Joe Marone

Ucad:Quand les idées laissent la place à la violence physique

photo oafrik

La série de violence notée depuis quelques semaines à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar inquiète tous. Enseignants, parents, administration sont interpellés. Jeudi, dernier les affrontements entre un groupe d’étudiants et des agents en charge de la sécurité de l’ucad ont fait des blessés graves.Certains ont reçu des coups de couteau ou des gourdins, d’autres des pierres , des vitres cassées ou des coups de poing. Ces affrontements se sont déroulés au rectorat.Les étudiants ont manifesté pour rejeter le montant  de 25000 fcfa fixé par les autorités pour s’inscrire à l’université ;une inscription qu’il faut faire en ligne.Les étudiants qui non seulement ont trouvé cher ce montant mais ils ont aussi souligné que tout le monde ne peut faire cette faire cette inscription puisque ceux qui habitent dans les villages, c’est à dire les zones les plus reculées n’ont pas accès à l’internet.Cette thèse a été soutenue hier vendredi par le syndicat autonome de l’enseignement supérieur le saes qui a laissé entendre que le fichier en question n’est pas du tout fiable. Selon son secrétaire général Seydi Ababacar Ndiaye, les autorités doivent suspendre la mesure en attendant de trouver d’autres solutions. Le saes a par la même occasion déploré les saccages qui ont eu lieu dans le campus. Les syndicalistes pensent que la violence n’a pas sa place dans ce temple du savoir.


Université de Dakar: plusieurs blessés et arrestations

 

photo archive

Le ministre de l’enseignement supérieur Mary Teuw Niane en haut à gauche.

La décision  a été prise ce jeudi  21 novembre 2013. L ‘assemblée de l’université a demandé au rectorat  de porter plainte contre des étudiants auteurs des troubles. Des troubles qui ont perturbé le travail du personnel de l’université.
 

Le rectorat  dit regretter les dégâts causés par la manifestation  d’un groupe d’étudiants.Jeudi matin des groupuscules d’étudiants organisés, puissamment armés de machettes, de gourdins, de couteaux, de haches, de gaz asphyxiants, ont  exprimé leur colère dans les facultés. Cette manifestation visait à s’opposer  à  l’augmentation  des droits d’inscription des nouveaux bacheliers. Pour s’inscrire, il faut désormais débourser 25000 f cfa selon les autorités  en charge de l’enseignement supérieur .La mesure annoncée depuis plusieurs mois, a mis  les étudiants dans tous leurs états .Ces derniers ont investi hier les bureaux des scolarités des Facultés pour bloquer le déroulement des inscriptions, qui jusque là, se poursuivaient normalement. Ils ont intimé l’ordre aux agents en service de fermer sans délai leurs guichets. Ceux-ci, décidés à préserver la marche du service public et, avec l’assistance des agents chargés d’assurer la surveillance et la protection des biens de l’institution, se sont opposés à leur volonté. Les contestataires  se sont alors dirigés sur le Rectorat qu’ils ont littéralement saccagé. Quelques blessés  des deux cotés ont été notés, des vitrines  brisées, des voitures en stationnement saccagées. Certains étudiants, déjà  identifiés comme meneurs, ont été pris et mis à la disposition des forces de l’ordre. D’autres seront traduits, dans les meilleurs délais, devant la Commission de discipline selon un communiqué.

  L’Assemblée de l’Université, réunie en formation restreinte élargie aux partenaires sociaux, a demandé au recteur de porter plainte, les étudiants eux, ont promis de poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que  les autorités reviennent sur  leur décision.


Qui ne veut pas franchir cette porte?

Photo prise par Oafrik (Dk juillet 2013)

Derrière cette porte se trouve le palais de la République. Premier président du Sénégal indépendant, Léopold Sédar Senghor y a habité. Abdou diouf y a séjourné avant de laisser la place à Me Abdoulaye Wade, qui a son tour a cédé le fauteuil à Macky Sall. Ce dernier est à la tête du pays avoir après gagné la présidentielle de 2012, avec plus de 65 % des suffrages.

Macky Sall dans un discours exprimé lors de sa prise de fonction avait précisé qu’il aller ramener son mandat à 5 ans en lieu et place de 7 ans. En 2017, il devra mettre le poste en compétition. Après lui, à qui le tour ? En tout cas, beaucoup d’hommes politiques veulent franchir cette porte et occuper le fauteuil présidentiel. Certains à l’image de l’ancien premier ministre Idrissa Seck l’ont déjà exprimé publiquement, d’autres pour le moment cachent leurs ambitions. C’est dire que presque tous hommes politiques sénégalais veulent au moins diriger un jour le pays.

