Joe Marone

Maroc: un journaliste sénégalais major de sa promotion

 Elimane Sembene, est journaliste sénégalais vivant au Maroc. Il sort  major de la promotion 2011-2012 de l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC) de Rabat,c’est le seul institut public au Maroc, l’équivalent de la prestigieuse école de journalisme sénégalaise, le Cesti .Il est le premier étranger à majorer dans cet établissement après un parcours de 4 ans (2008-2012). L’isic accueille  chaque année des étudiants venus de l’Afrique subsaharienne notamment des Sénégalais, Maliens, Burkinabés. Les Marocains, y entrent  par concours.

Dans un entretien accordé au journal Tribune d’Afrique, Elimane indiquait ‘cela peut sembler étrange eu égard aux nombreux clichés qui sont souvent collés à la peau du Maroc. Mais mon intime conviction est que la réussite n’est l’apanage d’aucune civilisation, d’aucune race. A force de persévérer et de montrer du sérieux et de l’abnégation dans tout ce qu’on fait, on finira par voir le bout du tunnel et avoir les résultats escomptés.’

Au Maroc ce n’est pas évident pour un ressortissant de l’Afrique noire, notamment sénégalais de réussir, a-t-on souvent l’habitude de dire. Ce sont deux pays qui n’ont pas les mêmes réalités, ni le même mode de vie. Elimane comme d’autres ressortissants subsahariens tentent bien que mal de montrer leur talent au Maroc. Ils  sont en train de faire leurs preuves dans leurs domaines respectifs. Dans le secteur des médias par exemple, ils constituent en général le cerveau même des rédactions de ces organes de presse. C’est dire que l’émigration n’est pas du tout mauvaise contrairement à ce que certains pensent. Des migrants l’ont compris en adoptant un comportement exemplaire, un style vestimentaire correcte et en dévoilant leur talent, ils sont parvenus à freiner les clichés

Les premiers pas …..

Les débuts de M. Sembene n’étaient pas être faciles. D’abord sur le plan purement académique ‘nous avions terminé un cycle d’étude au lycée pour intégrer un autre cadre aux réalités différentes .Ensuite au plan social, après presque 18 ans passés au pays avec la famille, on devait désormais évoluer dans un univers singulier et endosser plusieurs responsabilités à la fois, sans compter les mirages de l’étranger qui se bousculaient dans l’esprit du jeune bachelier d’alors. Ces deux changements brusques n’ont pas manqué d’engendrer des difficultés dans notre intégration. Les premiers contacts avec les marocains n’ont pas aussi rendu la tâche facile ‘raconte le jeune journaliste sénégalais. Né en 1989 il fait figure de réussite dans la presse marocaine.Elimane Sembene,a exercé comme stagiaire dans des organes de presse sénégalais notamment à groupe futur média (gfm).

 


Etats-Unis:un sénégalais tué au cours d’une bagarre

Encore un sénégalais mort aux États-Unis.Abdoul Salam Cissé est tombé après avoir reçu un coup de poing sur la nuque.Il tentait de séparer deux groupes de jeunes qui se battait à la sortie d’un restaurant italien à State haylen, dans l’état de New -York .La scène a eu lieu samedi 8 juin 2014 .La victime est âgée de 47 ans et vivait aux États -Unis depuis plusieurs années déjà.Ce drame a mis la communauté sénégalaise dans tous ses états.

Il y a tout juste un an,le sénégalais Pape Khaly Ndiaye a été tué par un groupe de jeunes américains , à sa sortie d’un restaurant dans le New Jersey.Ce drame repose la question de l’insécurité et des difficultés dont les sénégalais à l’étranger sont victime.


Côte d’ivoire :Mon amour pour Grand Bassam

Quelques étoiles dansaient au dessus de nos têtes quand  le soleil annonçait son départ après une longue journée. Les commerçants ont déjà fermé boutique. Au Marché de la commune, la longue file de véhicules stationnés plantent le décor. Rien n’indique en ce moment que Grand Bassam est une ville très animée dans la journée. Oui elle  est rythmée à cause de son commerce intense et du trafic routier, ses chants religieux. On y célèbre d’ailleurs chaque année la naissance du fondateur du mouridisme. C’est un lieu privilégié des vendeurs d’art notamment des sénégalais qui ont fait ici une vingtaine d’années pour certains, une trentaine d’années pour d’autres.

Grand Bassam : Une ville, une histoire

La ville est classée patrimoine historique de l’Unesco. Elle est témoin de la grande marche des femmes ivoiriennes le 24 décembre 1949.Le  pont  de la Victoire y est même érigé après la manifestation des femmes. Ce mouvement organisé par un groupe de femmes d’Abidjan avait pour objectif de faire libérer leurs époux, incarcérés à Grand Bassam pour leur opinion politique et liberté de ton et d’expression. Les manifestantes exigeaient la libération immédiate et sans condition des prisonniers détenus à la prison civile. Stoppées sur le pont reliant le quartier français au reste de la ville, celles-ci ont été battues et pulvérisées d’acide. Bien qu’elles n’aient pas obtenu la libération de leurs époux, les femmes ont remporté une victoire qui fait encore date, pour avoir osé affronter sans armes les colons armés. D’où l’appellation du pont en souvenir de l’affrontement, « Le pont de la victoire ». Un pont métallique de 150 mètres de long sur 10 mètres de large, qui enjambe la lagune Ouladine.

