Edmond NANOUKON

Les envahisseurs aux mains nues

Les Italiens et surtout les militants d’extrême-droite ont défilé le dimanche dernier avec pour slogan « l’Italie d’abord ». Hé oui ! ils ne veulent pas être envahis par les envahisseurs aux mains nues.  Que les temps ont changé. Les italiens ne sont les seuls à vouloir rester seuls chez eux. Le mouvement est uniforme en Europe.
La France aux français dit le Front National
L’Allemagne aux Allemands disent les Néo-Nazis
L’Angleterre aux Anglais dit Ukip
L’Espagne aux Espagnols
Le Portugal aux Portugais
etc…
Les peuples qui allaient partout dans le monde pour tout conquérir, construisent aujourd’hui des postes avancés afin de rester seuls dans leurs frontières.

Ces Romains
fiers et forts qui ont mis le monde à feu et à sang, conquis toute l’Europe, une partie de l’Asie et l’Afrique du Nord ?  L’une des armées les plus puissantes et les mieux organisées que le monde ait jamais connu, les dignes descendants de Jules César, Marc-Antoine, Caligula et j’en passe des meilleurs. Cette armée dont les navires parcouraient des milliers de kilomètres, très loin de la mère patrie pour assujettir des continents entiers à la gloire de Rome. Ce peuple veut se confiner dans ces frontières aujourdhui.

Ces Français, grands voyageurs, grands négriers et grands colonisateurs. Ces français qui ont vogué sur les océans jusqu’aux fins fond de la terre. Ils ont pris pied en Amérique, en Asie, au Moyen-Orient. Napoléon a conquis toute l’Europe, jusqu’aux portes de la Russie. Il a conquis les Amériques et les Caraïbes. Son ambition expansionniste n’avait pas de limite. La conquête, l’envahissement des autres peuples, la France sait y faire.
L’Afrique, c’est l’arrière-cour de la France. Dans les années 1950, le Général De Gaulle ne voulait même pas entendre parler d’indépendance des pays africains, ni de l’Algérie. Dans leur projet d’assimilation, les français enseignaient aux africains que les deux peuples avaient les mêmes ancêtres, les Gaulois. Le bien-nommé Général Charles de Gaulle voulait une grande communauté s’étendant de la métropole française aux confins de l’Afrique, sous le drapeau français. Il voulait l’Algérie française, les Antilles françaises, etc. Au nom de cette Afrique Française, la France a levé une armée de milliers de tirailleurs africains pour aller combattre l’Allemagne Nazie et libérer la mère patrie et l’Europe de l’emprise des Nazis et aider la France dans ses guerres coloniales en Afrique et en Asie.
Aujourd’hui ses descendants sont même prêts à se séparer du peu de territoires d’outre-mer qui leur reste afin de se barricader dans leurs étroites frontières nationales. Je me creuse les méninges et je ne comprends toujours pas.

Ces Espagnols qui ont soumis toute l’Amérique Latine, de sorte que toute cette partie du continent américain parle espagnol aujourd’hui, hé bien les espagnols aussi veulent l’Espagne aux Espagnols. Mais le grand Roi Charles Quint ne disait-il pas que le soleil ne se couche jamais sur son Royaume ? tellement l’Espagne avait des possessions partout dans le monde ? que penserait ce brave Roi aujourd’hui, s’il se rend compte de ce qu’est devenu son Royaume. Ces descendants sont prêts à se contenter de beaucoup qu’un fuseau horaire, l’essentiel étant d’être seuls dans leurs étroites frontières nationales du territoire espagnol sur le sol Européen.

Les Anglais
Alors là c’est le comble. Si un peuple a vraiment été hégémonique sur les mers du monde, c’est bien les anglais. Les dignes héritiers de l’Amiral Nelson, le vainqueur de l’invincible armada, l’Angleterre dont la souveraine est le seul chef d’Etat à commander des pays sur tous les continents ! Cette Angleterre est devenue si frileuse qu’elle s’est retirée de l’Union Européenne, juste pour être tranquille dans ses frontières. La Reine Victoria risque d’avoir son repos éternel troublé si on lui rapportait de tels évènements.

Les envahisseurs aux mains nues

Un peu de courage les amis, rendez leur fierté à vos illustres ancêtres. Soyez dignes devant les envahisseurs aux mains nues.
En effet, les peuples qui allaient en conquête avec des navires, chars et fusils n’ont plus besoin de se gêner aujourd’hui. Plus aucune nécessité d’aller conquérir des territoires au prix de milliers de morts et de destruction. Les anciens peuples conquis viennent eux-mêmes se livrer à vous maintenant. Et il n’y aucun danger d’affrontement ou de guerre, parce qu’ils viennent sans armes, les mains nues et parfois même en tenue d’Adam et Eve. Ils n’ont pas de stratégies militaires, ni armures, ni uniformes, ni navires, ni chars, ils ne viennent pas pour exploiter vos ressources comme vous le faisiez chez eux entre temps. Non, ils viennent plutôt se faire exploiter, et pourtant vous avez peur d’eux ?

Je ne comprends décidément plus et je pense que Obélix avait raison : « ils sont fous ses Romains ».

 

 


Parce que l’homme noir revient de très loin

Plus j’observe, mieux je comprends les difficultés des nous les noirs à nous adapter au monde tel qu’il se trouve aujourd’hui.

Je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi l’Afrique accuse autant de retard sur le reste du monde. Observé sous le prisme occidental, ce retard se remarque dans presque tous les domaines de l’activité humaine. Il est technologique, militaire, scolaire, économique, financier, humain, etc. Il m’est arrivé de faire des conjectures, d’écrire des articles à charge contre mes frères, d’accuser, de condamner, de critiquer, etc. Mais quelque chose en moi me disait toujours qu’il devait manquer une ou des pièces de puzzle pour situer le problème africain.

J’ai fini par tomber par hasard sur un début d’explication au mal du peuple noir, partout sur la terre, qui me semble pertinent. En effet, on ne peut comprendre le présent d’un peuple sans étudier son histoire. Et que nous raconte l’histoire de l’Afrique ?

L’histoire nous raconte qu’il y a plusieurs milliers d’années, le premier homme est apparu en Afrique. Il avait la peau noire, puis des milliers d’années plus tard, l’homme a commencé à migrer de l’Afrique pour aller conquérir d’autres contrées du monde. Ceux qui sont allés vers les zones au climat froid ont commencé à avoir la peau claire par effet d’adaptation aux conditions climatiques.

Avec le temps, l’homme resté en Afrique a commencé à se moderniser. Des civilisations brillantes sont apparues dans la vallée du Nil. Nous pouvons citer l’Egypte des Pharaons et la Nubie. Les mathématiques, la médecine, la physique, la chimie, l’écriture, l’astrologie, l’agriculture, l’architecture, l’urbanisme, la théologie, l’organisation de la cité, etc. étaient maîtrisés par les anciens Egyptiens et Nubiens. Se servant de ces sciences, ils ont réalisé à cette époque des œuvres grandioses qui laissent encore les hommes dans l’étonnement aujourd’hui, au 21ème siècle.

Mais il est bien connu en physique que la lumière attire les insectes et toutes les attentions aux alentours. Les autres peuples habitant autour de l’Egypte et même plus loin ont commencé à convoiter toutes ses riches matérielles, intellectuelles et technologiques. Après de multiples attaques et guerres, l’Egypte pharaonique s’est effondrée et toute sa richesse matérielle a été pillée. La richesse intellectuelle elle aussi a été volée et réécrite au nom des envahisseurs.

Obligés de fuir les hordes perses et grecques ainsi que la destruction de leur royaume, les habitants de l’ancienne Egypte ont migré vers l’Afrique subsaharienne où ils ont créé de grands empires tels que le Ghana, le Mali et l’empire Songhaï qui brillaient par leur richesse intellectuelle, politique et matérielle. Mais de nouveau, vers les années 1300, de nouvelles attaques ont recommencé sur ces royaumes. Les Arabes au Nord et à l’Est et les Européens sur les côtes ont cerné l’Afrique. Comment un royaume peut-il survivre à autant d’attaques ? Des hordes toujours plus puissamment armées que les précédentes attaquaient sans répit. Des razzias sévissaient du nord vers l’intérieur des terres, et également des côtes vers l’intérieur des terres. Elles permettaient aux esclavagistes de capturer les « Bois d’ébène » pour les amener de force vers l’Arabie ou les Amériques où ils devaient travailler sans rémunération pour l’enrichissement des maîtres. Et cela a duré 400 ans. Imaginez un peu la condition de vie et l’état mental d’un peuple qui est ainsi persécuté pendant 4 siècles, 4 longs siècles. Près de 10 générations en tenant compte de l’espérance de vie à cette époque. Que pouvait transmettre, enseigner un père à ses enfants ? L’art de survivre, de fuir, de se cacher, naturellement.

Un peuple qui ne peut dormir sur ces deux oreilles ne peut avoir le temps de philosopher, de faire les mathématiques, de penser à l’écriture, de développer l’agriculture ou de regarder les étoiles pour retracer la carte de l’univers. Le quotidien des Africains étaient à cette époque et jusque dans les années 1840 consacré à la survie. C’était une vie d’animal traqué, aux abois, sans espoir et sans projet. Tout savoir acquis dans le passé était progressivement oublié car le noir était désormais en mode « survie ».

L’esclavage prit fin vers le milieu des années 1830 pour faire place immédiatement à la colonisation. Coloniser est défini comme « occuper un lieu, l’envahir et le dominer économiquement, politiquement et culturellement ». De 1830 à 1960, donc plus de 130 ans, les pays d’Afrique étaient sous le joug colonial européen. La domination et annihilation de qui ? de quoi ? étaient totales.

Les colonisés étaient soumis aux impôts coloniaux et aux travaux forcés. Ceux qui s’y opposaient étaient battus, emprisonnés et tués sans autre forme de procès. Les richesses du continent, dont l’or et les œuvres d’art, étaient enlevées et dissimulées dans le pays du colon. La monnaie locale qui était le cauri dans le temps a été déclarée sans valeur par le colon. Par conséquent, tous les riches Africains de cette époque se sont retrouvés pauvres du jour au lendemain, car leur fortune est brusquement déclarée sans valeur. Aux Africains ont été imposés de nouvelles religions, une éducation basée sur l’histoire du colon, un système de travail contraire à leur habitude et à leur climat, un style de vie contraire à leur réalité, même de nouveaux ancêtres leur ont été imposés tant historiquement que religieusement. Les Gaulois sont « devenus » les ancêtres des Africains, au même titre que dans les églises, les fidèles devaient déclarer qu’ils étaient les descendants spirituels d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Après l’avoir déshumanisé, le colon a pris tout son temps pour reformater le cerveau de l’Africain. Ainsi, on a réussi à faire oublier aux Africains que sur ce continent noir, les pyramides ont été bâties, la théologie et la philosophie sont nées et enseignées, les mathématiques et la physique étaient enseignées et appliquées, la médecine pratiquée, l’écriture inventée et utilisée, et le calendrier que nous utilisons jusqu’à l’heure actuelle a été créé.

Le colon a réussi à faire croire à l’Africain que toutes ses choses ont été faites par d’autres peuples ou par des extra-terrestres lorsque la science contredit tous les mensonges racontés. Il est quand même bizarre que ces extra-terrestres ne soient plus réapparus depuis ces temps-là.

A la colonisation a succédé l’époque où nous vivons actuellement. Les Africains traumatisés par 400 ans d’esclavage et 130 ans d’annihilation colonialiste sont entrés sans aucune préparation dans une ère où l’économie a été taillée sur mesure pour que le plus fort domine toujours. Sans culture, sans religion et sans repère spirituel, l’Afrique est aujourd’hui vue comme l’enfant malade du monde. Mais il est trop facile de juger et de condamner les Africains pour l’état dans lequel se trouve le continent aujourd’hui. Pour juger, pour comprendre, il faut relire l’histoire de l’homme noir et refaire son parcours de façon initiatique… et alors seulement, on peut se donner le droit de juger.

Les Africains doivent se retourner vers cette histoire, l’étudier et la comprendre afin de redéfinir leurs propres règles de développement au lieu de tenter de s’adapter au système mondial actuel dont les dés sont pipés.


Je suis Africain mais je ne marcherai pas contre les libyens.

Il y a une semaine, j’ai reçu le message suivant sur whatsapp :

Appel à manifestation:

« Du Sénégal au Soudan, du Niger au Mozambique, en passant par le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, la Rdc…, grande mobilisation ce lundi devant toutes les ambassades de la Libye partout en Afrique pour dire Non, Non, et Non à la vente des migrants noirs comme esclaves.

Ce serait à 10h Temps universels.  Partagez si vous êtes africains. »

Nous ne devons pas marcher contre les Libyens mais plutôt sur les Présidences des pays Africains

Mon sang n’a fait qu’un tour à la lecture de cette invitation, ma réponse a été un grand NON et NON, Je suis Africain mais je ne marcherai pas contre les libyens.

Mais si c’est pour marcher sur les Présidences de chacun des pays africains dont les ressortissants se vendent en Libye comme des esclaves, Alors je suis partant. Je suis partants pour exiger de nos Chefs De Tas:

– d’arrêter de dilapider les maigres ressources de nos pays

– d’arrêter de confondre les ressources de l’Etat avec leurs ressources personnelles.

– de penser un peu aux jeunes de leurs pays en améliorant la qualité de l’éducation, des écoles, collèges et universités

– d’arrêter le népotisme et Le nivellement par le bas comme système de gestion.

– d’avoir honte Quand ils vont se soigner en Europe. Ceci est la preuve qu’ils ne peuvent supporter le système de sante qu’ils imposent à leur peuple. Le mieux pour eux alors serait de démissionner ou de se soigner dans le pays comme tout le monde.

