paternekraidi

DJ Arafat a tiré sa révérence, molo molo pour ses obsèques

DJ Arafat a rendu l’âme le lundi 12 août 2019 à la suite d’un accident. Du vendredi 30 au samedi 31 Août 2019 se dérouleront ses obsèques dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Face à la grande affluence des fans, nous lançons un appel à tous les chinois à cultiver un esprit de discipline.

J’ai décidé de partager ma modeste réflexion dans l’organisation des obsèques d’Arafat Dj à tous les chinois, les fans du Daïshikan, le roi du coupé décalé, le Yôrôbô, le commandant Zabra. Le départ prématuré d’un être humain fait mal et même très mal. Les images des personnes en pleurs démontrent l’amour de la jeunesse pour cet artiste émérite.

Aujourd’hui, nous savons que la jeunesse partout dans le monde lors des grands évènements, lorsqu’elle se retrouve en extase fait preuve d’indiscipline. En France, en Algérie, en Chine et les Ivoiriens sombrent aussi très souvent. Tous les chinois rêvaient d’un grand hommage dans un grand espace puisque ce sont des millions de fans à travers le monde. L’Etat ivoirien a accepté d’offrir le Stade Félicia. Le monde, il y en aura au-delà des 35 000 places du stade…

Quelles que soient les mesures de sécurité adoptées, seule la discipline garantit leur efficacité. Or les actes de vandalisme sont provoqués par l’excès de l’alcool, la drogue, le désir de dérober. La place Ficgayo a été le théâtre de vols et de casses lors des obsèques de Dezy Champion. Récemment, le FEMUA 2019 à l’INJS a fleuré la catastrophe. Il a fallu la ténacité d’Asalfo pour ramener les esprits échauffés. Le 29 mars 2009 lors de la rencontre Côte d’Ivoire –Malawi, 19 supporters ont perdu la vie lors d’une bousculade en forçant le passage. A la veille du nouvel an 2013, une soixantaine de personnes venues assister au lancement des feux d’artifices n’ont pas goûté à la nouvelle année.

De ma position je ne suis pas le plus parfait de ce monde mais en tant qu’homme de média, nous avons mission de rappeler les faits passés afin qu’ils ne se reproduisent plus. J’interpelle mes frères et sœurs chinois à adopter un esprit de calme et de discipline. Si le stade est plein, des écrans géants ont été prévus autour du stade. Contente-toi de ça. Respecte scrupuleusement les ordres des forces de défense et de sécurité.  J’espère qu’aucun point d’alcool ne sera installé aux alentours du stade. C’est de là que partent la tentation.

Pour finir, rien n’est impossible à Dieu, Maître de tout. Les leaders religieux doivent porter en prière ces moments à Dieu.


Les aires protégées en Côte d’Ivoire, poumons de la biodiversité

La Côte d’Ivoire est dotée d’un patrimoine riche et diversifié dans le domaine de la biodiversité. Les aires protégées ont permis de conserver ce patrimoine depuis plusieurs décennies, ici nous vous présentons leur importance et la liste des aires protégées. Trois d’entre elles sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. Les chiffres indiquent 232 espèces de mammifères, 712 espèces d’oiseaux, 134 espèces de reptiles et plus de 4 800 espèces de la flore forestière ouest-africaine.

Parc national du Banco – image Flickr de Carsten ten Brink CC

Une aire protégée (AP) est, selon la définition de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), « un espace géographique clairement défini, reconnu, dédié et géré, par des moyens légaux ou autres, afin de favoriser la conservation à long terme de la nature et des services éco-systémiques et des valeurs culturelles qui y sont liés ». A ce titre, elle assure la pérennité des spécimens de faune et de flore, la conservation durable de la biodiversité au profit des populations actuelles et des générations futures. Elle fournit un grand nombre de services éco-systémiques bénéfiques aux populations, parmi lesquels : la recharge de la nappe phréatique, la production d’oxygène grâce à la photosynthèse des végétaux, l’absorption ou la séquestration du carbone, réduisant ainsi les gaz à effet de serre, l’offre d’un cadre d’activités sportives, d’écotourisme et de récréation du public, la préservation des valeurs culturelles et cultuelles, etc.

Créé par le décret N° 2002-359 du 24 Juillet 2002, l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR), structure sous tutelle du ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MINEDD) a pour objectif de préserver et valoriser un échantillon représentatif de la diversité biologique nationale, et maintenir les processus écologiques dans les aires protégées de façon durable. Cet objectif découle du programme cadre de gestion des aires protégées (PCGAP) identifié en 1996 suite à un bilan-diagnostic du secteur des parcs nationaux et réserves naturelles de Côte d’Ivoire.

Près de la rivière Comoé – CC

Plusieurs initiatives sont mises en place pour soutenir l’OIPR dans ses actions. Le projet de protection de la biodiversité du parc national de la Comoé, le projet de gestion intégrée des aires protégées de Côte d’Ivoire (PROGIAP-CI).  La Côte d’Ivoire n’est pas en marge des opportunités d’envergure internationale. C’est le cas du programme BIOPAMA (programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées).

Il porte sur l’acquisition d’équipement et de réhabilitation d’infrastructures du parc national de la Comoé (Nord de la Côte d’Ivoire). Il assure également le financement des actions de surveillance et de suivi écologique pour une meilleure sauvegarde de la faune et de la flore du parc. Le projet de gestion intégrée des aires protégées de Côte d’Ivoire (PROGIAP-CI) avec pour site pilote le Parc national du Banco (Sud de la Côte d’Ivoire). Ce projet vise l’aménagement et la valorisation touristique du parc national du Banco. Dans ce cadre, des aménagements sont réalisés avec la réhabilitation des pistes, l’acquisition d’équipements divers et le développement d’activités en faveur des populations riveraines.

Parmi, les sites naturels, trois d’entre eux sont inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité. il s’agit du parc national de la Comoé (1983), le parc national de Taï (1982), la réserve naturelle intégrale du mont Nimba (1981,1982).

Plus bas, la liste des parcs nationaux et réserves naturelles.

Parc national TaÏ – CC

PATRIMOINE NATUREL

Un réseau de 14 aires protégées

  • 8 parcs nationaux (1 732 100 ha)

-Parc national de la Comoé

-Parc national de Taï

-Parc national de la Marahoué

-Parc national du Mont Péko

-Parc national d’Azagny

-Parc national du Mont Sangbé

-Parc national du Banco

-Parc national des Îles Ehotilé

  • 4 réserves partielles (236 130 ha)

-Réserve du haut Bandama

-Réserve de faune d’Abokouamékro

-Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba

-Réserve de Lamto

  • 1 réserve intégrale
  • 1 réserve scientifique

2 100 000 ha soit 6,5% du territoire national

Parmi ces aires protégées :

  • 2 Réserves de Biosphère (PNTaï, PN Comoé)
  • 3 sites du Patrimoine Mondial (PNTaï, RN Nimba, PNComoé)
  • 1 site RAMSAR (PN Azagny).

Potentiel biologique

  • 232 espèces de mammifères
  • 712 espèces d’oiseaux
  • 134 espèces de reptiles
  • Plus de 4 800 espèces de la flore forestière ouest-africaine

En somme, la stratégie de protection et de gestion participative des parcs nationaux et des réserves naturelles accorde une place prépondérante aux mesures riveraines, à savoir l’ensemble des initiatives visant à susciter l’autopromotion et le développement local au sein des communautés vivant à la périphérie de nos aires protégées.

 


L’Apôtre Professeur TCHOTCHE Mel Félix fait la promotion du Bonheur partagé dans cinq livres

Djorogobité 2 (Abidjan-Cocody), au siège de l’Eglise Harriste, l’Apôtre Professeur TCHOTCHE Mel Félix, le président, a procédé à la dédicace de cinq œuvres. C’était en présence de TRAORE Sékou, représentant d’ Amazon en Afrique, en charge des pays francophones et anglophones avec pour siège au Burkina-Faso, le représentant d’Harmattan Côte d’Ivoire, plusieurs invités et la communauté harriste.
Cinq livres spiritualo-religieux à dimension sociale et fondés sur le Bonheur Partagé, c’est ce qui ressort des résumés de ces bibliothèques laissés à la génération future par l’écrivain émérite. Cela fait plusieurs décennies que certains de ces manuscrits ont été produits. Il a fallu attendre 2018 pour qu’ils soient édités à compte d’auteur sur le site du géant américain  »Amazon ». Aujourd’hui avec Harmattan Côte d’Ivoire, les ouvrages sont disponibles sur les bords de la lagune ébrié (Abidjan).