Grand Bassam est aussi  une ville historique et une ancienne capitale de la Cote d’Ivoire (1893-1900). Située à l’est d’Abidjan, la localité  est le chef-lieu du département de Grand-Bassam dans la région du sud-Comoé .La particularité de Grand Bassam, c’est ses hôtels, ses  plages qui s’étendent à perte de vue.

 Vue de profil du paysage de Grand Bassam

Vue de profil du paysage de Grand Bassam

Tout au long de la route qui mène vers Abidjan, des boutiques de vente d’arts et autres magasins, des cocotiers attirent l’attention des passants.

Mon séjour à Grand Bassam est pour un moi un gout inachevé .Deux semaines n’ont pas suffit pour vivre cet amour que je porte pour Grand Bassam. Peu importe, tu resteras toujours dans mon esprit, cette belle, qui m’a beaucoup fait rêver. Je continue toujours de rêver dans l’espoir de revenir pour observer ta beauté qui me fait frissonner, ton calme qui m’impressionne…

 


Le top 10 des raisons de visiter le Sénégal

#mondoblogabidjan2014

J’ai décidé de parler du Sénégal, le pays de la téranga. Il a une stabilité politique, de belles plages, sa lutte comme sport préféré des Sénégalais, son plat national. Le Sénégal mérite d’être visité. Voici mon top 10 des raisons de faire au moins un tour au pays de l’hospitalité.

1. Plat national

Le thiébou dieune, traduisez le riz au poisson demeure le plat le plus prisé des Sénégalais. Sa préparation nécessite de l’habileté et de l’attention. Il faut d’abord acheter le riz, trouver du bon poisson (frais de préférence), de l’huile, de l’oseille, tamarin, piment ou poivre, tomate, choux, carotte, manioc, ‘guedji ‘(fruits de mer). Ces condiments sont nécessaires pour la préparation du thiébou dieune qui est servi à l’heure du déjeuner.

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l'un des champions de lutte les plus populaires
L’un des champions de lutte les plus populaires

 

2.  La lutte

C’est le sport national qui mobilise le plus de foules. Tout le monde peut être spectateur, mais tous ne peuvent pas être lutteurs. Ce sont des hommes très musclés qui pratiquent cette discipline. Autour des reins sur presque l’ensemble du corps, beaucoup de gris gris remis par des marabouts qui disent détenir du pouvoir. Certains lutteurs sortent de leur maison à la veille de l’événement de peur d’être maraboutés, c’est-à-dire atteints mystiquement. Pour assister à une séance de lutte il faut tout simplement payer son ticket de préférence la veille pour ne pas subir la bousculade devant le stade qui abrite le combat.

 

3. NDawrabine

C’est une sorte de danse traditionnelle, précédée de défilé des femmes. On les trouve dans les villages lébous et elles se déroulent lors de l’intronisation d’un djaraf (chef coutumier) des cérémonies de mariage des régates ou course de pirogues. Les femmes revêtent des pagnes tissés avec des perles. Beaucoup de jeunes filles se plaisent aujourd’hui à imiter leur maman en portant ce genre d’habillement surtout le jour du Mardi gras .

la porte sans retour de la maison des esclaves de l'ile
La porte sans retour de la maison des esclaves de l’ile

4. L’île de Gorée

Elle a été rendue célèbre grâce à la maison des esclaves. Elle reste un lieu qui revêt une grande portée symbolique de la traite négrière. Sa date de création remonte à 1776  selon des  historiens. En 1975 l’ile de Gorée est inscrite sur l’inventaire des monuments historiques du Sénégal et en 1978 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le visiteur peut prendre une chaloupe à partir de Dakar pour se rendre à Gorée. Le résident paye 1500 F Cfa, le non-résident 5 000 Cfa. Une fois sur place, vous avez droit à une présentation de l’île, de la Maison des esclaves et de l’histoire de la porte sans retour.

l"une des plus belles plages de Dakar
L’une des plus belles plages de Dakar

5. Les belles plages

Le charme du Sénégal, c’est aussi ses plages, ses côtes qui s’étendent à perte de vue. Ce sont des plages ensoleillées, propres, agréables pour la baignade. Vous y trouvez des maîtres- nageurs  disposés à vous assister en cas de difficulté. Des commerçants présentent sur place des petites marchandises et autres objets d’art.

 

 

le plus grand monument du Sénégal
Le plus grand monument du Sénégal

6. Les monuments

Ils sont nombreux à l’intérieur du pays comme à Dakar. Mais celui qui attire beaucoup l’attention, c’est le monument de la Renaissance. Il aurait coûté 12 milliards  de F Cfa, d’autres parlent de 14 milliards. Il se situe près de la corniche-ouest et dispose de restaurants,  salles de spectacle,  petites boutiques. ‘Demba et Dupont, situé près de l’ancienne gare ferroviaire de la capitale accueille aussi des visiteurs.

promenade en toute sécurité
Promenade en toute sécurité

7. Sécurité

Le Sénégal est cité en exemple dans toute la sous-région et en Europe. Il a une stabilité politique favorable à un bon séjour. Contrairement à d’autres pays, le Sénégal a des atouts pour encourager les investisseurs.

au pays de la téranga, l’hôte est roi

Au pays de la téranga, l’hôte est roi8. La Téranga

En traduisant on dit «  l’hospitalité « . Ce n’est pas un simple concept, mais une réalité. L’étranger est considéré comme roi au Sénégal. Il peut manger chez l’autre sans difficulté, sans frais. Le résident peut même céder sa chambre à son hôte et lui servir de guide durant son séjour. Comme offrir son bien à son ami, c’est une chose naturelle .

