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« Jeunesse » : c’est juste un concept politique (1)

La  « jeunesse » est présentée comme cette phase de l’évolution d’un individu avant l’âge adulte.  Les individus qui composent cette tranche d’âges, la plus grande part des populations des pays du tiers monde et aussi la plus vulnérable, fait l’objet de toutes les convoitises par des politiques qui voient en eux plus un véritable réservoir de voix et des individus manipulables que des personnes dont l’existence procède d’une franche planification. On ne s’en souvient donc quand on fait sa propre politique.

Garçon africain. Cc Pixabay
  • Les contradictions même au sein de ceux qu’on appelle la « jeunesse »

Il y a  en effet d’abord des individus qui normalement devraient appartenir à cette catégorie d’individus qu’on  appelle jeunes qu’on ne compte pas parmi ces derniers, ou qu’on ne voit pas quand on parle des jeunes, en raison de leur réussite sociale. Les plus en vue sont les célébrités, notamment les stars du foot. Didier Drogba, Yaya Touré, Lionel Messi, Chritiano Ronaldo, Samuel Eto’o par exemple sont-ils ou ont-il été  moins jeunes que ceux qu’on classe ou qu’on a classé  parmi ceux qu’on appelle les « jeunes » ? Évidemment pas, ils sont tous de la même génération. Et pourtant on ne  compte pas ces stars parmi la jeunesse. Soit dit en passant, le contraire serait très  embarrassant pour les régimes corrompus qui font brusquement de la jeunesse leur priorité (j’y reviendrai).

Parce que ces célébrités se trouvent à un haut niveau social, le message que je tente de faire passer peut paraître flou, je l’admets, mais on peut redescendre à un niveau social moins impressionnant. Considérons simplement les individus qui se trouvent dans cette même tranche d’âge que  ceux qu’on classe parmi les « jeunes », et qui ont un travail, une femme, des enfants ; même si ces derniers se sentent assez vigoureux et frais ou ont un âge moyen pour faire parti des « jeunes », ils  se sentent plus, et cela va de soi, comme des  gens qui ont des responsabilités à assumer et des devoirs à honorer,  que comme des individus qui appartiennent à une certaine tranche d’âge ou à cette catégorie sociale appelée « jeunesse ».

Il faut donc trouver un autre terme pour désigner le groupe d’individus qu’on appelle jeunesse. Et le terme qui conviendrait le mieux pour en parler, c’est bel et bien « pauvre », qui plus est lorsque à des rassemblements ou des manifestations  de jeunes, notamment les récents états généraux de la jeunesse ivoirienne, ne sont présents en grand nombre que ceux qui espèrent en tirer une situation social, en clair avoir une source de revenue pour pouvoir se prendre en charge. « Pauvre » étant, je suppose, assez dévalorisant, on pourrait le remplacer, à travers cet exercice langagier pervers dont raffolent les régimes imbus, par une expression moins honteuse, sinon plus ‘‘respectueuse’’. Les personnes en quête d’une situation sociale irait bien. Si celle-ci suffit à faire évoluer la situation de ces « pauvres », tant mieux. Mais la meilleure façon de résoudre un problème, ce n’est pas de l’édulcorer,  mais de le dévoiler dans toute sa réalité pour mieux l’affronter.

Ainsi c’est plus la situation sociale qui conditionne l’appartenance à cette catégorie sociale appelée jeunesse, que l’âge. En clair tu as beau avoir 50 ans, si « tu  n’a rien » ou « tu n’es rien »,  on te classera parmi les « jeunes », voir les enfants. De même quand tu as  20 ans et que tu as une situation sociale respectable, tu ne te sens pas jeune, mais responsable.

Et parce qu’elles sont pauvres,  les personnes qu’on appelle « jeunes » sont exposées à la manipulation de politiques démagogues et aux abois. Et ceux-ci en profitent car ils ne s’en souviennent que pour leur politique ; d’où d’ailleurs le caractère uniquement politique du concept « jeunesse ».