– d’arrêter de boire Evian a table et consommer plutôt l’eau qu’ils font distribuer au peuple.

– D’arrêter de s’accrocher au pouvoir. Nous sommes au 21èm siècle. Les pays africains ne sont plus des royaumes, mais plutôt des Républiques et ceci implique donc l’alternance au pouvoir.  Sont-ils fiers de leur bilan après les décennies au pouvoir où ils n’ont fait que pousser leur peuple au désespoir, puis à l’exil ?

La responsabilité des dirigeants africains

Nos dirigeants sans Cœur ni foi ont transformé le continent le plus riche du monde en enfer pour les jeunes. Quel paradoxe que les africains soient obligés de fuir vers d’autres cieux pour survivre ? Pourtant les minerais les plus rares au monde (diamant, coltan, uranium, or, bauxite, etc.) Abondent dans les sous-sol des pays africains. Le Pétrole coule à flot, le gaz, etc.

Le Soleil et le vent 24h/7 jrs pour fournir de l’énergie. L’Afrique a des fleuves puissants et des terres fertiles, pourtant elle importe encore de la nourriture et la famine sévit dans plusieurs endroits. Tout ceci est le résultat d’un leadership myope, sans vision et sans ambition.

La situation de ce continent est un incommensurable gâchis et les CHEFS DE TAS en rendront compte. Les Chefs De Tas paieront tout ce qu’ils doivent à leur peuple et à l’humanité. Oh que oui, ils paieront et avec les intérêts car la justice divine, la nature ne fait pas d’escompte.

Laissez les libyens tranquilles. Ils étaient tranquilles chez eux Lorsque les sub sahariens sont arrivés pour prendre par là. Comme au temps de la traite négriere où les Rois vendaient les jeunes vigoureux du continent contre des miroirs et des pacotilles, de même aujourd’hui nos dirigeants échangent l’avenir de la jeunesse contre des villas cossues sur les champs Elysées, des chiffres électroniques écrits sur des comptes bancaires fictifs et des voyages en première classe pour leurs maitresses et leurs enfants. Vanité des vanités, …. Ils finiront par comprendre.

Le pire c’est le silence assourdissant de ces dirigeants devant ce drame. Ils auraient dû aller défiler à Tripoli en proclamant « je suis noir Africain ». Ah mais j’oubliais, Tripoli n’est Paris ou se trouvent leurs résidences cossues et puis les « vies françaises ont plus de valeur universelle que les vies des noires ».

SHAME ON US.

 


Le sexe fort n’est plus celui que l’on croit

Le sexe fort a changé de camp. Le plus fort n’est plus celui auquel vous pensez. Grâce à la Science,  la prééminence de l’homme Alpha est menacée et la femme n’a plus vraimnt besoin de l’homme.

Hé oui, les progrès industriels et scientifiques ont conduit l’humanité à un point la femme peut désormais se passer de l’homo-erectus et pourtant la vie sur terre continuera comme si de rien n’était. Mais je me demande si les hommes (mâles) se rendent compte de leur désormais inutilité pour la continuité de la vie sur terre.

Selon le Coran et la Bible, Dieu créa le ciel, la terre et les animaux, et, pour finir, il créa l’homme et la femme. Il leur demanda, je dirai même qu’il leur ordonna de se multiplier et de couvrir la surface de la terre et de dominer sur toute la surface de la terre et sur les animaux. Il est vrai que dans son histoire de l’apparition de la vie sur terre, Darwin ne nous a pas expliqué qui du mâle ou de la femelle a été créé en premier.

Néanmoins, la procréation c’est la rencontre d’un spermatozoïde émis par l’homme (Mâle) et d’un ovule émis par la femme (femelle). Il faut donc l’homme et la femme pour faire un enfant. Ainsi en a-t-il toujours été depuis le début, depuis la création du monde. Et les humains que nous sommes ont pris cela pour acquis.

Mais la science a fait des progrès. Au commencement de l’histoire humaine, l’homme sortait, allait à la chasse, allait au champs, à la guerre, etc. pour pourvoir nourriture, gîte et sécurité à sa famille. La femme avait pour rôle tout désigné par la société de rester à la maison et de s’occuper des enfants. Exception faites des amazones, les célèbres femmes guerrières du Royaume d’Abomey bien sûr.

Mais de nos jours, les choses ont beaucoup évolué et ce dans tous les domaines. Les femmes occupent des emplois, font de la politique, vont à l’armée, sont chef de famille pluri ou monoparental, etc. Elles sont sur le même pied d’égalité que les hommes et excellent même plus que l’homo-erectus dans certains domaines.

Et la procréation qu’en est-il ?

C’est le premier niveau où les hommes ont du souci à se faire. En effet, aujourd’hui, la science permet aux femmes de concevoir sans avoir besoin de relation sexuelle. Il leur suffit de trouver un donneur de sperme, de se le faire inséminer en période de fécondité et voilà elles sont enceintes. Et le rôle de l’homme dans tout cela ? Eh bien, la femme en aura besoin seulement pour le plaisir et quelques sorties restaurants. Mais même du côté plaisir, il y a tellement d’alternatives pour les femmes aujourd’hui. Des sextoys leur permettent d’atteindre des plaisirs plus intenses que les expériences sexuelles avec les mâles. Une amie m’a décrit un jour avec force détails le degré de plaisir incomparable qu’elle a souvent avec son sextoy. Je me suis vraiment senti « tout petit » après.

Le problème pour le pauvre homme est que la femme peut porter un enfant, mais lui, il ne le peut pas. Il y a bien sûr eu quelques expériences de conception et de gestation en couveuse, mais jamais cela ne peut permettre aux homo-erectus de se passer de la femme.

Alors récapitulons :

  • La femme travaille et gagne de l’argent – donc elle n’a plus besoin de l’homme pour satisfaire ses besoins pécuniers.
  • La femme est aussi intelligente que l’homme et peut inventer autant de choses que l’homme pour moderniser la vie de tous les jours. Donc elle n’a plus vraiment besoin de l’homme.
  • La femme peut tomber enceinte sans relation sexuelle avec l’homme. Il suffit d’une insémination artificielle. Donc le rôle de procréateur de l’homme n’est plus nécessaire. Une banque de sperme est suffisante.
  • Les femmes peuvent s’offrir du plaisir, très intense avec un sextoy, donc elles n’ont plus besoin d’un homme pour jouir
  • Elles sont autonomes et peuvent élever leurs enfants toutes seules, mieux qu’un homme seul ne peut élever un enfant. Donc le rôle de chef et d’éducateur de l’homme n’est plus vraiment central
  • Aujourd’hui, plusieurs pays sont gouvernés et avec succès par des femmes, donc l’homme n’est plus vraiment nécessaire pour gouverner et guider.
  • Des robots peuvent faire tous les travaux pénibles, nécessitant de l’énergie.
  • Les femmes excellent dans l’éducation, l’ingénierie, le commerce, la politique, le sport, etc.

Après avoir dressé cette liste, j’avoue que je flippe. Cette humanité en est arrivée à un stade où l’on peut se passer d’une composante essentielle et pourtant la vie continuera : l’Homme Alpha.

La seule chose qui peut encore sauver l’homme, l’homo-erectus, c’est l’amour. L’amour, c’est ce sentiment fort que la femme ne ressent vraiment qu’au contact du sexe opposé, l’homme. L’amour qui unit deux être, qui fait le cœur se sentir léger, qui transforme le plus lâche en personne courageuse, qui rend les faibles forts et les méchants doux comme des agneaux. C’est ce sentiment qui va sauver les hommes, car c’est seulement de l’amour que la femme a encore besoin du côté de l’homme.  La femme a besoin que l’homme lui fasse éprouver des émotions fortes, la fasse rêver, lui offre des fleurs, bref, tout ce qu’une machine ne peut pas encore faire aujourd’hui. L’homme doit se redéfinir un nouveau rôle aux côtés de la femme.

Puisse l’homo-erectus comprendre ceci et se consacre vraiment à rendre sa douce moitié heureuse tous les jours. L’homme doit se rendre indispensable à la femme et arrêter de jouer les fiers coqs de la basse-cour.


L’Afrique a du talent : Le policier et le devin

Cette histoire m’a été raconté par un ami dont je ne doute pas du sérieux.

L’arme de service perdue

Un jour, un policier a malencontreusement égaré son arme de service. Il a beau fouillé sa voiture, toutes les pièces de sa maison, rien n’y fit. Son épouse et ses enfants lui ont prêté mains fortes ou yeux perçants je dirai, rien n’y fit. Tout un week-end de recherches, et rien. Le policier était préoccupé. Sans l’arme, il ne pouvait se présenter au service, sinon il aura des soucis disciplinaires et administratifs.  Le lundi donc, il préféra appeler son service pour demander un congé maladie de quarante-huit heures. Il espérait que ce délais serait suffisant pour retrouver son arme et se sauver des ennuis qu’il ne manqueraient pas d’avoir au service si jamais cela se savait.

La solution : un visionnaire

Toute la première journée de la semaine, la maison fut mise sens dessus, sens dessous, mais sans grand résultat. La mort dans l’âme, le policier se résolut à se confier à un ami proche qui était un peu comme son conseiller. Son ami le rassura en lui assurant qu’il y avait bien une solution. Il lui donna l’adresse d’un devin qui habitait dans un village, à une centaine de kilomètres de la ville du policier. Cet homme possèderait des pouvoirs extraordinaires, de vision et de guérison.  Même les grands politiciens vont le consulter lui dit son ami.

Le rôle multiple des devins en Afrique

Le policier sauta dans sa voiture immédiatement et se rua chez le devin. Ce dernier habitait une grande cour, avec beaucoup de grands arbres qui donnaient de l’ombrage. Des bancs disposés sous les arbres étaient déjà occupés par une dizaine de personne qui attendaient d’être reçus par le devin. Les motifs de leurs visites étaient divers. Certains étaient là pour trouver l’amour, du travail, résoudre des soucis financiers, guérir de maladies, retrouver de précieux objets égarés, etc. Dans ce coin de l’Afrique, les devins jouent encore un rôle social très importants. Ils sont les sages que l’on consulte souvent avant d’entreprendre toute action importante. Ils sont les premiers médecins consultés dans les villages en cas de maladie, ils sont « médecins, psychiatres, psychologues, mentors, coachs, etc ». Surtout dans des pays où l’accès aux soins de santé dans les hôpitaux demeurent un luxe pour un grand nombre, le devin est la solution de proximité. Les populations ont foi en eux. Culturellement, cela en a toujours été ainsi. Chaque village a son ou ses devins que les habitants vont consulter pour toute sorte de besoin. Même les politiciens ou les intellectuels habitants des palaces en ville ont recours à leurs services. En Afrique, c’est culturel, il faut « consulter ».

Les premiers seront les derniers

Notre ami policier prit place, il était en cinquième position dans l’ordre d’arrivée sur le banc d’attente. De temps en temps, après avoir traité un cas, le devin sortait sur la terrasse de son « cabinet » de consultation pour appeler le suivant. Après quatre heures d’attente, le tour du policier arriva. Mais à sa grande surprise, le devin lui demanda d’attendre et reçu plutôt la personne qui était venue après lui. Et il continua ainsi jusqu’à la nuit tombée. Au crépuscule, lorsque les grillons et les criquets entamèrent leurs chants, un des enfants du devin vint informer le policier qu’il devait plutôt revenir le lendemain car le « grand homme » avait déjà achevé sa journée.

Le policier était furieux, il aurait dit au devin ses quatre vérités s’il l’avait en face de lui, mais bon, voilà que d’un autre côté « sa vie » dépendait de ce devin. Il se contenta donc de ravaler sa rage, repris sa voiture et rentra chez lui.

Espoir et Persévérance

Le lendemain, dès les premiers chants du coq, il se leva, prit sa voiture à nouveau et se rua chez le devin afin d’être le premier consulté. Il réussit son pari car, il était en effet arrivé dans la cour du devin avec les premiers rayons du soleil et était le premier sur les bancs.  Il attendit ainsi presqu’une heure de temps. de nombreuses personnes sont venues en consultation après lui. A un moment donné, le devin ouvrit sa porte, et depuis son perron salua l’assemblée des « patients » puis fit signe à celui qui est arrivé après le policier de venir. « Ah non, ça ne va pas recommencer » rumina le policier en lui-même. Il ne voulait pas élever la voix de peur de contrarier son potentiel « sauveur ».  Il prit donc son mal en patience et attendit. Mais le même scénario de la veille se reproduisit. Le devin reçut tous ceux qui étaient arrivés après le policier. Le soir, il lui fût dit à nouveau de revenir le lendemain car le devin avait achevé sa journée. Là il ne put se contenir. Il explosa de colère. Ce devin se prenait même pour qui ? savait-il à qui il avait affaire ? a –t-il seulement idée que c’est à un policier qu’il perdait ainsi le temps ? qu’il était respecté et craint par la populace ? il se dirigea vers la case du devin pour frapper à sa porte et le forcer à sortir. Mais brusquement, la porte s’ouvrit et le devin apparut. Le policier se dirigea vers lui pour lui dire le fond de sa pensée. Mais l’homme le regarda avec un regard froid et intense qui l’immobilisa sur place dans son élan.

Va faire la paix avec ta femme

– Ecoutes moi bien lui dit le devin, si tu as emmerdé et manqué de respect à ton épouse jusqu’au point où elle a décidé de te punir, tu ne dois t’en prendre qu’à toi-même.  Descends donc de tes grands chevaux et va présenter tes excuses à ton épouse qui a caché ton arme de service dans le recoin de votre matelas.  Elle a carrément cousu l’arme dans le matelas. Allez Ouste.