série de dédicace. CP: Kraidi Paterne

« Ma Marche avec Israël, une Grâce pour le Bonheur Partagé, Belle épopée du Silence Spirituel, Espérance pour une Afrique au Bonheur Partagé, L’Ultime Alliance ou la Pâque Nègre, Building sur Fondation de Sable », ce sont les cinq ouvrages de celui qu’on appelle le miraculé de la parole, TCHOTCHE Mel Félix. Plusieurs sujets touchant les domaines de la vie sont abordés et ont un caractère autobiographique. L’auteur veut faire comprendre à ses lecteurs le mystère de l’Amour de DIEU en ces moments eschatologiques. Pour lui c’est un leg de son patrimoine spirituel . Pétri de savoir, il affirme que sa plume n’est que pure grâce de DIEU.  » j’écris mes livres sans brouillon, sans manger pendant des jours », clame t-il. Les ouvrages de l’auteur se joignent à ces milliards de manuscrits écrits dans ce monde pour montrer à l’homme et à l’Afrique qu’il n’est pas  »un voyageur sans bagage ».  » Dans le cadre de  »Ma Marche avec Israël, une Grâce pour le Bonheur Partagé  », je décide de me pencher avec tout mon cœur heureux sur la dimension de la réalité de mon rapport à Israël dans les temps et les espaces programmés par DIEU, mon Créateur qui est Amour. Je vous en recommande non seulement la lecture et la méditation de foi, mais aussi et surtout d’en manger la substance foncière qui redonne courage, patience, espérance et comme cerise sur le gâteau, la Vie en abondance. »
Alors, de quoi souffre l’Afrique pour qu’elle végète aussi pernicieusement ? , la réponse se trouve dans  »Espérance pour une Afrique au Bonheur Partagé  ». Un bijou selon certains lecteurs qui retrouvent en ce livre la solution pour soigner l’Afrique sombrant dans ses maux.

L’auteur laisse un message à une lectrice. CP: Kraidi Paterne

Biographie de l’Auteur
TCHOTCHE MEL FELIX né en 1945 à Dimbokro, a eu la grâce du Divin Créateur de recouvrer la parole à l’âge de 06 ans, de recevoir son premier message d’En Haut : ‘’Caoutchouc’’, tremplin pour sauter le CP1, d’être appelé dès l’âge de 10 ans à conduire de grands adultes à rechercher DIEU, et finalement à connaître une vie de Bonheur Partagé. Enseignant et Educateur du cycle primaire au cycle supérieur, l’expérience anticonformiste et extraordinaire de son destin l’a amené à grimper parallèlement les marches cognitives et professionnelles. Il est nanti d’un DUT en Psychologie Appliquée et Psychotechnique et d’un D.C.P (Diplôme de Conseiller Psychologique), d’une Licence en Science de l’Education de l’Université de Caen (France), d’un Doctorat en Théologie de l’Association des Théologiens d’Afrique dont il est le Vice-Président. Au Plan de l’enseignement : Il a concomitamment occupé les fonctions de professeur de Musique, d’Histoire-Géographie, de Français des Lycées et Collège, de Professeur de Psycho Pédagogie des CAFOP Supérieurs, de Psychologie et de Psycho Pédagogie des Inspecteurs d’Enseignement Primaire, de Professeur des Sciences de l’Education pour réformer des Professeurs Certifiés de l’ENS (Ecole Normale Supérieure d’Abidjan),… Au Plan de la Direction Centrale, Il a servi à la Direction de l’Enseignement Primaire et de la Télé Educative, à la Direction de l’Action culturelle, au cabinet du Ministère des affaires Culturelles ; de la Jeunesse et des sports… Il est conférencier national et international traitant de sujets d’ordre spirituel, social, socio-économique, social, environnemental, anthropo-historique, théologiques, etc. TCHOTCHE MEL Félix, Apôtre du CHRIST, est un serviteur de DIEU engagé à défendre les choses de JÉSUS-CHRIST pour le Royaume des cieux. Sa détermination et sa passion pour CHRIST lui ont valu des persécutions dont la prison qui représente pour lui un tremplin pour le Salut.
Je vous laisse déguster quelques extraits des œuvres mais n’oubliez pas de vous en procurer.
« Les nombreux, horribles et morbides clichés que nous offre de voir et de vivre, non seulement les médias mais également le vécu quotidien en Afrique et dans le reste du Monde, me conduisent à pratiquer, dans un paradoxe saisissant fait à la fois de grande douleur et d’indestructible sentiment de confiance et d’espérance, l’Afrique en agonie profonde. »
 »Espérance pour une Afrique au Bonheur Partagé »
»En fait, dès mon tout jeune âge c’est-à-dire dans les années 1950, j’entendais parler d’Israël dans le milieu chrétien dans lequel je baignais. Alors Israël me paraissait clairement à l’esprit n’être pas sur la terre mais au ciel avec, déjà célèbres pour moi, ses villes que sont : Bethléem, Nazareth et Jérusalem. Aussi, cette perception des choses me donnait-elle de penser pouvoir un jour me retrouver là haut pour y vivre dans la joie avec DIEU »
 »Ma Marche avec Israël, une Grâce pour le Bonheur Partagé  »


Le Climackathon 2018 a dévoilé les efforts de la Côte d’Ivoire dans la lutte contre les changements climatiques tout en laissant d’énormes solutions pour d’autres défis


les panélistes en plein débat CP: Climackathon

Les effets du changement climatique ne laissent personne indifférent. A cet effet, l’Agence Française de Développement (AFD) a organisé la 2ème édition du Climackathon les 27 et 28 septembre 2018. Retour sur les activités.

Tout est parti de la plateforme en ligne www.climackathon.org sur laquelle plusieurs communicants, spécialistes, éco citoyens et bien d’autres acteurs ont contribué sur divers sujets concernant les changements climatiques. Pour cette édition les réflexions ont tourné autour du thème : La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques: Etat des lieux et Solutions ».

Que nous dit l’AFD dans son apport sur la thématique

Emmanuel Deboise Directeur AFD Côte d’Ivoire CP: Climackathon

Organisateur principal de ce merveilleux projet, L’AFD est très bien impliqué dans la préservation d’un environnement sain. Selon Emmanuel Deboise ,Directeur de l’ AFD Abidjan, les financements de l’institution financière française visent à renforcer la stratégie bas carbone. Les pays partenaires à l’AFD peuvent bien témoigner de ce fait. Au titre de l’année 2017. L’ AFD a déployé 5 milliards  de FCFA pour sa stratégie climat. Les initiatives se perçoivent dans les énergies renouvelables, transports urbains collectifs, préservation de la biodiversité etc.

La Côte d’Ivoire n’affirmera pas de si tôt qu’elle est mal logée au niveau des aides financières de l’Agence Française de Développement. C’est le C2D qui fait sa force. Les 5 ans ont été célébrés récemment. Carole Piquet, chargé de programme a égrené un certain nombre d’actions en lien avec le climat. Les ressources du C2D (Contrat de Désendettement et de Développement) servent à des projets de préservation des aires protégées en Cote d’Ivoire. Il faut citer le Parc d’Assagny, le parc du mont Sangbé. Et ce par le biais de la fondation des parcs et réserves qui oeuvre en étroite collaboration avec l’AFD. Le C2D a financé également une cartographie des ressources naturelles de la Côte d’Ivoire. Les raisons se résument à doter le pays de données fiables afin de relever les défis. La stratégie Redd+ se peaufine comme étant un outil puissant qui appuie les Ministères de l’Environnement et du Développement Durable et des Eaux et forêts dans le suivi de la déforestation.

Des Avancées notables en Côte d’Ivoire

Marc Daubrey, Spécialiste du climat CP: Climackathon

Marc Daubrey spécialiste du climat a apporté des éclaircissements sur l’état des lieux. Le gouvernent a réglementé le cadre institutionnel de la lutte contre les changements climatiques en se dotant d’une direction de lutte contre celle-ci. Elle déploie plusieurs stratégies pour contrer la menace. Notamment l’élaboration d’une loi en ce moment sur la thématique.

Marc Daubrey précise aussi que beaucoup reste à faire. Il suggère une commission nationale rattachée à la primature ainsi qu’un fonds dédié à la lutte contre le réchauffement climatique. Il a ajouté l’utilisation des Tics comme outil d’alerte précoce pour suivre les phénomènes.

 »S’adapter, Atténuer, quelles solutions? »

Le 28 Septembre 2018,  ce thème a été l’objet d’un panel très enrichissant. Six panélistes d’horizons divers ont débattu sur l’avenir de la planète. Il s’agit de Jean Paul Lorng, Directeur du Département Cultures Annuelles et Ressources Animales du Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA), Nesmon de Laure, journaliste et vice-présidente de Media for change, Dr Dje Kouakou Bernard de la Sodexam, Andy Costa , président de My dream for Africa, Romuald Vaudry, forestier, et Kouassi Edouard Ingénieur en environnement.

