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Mauritanie : L’IDEN d’El Mina met les bouchées doubles

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Crédit photo: AOS

Comme à l’accoutumée, l’Inspection Départementale de l’Education Nationale(IDEN) d’El Mina a pris les devants en organisant mercredi dernier une journée pédagogique marquant la fin de l’année scolaire.Cette manifestation a été placée sous le thème : « Une éducation de qualité pour tout enfant mauritanien».

La cérémonie a été rehaussée par la présence des autorités régionales et départementales.Le coup d’envoi des activités festives a été donné après la traditionnelle lecture du coran.

Dans un message prononcé pour la circonstance, Mr Diallo Mouhamedou, l’inspecteur départemental(IDEN) d’El Mina a dressé un tableau exhaustif de la situation de l’enseignement au sein de sa circonscription.

Dans son discours M. l’inspecteur a souligné les hauts et les bas de l’action éducative mettant l’accent sur les résultats positifs obtenus et ce malgré un environnement pas toujours favorable.

Les invités furent par la suite comblés par les différents sketchs, balais et autres chœurs présentés par des élèves qui ont fait preuve d’imagination et de talent, preuve qu’ils ont été bien encadrés par le staff pédagogique.

La cérémonie a été clôturé par la distribution des prix aux élèves et enseignants les plus méritants.

L’équipe de Nessiba 1 a été également à l’honneur en réceptionnant pour la deuxième année consécutive la coupe du tournoi scolaire organisé par l’IDEN.

Bakari Guèye


« Mauritanie Perspectives » fait le bilan de sa première expérience

 

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Crédit photo: B.G

L’heure des comptes a sonné pour le projet Observatoire du suivi Citoyen du CSLP3, un projet piloté de main de maître par « Mauritanie Perspectives »(MP). L’atelier final de clôture s’est déroulé Samedi 21 mars à l’Hôtel Iman en présence de personnalités issues de l’administration et de la société civile.

Le but de la rencontre comme a eu à le préciser d’emblée M ;Mohameden, le président de MP, c’était de présenter les rapports de l’expérience de ce think thank sur dans les 3 domaines que sont : l’éducation, la jeunesse et l’unité nationale.

Avant la présentation des différents rapports, M. Doucouré, l’un des porte-parole de MP a fait l’historique dudit projet réalisé avec l’aide de la coopération espagnole. Il a noté que l’Observatoire du suivi Citoyen avait pour but principal d’impliquer la société civile.

Au cours de la première phase du projet(2012-2013) souligna-t-il « nous avons travaillé avec un groupe d’ONG œuvrant dans les domaines de la santé et de l’éducation. Et, au cours de la deuxième phase-2014-2015- MP s’est focalisé sur l’Éducation car les ONG dans ce domaine ont apporté plus de résultats.»

S’agissant de la jeunesse, il y eut les mercredis de MP (une fois par mois) et la création de 4 groupes de travail.

Pour ce qui est de l’unité nationale, tout est parti en avril 2013 avec le Manifeste des Haratines. A ce sujet, on a noté une publication : « Construisons ensemble l’unité nationale ».

Il y a eu aussi la mise en place d’un forum sur le site, une expérience qui, malheureusement n’a pas eu le succès escompté.

Le premier rapport consacré à l’Éducation fut présenté par Mme Turkia Dadah qui a noté que l’Éducation est un vaste programme. « Le système, dit-elle, n’est pas en bonne santé et une organisation modeste comme MP ne peut pas prétendre à régler ses problèmes mais, MP a décidé de faire une expérimentation avec la Société Civile. »

Parmi les difficultés rencontrées, Mme Dadah a cité la difficulté de l’accès à l’information « Tout est confidentiel. On cache tout. » regréta-t-elle.

Pour elle, « le système éducatif doit être mis à l’abri de la politique partisane. »

Pour la présentation du second rapport qui traite de la jeunesse, Mlle Ematt a donné des détails sur les 4 groupes thématiques fait par MP, traitant chacun d’un aspect du problème.

Puis, elle a parlé de la méthodologie suivie et des recommandations. Des recommandations concrètes et exhaustives qui ont suscité l’admiration des participants.

La dernière présentation sur l’unité nationale a été faite par l’anthropologue Marième Mint Baba Ahmed. Maitrisant bien son sujet, elle d’abord campé la problématique, notant que « MP, a tenté de comprendre et déblayer des pistes d’action. Poser et situer la problématique et chercher à trouver des débuts de réponses. »

Notons que la présentation des différents rapports a été suivi d’un débat passionné et très relevé au cours duquel les uns et les autres ont apporté leurs contributions pour la résolution des différents problèmes posés.

(Nous y reviendrons)

Bakari Guèye

 

 

 


La carte d’identité exigée pour les enfants mauritaniens de 10 ans

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Crédit photo: Cridem

La décision prise récemment par les autorités mauritaniennes de rendre obligatoire la carte d’identité pour les enfants de Dix ans a soulevé un tollé dans plusieurs milieux.

La présentation de cette carte sera notamment obligatoire pour les candidats au concours d’entrée en sixième.

Cette décision prise à la va-vite intervient à la fin de l’année scolaire et à la veille de la date fatidique pour les jeunes écoliers qui prétendent à l’entrée au collège.

Si jamais elle était appliquée, elle privera des milliers de candidats de concourir, une exclusion que rien ne pourrait justifier.

Cette mesure est en effet d’autant plus inapplicable que les services chargés de l’état civil travaillent à un rythme anormalement lent et appliquent le plus souvent  des critères forts exigeants, notamment pour certaines catégories de la population.