Le policier était surpris. Il n’avait même pas expliqué au devin pourquoi il arrivait chez lui depuis trois jours. Il n’en avait parlé à personne sur les bancs d’attente. Comment donc cnnaissait -il l’objet de ses visites. Le policier bredouilla un merci et voulu s’enquérir des frais de services, mais le devin le laissant planté comme un arbre au milieu de la cour s’en était déjà retourné dans con cabinet en le congédiant d’un geste de la main.

Il grimpa dans sa voiture et roula le plus vite qu’il put. Arrivé dans sa maison, il se muni d’un couteau, courut dans la chambre, se saisit du matelas et le déchira à l’endroit exact que le devin avait indiqué. Il fourra sa main dedans, fouilla un peu et sa main toucha l’arme qu’il retira du matelas.

Il s’assit et se prit la tête entre les mains. Il se croyait fort, mais il venait de rencontrer plus fort que lui.

Fin de l’histoire.

Mais selon vous, pourquoi le devin ne l’a-t-il pas reçu comme tous les autres ?

Que fera ou dira le policier à sa femme ?

L’Afrique est plein de mystères. Ne vous limitez jamais à ce que vos yeux voient sur ce continent.


Mission Impossible : réveiller la conscience endormie de l’Afrique sub-saharienne.

Blogueur, la mission que nous vous proposons est assez délicate.  Ce sera l’une des plus périlleuses que vous aurez jamais accompli car elle se déroulera sur un terrain inhabituel pour vous : le cerveau humain. La mission est hautement périlleuse car le milieu est infecté de microbes du genre suivisme, défaut de réflexion, déficit d’analyse et de prise de conscience pour ce citer que ceux-là. Le  plus grand obstacle sera la déconnexion totale de l’individu par rapport à ses propres réalités environnementales, géographiques et socio-culturelles. Les globules blancs appelés conscience sont mis sous silencieux dans la plupart des organismes.

Voici l’état des lieux :

–          Le terrain de mission est une zone géographique située sous les tropiques, à cheval sur l’équateur, située entre la 15e parallèle nord et la 15em parallèle sud et de longitude 15 Ouest et 45 Est.

–          Le climat y est très chaud car cette région bénie des Dieux bénéficie du soleil 365 jours sur 365 et la température moyenne annuelle est 29 degrés C

–          La nature a pourvu les heureux habitants de cette zone géographique d’une jolie peau de teint tirant sur café au lait. Ce teint les protège du soleil et d’éventuels cancers de la peau. La belle et dense chevelure crépue protège leurs crânes des brulures du soleil.

–          Certains endroits bénéficient de deux saisons de pluie par an afin que les récoltes soient abondantes pour une alimentation naturelle.

–          Les ressources naturelles y sont en abondance pour leur permettre de vendre une partie afin de soutenir l’économie du monde au nom de la solidarité entre les humains. Le reste devant être transformé par eux-mêmes pour créer du travail, de la richesse et mener une vie paradisiaque sous les tropiques avec les plages, savanes, forets, et déserts à perte de vue. Les sous-sol disposent de pétrole, or, zinc, cuivre, diamant, cobalt, gaz naturel, etc. les autres parties du monde doivent se sentir jalouses de toutes les richesses naturelles de cette zone géographique

–          Des fleuves puissants leur fournissent du poisson et doivent servir également de voies de transport et de sources d’énergie pour faire tourner leurs usines.

–          Sa population est jeune et dynamique

–          Etc.

Quel est le problème de l’Afrique ?

Par une alchimie que nous avons du mal à expliquer, mais qui malheureusement a entrainé de graves dysfonctionnements dans l’ordre naturel des choses dans cette zone, rien ne se passe comme prévu. Des comportements vestimentaires contre nature, des habitudes alimentaires inexplicables, une pauvreté endémique, des maladies destructrices et biens d’autres maux encore ont attaqué cette zone bénie du monde. La conséquence en n’est que tous les habitants de cette zone géographique sont en train de fuir actuellement pour aller vivre sous d’autres cieux, sous le prétexte que cet paradis est devenu invivable pour eux.

Votre mission, si toute fois vous l’acceptez consistera à :

–     Vous rendre en Afrique Sub-saharienne car tel est le nom de la zone en question

–     Faire un état des lieux très objectif de la situation

–     Rappeler aux bienheureux habitants de ce bout de paradis les comportements qu’ils doivent absolument adopter afin de tirer le maximum des atouts naturels de cette zone géographique

–      Entreprendre toute autre action que vous jugerez utile et nécessaire pour ramener les choses dans leur ordre naturel en Afrique sub-Saharienne.

Les points importants sur lesquels que vous devrez insister sont les suivants :

Dans le domaine de l’habillement

–          rappeler aux cadres, hommes d’affaires, jeunes, étudiants, politiciens, etc. vivant sur le continent que les costumes 3 pièces avec cravates ne sont pas adaptés au climat africain. Ces vêtements sont faits et adaptés pour les pays au climat froid. La cravate sert à maintenir le col de la chemise bien serré autour du cou pour éviter que l’individu ne prenne froid. Le risque de fraicheur étant inexistant dans ce cette partie du monde, cet accoutrement, pour le moins incompréhensible est vide de sens.
Dans les pays au climat froid, dès que l’été se pointe, les habitants abandonnent avec joie les costumes trois pièces pour se mettre en tenues légères, des chemises à fleur, des shorts, etc. afin de laisser respirer leur corps et bénéficier du soleil si rare chez eux.
Dis aux habitants de l’Afrique que, s’ils ont copié certaines accommodations de luxe telle que la climatisation des bureaux et maisons sans y avoir bien réfléchi, ils peuvent revoir les plans de leur maison et orienter les ouvertures de manière à bénéficier du vent frais qui souffle très bien sur ce continent. Ils ont pourtant des architectes talentueux qui savent coopérer avec la nature pour tirer profit des éléments tels que le vent et le soleil.

S’ils se sentaient obligés d’utiliser le climatiseur, ils n’ont alors qu’à les régler à une température raisonnable afin de ne pas créer un micro climat nécessitant de se protéger du froid, sous les tropiques. Ce serait le comble. Le manque de ventilation naturelle peut provoquer chez les habitants de cette zone des maladies propres aux pays tempérés. Demandes leur donc d’arrêter avec cette absurdité vestimentaire et météorologique dans les meilleurs délais, pour leur propre bien.

Dans le domaine de la santé

  • que les dirigeants se soignent dans leurs pays

Demandes à leurs dirigeants de construire des hôpitaux de qualité dans leurs pays, de les équiper tel que cela se doit afin que leur population puisse bénéficier des meilleurs soins possibles. Ils ont pourtant des médecins très bien formés et qualifiés, qui font le bonheur des hôpitaux et des patients des pays à climat tempéré.
Demandes aux dirigeants de créer les conditions pour que cette main d’œuvre surqualifiée puisse rentrer afin de se rendre utile là où l’on vraiment besoin d’eux. Surtout demandes aux dirigeants s’ils n’ont pas honte lorsqu’ils doivent se rendre dans les pays tempérés pour se faire soigner alors que leur peuple n’a d’autre choix que de subir sur place les services médiocres qui leur sont proposés ! Leurs voyages incessants à l’extérieur pour se soigner est la preuve de leurs échec et l’impossibilité pour eux-mêmes de supporter les conditions de vie qu’ils proposent à leur population.

  • Encourager les savants locaux

Toujours dans le domaine de la santé, tu diras aux dirigeants d’encourager leurs savants qui mettent au pointdes remèdes de qualité contre les hépatites, le SIDA, la drépanocytose et bien d’autres maux dont souffrent leurs populations. Au lieu de se réfugier sous la bannière des sciences et normes des pays tempérés, ils feraient mieux d’aider leur chercheurs, savants et phytothérapeutes à améliorer leurs remèdes et les rendre disponibles au plus grand nombre. Les prétextes scientifiques pour rejeter les travaux et les résultats de ces savants ne sont que déni intellectuel et culturel qui met de l’argent dans la poche des grands laboratoires occidentaux, au détriment des populations pauvres de cette zone géographique

  • Que les femmes arrêtent de se dépigmenter la peau

Toujours dans le domaine de la santé, rappelles aux jeunes dames de cette région d’arrêter de se dépigmenter la peau. En faisant cela, elles s’exposent plutôt aux cancer de la peau car leur peau a une couleur adaptée pour les protéger contre les rayonnements du soleil qui peuvent causer des cancers. Elles devraient apprendre à chérir leur couleur de peau qui est une protection naturelle contre plusieurs maladies. S’attaquer à cette citadelle, c’est détruire la forteresse qui les protège.

Dans le domaine de l’éducation

Dis-leur qu’en matière d’éducation, ils doivent tout faire pour élaborer des programmes scolaires adaptés à leur réalité. Ils doivent enseigner en priorité l’histoire de leurs ancêtres aux jeunes étudiants. Ils doivent également enseigner les langues maternelles qui véhiculent des sagesses d’une manière unique que ne peuvent rendre les langues européennes. Même s’ils ne peuvent plus retourner en arrière pour enseigner les Maths et les physiques dans leurs langues locales, au moins que ces langues soient enseignées dans les écoles, au même titre que d’autres langues étrangères.
Demandes leur également de donner dans leurs écoles les formations qui permettront vraiment aux jeunes d’être utiles à leurs pays.

Dans le domaine de la bonne gouvernance

Demandes aux dirigeants de ces pays de mettre l’éthique au cœur de leur système de gestion des deniers publics. Ils sont dirigeants pour servir et non pour se servir. Qu’ils respectent les textes de leurs constitutions et surtout ne pas s’accrocher au pouvoir, afin de permettre l’alternance. Cette dernière est le gage du renouvellement de la pensée et de l’action politique. Les pays qui semblent se développer sous les dictatures finissent par sombrer dans l’anarchie et toutes les infrastructures sont détruites par des révoltes populaires qui n’épargnent rien sur leur passage. La démocratie est le gage d’un développement durable.

Dans le domaine de l’alimentation

Rappelles aux habitants de la zone bénie qu’ils doivent arrêter de consommer des poissons, viandes, fruits et autres produits alimentaires conservés en boîtes. C’est une aberration pour une région aussi riche de consommer des aliments en conserve importés. Ce coin de terre dispose de mers, fleuves et rivières poissonneuses, de forêts et savanes qui bien gérées fourniront pour longtemps de la viande de qualité. La nature leur permet d’élever des animaux dans les meilleures conditions afin d’avoir toujours des aliments frais et sains à portée de main. Ils disposent d’assez d’espace et d’un climat assez bon pour cultiver en grande quantité du riz, de la tomate, des pommes de terres, des produits maraîchers, des fruits, etc. Quel besoin donc d’importer des tonnes de riz de la Chine, Thaïlande et Vietnam, etc.

Dans le domaine de l’énergie

Voilà une zone qui dispose du soleil trois cent soixante-cinq jours par an. Mais malheureusement, cette source d’énergie naturelle n’est point du tout exploité. Ils se sentent obligés d’acheter des groupes électrogènes pour éclairer leurs maisons, envoyant ainsi de précieuses devises en occident. Pourquoi ne pas exploiter l’énergie hydroélectrique des puissants fleuves qui traversent le continent ainsi que la puissance du vent et par-dessus tout du soleil. Il existe pourtant des ingénieurs en Afrique qui ont fait les meilleures écoles dans le monde. Que font-ils dans des bureaux au lieu d’être dans des laboratoires ?

Conclusion et outils

Voilà en bref la mission qui vous est confié, blogueur. Afin de réussir cette mission, équipez-vous de l’internet pour diffuser vos idées en masse. Utiliser tous les forums de communication possibles. Les réseaux sociaux, les forums, les plateaux TV et radio, les journaux, les sensibilisations de proximités, les débats, etc. Criez fort jusqu’à ce que la conscience lobotomisée des habitants de cette zone géographique se réveillent.


Non ! les Harvey et Irma ne sont pas une vengeance de Dieu contre les gays et les lesbiennes

J’ai lu tellement d’abominations sur les réseaux sociaux depuis que le début de la saison des ouragans avec Harvey et Irma qui sèment le chaos et la désolation dans les caraïbes et les Etats-Unis d’Amérique. Certaines personnes ont l’audace d’écrire que les ouragans sont la vengeance de Dieu contre les Etats-Unis à cause du mariage gay et Lesbien, de la méchanceté du gouvernement américain, du capitalisme, les guerres en Irak et Syrie, etc.

Bien sûr, d’autres internautes ont fait des prières et ont compati avec les habitants des villes dévastées. Des familles ont perdu leurs maisons, toutes leurs possessions et parfois même des vies humaines. Hé oui, Harvey et Irina ont fait des morts.

Mais comment l’être humain peut-il se réjouir du malheur de son prochain ? Comment le décès d’un innocent peut-il réjouir Dieu ? Les dits chrétiens ou musulmans et fidèles d’autres religions qui pensent que Dieu peut se fâcher et détruire les hommes et la nature n’ont rien compris à Dieu. Dieu n’est pas un homme. Dans la Bible, le Prophète Elie s’était enfui dans le désert après avoir égorgé pour le zèle de Dieu quatre cent Prêtres de la divinité Baal (1 Rois 18 Verset 40). Elie craignait la vengeance de Jézabel la femme du Rois Achab. Dans le Désert, Elie s’était rendu au Mont Horeb pour attendre le passage de Dieu (1 Rois 18 verset 11 à 13). La Bible dit qu’il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les roches, mais Dieu n’était pas dans le vent. Après le vent, ce fut un tremblement de terre, Puis un feu, mais Dieu n’était dans aucun de ces éléments. A la fin il y eut un murmure doux et léger et c’est là que Elie entendit la voix de Dieu.

