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Ces 3 choses que la coupure de l’internet retire aux Congolais

C’est mon premier billet de 2019. Je croyais que j’allais écrire sur un truc genre mes nouvelles résolutions pour cette année ou encore le bilan de mon blog en 2018. Finalement, je n’ai pas pu, ne pouvant pas accéder à internet.

En effet, au lendemain des élections du 30 décembre 2018 en République Démocratique du Congo, le gouvernement a décidé d’imposer un black-out numérique. Signalons en passant que ce n’est pas la première fois que nous vivons cela en RDC. Voici donc les trois choses dont les Congolais sont privés par cette coupure.

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Une personne connectée sur Facebook – Crédit photo : Jean-Fraterne Ruyange
  1. L’espoir

Déprimé, réprimé, muselé, froissé, appauvri par son gouvernement. Le dernier espoir du peuple congolais était de sanctionner ses bourreaux en ne votant pas pour eux. Alors que la mission semblait être accomplie, le doute est revenu.

Plusieurs analystes et observateurs s’accordent à dire que le but de cette coupure de l’internet est d’empêcher qu’il y ait de la lumière dans le processus électoral et la répression qui s’en est suivie. Le cauchemar demeure donc certain, les Congolais devront affronter leurs fantômes pour un quinquennat encore. Désespoir…

A lire aussi : L’élection est hellène, la répression est nègre

  1. Les vœux de nouvel an et la bonne humeur

Comment être de bonne humeur si on n’a pas la possibilité de recevoir ni d’adresser des vœux de nouvel an à ses proches comme le veut la coutume ? Les Congolais n’ont pas pu goûter à cette poésie qui submerge les réseaux sociaux en début d’année.

Impossible de souhaiter des fêtes fabuleuses à nos frères, amis et connaissances vivant à l’étranger. Même chose pour ceux vivant à l’intérieur du pays car même les SMS ne fonctionnent pas.

  1. Un climat favorable aux entreprises

Les entreprises qui opèrent dans l’économie numérique vont générer des pertes sèches innombrables. Cette coupure ne fait donc pas du mal à la population seulement mais aussi à l’économie du pays. S’il faut se fier aux chiffres de certains analystes, la RDC va perdre jusqu’à 140 millions de dollars, en raison de 20 millions par jour, s’il faut attendre la proclamation des résultats – prévue pour ce 6 janvier – pour que l’internet soit rétabli.

Selon l’application Netblocks.org, cette baisse pourrait être moins importante, mais déjà atteindrait déjà 16 millions de dollars. Cet outil estime l’impact économique d’une interruption d’Internet, d’une panne des données mobiles ou d’une restriction d’application en se basant sur les indicateurs de la Banque mondiale, de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications), d’Eurostat et de l’U.S Census.

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Selon cette application, la RDC perd jusqu’à 3 218 737 dollars par jour. Donc en ce cinquième jour de coupure de l’internet, nous avons déjà perdu jusqu’à 16 093 684 dollars, et la perte continue à s’alourdir.

Vous pouvez aussi calculer ce que cela peut coûter à votre pays si on vous coupe internet en suivant ce lien : netblocks.org/cost/


L’église au cœur des élections en RDC

L’église est un atout non négligeable dans le quotidien congolais. Actuellement, c’est au cœur des élections qu’elle impose son veto.

Avec une population estimée à plus de 70 millions d’habitants, la RDC est quasi-religieuse, pour ne pas dire quasi-chrétienne. Plus de 95% de sa population a une appartenance religieuse quelconque. (Selon Pew Research Center)

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Photo: Ousmane Makaveli, avec son aimable permission

En tant qu’État laïc, la RDC est majoritairement catholique, suite à l’influence coloniale belge. A côté du catholicisme, est en train de se développer le protestantisme, surtout avec la croissance sans frein des églises de réveil indépendantes, à caractère de business, qui défient, actuellement, plusieurs communautés protestantes  en crise de leadership.

L’Islam, quant à lui, ne connaît ni des hauts ni des bas. Il demeure un trésor familial acquis par hérédité. C’est, en effet, une croyance transmissible du père au fils. Ce qui détermine le quasi-statisme dans ses statistiques. Il a été importé au pays de Siméon Kimbangu par des arabes qui y pratiquèrent la traite des noirs.

L’Église dans le quotidien du Congolais

Dans la vie du Congolais, l’église est une véritable famille pour chacun de ses fidèles, suivant la fameuse théorie biblique de la « communion fraternelle » qui fait passer le lien de sang en deuxième position pour les uns. Cela constitue un véritable instrument d’exploitation des pauvres croyants qui se laissent emportés par des idéologies et convictions aussi édifiantes que dissipantes de leurs guides spirituels.

Le Congolais s’inspire de l’arme coloniale du Muzungu[1], le Christianisme, pour manipuler ses compatriotes. D’où une panoplie des dérapages et cacophonies est portée à l’ endroit des croyants par l’homme de Dieu, au nom de Dieu.

Déjà à la clôture  des campagnes électorales, malgré le report des élections au 30 décembre 2018, les églises continuent à être des cibles principales pour les campagnes électorales. Les églises sont exploité pour cette mission car sous l’effet de la foi, l’esprit du Congolais devient léger, maniable et sans défense, par manque de spéculation.

L’estime considérable de l’homme de Dieu et son charisme, presque sacré, font de lui un allier de taille dans le processus de mobilisation et sensibilisation de l’électorat. Pour certains candidats, le meilleur endroit pour captiver l’électorat c’est l’autel de l’église. Pour d’autres, les suppléants qu’il faut pour se garantir un électorat sur, ce sont les serviteurs de Dieu.

L’église s’éloigne de sa mission première

C’est ainsi que quelques actes, soient disant charitables et dons d’amour,  sont déjà entrepris  de part et d’autres dans les églises par différents candidats. En retour, ils espèrent le soutien et l’accompagnement de l’église. C’est donc un moyen d’attirer la sympathie de « ses frères en Christ ».

D’où, rien d’étonnant si vous tomber actuellement sur un discours du genre :

« Si vous croyez à la toute-puissance du Dieu de notre église et que vous confessez de votre bouche que j’en suis le berger, je vous exhorte déjà à soutenir notre fils tel pour les élections à venir. Vous êtes tous témoin de la contribution grandiose qu’il apporte à l’accomplissement de l’œuvre divine, celle de bâtir un temple à notre Dieu. Je profite de ce temps pour vous annoncer que c’est bien lui qui nous a payé ces instruments de musiques que nous inaugurons aujourd’hui ainsi qu’un lot de 50 chaises en plastique ».

Et oui, j’en parle parce que je l’ai vu de mes propres yeux et entendu de mes propres oreilles.

Nous constatons amèrement delà que l’Église s’est détournée de son essence: être un rassemblement pour l’adoration, la prière, l’enseignement, la fraction du pain et la prédication de l’Évangile. Humm, soyez pas surpris de voir que connais un peu trop : Je suis aussi croyant.

L’égo chrétien

Delà, il est clair que certains soutiendraient qu’elle apporte sa part à la construction d’un monde meilleur. Certes, l’église doit jouer le rôle décisif, en cette période des bouleversements sans précédents, en montrant la voie que l’humanité doit emprunter pour son salut et qui sont les personnes aptes à la guider. Ce qui est scandaleux c’est de voir que l’église est entrain de vendre aux enchères le sort du monde pour des fins égoïstes de quelques individus.