À suivre


Silence, on émerge en Côte d’Ivoire

Le régime ivoirien a pour projet de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. À  moins de trois ans de cette échéance,  le constat est pourtant douloureux, car le gouvernement manie davantage le bâton que les projets.

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Pour rappel

L’émergence économique en Côte d’Ivoire n’est pas un phénomène nouveau. Déjà, dans les années 1970, le miracle économique ivoirien avait eu lieu. De nombreuses infrastructures avaient vu le jour : un réseau routier important, des établissements scolaires publics dans l’ensemble des régions, des grandes écoles,  la construction de logements sociaux.

Aujourd’hui, hormis la construction du  troisième pont d’Abidjan (pont HKB) qui ne servira évidemment qu’à Abidjan, le prolongement de l’autoroute du Nord (dont le bitume est déjà dégradé)  jusqu’à Yamoussoukro et un projet de logements sociaux qui peinent à sortir de terre, la Côte d’Ivoire a du mal à faire peau neuve malgré la forte croissance économique.

Après le décès de Félix Houphouët-Boigny, en lieu et place de nouvelles infrastructures ou même de simples entretiens de celles existantes, les régimes qui se sont succédés à la tête de l’État, trop préoccupés à conserver le pouvoir, ont plus œuvré à mettre sur pied la sécurité et la répression que de mener des projets de développement.

Ainsi du temps du président Konan Bédié, la BAE (Brigade anti émeute) vit le jour. Le général Robert Guéï créa le PC Crise. Le régime de Laurent Gbagbo mit le Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité) sur pied. Avec le régime Ouattara, ce sont plusieurs de ces unités qui prolifèrent en ce moment : CCDO (Centre de coordination des décisions opérationnelles), FRAP (Force de recherche et d’assistance de police), GSPR (groupement de la sécurité présidentiel), force spéciale des FRCI (Force républicaine de Côte d’Ivoire) muées  en FACI (Forces armée de Côte d’Ivoire)…

L’émergence en Côte d’Ivoire s’est donc transformée en organes sécuritaires défensifs répressifs de l’État. Malgré la prolifération de toutes ces forces de sécurité, le phénomène des microbes persiste actuellement en Côte d’Ivoire. Il devient si critique que les populations d’Abidjan s’organisent en comité d’auto-défense. Cette situation sécuritaire préoccupante pose la question de l’utilité de toutes ces forces qui patrouillent pourtant dans les rue d’Abidjan, dans des véhicules blindés avec gilet pare-balle, tenues flambants neuves et fusils AK-47 bien visibles.

La situation actuelle

Cependant le front social et politique ivoirien donne un indice de ce à quoi servent ces forces :

– Les forces exécutent des opérations sous haute surveillance face à des populations très remontées devant l’incompétence du pouvoir. Ces mouvements protestent contre l’incapacité du gouvernement à réhabiliter les infrastructures essentielles (réhabilitation de route, construction d’écoles d’hôpitaux, assainissement) et à créer des emplois, à assurer la sécurité.

– Elles provoquent des affrontement entre policiers et étudiants. Les étudiants protestent contre des frais d’inscriptions élevés dans le secondaire, alors que l’école est supposée gratuite en Côte d’Ivoire.

– Elles lancent des mandats d’arrêt contre des opposants soupçonnés de déstabilisation du pouvoir. Les forces répressives veulent couper l’herbe sous les pieds aux opposants, face à l’éventuelle liberté provisoire de Laurent Gbagbo.

Les autorités refusent la moindre protestation comme s’il détenait l’exclusivité de la vérité, comme si elles avaient des choses à cacher. Elles usent d’une dissuasion maladive et d’une répression impulsive. Le régime i voit rien a plus œuvré à faire émerger le silence en Côte d’Ivoire qu’une société mieux développée et civilisée.


Messe pour la paix à la Cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké

Comme traditionnellement en fin d’année, en prévision à l’année qui vient, a été célébrée ce vendredi 28 décembre, à la Cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké, la messe pour la paix, présidée par le représentant du Pape François dans la région de Bouaké, l’Archevêque métropolitain Monseigneur Paul Siméon Awana, qui avait invité convoqué pour l’occasion les autorités administratives, militaires et politiques de la région ainsi que les populations. 