C’est dans ce cadre qu’il conviendrait de noter la réaction indignée de l’AJD-MR, qui a rendu public un communiqué qui dénonce cette décision « qui va empêcher beaucoup d’élèves de poursuivre leur scolarité et leur participation aux examens nationaux. »

Le parti s’inquiète surtout pour les négros- africains et les ex-réfugiés du Sénégal dont la plupart courent toujours derrière l’obtention de leurs pièces d’état civil.

Quand on sait que le retrait de toute pièce d’identité implique le payement d’une taxe, l’on ne peut que s’indigner de la fuite en avant du gouvernement dont la politique économique est essentiellement basée sur une fiscalité qui oblige les citoyens, si pauvres soient-ils à mettre constamment la main à la poche pour renflouer les caisses de l’État.

Bakari Guèye

 

 


Mauritanie : Réaction musclée du parti « Tawassoul »

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Crédit photo: B.G

Dans un contexte politique marqué par une tension perceptible entre le pouvoir et l’opposition, le président du parti islamiste « Tawassoul » est monté au créneau ce mercredi à l’occasion d’une conférence de presse animé au siège du parti à Nouakchott.

La sortie de M. Jemil Mansour, c’est son nom, intervient au lendemain d’un discours musclé du président de la République envers l’opposition mais aussi d’une déclaration à l’odeur de provocation d’un conseiller du chef de l’Etat qui estime que le parti « Tawassoul » doit être dissous.

D’emblée, M. Mansour a planqué le décor en distinguant deux camps dont le premier lutte pour l’instauration de la démocratie et d’une alternance pacifique, et le second œuvre pour la continuité du régime actuel.

Pour le président de « Tawassoul », le régime en place a échoué sur toute la ligne et ce tant sur le plan économique que social.

Selon lui, le pays vit une crise multidimensionnelle et la ruée vers l’or a suscité un gigantesque espoir dans les rangs des citoyens démunis qui y ont tout investis. La déception de cet espoir pourrait selon M. Mansour avoir des conséquences catastrophiques.

Pour lui, dans cette affaire, c’est le pouvoir-qui a renfloué ses caisses-et certains particuliers qui ont tiré leur épingle du jeu alors que la majorité des chercheurs d’or sont revenus bredouilles.

Evoquant la politique économique suivie par le pouvoir, M. Mansour a parlé de mal gouvernance et de mauvaise gestion. Il a pour étayer ses propos donné l’exemple des matières premières qui ont généré ces dernières années des recettes énormes mais qui, souligne-t-il ont été dilapidés. Pour lui, si réellement ces recettes étaient bien gérées nous n’en serions pas là actuellement avec la chute vertigineuse des prix du fer et la raréfaction des ressources.

Autre exemple de mal gestion évoqué, il s’agit des ces projets inaugurés à plusieurs reprises et qui ne voient jamais le jour, M. Mansour a donné comme exemple la fameuse mosquée de 15000 places qui devait être réceptionnée depuis mais dont le chantier n’a même pas encore commencé.

Au sujet du discours de Néma, le président de « Tawassoul » a déploré ce qu’il a appelé des attaques contre les « haratines », l’opposition, les femmes et le mouvement « Mani chari gas-oil ».

Au sujet des « haratines », le président de Tawassoul a préconisé une discrimination positive afin de les aider à mieux profiter des richesses nationales.

Il a aussi dans ce cadre dénoncé les contre-performances de l’agence chargée de L’état Civil qui exclut des citoyens comme les ex réfugiés rentrés du Sénégal ou encore des mauritaniens de l’étranger qui peinent à disposer de leurs papiers.

S’agissant de l’éventualité d’une réforme constitutionnelle pour permettre au président actuel de briguer un troisième mandat, M. Mansour a affirmé que son parti rejette vivement toutes les tentatives allant dans ce sens invitant au passage le président de la République à se prononcer clairement pour lever toute équivoque.

Il a assuré que la bataille pour la préservation et l’inviolabilité de la constitution-notamment en son article 99-est une bataille dans laquelle son parti comme toute l’opposition réunie au sein du FNDU, s’investiront corps et âme.

Répondant aux allégations du proche du président de la République qui a préconisé la dissolution de son parti, M. Mansour a affirmé que « Tawassoul » n’est pas un parti comme les autres, « c’est, dit-il, une idée qui survivra à toutes les contingences. » Et d’ajouter : « Nous sommes des gens qui ne font pas usage des menaces, mais, nous n’acceptons pas d’être menacés. »

Quoiqu’il en soit, le parti « Tawassoul » est dans le collimateur du pouvoir et l’on se demande si le président Aziz qui a effectué récemment une visite au Caire et qui a été reçu en grande pompe par le Général Al Sissi-qui soit dit en passant l’a décoré -n’est pas revenu avec dans ses bagages un plan d’éradication à l’égyptienne du parti islamiste « Tawassoul » ?

Bakari Guèye

 

 


Menace terroriste au Maghreb : Une réalité prise très au sérieux

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Crédit photo: Le 360

La montée en flèche des extrémismes est une réalité au Maghreb où tous les pays de la région sont sur le qui-vive pour faire face à une menace terroriste de plus en plus pressante.

Cette région qui a par le passé servi de repères aux groupes extrémistes (l’Algérie notamment) est contiguë à la zone sahélienne (avec le Nord Mali surtout) où ces groupes prolifèrent et prospèrent.

L’ampleur du péril terroriste diffère d’un pays à l’autre.

Seulement, aucun pays n’est épargné et le quotidien des populations est émaillé d’attaques et d’actions menées ici et là par ces groupes de plus en plus dangereux et insaisissables.

La Libye, un nouveau sanctuaire pour les terroristes

La chute du guide de la révolution libyenne du 1er septembre, Mouamar Ghadafi n’a pas fait que des heureux. Bien au contraire, cette chute a profondément bouleversé la donne géostratégique dans la région et poussé la Libye dans le chaos.