Au cours des échanges de pertinentes résolutions ont été formulées. Pour Dr Kouakou le climat c’est notre vie, il prend en compte plusieurs secteurs à savoir l’eau, l’air, les sols qui sont en interdépendance. Quand à Andy Costa, la vie se résume à un vélo. Si tu ne pédales pas tu ne peux pas avancer. Il s’appuie aussi sur les étudiants à qui il veut inculquer cette notion du vélo. Ceux-ci futurs cadres du pays pourront imposer leurs visions qui va sans doute réduire les gaz à effet de serre.

Si les médias ivoiriens militent pour la sauvegarde de l’environnement, Media for change occupe une place prépondérante. Nesmon De laure a relaté des actions éco citoyennes menées par son staff à l’intérieur du pays. Cet exemple de proximité s’il s’est amplifié dans les médias , le changement sera une réalité.

Les participants au Climackaton ont aussi apporté des solutions pour enrichir le débat. Ils appellent à un leadership fort des dirigeants pour influencer les décisions. Mais aussi une oreille attentive de la société civile, c’est l’un des objectifs primordiaux de l’AFD.

Rideau sur la 2ème édition.

En route pour la 3ème édition.


Le Climachakton 2018 se penche sur les solutions idoines pour atténuer le réchauffement climatique en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire s’est engagée à réduire de 28% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Cette ambition capitale est appropriée par tous les acteurs œuvrant sur son territoire et au delà de ses frontières. En marge de la Semaine du Climat dénommée  »New York Climate Week (24-30 Septembre), l’Agence Française de Développement (AFD) va mobiliser à Abidjan plus de 300 communicants (journalistes, influenceurs, éco citoyens) spécialistes du climat à l’occasion de la 2ème édition du Climachakton.

A cet effet deux jours sont consacrés (27 et 28 septembre) pour contribuer et débattre en vue d’apporter des solutions pertinentes pour sauver la planète. La journée du 27 Septembre 2018 sera de tout repos sur la plate en forme en ligne  (www.climackathon.org) . Les productions et contributions seront publiées. Ouvertes à tous , des témoignages, reportages, opinions, solutions ou initiatives en faveur du climat seront relayés sur les réseaux sociaux avec le hashtag #Climackathon.

Pour cette deuxième initiative l’AFD a opté pour thème : « La Côte d’Ivoire face aux changements climatiques, Etat des lieux et solutions ». 

Quelle est la situation actuelle en Côte d’Ivoire ? Qui fait quoi pour contrer ou atténuer les effets du changement climatique ? . Ce thème suscite plusieurs interrogations, des réflexions, des bilans… Les réponses seront données la journée du vendredi 28 Septembre 2018 au cours d’une conférence ainsi que des panels avec d’éminents sommités du climat.

Pour rappel en 2017, la première édition du Climackathon a réuni 200 acteurs des médias et organisations de lutte contre le réchauffement climatique.

Partenaire de la Côte d’Ivoire depuis 1949, l’AFD accompagne les transitions du pays et les programmes mis en œuvre par l’État ivoirien pour une croissance durable et inclusive. Ce qui inclue conformément à ses engagements, une totale « éco-implication ». Depuis 2012, son soutien s’inscrit principalement dans le cadre du Contrat de désendettement et de développement (C2D). D’autres outils sont déployés : subventions, prêts à l’Etat et aux entreprises publiques, garanties aux banques, assistance technique et dialogue stratégique. Actions auxquelles s’ajoutent celles de Proparco, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé. Au total, l’AFD a engagé près de 2,8 milliards d’euros depuis 2011.

 

 


L’intérêt d’un ministère de la Ville en Côte d’Ivoire

Ceci est une contribution de Tre Lohoury Jean Philippe, étudiant chercheur en Géographie, les titres sont de la rédaction.

Le mardi 10 juillet 2018, la Côte d’Ivoire a reçu un nouveau gouvernement dans lequel existe un poste ministériel de la ville. Depuis lors, un débat alimente les comptes et page Facebook des internautes ivoiriens sur sa nécessité. Le débat n’est pas neuf puisqu’en avril 2007 Mel Eg Théodore a occupé le poste de ministère de la Ville et de la Salubrité urbaine dans le gouvernement de Soro Guillaume. Tre Lohoury situe les enjeux de l’importance de ce ministère dans cette nouvelle Côte d’Ivoire.

L’intellectuel devrait voir assis ce que le politicien voit debout. En Afrique, c’est tout le contraire ! A ce sujet, Jerry Rawlings, ce militaire devenu Président du Ghana ayant vaincu la corruption dans son pays disait en 1992 : « Nombreux sont les universitaires qui pensent être des intellectuels, ils sont justes des « académiciens » ».

C’est un crime de lèse-majesté que d’être un étudiant « sociologue urbain ou Géographe » et affirmer que le « ministère de la Ville est inutile », à moins d’avoir été orienté dans ces disciplines par accident ou par erreur !

Busan, ville « verte et intelligente » de la Corée abrite le plus grand centre commercial du monde (Shinsage) ; à Yamoussoukro, il y a l’unique Basilique d’Afrique, plus grande que celle de Rome ! Sa construction ne fut pas un projet du ministère de l’intérieur, tout comme la fondation FHB pour la recherche de la paix n’était pas un projet du ministère de l’urbanisme. Quant au lac aux caïmans, il ne fut pas non plus celui du ministère de l’hygiène, de l’environnement ou de la salubrité.

Tous ces projets n’émanaient pas de la compétence technique d’un ministère quelconque, mais bien de la vision et de la volonté du Président Félix Houphouet Boigny de faire de Yamoussoukro une ville à « vocation particulière »

Le vrai visage des villes ivoiriennes 

Voici le rôle que peut jouer aujourd’hui le ministère très utile de la ville : donner une vocation particulière et singulière aux villes de la Côte d’Ivoire :

1- Agnibilékro peut être la ville de l’innovation technologique de la Côte d’Ivoire comme la Silicon Valley aux États Unis

2- Gohitafla, abriter la plus grande ‘’bibliothèque du monde’’

3- Divo, devenir le plus grand centre de conférence de la CEDEAO

4- Séguela, le plus grand centre commercial de l’UEMOA

5- Bouaké, la ville porte étendard de l’industrialisation du pays en désengorgeant les zones industrielles de Yopougon et Koumassi, qui polluent l’air à Abidjan, elle-même capitale économique

6- Sassandra, ville balnéaire

8- Daloa, ville verte et intelligente

9- Guessabo, ville de pêche

10- Man, ville aérospatiale avec une école de pilotage d’avions et surtout un plan spécial de reconstruction des villes ayant subi les affres de la guerre comme Guiglo, Duékoué, Blolequin, Guitrozon, suivi d’un accompagnement spécifique pour leurs populations.

Nous nous disons qu’Houphouët a rêvé la basilique, il l’a réalisé ; Martin Luther King a rêvé, Obama est devenu Président.

Le ministère de la ville n’est certes pas un ministère régalien (défense, sécurité, monnaie) mais on ne peut lui dénier son rôle de ministère de « coordination et de vision » dans une Côte d’Ivoire où le budget affecté aux collectivités territoriales (mairie,conseil régional, district) est de 0.8% du budget national, l’une des raisons du faible développement des villes de l’intérieur (Zuénoula, Akoupé sans taxis, M’bengué sans voies bitumées). Dans ce contexte, une loi sur le financement du développement territorial à hauteur de 40% du budget national peut être proposée par le ministère de la ville.

Etudiants levons-nous

Chers collègues étudiants, dans une Afrique où les universitaires ont trop échoué en politique pour leur hermétismes ou leur tendance à dire non pour le plaisir de le faire, comprenons qu’il ne suffit pas de réciter les leçons des autres, les cours de nos maîtres, pour estimer que nous sommes assez intellectuels. Car nos recherches ne produisent pas d’effet en dehors des murs de nos universités. On peut être un « brillant universitaire, professeur de théories de Droits et de sciences politiques, constitutionnaliste » et avoir un bilan faible à une élection présidentielle. Regardons le Président Paul Kagamé, militaire qui fait briller le Rwanda ! Le Colonel Kadhafi, militaire qui fit de la Lybie un beau pays ! Le Président Thomas Sankara , militaire avec sa révolution des consciences au Burkina Faso qui vit dans de nombreux jeunes africains. J’ai déjà parlé de Rawlings du Ghana. Plus loin, Fidèle Castro, militaire, a pu donner à Cuba, un pays de Sud, le meilleur système de santé au monde. Vladimir Poutine, militaire, le meilleur système éducatif à la Russie avec 99% de lettrés.

Le ministère de la ville n’est pas un ministère de trop ! Ce qui est de trop et même mauvais, c’est lorsque nos connaissances théoriquement épistémologiques, épistolaires, empiriques ne résolvent rien à la corruption dans nos universités, lorsqu’on devrait payer 10 000 FCFA pour retirer un diplôme ; dénigrer nos amis étudiants auprès des maîtres afin d’obtenir une place de fortune dans une UFR ; le droit de cuissage ; la culture de la mécréance et de la complaisance au mépris de la compétence. Avant de s’insurger dans le débat « citoyen », je ne dis pas encore « politique », que nos recherches servent avant tout à anoblir nos universités !

