.

Oubliant que la colère est grande quand on a la conviction d’avoir été berné par des promesses de « Solutions » jusqu’alors immatérielles.

Mais dans ce tohu-bohu d’incompréhensions, on oublie tous une chose.

Notre responsabilité

Nous nous plaignons à longueur de journée, accablant nos dirigeants et le système.

Normal que le gouvernement soit le premier visé c’est vrai, car il est le mandaté.

La vie est chère, les factures d’électricités sont faramineuses, les campus mal gérés.

Et parce qu’on est tous fatigués, on passe sa vie à se plaindre.

Au bureau, dans le bus, au marché, sur les réseaux sociaux, dans nos chambres, dans les rues. Une seule expression:

ON EST FATIGUÉ

bertzmartz.frOui nous sommes tous fatigués.

Mais de quoi au juste ?

Nous sommes fatigués du système pourtant nos faits l’arrose.

On est fatigué du maigre nombre de bus en oubliant que la dernière fois pour exprimer au pouvoir notre mécontentement, on a brulé plusieurs bus.

On est fatigué de la CIE, on brûle donc et on casse les installations du groupe.

Et on oublie qu’on vient par la même occasion de faire perdre son emploi à Patrice le seul salarié de la famille.

On est fatigué de la conduite scandaleuse et dangereuse des « gbaka et massa« , ces hors-la-loi qui sèment la mort et la désolation chaque jour et que la police feint de ne pas voir.

Mais ce qu’on oublie c’est la soirée qu’on vient de passer à « siffler » les bières d’Angelo le policier du quatrième, qui rentre chaque soir partager avec nous les gains du racket.images (6)

Gabriel est fatigué, Minata est fatiguée, Abou le mougou Pan est fatigué, Prisca rose bonbon est fatiguée.

Mais Abou oublie que le mougou Pan a parfois pour résultat des enfants livrés à eux même et en rogne contre la société. On les appellera « microbes ».

Gabriel est fatigué de son difficile statut de chômeur, en oubliant que le boulot qu’il attend ne viendra pas le trouver au gbêlê du quartier. Et qu’un chômeur n’est pas un handicapé moteur.

Tu es fatigué du système mais tu l’arroses.

Tu es fatigué pourtant, afterwork pour toi rime avec bamboula chaque soir dans les bras d’une nouvelle « petite« . Ailleurs les afterworks servent à prolonger des discussions constructives dans une ambiance décontractée.

Tu es fatigué mais tes actions sociales sont tellement peu nombreuses qu’on s’y perd.

Tu es fatigué mais les seuls cadeaux que tu offres aux enfants (quand par chance tu y penses) sont des poupées outrageusement maquillées et des pistolets. Ailleurs on leur offre des jeux éducatifs et des sorties culturelles.

téléchargement (7)enfats educationPas besoin d’être riche pour éduquer nos enfants et leur inculquer des valeurs. Notre  société de demain sera le résultat de ce que nous leur donnons comme exemple aujourd’hui. Une société raciste, xénophobe ne naît pas du jour au lendemain. Ce sont des sentiments qu’on sème, qu’on nourrit et qui germent parfois plus vite qu’on ne le souhaitait. Avec des résultats qu’il devient impossible de maîtriser.

Pendant que les autres faisaient du savoir et de l’éducation une arme pour produire des dirigeants forts et crédibles, nous avons fait de nos enfants des bombes autodestructrices. Les résultats sont là.

On nous a appris à nous plaindre, à tout réclamer, mais se remettre en cause non. Aujourd’hui nous avons perdu tout sens critique, toute notion du dur labeur.

Il va falloir réapprendre à vivre, trouver en nous la force de transcender nos lacunes, nos peurs, nos soucis du quotidien. Apprendre à s’exprimer avec des mots, de l’intelligence et des actes forts. Oublier les casses et les pillages.

Il nous faut recadrer nos ambitions. Apprendre à vivre pour les générations à venir, apprendre à se surpasser pour léguer un monde digne aux générations futures.

Et comme des hommes l’ont fait pour nous il y a quelques siècles, accepter de se sacrifier à la tâche, ne rien récolter aujourd’hui pour que nos enfants aient tout demain.

Seul un travail sur nous même nous fera atteindre les sommets. Le respect ne se réclame pas, il s’acquière et s’impose naturellement. On ne peut pas exiger des autres qu’ils nous respectent quand nous ne faisons rien pour le mériter.

Oui nous avons tous droit à une vie meilleure.

Mais nous avons avant tout le devoir d’être meilleurs.

 

Matagaly T.