Si nous risquons d’être mal compris c’est parce que, de nos jours, on a tendance à confondre la « charité » à la « solidarité ». Les deux se rencontrent par le fait qu’elles remplissent la même mission : Celle de faire preuve de générosité en venant en aide à son prochain. Leur démarcation  réside, alors, au niveau du but qu’elles poursuivent : La première est désintéressée, la deuxième attend quelque chose en retour. En outre, la charité est revêtue des connotations spirituelles, la solidarité est, quant à elle, revêtue des connotations matérielles et charnelles.

Y a-t-il un juste milieu entre faire l’aumône à l’église et les campagnes électorales ?

S’il faut, alors, rendre cette question encore plus délicate, il faudra chercher à savoir ce que serait l’impact de l’aumône sur l’exercice du pouvoir politique. Enfin, les bons croyants font-ils les bons dirigeants, pour ne pas dire les bons politiciens ?

Voilà pourquoi, la fraction de pain à laquelle nous devrions assister, dans nos églises respectives, devait être un véritable acte de charité, à laquelle nous appelle la parole divine, et non celui de solidarité, – ce concept  n’étant mentionné nulle part dans les saintes écritures -.

L’église doit rester cette communauté capable d’apporter une aide spirituelle, sociale et financière à ceux qui en ont besoin, un témoignage visible de l’unité de ceux qui croient en Jésus-Christ et cela malgré la diversité des âges, des natures, des conceptions, et des conditions sociales.

 

[1] L’homme blanc, le blanc, les occidentaux.


Et si l’homme du match électoral en RDC c’était l’arbitre ?

Dans le football, après chaque match, il y a cette culture qui veut à ce que soit récompensé le joueur qui s’est distingué lors de la rencontre. C’est toujours, soit un joueur des champs, soit un gardien des buts, ça dépend de qui a été le plus décisif, qui reçoit cette récompense.

Cependant, en République Démocratique du Congo, la rencontre la plus attendue va enfin pouvoir se disputer ce dimanche 23 Décembre 2018. Selon les derniers pronostics ce ne sera pas ni joueur ni un gardien des buts qui va remporter haut les mains cette récompense mais plutôt l’arbitre de la rencontre. Comment est-ce possible ? Attendez, je vous explique dans deux points:

  1. L’arbitrage vidéo est maintenu mais elle ne servira à rien

Alors que le monde bouscule actuellement vers le numérique dans presque tous les domaines de la vie, l’arbitre a aussi voulu en faire usage pour départager les équipes en toute transparence. Bien que cela semble marche en football où nous voyons les joueurs eux-mêmes réclamer cette assistance, tel n’a pas été le cas au pays des Léopards. Joueurs et fans se sont tous mis d’accord pour décrier cela au point que certains été prêts à boycotter le match si l’arbitre imposait sa technologie.

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Photo: Flickr.com

En tout cas le Congo c’est Jumanji et pas Wakanda. Que l’évolution technologique reste ailleurs, nous n’en voulons pas chez nous, surtout pas dans un match aussi important. Ainsi donc, l’arbitre a été contraint de garder sa technologie juste pour soit professionnaliser son job, soit juste pour impressionner je ne sais qui car les décisions qu’il va prendre ne viendront pas de ces machines soupçonnées de triche. Déjà une décision sage de sa part qui redonne gout au match.

  1. Les joueurs ont déjà déçu

Dans l’équipe des favoris dans la compétition, ça sent la bavure dans l’air. Bien qu’étant champion en titre, cette équipe a déjà fait beaucoup des faux pas sur le terrain comme en dehors du terrain. Ses joueurs usent de tous les moyens, légaux ou illégaux pour arracher le titre de champion : corruption des arbitres, excès de combativité, saut sur les adversaires, bousculade, touches volontaires du ballon…

Là où tout porte à croire que l’homme du match ne viendra pas de cette équipe c’est le simple fait que cette équipe est déjà gagnante, suite à toutes les manœuvres frauduleuses qu’elle met en place, avant même le coup d’envoi de la rencontre.

Dans l’équipe adverse, juste se choisir un capitaine a été une mer à boire. Deux brassards, deux capitaines, dans une même équipe, ça n’a jamais existé. Cela sera fatal pour eux car ils ne vont jouer que dans l’égoïsme. S’ils perdaient le match, cela ne sera vraiment pas une surprise car même les fans sont confus et ne savent pas comment soutenir un tel amalgame.

Si l’arbitre proclamait gagnante cette équipe adverse, ce sera la surprise de l’année et lui homme du match car il aura donné de la lumière où tout est confusion.


Poème triste

Ta vie s’étiole au fil des jours
Laissant ta jeunesse derrière toi.
Tu as “la maladie d’amour”
Et elle t’emmène à petit pas.

Il est des saints à gueules d’anges
Que l’on croirait enfants des dieux
Mais qui, insidieusement, s’arrangent
Pour, dans le cœur, te planter un pieu.

Et ils sont là, qui font les beaux
Et t’attirent dans leurs pièges motels.
Est assassin l’infâme salaud
Qui t’a tué dans un “je t’aime”.

Puis, la nouvelle, comme un séisme
Qui tombe à plat résonne
Et moi, roi de l’égoïsme
Reste là, planté comme un oligophrène

Et voilà que l’espoir s’envole
Et ouvre grand la porte de l’angoisse
Je me mets à prier des idoles
Que je n’ose regarder en face.

Je les supplie, leur vend mon âme
Pour qu’ils t’accordent un long sursis,
Pour que, par tes magiques charmes,
Ils te rende ta si jeune vie.

L’amour a beau nous rendre fort,
Tellement des purs dangers le guettent…
C’est comme flirter avec la mort
Même si on fait semblant de tenir la tête…

Au finish, c’est toujours elle qui l’emporte
Voila pourquoi les larmes débrident
Mes mots, que mon poème est triste
Car la maladie d’amour, le SIDA, est rude
Et n’a même pas de remède.


Aya Chebbi, la première envoyée spéciale de l’Union Africaine pour la jeunesse, est une blogueuse

La Tunisienne Aya Chebbi a été officiellement nommée première envoyée spéciale de l’Union Africaine pour la jeunesse. C’est sur le site officiel de l’UA que cette annonce a été rendue publique ce 1er novembre.

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Aya Chebbi avec les jeunes de Afrika Youth Mouvement à Kigali/Rwanda après une rencontre Photo : Providence Baraka

J’ai été surpris dès que j’ai appris cette nouvelle car en Afrique, il est difficile de trouver les personnes qu’il faut à la place qu’il faut. Cette affirmation ne vient pas soutenir que je connaisse Aya Chebbi mieux que tout le monde. Loin de là, je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois en mai dernier pour une rencontre de « AYM », Afrika Youth Mouvement, à Kigali, la capitale rwandaise.

A l’issue de cette rencontre, j’étais simplement stupéfait en découvrant une jeune dame formidable avec une vision des choses fabuleuse. Pour parler de son engagement pour une Afrique, son Afrique, notre Afrique, qui émerge, son parcours en tant que blogueuse et activiste le dit plus éloquemment que tous les mots que je puisse placer ici. Pour ceux qui veulent en savoir plus, cet article de Huffpost donne beaucoup plus des détails sur sa carrière.

D’abord c’est qui Aya Chebbi ?

Aya Chebbi est avant tout une blogueuse. Voilà comment j’aurais bien voulu la décrire. Avec son blog et sa caméra, Aya a consacré son temps à travailler avec des gouvernements et organisations intergouvernementales ainsi que la société civile. Son objectif : « réaliser la vision de l’Union Africaine consistant à construire une Afrique intégrée, prospère et pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale ».