En effet, depuis cette chute, le pays a vu affluer les groupes les plus dangereux (Al Qaida et Daech, pour ne citer que ceux-là).

Ces organisations se livrent à une guerre sans merci,  au grand dam des libyens qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Malgré l’accord politique obtenu en avril dernier, parrainé par la communauté internationale avec la mise en place du Conseil d’État libyen, ce dernier a du mal à imposer son autorité sur l’ensemble du pays.

Et par conséquent, la situation sécuritaire demeure très précaire.

C’est ainsi qu’on a assisté pendant les derniers jours du mois d’avril 2016 à de violents combats dans la ville de Derna entre combattants d’Al Qaida et ceux de Daech ; des combats qui ont beaucoup affecté les populations civiles.

Cette situation s’étend à d’autres grandes villes de la Libye comme Syrte où Daech fait la loi. En mars dernier, l’organisation avait sévi contre les notables des tribus Ghdadfa(tribu de Ghadafi) et El Vourjane.

La Tunisie dans l’œil du cyclone

Dans la Tunisie voisine, la situation n’est pas non plus de tout repos pour les nouvelles autorités, largement débordées par le défi sécuritaire.

Les forces armées tunisiennes qui ont réussi à déjouer en mars dernier une invasion de grande ampleur planifiée par Daech contre la ville de Benguerdane, sont soumises à rude épreuve.

Ces derniers mois, des attaques spectaculaires revendiqués alternativement par Daech et Al Qaida, ont fait plus d’une centaine de morts dont des dizaines d’étrangers.

Le 5 mai dernier, le ministère de l’intérieur a annoncé le démantèlement de deux cellules qui s’apprêtaient à frapper des centres commerciaux et des sièges de partis politiques.

Les Neuf personnes interpellées seraient affiliées à la katiba Okba Ibn Nafi d’ Aqmi.

La Tunisie qui est de loin le pays maghrébin le plus touché par le phénomène de l’enrôlement dans les rangs des groupes islamistes doit faire face à une recrudescence de l’activité des djihadistes retranchés dans les montagnes du mont Chaâmbi, situées dans le centre-ouest du pays.

L’Algérie débordé malgré sa puissance

L’Algérie qui a déjà payé un lourd tribut au terrorisme a toujours du mal à s’en prémunir et ce malgré la puissance de feu et la longue expérience de ses forces de sécurité.

Ancien fief des redoutables GIA et autre GSPC, ancêtres d’AQMI, le pays de Mokhtar Belmokhtar a toujours du mal à enrayer les nombreuses poches de terrorisme encore présentes sur son territoire.

Quand on sait que la direction d’AQMI a encore ses bases en Algérie et que, « Jound Al Khalifa » (filiale de Daech en Algérie) commence à prendre de l’élan, on voit bien que les autorités algériennes ont toujours du pain sur la planche.

L’opération d’In Aménas menée en 2013 par les hommes de Belmokhtar a largement contribué à mettre en exergue les failles du système sécuritaire jugé jusque là, fiable.

Et, depuis, on assiste à un renforcement considérable du verrou sécuritaire et à la mise sur pied d’une stratégie de containment(endiguement).

Mais malgré tout, les terroristes ne baissent pas les armes et des opérations sont régulièrement tentées comme à In Salah, il y a quelques mois.

Plus récemment, en avril dernier, des refuges pour terroristes et des outils de fabrication d’explosifs avaient été détruits par l’armée algérienne à Boumerdès, Jijel et Skikda.

Vigilance renforcée au Maroc

Au Maroc, la menace terroriste est prise très au sérieux et ce d’autant plus que des informations font état du démantèlement de près d’une trentaine de cellules terroristes ces deux dernières années.

En février dernier, on a frôlé la catastrophe de justesse avec la mise hors d’état de nuire d’une cellule de Daech qui était sur le point de mener un attentat d’une grande ampleur avec l’usage de produits chimiques et bactériologiques.

Les villes de Rabat et Casablanca étaient les cibles.

Le 29 avril dernier, une autre cellule de Daech a été démantelée à Nador.

L’anticipation des forces de sécurité du royaume a jusque-là fait des émules mais on est bien conscient que le péril est dans la demeure.

La Mauritanie, une stratégie qui fait des émules

De tous les pays du Maghreb, la Mauritanie est le plus démuni et passe pour être l’un des plus exposés aux affres du terrorisme.

Ainsi, de 2003 à 2011, le pays a été durement frappé par les attaques terroristes menées notamment par la katiba Al Forqane d’AQMI.

Mais, la mise sur pied d’une nouvelle stratégie militaire et la modernisation de l’armée (entrée en action de l’aviation) à partir de 2009 ont vite porté leurs fruits.

En effet, grâce à la création de zones militaires fermées sur les frontières Nord et des GSI (Groupes Spécialisés d’ Intervention), les résultats ne se sont pas fait attendre.

L’armée mauritanienne a ainsi repris l’initiative et des opérations réussies ont été menées contre les camps d’AQMI au Nord du Mali.

Depuis, toutes les opérations d’AQMI contre la Mauritanie ont été déjouées.

Il y a quelques semaines, le président mauritanien a passé quelques jours de vacances dans la zone de Bir Moghrein, à l’extrême Nord du pays, une zone qui jusqu’à une période récente était un no man’s land, une plaque tournante pour tous les trafics et un point de passage utilisé par les terroristes en direction de l’Algérie ou le Nord Mali.

Le 03 mai 2016, le président a effectué une visite de 48 heures dans la région du Hodh oriental aux confins de la frontière malienne, non loin des zones où s’activent les groupes terroristes, notamment AQMI.

Ces deux séjours du président mauritanien dans des zones naguère jugés dangereuses confortent l’idée selon laquelle la situation sécuritaire est en nette amélioration.