 

la place témoin de l'indépendance du Sénégal
La place témoin de l’indépendance du Sénégal

9. La place de l’Indépendance

Autrefois appelée la place protêt, elle est devenue la place de l’Indépendance. Le général Charles de Gaulle y était en 1958  face aux porteurs de pancartes qui demandaient l’indépendance. En réponse, l’ancien président de la France a dit en ces termes :  » Vous voulez l’indépendance, prenez-la « . Cette place située au cœur de Dakar la capitale sénégalaise reçoit chaque jour de nombreux touristes. Il ne faut pas hésiter à s’y rendre ?

 

un havre de verdure au cœur de Dakar
Un havre de verdure au cœur de Dakar

10. Le parc de Hann

C’est un immense espace. Sa particularité, ce sont ses animaux sauvages notamment les singes, les lions entre autres. Il y a aussi son lac autour duquel vous apercevez des oiseaux   qui gazouillent au sommet des  arbres, un vrai concert. C’est un lieu idéal pour faire du camping.

 

 

 

 

 

 

 


Actes de vandalisme à l’ucad:la honte

Voici le nouveau décor qu’offre le campus social de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Des pneus brulés, ordinateurs endommagés, vitres et portes cassés, des troncs d’arbres, des briques et pierres  tout sur les allées du campus. L’université a été le lieu durant deux jours de violents affrontements ayant opposé les étudiants aux forces de l’ordre. Plusieurs blessés des deux cotés, des dégâts incalculables, des vols d’ordinateurs et autres matériels dans les chambres d’étudiants ont été constatés. Jeudi jusqu’en fin de soirée, des véhicules de la police, des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents ont été visibles devant des pavillons et des amphithéâtres. L’université abrite une guerre, c’est l’appellation qu’il faut donnée à l’atmosphère dans le campus.

Qui a tord ? Qui a raison ?

Ils sont tous coupables.

D’abord les étudiants : Ils sont accusés d’avoir vandalisé la direction du centre des œuvres universitaires le (coud)  pour disent t-ils, exiger le payement des bourses et le mastère pour tous les étudiants .Ils ont endommagé leurs biens, qu’ils le sachent ou pas .C’est le coud qui s’occupe de leur logement, assiste dans l’octroi des tickets d’accès aux restaurants  entre autres. Ce n’est pas  pour la première fois que des services de l’université de Dakar soient vandalisés. Le rectorat l’a été  mais des sanctions ont été prononcées. Comme c’est une règle, il faut casser pour faire des omelettes. Les étudiants utilisent souvent la violence pour être entendus ou pour recevoir leurs bourses. Cette façon de combattre même elle paye chez les étudiants, elle ne peut être la bonne puisque les manifestations d’étudiants font chaque fois, des milliers de pertes et des blessés.

Des policiers partout à l'intérieur du campus pour traquer les étudiants
Des policiers partout à l’intérieur du campus pour traquer les étudiants

Ensuite Les autorités : Elles ont annoncé le payement des bourses après les échauffourées. Ce n’est pas surprenant, les autorités ont l’habitude de faire le ‘médecin après la mort’, c’est-à-dire payer les bourses après saccages. Cette façon de gérer à mon avis est une honte .Aucun ministre, aucun directeur de société publique ou autres services ne souhaite rester un mois sans salaire. Pourquoi  retenir alors  les bourses des étudiants et penser à payer après marche ou manifestation de colère. Loin de donner des leçons, mais un État, c’est aussi l’organisation, la méthode, la prévention, la responsabilité et le sérieux. La situation actuelle à l’université Cheikh Anta Diop doit attirer l’attention de tous les sénégalais. L’ucad mérite une bonne image. Que les hommes politiques le sachent.Le Sénégal a besoin besoin d’institutions fortes mais cela ne suffit pas.Il faut des hommes formés ,patriotes, admirables de propositions.


Mbeubeus : Cette mère dangereuse qui nourrit quand même ses enfants

 Si elle était une personne, on l’appellerait la mère de tout Dakar. C’est une décharge que j’ai moi-même visitée. Mon premier contact avec cette décharge, a été très décevant. Tout autour, des enfants en haillons, tête sale, corps recouvert de sable, cherchent des pièces et autres objets récupérables. Peu importe le danger. Pour ces enfants, tous les moyens sont bons. Ce sont des centaines de personnes qui s’affairent chaque jour autour de cette décharge. Connue de nom, de toute la capitale sénégalaise, mbeubeus est ouverte en 1968 par les autorités sénégalaises. Elle est couvre une centaine d’hectares, et quelques 1 300 tonnes d’ordures y sont déversées au quotidien. Un trésor certainement,  pour ces centaines de  ‘ récupérateurs ‘.Ce sont des  hommes et des femmes dont le métier consiste à récupérer ce qu’ils peuvent notamment les plastiques et les  métaux sur ces tas de déchets. Même si cette activité permet de gagner correctement sa vie, elle est cependant dangereuse. On y court le risque lié à l’exposition des métaux lourds tels  que le zinc et le plomb. Face au danger permanent, le régime libéral avait annoncé la fermeture et la réhabilitation de la décharge. Le site devrait abriter à terme une centrale de valorisation du biogaz, fruit de la coopération sénégalo-canadienne. Le projet avait  prévu  d’indemniser  les ‘récupérateurs’ et un accompagnement pour leur réinsertion sociale. L’objectif final étant de convaincre ceux qui risquent leur vie dans la récupération des déchets à avoir d’autres activités saines et plus rentables. Pour une première étape, il est prévu la délocalisation  de la décharge à Sindia, localité située dans la région de Thiès .Mais Elle ne  sera pas la bienvenue. Les populations de la zone ont exprimé leur désaccord. A leurs yeux, leur village ne sera être envahi par ces ordures. Ce refus a été pris très au sérieux par le régime de Macky Sall. La question a fait  d’ailleurs l’objet de débat à l’assemblée nationale. Dans les réponses aux questions des députés, le ministre de l’environnement a reconnu le danger que cette décharge pourrait présenter dans le village de Sindia.’ Il faut trouver un autre site’, soutient  Mor Ngom.La question qui se pose aujourd’hui est de savoir, mais qui adore vraiment cette mère ? Finalement elle est rejetée partout et par tous.