Dieu n’est pas un colon, Dieu n’est pas un destructeur, Dieu ne peut prendre vengeance de l’homme qui est sa propre créature, son enfant. Le Christ a dit qu’un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister. Si Dieu se met à détruire lui-même l’œuvre de ses mains, c’est la preuve que son Royaume est divisé contre lui-même et donc l’humanité ne pourra subsister.

Les attentats en Espagne, France, Royaume-Uni, Suède, Allemagne, Turquie, Côte-d’Ivoire, Mali, Burkina-Faso, etc. sont condamnables. Les morts en Syrie, Libye, Yémen, Israël, Palestine, Afghanistan, etc. du fait des guerres sont regrettables au plus haut point. Les guerres sont souvent de la volonté des politiciens et de certaines personnes avides de pouvoir et d’argent, mais les populations des pays qui vont faire la guerre sont pacifiques dans leur écrasante majorité.  Ils ne soutiennent pas les décisions guerrières des gouvernements et nous savons qu’en cas de guerre ou de catastrophe naturelle, les gouvernants et les décideurs sont souvent en sécurité. Seul le peuple souffre.

De toutes les créatures qui existent sur la terre, l’homme est le seul qui a la capacité d’agir sur son environnement grâce à son mental.  Tout est un dans la nature et le malheur qui arrive à l’autre bout de la terre vous concerne également, même si vous êtes du côté opposé.  Au lieu de voir la main vengeresse de Dieu par ci par là, au lieu de se réjouir du décès et du malheur des autres, les êtres humains devraient s’unir en une communion fervente en faveur de la paix. Le jour où tous les cœurs de toute l’humanité s’uniront une seule petite seconde pour prononcer le mot paix et le ressentir intérieurement, les guerres cesseront, les catastrophes naturelles également.

Dieu ne souhaite pas la mort du pécheur, mais il souhaite que le pécheur vive et se repente. Et si tant est-il que la destruction et le malheur sont une vengeance de Dieu contre les hommes, alors les personnes habitants des pays pauvres mais qui se réjouissent des malheurs des Caraïbes et des Etats-Unis devraient se demander ce qu’ils ont fait au bon Dieu pour que leurs pays à eux soient dans un tel état de pauvreté, ce qui est selon moi est la pire des catastrophes naturelles.  Et surtout n’allez pas me parler de colonisation, de vol des ressources naturelles, etc. Considérons plutôt nos actes et nos pensées. Le reste n’est que conséquences.

Qui sème le vent récolte la tempête. Sachons que le malheur dont nous nous réjouissons finira par nous arriver également car nous récoltons toujours ce que nous semons et vice versa. Se réjouir du malheur d’autrui, c’est appeler le malheur sur soi-même et surtout si vous aviez des proches dans les zones sinistrées ou dévastées par les guerres, vous ne vous en réjouirez jamais. Vous passerez plutôt chacune de vos journées à prier pour la paix et la tranquillité dans le monde.


Pourquoi les extraterrestres sont-ils si vilains ?

La plupart des films sur les extraterrestres présentent ces derniers comme des êtres beaucoup plus évolués que l’homme du côté technologique. Mais le problème se trouve au niveau de leur représentation physique. Les écrivains de science-fiction ainsi que les réalisateurs de films les présentent souvent au mieux comme des monstres avec de grosses têtes, des queues et parfois des antennes et au pire comme des insectes.

Cela me semble très curieux. De quoi l’homme a-t-il peur ? Il concède aux extraterrestres notre éventuel retard technologique mais garde pour lui la beauté physique.

En analysant avec recul le parallèle entre l’évolution physique de l’homme et la technologie, on se rend compte que les deux vont de pair.

L’homme primitif avait une apparence de singe et il savait à peine utiliser les outils. Progressivement il a découvert le feu, les outils, et à commencé à dessiner, à inventer de belles machines, de plus en plus sophistiquées et ce jusqu’à nos jours. En suivant l’évolution du physique de l’homme, on peut aisément se rendre compte que l’homme apparait de plus en plus beau, de plus en plus gracieux au fur et à mesure de l’évolution technologique. Cela ne veut pas dire que l’homme se sert de la technologie pour améliorer son physique, mais plutôt que sur Terre, il semble que, par un phénomène qu’on ne saurait expliquer, l’évolution technologique et la grâce physique vont de pair.

Des extraterrestres toujours plus évolués, mais disgracieux

Comparez donc les voitures de années 50, 60, 70 et même 80 avec celles d’aujourd’hui. Comparez également les maisons du Moyen-Âge, de la Renaissance, de la révolution industrielle avec celles d’aujourd’hui. Comparez ensuite les avions des années 1900 et ceux d’aujourd’hui. Comparez pour terminer les hommes du l’ère de Neandertal et ceux d’aujourd’hui. Le contraste est saisissant. Plusieurs domaines peuvent ainsi être comparés. Les conclusions se tirent d’elles-mêmes.

Alors, s’il en est ainsi pour nous les humains, les habitants de la terre, pourquoi est-ce que nos écrivains de science-fiction et autres réalisateurs de films représentent-ils une espèce qui est censée être technologiquement plus évoluée que la nôtre sous des traits aussi disgracieux ? Pourquoi le même parallèle visible au niveau des humains ne serait-elle pas à l’œuvre au niveau des autres espèces de l’univers, si elles existent ?

Je pense tout simplement que l’homme a peur et veut garder pour lui un petit avantage. “Oui les extraterrestres seraient peut-être plus évolués que nous, mais nous sommes plus beaux.” Ce serait bien sûr une bonne dose de consolation.

Je souhaite vivement que, s’ils existent, des extraterrestres viennent en paix, pas comme ceux des films Independence Day ou Mars Attacks, mais plutôt comme E.T afin de nous raconter leur propre histoire, car comme le dit un proverbe africain : “Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur.”


Afrique et France : Les clichés ont la peau dure

Qu’est-ce qui lui a donc pris à Emmanuel Macron ? La jeunesse africaine le trouvait pourtant sympathique. Après Barack Obama, Emmanuel macron semblait pourtant représenter pour les jeunes africains le nouveau modèle de jeune leader à suivre. Et puis patatras ! le jeune premier mis le pied dans le plat. Mais qu’est-ce qu’il leur prend à tous les Présidents et Personnalités français ? Sarkozy, Jacques Chirac, Charles de Gaulle, Victor Hugo, Voltaire, etc. ils ont tous eu leurs petits mots aigres doux sur l’Afrique.

Pourquoi donc tant de condescendance de la part des français sur l’Afrique ? pourquoi est-ce que n’importe quelle personnalité française s’érige en donneur de leçons à tout un continent sans prendre de gants ?
Changer cette vision que « l’autre » a de nous est le défi d’une génération et nous devons le relever.
Je n’ai pas pu m’empêcher, moi l’Africain sans histoire (je mets entre parenthèses avec les pyramides) de remonter l’histoire des citations des français sur l’Afrique. Je vous laisse « savourer ».

Emmanuel macron

« Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. »

Nicolas Sarkozy

Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

Jacques Chirac

« Comment voulez-vous que le travailleur français (…) qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur. Eh bien le travailleur français sur le palier devient fou ».

Charles de Gaulle

L’Afrique? C’est tout simple, je vais vous expliquer: c’est noir et ça grouille. »

Voltaire

Il n’y a point de voyageur instruit qui, en passant par Leyde, n’ait vu une partie du reticulum mucosum d’un Nègre disséqué par le célèbre Ruysch. Tout le reste de cette membrane fut transporté par Pierre-le-Grand dans le cabinet des raretés, à Petersbourg. Cette membrane est noire, et c’est elle qui communique aux Nègres cette noirceur inhérente qu’ils ne perdent que dans les maladies qui peuvent déchirer ce tissu, et permettre à la graisse, échappée de ses cellules, de faire des tâches blanches sous la peau.

Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce, et que les mulâtres ne sont qu’une race bâtarde d’un noir et d’une blanche, ou d’un blanc et d’une noire.

« La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps »

Victor Hugo

« Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie ; déserte, c’est la sauvagerie ; »

« … au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde. »

« … La Méditerranée est un lac de civilisation ; ce n’est certes pas pour rien que la Méditerranée a sur l’un de ses bords le vieil univers et sur l’autre l’univers ignoré, c’est-à-dire d’un côté toute la civilisation et de l’autre toute la barbarie… »

« Est-ce que vous ne voyez pas le barrage ? Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce monceau inerte et passif qui, depuis six mille ans, fait obstacle à la marche universelle, ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité, – l’Afrique. »

« Quelle terre que cette Afrique! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire; l’Afrique n’a pas d’histoire. Une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe…»

« Il semble que voir l’Afrique, ce soit être aveuglé. Un excès de soleil est un excès de nuit. Eh bien, cet effroi va disparaître. »

« Déjà les deux peuples colonisateurs, qui sont deux grands peuples libres, la France et l’Angleterre, ont saisi l’Afrique; la France la tient par l’ouest et par le nord; l’Angleterre la tient par l’est et par le midi. »

« Une telle suppression de mouvement et de circulation entrave la vie universelle, et la marche humaine ne peut s’accommoder plus longtemps d’un cinquième du globe paralysé. »

« Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème. L’Europe le résoudra. »

« Allez, Peuples! emparez-vous de cette terre. Prenez-la. À qui? à personne ».

Lionel Zinsou

« Mais il y a quelque chose de plus important, c’est que l’Afrique appartient à l’Europe. Elle n’appartient pas à la Chine ou à l’Inde. Et, chose un tout petit peu plus préoccupante, elle n’appartient pas encore aux Africains. »

 

Lire plus de citations de responsables français sur l’Afrique à cette adresse :

https://www.les-renseignements-genereux.org/ressources/?themeId=6324&type=citations

 

 


Salvador : Libérez Beatriz Evelyn car j’accuse

Ce reportage que j’ai suivi sur une chaîne de Télé il y a 5 jours m’a fait froid dans le dos. La jeune Evelyn Beatriz Hernandez Cruz, une pauvre adolescente du Salvador, un pays d’Amérique du Sud a été condamnée par la justice de son pays à 30 ans de prison pour fausse couche. Rappelons que selon le reportage, elle aurait été violée plusieurs fois par les membres d’un gang. La justice a-t-elle seulement cherché à comprendre le calvaire de cette jeune fille ? les juges et le procureur à charge ont-ils seulement imaginé ce que c’est d’avoir son corps violenté, déshonoré et souillé par des hommes ? devant une telle injustice, je ne peux me taire, alors je prends ma plume pour accuser :
Oui, j’accuse.
J’accuse le système judiciaire du Salvador d’être dirigé par des juges sans cœur et sans loi.
J’accuse les leaders des pays occidentaux d’être restés silencieux devant le drame de cette jeune fille
J’accuse le Secrétaire Général de l’ONU de ne pas avoir saisi le cas de Beatriz à bras le corps
J’accuse les leaders des pays sud-américains  d’être restés passifs et hypocrites devant le drame de cette jeune fille en particulier et des jeunes salvadoriennes en général
J’accuse les autorités salvadoriennes de laisser les jeunes végéter dans la pauvreté et l’ignorance qui sont le terreau de ces violences de gang.
J’accuse l’Eglise et le Pape de partialité et de passivité dans ce drame.
J’accuse l’Eglise et le clergé de manquer de compassion et surtout de se substituer à Dieu car les lois répressives anti-avortement sont basées sur des considérations religieuses d’une autre époque.

Et tous les matins je prie :

je prie pour Beatriz Evelyn.
Je prie pour la voir en liberté,
Je prie juste pour qu’elle puisse sourire chaque matin.
Je prie pour qu’elle s’accroche à la vie,
je prie pour qu’elle garde la foi en l’être humain
Je prie pour qu’elle ne se sente pas seule
Je prie pour qu’elle puisse surmonter le traumatisme consécutif à ce viol collectif
Je prie pour qu’elle puisse connaître le bonheur un jour.
Je prie pour qu’elle puisse continuer à rêver à l’amour et aux contes de fées comme toute jeune fille de son âge
Je prie pour qu’un changement intervienne dans le système judiciaire de ce pays afin que les femmes pauvres ne soient plus soumises à cette justice aveugle et sans cœur.

Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre à Béatriz Evelyn.

Même si elle a commis un péché en avortant, laissons Dieu en juger. Elle est tombée enceinte contre sa volonté. Ses rêves ont été brisés. Qu’à fait la justice à ses violeurs ? les brigands ont-ils été recherchés, retrouvés et condamnés ?
La femme, surtout celle qui a été violée a devant Dieu et devant les hommes la liberté de choisir de garder ou de mettre fin à la grossesse consécutive à ce viol. C’est sa vie qui est engagée et c’est son corps.

J’invite toutes les âmes sensibles de cette planète, toutes les personnes qui ont une parcelle de pouvoir à intervenir et retirer Beatriz des griffes d’une justice inique.

J’invite le Pape, Le Secrétaire Général de l’ONU, Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, La directrice de l’UNICEF, Michelle Bachelet, Brigitte Macron, Melania Trump, Theresa May et toutes les premières dames européennes à prendre à bras le corps le cas de cette jeune fille afin qu’elle recouvre sa liberté.

Dire que Simone Veil est partie il y a seulement quelques jours. J’attends de voir la Simone Veil salvadorienne.