De blogueuse à activiste, Aya Chebbi « a fait preuve de leadership serviable en maximisant les partenariats stratégiques, la mobilisation des ressources par le digital et l’appartenance pour construire l’un des plus grands mouvements panafricains dirigés par des jeunes, AYM. Elle a suscité un impact et un engagement qui lui ont permis d’atteindre plus de 10 000 jeunes membres de 40 pays d’Afrique et de la diaspora », dit la pétition  qui a soutenu sa candidature.

Une victoire pour la génération 2.0 ?

Je n’ai pas voulu que cet article soit une apologie ou encore l’épopée des blogueurs. Cependant, je ne sais pas comment faire autrement alors que le numérique est cette seule lueur d’espoir pour des milliers d’Africains actuellement. Si les leaders africains continuent à confisquer la scène politique en muselant la jeunesse qui ne jure qu’au nom de la révolution-rupture, le numérique leur accorde un autre espace qui leur permet de lutter à l’abri de la répression. Inutile de rappeler que ce sont les blogueurs qui sont les meneurs de ces luttes.

La nomination de Aya Chebbi est donc perçue, en tout cas c’est mon avis, comme la première victoire décisive de la jeunesse africaine face aux vagues des troubles qui ternissent le berceau de l’humanité. C’est une étincelle de plus qui vient s’ajouter à ce frottement des pierres qui cherchent à allumer le feu de la démocratie et de la liberté en Afrique.

Sa nomination n’est pas donc à considérer comme une victoire des blogueurs africains mais comme celle de toute cette jeunesse qui a refusé de se faire manipuler pour se battre pour les vraies causes du continent.

A travers cette victoire, c’est la jeunesse qui gagne, c’est l’Afrique qui gagne car désormais, la voix de la jeunesse se fera, sans aucun doute, entendre à l’Union Africaine à travers la blogueuse Aya Chebbi.


L’épidémie du virus Ebola est loin d’être finie en RDC

L’ Ebola est un virus qui provoque une hémorragie importante et une défaillance des organes, et qui peut entrainer la mort. Cette dixième épidémie qui touche l’est de la République Démocratique du Congo présente un risque de propagation « très élevé » par rapport aux précédentes. C’est ce qu’a révélé l’OMS en se basant sur la dynamique de la population, qui est très mobile.

En plus de cette dynamique, il faut craindre les pratiques des populations locales habitant les zones à risques. Même s’il y a des mesures de précaution qui sont prises, cette épidémie ne sera pas vaincue sans une prise de conscience collective face au danger que représente l’épidémie. Signalé à Magina, un village à 30 kilomètres au sud-ouest de Beni, le virus sévit dans un environnement complexe sur le plan sécuritaire et humanitaire.

Insécurité + Ebola, un plat amer pour la population de Beni

La situation humanitaire en RDC est d’autant plus dramatique que le nouveau foyer d’Ebola subit déjà des violences. Si l’épidémie a tué jusqu’alors 101 personnes (chiffres rendus publics par l’OMS), les massacres perpétrés par les présumés rebelles ADF-NALU en font bien plus. Souvent, les attaques de ces rebelles font tourner au ralenti les activités de riposte contre cette épidémie.

A côté du danger que représente Ebola, fleurit l’insécurité. A mon avis, ce qu’il faut faire en premier pour vaincre cette épidémie c’est la sécurisation de cette région pour permettre aux intéressés de bien mener la riposte.

La plaisanterie des pygmées de la région

Les pygmées sont reconnus en tant que premiers habitants de la République Démocratique du Congo. Avec le développement des grands centres urbains et l’accroissement de la population, ils se sont retirés dans des zones inhabitées où ils continuent à vivre de la chasse, la pêche et la cueillette.

Ayant été sensibilisés sur le danger de consommer la viande des animaux sauvages qui serait vecteur du virus, ils ont carrément rejeté cette recommandation. Face aux raisons qu’ils avancent dans l’audio ci-dessous réalisé par une radio locale de Goma – et dont la réutilisation m’a été autorisée -, je pense que seul le vaccin anti Ebola pourra protéger cette communauté à haut risque. Sans ce vaccin, toutes les démarches qui seront entreprises ne pourront pas empêcher la propagation de ce virus mortel.


Ewezo Project : mon idée pour accroître le niveau d’alphabétisation des femmes dans la chefferie de Watalinga en RDC

Éduquer une femme c’est éduquer toute une nation, dit-on. Les conséquences de l’inverse de ce dicton se font bien observer dans le village de Watalinga, dans le territoire de Beni, à l’est de la République Démocratique du Congo. Ewezo Project veut apporter une réponse à cette triste réalité, dans cette idée lui proposée par l’asbl PPSSP (Programme de Promotion de Soins de Santé Primaires). 
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Ewezo Project, image reprise avec autorisation

Exposé à une kyrielle de guerre comme la plupart des villes et villages de l’Est de la RDC, la vie économique de Watalinga est condamnée à stagner dans une misère effroyable car ici les femmes sont privées d’éducation. Cet article est une proposition de projet pour relever ce défi. Cette idée s’inscrit dans le cadre l’Appel à idées de « Ewezo Project » visant l’amélioration des conditions de vie des femmes à Watalinga.

Des chiffres alarmants

La RDC connait une situation alarmante. La RDC connait une situation alarmante. D’après les derniers chiffres, sur une population estimée à plus de 77 millions d’habitants, environ 18 millions de Congolais ne savent lire, écrire, et calculer, parmi lesquels 14,4 millions de femmes.

L’ONG SOS enfants a observé des taux d’analphabétismes quatre fois plus élevé chez les femmes que chez les hommes, dans le Nord Kivu. Elles représentent à elles seules 80% des analphabètes.

Problèmes spécifiques à résoudre

  • Absence d’initiative locale visant la promotion de l’alphabétisation de la femme ;
  • Faible capacité des femmes et hommes membres d’associations des cacaoculteurs à pouvoir améliorer les conditions de vie de leurs familles et leur communauté ;
  • Faible participation des femmes, membres des associations des cacaoculteurs aux prises des décisions sur l’accès aux marchés ;
  • Limitation pour les femmes d’accéder au crédit et ressources accordés aux agriculteurs de cacao en chefferie de Watalinga ;
  • Faible valorisation du leadership féminin dans la production du Cacao ;
  • Absence de stratégies locales pouvant faciliter l’articulation entre l’alphabétisation et la réduction de la pauvreté en chefferie de Watalinga.

Innovation de cette idée

Le renforcement de l’apprentissage de base, à savoir l’écriture, la lecture et le calcul, acquis lors de phases d’alphabétisation sera en lien avec la santé, le droit et le genre, l’économie sociale et familiale ainsi que l’éducation.

La valorisation du leadership féminin de Watalinga dans la production du Cacao influera sur la gouvernance de ce secteur par l’augmentation du pouvoir des femmes à négocier le prix et à faire valoir ses intérêts et ceux de la jeune fille.

Cela poussera d’autres femmes à s’impliquer dans la production. Participer activement à la prise des décisions autour de la gestion de production du cacao signifie pour ces femmes, avoir la main mise sur la gestion de la chefferie.

Globalement, les femmes ont des difficultés à créer et développer leurs entreprises parce qu’elles n’ont pas accès au crédit. Dans la culture locale, elles sont privées de droit de posséder des terres, pire encore, celui de prétendre à l’héritage familial.