Enfin, la ville étant un espace « Géographie » où se construisent, se déconstruisent et se reconstruisent la « Sociologie » des sociétés humaines, nous étudiants en sciences humaines et sociales devrions pleinement tirer profit du ministère de la ville en ce sens qu’un « étudiant en sciences économiques bénéficie de 5 ministères lui permettant de s’insérer dans la vie active », un étudiant en Droit dispose du ministère de la justice, des droits de l’homme et des libertés publiques tandis que ceux de l’INPHB et l’ENSEA ont par prédilection, le ministère du plan et du développement. Même si nous trouvons que le « Ministère de la ville » est « vide », donnons-lui du contenu à travers nos humbles propositions comme ci haut, en cela notre rôle d’universitaires et d’intellectuels aurait un sens. Nous avons les plus grandes filières du pays et de nombreux diplômés chômeurs dans nos rangs, ne l’oublions pas ! Ce ministère peut sauver leurs situations avec le lobbying et les parrainages. Accordons donc le bénéfice du doute au ministère de la ville pour ce qu’il n’ait véritablement pas existé dans notre pays auparavant.

Albert Einstein a découvert l’électricité, toute la planète en profite. De Rousseau a pensé la « Liberté », la France en est fière « Liberté, Égalité, Fraternité ». En Afrique, hors des murs des universités, nos théories scientifiques devraient nous permettre de pratiquer la société en apportant la lumière là où le commun des mortels voit l’obscurité. Même en Belgique, il existe un Ministre de la pension (salaire des retraités), il s’appelle Daniel Bacquelaine ! Pour dire comme Sénèque, au lieu de te plaindre de l’obscurité, allume plutôt une bougie dans la nuit et progressivement viendra la lumière car le pessimiste est celui qui voit en l’opportunité une difficulté là ou l’optimiste voit en la difficulté une opportunité.

Ce que nous devons à la Côte d’Ivoire est plus grand que tout ! Je le répète : « L’intellectuel devrait voir assis, ce que le politicien voit débout ! ».

TRE LOHOURY JEAN PHILIPPE
lohoury1@gmail.com


Bien se former grâce au C2D

Nous sommes en 2018, le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) dont la mise en œuvre a débuté en 2013 célèbre ses cinq ans. Parmi les huit secteurs, le projet éducation formation augure de lendemains meilleurs. Revenons sur les réalisations et la portée.

Peut-on offrir des emplois à la jeunesse si la formation  de base a été un fiasco ? Évidemment non, le comité de pilotage du C2D l’a bien compris. Le 1er C2D a concédé 61 Milliards (Mds) de FCFA et le 2ème C2D 148 Mds de FCFA. Les résultats visés  se situent entre la base et le sommet. Les  capacités doivent croître en ajoutant une qualité de formation impeccable. Qui veut se former pour se retrouver dans la rue. Donc la formation doit rimer avec les besoins du marché de l’emploi. Les formateurs grands artisans du devenir des élèves et étudiants méritent un encadrement exemplaire. Pour finir, au plafond, le ministère d’où partent tous les systèmes d’éducation formation doit se renforcer afin que les fruits de la chaîne puissent enfanter dans un milieu propice.

Le secteur Education-formation en actes

Plusieurs réalisations figurent dans le plan d’action. Pour le 1er C2D 116 écoles primaires et 40 collèges de proximités construits. Pour le second 200 collèges de proximités sont prévus. Ces établissements scolaires   représentent vraiment un véritable créneau destiné aux élèves des endroits reculés du pays.

‘’Un collège de proximité est  un collège d’enseignement général plus proche des populations rurales, c’est-à-dire construit dans un village. Il garantit un meilleur accès des enfants au collège, une rétention des jeunes filles sur les bancs en luttant contre les décrochages et les grossesses’’. En 2014, le Gouvernement a décidé d’introduire la notion innovante de « collèges de proximité ».

Les élèves en joie dans un collège de proximité
CP: CD avec son aimable autorisation

Pour la célébration des cinq ans du C2D, un concours de poèmes et de dessins a été organisé à l’endroit des écoliers et des collégiens avec pour thème «  mon école de rêve ». La pertinence des œuvres des lauréats a prouvé l’importance que ceux-ci accordent à ces écoles environnantes. Nous retenons de leurs dessins et poèmes une école bien bâtie qui comprend toutes les commodités. Un collège qui leur permettra de ne pas être exposés  à la prostitution, à l’alcool, aux grossesses à  risque sans qu’ils ne soient éloignés de leurs parents.

Les formateurs dans le cadre du C2D reçoivent également des subventions de haut niveau.  Il est envisagé la réhabilitation de deux  Centres d’animation et de formation pédagogiques (Cafop) à Man et Katiola. Dans la même veine figure  le financement de la réforme du système de formation des instituteurs. La formation professionnelle ne pouvait pas rester en marge. Des lycées professionnels  spécialisés seront construits à Man, Botro et à Yamoussoukro. Par analogie au Cafop, l’Ipnetp (Institut Pédagogique National de l’Enseignement technique et Professionnel) sera également réhabilité et renforcé.

Au supérieur, le C2D appuie les grandes écoles et les universités publiques. L’Institut National Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro (Inphb) a été rénové et équipé. Le financement dénommé « Opération coup de poing » s’élève à 1,2 Milliards de FCFA et d’une subvention de plus de 14 Mds de FCFA. Adou Gossan le directeur a indiqué que tous les toits de l’établissement ont connu un renouvellement pour parler d’un aspect de la rénovation. J’ai assisté au lancement d’un séminaire sur la rénovation pédagogique  à l’Ecole supérieure des travaux publics (Estp) le 18 juin 2018. Un contenu pédagogique qui doit  être adapté aux réalités du marché de l’emploi. dans la même optique, une autre école de l’Inphb fait partie. l’École Supérieure d’Agronomie (Esa)  bénéficie, de 2015 à 2018, d’un programme de rénovation institutionnelle et pédagogique, pour un montant de plus de 3 millions d’euros, accompagnée par l’Institut des régions chaudes (IRC) de Montpellier SupAgro (France),  l’Esa, va au cours des deux prochaines années, rénover ses cursus d’ingénieur agronome et d’ingénieur des techniques agricoles, afin de les intégrer au système Licence, Master, Doctorat. Son personnel enseignant, technique et administratif figure parmi les  programme de renforcement de capacités. Les équipements pédagogiques et scientifiques nécessaires à la formation des élèves ingénieurs seront mis à niveau avec les nouveaux défis de l’agriculture ivoirienne..

Le C2D ne mise pas que sur les infrastructures, la documentation constitue un autre pan. Comme le dit Franz Kafka «  Le livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous.».  Afin de sortir les apprenants de l’ignorance 18 000 ouvrages ont été offerts en 2015 à cinq universités et deux grandes écoles.

Avec ces fortes initiatives j’estime que le développement de la Côte d’Ivoire doit son salut en partie au C2D même s’il existe d’autres mécanismes de financement. Mais mon souci réside dans le fait que d’autres projets cruciaux nécessitent une attention.

Mon plaidoyer

Maquette des collèges de proximité CP: Paterne Kraidi

Les collèges de proximité ont innové l’enseignement général par l’insertion des enseignants bivalents. C’est une idée géniale. Et pourtant elle semble être limitée parce que le recrutement est faible. Plusieurs étudiants frappent aux portes de l’Ens (Ecole normale supérieure) alors que le nombre de places prévues ne jouxte pas les carences. Certains  collèges sont ouverts mais les enseignants sont insuffisants. Les élèves se retrouvent parfois en 4ème sans avoir reçu les cours dans certaines disciplines.

Je souhaite que l’Ens puisse être décentralisée afin de recevoir plus de candidats. C’est pareil pour L’Ipnept. Il  est prévu 200 collèges de proximité pour le 2ème C2D, mais il faut prévoir aussi 200 centres de formation technique et professionnelle. Nous sommes d’avis que les élèves formés dans ces centres ne chôment rarement. Vu  plusieurs enfants abandonnent l’école très tôt, si  ces centres sont  proche d’eux ils pourront se reconvertir, tout ceci réduit le nombre de jeunes sans emplois.  Donc il faut recruter plusieurs formateurs. Les collèges sont la plupart en milieu rural, des formations adaptées à l’agriculture, à la pêche doivent être encouragées. A une époque,  après le Bac l’étudiant pouvait choisir de se rendre à l’Ens, nous pouvons revenir à ce système pour combler nos collèges de proximité en déficit d’enseignants.

 

 

 


Le dynamisme du C2D reconnu par Delphine Geny-Stephann

Le jeudi 28 juin 2018 à la primature au Plateau (Abidjan), au cours de la journée consacrée aux cinq ans du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), Madame Delphine Geny-Stephann, Secrétaire d’Etat auprès du ministre français de l’Economie et des finances  a donné une caution très honorable aux réalisations du C2D.