#MondoblogAbidjan : La ville des embouteillages ?

Photo prise à Abidjan

On dirait que nous sommes sur la VDN (voix de dégagement nord) à Dakar, la capitale sénégalaise. Elle est connue par ses interminables embouteillages, La pollution sonore et le bruit des moteurs qui tympanisent les usagers, ses taxis jaunes noirs, enfin ses bus.

 Dakar –Abidjan, presque  même décor, en matière d’embouteillages. Dakar a son trafic très intense et compliqué aux heures de pointe, Abidjan aussi.La comparaison s’arrête là .Suivez mon regard

 Sur l’avenue Valéry Giscard d’Estaing, nom de l’ancien Président de la République française. Une file indienne de véhicules  plante le décor. La scène  n’est pas particulière. Elle dérange personne, à part les visiteurs qui arrivent pour la première fois à Abidjan .Comme on dit en journalisme ‘le train qui arrive à l’heure ce n’est  pas de l’ information’.Les embouteillages sur les routes de la Côte-d’Ivoire font partie du quotidien des ivoiriens. Certains parlent des chantiers comme la construction de d’autoroute, de passerelles pour justifier la situation, d’autres estiment que les choses ne bougent pas. ‘Beaucoup  de lenteur dans l’exécution des projets’ fait remarquer ce jeune que nous appelons Tillé Jao Boubacar, un nom d’emprunt. Il dit avoir peur de parler tout haut, mais hors micro, il révèle  que son pays qui a vécu l’une des crises politiques les plus catastrophiques  dans l’histoire du continent africain peine aujourd’hui à sortir de son marasme économique. ‘ La Cote d’Ivoire  marche à pas de caméléon, à l’instar des  centaines de véhicules qui, au lieu de rouler, marchent, ou même restent sur place car  n’ayant pas la possibilité d’avancer.

 C’est encore l’état de grâce pour le régime d’Alassane Ouattara, mais il est clair que les mots qui sortent de la bouche de nos interlocuteurs ne sont pas favorables à la cohésion sociale. L’urgence reste l’achèvement des routes, ensuite la prise en charge des préoccupations des populations. Hommes et femmes, tous veulent trouver un emploi, des moyens de survie, un épanouissement .Ce sont  des conditions pour régler la question de l’insécurité dans certaines villes du pays ou maintenir les ivoiriens dans leur pays. Ils ont un beau pays et ils ont fiers de le vanter haut et fort.

 Le pays est en construction, après….

 Construire, reconstruire, bâtir  peu importe l’appellation. L’essentiel c’est de s’attaquer aux priorités pour permettre au pays de la fraternité, des forets, des éléphants, de la mer, de la lagune, du cacao, des bananes, des hommes intègres d’oser rêver .C’est le moment pour tout ivoirien de voir enfin des ponts à perte de vue, de circuler  sur des routes  neuves, sur des autoroutes à péages, de voyager en bateau de ville en ville. Oui c’est possible mais à une seule condition : franchir la barrière, c’est-à-dire la  réconciliation totale et sincère. Les idées sont là, le souhait est exprimé, il ne reste plus qu’à s’agenouiller devant le peuple ivoirien pour lui demander pardon  et arrêter d’appeler à la patience. La patience à ses limites, il faut alors rouler 100 à l’heure et pour le faire,le chemin doit être clair et praticable.   


Prix Médias sur la contrefaçon électrique en Afrique : le journaliste Birame Faye primé

 En moins de deux ans, le journaliste Birame Faye remporte deux prix. Après le prix d’excellence meilleure investigation 2013 presse écrite, prix décerné par Panos Afrique de l’Ouest, Birame Faye vient de remporter un autre prix  pour son reportage sur la contrefaçon. L’article primé avait comme titre « Électricité – Utilisation de produits contrefaits : un danger dans notre propre maison ». Son travail sera récompensé par l’entreprise Schneider Electric. Le travail d’un autre journaliste nigérian a été aussi sélectionné pour être primé. Les deux vainqueurs seront prochainement invités en France où ils recevront leur prix durant une cérémonie qui se déroulera en présence de Mme Tracy Garner responsable anti-contrefaçon Monde de Schneider Electric.

Birame Faye a étudié au Centre d’étude des sciences et techniques de l’information (Cesti) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal). Il a rejoint le journal Le Quotidien dès la fin de ses études. Birame a suivi une spécialisation au journalisme en ligne au sein de l’Institut international de Berlin, avant d’être affecté au service politique de son journal. Il a ensuite participé à deux sessions de formation en journalisme économique et financier auprès de la Fondation Thomson Reuters. En 2012, il a également bénéficié d’une formation en journalisme d’investigation dispensée par l’Institut Panos de l’Afrique de l’Ouest (Ipao). À deux reprises, il a remporté le Premier Prix du journalisme d’investigation lancé par Ipao. Birame Faye est titulaire d’un mastère en médias et communication, ainsi que d’un mastère en gestion des projets.