Trois façons dont cette idée va aborder ce problème

  1. Alphabétisation des femmes, membres des associations des cacaoculteurs en Chefferie de Watalinga à travers les approches participatives développées. Il s’agira de prioriser l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul en vue de fournir aux apprenants les possibilités de réalisation de leurs droits politiques, économiques et culturels et leur permettre de participer au développement de leur chefferie ;
  2. Sensibilisation à la valorisation du leadership féminin à Watalinga dans la production du Cacao ;
  3. Articulation de l’alphabétisation avec la réduction de la pauvreté par l’intégration socio-économique des femmes néo-alphabètes et leur appui à la création d’activités génératrices de revenus.

Merci beaucoup d’avoir lu jusqu’à la fin. Veillez, s’il vous plait me laisser en commentaire votre point de vue par rapport à cette idée. Il suffit de dire ce que vous en pensez, si elle saura résoudre le problème évoqué ou encore quels aspects il faut y intégrer pour qu’elle puisse bien se réaliser. Merci.


Journée Mondiale de la Paix : les groupes marginalisés des femmes haussent le ton à Goma, RDC

Le 21 Septembre de chaque année, le monde entier observe la journée internationale de la Paix, une occasion d’évaluer la situation sécuritaire pour les pays qui n’ont jamais ce qu’est la paix comme la RDC. En ce jour, c’est l’USAID, à travers son programme SPR qui a donné aux groupes marginalisé de Goma, une ville à l’est de la RDC, l’occasion de dire ce qu’ils pensent du processus de paix au pays.

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Une femme albinos prennant la parole lors de la journée internantionnale de la paix célébrée à Goma

Je n’ai pas été surpris de voir qu’ils se sont tous accordés en réduisant la paix à la cohésion sociale. Pour ces groupes marginalisés des femmes, dont celles vivant avec VIH, les albinos, les handicapées, les femmes des militaires et les pygmées, il y aura toujours des conflits et le déséquilibre social tant qu’il n’y aura pas réduction de l’écart entre différents membres de la société.

Ces femmes dites des groupes marginalisés en ont profité pour hausser la voix pour affirmer que « lutter pour la paix c’est lutter contre les inégalités sociale ». Dans cet article, je me propose donc de vous partager leurs préoccupations en tant que femmes marginales.

  1. Fememes PVV(Vivant avec VIH)

« Zéro discrimination, zéro contamination, zéro mort » reste un slogan « vide d’impact » selon ses femmes. Elles estiment que leur voix restera le moteur qui fera avancer la riposte au sida et la source d’une transformation sociale plus profonde pour accéder à l’égalité des sexes et à la justice sociale.

Elles estiment que si elles demeurent vulnérables dans la société c’est parce que le mot sida reste très stigmatisant. Ce qui fait qu’elles soient davantage confrontées à la solitude, avec un risque de dépression et de tentatives de suicide. Mis à part cet aspect, elle recommande au gouvernement de leur favorise l’accès à tous les médicaments antirétroviraux et à les accompagner dans le combat contre les nombreux préjugés sur cette maladie.

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Quelques femmes présentes à la célébration de la journée internationale de la paix
  1. Les femmes albinos

Les femmes albinos font face à de nombreux problèmes. Elles sont menacées par le soleil à cause de la fragilité de leurs peaux. Mais aussi, elles sont traumatisées par leur état physique. Elles demandent à la société de les soutenir car, pour qu’elles aient let vivent en paix, elles doivent jouir des mêmes droits que les autres personnes. Pour elles, la paix jaillit du cœur et c’est là où il donc construire la paix.

En plus d’être discriminée, une femme albinos est sous menace d’être tuée. Dans certains coins du pays, des gens mal informés sont convaincus que certaines parties des albinos en général et des femmes albinos en particulier portent bonheur surtout chez les commerçants. Par conséquent, ces gens vont à la chasse des familles qui ont un membre albinos pour le tuer. Mais en réalité, « ce n’est que la méchanceté des gens car tous les hommes naissent égaux et ont les mêmes droits, y compris le droit à la vie », affirment les femmes albinos.

  1. les handicapées

« Les femmes handicapées subissent beaucoup plus de violences que les femmes valides », clament-elles. Elles assurent être exposées à plusieurs sortes de délaissement. Elles se demandent comment le gouvernement peut imposer des taxes aux femmes handicapés qui font le petit commerce.  Elles ne comprennent pas non plus comment il leur faut « présenter un certificat d’aptitudes physiques pour avoir du travail alors qu’ils n’ont pas de problèmes mentaux? ».

  1. les femmes des militaires

Les revendications des femmes des militaires se sont articulées autour d’un aspect: le salaire de leurs maris. « Pour ces héros qui sont prêts à mourir pour la patrie, un salaire de 30.000 francs congolais (environ 20 dollars US) n’est pas signifiant », protestent-elles. Elles poursuivent en disant que si leurs  » maris sont pointé du doigt dans les affaires des vol, pillages et autres c’est suite au traitement médiocre qu’ils subissent alors qu’ils ont à leur charge des familles qui ont jusqu’à 12 enfants pour certains.

  1. les pygmées

Pour les femmes pygmées, la priorité a été de demander au gouvernement de leur faciliter l’accès à l’éducation et aux soins de santé de qualité. Elles se disent prêtes à affronter la vie moderne suite à l’évolution du monde. Les femmes pygmées veulent posséder la même valeur humaine que les autres peuples.

Le problème le plus grave auquel sont confrontés les Pygmées est la non-reconnaissance de leurs droits territoriaux de chasseurs-cueilleurs auquel s’ajoute le déni de leur statut de peuple indigène. Sans droits reconnus au niveau national sur les forêts dont ils dépendent, des étrangers ou l’Etat mettent parfois la main sur leurs terres sans barrière légale et sans leur verser de compensation.

Elles pensent avoir déjà perdu leur ancien mode de vie. Maintenant elles veulent  » s’installer en ville dans des maisons en briques et pouvoir donner une éducation à leurs enfants. »


Le festival du Rolex engagé en Ouganda

Ce dimanche 19 Aout 2018, la ville de Kampala a vibrée sur le rythme du festival du Rolex. Ce festival qui a exalté la célèbre nourriture des rues de Kampala a aussi plaidé pour une cause noble, la libération du fameux musicien et député Bobi Wine, opposant au régime du président Museveni.

« People power », signifiant « le pouvoir c’est le peuple », est le slogan autour duquel Bobi Wine fonde son engagement politique. Ce slogan est revenu plusieurs fois de la bouche des artistes qui se sont succédé sur le podium du festival du Rolex pour sympathiser avec leur collègue.

D’abord c’est quoi le Rolex ?

Ne confondez pas le Rolex ougandais à la montre que vous portez sûrement sur votre poignet. Quand on parle du Rolex, en Ouganda, cela renvoie à une nourriture ou un met, je ne sais pas trop la différence entre le deux, que vous verrez à tous les coins des rues du Pays.

Il est fait à partir d’un accompagnement du « Chapati » et de l’omelette. Ceux qui ont déjà voyagé dans les pays de l’Afrique de l’Est sauront bien ce qu’est le Chapati. Dans la pâtisserie locale, il est obtenu à partir de la pâte de blé, aplatie en rond, puis grillée dans de l’huile.

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Un chapati en cuisson

Après qu’on ait son « Chapati », il suffit de faire une omelette, où peuvent être ajoutés plusieurs autres épices comme la tomate, l’oignon, du choux, puis bien enrouler le « Chapati » autours de l’omelette et ouf… nous tenons notre Rolex. La célébrité du Rolex tient surtout de son accessibilité : on en trouve dans presque toutes les rues. Son prix abordable attire aussi beaucoup de consommateurs. Son goût succulent et surtout son aptitude à étouffer la faim pendant toute une journée font tacitement son marketing.