Bakari Guèye


Mauritanie : Points saillants du discours du président

 

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Crédit photo: AMI

Au cours de sa visite à Néma (ville de l’Est) entamé ce mardi, le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz qui était très attendu sur la fameuse question du troisième mandat n’a pas mis fin au suspense refusant d’annoncer clairement qu’il ne se représenterait pas pour  la prochaine présidentielle.

Dans un discours très offensif contre l’opposition qualifiée de tous les noms d’oiseaux et réduite à une portion congrue, le président Aziz a affirmé qu’il ne sera pas un obstacle à la consolidation de la démocratie en Mauritanie, ce qui en principe suppose qu’il ne tripatouillera pas la constitution pour se représenter au suffrage des mauritaniens.

Mais, le hic c’est qu’il a laissé entendre(ou comprendre) qu’il continuera à tenir les rênes du pouvoir quitte à le faire à distance.

Ould Abdel Aziz a annoncé par ailleurs la suppression du Sénat et l’imminence du dialogue politique, un dialogue où il ne souhaiterait apparemment pas la présence de l’opposition qui a eu droit à une diatribe d’une rare violence.

Et, comme à l’accoutumée, le président a énuméré les réalisations enregistrées dans plusieurs domaines affirmant au passage que, malgré la conjoncture internationale, l’économie nationale se porte bien.

C’est là une affirmation qui ne devrait pas être du goût de la plupart des mauritaniens qui, en ces temps de vache maigre tirent le diable par la queue.

Ainsi donc, cette visite comme toutes les précédentes aura mobilisé toute la République avec l’injection de ressources considérables, des fonds du contribuable mauritanien partis en fumée. Et paradoxalement, elle intervient en pleine période de soudure dans une région sylvo-agro-pastorale exsangue.

Il aurait été beaucoup plus intéressant d’investir tous ces fonds perdus dans des galas d’apparat, afin de soulager la misère des populations visitées.

Bakari Guèye

 

 


Ruée vers l’or : des milliers de Mauritaniens courent derrière le jackpot !

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Crédit photo: Afrique 360

Depuis quelques semaines, les Mauritaniens se sont massivement tournés vers la prospection de l’or. C’est ainsi que, du jour au lendemain, des milliers de personnes ont afflué vers la région aurifère de l’Inchiri où, dit-on, l’or se ramasse à même le sol.

La rumeur s’est ainsi propagée comme une trainée de poudre et depuis chacun se voit richard du jour au lendemain.

Mais pour avoir son passeport vers cet éldorado plus qu’incertain, il va falloir remplir certains critères.

D’abord avoir une autorisation dûment signée par les autorités compétentes, ensuite payer le fameux appareil de détection d’or dont les prix ont flambé, passant d’une centaine de millier d’ouguiyas à plus d’un million cinq cents mille.

Et une fois acquis, il faut le dédouaner en versant la bagatelle de 300 000 ouguiyas au trésor public.

Si pour les autorités publiques cette subite activité est une véritable aubaine qui génère de substantielles entrées fiscales, pour le commun des prospecteurs, c’est loin d’en être une. Et beaucoup de personnes qui ont investi des fortunes commencent à déchanter.

D’ailleurs, depuis ce lundi, les tracasseries ont commencé et la gendarmerie a renvoyé des milliers de personnes interdits d’accès aux lieux de prospection parce qu’ils ne remplissaient les critères. Des dizaines d’appareil de prospection ont également été saisis.

Et pour tous ces gens qui se voyaient dèjà riches, c’est le désenchantement.

Bakari Guèye


Mauritanie/concours startupper de l’année 2016 :3 lauréats primés par le groupe français « Total »

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Crédit photo:BG

Les locaux de la chambre de commerce et d’industrie de Mauritanie ont abrité mercredi 20 avril à 16 heures, la cérémonie de clôture du concours startupper de l’année organisé par l’entreprise française Total en Mauritanie comme dans 34 autres pays.

Le jury qui est composé d’éminents spécialistes (universitaires, banquiers, juristes…) a procédé dans un premier temps à la présélection de 10 lauréats potentiels ; et à l’issue d’une autre étape, 3 lauréats ont été retenus pour être primés.

Il s’agit dans l’ordre de M. Ibrahima Diop qui préside « Job Tekki Group », une PME qui s’occupe de la mise en valeur des produits locaux. En seconde position, il y a M. Papa Kodé Kamara pour son projet : « Production et commercialisation du riz paddy » et enfin M.Kane Bokar pour son projet IPTV MR (Internet Protocol TV).

Dans son discours prononcé à cette occasion, M. Jean Pierre Alain, directeur de Total-Mauritanie a souligné que ce challenge « Startupper de l’année » vise à accompagner les meilleurs projets montés par des jeunes.

Le concours qui est le premier du genre en Mauritanie a pour objectifs d’aider au financement et à la promotion de l’entreprenariat. Cela est poursuit le responsable du groupe français bon pour la croissance et l’emploi.

Selon M. Alain, l’événement qui suivra, ce sera le lancement des lampes solaires en Mauritanie. Des modèles vont être ainsi lancés sur le marché mauritanien.

A noter que les critères retenus pour la sélection du startupper de l’année sont au nombre de trois :la mise en valeur des entreprises locales, la création d’emploi et l’innovation.

Prenant la parole à son tour, le professeur Cheikh Saad Bouh Kamara qui est l’un des parrains de ce concours en a profité pour prodiguer quelques conseils aux jeunes entrepreneurs qu’il a invité de continuer à accumuler le savoir, à approfondir et maintenir leur niveau ;à avoir des valeurs de référence ainsi que des compétences(savoir et savoir-faire).