Je ne peux finir sans reprendre ce texte touchant de Martin Niemöller

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

MARTIN NIEMÖLLER, DACHAU

« aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. »
Simone Veil – discours de Simone Veil du 26 novembre 1974 sur l’IVG

 


60 ans après les indépendances, certains pays africains semblent toujours vivre de chasse et de cueillette

Le titre peut paraître choquant pour certains, mais une analyse à froid de la structure économique de certains pays africains ne laisse aucun doute. On nous a enseigné en histoire que l’homme du primitif ne produisait rien et ne transformait rien. Il vivait de ce que lui fournissait la nature, c’est-à-dire le gibier et les plantes. Il se contentait de chasser le gibier, récolter les fruits dans la nature et vivre dans les grottes. Cela fait mal de l’admettre, mais certains habitats en Afrique n’ont guère évolué depuis les temps ancestraux. On ne saurait au nom de la culture continuer à tolérer une misère aussi abjecte.

Les dirigeants africains ne créent pas une économie me confiait un ami hier. Ils se contentent de faire appel aux multinationales pour explorer le sous-sol, à la recherche des matières premières telles que le pétrole et les minerais. Les matières premières découvertes sont revendues en l’état aux occidentaux, sans aucune transformation, donc sans aucune valeur ajoutée à l’économie nationale. Les rares emplois créés sont juste du domaine de la pénibilité.

La plupart du temps, les ressources issues de la vente de ces minerais sont détournées au profit de la famille et du cercle proche du pouvoir.  Même dans les pays qui produisent des matières premières agricoles telles que le coton, le cacao, le café, l’hévéa, le bois, etc. Le traitement est le même. Il existe très peu de transformations. Les produits issus du dur labeur des agriculteurs africains sont vendus en l’état aux pays étrangers. Cela s’appelle tout simplement de l’économie de subsistance. En ce 2&èm siècle, nous devons plutôt prendre le contrôle de la nature et la maîtriser. De toutes les espèces existant sur terre, seul l’homme possède cette aptitude et ne pas l’utiliser est condamnable.

Comme l’a dit un ami, Les pays africains créent des zones franches industrielles, avec de très avantageuses conditions fiscales et vont faire la cour aux occidentaux pour venir y implanter des unités de production. Pourtant les pays africains disposent de scientifiques ayant étudiés dans les mêmes écoles que leurs homologues occidentaux, Ils disposent de la main d’œuvre qualifiée et plusieurs hommes d’affaires africains disposent de capitaux conséquents pour investir dans l’économie. Mais ce que nous remarquons souvent est que ces hommes d’affaires africains sont souvent combattus et détruits par les pouvoirs politiques de leurs propres pays, au profit des multinationales occidentales. Pourquoi cela ?

Une Ministre Tchadienne déclarait il y a déjà plusieurs années que les recettes du pétrole ont permis au Tchad d’acquérir des armes pour assurer sa sécurité. Pendant ce temps, la Norvège, également grand pays producteur de pétrole a constitué une réserve de devises conséquentes pour les générations futures.  Toute la différence est là et saute aux yeux.  Ici une mentalité primaire et une réflexion de survie au jour le jour et de l’autre un regard constructeur et porté sur le futur.

La Suisse, petit pays de montagnes et de neige a construit une prospère économie basée sur l’industrie alimentaire et les services. Le cacao et le Café sont produits en Afrique, pourtant ce sont les Suisses, les Belges et les Italiens qui en tirent le de valeur ajoutée, le grand nombre d’emplois et le plus grand volume de ressources financières. La part des pays africains est très limitée dans les milliards de dollars que génèrent chaque année ces matières premières, depuis leur production jusqu’au consommateur final. Quand un occidental voit du chocolat ou du café, il pense à la suisse, la Belgique et l’Italie et non à la Côte-d’Ivoire et au Ghana.

Les tissus Wax très prisés par les africains et africaines portent le nom de « Wax hollandais », pourtant le coton est produit en Afrique, mais c’est l’économie Hollandaise qui profite le plus de ce coton. Le coton est exporté en Hollande et transformé en tissu dans ce pays. Il crée ainsi des emplois pour la Hollande. Après fabrication, le tissu prend le sens inverse, vers l’Afrique où les consommateurs dépensent des milliards chaque année pour s’habiller. Toutes ces devises retournent tranquillement enrichir l’économie Hollandaise.

Beaucoup de pays européens pourtant désavantagés par la nature t la géographie ont réussi à bâtir des économies solides et par une gestion rigoureuse des deniers publics parviennent à hisser leurs pays dans le peloton de tête des pays au plus fort revenus par habitant.

Il est temps pour l’Afrique de se rendre compte de tous les atouts naturels dont Dieu a doté ce continent béni. L’Afrique doit arrêter d’enrichir les autres et penser son propre développement. Nos économistes formés dans les grandes écoles occidentales doivent utiliser les connaissances acquises, non pour transposer les modèles occidentaux en Afrique, mais pour adapter leur savoir au contexte africain. On ne saurait copier des modèles compatibles à d’autres cultures et d’autres climats et espérer s’en sortir un jour. Comme l’a dit mon ami ce matin, Les Zémidjans et la vente d’essence frelatée appelée « Kpayo » sont des réalités béninoises et il faudra trouver des solutions locales à ces fléaux.


Renouvellement touts azimuts de la vieille classe politique mondiale

Du Bénin à la Gambie, des Etats-Unis à la France en passant par le Canada, la classe politique traditionnelle mondiale perd du terrain.

Les peuples du monde entier sont entrain de retirer leur confiance aux politiciens de carrière pour confier le pouvoir à des novices en politique, des jeunes ou des hommes d’affaires.

Le cas du Bénin de 1991 à 2016

Le peuple béninois en particulier n’a jamais élu un politicien ou un chef de parti politique à la Présidence du pays depuis l’avènement de la démocratie en 1991. Le premier Président de l’ère du renouveau, Nicéphore Soglo n’était pas un politicien et il a perdu le pouvoir dès qu’il s’est mis à faire le jeu de politiciens et en créant un parti politique. Son successeur, le Général Kérékou, ancien nouveau président s’était présenté en indépendant même si sa candidature était soutenue par un conglomérat de partis politiques. Boni Yayi en 2006 était élu en indépendant, sans parti politique. Patrice Talon également est arrivé au pouvoir sans étiquette politique. Ceci montre le niveau de défiance de la population béninoise envers les politiciens de carrière que le peuple considère comme une colonie de menteurs, voleurs des deniers publics et qui s’enrichissent sur le dos du peuple en s’attribuant des avantages énormes tandis que le reste du pays végète dans une misère abjecte.

La politique en effet semble être devenue le raccourci idéal pour certaines personnes qui ne réussissent ni dans la affaires, ni dans une carrière professionnelle.  Des individus n’ayant jamais rien réussi de leur vie, deviennent du jour au lendemain des privilégiés de la République avec voitures de fonction, Villas, chauffeurs et des avantages à faire pâlir d’envie le malheureux qui se bat au quotidien pour sa survie.

Dans le reste du monde

Tout dernièrement, en Gambie, c’est un homme d’affaires qui a pu faire tomber l’inamovible Yahya Djamé.

Aux Etats-Unis, la voie semblait toute tracée pour Hilary Clinton, la première femme candidate nominée par un grand parti américain, mais à l’arrivée, c’est le populiste Donald Trump qui lui a ravi le sésame de la maison Blanche. Les démocrates croyaient affaiblir Trump avec les affaires sur la Russie, mais ce sont toujours les Républicains qui ont gagnés les 4 élections partielles des députés qui ont eu lieu depuis l’élection de Trump.

Au Canada, le jeune Kevin Trudeau a ravi la vedette à toute la classe politique traditionnelle en devenant le premier Ministre de ce grand pays à un très jeune âge.

L’épiphénomène est devenu un raz-de-marée, voire même un tsunami en France avec l’arrivée fracassante au pouvoir d’Emmanuel Macron et la vague des députés en marche qui a obtenu la majorité absolue à l’Assemblé Nationale Française, balayant ainsi les politiciens de carrière comme des fétus de paille.

Les politiciens n’ont toujours pas compris que les peuples en ont assez d’eux

Le pire c’est que les politiciens ne semblent pas avoir compris que les peuples du monde entier en avaient marre de l’immobilisme, de l’affairisme au sommet des Etats ainsi que des promesses non tenues. Aucune aile politique, droite ou gauche n’arrivait à apporter un changement réel dans la vie des peuples. Les choses vont en s’empirant pour les populations. Le taux de chômage ne baisse pas et la vie devient de plus en plus dur chaque jour que Dieu fait.

La déception Barack Obama

La plus grande déception a été celle de Barack Obama, dont les américains et le monde attendaient vraiment beaucoup.  Les américains espéraient vraiment que Obama allait pouvoir apporter des changements à l’exercice du pouvoir d’Etat, se libérer des carcans institutionnels et permettre au peuple de voir des changements réels. Les américains s’attendaient à ce que les pratiques politiques changent, que l’establishment soit secoué et que le pouvoir soit vraiment rendu au peuple. Obama a même reçu un prix Nobel de la Paix par anticipation. Malheureusement, il n’a pas réussi à se libérer de l’establishment politique et ses deux mandats ont été rythmés par une lutte continue avec le congrès républicain.

L’élection surprise de Donald Trump est une fois encore le résultat de l’incapacité des politiciens traditionnels à répondre aux aspirations des peuples. La politique est devenue trop prévisible, stéréotypée avec des codes de conduite et des arcanes, des limites d’action et de trop nombreuses promesses non tenues devenues entre temps la norme.

Les politiciens de carrière, imbus de leur personnes et surs de savoir mieux que le peuple ce qu’il faut pour son bonheur n’ont pas pris toute la mesure de l’élection de Emmanuel Macron et le balayage de la gauche et de la droite à l’assemblée nationale française. Les diverses déclarations des politiciens après les élections sont toutes plus egocentriques les unes que les autres.

Les politiciens dans le déni

Après l’élection de Emmanuel Macron, certains politiciens avertissent le peuple de la gueule de bois qui les attend quand macron les aura déçus. Pensent-ils que c’était la jouissance avec eux ?

D’autres accusent les votants de de s’être trompé en voulant tout changer aussi brusquement. Une recomposition aurait dû se faire de façon consensuelle. Comment trouver un consensus avec un groupe de politiciens qui n’a pas trouvé les mots pour condamner François Fillon et l’exclure de leurs rangs après les scandales ayant entouré lui et son épouse durant la campagne ? comment trouver du consensus avec une clique qui n’a pas jugé utile de rappeler à marine le Pen qu’elle est une citoyenne comme les autres et qu’elle devait répondre à une convocation chez le juge comme tout justiciable ? les politiciens français se sont faits Hara-kiri avec toutes les affaires qu’ils ont trainées durant la campagne. On ne peut autant berner un peuple, vivre à ses dépens, sucer son sang et espérer en plus que ce peuple vous donne un blanc-seing pour continuer à le voler et le martyriser avec une fonction officielle.

François Fillon a jugé son élimination « Cruelle ». N’a-t-il pas été cruel lui, envers les français ?

Henri Guaino a certainement décroché la palme de l’arrogance politique en traitant de « A vomir » les électeurs de sa circonscription électorale qui l’ont purement et simplement renvoyé à ses chères études.

Puissent les politiciens comprendre que les temps ont changé et que les peuples veulent avoir des dirigeants à leur écoute et qui se penchent sur leurs problèmes.  S’ils n’arrivent pas à comprendre cela, s’ils n’arrivent pas à faire la politique autrement, les peuples susciteront encore d’autres Donald Trump, Trudeau, Macron, Talon, etc. Et pour ceux qui espèrent un retour en arrière, ils n’ont qu’à bien se tenir. Les populations du monde sont aujourd’hui en quête du bonheur par tous les moyens et un discours politique ordinaire ne peut plus les satisfaire.


Le nouveau visage de Cotonou la capitale du Bénin

Mon oncle aujourd’hui âgé de 60 ans, a passé presque toute sa vie à Cotonou. Il y a étudié et y a travaillé pendant plus d’une trentaine d’année.  Pour ceux qui connaissent Cotonou la capitale du Bénin, mon oncle a vécu longtemps à Sainte-Rita, puis Zogbo avant d’aller s’installer dans la commune voisine de Calavi, il y a de de cela une quinzaine d’années. Il connait donc Cotonou comme sa poche. Comment se fait-il donc qu’en ce début d’année 2017, mon oncle se trompe de route entre Calavi et Zogbo carrefour ? pourquoi s’est-il retrouvé à Fifadji alors que sa destination finale était Zogbo,  qu’il a dépassé de plus de deux kilomètres ?

Mon oncle jouit pourtant de toutes ses facultés mentales et oculaires et il n’est pas menacé par Alzheimer. La reponse est qu’Il s’est perdu par la faute de Talon et son bras armé Toboula. Hé oui, ces deux-là (Talon Président de la République du Bénin et Toboula Préfet du Département du Littoral ont décidé de rendre la ville de Cotonou propre et moderne, malgré l’opposition d’une partie des Cotonois .

Mais connaissant mon oncle, sachant quel genre d’homme pragmatique il est, il n’en voudra pas à Toboula et son équipe. Mon oncle est prompt à protester et condamner, mais c’est également un homme sincère qui sait apprécier les bonnes choses., et je suis convaincu qu’il doit être heureux de s’être perdu à Cotonou en ce début d’années.