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Un Rolex prêt à manger

D’où serait venu l’engagement citoyen du Rolex ?

Arrêté pour trahison, selon le chef d’accusation du gouvernement ougandais à son encontre, le député de l’opposition Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom d’artiste Bobi Wine, est accusé de possession illégale d’armes à feu et de munitions. Cependant, dans le fief de certains ougandais, ces accusations seraient un montage du gouvernement de Kampala qui voudrait étouffer la carrière politique de cet artistes ayant affiché ses ambitions de se représenter aux élections présidentielles.

C’est ainsi que les artistes ont profité du festival du Rolex pour exprimer leur solidarité à Bobi Wine. Ils se sont présentés au festival, pour la plupart portant le béret rouge, insigne du mouvement révolutionnaire « Power People » dont il est le leader symbolique. « Power People » est aussi le slogan de ce mouvement. Il a été presque le refrain du festival du Rolex car les artistes et les festivaliers ne se fatiguaient à le répéter.

Ainsi donc, le Rolex s’est aussi rangé au côté de ce peuple qui le vénère pour appeler à la libération de l’artiste musicien engagé Bobi Wine.

Quelques images du festival du Rolex

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Pour charmer le public ougandais, il faut une danse corps à corps
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Une scéance photo pour les festivaliers avecune petite pencarte où il est écrit « Mba Rolex yange » qui signifie en francais « donne-moi mon rolex »
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Et puis du loisir pour les enfants

 


5 choses à retenir du parcours de Joseph Kabila à la tête de la RDC

Joseph Kabila a été président de la République Démocratique du Congo pendant 17 ans. Depuis sa réélection en 2016, il a été soupçonné de vouloir briguer un troisième mandat, en violation de la constitution du pays. A l’issu du dépôt des candidatures pour les présidentielles de décembre 2018, il a renoncé tacitement à se représenter en désignant Emmanuel Ramazani Shadari candidat du FCC, Front Commun pour le Congo, dont il est l’autorité morale. Voici ici cinq choses à retenir de son parcours à la tête de la RDC.

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Joseph Kabila, président de la RDC
cc: Flickr

Par Jean-Fraterne Ruyange

  1. Joseph Kabila a grandi en exil en Tanzanie

Alors que son père dirigé une rébellion contre le régime dictatorial de Mobutu dans le maquis de Fizi au Sud-Kivu, la légende raconte que Kabila serait chauffeur de taxi en Tanzanie. Quand son père, le mzée Laurent-Desiré Kabila renverse Mobutu en 1997, Joseph Kabila  est envoyé en Chine pour une formation militaire et a été élevé par la suite au grade de Général Major dès son retour au pays.

  1. Joseph Kabila a accédé au pouvoir à 29 ans

Après que son père Laurent-Désiré Kabila soit assassiné en  Janvier 2001 par l’un de ses garde-corps, Joseph Kabila a pris les manettes de la République en jouissant de la même coté de popularité que le feu son père, le combattant de la liberté.

  1. Joseph Kabila est devenu très impopulaire en RDC

Il a été réputé pour son brio à répondre brutalement aux manifestations pacifiques. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des manifestations demandant sa démission depuis 2016. C’est surtout sa politique de discrétion qui a fait réagir le peuple car plusieurs doutes ont planés quant à son avenir politique. Son penchant pour les actions en surprises ne s’effacera pas facilement des mémoires des Congolais.

  1. Joseph Kabila est protégé par une force de 40000 gardes présidentiels

Il a surtout semé la peur dans le fief des membres de l’opposition et la terreur au sein de la population par la démonstration de sa force de frappe militaire.  1 400 000 des Congolais se sont déplacés depuis  2016. Plus de 3 000 sont morts dans les provinces de Kasai oriental et occidental et d’innombrables victimes ont été enregistré dans le territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Cela faisant suite soit aux conflits entre les forces gouvernementales, soit aux dissidences ou encore aux rebellions contre le pouvoir de Joseph Kabila.

Les Nations-Unis ont découverts 80 fosses communes et ont rapporté que les pires atrocités ont été commises par les forces gouvernementales.

  1.  Kabila et sa famille contrôle des puissantes industries

A travers le pays, la famille présidentielle gère des puissantes industries, y compris les mines, les carrières de diamants et la délivrance de plaques d’immatriculation des véhicules. Le président Kabila possède aussi plus de 71 000 hectares de terres agricoles. La pression a augmenté contre Kabila, mais il s’est montré trop puissant pour être mis à l’écart, jusqu’à ce qu’il le décide de soi.

Malgré ces deux dernières années où il s’est maintenu au pouvoir en dehors de son mandant constitutionnel, le sixième point que j’aurais ajouté à ce billet serait que « l’histoire retiendra que Kabila est le père de la démocratie en République Démocratique du Congo ». Cependant, comme je sais que la plupart des Congolais ne s’accorderont pas sur ce point avec moi, surtout à cause des points cités précédemment, je fais taire cet autre aspect des choses.


Bayimba Arts Festival brings life to Lunkulu Island

Lunkulu is an almost uninhabited island in Lake Victoria in Uganda. It hosted from 02 to 05 August 2018 the eleventh edition of Bayimba Arts Festival. This island where mainly snakes, egrets and dragonflies coexist now conforms to its new host, the festival man.

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Read the french version here

The new face of Lunkulu Island

It is not only the face of the island that has changed following the countless sets and designs on the site of the festival. The metamorphosis of Lunkulu has also touched the usual mood: music comes from all over and dominates the hearing. Do you want to talk to a friend next door? You must shout in your ears or he will not understand you.

Each person on the island walks with footsteps punctuated by music that one would believe that even birds dance in the air and fish in the sea, so much music dominates the island space.

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Paintings at the Bayimba Festival

The mobilization of Ugandans

If Bayimba festival provided artists from around the world, it was the Ugandans who composed most of the festival-goers. This mobilization is justified by the fact that this festival was held on a site that is truly attractive. Imagine a four-day trip in the middle of a jungle where you will only see animals you are not used to seeing – like egrets, monkeys, … – but also the sounds and artists you dream to see on stage one day. More than satisfaction.

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Egrets on the edge of Lake Victoria

Why not talk about Lake Victoria, its charming landscape and fresh air that is worth a visit? Its peninsulas, bays, capes and its innumerable islands? The Bayimba festival was also a wonderful scope for exploration to nature lovers.

On night, Lunkulu is not gray

A night in the jungle, it must be terrifying but in Lunkulu it was very different, every night during the four days of the festival. From midnight, Justalokohub, a co-creation ecosystem bringing together the Justahub collective from Scotland and Kongoloko from the DRC, burns the third podium of the festival called « Bukunja stage ».

It’s under the lights and decor designed solely for this festival by Sophia Burns and around the performances of DJs like Lewis Lowe, Ethan Pseudopolis or Laura Michelle that festivalgoers have rocked their nights. The performance of MCs Akili and Muhinder is not as quiet as it still echoes in the woods of Lunkulu Island.

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Night view of Bukunja stage

Located on the shores of Lake Victoria, the festival-goers will never forget, I do not doubt it once, because it is the case for me too, of these wonderful nights that gave them Justalokohub where everybody prayed for let it not be day.


Le festival des arts Bayimba vivifie l’ile Lunkulu

Lunkulu est une ile quasi-inhabitée dans le lac Victoria en Ouganda. Il a abrité du 02 au 05 Août 2018 la onzième édition du festival d’arts Bayimba. Cette ile où cohabitent principalement  serpents,  aigrettes et libellules se conforme désormais à son nouvel hôte, l’homme festivalier.