Après les discours officiels, les lauréats ont tour à tour présenté leurs projets respectifs. Puis il y a eu une conférence de presse au cours de laquelle les journalistes ont interpelé les organisateurs du concours sur des questions ayant trait à cet ambitieux projet.

Dans leurs réponses aux journalistes ils ont rassuré les lauréats en leur promettant un accompagnement efficace ; un accompagnement personnalisé suivant les besoins de chacun. Cela pourrait aller du coaching à l’assistance conseil juridique…

Les 3 lauréats ont empoché respectivement des chèques de 3,5 millions d’ouguiyas, 2 millions 100000 et 1.400000 um.

A noter enfin que ce concours était chapeauté par plusieurs institutions et personnalités dont le directeur de la Société Générale/Mauritanie, Un cabinet d’audit, la jeune chambre de commerce de Mauritanie, le directeur de la CFAO, GIE l’Académie, l’université Usikommunik, des avocats….

Bakari Guèye

 


Mauritanie/Tripatouillage de la constitution : silence on manigance !

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Crédit photo:Manara

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz va-t-il tenter un forcing pour se présenter devant les électeurs pour briguer un troisième mandat, violant du coup la constitution ? La question est sur toutes les lèvres et agite depuis quelques semaines le microcosme politico-médiatique nouakchottois.

Si du côté du principal concerné on a choisi de jouer au caméléon, brouillant du coup toutes les pistes, du côté de ses principaux soutiens (gouvernement, parti au pouvoir, haute hiérarchie militaire), on n’y va pas de main morte et les initiatives appelant à un amendement de la constitution se multiplient.

Et chacun y va de son zèle. C’est ainsi que pour le colonel à la retraite et ex homme fort du pouvoir militaire, métamorphosé comme par enchantement en chef de parti politique,  la constitution mérite un toilettage car certains de ses articles seraient flous !

Bien avant cet homme des casernes, des membres du gouvernement et pas les moindres ont défendu la nécessité d’offrir au président Aziz l’occasion de se représenter à l’élection présidentielle de 2019.

Par ailleurs, des leaders importants de l’opposition comme Messaoud et Boidiel seraient d’ores et déjà prêts à donner un coup de pouce à M. Aziz.

La machine de l’imposition du 3ème mandat semble donc fonctionner à plein régime, suivant un plan bien huilé et murement réfléchi.

Le pic de ce processus serait à en croire les observateurs avertis, le méga meeting de Néma (capitale de la région du Hodh Echarghi, à 1000 km de Nouakchott), un rassemblement populaire monstre prévu le 03 mai et auquel assistera le président Ould Abdel Aziz.

On annonce la présence en force des grands chefs de tribus, des ambassadeurs accrédités en Mauritanie, sans oublier tout ce que la République compte de personnalités-embarquées dans cette galère- aussi bien civiles que militaires.

On s’attend à ce que le président joue l’un de ces shows dont les dirigeants des républiques bananières ont le secret. Et, à la fin, il obtiendra d’une manière ou d’une autre la précieuse caution à son aventure périlleuse. Et ce sera la Mauritanie la grande perdante, un pays exsangue qui poursuivra sa descente inexorable vers les affres du sous-développement.

Bakari Guèye

 

 

 

 


Aéroport de Nouakchott : Des services qui laissent à désirer !

 

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Crédit photo: Le Calame

Pour le passager qui débarque à Nouakchott en provenance de l’étranger, le contraste est frappant dès l’entrée dans le hall de l’aéroport international de Nouakchott. En effet, non seulement les infrastructures sont rudimentaires et réduites à leur plus simple expression mais plus grave encore, le service offert aux passagers est loin d’être de tout repos.

C’est ainsi qu’il n’est pas rare de voir des passagers qui ont fraichement débarqués être confrontés à la recherche effrénées d’un simple formulaire de la fameuse carte de débarquement.

En effet, si les premiers passagers parviennent à s’en procurer en se ruant sur les rares formulaires qui trainent devant les guichets, ce ne sera pas le cas pour les retardataires qui seront obligés de prendre leur mal en patience.

Cette mésaventure d’un goût amer, les passagers du vol de la Royal Air Maroc de Mercredi 30 mars à minuit l’ont vécu, et ils ne sont pas malheureusement les premiers.

Et pour décrocher le précieux sésame, chacun y est allé à sa manière et pour la plupart des passagers, il fallait soit faire recours aux agents de la police, soit solliciter l’aide d’un agent de l’aéroport.

Et à la fin ce fut une quête éprouvante. Un jeune passager d’origine mauritanienne, pointant du doigt une poignée d’occidentaux qui faisaient le pied de grue devant un guichet, n’a pas pu se retenir en s’exclamant : « Ils doivent avoir de sacrés intérêts dans ce pays pour accepter une telle humiliation ! »

Vivement donc l’ouverture du nouvel aéroport international d’Oum Tweinsy !

Bakari Guèye


Mauritanie/Remaniement ministériel : L’éternel recommencement !

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Crédit photo:Points chauds

La rumeur avait fait le tour des salons de Nouakchott, une rumeur insistante qui finalement se transforma en réalité à la tombée de la nuit en ce jour du 1er Avril.

En effet à l’issue de la consultation entre le président et son premier ministre, les noms des nouveaux entrants dans l’attelage gouvernemental ont été connus.

Ce énième remaniement a été marqué par l’entrée de 4 nouveaux ministres et le départ de deux grosses pointures à savoir le ministre Secrétaire Général du Gouvernement, M.Moulaye Ould Mohamed laghdaf et celui de Brahim Ould M’barek Ould Mohamd El Moktar,ex ministre de l’hydraulique qui serait pressenti pour occuper le poste convoité de directeur de la SNIM.

Ce nouveau coup de balai a touché 6 ministères.