Des incendies mystérieux au Sénégal

En 48 heures, cinq cas d’incendie ont été enregistrés dans certaines localités du Sénégal. Pour l’heure personne n’est en mesure de déterminer les vraies  causes de cette série d’incendies dont les conséquences sont incalculables.

Le premier constaté s’est déroulé samedi dernier dans la région de Diourbel dans le centre du pays. Il s’agit d’une usine de reconditionnement et de recyclage de vêtements. L’incendie n’a pu être maîtrisé que le dimanche soir par les sapeurs-pompiers qui ont eu beaucoup de difficultés. Ils auraient manqué de moyens, signalent des témoins qui ont plaidé pour un appui à ces éléments de la brigade nationale des sapeurs. L’origine du feu reste encore un mystère. Le sinistre n’a fait aucune perte en vie humaine, mais les dégâts matériels sont cependant importants. Cette usine appelée « West African Textile Recycler » (WATER) a été créée en 2007 sur initiative d’un homme d’affaires du nom de  Dame Diané. Après plusieurs années passées aux États-Unis, il est revenu au Sénégal pour investir dans le textile. A la création de l’entreprise, le coût de l’investissement a été évalué  à 1 680 milliards de francs C fa avec 520 emplois annoncés, dont 100 indirects. L’objectif était de produire près de 10 000 t-shirts par jour. Aujourd’hui tout cela appartient maintenant au passé. L’usine a été réduite en cendres. On évalue les dégâts à plusieurs millions de francs Cfa. Le promoteur jusque-là n’a pas sorti un mot. Il est dépassé par la situation.

Dimanche 16 mars 2014, d’autres incendies ont été signalés. Dans la région de Tambacounda, huit tonnes d’arachide, trois maisons, des bêtes, des vivres ont été brûlés. On a pu voir une scène presque identique dans la région de Louga. Au quartier Artillerie, des vivres, des habits et des cases sont partis en fumée. Dans la ville de Guédiawaye, banlieue dakaroise, des chambres et des vêtements ont pris ont subi la furie des flammes, au même moment à Rufisque, des flammes ont touché une école. Le bloc administratif, des ordinateurs et autres documents ont été touchés. Pour tous ces incendies, les causes restent inconnues.

 


Naufrage au Yémen : encore des Africains dans des eaux troubles

Crédit : photo Tony Karumba(  Afp)

Encore des victime de  la migration clandestine. Ce sont des Africains, on parle de quarante-deux migrants. Ils  se sont noyés dimanche 9 mars 2014  dans un naufrage au moment de leur embarcation. L’accident  a eu  au Yémen.

Selon des informations, un patrouilleur de la marine yéménite a sauvé au moins 30 autres en mer d’Arabie, des informations confirmées par  le ministère yéménite de la Défense. L’embarcation qui transportait les migrants «a chaviré au large de la côte de Beer Ali», dans la province de Shabwa (sud), a indiqué le ministère. Les 30 rescapés ont été transférés dans un camp de réfugiés dans la ville de Mayfaa, a-t-il précisé.

Ces migrants africains, sont pour la plupart, des Éthiopiens et des Somaliens fuyant la pauvreté et les troubles dans leur pays. Ce naufrage du Yémen allonge la liste des drames en mer dont sont victimes des Africains. Au mois d’octobre, des dizaines de migrants surtout Africains ont trouvé la mort à Lampedusa. L’affaire avait fait la Une des journaux du monde. Aujourd’hui, les Africains n’ont pas tiré la leçon de cette catastrophe.

Les dirigeants africains doivent combattre le phénomène en créant les conditions d’épanouissement des jeunes Africains qui n’ont d’autre choix que de risquer leur vie en prenant illégalement des bateaux, dans l’espoir de trouver une vie meilleure. Les Africains ont trop souffert, il est temps que ça cesse, puisque selon des experts, le continent est et reste le plus riche au monde. Il a de l’or, du diamant, du fer, autant de ressources qui malheureusement ne servent pas aux populations.

En 2012 , quelque 84 000 personnes originaires des pays de la Corne de l’Afrique ont gagné le Yémen dans l’espoir de trouver du travail en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe, chiffres fournis par  l’Organisation internationale des Migrations (OIM).

 

 


Lutte contre la corruption : le général Sall veut mettre de l’ordre dans les troupes

Après un séjour de plusieurs jours en Chine, France, Qatar, Nigeria, le président de la République, Macky Sall, est de retour. Il se dit très satisfait de son voyage. « Le monde entier nous fait confiance, il faut que nous méritions cette confiance » a lancé lé chef de l’État devant quelques journalistes et membres du gouvernement dont la première ministre Aminata Touré.

Le président de la République a laissé entendre que le Sénégal a connu des succès devant le Groupe consultatif de Paris. Il a invité tous les Sénégalais à participer à la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), qui a enregistré des engagements nouveaux de 3 729 milliards de francs C fa lors de son séjour en France. Un voyage au cours duquel, il a rencontré des bailleurs.

Pour Macky Sall, la réussite du plan Sénégal émergent appelle à la mobilisation de tous les Sénégalais à qui il demande de se mettre au  travail et d’être disciplinés. Selon le chef de l’État, il faut arrêter la tricherie, le laxisme dans l’administration. Certains font semblant de travailler alors qu’ils ne font rien et à la fin du mois, ils reçoivent leur salaire. Il faut que cela cesse. Le président de la République a aussi appelé les citoyens à combattre la corruption en dénonçant les auteurs. A son avis, cette corruption retarde le développement.