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Le nouveau visage de l’ile Lunkulu

Il n’y a pas que le visage de l’ile qui a changé suite aux innombrables décors et designs sur le site du festival. La métamorphose de Lunkulu a aussi touché l’ambiance habituelle : les musiques viennent de toute part et dominent l’audition. Tu veux parler à un ami à coté ? Il faut lui crier dans les oreilles sinon il ne te comprendra pas.

Chaque personne présente sur l’ile marche par des pas rythmée par la musique qu’on croirait que même les oiseaux dansent dans les airs et les poissons dans la mer, tellement la musique domine l’espace insulaire.

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Des tableaux exposés au festival Bayimba

Lire la version en Anglais ici

La mobilisation des Ougandais

Si au festival Bayimba ont presté des artistes venus de part et d’autre de la planète, ce sont les ougandais qui ont composé la majeure partie des festivaliers. Cette mobilisation se justifie par le fait que ce festival s’est tenu sur un site simplement attrayant. Imaginer une excursion de quatre jours au milieu d’une jungle où vous ne verrez plus que des animaux dont vous n’avez plus l’habitude de voir – comme les aigrettes, les singes,… – mais aussi les cracks de la musique dont vous rêvez de voir sur scène un jour. Plus qu’une satisfaction.

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Des aigrettes sur le bord du lac Victoria

Pourquoi ne pas parler aussi du lac Victoria, son charmant paysage et son air frais qui valent la peine d’être déguster un jour ? Ses presqu’iles, baies et caps et bien plus ses innombrables iles ? le festival Bayimba était aussi un magnifique cadre d’exploration pour les amoureux de la nature.

La nuit Lunkulu n’est pas gris

Une nuit dans la jungle, ça doit être terrifiant mais à Lunkulu c’était bien différent, toutes les nuits, durant les quatre jours du festival. À partir de minuit, Justalokohub, un écosystème de co-création réunissant le collectif Justahub de l’Ecosse et Kongoloko de la RDC mettaient.33t du feu sur le 3ème podium du festival dit « Bukunja stage ».

C’est sous les lumières et le décor conçu uniquement pour ce festival par Sophia Burns et autour des performances des DJs comme Lewis Lowe, Ethan Pseudopolis ou encore Laura Michelle que les festivaliers ont bercé leurs nuits. La prestation des MCs Akili et Muhinder n’est pas aussi à taire car elle fait encore écho dans les bois de l’ile Lunkulu.

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Vue nocturne du Bukunja stage

Logé sur le bord du lac Victoria, les festivaliers n’oublieront jamais, je n’en doute pas une seule fois, car c’est le cas pour moi aussi, de ces nuits formidables que leur a accordé Justalokohub où tout le monde priait pour qu’il ne fasse plus jour.


Bahimba festival, l’ile Lunkulu métamorphosée

Bayimba est un festival des arts organisé en Ouganda. Cette année (mai 2018), c’était la onzième édition, le festival a créé une innovation très émouvante qui a ravi les festivaliers : elle a eu lieusur l’île de Lunkulu, au bord du lac Victoria, un cadre magnifique pour une relaxation sans précèdent.

Le festival accueille des artistes de tous les horizons et cette aventure assure le nom du festival Bayimba sur la scène musicale de l’Ouganda et du monde. Je vous présente, en images, l’ambiance qui régnait lors des préparatifs.

====>>> Lire la version anglaise ici.

L’ambiance autour de l’arrivée

J’étais parmis les premiers à débarquer sur l’île Lukunlu pour le festival Bayimba, laissez-moi vous emmener dans la cuisine interne des équipes qui préparent le site pour accueillir les festivaliers !

Bayimba-festival-justalokohub
Nous sommes tous arrivés par la pirogue
justalokohub-ile-lunkulu
Quelques prévisions pour survivre dans la jungle
Lunkulu-festival-Bayimba
Le campement est fin prêt pour la nuit
Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall
Le repos dans une tente ça doit être excitant même avant la tombée de la nuit
Campement-lac-victoria
Je me sens mieux dans une brouette
bayimba-justalokohub-lunkulu
Et si on fixait un slick line?
festival-bayimba-lunkulu
Voyons si nous avons de l’équilibre
slick*line-festival
C’est facile si on se tenait la main
Lunkulu-lac-victoria
Ca tourne à l’accrobatie
justahub-kongoloko-festival
C’est  chaud l’Afrique, les anti-inflammatoires font du bien

La communion avec la nature

Le Bahimba festival a choisi son site dans la partie inhabitée de l’ile Lunkulu. Il y a ici abondance d’insectes et des reptiles aussi. Les plus en vue sont les libellules et les aigrettes mais les plus redoutés sont les serpents, même s’ils restent naturellement discrets.

nature-lac-victoria
C’est l’heure du décollage
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Un aigrettier est un arbre aux aigrettes
Aigrettes-kampala-lac-victoria
Nous guettons la mer d’en haut
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Je suis petit mais tu vas me remarquer car je domine l’ile
floating-tree-bayimba-lunkulu
Des arbres flottants, ça existe aussi à Lunkulu

JustaHub et Afrika Collective métamorphosent l’ile Lunkulu

JustaHub, une plateforme artistique basée en Ecosse, collabore avec des artistes congolais (RDC) du collectif Kongoloko et Afrika Collective de l’Ouganda. Ensemble, ils ont travaillé sur la conception des designs sur l’île ainsi que sur la décoration.

La trace de notre passage à Lunkulu
Un arbre ça peut servir de chaise et porte-manteau à la fois
Africa-collective-arts
Des balançoires made in Lunkulu par Africa Arts Collectif
balencoire-afrique-kampala
Une balançoire au milieu des meubles en bois
foret-uganda
Des projecteurs pour éclairer la foret
bayimba-festival-metamorphose
Des décors encombrent l’ile
Lunkulu-Kitenge-decor
Justalokohub impose un décor au visage du Kitenge congolais


Bayimba festival, Lunkulu island metamorphosed

Bayimba is a festival of arts organized in Uganda. This year, it is in its eleventh edition and brings a very moving innovation that will, without a doubt, enjoy festival-goers: It will be held from 02 to May 05, 2018 on the island Lunkulu, in Lake Victoria and offers a relaxing atmosphere.

The festival will welcome artists from all sides and this adventure will surely secure Bayimba Festival’s name on the scene of Uganda and world music. While waiting for everything to start, I propose, in pictures, the atmosphere around the preparations that started since Monday and, rest assured, this is only a foretaste.

Read the french version here

The atmosphere around the finish

As one of the first people to land on Lukunlu Island for the Bayimba Festival, let me take you to the internal kitchen of the teams preparing the site to welcome festival-goers.

Bayimba-festival-justalokohub
We all arrived by canoe
justalokohub-ile-lunkulu
Some food for survival in the jungle
Lunkulu-festival-Bayimba
The camp is all ready for the night
Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall
camping-lunkulu-island
Campement-lac-victoria
I feel better in a wheelbarrow
bayimba-justalokohub-lunkulu
And if we set a slick line?
festival-bayimba-lunkulu
Let’s see if we have balance
slick*line-festival
It’s easy if we hold hands
Lunkulu-lac-victoria
It turns to acrobatics
justahub-kongoloko-festival
It’s hot in Africa, anti-inflammatories are good

Communion with nature

The Bayimba Festival has chosen its site in the uninhabited part of Lunkulu Island. There are plenty of insects and reptiles here. The most prominent are dragonflies and egrets but the most feared are the snakes even if they remain naturally discreet.

nature-lac-victoria
It’s time to blast off
egret-africa-uganda
An egret tree is a tree which produces egrets
Aigrettes-kampala-lac-victoria
We watch the sea from above
dragonfly-lunkulu-bayimba-festival
I am small but you will always see me because I dominate the island
floating-tree-bayimba-lunkulu
Floating trees also exists in Lunkulu Island

JustaHub and Africa Collective Metamorphose Lunkulu Island

JustaHub, an art platform based  in Scotland is collaborating with Congolese artists (DRC) from the Kongoloko Collective and Afrika Collective, a Ugandan collective of artists Together they have been working on the design of the stages on the island as well as on the decoration.