S’agissant des nouveaux venus il y a la nouvelle ministre de l’habitat, Mme Amal Mint mouloud qui est originaire de la ville de Tintane(Hodh El Gharbi) et qui fut directrice des énergies renouvelables à la Somelec.

Sa mère est sénatrice et son père fut ambassadeur.

Quant au nouveau ministre de l’équipement et des Transports, M.Ahmed Salem Ould Abdel Raouf, il occupait le poste de directeur de l’Afout Essahili.C’est un cadre de l’Assaba.

Autre native de l’Assaba promu ministre, Zeinabou Mint Ahmed Salem qui entre en force au gouvernement avec le poste de poids de ministre Secrétaire Général du gouvernement.

Autre nouveau venu, il s’agit de l’ex DG de la Snim, M.Mohamed Abdallahi Ould Oudaa qui occupe le ministère de l’hydraulique, un beau cadeau pour ce proche du président qui se débattait à la tête du géant minier qui face à l’effondrement des cours du fer est en passe de connaitre les affres du dépôt de bilan.

Autre femme qui a changé de poste au sein du gouvernement, c’est Mme Hawa Tandja qui devient ministre des relations avec le parlement et la société civile en remplacement de Ould Cheikh qui passe lui au ministère de la culture et de l’artisanat tout en conservant son statut de porte-parole du gouvernement.

Parmi les départs remarqués, celui de l’ex ministre de la Culture et de l’Artisanat, Hindou Mint Aïnina, qui pourrait être emportée par son penchant pour la francophonie, ce qui bien entendu n’est pas du goût de bien des caciques du régime et notamment les adeptes de l’arabe et de l’arabisme.

Bakari Guèye


Mauritanie/Un 3ème mandat pour Aziz : La question qui fâche !

 

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Crédit photo:Noorinfo

Les débats pouvoir/Opposition sur le troisième mandat font couler beaucoup d’encre.Cette polémique est un signe qui ne trompe pas! Ces ministres laudateurs devant l’éternel sont certainement délégués par le Manitou car qui peut gober le fait qu’ils aient le culot de parler à sa place sachant que dans la réalité, ils n’ont même pas le droit d’agir dans l’exécution des affaires courantes sans son consentement.

Donc à mon sens, pour tous ceux qui disposent d’un grain de matière grise, il est clair que « Président Fondateur » a l’intention de continuer à profiter des « délices » du pouvoir. En effet, la logique d’usurpation qui a éteint son paroxysme ce 30 mars a bien été enclenché. L’on se rappelle qu’au cours de son dernier périple régional, plusieurs citoyens lambda, dans plusieurs localités du pays, avaient demandé au président Aziz de se représenter pour un troisième mandat et là, avec la même demande mais réitéré cette fois par des membres du gouvernement, on passe à la vitesse supérieure, prenant du coup tout le monde de cours. Seulement, il y a lieu pour M. Aziz de bien réfléchir avant de tenter ce forcing qui à mon sens risque de plonger la Mauritanie dans la violence et la désolation; un pays déjà profondément meurtri par la crise économique aiguë et une gestion chaotique des richesses nationales.

Le président a donc intérêt à tendre l’oreille vers ceux de son camp-et ils ne sont pas légion-qui ont compris qu’une représentation à la magistrature suprême serait suicidaire.

C’est ainsi que la députée au sein de la majorité présidentielle Mme Lalla Mint Hacenna a déploré les propos tenus par des membres du gouvernement sur le 3ème mandat présidentiel.Elle conseillé aux ministres concernés d’éviter de verser et de s’appesantir sur des questions non évidentes.

Bakari Guèye


Mauritanie : la CNAM gangrénée par le favoritisme

NOOR INFO
Crédit photo: Noorinfo

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), bien qu’elle soulage incontestablement les fonctionnaires et les familles affiliées,  ne brille pas par la qualité de ses prestations.
Le cas de cette jeune femme brûlée vive et internée à l’hôpital national depuis plus d’un mois en dit long sur le laxisme et le clientélisme qui sévit au sein de cette institution.
La jeune femme, qui s’apprêtait à subir une opération chirurgicale, a effectué toutes les formalités nécessaires auprès des autorités hospitalières. Mais tout a été rejeté en bloc au niveau du gérant du guichet de la CNAM pour une curieuse histoire de protocole.
Selon le représentant de la CNAM, les personnes brûlées disposent désormais d’un nouveau centre de traitement et de ce fait, il y a un nouveau protocole à cet effet.
Le hic, c’est que ni les patients ni les médecins du Centre Hospitalier National (CHN) de Nouakchott ne sont au courant de l’existence de ce nouveau protocole.
Et notre jeune femme, malgré son assurance médicale, se vit intimer l’ordre de payer la coquette somme de 106000 ouguiyas, ce que ses proches refusèrent bien entendu.
Les tractations et les interventions engagées ont finalement porté leurs fruits, mettant à nu la duplicité des fonctionnaires de la CNAM.
Tout finit par s’arranger, avec une facture revue considérablement la baisse : la note a été arrêtée à 10000 ouguiyas.
C’est dire que pour pouvoir profiter des services de la CNAM, il ne suffit pas d’être affilié, mais bien d’avoir le bras long.