Tous ceux qui aspiraient au développement et à la modernisation se désespéraient de l’état d’insalubrité avancé de la ville capitale du Bénin. Cotonou était devenu un dépotoir d’ordures à ciel ouvert dont les trottoirs étaient le royaume des marchands de tout bord et surtout de l’essence frelatée importée du Nigeria voisin. Les piétons étaient obligés de marcher sur les voies réservées aux Véhicules, d’où des accidents répétés de la circulation graves. Et pourtant on aurait pu épargner ces vies humaines en respectant tout simplement la chose publique au détriment de l’anarchie. Les devantures des maisons étaient enlaidies par toutes les baraques anarchiquement construites sur le domaine public. Les Cotonois prenaient plaisir à construire des boutiques plusieurs mètres au-delà des limites de leurs maisons.  Les terres plein au milieu des boulevards, les esplanades pour les piétons étaient pris d’assaut par des commerçants de tous genres avec des installations aussi archaïques les unes que les autres.  Des tentes, des baraques de tôles, des hangars, des abris de fortune construites à la hâte avec de vieilles tôles rouillées ou des toiles cirées noires. D’autres terre-pleins servent de showrooms aux vendeurs de voiture de seconde main. Les piétons n’ont plus d’espace pour circuler et même les arbustes plantés au milieu ou au bord des voies pour embellir la ville sont systématiquement massacrés pour faire place nette aux activités commerciales.

Aucun acte n’était assez horrible, pour défigurer le visage de cette ville qu’on veut quand même appeler capitale. Cotonou était tout simplement devenue une bourgade et le pire c’est que aucun quartier n’était épargné. Même les quartiers dits huppés de Cotonou avaient leurs lots de hangars en plus des nids de poules qui se transforment en lac dès les premières pluies. Ah non, Cotonou ne faisait pas du tout rêver.  Néanmoins, cette anarchie urbaine faisait les affaires de la mairie qui facturaient les propriétaires de maison et de boutiques selon la surface du domaine public occupé, tout ceci au détriment de l’esthétique et de l’architecture d’une cité censée être la vitrine du pays, mais qui s’enlaidissait au jour le jour. Peut-être est-ce vraiment la vraie face intérieure de la population de cette ville.

Un petit voyage à Abidjan ou Lomé et la comparaison était vite faite et ce n’était jamais à l’avantage de Cotonou.  La capitale du Bénin se retrouvait à des années lumières de Lomé et d’Abidjan en terme de modernisation, de propreté et de respect du domaine et de la chose publique.

En ce qui concerne la circulation, il n’y a pas photo non plus comme on dit. Autant les béninois conduisent leurs voitures et motos dans une anarchie totale, sans aucun de la route, autant les togolais et les Ghanéens respectent scrupuleusement le code de la route. Un respect des règles qui n’a rien à envier aux pays développés.  Le plus préoccupant est qu’une bonne partie des cotonnais aiment cette anarchie urbaine car elle fait leurs affaires. La plupart des béninois vivant dans des maisons bordant une grande voie se sont découverts des dons de commerçants et les trottoirs en face des maisons sont les boutiques toutes désignées. Les propriétaires de voitures au Bénin ne peuvent compter le nombre de fois où une vendeuse de riz ou de « Tchapalo » au bord de la voie publique leur a interdit de garer leur voiture sur le trottoir en face d’elle. Elles expriment le refus avec autorité de garer et malheur au chauffeur qui se hasarde à leur tenir tête. Il est traité de tous les noms d’oiseaux et voué aux gémonies. Elles ne manquent pas entre deux insultes grossières de lui rappeler qu’elles paient des taxes à la Mairie.

Les béninois aimant vraiment leur pays rêvaient vraiment du jour béni où toute cette anarchie prendrait fin, car Cotonou n’était plus une ville mais presqu’un champ de bataille où le plus fort se taillait la part du lion et faisait la loi. Dieu Merci Talon et Toboula ont décidé de donner un nouveau visage à cette ville en nous faisant prendre conscience de ce que représente une cité.  Des anti-progressistes vont surement criés sur tous les toits, maudire les autorités avec des paroles plus grossières les unes que les autres, mais on devrait tout simplement recommander à ces mécontents de se retirer dans les villages en attendant que la modernité vienne les refouler plus loin dans la brousse s’ils ne veulent toujours pas comprendre.

Je suis tellement heureux que mon oncle se soit égaré dans la ville où il a vécu près d’une quarantaine d’années et je suis convaincu que quelque part, en y repensant, lui-même doit avoir un sourire de satisfaction au coin de la bouche.


Brexit ? et après ?

Impossible d’échapper à cette actualité qui fait la une des journaux et chuter les marchés financiers, le Royaume -unis est sorti de l’Union Européenne. Ma question est : « et après ?»

Quelles conséquences cet évènement aura sur la vie de nous autres africains ? plusieurs amis m’ont demandé depuis hier ce que je pensais de ce « triste évènement », et je leur ai répondu que cela ne me faisait ni chaud, ni froid. Pourquoi les africains s’en émeuvent –ils donc ?

Il est vrai que nous sommes dans un monde globalisé, un village planétaire ou le battement d’aile d’un papillon dans une forêt brésilienne peut créer des typhons en Asie a des milliers de kilomètres. Néanmoins en ce qui concerne le Brexit, je me dis que cela devait arriver, et j’espère que tous les autres pays sortiront aussi de cette Europe des Nations, et que l’Union Africaine, le CEDEAO, etc. seront dissoutes aussi un jour.

Les peuples européens ont presque toujours voté contre les lois européennes dès que l’occasion leur en était donné. Nous avions eu l‘exemple avec le NON de la France et des Pays-Bas dans un passé récent.  Mais au lieu de comprendre les aspirations profondes des peuples, les politiciens ont préféré faire la sourde oreille et passer par les parlements pour faire passer des lois que les peuples ne voulaient pas. L’élite politique européenne traite ainsi les peuples européens comme des inconscients ou des incultes qui ne savent pas ce qui est bien pour eux.

La même élite oublie peut-être qu’elle est la première ennemie de l’UE car pour remporter les élections, à certains moments, les politiciens n’hésitent pas à mettre sur le dos des fonctionnaires de l’UE toute la somme des difficultés économiques et sociales de leurs pays respectifs. David Cameron qui veut aujourd’hui démissionner et qui a pourtant pris l’initiative du referendum et a fait campagne pour le OUI a longtemps tapé sur l’UE, critiqué son fonctionnement, son coût pour le budget de la Grande-Bretagne, sa lourdeur administrative, son immixtion dans les affaires intérieures des pays, et aujourd’hui il se dit déçu du résultat ? ah non, il ne devrait pas. David Cameron a semé le vent et il récolte la tempête.

Je partage néanmoins les critiques de David Cameron par rapport au fonctionnement de l’UE. C’est un fonctionnement lourd, peu efficace et budgétivore, où les heureux élus fonctionnaires, Députés et Commissaires de l’UE vivent sur une autre planète. Les salaires sont exorbitants et décalés de la réalité que vivent les peuples Européens. Il en est de même de toutes les autres Institutions internationales à savoir : Union Africaine, CEDEAO (Afrique de l’Ouest), UDEAC (Afrique Centrale), ONU et autres. Toutes ses institutions disposent de gros budgets, les fonctionnaires sont surpayés, mais quel impact réel sur la vie des populations ? quel béninois lambda peut-il dire aujourd’hui dire l’impact de la CEDEAO sur sa vie de tous les jours ? sait-il seulement ce que c’est que ce truc appelé CEDEAO ? les européens au moins savent ce qu’est l’UE, même si les politiciens leur vendent si mal au cours des campagnes.

Les institutions citées plus haut devraient tirer leçon du Brexit et profondément repenser leur fonctionnement. Un tel fonctionnement décalé du quotidien des peuples ne peut que révolter ces derniers contre les institutions en question. Je reste convaincu que si le même vote était organisé dans les autres pays européens aujourd’hui, demain il n’y aura plus d’UE ? mais qui s’en plaindra ? juste les politiciens car l’UE est plus leur chose que celle des peuples. UE, CEDEAO, ONU, UDEAC, UA, etc. doivent alléger leur fonctionnement, réduire les budgets de salaire, réduire les directions et les démembrements, réduire tous les projets budgétivores et inefficaces, être souples, aller rapidement à l’essentiel par des accords négociés dans des cadres diplomatiques et mieux écouter les peuples qui aujourd’hui ne se retrouvent aucunement dans ces gros « machins ».

J’attends maintenant de voir quel sera le futur thème de campagne des partis d’extrême droite et autres xénophobes anglais. L’UE et l’immigration ont longtemps été leur thème de campagne favori, maintenant qu’ils sont satisfaits sur ce point, ils risquent de peiner à trouver d’autres thèmes de campagne.  Ce genre de formation politique ne surfent que sur la haine de l’étranger et les projets de société irréalisable et utopiques.


Benin Rupture : charité bien ordonnée commence par soi-même

06 Avril 2016 : A cette date, Patrice Talon prendra officiellement les rênes du Bénin.  Le maître mot de sa campagne est la « Rupture »et les béninois y ont adhéré à plus de 65%.
Les béninois dans leur grande majorité souhaitent donc rompre avec un système décadent qui a failli et a déçu leurs espoirs. Certes Yayi partira, et Talon mettra lancera la rupture « party ». Néanmoins  pour qu’elle réussisse, la rupture doit avoir lieu au niveau de chaque béninoise et béninois .
Je suis convaincu d’une chose, le peuple a les dirigeants qu’il mérite.

En effet, sans une rupture au personnelle, il n’y aura pas de rupture au niveau national. Le leader peut imprimer le mouvement, mais il appartiendra au peuple de suivre le suivre. Le Général Kérékou a dit en son temps « si vous êtes prêts, je suis prêt ». Je ne sais pas si vous étiez prêt en ce moment !

En 2006, Je me souviens avec quel engouement les béninois avaient adhéré au concept du changement, tellement ils avaient soif d’un style nouveau de gouvernance. Je connais personnellement l’histoire d’un expert en trafic frontalier entre le Bénin et le Nigeria qui avait décidé d’arrêter ses activités illicites et de formaliser ses affaires afin des respecter l’esprit du changement. L’engouement était total, et malheureusement, la déception a été plus profonde que les espoirs suscités.

Je souhaite donc vivement faire encore appel au génie du peuple béninois, pour faire de cette rupture une expérience personnelle. En même temps que Talon installera la rupture au sommet de l’Etat, installons donc individuellement la rupture dans notre quotidien.
Avec quoi devons-nous donc rompre ?

  • La paresse
    la richesse d’une nation est la somme de la richesse de sa population. Travaillons donc avec abnégation pour notre bonheur personnel et pour celui de la nation par ricochets. Sachons que nous sommes tous les maillons d’une chaine et qu’un maillon faible ralenti toute le processus. Un travail bien fait est toujours récompensé. Certains pays sont plus développés que nous, juste parce que les hommes et femmes jouent parfaitement leur partition à leur poste de responsabilité. Ils sont payés à l’heure de travail accompli et tenus responsables pour tout manquement. L’excellence et l’expertise sont le fruit d’un travail acharné et assidu. Toutes les stars de cinéma, musique, sport, et que nous admirons sont de grands travailleurs.
  • Le désordre
    Voiture officielle à toute vitesse avec gyrophare hurlante, même dans les brousses les plus reculées du pays, j’en ai tellement vu que j’en ai eu la nausée. En ville n’en parlons plus, aux heures de pointe, les voitures officielles foncent dans le tas toute sirène hurlante ou prennent tout simplement par les sens interdits. Le code de la route a été bafoué tout le temps qu’a duré le changement. Il y avait le bas peuple et les officiels aux plaques bleues, rouges et gyrophares.
    Dégageons également les trottoirs de nos grandes villes afin de faciliter le déplacement des piétons. Les trottoirs ne sont pas des emplacements de boutiques.  Allons voir juste à côté comment Lomé fait peau neuve.
    Arrêtons de nous comporter comme des sauvages :
  • En jetant des ordures non biodégradables dans les caniveaux,
  • En vidant les puisards de douche dans la rue nuitamment,
  • En violant systématiquement les feux de signalisation,
  • En gaspillant le temps de travail à l’Eglise, à agacer les oreilles du Bon Dieu avec nos prières alors qu’il nous a déjà tout donné et que nous n’avons qu’à tendre la main pour nous en saisir
  • En prenant soin de notre environnement telles que les plages transformées en dépotoirs d’ordure et WC puant à ciel ouvert, sans oublier le lac Nokoué qui vu du ciel ressemble plus à une étendue d’eau saumâtre et pestilentielle qu’au lac abritant l’attraction touristique appelée « la Venise de l’Afrique »
  • En arrêtant les grèves sauvages qui pénalisent l’avenir de la génération future
  • En nous serrant à 8 ou 10 dans des voitures construites pour 5 personnes et communément appelées « 5 places ».
  • En mettant notre santé en danger par la restauration à ciel ouvert, le long des routes enfumées ou proches des dépotoirs à ciel ouvert dans des casseroles non couvertes
  • La sécurité
    Que de camions surchargés dégageant des fumées opaques et toxiques sur nos routes ! que de taxis surchargés de passagers, que de moto surchargées,  que de violations du code de la route, et tout ceci au nez et à la barbes des forces de sécurité, jusqu’à ce qu’un bonjour, tous les fils du destin soient réunis et qu’un camion surchargé se renverse sur deux à trois voitures surchargés en plein marché de Dantokpa.
    Les feux de signalisation sont violés au quotidien si par chance ils fonctionnent. J’ai failli avoir un accident au niveau du carrefour de la Soneb dont le feu est en panne depuis plusieurs mois. Plusieurs grands carrefours du pays connaissent le même sort et personne ne semble s’en émouvoir.
    Je supplierai également nos honorables et respectables forces de sécurité de moins créer d’embouteillage par les contrôles intempestifs des voitures. Même au pas de l’oncle Sam, pays de sécurité par excellence, cela ne se passe pas ainsi. Il y a mieux à faire.
  • La courtoisie
    Que d’insultes dans la circulation ! j’ai surpris plusieurs fois dans la circulation de Cotonou des pères de familles, à moto ou en voiture, s’insulter férocement avec tous les noms d’oiseaux dont le répertoire béninois est garni. Le pire c’est qu’ils ont souvent leurs enfants sur la moto ou dans la voiture. Quelle éducation donnons-nous donc à nos enfants ? Une dame, chef service dans une administration publique n’a pas hésité un jour à répondre à celui qui venait réclamer le règlement de son chèque un lundi à 9h qu’elle ne tolère pas qu’on vienne la déranger en lui réclamant des dettes un lundi matin. C’est à mourir de rire mais triste.
    Dans les banques, les clients sont traités comme des enfants par les caissiers et caissières et gare à vous si vous bronchez, l’agent de sécurité viendra vous rudoyer et vous remettre à votre place. Gardez surtout votre calme lorsque le Monsieur habillé en costume trois pièces ou Agbada à la Obasandjo grille toute la file pour se faire servir avec le sourire au guichet. Sous d’autre cieux, même au Ghana tout près, il aurait été rappelé à l’ordre automatiquement par ceux qui étaient dans la file avant lui
  • Système de santé
    ceci se passe de commentaire. Barack Obama, Francois Hollande, David Cameron et autres puissants de ce monde se soignent dans les hôpitaux de leurs pays. Au Bénin, nous nous battons pour avoir le privilège d’être évacué sur l’Afrique du Sud ou la France. Si une loi pouvait obliger nos dirigeants politiques de premier plan à se soigner dans les hôpitaux du pays, je suis sûr que nos hôpitaux n’auront plus rien à envier à ceux des pays développés.
  • Système scolaire
    Rompons avec les grèves interminables, les amphi sans chaises ni bancs, les taux de réussite calamiteuses aux sessions à Abomey-Calavi, les situations incompréhensibles des enseignants contractuels et communautaires; etc
  • Religion
    Peuple croyant et dévot , la première des prières et la plus efficace, celle que Dieu entend et exauce  immanquablement, c’est le travail bien, avec application et amour. Faites cette prière au moins 8 heures par jour et vous verrez les changements dans votre vie.