Mais ce qui dérange bon nombre de Sénégalais, c’est l’attitude parfois ingrate de certains dirigeants. Ils font des promesses qui n’ont aucune chance de figurer dans un quelconque programme de gouvernement. Ils promettent le ciel et la terre à la veille de l’élection, mais une fois élus, ils tournent le dos aux électeurs. Ceci me pousse à dire que derrière cette porte, il faut un vrai patriote, un vrai sénégalais admirable de dignité, de respect de la parole donnée et du bien commun, en somme en vrai chef d’État qui ne se sert pas du Sénégal mais le sert…

L’actuel locataire du palais pour sa part lutte contre la traque aux biens mal acquis, invite les Sénégalais au respect du drapeau national  entre autres. Ces actes posés sont certes salués, mais ce qui fait rire ou qui est même bizarre, c’est que des gens dont la gestion dans le passé est épinglée par la Cour des comptes ( rapports 2010 et 2011, publiés en début du mois de novembre (2013),  font partie de l’entourage du premier sénégalais…


Le voyage sans retour de deux sénégalais

 

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Fin de voyage  de deux sénégalais

 Leur voyage s’arrête au Maroc. Mamadou Thiam et Abdou Ndiaye ne reviendront plus au Sénégal. Ces deux immigrés sénégalais sont morts noyés il y a un mois au large des côtes marocaines. Leurs parents restent introuvables, le consul général du Sénégal au Maroc a décidé de les faire inhumer au royaume chérifien.

« Les familles  sont vivement recherchées pour le rapatriement des corps, malheureusement, elles restent introuvables. Nous sommes obligés de les faire enterrer ici au Maroc. Les autorités sénégalaises nous ont donné l’autorisation. Il reste maintenant à payer et ça coute  cher pour inhumer un étranger au Maroc » soutient Tidiane Sall. Le consul général du Sénégal  Maroc s’exprimait sur les ondes de la Rfm une radio privée à Dakar. Ce dernier d’ajouter  que l’un des corps, celui de Abdou Ndiaye, a été retrouvé il y a un mois sur une  plage. Les corps ont été identifiés grâce à leur passeport mais leur état ne permet  pas des manipulations. Ces deux corps sans vie viennent s’ajouter à la liste macabre de sénégalais morts à l’étranger.Certains sont tués, d’autres laissent leur vie en mer au cours d’un voyage illégal.



Sénégal vs Cote d’ivoire:Alain Giresse échoue à son examen

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Photo prise par Oafrik

Le Sénégal rate encore un rendez -vous international. Les lions qui ont  dominé les éléphants de la Cote d’ivoire  en première  et deuxième mi-temps  n’ont pas pu reuissi  .Ils avaient besoin de deux buts pour se qualifier et aller à la coupe du monde de 2014 au Brésil.Aujourd’hui  le rêve est brisé.Ont -ils bien joué ou y a t-il des insuffisances de la part de l’entraineur français? C’est là la question  qui attend une réponse. Mais ce qui est clair , ce qu’ Alain Giresse a échoué à son examen de passage.Le Sénégal depuis 2002, n’a pas participé à une coupe du monde.Cette  défaite a  mis beaucoup de sénégalais dans la tristesse la plus totale. L’international sénégalais Kalidou Fadiga ne croyait même pas à une qualification des lions.Dans une déclaration faite à Mbour ( 80 km de Dakar ) l’ancien international , de la génération de 2002 avait souhaité beaucoup de courage à l’équipe nationale sénégalaise de football  mais il n’était convaincu de sa  qualification .Il avait peut -être raison comme d’autres d’ailleurs.

 

 

 

 

 