Bakari Guèye


Mauritanie/Grogne contre le règne des impôts

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Crédit photo: finances.gov

Les impôts sont devenus la hantise des mauritaniens. En effet, face à ce fléau qui lamine dangereusement leurs maigres revenus, les mauritaniens actifs ne savent plus à quel saint se vouer.
Pour M. Saleh Ould Hanena,, président fraichement élu du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU) : « : Les taxes sont devenues la seule source de revenus de l’état »
Selon M. Hanena : « la Mauritanie traverse une conjoncture économique difficile ».
Et pour rester dans le cadre de cette politique fiscale agressive voire sauvage, notons qu’il ne se passe plus de jour sans qu’on assiste à de nouvelles mesures coercitives, relevant un peu plus la barre qui devient très très haute.
Et, pas plus tard que ce début de semaine, des dizaines de commerçants du fameux marché « Rizgh » ont été sommés par la direction des impôts de fermer boutique.
A en croire le porte-parole des victimes, cette direction veut leur faire payer pour la deuxième fois consécutive la taxe annuelle de 2015.
Et pour justifier cette décision arbitraire, les fonctionnaires des impôts n’ont pas trouvé meilleur justificatif que de dire que la trésorerie connait des difficultés.
C’est dire que la direction des impôts est décidée à renflouer coûte que coûte les caisses de l’Etat.
Voilà qui explique que ces derniers temps, le département des impôts sous la houlette d’un ministre des finances jugé un peu trop zélé fait des pieds et des mains pour maximaliser les recettes et ce au grand dam des citoyens complètement abasourdis.
Bakari Guèye


Mauritanie/Le prix du poulet dans le collimateur

alakhb
Crédit photo: Alakhbar

Aussi paradoxal que cela ne puisse paraitre, la hausse des prix de la viande de poulet a soulevé un tollé au sein de l’opinion et des associations pour la protection des consommateurs.
C’est ainsi que l’association mauritanienne pour la protection du consommateur a vivement dénoncé il y a quelques jours, cette hausse jugée injustifiée et contre nature, une hausse décidée unilatéralement par le ministère de l’élevage qui a fixé le prix du poulet local à 1500 um.
Mais, pour l’association mauritanienne pour la protection du consommateur, cette hausse est d’autant plus inacceptable qu’elle intervient à un moment où on assiste à une croissance exponentielle de l’offre et à une dégringolade du pouvoir d’achat des consommateurs.
Et, à en croire cette association, le ministère de l’élevage n’est pas habilité à la commercialisation et la fixation de ces prix, ce qui est du ressort du ministère du commerce.
Dans un communiqué publié pour la circonstance, l’association mauritanienne pour la protection du consommateur invite le ministère de l’élevage à s’occuper plutôt de la meilleure organisation de la filière et du secteur de l’élevage en général qui se trouve dans un état peu reluisant.
Le communiqué invite par ailleurs le ministère à revenir sur sa décision.
Quoiqu’il en soit, avec la hausse vertigineuse des prix de la viande, du poisson…du poulet et de tous les autres produits de première nécessité, le consommateur mauritanien traité comme une pauvre vache à lait croupit sous la misère et ne sait plus à quel saint se vouer.
Bakari Guèye


Affaires AQMI et Sénoussi : Le gouvernement mauritanien dans l’embarras

MALIACTU
Crédit photo:Maliactu

Le gouvernement mauritanien qui se débat dans de mauvais draps en ce début d’année du fait de la crise économique que traverse le pays vient d’être secoué par deux grosses affaires qui ne sont pas pour arranger les choses, bien au contraire.
La première affaire concerne cette prétendue collaboration avec AQMI, une information rapportée par la CIA qui fait état de la découverte de documents accréditant cette thèse, des documents saisis à l’intérieur de la cache de Ben laden, au Pakistan.
L’information a été largement relayée par les grandes agences de presse mondiales.
Quant à la seconde affaire, non moins rocambolesque, elle porte sur l’extradition par Nouakchott de Sénoussi, l’ex chef des renseignements libyens.
Il s’agirait en fait d’un marché qui aurait coûté la bagatelle de 200 millions de dollars au contribuable libyen.
Cette information a été livrée par Abdel Vetah Bourwagh Cheloui, membre du congrès national général libyen (parlement).
Le député, dans son livre « des secrets sous la coupole du parlement » cite les propos de l’ancien premier ministre Abderrahmane El Kip, lors de questions orales devant la chambre.
Celui-ci aurait reconnu avoir versé ce montant aux autorités mauritaniennes et aurait ajouté qu’il était disposé à verser davantage pour le récupérer, quitte à puiser dans ses biens personnels.
Bien entendu ces deux affaires qui fragilisent encore un peu plus le régime en place ont été vivement démenti, au cours d’une conférence de presse par deux membres du gouvernement, à savoir : les ministres de la Justice et celui des Relations avec le parlement qui ont affirmé à propos de la question relative aux allégations selon lesquelles la Mauritanie aurait perçu 200 millions de dollars contre la remise d’Abdallah Senoussi aux autorités libyennes, que « ce genre de questions ne mérite pas de réponse », s’étonnant du fait « qu’un citoyen mauritanien puisse se faire le relai de propos d’un étranger qui s’évertue à attenter à la dignité du pays et à celle de hommes honorables qui le dirigent. »
Le ministre des Relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, répondant à une question concernant un soi-disant accord entre la Mauritanie et Aqmi, a souligné que « certains sites d’information ont publié le prétendu document dans son intégralité alors que d’autres se sont contentés d’en publier certains extraits et d’ignorer d’autres. »
Il a ajouté que « l’observateur averti trouvera que ce document se contredit et porte en lui-même les preuves de son inexactitude dès lors qu’il parle d’intention d’accord, de tentative ou de proposition d’accord, comme il fixe la date de cet accord à l’année 2010. Or on sait que la Mauritanie est entrée en confrontation avec l’Aqmi durant les années 2010, 2011 et 2012. Ce qui prouve que cet accord n’a jamais existé. »
Bakari Guèye


Montée en flèche du chômage en Mauritanie

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Crédit photo: Le magazine du manager