Il y a tellement de chaines à rompre mais je préfère m’en arrêter ici en espérant que l’investiture de Talon constituera un nouveau départ, tant pour le pays dans sa globalité que pour chaque béninois pris dans son individualité. Je me rappelle encore cette célèbre citation de Kennedy : « Ne demandez pas ce que l’Amérique a fait pour vous, mais demandez-vous ce que vous avez fait à l’Amérique ».

Ramenons la balle plus près en nous demandant ce que nous avons fait pour notre famille, nos enfants, nos proches. La rupture doit commencer à la maison.

Heureusement, nous disposons des prémices sur lesquelles continuer à bâtir. J’ai eu à rencontrer et je rencontre encore chaque jour des banquiers tout à fait charmants et courtois, des Professeurs et enseignants motivés, des médecins, policiers et infirmiers consciencieux et de nombreux jeunes entrepreneurs qui ne demandent qu’à travailler pour créer la richesse.

 

BENIN LA JOIE

Rue de cotonou en saison pluvieuse

Les belles routes

Voiture Surchargée


Sacre peuple béninois !

Une fois encore les béninois ont bluffe le monde entier, moi-même fils de ce pays en premier. Je n’y croyais pas, vraiment. C’est sur que je réfléchissais trop et regardais trop dans le rétroviseur afin de prévoir de quoi sera fait demain. Le Président sortant, Boni Yayi s’était révélé au fil des années comme un très redoutable animal politique, “détruisant et déchiquetant” tout ce qui s’opposait a lui, hommes comme Institutions de la République. Le summum de sa maitrise politique a été le KO électoral au premier tour des élections présidentielles de Mars 2011 qui avait laissé tous ses opposants et le people groggy. Personne ne pensait qu’il allait oser aller si loin. Mais il l’avait fait et c’était passe comme une lettre à la poste. Mais c’était compté sans le people béninois qui s’était promis de prendre sa revanche, patiemment et tranquillement. Le people savait que 05 ans passaient très vite, il n’y avait aucune raison de se précipiter, de faire du forcing ou faire couler du sang. Le peuple béninois a horreur de la violence et a fait preuve d’une patience et d’une sagesse divine. « Six jours pour le voleur, un jour pour le propriétaire » dit-on dans mon dialecte.

Entre temps Yayi a tenté de faire modifier la constitution pour s’offrir un 3em et surement après un énième mandat, mais rien n’y fit, il trouva sur sa route les Députés, la société civile et l’opinion publique fermement décidés a lui barrer la voie. La phrase qui résumait la méfiance pour ne pas dire la défiance envers le pouvoir en ce moment était : “ Révision constitutionnelle oui, mais pas au temps de Yayi, il ne rassure pas”.

Bon gré mal gré, le Gouvernement a fini par organiser les élections. Il faut avouer que les préparatifs à la CENA et la CNT, vue de l’extérieur étaient plutôt calamiteux. Le CNT, Centre National de Traitement n’avait pas excelle depuis plusieurs années dans les préparatifs des cartes d’électeurs. Les Elections législatives qui avaient eu lieu 01 an plus tôt se sont déroulées dans une ambiance plutôt bizarre, un cafouillage indescriptible au niveau de la distribution des cartes d’électeurs et de la proclamation des résultats. Avec les nouvelles technologies de l’information, la Société Civile et toute structure bien organisée comme les Etats-majors de certains partis politiques avaient compiles les résultats quelques heures seulement après la fermeture des bureaux de vote. Les grandes tendances étaient déjà connues du people connecte. Néanmoins, plus de 7 jours après les élections législatives, la CENA se fendait d’un communique selon lequel les réseaux sociaux publieraient des résultats pouvant troubler la paix et créer des tensions dans le pays et qu’elle était la seule institution habilitée à donner des grandes tendances. En ce moment j’étais tombé des nues et me demandait si cette institution était sérieuse. La CENA pouvait être en retard sur l’évolution technologique de son époque, c’était un fait, mais vouloir imposer ses “tares” à tout un peuple largement au pas avec la modernité, là il fallait oser, et comme le Benin est le pays de tous les extrêmes, la CENA a publié un tel Communiqué, en attendant que les antiques “cantines” qui servaient à transporter les bulletins de votes vers la CENA soient toutes acheminées vers le siège de l’auguste institution à Cotonou.

Tout ceci n’augurait de rien de rassurant pour les élections présidentielles à venir en 2016. Yayi entre temps, vaincu et convaincu qu’il ne pourrait jamais réviser la constitution a tenté par un autre coup de force dont il a le secret d’imposer son jeune Ministre des finances Komi Koutche comme Président de l’Assemblée Nationale. Le jeune échoua au pied du perchoir a une voix près : 41 voix contre 42 pour le nouvel ancien Président du Parlement, le Sphinx Adrien Houngbedji. C’était la première victoire du peuple et un désavoue populaire des manœuvres du Président yayi pour garder le pouvoir dans son cercle de proches dont le Slogan était désormais “Apres nous, C’est nous”. Une vraie liesse populaire avait salué cette élection à Porto-Novo, la Capitale du pays et fief électoral du nouveau Président de l’Assemblée Nationale. Les rumeurs faisaient état de ce que yayi tenterait par ce biais de céder le pouvoir au jeune Ministre avant le terme de son mandate présidentiel en prétextant une maladie ou une indisponibilité handicapante a achever son mandate. Selon la Constitution Béninoise, c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui succède au président de la République en cas de décès, démission ou incapacité à exercer le pouvoir d’état durant son mandat.

La marche vers l’organisation des élections présidentielles s’annonçait donc périlleuse, sur un chemin dangereux, truffé de mines et de pièges en tout genre, tant les intérêts en jeu dans ce petit pays, 23em plus pauvre pays au monde semblent colossaux pour les acteurs habitues à prendre leur aise dans ce marigot de bout de terre ou la majorité de la population vit dans la souffrance et la misère.

Tous les ingrédients étaient réunis pour que tout aille de travers. Néanmoins les béninois, peuple croyant et superstitieux se sont mobilisés avec l’énergie de l’espoir et la foi du héros pour réclamer, puis aller chercher leurs cartes d’électeur. Des rumeurs persistantes évoquaient un KO electoral dès le premier tour au profit du candidat Lionel Zinsou, dauphin auto-imposé du Président Yayi et porte flambeau d’une coalition contre nature FCBE-RB-PRD censée rafler 75% des suffrages dès le premier tour des élections présidentielles. En effet, selon les calculs mathématiques inexacts des politiciens, Les FCBE, la coalition de partis qui soutient le Chef de l’Etat Boni Yayi, la RB parti de l’ancien Président Nicéphore Soglo et de l’actuel Maire de Cotonou Lehadi Soglo et le PRD parti de Maitre Adrien Houngbedji Président de l’Assemblée nationale, maitrisent respectivement 40%, 15% et 20% de l’électorat béninois. D’où leurs prévisions du KO électoral dès le premier tour des élections .

Le Président Boni Yayi s’est jeté comme un enragé dans la campagne pour soutenir son champion, le Premier Ministre Lionel Zinsou. Il a mouillé le maillot comme on dit en sport, il a insulté, menacé, inauguré mille projets de développement, posé dix mille premières pierres, parcouru le pays de long en large afin de contrecarrer les velléités présidentielles de son ennemi juré Patrice talon. Ce dernier, puissant homme d’affaires qui a été pendant longtemps le bras financier de Yayi était entre temps tombé en disgrâce auprès du prince de Tchaourou qui l’avait accusé de tentative d’empoisonnement contre sa personne. J’avais consacré un billet à ce évènement socio-politique en son temps. Après plusieurs procédures judiciaires et des rebondissements qui ont tenu en haleine les “laborieuses masses de nos villes et campagnes” pendant plusieurs mois, le Président avait fini par accorder son pardon présidentiel à l’homme d’affaires Patrice Talon, mais les deux n’ont jamais réussi a fumer le calumet de la paix.

Patrice Talon, homme discret, inconnu sur Google en juin 2013 est devenu Candidat à la Présidence de la République Béninoise ainsi que 32 autres prétendants, une liste pléthorique mais une spécificité béninoise.  Au jour J le peuple a su dire son droit. En effet au sortie du premier tour, trois candidats ont raflé 75% des suffrages des électeurs. Dans l’ordre Lionel Zinsou, Patrice talon et l’autre homme d’affaires Sebastien Germain Adjavon. Les partis politiques traditionnels comme le PRD et la RB ont tout simplement été laminés dans leur fiefs électoraux. Pourtant, selon les termes consacrés, ils avaient affirmé dans leurs déclarations de soutien à Lionel Zinsou que leur décision avait été prise après une large consultation de leurs militants à la base…. Et d’autres arguties du jargon politiques que je préfère ne pas évoquer.

Ayant sans doute compris son retard technologique sur le peuple lors des élections législatives, la CENA a publié les grandes tendances quarante-huit heures à peine après la fermeture des bureaux de votes. C’était une première à saluer car même si elle était en retard sur la population de près de 36 heures, l’Auguste institution, organisatrice des élections a su s’affranchir des pressions du Gouvernement pour publier les grandes tendances qui allaient dans le sens des compilations réalisées par les états-majors des partis et des institutions de sondages spécialisées. Les résultats photographiés de plusieurs bureaux de vote circulaient d’ailleurs sur les réseaux sociaux. Après cette grande première et la confirmation de la cours constitutionnelle quelques jours plus tard, les deux qualifiés sont repartis sur le terrain. Patrice Talon avait réussi l’exploit de rassembler autour de sa personne la majorité des perdants du premier tour dont surtout les 3em, 4em et 5em en termes de suffrages obtenus.

A l’issu des votes du second tour, la population savait la nuit même que le candidat Patrice Talon avait rafle la mise en écrasant son rival Lionel Zinsou avec plus de 65% des suffrages. Un vrai plébiscite. La CENA a confirmé les grandes tendances sorties des urnes au plus 24h après la fermeture des bureaux de vote. Et fait rarissime en Afrique, le candidat malheureux Lionel Zinsou a appelé moins de 24 heures après le Président élu pour lui présenter ses vives félicitations. Ce geste historique a permis de désamorcer toute velléité contestataire du camp présidentiel. Cet acte ayant l’élégance des grandes démocraties a apaisé les populations, rassuré les observateurs et confirmer que les populations de ce pauvre et petit pays dans la géopolitique et la géographie mondiale, avait du bon sens et beaucoup de choses à apporter à l’Afrique.

La paix a prévalu. Un changement de régime s’est déroulé sans heurts, sans écoulement de sang, sans coup de feu. Même lorsque les cortèges de deux candidats se rencontraient dans les rues de Cotonou, c’était la fête, embrassades et street dance. Le peuple a fait son choix. Le Président Yayi qui a joué avec le feu lors de cette campagne a été le vrai Directeur de campagne de Talon comme il l’avait été pour Candide Azannai lors des Elections législatives. Si vous souhaitez gagner une élection au Benin, arrangez-vous pour devenir l’ennemi de premier plan de yayi. Vous serez élu à coup sûr.

Une autre grande leçon tirée de ces élections présidentielles est que le Benin est en voie de devenir une nation. En effet , jusque dans un passé récent, les électeurs de la partie septentrionale du pays étaient réputés pour ne voter que pour les ressortissants de leur teroir. Mais tout a été différent lors de ces élections. Les trois candidats arrivés en tête au premier tours étaient tous du sud et malgré les appels de pied de Yayi, les électeurs du nord, à l’occasion du second tour ont dans leur grande majorité voté pour le candidat de la rupture en la personne de Patrice Talon. En cette veille de pâques, l’on peut déclarer qu’une nation nous est née, on l’appellera République du Benin. Merci à Boni Yayi de nous avoir unis en cherchant à nous diviser.