Petit lexique:

gbaka :  mini-car de transport en commun de 18 places en service dans les différentes villes de Côte d’Ivoire

massa: mini-car de transport en commun (interurbain) de 22 places

mougou Pan: courtiser une femme et l’abandonner une fois qu’on a réussi à avoir des relations sexuelles avec elle.

https://mcagnini.com/expression-urbaine-faire-un-mougou-pan/

Siffler: Consommer une grande quantité d’alcool

microbes: Bande armée d’enfants et d’adolescents auteurs d’agressions violentes et barbares dans la ville d’Abidjan

gbêlê: Alcool frelaté issue des distilleries clandestines locales. Boisson très prisé par les moins nantis

afterwork: Sortie détente juste après le boulot entre amis ou collègues

petite: Petite amie occasionnelle


Le guerrier s’est couché

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Il est de ces personnes que l’on a  jamais rencontré et qu’on ne rencontrera jamais mais dont l’histoire nous marque.

Ce que je sais de lui je l’ai tiré de mes lectures et des documentaires qui lui sont consacrés. Il a écrit sa vie et forgé sa légende.

« Crâneur » il l’a été. Son surnom « The Greatest » en témoigne. Mais il est resté digne et fier de ce qu’il était.

Sa vie, ses combats, sa maladie m’ont vraiment conforté dans l’idée que les choses peuvent mal tourner, mais que nous pouvons et devons rester dignes.

Chaque jour qui passe mes yeux se posent sur la misère humaine, mon cœur se fend de ne pouvoir y changer grand-chose, ma voix et mes gestes essaient tant bien que mal de la combattre. Quand le désespoir frappe à la fenêtre, des hommes comme Muhammad Ali nous rappellent que l’espoir et la lumière sont là, devant la porte.

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De ses combats nous ne sommes pas tous partisans, de sa manière de les mener non plus, mais nous devons tous nous inspirer de sa dignité et de sa détermination à les mener.

Des combats il en a mené, du corps à corps au spirituel en passant bien sûr par la maladie, il les a en majorité tous gagnés.

On me dira que la maladie l’a emporté, mais je répondrai non. Il était juste temps pour le guerrier de déposer les armes, car sa maladie il l’a combattue comme tous ses combats. Découverte bien avant que ma mère à moi ne me porte dans son ventre, il la combattait encore et toujours 32 ans après.

Ne jamais abandonner, jamais, même quand tout nous semble perdu ou inatteignable. Perdre mais revenir, tomber et se relever, ne pas avoir peur et ne pas se contenter de peu quand on peut acquérir plus …

Des murs, il en a fait trembler, des hommes il en a cogné, mais devant Dieu il est resté plus humble que jamais. Il a dit: « Il (Dieu) m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme. » Malheureusement le monde en produit peu des « Muhammad Ali ».

Fort de ses convictions, fier de sa force, crâneur international, arrogant comme une peste, il reste pour moi et pour tout un monde une légende et une grande source d’inspiration.

Adieu le Lion !

Matagaly T.


Elle cette autre moi

C. ph google
C. ph google

Comme si je faisais face à un miroir, je la regarde et je me vois

Semblable nous le sommes jusqu’aux ongles

J’ai passé ces dernières années à la regarder mimer mes gestes, mes tics

Je l’ai observé se débattre avec ma maladive timidité et transcender mes peurs cachées

J’ai adoré la voir embrasser mon rêve d’un monde un peu plus humain à travers nos petites actions sociales

J’ai assisté avec crainte à la monté en puissance de son coté le plus sombre, celui qui n’éprouve aucune difficulté à se détacher des gens et des choses

Cette carapace protectrice par moment mais auto-destructrice par abus

Tout doucement je l’ai senti prendre de l’ascendant sur moi et la vie que je menais jusqu’ici

Je l’ai pourtant laissé prendre un peu plus de place jour après jour, j’avoue qu’elle me fascinait

Finalement je suis devenue elle et elle moi.

Jusqu’au jour où elle l’a rencontré lui

J’ ai tout de suite senti la menace, pas de place pour lui dans notre duo

Elle l’a fait entrer dans notre antre, lui a accordé plus qu’on avait l’habitude de concéder

Nous nous sommes fait face et j’ai encore cédé du terrain, fatiguée de cette bataille quotidienne contre nos pulsions et ce puissant besoin affectif

Tout doucement nous avons baissé la garde, laissé entrer l’intrus dans cet explosif duo que nous formons

Crédit photo google
Crédit photo google

Mais ce matin je me réveille avec le besoin irrépressible de réguler les choses

Tout s’enchaine trop vite, nous concédons trop de terrain

Pourra t-il nous porter toutes les deux? Saura t-il apprécier à sa juste valeur tous ces sacrifices?

Est-il prêt à nous assumer dans ses vies? Celles d’hier, de maintenant et de demain?

Saura t-il être le pilier qu’il me faut et qui lui fait si peur à elle?

Saura t-il être ce catalyseur qui me rend meilleure et ce régulateur qu’il lui faut à elle?

Saurai-je accepter de voir mes sacro principes sentimentaux longtemps cultivés, être mis de coté?