Vendredi dernier un jeune chômeur qui a apparemment perdu patience a profité de la prière dans la grande mosquée de Nouakchott, en ce jour saint pour exprimer son désespoir devant des milliers de fidèles ahuris par cette attitude qui en dit long sur l’état psychologique des jeunes mauritaniens livrés à un chômage implacable et de plus en plus insupportable.
Devant ce comportement les fidèles étaient divisés en deux camps. D’abord ceux qui estiment que la mosquée est l maison de Dieu où il n’y a pas lieu de poser des problèmes jugés inopportuns.
Et puis le second camp qui lui, estime que le jeune homme a tout à fait raison de sensibiliser la communauté sur les dangers du chômage qui mène à l’extrémisme, au banditisme voire même au terrorisme.
Quoiqu’il en soit, la situation du chômage en Mauritanie est plus qu’inquiétante. Et, à en croire un rapport de la Banque Mondiale publié le 15 février 2016, le taux de chômage dans ce pays atteint 31,5%, soit le niveau le plus élevé dans les pays du monde couvert par cette étude.
La Mauritanie était donc classé en dernière position juste derrière des pays comme la Macédoine (27,7%), la Bosnie Herzégovine (26,7%), la Bande de Gaza(26,7) et enfin la Grèce(22,6).
Avec près de 6000 sortants des universités et autres centres de formation et la forte déperdition scolaire ajouté à l’explosion du secteur informel, le gouvernement peine à mettre sur pied une politique d’emploi valable qui puisse aider à résorber ce chômage galopant.
La Banque Mondiale offre certaines pistes. Ses experts sont formels : l’informel a du bon. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette affirmation mentionnée dans un précédent rapport de l’institution financière internationale sur l’état économique du monde et ses perspectives.
Quelque peu iconoclaste, ce nouveau millésime dit également que le progrès de l’humanité est dans les villes en ce qu’elles engendrent des emplois valorisants et, dans le commerce international en ce qu’il induit des transferts de technologie. Comme ledit document affirme également que 90% des emplois sont offerts par le secteur privé, certains en ont vite conclu que plus qu’un exemple de croissance, c’est un modèle de société que les experts de la banque proposent. D’autant plus qu’ils affirment que certains emplois sont plus inducteurs de croissance et de développement que d’autres.
Quoi qu’on dise, l’emploi des jeunes devrait constituer une urgence au regard du gouvernement et faire partie d’un pacte social car il s’agit d’une véritable bombe à retardement.
Bakari Guèye


Mauritanie/Les responsables de l’ISESE édifient l’opinion

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Crédit photo:B.G

L’institut des Études Supérieures spécialisé en entrepreneuriat(ISESE) a ouvert ses portes en janvier dernier à Nouakchott après avoir subi quelques tracasseries de la part des autorités mauritaniennes.
Et c’est justement pour édifier l’opinion, les parents des apprenants et pour se faire connaitre que les dirigeants dudit institut ont organisé du 20 au 23 du mois courant, des journées Portes-ouvertes.
Dimanche, une conférence de presse s’est tenue dans les locaux de l’institut, l’occasion pour M .Laurent Assi, Coordinateur des programmes de faire le point sur les activités de cet institut présenté non comme une école mais comme un cabinet, une entreprise.
D’emblée, le coordinateur a indiqué que ces journées ont deux enjeux. Le premier enjeu c’est de se faire connaitre par la population cible. Le deuxième enjeu c’est d’exposer le caractère social de l’institut qui met à la disposition de ses stagiaires 600 bourses d’études.
Le but de ces journées selon M. Assi « c’est aussi de dire et de montrer aux parents de nos stagiaires que nous n’avons pas trahis nos engagements. »

Et M.Laurent de noter que : « Nous sommes un institut des Etudes Supérieures spécialisé en entrepreneuriat. Nous avons eu quelques problèmes avec les autorités qui nous assimilaient à une école et nous demandaient de ce fait de présenter notre autorisation. Or, nous sommes une entreprise et nous disposons d’une déclaration d’ouverture, un document émis par le guichet unique. Nous sommes donc un cabinet qui vend des stages de formation, on fait de la formation continue, du renforcement des capacités et ce dans différents domaines. On fait de la formation-emploi, la formation- qualifiante. On forme de futurs chefs d’entreprises. »
Et pour ce qui est des formations proposés, M. Laurent ajoute : « Avec le regroupement de certains modules, nous proposons différentes carrières. Entre autres nous avons une carrière paramédicale (aides-soignantes, délégués médicaux, sages-femmes, etc) ;Il y a une carrière management(marketing stratégique, management touristique, hôtellerie, Commerce International, Import-export…) ;Autre carrière, celle de l’Informatique(formation de webmaster, maintenance informatique, etc) ;Il y a aussi la carrière Finance et comptabilité et puis une carrière juridique avec un module sur le droit des affaires. L’architecture n’est pas en reste avec le dessin-bâtiments. Et il y a la carrière langues avec l’enseignement de l’arabe, du français et de l’anglais et puis une carrière enseignement avec le préscolaire (formation de monitrices de jardins d’enfants).
Au cours de sa conférence de presse M. Laurent a indiqué que les supports utilisés au niveau de l’institut sont des salles de conférences équipées, 30% de la formation se déroulant en salles et le reste au sein des entreprises.
Et pour ce qui est du corps des encadreurs, le centre fait recours à des coachs, des coach-managers et des experts extérieurs.
En réponse aux questions posées par les journalistes, M. Laurent a souligné que le groupe ISE est un grand groupe basée en Côte-d’Ivoire et que grâce à la coopération exemplaire avec la Mauritanie, le groupe a décidé de faire une délocalisation en ouvrant un centre en Mauritanie.
Ce centre qui a commencé ses activités en janvier 2016, comprend actuellement près d’une centaine de stagiaires répartis en 3 filières ou carrières.
Bakari Guèye