The vestige of our passage on Lunkulu Island
A tree can serve as both a chair and coat rack
Africa-collective-arts
Swings made in Lunkulu by Afrika Collective
balencoire-afrique-kampala
A swing in the middle of the wooden furniture
foret-uganda
Spotlights to illuminate the forest
bayimba-festival-metamorphose
Decors overwhelm the island
Lunkulu-Kitenge-decor
Justalokohub imposes a decor on the face of the Congolese Kitenge

 


Bayimba festival, Lunkulu island metamorphosed

Bayimba is a festival of arts organized in Uganda. This year, it is in its eleventh edition and brings a very moving innovation that will, without a doubt, enjoy festival-goers: It will be held from 02 to May 05, 2018 on the island Lunkulu, in Lake Victoria and offers a relaxing atmosphere.

The festival will welcome artists from all sides and this adventure will surely secure Bayimba Festival’s name on the scene of Uganda and world music. While waiting for everything to start, I propose, in pictures, the atmosphere around the preparations that started since Monday and, rest assured, this is only a foretaste.

Read the french version here

The atmosphere around the finish

As one of the first people to land on Lukunlu Island for the Bayimba Festival, let me take you to the internal kitchen of the teams preparing the site to welcome festival-goers.

Bayimba-festival-justalokohub
We all arrived by canoe
justalokohub-ile-lunkulu
Some food for survival in the jungle
Lunkulu-festival-Bayimba
The camp is all ready for the night
Sleeping in a tent must be exciting even before the nightfall
camping-lunkulu-island
Campement-lac-victoria
I feel better in a wheelbarrow
bayimba-justalokohub-lunkulu
And if we set a slick line?
festival-bayimba-lunkulu
Let’s see if we have balance
slick*line-festival
It’s easy if we hold hands
Lunkulu-lac-victoria
It turns to acrobatics
justahub-kongoloko-festival
It’s hot in Africa, anti-inflammatories are good

Communion with nature

The Bayimba Festival has chosen its site in the uninhabited part of Lunkulu Island. There are plenty of insects and reptiles here. The most prominent are dragonflies and egrets but the most feared are the snakes even if they remain naturally discreet.

nature-lac-victoria
It’s time to blast off
egret-africa-uganda
An egret tree is a tree which produces egrets
Aigrettes-kampala-lac-victoria
We watch the sea from above
dragonfly-lunkulu-bayimba-festival
I am small but you will always see me because I dominate the island
floating-tree-bayimba-lunkulu
Floating trees also exists in Lunkulu Island

JustaHub and Africa Collective Metamorphose Lunkulu Island

JustaHub, an art platform based  in Scotland is collaborating with Congolese artists (DRC) from the Kongoloko Collective and Afrika Collective, a Ugandan collective of artists Together they have been working on the design of the stages on the island as well as on the decoration.

The vestige of our passage on Lunkulu Island
A tree can serve as both a chair and coat rack
Africa-collective-arts
Swings made in Lunkulu by Afrika Collective
balencoire-afrique-kampala
A swing in the middle of the wooden furniture
foret-uganda
Spotlights to illuminate the forest

 


Il faut désormais payer une taxe de 200 shillings par jour pour accéder aux médias sociaux en Ouganda

Hier, je me réveille tôt le matin et, comme toujours, j’active les données mobiles de mon téléphone avant de sortir du lit, question de consulter mon mail et passer des petits coucous aux amis via WhatsApp… mais en vain. Qu’est-ce qui se passe ? Aucune idée. Je désactive les données mobiles, puis je m’en vais prendre la douche avant de retenter quelques minutes plus tard, mais toujours rien.

Par un heureux hasard, j’essaie d’ouvrir Google, et oups… la page d’accueil Google se recharge sans contrainte. Jusque-là, je ne savais pas que l’accès aux réseaux sociaux en Ouganda, où je séjourne depuis 3 semaines déjà, est désormais conditionné par le payement d’une taxe de 200 shillings, soit 0.05 dollars US. Il faut avouer que je ne m’intéresse pas trop à l’actualité du pays de Museveni, surtout que c’est la coupe du monde, mais aussi, il se passe beaucoup des choses chez nous en RDC.

Quand j’ai vu que je pouvais accéder à la page d’accueil de Google et mener des recherches sans problème, m’est directement venu à l’esprit l’idée d’installer le VPN et hop ! Me voilà de retour sur les réseaux sociaux. Tout Congolais qui se respecte doit avoir un tel réflexe car au pays, nous sommes souvent soumis aux coupures et censures de l’internet. Cela m’a aussi rappelé une blague selon laquelle « pour embaucher un Congolais il ne faut jamais lui demander une expérience car la vie au Congo doit être mentionné sur le CV de chaque congolais. »

Une mesure économique ?

L’Ouganda se serait inspiré des services Cloud comme Amazon ou Azure de Microsoft qui ont généré respectivement 12 milliards et 7 milliards de dollars en 2017. En voyant le chinois Alibaba lancer aussi son service Cloud, l’Ouganda s’est dit qu’il est hors des questions de limiter l’internet aux réseaux sociaux alors qu’il est un enjeu économique considérable. Bah, au fait, ça c’est ce que je pense dans ma tête.

En effet, selon le budget de l’exercice 2018/2019, le gouvernement ougandais s’attend à recueillir environ 400 milliards de dollars par an auprès des utilisateurs des médias sociaux.

La réaction des internautes ougandais

Je ne suis pas le seul à avoir pensé aux VPN en Ouganda. Quelques heures seulement après l’introduction de la taxe sur les médias sociaux, la recherche de VPN sur le moteur de recherche le plus populaire au monde, Google, a explosé en atteignant la valeur maximale ‘100’ au cours des dernières heures. Selon Google, entre le 24 juin et le 29 juin, la recherche de VPN n’était pas allée au-delà de la valeur de recherche de Google, soit 5. En fait, au 24 juin à 7h du matin, il y avait ‘0’ recherche. Les VPN masquent l’emplacement exact de l’utilisateur et permettent ainsi de contourner facilement le blocage.

Les compagnies de télécommunications (MTN, Airtel et Africell) ont annoncé dans un communiqué que les internautes devront payer 200 shillings par jour et par utilisateur pour accéder aux réseaux sociaux.

Twitter, Facebook, Instagram ont été éteints par les télécoms ce 1er juillet à minuit. La première fois que les Ougandais ont massivement utilisé le VPN, c’était en 2016 lors des élections présidentielles après que le gouvernement ait bloqué les médias sociaux dans le pays.

La toile ne manque jamais d’humour

Ça c’est une particularité propre à la toile. Les internautes trouvent toujours de quoi amuser la galerie dans chaque situation. Ici, j’essaie de vous traduire les déclarations amusantes sur lesquelles je suis tombé et qui m’ont marré.