Pour moi l’homme de l’année 2016, c’est le peuple béninois et ce peuple mérite le prix Nobel de la paix 2016 dont j’invite instamment les acteurs de la société civile à porter et défendre la candidature à OSLO dans les semaines qui viennent.

En cette période de Pâques une nation nous est née, on l’appelle le Bénin. En cherchant à nous diviser le Yayi nous a uni car du nord u sud l’aspiration au vrai changement était unanime et irréversible.


Victoire au premier tour : la nouvelle norme en Afrique ?

En Afrique subsaharienne surtout, dans nos nouvelles démocraties plus ou moins effectives, il existe deux modes de scrutins pour l’élection présidentielle :

    • Le modèle américain : c’est l’élection à un tour unique où le candidat ayant recueilli le maximum de voix est déclaré gagnant dès le premier tour de vote

  • Le modèle français : c’est l’élection à deux tours. Les deux candidats ayant reçu le maximum de voix au premier tour se retrouvent pour un second tour de vote. A l’issue de cette consultation celui qui qui obtient e maximum de voix est déclaré élu président de la République.

Certains pays tels que le Cameroun et le Togo ont adopté tout simplement le modèle américain. Avec ce modèle, l’élection coûte moins cher et de plus, le clientélisme politique est annihilé. Dans ce cadre, les mouvements d’opposants mécontents et éternels contestataires d’élections truquées sont plus facilement contrôlables.

Le second modèle, celui à deux tours est le plus répandu et à toujours donné lieu à des élections à suspense. En Guinée, on se souvient encore comme si c’était hier du délai de près de 4 mois qui s’est écoulé entre le premier tour et le second tour des premières élections présidentielles libres et démocratiques de l’après-Dadis Camara.

En France, le pays modèle, les positions des uns et des autres sont connues bien avant le premier tour. Dans les pays africains à deux tours, la période entre les deux tours donne lieu à d’âpres négociations entre les acteurs politiques. En effet en Afrique, la politique ne s’étale pas de de gauche à droite comme en Occident. Chez nous, c’est mouvance présidentielle et opposants qu’on appellera surtout camp des mécontents. Le positionnement dans la mouvance ou dans le camp des mécontents dépend des intérêts alimentaires immédiats. Les alliances contre nature sont légion et les revirements de dernières minutes spectaculaires.

Les candidats arrivés au second tour doivent donc mener des négociations très âpres et très tendues, promettre des postes ministériels, d’ambassadeur, de directeurs de société d’Etat, de représentation dans les organismes internationaux, de directeurs de cabinet… Tous les pans de l’économie nationale sont passés en revue et repartis entre amis comme la robe du Christ. Les candidats présidentiables arrivés en troisième, quatrième et cinquième, position, communément appelés « Faiseurs de Roi » sont courtisés par les camps du premier et second. Ils prennent le temps d’analyser les propositions des uns et des autres « dans l’intérêt supérieur de la nation », thème consacré pour parler de leurs « intérêts pécuniaires ».

Ces négociations sont donc souvent très très dures et les trahisons de dernières minutes sont monnaie courante, et la base ne suit pas toujours son leader non plus. Les reports de voix ne sont mathématiquement pas systématiques.

Puis l’éclair de génie vint du Bénin, comme d’habitude

En avril 2011, les politiciens béninois de tout bord se sont réveillé KO, groggy, secoués par un séisme qu’aucun instrument national de mesure n’avait anticipé. A l’issue du premier tour de la présidentielle, Boni Yayi, le président sortant était proclamé vainqueur dès le premier tour avec un score de plus de 53 %. C’était inimaginable dans ce pays aux multiples ethnies et groupes socioculturels où chaque région a son homme fort, son fils du terroir. La situation politique était très tendue en cette période et pour une fois, l’opposition (les mécontents) avait réussi après des mois de dures négociations à positionner un candidat unique en la personne de Maître Adrien Houngbedji. Plusieurs autres petits candidats étaient dans les starting-blocks et selon toute vraisemblance, on attendait Boni Yayi et Houngbedji au second tour. C’était sans compter avec la dextérité politique, l’intelligence de cet OVNI politique que les Béninois ont porté au pouvoir dans la liesse populaire au nom du changement en avril 2006.

En avril 2011 le contexte économique et politique était bien différent. L’économie était morose, les Béninois avaient déchanté du changement devenu refondation, les scandales politico-financiers se chiffraient en milliards de francs, la lutte contre la corruption était demeurée un vœu pieu, le panier de la ménagère n’avait jamais semblé aussi petit et léger. Un désamour palpable surtout dans les grandes villes de Cotonou et Parakou était installé entre l’ancien champion de 2006 et les populations. L’issue de ces élections de 2011 était plus qu’incertaine. Même avec la certitude d’atteindre le second tour, rien ne garantissait au locataire du palais de la Marina qu’il pouvait retrouver son fauteuil. De gros nuages sombres, lourds et menaçants s’amoncelaient dans le ciel sociopolitique béninois. Les négociations pour les ralliements au second tour promettaient d’être très très dures.

En avril 2006, le peuple béninois a voté dans des conditions tellement chaotiques que le chef de l’Etat lui-même avait jugé nécessaire de s’excuser publiquement le jour des votes du premier tour. Mais le meilleur restait à venir. Après de longs jours interminables d’attente et d’anxiété, les Béninois ont été surpris d’entendre le CENA, l’institution chargée d’organiser les élections proclamer la victoire du président sortant Boni Yayi dès le premier tour avec plus 53 % des suffrages exprimés.

Ce résultat était inimaginable pour le commun des mortels béninois. Un coup de tonnerre pour les uns, mais un coup de maître pour le « Maître du palais de la Marina ». On s’attendait à tout, mais pas à un tel scénario. Les quelques tentatives de contestation dans la rue ont vite été étouffées par les forces de police massivement déployées dans les rues. Et les chars de l’armée faisant des rondes dissuasives toutes les nuits dans les rues de Cotonou qu’on aurait cru en guerre. Le peuple béninois, philosophe et épris de paix a avalé la pilule, les politiciens de l’opposition sont restés groggy et la vie a repris son cours normal. Que ces résultats soient réels ou pas, ils ont réussi néanmoins à régler plusieurs problèmes à savoir :

  • Plus de vote pour le second tour, donc économie pour le budget national
  • Plus de négociations compliquées avec les faiseurs de roi
  • Plus de longues contestations des élections par un camp ou un autre
  • Les états-majors, non préparés à un tel dénouement, n’ont fait qu’improviser des actions de protestation qui mal coordonnées ont fait pschitt.
  • La communauté internationale, prise de court dans cette pagaille générale qu’a été la présidentielle de 2011 au Bénin a pris acte de cette nouvelle donne et formulé des vœux pieux pou le futur.
  • Aucune alliance n’ayant été nécessaire. Le président avait les coudées franches pour former son gouvernement, nommer ses collaborateurs, gérer la chose publique comme bon lui semblait.
  • La démocratie béninoise s’en est sortie pas renforcée, mais survivante.

Le Bénin venait d’inaugurer une nouvelle ère dans l’organisation en Afrique des élections à deux tours. Ainsi, en Guinée-Conakry, Alpha Condé qui n’a jamais caché son admiration pour le style politique du Béninois Boni Yayi, a réussi dans son pays à se faire réélire dès le premier tour. Delein Diallo, Sidya Touré et consorts en ont pris pour leur grade. Hier, c’est la Côte d’Ivoire qui prenait le train en marche, Alassane Ouattara a frôlé la perfection en se faisant réélire dès le premier tour avec plus de 80 % des suffrages exprimés.

On se souvient qu’au Bénin, le camp du parti au pouvoir déclarait qu’il fallait être Nicéphore Soglo pour être au pouvoir, organiser des élections et les perdre. C’est oublier que Nicolas Sarkozy, Georges Bush père et d’autres avant eux ont connu de telles déconvenues sous d’autres cieux. Mais chez nous en Afrique, c’est inacceptable. Quand on est au pouvoir, on ne perd pas les élections et la mode actuellement en cours sur le continent est de gagner avec la manière dès le premier tour.

François Hollande qui est si malmené par les sondages doit y penser par deux fois et venir à l’école de ses chers « Frères » africains qui n’en doutons pas savent y faire en matière de victoires électorales.


Modifications des constitutions en Afrique : quelles solutions !

En République du Bénin, vers la fin du mandat de chaque Président de la République, le psycho drame de la modification constitutionnelle s’installe. Nous avions déjà vécu cela en 2006 vers la fin du second mandat de Kérékou II. Les thuriféraires du régime avaient fait feu de tout bois pour apporter des modifications à la constitution afin de maintenir leur champion au pouvoir. Non parce que Kérékou était le meilleur des présidents, mais parce qu’il était la seule caution pour permettre à une certaine classe de continuer à bénéficier en tout impunité des privilèges du pouvoir. Néamoins, le branle-bas de combat des ONG et autres organisations de la Société civile avait permis de mettre fin à ce projet funeste pour la démocratie en son temps.
Nous sommes actuellement en 2014, le pays tend encore vers la fin du second mandat du Président Boni Yayi et nous revivons le même psycho drame. Les marches de soutien au Chef de l’Etat, les meetings de remerciement des nouveaux ministres et même des anciens Ministres, les inaugurations d’infrastructures publiques sont devenus des tribunes où les inconditionnels du régime du Président Yayi l’invitent à rester au pouvoir afin de finir ses chantiers. Il est évident que pour rester, il doit y avoir modification de la constitution, car la constitution béninoise accorde au Président élu deux mandats non renouvelables.
Le Bénin n’est pas un cas isolé sur le continent africain. Le même débat autour de la révision constutionnelle et de la limitation du nombre de mandats présidentiels se déroule dans plusieurs pays africains à l’heure actuelle : Burkina-Faso, Cameroun, Togo, Algérie, République Démocratique du Congo, Cameroun, Tchad, République du Congo, Burundi pour ne citer que ceux-là. Dans certains cas, pour les père de la nation les plus chanceux, la constitution prévoit déjà un nombre de mandats illimités, mais l’opposition dans ces cas tient à la changer pour en limiter le nombre à deux. Dans les deux cas de figure donc, tous les camps, opposition et pouvoir cherchent à modifier la constitution.
Plusieurs solutions sont proposées par ci et par là par des têtes pensantes, autorisées ou non. Le Président du Burkina estime quand à lui que les peuples africains ont besoin d’hommes forts pour les diriger, dans d’autres pays, on supplie juste le « père de la nation » de rester pour achever ces chantiers, etc.
Comment résoudre donc une fois pour de bon ces débats permanents en Afrique ? Comment pouvons-nous stabiliser nos démocraties naissantes ?
Prenons un exemple qui fonctionne : La République d’Allemagne. En Allemagne, le Chancelier qui détient le pouvoir exécutif est issu de la coalition majoritaire au parlement. Angela Merkel en est actuellement à son 3èm mandat. Un Chancelier avant elle avait réussi à faire 4 mandats de 4 ans. En effet si le peuple apprécie le travail et les résultats obtenus par celui qui est au pouvoir, pourquoi le changer ? ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne ?
Si cela marche aussi bien en Allemagne, c’est pour une et une seule raison : LA LISTE ELECTORALE ET LA FIABILITE DU PROCESSUS ELECTORAL. En effet c’est la liste électorale fiable et des résultats sincères du processus électoral qui sont les instruments centraux qui font ressortir en chiffres le choix de la population. Dans tout pays où la liste est fiable et le processus électoral sans fraude, les consultations se passent plutôt bien, les élus sont vraiment les personnes auxquelles les populations ont accordées leur suffrage.
En Afrique malheureusement et surtout dans les pays cités plus haut, il se pose soit un problème de fiabilité de la liste électorale, soit de fraude généralisée lors des consultations électorales, soit de fragilisation et de persécution des ténors de l’opposition. La persécution de l’opposition passe par des arrestations et des procès à tout bout de champ contre les opposants au régime pour divers chefs d’accusation à savoir : outrage au Chef de l’Etat, incitation à la violence, dégradation de biens publics, tentative de viols, etc. tout est mis en œuvre pour que les opposants se tiennent à carreaux sinon, pour eux c’est aller retour case prison – maison.
La non fiabilité de la liste électorale et les fraudes électorales sont les plaies des jeunes démocraties africaines. Très rares sont les pays du continent où les élections ne sont pas contestées. L’opposition béninoise ne s’est pas encore remise de l’historique KO du premier tour des élections présidentielles de 2011 qui ont vu la réélection du Président Boni Yayi. Les contestations dans les rues avaient été étouffées dans l’œuf par les forces de l’ordre. Le cas n’est pas plus reluisant dans les autres pays.
Depuis plusieurs années, les élections municipales n’ont pu être tenues au Bénin à cause de l’indisponibilité de la liste électorale informatisée appelée LEPI. Il n’est pas sûr que les élections législatives et présidentielles auront lieu, toujours faute de liste électorale fiable et consensuelle. C’est à ce niveau que les africains, société civile, politiciens et partenaires technique et financiers qui mettent la main à la poche lors des joutes électorales en Afrique devraient concentrer leur effort. Pour une démocratie viable et sincère en Afrique, il faut absolument que les listes électorales soient fiables et consensuelles et que la fraude soit endiguée lors des opérations de vote.
Si les processus électoraux sont sincères, nul besoin de limiter le nombre de mandat présidentiel. Le peuple a bien le droit de reconduire une équipe qui réussit comme en Allemagne.
C’est ce que je pense en tout cas.