Sénégal / Saint-Louis / Les enfants de la rue : Un drame social

enfants de la rue saint- louis

Vous avez certainement entendu parler des enfants de la rue, mais certainement beaucoup ignorent leurs conditions de vie .Le cas à Saint -Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française peut être considéré comme un drame social. Ici, il ya une réalité, celle de la montée de la violence, de l’exclusion, de la délinquance entre autres. Ils sont des centaines d’enfants bravant toutes les rues au risque de leur vie pour survivre. Ameth est un enfant qui vit à St-louis Il est âgé d’une vingtaine d’années. « Mon père est ancien militaire. Je reste plusieurs jours sans rentrer à la maison. Je fréquente le quai de pêche de Diamalaye pour faire du business. »Ce business, c’est la vente de drogue, le vol, l’agression .C’est la rue qui fabrique des garçons comme Ameth : Sales, pieds nus, habillés en haillons, la tête souvent recouverte de sable, des plaies sur quelques parties du corps, ces enfants vivent dans une extrême misère. Ils passent le plus de leur, temps à Diamalaye un quai de pêche; Ce lieu est privilégié par ces fugueurs. Ils aident au déchargement du poisson, récurrent les coques de pirogue, balaient les huttes occupées par des femmes commerçantes. Ces enfants partent souvent en mer avec des adultes pécheurs, pourtant conscients de la situation mais sans solution. Le président du comité de quai de pèche s’appelle Abdou Aziz Mboup. Il explique «ces gosses viennent ici, au début, ils volent du poisson qu’ils revendent, avec cet argent, ils tentent de vivre, malheureusement, certains ont perdu la vie. En moins de 08 ans, prés de dix enfants sont morts en mer. Ils ne pouvaient pas nager. C’est la triste réalité .Ce sont des enfants sans famille, ou sépares de leurs famille qu’ils ont perdu de vue. C’est le cas de ce jeune guinéen de 14 ans. Il a été emmené par un ami de son père. Depuis lors, il n’a pas revu son tuteur, et pire, il ne sait plus où il habite en Guinée. « je préfère rester ici à Saint-Louis, vivre dans la rue que de retourner dans mon pays. Je ne connais pas mes parents, si je retourne je risque d’être très malheureux, a t-il confié. Aemo (action éducative en milieu ouvert a dénombré au premier semestre de l’année 2009, une trentaine d’enfants en conflit en la loi. Ils sont poursuivis pour divers délits : Vols, agressions, viols, meurtre. Face à ce drame social, faut-il se taire ?


Suisse: Les demandeurs d’asile ne sont pas au bout du tunnel

demandeurs d'asile suisse 228600 immigrés selon certains, 28630 selon d’autres, ont fait une demande d’asile en Suisse en 2012.L’immense majorité ne l’obtiendra pas. Placés en foyer ou en prison administrative rien n’est fait par les autorités helvètes pour rendre le séjour des requérants agréable, bien au contraire,le but , qu’ils n’aient pas envie de rester. Les conditions de vie sont dures pour des gens au passé souvent déjà douloureux.

Le point de départ pour tout requérant en Suisse romande c’est le centre d’enregistrement de Vallorbe. On y fait sa demande d’Asile. Au quotidien il n’y a quasiment rien à faire pour les clandestins,mis à part dans un petit local où ils convergent tous. Nous sommes  au  Siège de l’association œcuménique pour les requérants,l’ARAVOH Jacques-André Gallant, le secrétaire de l’association explique, le travail n’est pas facile mais « nous tentons d’apporter  de l’humanité . Ces demandeurs d’Asile ont besoin de soutien et d’assistance ». Les autorités suisses trainent les pieds, des structures comme Agora ,gardent une oreille attentive à l’endroit  des demandeurs d’Asile.


Ces vieux migrants africains piégés par la France

Ces migrants  africains arrivés en France lors de la Deuxième Guerre mondiale, certains dans les années 1960 et 1970 sont aujourd’hui sans famille. La plupart ont décidé d’y rester, mais ils ne cessent  pas  de se souvenir des bons moments passés dans le vieux continent.

Nous en avons trouvé quelques-uns à Adoma, un foyer social situé à Vaulx-en-Velin dans le Grand Lyon. Une dizaine d’hommes aux cheveux blancs bavardent autour d’un café.Abdoulaye Ndiaye, Sénégalais âgé de 86ans parle avec fierté du service qu’il a rendu à la France lors de la guerre d’Indochine.Il se désole par ailleurs de l’oubli dont il est victime. »la France nous a oubliés, nous les tirailleurs africains. Pour preuve, je cours depuis mon arrivée en France, il y a plusieurs années derrière une naturalisation. Les autorités françaises ont refusé. Les autorités m’ont demandé d’emmener ma famille si je veux avoir une naturalisation et elles savent que je n’ai pas les moyens de faire venir ma famille jusqu’ici en France. Je n’ai pas non plus la possibilité de  la nourrir. C’est dommage vraiment « .

Ce 3e âge ,des migrants africains vivant en France veulent pour la plupart rentrer dans leur pays d’origine mais problème ! Auront -ils une prise en charge comme ils en  obtiennent  en France ?

Abdoulaye Ndiaye n’est pas un cas isolé. Diallo Abdoul est un ancien combattant d’origine guinéenne. »J’aimerais rentrer au pays, murmure-t-il en sirotant un café, mais ça n’est pas possible pour l’instant, ça me coûterait trop cher. Déjà, on m’a coupé ma pension retraite, de vieillesse. On m’a même demandé de rembourser 1000 euros puisque disent les autorités françaises, je suis resté en Guinée pendant plus de 200 jours, et on me dit que la loi rejette cela, se plaint le vieux  Diallo. Il ajoute que depuis quelques mois , il ne perçoit plus sa pension d’ancien combattant qui était de 300 euros.