1. Ok, vous ne pouvez pas ajouter les 200 shillings sur le prix du sucre et laisser Internet en paix?

2. L’Ouganda n’est plus Wakanda, elle est Jumanji #SocialMediaTax

3. Je n’arrive pas à croire comment certains députés qui ont appuyé l’imposition des médias sociaux téléchargent aussi des VPN

https://twitter.com/Andrewmatsiko2/status/1013318083753185280

4. Les gars arrêtons de parler des VPN et prétendre que nous avons payé la taxe. Comme ça Museveni et ses crétins peuvent commencer à se battre entre eux à la recherche de qui a volé l’argent #socialmediatax

5. Payer des impôts à un gouvernement corrompu n’est pas patriotique, c’est de l’esclavage.

6. Je vois des gens en ligne mais pas encore d’argent, que se passe-t-il? #SocialMediaTax

https://twitter.com/_mwes/status/1013176329490108416


Ces 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises

Il y a de l’abondance en Afrique et les femmes ougandaises en font partie. Je suis en Ouganda depuis un moment déjà et le pays d’Amin Dada n’arrête pas de me surprendre. Winston Churchill a appelé un jour l’Ouganda «la perle de l’Afrique». Il a été impressionné par sa magnificence. Jean-Fraterne RUYANGE, à son tour, appelle maintenant l’Ouganda «la terre des curiosités intrigantes». Que les générations futures me citent. Voici 4 choses que vous ne saviez pas sur les femmes ougandaises.

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Photo: WikiCommons

Par Jean-Fraterne RUYANGE

  1. Elles ont des hanches plus larges

Oui, les courbes de la plupart des femmes ougandaises ont dépassé la limite élastique. C’est parce que leurs hommes ont aussi de grands engins. Selon une légende urbaine très rependue à Kampala, la capitale ougandaise, il y aurait des hommes qui évoquent « les droits extra-larges » comme raison de réduction de la dot auprès de la famille de la mariée. Zut, j’entends des hommes ougandais avoir des engins la taille du bras de The Rock. Vous pouvez imaginer ce que leurs femmes traversent. Si vous avez un engin qui n’est pas XXL, vous ne pouvez pas gérer une femme ougandaise. Elle va lire des potins dans le journal alors que vous avez du mal à… Ne paniquez, je ne sais rien affirmer de tout ça, surtout que je n’ai rien essayé. C’est juste une rumeur, curieusement, très rependue.

2. Elles adorent l’alcool

Les femmes ougandaises sont des gourmandes avec un taux de conversion des bouteilles par heure très élevé. Leurs ventres ont une capacité de 3000 cc de bière. Visitez un club de Kampala et vous serez étonné. Elles boivent de la bière comme un Chinois boit du café. Et c’est de l’alcool fort. Pas des bières en bouteilles comme Guinness ou Heineken avec taux d’alcool faible comme vous pouvez l’imaginer. Leurs plaquettes sanguines sont habituées à l’alcool, car vous les trouverez rarement ivre malgré le prix trop bas des liqueurs en sachets.

3. Elles aiment un homme à vélo

En Ouganda, vous n’avez pas à posséder une Lamborghini pour impressionner une femme. Elles adorent un homme à vélo. C’est le symbole de statut ultime. Ou mieux encore, si vous possédez une moto, vous pouvez ramasser des femmes du point A à Z comme le légendaire Reno Raines de Renegade. Ou encore comme Jack Stellar des Fils de l’Anarchie.

4. Elles sont formées sur comment faire l’amour

Les femmes ougandaises sont formées par leurs mamans et tantes sur la façon de faire l’amour de la bonne façon. Après avoir couché avec une donzelle ougandaise, il vous faudra une sieste de plusieurs jours. Même les femmes rurales de Jinja et de Tororo, des villages très reculés du pays, maitrisent bien le Kamasoutra. Elles ne se contentent pas de performer, elles se comportent comme des boss.


Mon coup de foudre pour le Rwanda

« Dieu se trouve partout mais le soir il revient dormir au Rwanda », proverbe Rwandais.
Je n’ai jamais compris la philosophie de ce proverbe et cela ne me surprend pas car le pays des milles collines c’est aussi le pays des milles surprises. Mais pourquoi Dieu devrait opter pour le Rwanda comme unique dortoir ? Mon récent voyage dans ce paradis africain m’a permis de le découvrir.
Mon voyage commence à Gisenyi, une ville qui est à l’Ouest du Rwanda et qui partage la frontière avec Goma, la ville congolaise qui m’a vu naître. De Gisenyi, j’ai pris un bus qui devait m’emmener à Kigali, la capitale Rwandaise. Avant de fouler le sol de la capitale, c’est le paysage verdoyant qui a le plus attiré mon attention, au point de me faire oublié que j’avais un livre en mains.

Nous avons marché sur des nuages

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Du brouillard dans des vallées au Rwanda
CC : Pixabay

Après 4 heures de route, mes yeux se sont posés sur des grattes-ciels, perchés sur des collines. Une ville qui s’élève sur des montagnes comme pour imposer à tous les regards de se tourner vers elle. A côté des ces maisons grandioses, ce sont les arbres qui dominent le visage de Kigali. L’air y est frais et le climat doux. De quoi charmer Imana (Dieu en Kinyarwanda) en lui offrant un environnement de choix pour son repos vespéral.

Il n’y a pas que les maisons qui sont perchées au Rwanda. Les routes aussi. Elles parcourent des collines élevées en offrant une vue panoramiques dans les profondeurs des vallées exhalant du brouillard tout alentour. Je me suis attardé sur ce spectacle on ne peut plus alléchant où j’ai vu le vent emporter des brouillards épais sous forme des nuages.
Je me suis retourné vers Providence Baraka, mon compagnon de voyage et lui ai soufflé : « regardes, nous marchons sur les nuages ». Sans vous mentir, pendant un laps de temps je me croyais déjà au ciel. Se retrouver au-dessus des nuages ça n’arrive pas deux fois dans une vie.
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Une route tracée sur la montagne
CC : Pixabay
Si Dieu a vraiment créé le monde, Il doit être fier de son chef-d’œuvre qu’est le Rwanda. A sa place, je n’aurais pas non plus besoin de passer mes nuits ailleurs, mis à part les exigences de l’ omniprésence. Ce pays offre une attraction hors-norme : des rivières par ci, des chutes d’eau par là. Des montagnes verdoyantes se suivent à perte de vue. Devant ce tableau merveilleux, mon ami Providence, ébahi, s’est exclamé : « Au Rwanda, c’est plus de milles collines. »

Le Rwanda est amour

Arrivés à Kigali, Providence et moi avons eu un problème de communication. Nous avons eu du mal à trouver un cyber café et communiquer avec les habitants de la ville n’a pas été chose simple. Alors que les Rwandais sont sensés être polyglottes, ils ne parlent mieux que le Kinyarwanda. La transition du pays de la francophonie vers l’anglophonie pèse encore sur les Rwandais, ils sont partagés entre un Français en agonie et un Anglais inaudible.
Curieusement, cela ne nous a pas coûté trop cher car les  Rwandais comprennent avec le cœur. Ils nous ont compris sans nous entendre. Qui plus est, cela nous a plutôt valu assistance. Je me souviens que, quand il m’a fallu passer un appel dans une cabine, j’ai été exempté du payement pour le simple fait que le revendeur d’unités a compris que j’étais un étranger. « C’est un service rendu », m’a-t-il dit.
Je me suis senti bien et fier de me retrouver étranger au Rwanda car cela m’a fait découvrir le degré de générosité de ce peuple enthousiaste. Si l’amour est charitable, le Rwanda est amour comme Dieu l’est aussi. Imana avait donc raison d’établir son dortoir au Rwanda car il est amour et il ne peut que vivre au milieu d’un peuple qui aime inconditionnellement.