Avant la messe proprement dit,

l’Archevêque de Bouaké a pris soin pendant un peu plus d’une heure de rapporter et d’expliquer le message du Pape François pour la paix dans le monde. Intitulé : La bonne politique est au service de la paix, ce message rappelle  avant tout ce que doit être la mission des hommes et femmes qui se sont engagés à la gestion de la chose publique. Comme les disciples de Jésus, dans l’évangile de Luc, qui ont un devoir d’apporter la paix partout ils sont envoyé en mission (Luc 10, 5) le politique doit également  être une personne de bonne volonté éprise de paix.

En tant que tel il doit s’évertuer à mettre en œuvre la bonne politique, la politique utile, qui a justement pour fondement la paix. Le message précise que Cette bonne politique ne peut être profitable que dans un environnement pacifique, bien qu’elle soit comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres et de la violence, selon une citation du poète  Charles  Péguy.

Le message est plus précis quand il détaille ce que doit être la bonne politique. Elle doit en effet servir, protéger, mettre l’homme au centre de ses préoccupations. Ce sur plan, selon le message du pape expliqué par Monseigneur Awana, la bonne politique rejoint la doctrine social de l’ Église catholique. Faire de la bonne politique, c’est donc exercer un ministère de la charité. Mais, il ne s’agit pas de détourner des fonds pour ensuite se donner bonne conscience et blanchir cet argent en se laissant dans une opération de dons tout azimut et jouer ainsi au généreux.

L’archevêque précise, à partir de cet exemple, que tout individu qui se lance en  politique doit avant tout être sérieux ou  du moins il revient aux populations de donner le pouvoir aux personnes véritablement charitables, généreuse, remplies de vertus. Sur ce l’hymne à la charité dans la Bible (1Corinthien 13, 1-13) est une référence pour  reconnaître le bon politique.

Le message du pape demeure avant tout réaliste selon Monseigneur Awana, car les politiques sont des hommes et des femmes comme tout le monde, c’est-à-dire des personnes qui ont aussi des faiblesses.

À ce sujet,  le message prend soin d’identifier les vices de la politique auxquels pourrait être confronté le politicien. Ce sont la corruption, l’indifférence aux droits de l’homme, le fait de s’accrocher au pouvoir, de contraindre ses adversaires politiques à l’exile, l’exploitation illimité des ressources naturelles, le racisme, la xénophobie.  Cette adresse n’ignore pas non plus la politique vertueuse, la personne humaine doit en effet en être au centre, tout comme elle doit œuvrer pour qu’il n’y ait pas  de laissés pour compte dans les prises de décision. L’avis de chacun compte, et  dans le respect de l’opinion de l’autre. Chacun a un rôle à jouer pour la paix, notamment les militaires (présents dans l’église) dont l’Archevêque a pris l’exemple, s’interrogeant sur  le rôle de ceux-ci. Alors que l’on s’attend à ce qu’ils assurent la défense du territoire contre des attaques extérieures, ils se trouvent que ce sont plutôt eux qui troublent souvent les nuits des populations, particulièrement celles de Bouaké.

Et quelque soit les mésententes entre les acteurs politiques, Monseigneur Awana, a lancé un retentissant : « Non à la guerre ! ». Toujours dialoguer dans le respect de l’autre, a-t-il insisté. À ce propos le message du pape prend l’exemple du texte de la création. Là où en effet le corps faiblit, l’esprit doit prendre le relais et surmonter les dissensions car c’est par lui que les clivages peuvent être dépassés, à travers notamment encore une fois le dialogue.

L’archevêque a terminé par l’explication du texte : Les béatitudes du politique, présent également dans le message du pape, mais du Cardinal François-Xavier Nguyen.

Il a conclu son exposé, qui avait véritablement une allure d’exhortation de toute la communauté de Bouaké à la paix en 2019 et au delà, en révélant qu’il rédigeait une note destinée à tous les chefs de partis politiques en Côte d’Ivoire. Il les y exhorterait à être et à faire de grands militants de la paix plutôt que à être ou à faire de grands militants de leurs partis politiques, car l’intérêt général  devrait toujours prévaloir sur les intérêts particuliers.