L’intervention de la Secrétaire d’Etat  a été résumée en quatre grands axes. D’abord elle s’est réjouie pour le fait que la Côte d’Ivoire n’a pas encore obtenu un partenariat semblable avec un autre pays en dehors de la France. « Aucun pays dans le monde n’a avec la Côte d’Ivoire construit un tel partenariat… aussi varié en terme de secteurs et de dialogue avec la société civile ».  

Le  second message s’est orienté sur la transparence du C2D.  Delphine Geny-Stephann a clamé ceci « le C2D c’est la transparence et la redevabilité car le C2D c’est un contrat avec des engagements. Les prises de parole lors de cette cérémonie le montrent, il s’agit d’un mécanisme ouvert, transparent avec des audits… ».

Pour son troisième message ,   la représentante de la partie française  a qualifié le C2D comme un contrat pratique basé sur la concrétisation des projets. « C’est un contrat qui est effectivement mis en œuvre, les engagements sont tenus… La quasi-totalité des 1,125 milliards d’euros prévus ont été engagés et une partie a été décaissée ». a-t-elle indiquée.

Pour finir le quatrième message accorde au C2D une mention spéciale en tant que pièce maîtresse dans le développement économique de la Côte d’Ivoire. « Le C2d a un impact sur la vie de nombreux ivoiriens.  Il construit des collèges, rénove des pistes, améliore l’accès à l’eau des populations… »

 

Hôpital Saint Jean-Baptiste de Bodo-Tiassalé , une réalisation du C2D CP: C2D avec son aimable autorisation

 Un film a également retracé le bilan des 5 ans du C2D. Les  témoignages des bénéficiaires rassurent les différentes parties prenantes au contrat. Parmi les 23 000 ménages défavorisés qui ont été  raccordés à l’eau potable, une ménagère affirme avoir obtenu un compteur à 10 000 FCFA au lieu de 200 000 FCFA.  En plus Le secteur de l’emploi très diversifié a permis la création de restaurants, fermes, livraison de produits vivriers et bien d’autres activités. Les chiffres indiquent 18500 jeunes formés, 31 500 orientés vers l’auto-emploi.

Quelques domaines d’intervention du C2D : Education de base, Enseignement supérieur et la recherche scientifique, emploi des jeunes, santé , routes, justice…


Le C2D célèbre ses cinq années d’existence

Le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D)  a dédié la journée du 28 juin 2018 pour établir son bilan après cinq années d’exécution de ses projets. La cérémonie se tiendra à la Primature à Abidjan (Plateau).

Le  1er  décembre 2012, la Côte d’Ivoire signait avec la France le premier C2D pour un montant de 413,25 milliards de FCFA sur la période 2012-2015. Deux ans après, le 3 décembre le deuxième C2D voyait le jour sur la période 2014-2020 et s’élève à 738 milliards de FCFA.

Les financements prennent en compte les secteurs de l’éducation, la santé , l’agriculture, le transport etc… A mi-parcours du projet , la journée du 28 juin permettra de présenter les réalisations déjà opérationnelles et celles qui sont en cours.

Ce sont des activités diversifiées notamment, les audiences du premier ministre, les témoignages des bénéficiaires, un film récapitulatif des projets, un point-presse, une exposition de photos et bien d’autres activités.

Le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) est une retombée suite au point d’ achèvement de l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endetté). Ceci a favorisé l’annulation de La dette extérieure de la Côte d’Ivoire vis-à-vis de la France. La somme correspondante à la dette est reversée par la France au profit du C2D, destinée à financer des projets de développement et de réduction de la pauvreté. Au total 1900 milliards de FCFA  doivent être investis dans les actions du C2D.

Nous reviendrons sur les oeuvres du C2D dans nos prochains articles.


Ovillage agrandit sa communauté de leaders (partie 1)

 Ovillage est un tiers-lieu libre situé à Abidjan . Une formation de 6 semaines dénommée Ovillage Training Program se tient depuis quelques jours en son sein pour susciter une transformation sociale chez  certaines personnes.

 

Tout part d’abord d’un test de sélection en vue de recueillir les projets pertinents, l’une des premières conditions d’accès au stage. Plus de 60 candidatures ont été recueillies. Finalement une vingtaine de projets a été retenue. Les soumissionnaires sont convoqués pour prendre part au stage qui débute le lundi 23 avril 2018.

La première séance était relative à une prise de contact. Notamment les présentations, les motivations et bien d’autres aspects. Ovillage est une initiative de Cyriac Gbogou (twitter.com/cyriacgbogou) et Florent Youzan(twitter.com/fyouzan).  Ces deux as de la communication numérique s’acharnent sur le partage de leurs expériences afin de hisser plus haut des assoiffés de connaissances. En introduction Florent Youzan indique aux stagiaires que ‘’ Si quelqu’un n’a rien qui le stimule est en train de traverser la vie ‘’. C’est-à-dire que tout le monde doit avoir une passion , savoir ce qu’il aime et veut faire de sa vie. Il ajoute que l’une des ambitions  de Ovillage est de voir les jeunes formés ,  créer des emplois et le réussir.
Ovillage Training Program est la toute première formation avec des enjeux de taille. Il s’agit de créer en chaque apprenant des leaders communautaires pouvant impacter sur leur entourage ainsi que  des entrepreneurs.
Les activités de par leur richesse regroupent des formations diversifiées, des conférences, des partages d’expériences, des sorties basées sur l’aspect communautaire, le développement personnel, l’entrepreneuriat, la communication… Les conférenciers incarnent des valeurs en Côte d’Ivoire en Afrique et dans le monde. Adama Gorou, Gilles Attayi, Patricia Zoundi, Israël Yoroba, Dr Amanita Kane etc.
Six semaines d’intenses travaux meubleront les journées des stagiaires à raison de trois jours par semaine

les apprenants attentifs
CP: Vincent Duplantie avec son aimable autorisation

C’est une équipe très conviviale composée d’étudiants, de juristes, journalistes, économistes, communicants …
Ovillage c’est une communauté avec pour chef du village Vincent Duplantie un québécois, le concierge Cyriac Gbogou, le jardinier Florent  Youzan et la nounou (elle s’occupe des tâches administratives) Marie-André Kouao

A suivre 


#Mondoblogsaison 6, un an après ma sélection

Le 27 avril 2017, j’ai été sélectionné parmi 630 candidatures pour intégrer l’équipe de Mondoblog saison 6. Retraçons en quelques lignes ce parcours si passionnant.

Mondoblog je n’en avais pas entendu parler. L’année dernière, lors d’une visite sur le site de Rfi, je découvre l’annonce du test de  sélection pour la saison 6. Quelques semaines plus tôt, j’ai assisté à un cours de journalisme web avec Abraham Kouassi qui nous appris à créer un blog tout en nous définissant l’importance de ce bijou.

J’avais réalisé un reportage audio pas vraiment au top puisque j’étais à mes débuts dans la radio. J’ai postulé avec cette production. Puis le 27 avril 2017 un mail me stipule que  mon résultat positif. La joie et désormais mon statut de blogueur ont commencé à germer en moi des qualités.

Dès que j’en ai parlé à une amie blogueuse, elle m’a félicité avec ces mots « la sélection est vraiment rude, bravo ». c’est à partir de ce moment j’ai découvert la vraie identité de Mondoblog, une communauté de blogueurs qualifiés.

Les  premiers cours reçus m’ont propulsé très loin jusqu’à ce que j’arrive à créer le blog définitivement en publiant  mon premier article.

Mondoblog c’est aussi les administrateurs derrière leur écran qui nous lisent ligne par ligne, mot par mot et n’hésitent pas à te rappeler pour les éventuelles corrections.

Mondoblog m’a permis de donner mon opinion, réaliser des reportages, faire des interviews etc.

Je suis ravi d’appartenir à Mondoblog parce que j’apprends par la pratique et je conclus qu’on ne finit jamais d’apprendre.

Merci à vous: Simon, Ziad, Léo, Constance.


Marcelline Gneproust, une brillante journaliste ivoirienne

Parmi les talentueux journalistes ivoiriens, nous pouvons citer Venance Konan, Zio Moussa, Agnès Kraidy, Traoré Moussa…  Dans ce milieu où les hommes figurent en tête, quelques femmes se démarquent. Marcelline Gneproust, du quotidien gouvernemental, Fraternité Matin, prouve qu’elle fait partie de cette élite des femmes journalistes ivoiriennes. Portrait !

La qualité de sa plume tire sa source depuis le primaire. Marcelline Gneproust est reconnaissante à l’endroit de son instituteur de cm2 , feu Zidago Bruno. L’intelligence de la petite écolière a fortement marqué le maître. Ses devoirs bien rédigés étaient lus devant toute la classe. Elle était également désignée pour effectuer les corrections d’exercices au tableau.  L’instituteur ne tarissait pas d’éloges pour sa jeune élève à qui il adressait chaque fois félicitations et encouragements.