‘’Très sérieusement, chacun et chacune à la place où il est, doit assumer sa responsabilité en ayant dans la tête que la réussite de ce plan va permettre à notre pays de décoller’’, dit Monsieur Sall. Il a fait le résumé d’une tournée entamée le 18 février dernier qui l’a mené en Chine, Paris, Qatar, Nigeria.

 


Basketball: une sénégalaise joue à l’américaine

Son amour pour le basket l’a menée jusqu’aux États-Unis. Khadidiatou Koné, une athlète sénégalaise a participé dimanche 16 février 2014 aux matchs de basketball unifiés du  » nba all star  » dans le cadre du programme  » NBA s’implique dans spécial olympics ».

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crédit /Khadidiatou Koné en bracelet à la main droite.

« NBA All Star Game Week » a eu lieu cette année à la Nouvelle-Orléans sur initiative de la NBA league. Ce sont quelques athlètes issus d’autres pays du monde qui ont joué avec les basketteurs de la prestigieuse équipe de NBA. Khadidiatou a été la sénégalaise sélectionnée par spécial olympics Sénégal, une association qui travaille pour l’intégration des personnes avec déficience intellectuelle par le biais du sport. Khadidiatou revient au Sénégal jeudi 20 février 2014. Elle a participé pour la première fois à ce rendez-vous mondial du basketball, qui était à sa troisième édition. »Une grande fierté  » soutient son club sénégalais qui se réjouit de l’initiative et magnifie le professionnalisme et le talent de la joueuse.

L’exemple de khadidiatou Koné , montre à quel point le Sénégal dispose de joueurs talentueux dans presque toutes les disciplines.Mais le manque de moyens tue petit à petit le sport sénégalais.


A Dakar, c’est toujours le silence deux ans après l’assassinat de l’étudiant Mamadou Diop

Mamadou Diop a été tué par la police lors d'une manifestation politique le 31 janvier 2012
Mamadou Diop a été tué par la police lors d’une manifestation politique le 31 janvier 2012

Il était une fois un étudiant du nom de Mamadou Diop. Le jeune homme a été tué fin janvier 2012 lors d’une manifestation contre la candidature à un troisième mandat d’Abdoulaye Wade. Deux ans après le drame, où en est le dossier ? Mystère ! Deux policiers ont été arrêtés il y a un an. Ils sont poursuivis pour coups mortels et blessures volontaires. Depuis lors, aucune information. La famille, les amis et les proches du défunt vont encore commémorer le deuxième anniversaire de sa disparition sans comprendre le  silence des autorités.

Il y aura des prières et des témoignages lors du deuxième anniversaire de la mort de Mamadou Diop, étudiant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (ucad) .Tout devra se passer à Mbour, à 80 km de la capitale sénégalaise ce 31 janvier 2014. Selon ses proches, une forte mobilisation est annoncée pour rendre hommage « au jeune martyr ».

Les circonstances de la mort de Mamadou

Tout s’est passé le 31 janvier 2012, année électorale. A la place de l’Obélisque, le soleil s’est couché. Il était 20 h 30. Sur place, presque tous les leaders politiques du Mouvement du 23 juin étaient réunis aux côtés des acteurs de la société civile, des rappeurs, artistes et du  Mouvement Yen a marre. Les manifestants qui étaient là depuis le début de l’après-midi venaient tout juste d’annoncer la fin du rassemblement. C’est à ce moment que les forces de l’ordre, des policiers, en particulier, bien armés ont tiré sur la foule des grenades lacrymogènes. Comme si cela ne suffisait pas, le chauffeur du dragon, pour parler d’un véhicule de la police a forcé le barrage en roulant à grande vitesse en direction de la foule. Ceux qui l’avaient aperçu ont pris la fuite. Presque tous les leaders politiques avaient déjà regagné leur domicile ou leur quartier général.

Les choses se sont vite passées. Mamadou Diop, qui a  tardivement vu le véhicule rouler a été broyé. Le véhicule fou ne lui a laissé aucune chance. I l sera secouru par des manifestants qui ont tenté le sauver, mais peine perdue. Une ambulance de Suma Assistance a évacué le jeune étudiant qui se battait contre la mort. Vers 22 heures, c’est l’irréparable ! Mamadou a rendu l’âme devant des étudiants inconsolables. Il  est mort d’une hémorragie interne. La nouvelle qui s’est vite répandue grâce aux stations radio a fait venir des centaines de personnes à Suma Assistance. Le candidat Macky Sall, actuel président de la République s’est aussitôt rendu sur les lieux. Il a déploré ce qui s’était passé et a apporté son soutien au père de la victime.  « Je suis venu voir un militant du parti » a lancé Macky Sall devant quelques  journalistes. Au même moment, les étudiants exprimaient leur indignation. A l’intérieur du campus social comme devant la porte de l’Ucad, ils ont brulé des pneus, barré la route avec des troncs d’arbres et autres poubelles. Dans d’autres artères de Dakar, c’est le même scénario. Le bilan était lourd : des blessés, des arrestations, des saccages d’édifices publics. Il était très difficile de calmer ces milliers de jeunes en colère contre la mort d’un de leurs camarades âge de 32 ans. Mamadou Diop a laissé derrière lui, une épouse, deux enfants, une famille révoltée qui ne demande que justice.