Après l’exposé, il a invité les incrédules, s’il y en avait,  à prendre contact avec son service de communication qui mettrait à leur disposition une copie du message du Pape  François signé sa main.

Il a ensuite présidé la messe comme convenu, entouré de l’ensemble du clergé, des religieux et religieuses de la ville de Bouaké.

 

  • Les béatitudes du politique (La charité du politique)

Heureux le politicien qui a  une haute idée et une profonde conscience de son rôle.

Heureux dont la personne reflète la crédibilité.

Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.

Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.

Heureux le politicien qui réalise l’unité.

Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.

Heureux le politicien qui sait écouter.

Heureux le politicien qui n’a pas peur.


La politique ivoirienne, mieux vaut s’en marrer qu’en pleurer

La politique ivoirienne ne finira pas de défrayer la chronique avec son lot de drames. Mais elle peut aussi, et c’est là sa particularité, faire rire, beaucoup rire même.

CC : flikr.com
  • La politique en Côte d’Ivoire

D’ abord l’expression même : politique ivoirienne  est sujette à interrogation. Oui,  je me dis que ça aurait pu être la  politique en Côte d’Ivoire, genre une politique qui serait faite en notre pays selon les codes universels de la politique… Si toutefois il en existe encore, de ses codes, parce qu’avec les réseaux sociaux, de nos jours tout échappe à tout le monde ; on ne se rend par exemple compte du danger que lorsqu’on est dégommé du pouvoir par le peuple. Blaise  Comparé, l’I voit rien nouveau en sait quelque chose*:)) Marrant. Et puis, ces réseaux sociaux qui servent à mobiliser ailleurs pour des revendications sociales, comme celle des gilets jaunes en France, servent en général en Côte d’Ivoire soit à narcissismer, soit à escroquer, ou encore à critiquer. Ça critique oh, ça critique. Dans des gros français en plus, pour faire savoir depuis son Smartphone ou son clavier d’ordinateur bien assis quelque-part que si ça ment sur nous (on broie du noir) dans le pays, c’est à cause du rattrapage, sinon on connaît papier (on est instruit).

Ça critique donc,  mais ça ne propose jamais rien de nouveau pour le changement. Finalement on critique tellement Ouattara et son pouvoir à longueur de journée sur les réseaux sociaux sans jamais réellement rien proposer pour les contredire, qu’ils ont non seulement plus besoin de publicité, mais ils peuvent également continuer à se la couler douce à Assinie (station balnéaire en Côte d’Ivoire) puisqu’ils n’ont pas d’opposants pour troubler leur nuit, mais des critiqueurs, en d’autres termes des gens qui pestent parce qu’ils ne mangent pas aussi. Certains ont simplement arrêté d’aboyer quand on leur a foutu soit quelque chose dans la gueule, soit un high kick dessus.  Mais, c’est pas désolant, ça ; c’est simplement la politique ivoirienne *:)) Marrant.

  • La politique ivoirienne

L’expression la plus adaptée est donc : la politique ivoirienne. Oui, la Côte d’Ivoire a bien sa manière à elle de faire la politique, selon plusieurs stratégies dignes de quelqu’un qui n’ira jamais perdre son temps à Science po.

Il y a d’abord le couper-décaler politique : entendez par là la transhumance en politique. À ce sujet,  interrogé par un journaliste sur la raison pour laquelle les I voient rien semblaient voir qu’il  ne séchait ses habits que là où le soleil frappe, un varan*:)) Marrantde la politique ivoirienne répondit au journaliste qui l’interrogeait si ce n’était pas de bon sens de sa part. La batterie du téléphone  dont se servait l’homme des médias pour l’enregistrement de l’entretien se déchargea automatiquement *:)) Marrant.