Supportera t-elle, être celle qui vient après l’autre?

Le temps, oui le temps nous l’écrira, en l’espérant ensoleillé bien entendu…

Matagaly T.


Ma fleur

Notre Reh
Notre Reh

Tu es arrivée sans crier gare

Enveloppée de cette aura qui te rends si toi

L’amour que nous te portons s’est alors agréablement imposé à nous

Les années passent et le petit poucet se transforme en une magnifique petite reine

Ton sourire et ta chaleureuse présence illuminent notre quotidien

Tu fais la fierté de tes grands parents

Des épreuves tu en as traversés et tu en traverseras

Mais moins pénibles je souhaite

Ton courage, ta dignité et cette foi inébranlable que tu as en la vie, tu devras garder mon bébé

Les bonnes choses ne font que commencer, car pour nous le meilleur reste à venir

Ta tante, ta maman K, ta grande sœur, ton amie, je resterai

Fière de toi, de ton parcours, de tes avancées, de ta volonté d’aller de l’avant, je reste

Comme une lionne tu vas devoir tout conquérir car pour nous rien n’est acquis

Mais tu y arriveras, tu en as les armes 

Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire

En cette mirifique journée de Mars, à l’image de ta joie de vivre

Je te souhaite mon bébé  un joyeux anniversaire,

Une vie des plus riches et des plus belles !!!

Matagaly T.


Désolée, mais ce soir je ne suis que moi

Crédit photo: google
Crédit photo: google

L’hiver de son lourd manteau grisâtre m’enveloppe

Lourds sont mes pas, ardente mon envie de crier

Embués sont mes yeux quand enjouée je veux ma voix

Désolée de n’être que moi ce soir

Et oui !  Ce soir, la mélancolique femme cancer a pris le dessus

Je la connais trop pour savoir qu’elle ne me lâchera pas avant de s’être exprimée.

Difficile pour toi de la suivre, je te comprends

Ils sont nombreux ceux qui l’ont subi et qui n’ont pu suivre son rythme

En fait, tenter de marcher à son rythme est vain et utopique

Ce qu’il faut c’est la tirer en avant, marcher plus vite qu’elle

Savoir lui dire non sans la braquer, car comme un œuf,

Au contact du chaud elle devient plus dure

Et oui, Il est dur d’être moi ce soir

Alors que milles et une choses requièrent  mon attention, je suis vide de mon essence

ouiJ’ai besoin du père, de l’ami, car en eux je puise l’affection, la force

De l’homme, de l’amant car de l’amour et de ses voluptés je ne saurais me passer

Sois toi, sois moi

Sois un bouclier quand je reçois des coups et laisses moi être femme, mère quand tu en as besoin.

As ou joker, selon les circonstances

Tu as un seul défi, rester le meilleur

Alors là tu auras conquis pour de bon et la Lionne et la femme cancer.

 

Matagaly T.


Ils sont tombés à Mina

Crédit photo google

Terribles, violentes,

Insoutenables mais réelles,

Les images du drame nous enveloppent de leur macabre parfum

La tragédie se joue en ce si haut lieu.

100, 300, 717

Je n’en crois pas mes yeux en m’informant sur Internet

Des yeux embués,

Car il est là-bas et je n’ai aucune nouvelle de lui.

Impossible de le joindre,

Au bercail personne également pour me rassurer.

La gorge nouée, le cœur qui bat la chamade, j’imagine le pire

Et je me demande ce qu’il adviendra si…

Papa mon papa, le papa de Mata.

Ce monsieur, ce LION,

Ce papa que j’aime si fort…

Et dans ma tête se bouscule tout ce que je n’ai pas encore pu lui dire

Celle que je ne suis pas encore devenue pour son plus grand bonheur

Alors loin des regards je me réfugie pour exprimer la peur qui m’étreint

A travers de chaudes larmes.

Et quand enfin devant la cage de l’ascenseur je reçois le message de la délivrance

J’ai encore les larmes aux yeux,

Des larmes de soulagement, mais aussi des larmes pour toutes ces personnes qui

Ont, en ce haut lieu de la foi musulmane, des êtres qui leur sont chers.

Des personnes qu’elles n’entendront plus

Qui ne se réveilleront jamais plus, qui ne rentreront jamais plus les serrer dans leur bras.

Oui mes pensées s’envolent vers tous ceux qui n’ont pas eu la joie de s’entendre dire que papa, maman ou le frère, la sœur allait bien après la tragique bousculade de ce matin.

Les images sont insupportables, mais encore plus les larmes des proches. Par centaine, les corps sans vie jonchent le sol. Si vivants il y a quelques heures, les voilà déjà si loin.

Mauvaise organisation, indiscipline des pèlerins ou volonté divine tout court ?

Quelle qu’en soit la raison, ils sont tombés à Mina dans le plein accomplissement de leur foi !

 

Matagaly T.