Marcelline Gneproust est la seule à avoir obtenu le Bac probatoire dans son quartier

Très réservée à l’époque, Marcelline Gneproust s’affichait à travers ses études. Pour passer de la classe de Première en Terminale, il fallait être soumis au Bac probatoire. Un test très sélectif ! Elle a pu obtenir ce diplôme, alors que tous les candidats de son quartier de résidence ont échoué. Elle a suscité du coup une curiosité. Les élèves s’approchaient d’elle pour savoir son secret.

Ses premiers pas dans la presse

Marcelline Gneproust aspirait à l’interprétariat. Après avoir obtenu une licence en Anglais, elle n’a pas pu exercer ce métier. Dans sa quête d’emploi, une amie lui suggère le journal Ivoir’soir (une publication du groupe Fraternité Matin). Elle postule pour le test puis est retenue comme correctrice puisque c’était le poste vacant. Les années passent, la jeune dame observe les journalistes à l’œuvre se défaire pour véhiculer les informations. Certains se rendent en mission nationale ou internationale. Tout ceci a créé en elle un challenge, « celui de devenir journaliste ». Marcelline Gneproust postule pour le concours de l’ISTC (Institut des sciences et techniques de la communication) où elle obtiendra son diplôme de journaliste.

Marcelline Gneproust dans un studio de radio , CP: Eric Digbeu, avec son aimable autorisation

Parmi les hommes, la journaliste s’affiche par son travail

Fraternité Matin a connu des journalistes de haut niveau. Venance Konan, Zio Moussa, Cyprien Tiessé, et bien d’autres. Aujourd’hui la rédaction ne compte que sept femmes. Marcelline Gneproust signale qu’elle veillait sur des dossiers afin de produire des articles de qualité. Sa particularité réside dans les grands genres : enquêtes et reportages. Très méticuleuse et perfectionniste, elle va selon un rythme personnel. Les comptes-rendus ne font pas partie de ses priorités. Dans sa recherche de l’info, elle préfère donner la parole aux acteurs, aux sans voix. Spécialiste en santé, elle a produit d’énormes articles sur les mutilations génitales, les pandémies, etc.

Meilleure journaliste de Côte d’Ivoire en 2012

Elle n’avait pas souhaité postuler au prix Ebony, une distinction des meilleures journalistes de Côte d’Ivoire. C’est sur les conseils de l’un de ses fils qu’elle va s’y atteler. Ce dernier, après avoir scruté les productions de la rédaction de « Frat Mat », interpelle la journaliste et lui demande de transmettre ses articles. Très hésitante, elle n’y a pas accordé un grand intérêt. Puis, une fois les dossiers acheminés, elle sera contactée pour les compléter avec une interview. Lors de la nuit des Ebony, Marcelline Gneproust ne croyait pas se retrouver sur la tribune. Lorsqu’elle sera désignée, hypnotisée, stupéfaite, elle manquait de force pour se tenir debout. Elle s’est sentie très heureuse puisqu’elle n ‘y avait jamais pensé. De sacre en sacre, elle sera désignée également meilleure journaliste presse écrite du Prix panafricain Efua Dorkenoo en 2016, à New York, pour son dossier de sensibilisation aux mutilations génitales féminines. Sur 91 journalistes pour 20 pays, la super Ebony s’est sentie très fière de ce sacre.

Ses embûches

En première année à l’université, elle tombe enceinte. Mais ses parents lui ont apporté le soutien nécessaire en s’occupant de l’enfant. Malgré qu’elle se trouvait en amphi, son oreille était toujours tendue à la maison. Vu qu’elle est une mère de famille, les couvertures d’événements les dimanches, les nombreuses missions à l’extérieur  ont eu un impact sur son foyer.  Mais elle s’en est sortie grâce à la bonne foi de son mari.

Sa vision des perdiems (argent perçu par les journalistes à la suite d’un reportage)

Elle affirme l’avoir trouvé dans le milieu. Marcelline Gneproust s’offusque contre cette pratique, car cela s’oppose à l’éthique du métier. Pour elle, il n’est pas concevable de prendre des frais de transports avec les organisateurs d’événements pour une couverture ni pour obtenir des informations. Elle raconte cette anecdote. « A mes débuts, lors d’un reportage à l’UGTCI (Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire), ils ont demandé de s’inscrire pour obtenir de l’argent. Après l’activité je m’en allais. La dame qui s’occupait du dossier me fait revenir.  ‘Mais madame vous ne prenez pas les frais de transports.’ J’ai refusé. Les gens ont rigolé, ‘laissez-la c’est une nouvelle, elle finira par s’habituer’. »

Ses conseils

Marcelline recommande aux jeunes journalistes d’éviter la tricherie, car le travail bien fait est gage de succès. « La meilleure manière de réussir est de respecter les règles. Certains journalistes aspirent à devenir des vedettes mais ne veulent pas prendre de risques. C’est un métier noble, pas dans l’optique de devenir riche. Les actes jetant le discrédit sur la presse doivent être évités. »

Marcelline Gneproust et Paterne Kraidi
CP: Eric Digbeu avec son aimable autorisation


A quelques minutes d’une balle dans la tête, elle est relâchée par ses agresseurs

L’histoire de cette dame vient pour nous confirmer l’existence des crimes rituels dans ce pays. Une histoire vraie que j’ai décidé de vous relater. Quatre agresseurs dont une femme ont terrorisé dame W.S .

Le nom de la victime et les lieux ont été modifiés.

Nous sommes en Décembre 2016. Un après-midi bien ensoleillé. W.S une dame (40 ans), décide de se rendre dans sa famille pour les fêtes de fin d’année dans une localité proche de la capitale économique ivoirienne. Son choix se porte sur la commune d’ Adjamé (au centre d’Abidjan).  W.S. emprunte un véhicule en commun (wôrô wôrô, terme employé). Au bord de la voiture, quatre personnes dont une femme assise sur le siège avant. Les passagers embarquent pour Treichville, ( sud d’Abidjan). W.S ignore qu’elle se trouve dans une fournaise avec des démons. Sur le chemin, le chauffeur bifurque la voie principale. Chose curieuse sans doute, il prétexte que l’une des passagers doit récupérer un colis. Le voyage se poursuit. W.S se sent intérieurement menacé. Elle jette son regard sur la gauche une arme est pointée sur ses hanches. Peut-être que son voisin de droite semble être honnête. Lui également sort son pistolet. Et la femme, la mère de tous les temps, c’est elle même le cerveau. « Si tu bronches on te descend », lance t-elle. Quant au chauffeur du taxi, »madame ne tentez pas de fuir où on vous projette ». 

C’est en ce moment qu’elle a senti se retrouver entre des gangsters de grand chemin, voleurs ou assassins, les idées trotinnent dans la tête. Vers qui se tourner? DIEU, lui seul pourra la sortir de cette merde.

Le cœur  meurtri, les jambes échauffées, W.S est piégée dans un calvaire. Le véhicule accélère comme dans un rallye, sans tenir compte des feux tricolores. Ils empruntent une voie non bitumée sur la route de Bassam ( Sud de la Côte d’Ivoire) jusqu’à déboucher sur la rive d’un cours d’eau. Les ravisseurs font descendre la victime.   La dame chef du gang lui demande d’adresser sa dernière prière. Elle poursuit en insistant sur le fait que tous ceux qu’ils ont conduit en ce lieu ne sont pas repartis vivants. C’est le lieu du crime impuni, le cimetière des crimes rituels.

La bonne dame implore son DIEU pour la sauver des griffes de ces gens. Pendant ce temps la dame tient l’arme qui doit servir à l’abattre. Elle dépouille le sac de W.S, découvre une Bible puis la jette.

Tout d’un coup elle lance un coup de fil. Ensuite , elle se concerte avec ses acolytes.

Elle revient et dit ceci :  » Si je te tue , je prendrai tes péchés sur moi, prie vraiment ton DIEU. » Après ces paroles d’espoir, les ravisseurs prennent la poudre d’escampette, abandonnant la victime sur ce lieu du crime. Elle est sauvée, son DIEU lui a tendu la main.

Ne sachant plus sa localisation, elle a parcouru la brousse pendant de longues heures. La jeune dame arrive tout essoufflée dans un bourg, accueillie par une autre femme. Après avoir raconté son calvaire, la riveraine l’informe que cette voie est empruntée chaque fois par des véhicules, ils entendent des cris mais ignorent ce qui se passe. C’est ainsi que les riverains l’ont hébergé puis elle a regagné son domicile le lendemain.

W.S a échappé à ses bourreaux. Plusieurs n’ont pas eu cette grâce. A suivre de près c’est un réseau bien organisé qui suit une échelle fulgurante.