D’autres faiseurs de la politique, et non des moindres ont fait des jeux de reins dans tous les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir en Côte d’Ivoire, le temps de couper (se servir) copieusement, puis de décaler (s’en aller) sans bruit, quand ce pouvoir chute, pour se recaler sans état d’âme avec le nouveau pouvoir.  Pour réussir une telle performance, ce sont évidemment aussi de grands amadoueurs. Expert en flatterie et dotés d’une grande, disons… bouche (pour ne pas donner l’impression d’insulter les gens*:)) Marrant, ils occupent donc généralement le poste de porte-parole du parti au pouvoir…  Ne suivez surtout pas mon regard, vous ne le(s) verrez pas (Je veux pas d’ennuis). Regardez plutôt à l’opposé, vous ne risquez pas de manquer cette espèce qui prolifère aisément en Côte d’Ivoire. C’est le politicus-ventrolocus-alimentlopithèque, il fait parti du patrimoine immatériel de la politique ivoirienne *:)) Marrant, bientôt homologué par l’Unesco. Et dire qu’avec ça le  tourisme ivoirien a du mal à décoller. Vas y comprendre quelque chose. *:)) Marrant

Nous avons ensuite le parasitage politique : action de créer des mouvements au sein de son parti d’origine (qui est de l’opposition) pour le compte du pouvoir…  tout en se réclamant toujours de son parti, en occupant  pourtant des postes de ministre au gouvernement  ou de président d’institution. Ça a l’air compliqué tout ça. Mais c’est bien la politique ivoirienne. Ils  ont beau être radiés de leur parti politique, ces poux politiques persistent et signent, ils en font toujours partie. Le projet est simple : trainer son partie devant le pouvoir, les pieds devant *:)) Marrant. Si ce ne sont pas des parasites politiques, on se demande bien ce que peuvent être ces politiciens dont le signe zodiac est : pou.

« Eh, poux oh, Konan Bédié,  on peut pas s’en débarrasser oh », *:)) Marrant

comme chante l’artiste Zouglou.  Ou bien ce  sont des microbes ? Les microbes de la politique ivoirienne : Des invisibles qui pensent ne pas avoir été repérés parce qu’ils se sont eux-mêmes aveuglés par les grosses black climatisées, les privilèges, le profit…

On voit par exemple au pdci (parti démocratique de Côte d’Ivoire), des mouvements se former : Sur les traces d’Houphouët-Boigny. Cette dissidence là finira, il en va de soi, au caveau familial des Houphouët-Boigny où le vieux repose en paix jusqu’à ce qu’elle y aille troubler son repos avec ses poches pleines de petites monnaies, si toutefois y a la place pour elle là-bas *:)) Marrant.  Parce que le vieux, lui, ils faisaient pas en jetons mendiants. C’était les liasses avec lui.

Ya aussi cet autre mouvement, nouveau-né mais composé de vieux singes de la politique ivoirienne à qui on n’apprendrait pas à faire la grimace.

Ce mouvement a pour nom Pdci Renaissance. Vraiment, à voir ces vieux primates de la politique ivoiriennes qui se donnent une nouvelle naissance par ce mouvement, on imagine bien comment ils téteront, et aussi qu’ils se contenteront pas que des nichons *:)) Marrant.

« On  voit le dos du nageur »*:)) Marrant

Ce mouvement a pour pseudo : #Jesuispdci. Vraiment, ceux qui prétendent faire de la politique en Côte d’Ivoire n’ont pas froid aux yeux. Se  lancer dans le broutage (escroquerie sur le net) politique ! Faut le faire quoi. Il aurait été plus courageux de baptiser ce mouvement #JesuisCharly,  on les comprendrait moins et ce serait mieux ainsi. Comme quoi, Nos chers brouteurs n’ont pas volé le broutage. Tels vieux, tels jeunes ! Écoutez : « OH. ON N’A FORCÉ PERSONNE À MOURIR À LA TÊTE D’UN MINIsTÈRE OU D’UNE INSTITUTION DE l’ÉTAT ! *:)) MarrantRejoignez vos enfants, qui vous mettent dans le même sac que les parents honnêtes et qui sont si fiers de vous, ils vous comprendront. »