Gouvernement-huiliers:l’accord catastrophique/la chronique de Mac

Il est heureux que nous ayons embrassé dans la conversation nationale, cette semaine, le débat sur la campagne de commercialisation de l’arachide. Il est malheureux par contre, que nous ayons abouti à un accord aussi minable, pour clore la discussion. Un président inquiet et un ministre désespéré, tous les deux prêts à signer n’importe quoi pourvu qu’on l’appelle accord, ont visé trop bas. Quelle bizarrerie tactique de négociation, quand on a tous les leviers avec soi ?

 Enfin un accord pour acheter la production arachidière des producteurs sénégalais. Une décision qui intervient après plusieurs semaines de malentendu, entrainant un refus des huiliers de s’impliquer dans la campagne de commercialisation de l’arachide.

Pourquoi autant de tergiversations, de tâtonnements? Quels sont les dessous de cet accord, suivons le regard du journaliste Macoumba Beye de rfm Dakar.

S’il y a un domaine dans lequel le président ne semble pas  grandir  avec  sa fonction, c’est celui de la négociation. Le meilleur consultant, pourrait être, à défaut de Khalifa Sall, Mouhamed Ndao Tyson. L’homme qui a perdu quasiment tous ses combats de la dernière décennie et qui garde un cachet parmi les plus élevés de l’arène.

Dans l’interview de fin d’année qu’il avait accordée à Rfm, le ministre de l’économie m’avait dit qu’il croit que les huiliers peuvent bien acheter le kilo à 200 francs et s’en sortir. Comment en moins d’un mois le gouvernement a été convaincu du contraire alors que rien n’a changé?

Quelle aurait pu être la ligne de négociation du gouvernement ? Faire comprendre à Sunéor qu’une seule goutte d’huile ne sera importée si elle n’achète pas le kilogramme à 200 fcfa. La Sunéor importe 135 mille tonnes d’huile. Ce n’est pas excessif ce serait uniquement leur demander de respecter leur engagement dans le contrat.

Le gouvernement a d’autant plus mal cédé que (Cait),le complexe agro industriel de Touba, pas le moins costaud financièrement, était prêt à démarrer sa campagne avec le kilo à 200 fcfa ,sans un quelconque fonds de soutien. L’accord prévoit presque une prise en charge de tous les frais et même les fluctuations du dollar. Quel excès! Il ne restait qu’à mettre l’armée à leur disposition et leur fournir de la main d’œuvre avec ceux qui sont condamnés à des peines de travaux forcés. Et comme si ça ne suffisait pas le ministère loue leur patriotisme économique.

Et pendant qu’on y est, pourquoi pas les paysans du Niombato dont les cultures ont été submergées par les eaux. Mais pourquoi nom de Dieu on doit garantir avec de l’argent public les opérations d’entreprises privées? Pourquoi leur distribuer des gilets de sauvetage et pas aux quelques 400 entreprises qui ont fait faillite?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais le pire est à venir hélas. Il a été désigné par ses pairs pour conduire les négociations avec l’Union européenne, les plus grands bailleurs du continent. Le président a trop cédé avec les privés. Et il n’apprend pas de ses erreurs, pour peu qu’il les considère comme telles. Il est grand temps qu’il cesse de courber l’échine et montrer qu’il a une véritable colonne vertébrale et qu’au moins par moments il est capable d’y injecter du calcium.


De Paris à Dakar à la recherche d’informations

1 claire le point

photo prise par oafrik  le 18/12/2013

De la France au  Sénégal, une journaliste du ‘ point’ à la recherche  d’informations. Claire Meynial a passé quelques jours dans notre pays pour des reportages sur des sujets aussi devers. Parmi ses sujets, le groupe de presse futur média de l’artiste et ministre conseiller du président de la République Youssou Ndour.

 Un matin du 18 décembre 2013 dans les locaux du centre d’informations des nations unies (cinu) au quartier résidentiel ‘les mamelles Almadies’  Dakar,la jeune journaliste a fait la connaissance de quelques confrères sénégalais.Un exemple du journal le point entre les mains, un sac à dos dans lequel des armes de combat , entendez matériel de reportage, Claire se prépare à descendre sur le terrain.La journée s’annonce déjà pleine pour la jeune journaliste française.Au menu , quelques rendez-vous avec des personnes avec qui , elle doit s’entretenir  pour traiter ses reportages.

L’information n’a  pas de prix, Claire en sait quelquechose : Il faut prendre le taxi, moyen de transport certes cher, mais parfois confortable.A Dakar pour ne se perdre, il est conseillé à tout étranger de voyager de quartier en quartier à l’aide d’un taxi.Les chauffeurs de ces véhicules  maitrisent bien la capitale.Mais attention,  ils n’hésitent pas de doubler le tarif  du trajet lorsqu’ils savent qu’ils ont une personne étrangère à transporter.Contrairement à la France où les taxis compteurs vous indiquent le prix à  payer à la fin du trajet,au Sénégal le tarif varie selon la distance et le client.Claire a certainement découvert cette face de Dakar ,peut qu’elle a aussi noté la ‘Téranga’ (hospitalité sénégalaise  ) , une valeur qui fait la fierté de ce pays de 12 millions d’habitants dirigé depuis mars 2012 par un certain Macky Sall.



Le Sénégal rapatrie ses ressortissants de Centrafrique

photo prise par oafrik 

 Ils sortent un à un de l’avion. A bord 261 passagers : des femmes, des hommes, des jeunes, des enfants. A l’accueil, le président de la République Macky Sall, à ses côtés le premier ministre Aminata Touré et le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur Mankeur Ndiaye.