Ils tuent pour s’enrichir en Côte d’Ivoire

Si chacun relate ses souvenirs d’enfance à propos des enlèvements de mômes, plusieurs livres seront édités. Le mien, lorsque nous étions au primaire, dans notre petite localité de Bonoua (Sud-est de la Côte d’Ivoire), régnait un homme du nom de Fologo, selon les adultes, il tranchait la tête ( il coupe tête, terme le plus utilisé). Souvent à la descente des cours , la psychose s’empare de la ville, ah Fologo est de retour,  le désarroi trouble tous les esprits, nous courrions pour nous rendre auprès de nos parents. D’années en années, le phénomène d’enlèvements d’enfants , de jeunes, et d’adultes s’est propagé dans le pays à l’image des rumeurs. La population est consciente qu’il s’agit des crimes rituels. Mais les preuves insuffisantes ne confirment pas tous ces meurtres.

Et voilà, le week end du 23 au 25 février 2018 , un enfant de 4 ans  répondant au nom de Traoré Aboubacar Sidick  dit  »Bouba » était enlevé, torturé et assassiné par Sanogo Etienne, un bijoutier proche à la famille du disparu. Comme on le dit à Abidjan (Dieu ne dort pas) , la sale besogne de l’assassin a été découverte grâce à la perspicacité  des services de renseignement. Le comble, l’accusé avoue vouloir s’enrichir . Son ambition devrait atteindre son apogée grâce au sang d’un innocent.

Les réseaux sociaux ont été inondés des images d’horreur de ce crime crapuleux. Mais à quel fin ? Pour : le djai, le taman, le jeton , le pognon (argent en nouchi, argot ivoirien). 

Révoltes, vengeance, condamnation circule dans la bouche de la plupart des habitants du pays. Cette histoire confirme la pratique des crimes rituels en Côte d’Ivoire. Le problème, des Sanogo Etienne, il en existe plusieurs, où sont-ils, comment opèrent-ils? La police n’en a pas encore diffusé plusieurs cas. Une chose est sûre. Le phénomène n’est pas à épargner. Jusqu’à quand resteront-ils impunis? Seul le temps nous situera.

Où sont passés les 40 enfants disparus depuis le mois de Janvier 

https://www.fratmat.info/index.php/nos-unes/phenomene-d-enlevements-d-enfantsfratmat.info/…/phenomene-d-enlevements-d-enfants-plus-de-40-cas-en-deux-mois-plus-de-40-cas-en-deux-mois

La presse ivoirienne annonce plus de 40 cas d’enfants enlevés depuis le début de l’année. Nous n’avons pas encore pas assisté à un tapage médiatique. Les informations concernant les retrouvailles sont rares. la police les recherche t’ils vraiment? Plusieurs caméras de surveillance dans les rues d’Abidjan doivent pouvoir indiquer des pistes. Il a fallu que le cas  »Bouba » devienne un drame national afin que les esprits soient ouverts. Gouvernement, hommes politiques, footballeurs, musiciens, tous se précipitent auprès de la famille pour essuyer les larmes ou pour condamner à travers un message .

https://news.abidjan.net/v/38354.html

Le problème demeure puisque, plusieurs parents pleurent encore leurs enfants introuvables. Quelque soit l’âge, des corps sans vie sont parfois retrouvés dans la ville. Sans aucune trace des assassins. Organes humains tranchés (oreilles, sexe etc). J’estime que tous ceux qui ont perdu la vie dans des conditions atroces pour des analogies à des crimes rituels aient une pensée nationale.

Ces tueurs sont là. Ils tapent la poitrine également pour réclamer justice dans l’affaire  »Bouba ». Il faut qu’ils sachent qu’en Côte d’Ivoire,  »Dieu ne dort pas ». Tout ce qui est caché sera découvert tôt ou tard.


Kouassi Koko Cynthia, d’étudiante à vendeuse de panini à Abidjan

En Côte d’Ivoire, les passionnés d’entrepreneuriat n’hésitent pas à se lancer. C’est le cas de Kouassi Koko Cynthia, qui a stoppé ses études pour se consacrer à la vente du panini, un sandwich conçu avec du pain sucré et de la viande hachée ou de l’omelette. Elle s’en sort tant bien que mal sous le soleil abidjanais. Reportage !


Bus de la Société des transports abidjanais (Sotra), On se bouscule malgré tout

Des passagers embarquent dans le bus
CP: gettyimages

 Abidjan, La Société des transports abidjanais (Sotra) dispose de bus pour le déplacement de la population. Mais le nombre insuffisant des engins provoque des bousculades énormes dans les différentes gares, malgré le temps ce phénomène existe toujours.

 Il est 7h à la gare nord d’Adjamé (Principal gare de la Sotra au centre d’Abidjan) un jeudi . Quatre autobus sont stationnés dans le parking où règne un calme plat.  Les différents quais sont bondés de monde. Plusieurs files d’attentes  se dessinent à nos yeux et  se confondent  à la foule en raison de l’affluence. On se croirait dans un stade de football.

Ce même jour à 18h, à la gare lagunaire  du Plateau, dans une autre commune, l’atmosphère est la même. De  longues files à n’en point finir. Sur les visages, désolation, fatigue, colère se lisent. « Cela fait deux heures que J’attends le bateau-bus, alors que j’ai des courses à faire vraiment c’est désolant », lance Chantal une étudiante. L’attente est longue et difficile.  L’insuffisance des moyens de transports (autobus et bateau-bus)  expliquent ces attroupements incompréhensibles même aux heures normales.

On se demande si, la lutte pour avoir accès aux bus est un chemin pour aller au royaume des cieux. Au terminus des bus  des tours administratives au plateau, de 15h30 à 17h30, aucun bus ne démarre. Quelques instants après, un conducteur se rue vers son engin, il place sa plaque sur laquelle est marquée N0 08, (ligne en destination d’Abobo). Du coup les parents (ce sont les personnages d’un certain âge où des handicapés) le rejoignent avec joie. De l’autre côté du quai quelques usagers qui  suivent  attentivement tous les mouvements se précipitent vers le parking. C’est une lutte infernale qui s’y déroule. Dans cette bataille on se croirait dans la jungle où c’est la loi du plus fort qui prédomine. Les vertus telles que la discipline, la pitié n’ont pas droit de cité. Parents et enfants n’admettent pas se faire dominer.

« Nous voulons rentrer vite pour étudier, pas question de se laisser intimider », soutient Hervé. Les bousculades sont bel et bien provoquées par ces  usagers hors la loi.

Les risques ne manquent pas. Une femme agitée, déploie une force et empêche un jeune homme de monter. Elle l’accuse d’avoir tenté de lui ôter son porte-monnaie. « Voleur, voleur, tu veux me voler, c’est toi qui m’a donné mon argent  », se plaint-elle furieuse et essoufflée.

À la gare nord un adulte glisse sa sacoche par les vitres pour réserver un siège en leur présence. Au quai du 11 (numéro de bus en direction de la commune de Koumassi), ces fameux indisciplinés ont désordonné le rang bien disposé. L’erreur est déjà consommée, la bousculade s‘ensuit. Les âmes faibles interpellent les gendarmes sur un ton de désolation « autorités, autorités ».

Au Plateau, à la gare sud, les clients de la Sotra n’ont aucun respect . Les plus grands semeurs de trouble sont les élèves et étudiants. C’est une perte du temps pour eux lorsque les agents de la police s’attèlent à mettre de l’ordre. Ils heurtent leurs amis , rien que pour déranger. Les commis de l’ordre sont impuissants face à cette confusion. La forte clientèle exerce un poids sur eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Entrepreneuriat en milieu rural : investir dans les cultures industrielles à partir des revenus des cultures de courte saison

 

les femmes actives dans un champ de piment
crédit photo: Paterne Kraidi

A N’Djorekro, les cultures de rente, les cultures vivrières, la transformation de l’anacarde et le cacao sont des réalisations d’Yves Yao Kouamé

N’Djorekro est un village situé à 300 km d’Abidjan, dans la sous-préfecture de Koffi-Amonkro. Yves Yao Kouamé est secrétaire général de la Haute autorité à la bonne gouvernance et, par ailleurs, il est aussi roi des Anofoè (un peuple de Côte d’Ivoire). Il a su semer une bonne graine de plantations qui contribuent largement aujourd’hui au développement de sa région, notamment pour la scolarisation des enfants, la construction d’écoles, la création de coopératives animées par des femmes.  

A partir de l’an 2000, Nanan Anzan Kpin III fut appelé à siéger sur le trône de son royaume. Il hérite de terres qu’il commence alors à mettre en valeur. Pour justifier son choix de la culture de l’anacarde et du cacao, il a a pris le cas de l’hévéa qu’un producteur individuel ne peut transformer parce que cette culture nécessite de grands moyens. Sur ce marché, l’entreprise française Michelin détient plus de 40% de la production du latex, se doter d’une usine de transformation coûterait  une dizaine de milliards. Or Yves Yao Kouamé souhaite donner le goût de la transformation aux ivoiriens, sa production à lui atteint 100 tonnes par an grâce à laquelle il engrange au moins 90 millions. Avec ce montant il peut s’offrir une petite unité de transformation d’alcool et de jus d’anacarde, sans débourser de grands frais.