Les conséquences de la situation actuelle en Centrafrique touchent beaucoup de pays. Le Sénégal n’est pas une exception. Pour éviter le pire, les autorités sénégalaises ont procédé ce mercredi au rapatriement d’une partie de nos compatriotes. C’est vers 19 h 20 que le premier vol est arrivé à  l’aéroport international de Dakar. A bord 261 Sénégalais qui vivaient en Centrafrique. Le Chef de l’Etat lui-même s’est rendu sur place pour les accueillir. Macky Sall a déclaré que ‘toutes les dispositions sont prises pour les assister. Les enfants qui étaient dans des écoles seront réinscrits dans des établissements scolaires sénégalais, les malades seront traités et un appui leur sera octroyé. Mais le  président de la République n’a pas dit ce que le gouvernement va faire pour la réinsertion socioprofessionnelle des adultes qui travaillent. Pour le moment ils ont tous été emmenés dans un hangar à l’aéroport où ils passent la nuit en attendant d’être acheminés vers leur secteur d’origine.

Peu après leur arrivée, les rapatriés ont remercié le chef de l’Etat, mais ils estiment que Macky Sall doit continuer sur cette lancée puisque beaucoup d’autres Sénégalais attendent de regagner le pays et que  la vie de ceux qui sont restés en RCA est en danger. Il urge de les évacuer sinon ils seront tués.

Selon de nombreux témoignages : « La situation à Bangui est horrible. Ils tuent des gens à coups de machettes. Chrétiens et musulmans sont attaqués. Tout le monde est ciblé. Certains sont même égorgés au vu et su des forces françaises. Nous ne comprenons pas pourquoi les soldats ne réagissent parfois quand des personnes attaquées’ se plaignent. »

Arame Fall, avocate stagiaire au barreau de Bangui a été obligée de se réfugier au consulat du  Sénégal à Bangui, elle affirme : « Beaucoup de biens ont été volés. Ma maison  a été incendiée 48 heures avant notre rapatriement. Ils m’ont tout volé ».

Aujourd’hui que nos compatriotes sont revenus, ils attendent maintenant un appui des autorités, car ils disent avoir perdu tous les biens. A leur arrivée à Dakar, certains sont malades , d’autres traumatisés. C’est ce qui explique d’ailleurs la présence de quelques ambulances mobilisées pour leur évacuation dans les structures sanitaires.

Ce jeudi un autre vol est attendu, car 161 personnes ont déjà exprimé leur désir de rentrer au Sénégal.

 

 

 

 


Dakar/accusation contre le chef de l’Etat: des preuves ou la prison

Archive

La nouvelle est tombée ce lundi aux environs de 19h40. Le président directeur général du groupe de presse walfadjri est en garde à vue à la section recherche de la gendarmerie de Colobane. C’est sa deuxième convocation, la première été annulée vendredi dernier. Le patron du groupe walfadjri a été auditionné suite à sa déclaration dans une émission diffusée par sa télévision.Il avait accusé le chef de l’Etat d’être enrichi d’une manière illicite.

 Le Sénégal est un pays où tout est à l’envers, presque rien ne marche, les populations souffrent, au même moment  le régime en place est aux anges.  Macky ‘le Riche’ la morale et la probité sont piétinées, la stupidité et l’arriération sont applaudies et mises en exergue ‘ces propos sont entre autres prononcés par le président directeur général du groupe walfadjri.Le patron de Walfadjri  n’a pas raté Macky Sall en l’accusant du délit d’enrichissement illicite et qu’il détient des preuves de toutes ses déclarations. Le chef de l’Etat n’a pas jusqu’ici sorti un mot sur ces accusations, ni son premier ministre, contrairement  au  garde des sceaux, ministre de la justice, Sidiki  Kaba en visite à Tambacounda a déclaré qu’une enquête a été ouverte sans entrer dans les détails.  

 Ce que risque le patron du groupe walfadjri

Sidy Lamine Niasse a commis trois infractions qui doivent être punies, selon le Pr Mody Gadiaga de la faculté de droits et de sciences politiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar cité par le site Mourides. info « Il a commis le délit d’offense au Chef de l’Etat qui est une institution, le délit de diffusion de fausses nouvelles de nature à compromettre la sécurité publique, à saper le moral des populations et à jeter le discrédit sur les institutions de la République. Et enfin il a commis le délit d’atteinte à la sécurité publique, délit voisin selon l’Article 80 » explique le professeur  sur le plateau de la télévision publique.

Première sanction

Dès la diffusion  en ligne, annonçant la rediffusion  de l’émission « sortie » objet de la polémique, le procureur de la république a convoqué Sidy Lamine Niasse puis annulé sa convocation. Quant au CNRA (conseil national de régulation de l’audiovisuel dirigé par Babacar Touré, il a  interdit la diffusion sur Walf tv et Walf fm

Des questions sans réponses

Pourquoi le patron du groupe walfadjri n’a pas voulu emmener les preuves qu’il déclare avoir détenu ?pourquoi a –il refusé de copter des avocats pour le défendre ?voila des questions sans réponses .Selon un de ses collaborateurs Abdourahmane Camara le premier à échanger avec monsieur Niass après la notification de la garde à vue , le mis en cause a considéré cette affaire comme un dossier politique. C’est ce qui explique dit-il son refus de répondre aux questions et de chercher des conseils.