Yves Yao Kouamé , planteur à N’Djorekro
credit photo: Paterne Kraidi

Créer de grandes plantations à partir des cultures de courte saison

Yves Yao Kouamé a été meilleur producteur de la noix de cajou en 2016. de nombreuses personnes le sollicitent pour savoir comment investir dans les cultures de rente alors qu’ils ne possèdent pas de ressources financières. Sa stratégie est toute simple. Tout planteur doit débuter par l’igname, ensuite les arachides, le piment, les bananiers etc. L’argent obtenu à partir de ces cultures sert largement à faire avancer. Les plantations d’anacardiers et de cacaoyers que nous avons visitées témoignent de cette expérience. « Vous pouvez cultiver le piment sur trois ans. Ensuite, faire les buttes, planter les bananes. Pour le cas de l’igname, sur un hectare il y a environ 5000 buttes. Avec 100 000 FCFA, on peut commencer le champ, l’hectare vous donne 30 tonnes, la tonne coûte 200 000 FCFA. A la fin de l’année vous gagnez 6 000 000 FCFA».
Pour ironiser, il dit que la plupart des ivoiriens ambitionnent pour les postes dans l’administration alors que la fortune se trouve en zone rurale !

les femmes d’une coopérative en route pour le champ
crédit photo: Paterne Kraidi

Coupler vie scolaire et agriculture

Le planteur veut aussi innover pour l’éducation ivoirienne. Il estime que la formation classique a atteint ses limites, pour preuve les étudiants qui achèvent leurs études sans trouver d’emploi. Il  milite pour qu’il y ait plus d’établissements primaires et secondaires dans les zones rurales, des établissements spécialisés dans l’initiation des apprenants à l’agriculture. Les talents que ces écoles pourront déceler seront mûris d’un grand intérêt pour l’entrepreneuriat agricole. Une recette pour juguler le taux du chômage. « Au sein de ces écoles, on peut associer la culture du maïs à l’école primaire et l’igname pour le secondaire. Dans l’évolution de leur formation, leur esprit sera ouvert parce qu’ils seront imprégnés de l’importance qu’a l’agriculture. Ainsi, il est probable que leur choix ne se portera pas automatiquement sur la fonction publique », a-t-il déclaré.

 Astuces pour lutter contre le changement climatique

Jeune cacaoyer sous les bananiers
crédit photo: Paterne Kraidi

Les plantations de cacaoyers d’Yves Yao Kouamé affichent une fière allure. En effet, les plants sont bien entretenus. Vu que le réchauffement climatique produit beaucoup de chaleur, il fallait trouver une solution pour éviter de détruire les pieds de cacao. Le producteur a donc implanté des noix de cajou. Elles grandissent plus vite et servent d’ombre aux jeunes cacaoyers qui en ont grandement besoin. Les bananiers également jouent un rôle capital dans cet apport de l’ombre aux cacaoyers. Le résultat est spectaculaire : un plant peut produire plus de trente cabosses de cacao !

un cacaoyer avec plusieurs cabosses
credit photo: Paterne Kraidi

Nanan Anzan Kpin III pousse encore plus loin la transformation de sa production, il est en train d’expérimenter le beurre de cacao, son utilisation sera destinée à concevoir la pommade avec un ajout du jus de la citronnelle. Ce produit cosmétique permet de lutter contre les piqûres de moustique.

Cet investissement important dans l’agriculture a poussé très loin les villages où se trouvent les plantations. Grâce aux bénéfices que procurent les plantations de Nanan Anzan Kpin III, aujourd’hui les femmes organisées en coopérative tirent leurs sources des revenus dans les cultures de courte saison et la scolarisation des enfants n’est plus un tabou. Un changement intelligent parce-que positif pour tout le monde !

 

 


Et le Revila institua les Journées Universitaires des Objectifs de Développement Durable (JU-ODD)

de gauche à droite: Jean Rock Dago,Prof Affian Kouadio, Dr Gustave Aboua, Tré Lohoury, crédit photo: Revila avec autorisation

Les JU-ODD (Journées Universitaires des Objectifs de Développement Durable) initiées par les étudiants de l’université Félix Houphouët-Boigny à travers le Réseau pour la valorisation de l’intellect et du leadership en Afrique (Revila), les activités se sont tenues dans la journée du mardi 31 octobre au sein du campus de Cocody.

Le 25 septembre 2015, le sommet de l’Assemblée Générale de l’ONU a validé une liste de 17 objectifs dits «Objectifs de Développement Durable (ODD) » représentant la feuille de route pour un monde meilleur d’ici à 2030. Les ODD couvrent l’ensemble des dimensions du développement durable, à savoir la croissance économique, l’intégration sociale et la protection de l’environnement. Les Etats se sont engagés à les atteindre au cours des 15 prochaines années (2016-2030). La Côte d’Ivoire, qui accorde un crédit à son enseignement supérieurn forme des étudiants qui n’attendent pas le gouvernement. Ils anticipent sur les thématiques. C’est pour cela qu’ils ont opté pour le sujet : atteinte des objectifs de développement durable en Côte d’Ivoire.

Pourquoi les étudiants s’engagent-ils ?

Jean Rock Dago, président du comité d’organisation, a évoqué dans son message que les étudiants fougueux dans la recherche d’actions novatrices doivent être encouragés. C’est un tremplin qui va servir à plusieurs acteurs de la société civile de conjuguer leurs efforts afin que les ODD puissent être une réalité en Côte d’Ivoire. Pour Tré Lohoury, président du Revila, les ODD représentent un guide pour le jeune étudiant. En 2030, les jeunes seront les cadres de ce pays donc il invite ses camarades à se mêler de façon assidue afin que les ODD puissent placer le pays sur les hautes marches des économies mondiales.

Les étudiants ont répondu présents massivement , crédit photo Revila avec autorisation

Le soutien des instances étatiques

La question du développement n’émet pas un son sans que les oreilles des ministères n’entende. Celui de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement durable a dépêché le directeur de l’environnement et du développement durable, le Dr Gustave Aboua, auprès des apprenants. Dans son adresse, il est parti de l’avènement du développement durable depuis les années 70. Les populations veulent dépasser le mode développement industriel, mais penser aux générations futures sans compromettre celle des générations présentes. Dr Aboua stipule qu’il faut se préoccuper de l’avenir des enfants de façon primordiale. Et pour ce faire, il invite tous à éviter le gaspillage. Il mise aussi sur l’utilisation des matériaux durables pour la construction. Pour lui, les ODD ne sont pas l’affaire du gouvernement, ni une affaire de mode. Ils concernent, étudiants, enseignants, universitaires, planteurs …

Les ODD, 17 objectifs

Les Objectifs de Développement Durable déclinés en 17 objectifs avec 169 cibles ambitionnent  atteindre  une portée beaucoup plus large que les 8 OMD (Objectif du Millénaire pour le Développement ) et leurs 21 cibles.

 1. Éradication de la pauvreté : sous toutes ses formes et partout dans le monde.

2. Lutte contre la faim : éliminer la faim et la famine, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.

3. Accès à la santé : donner aux individus les moyens de mener une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges.

4. Accès à une éducation de qualité : veiller à ce que tous aient accès à l’éducation et promouvoir des possibilités d’apprentissage de qualité dans des conditions équitables tut au long de la vie.

5. Égalité entre les sexes : parvenir à l’égalité des sexes en autonomisant les femmes et les filles.

6. Accès à l’eau salubre et l’assainissement : garantir l’accès de tous à des services d’approvisionnement en eau et d’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

7. Recours aux énergies renouvelables : garantir l’accès à tous à des services énergétiques fiables, durables et renouvelables à un coût abordable.

8. Accès à des emplois décents: promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous.

9. Innovation et infrastructure : mettre en place une infrastructure résistante, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation.

10. Réduction des inégalités : réduire les inégalités entre les pays et en leur sein.

11. Ville et communauté durable : créer des villes et des établissements humains ouverts à tous, sûrs, résistants et durables.

12. Consommation responsable : instaurer des modes de consommation et de production durables.

13. Lutte contre le changement climatique : prendre des mesures d’urgence pour lutter contre des changements climatiques et leurs répercussions.

14. Protection de la faune et de la flore aquatique : conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

15. Protection de la faune et de la flore terrestres : préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.

16. Justice et paix : promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable, assurer à tous l’accès à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces responsables et ouvertes.

17. Partenariats pour les objectifs mondiaux : revitaliser le partenariat mondial au service du développement durable et renforcer les moyens de ce partenariat.

photo de famille des officiels, Crédit photo: Revila avec autorisation