  • Le menu politique

La Côte d’Ivoire est un pays extra… : après avoir tenté l’expérience avec les régions, les ethnies, les communes, les villes, les villages, les maisons, les familles et même les noms… c’est le seul pays au monde où des mets sont associés à des partis politiques. Vous voulez une sauce rdr, on vous servira de la sauce arachide ; une sauce pdci, vous aurez droit à une sauce Djoungbré (gombo séché) ; une sauce fpi,  vous savourerez la sauce graine (pulpe de graines de palme mûres). Avant, on s’amusait à panacher sauce arachide et Djoungbré, (beurk !) mais depuis le divorce pdci # rdr, un tel mélange donne la diarrhée *:)) Marrant. En réalité, c’est un panachage qui a de tout temps fait assiéger les toilettes. Le mélange était dicté par les circonstances, la sauce graine était très lourde à l’époque*:)) Marrant.

Aux dernières nouvelles, actuellement est expérimenté le mélange Djoungbré-sauce graine. Quelqu’un qui vit  en Côte d’Ivoire sait à quoi s’attendre après un tel mélange : UNE VRAIE SAUCE !!! *:)) Marrant. Seulement, tout dépend de qui cuisine *:)) Marrant.

  • Mathématique et politique

Et puis, c’est ahurissant, mais tous les grands intellectuels que compte la politique ivoirienne (économistes, ingénieurs, universitaire, enseignants, ésotéristes, féticheurs, devins, bonbon pasteurs et affiliés *:)) Marrant)  sont incapables de résoudre une simple opération mentale, un petit calcul rapide… quand ils sont bien sûr au pouvoir. Bizarre, c’est là où les calculs doivent être corrects et précis pour faire évoluer le pays qu’ils sont vraiment compliqués, et quand ils sont pourtant de plus en plus élémentaires. Vous ne croyez pas ? Eh bien, faites donc l’expérience de demander au pouvoir comment est 1 + 1 par rapport 1. Il répondra automatiquement  et les poings serrés, prêt au combat : « 1et 1 est inférieur à 1 *:)) Marrant». Plus clairement, 1 poids lourd de l’opposition et le second poids lourd de l’opposition mis ensemble sont inférieurs à 1 parti au  pouvoir dont les partisans sont plus ou moins égaux avec ceux de chacun de ses opposants. Apparemment nos chers politiques des pouvoirs  en Côte d’Ivoire  n’ont jamais fait l’école primaire *:)) Marrant.

Mais le pouvoir n’a quand même par tort de dire que 1 est supérieur à 2 car il n’est pas seul non plus hein, il a avec lui : lui d’abord, lui ensuite, et lui encore (entendez ses sou-partis) sans oublier les partis politiques dont les militants ne remplissent pas une cabine téléphonique et tous les combattants de 25ème heure qui ont flairé la bonne affaire présidentielle *:)) Marrant. Le tout mis ensemble fait :

LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE.

C’est donc compréhensible qu’avec une telle dénomination et de plus aussi solennelle, le pouvoir arrive à se convaincre qu’il est plus consistant que toute l’opposition réunie. Les urnes de Grand-Bassam n’ont pas intérêt à dévoiler le contraire, elles en auront pour leur compte : toutes cassées et les bulletins de vote emportés devant les forces de l’ordre. YA RIEN EN FACE, DEVANT C’EST MAÏS ! ON GAGNE OU ON GAGNE ! UN COUP K.O *:)) Marrant.

Ps : Synonyme de LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE : RHDP* *:)) Marrant

La politique ivoirienne est tellement pleine d’absurdités que pour s’éviter des soucis de santé, c’est donc mieux de s’en marrer que d’en pleurer. Mais attention, tout ce dont on n’avait fait que rire auparavant avait allègrement entraîner le pays dans le pire. L’histoire récente de la Côte d’Ivoire est là pour le rappeler. À bon rieur, grande douleur ! Emoji

 


Côte d’Ivoire : j’accuse

Homme de Dieu de pixabay.com CC
Homme de Dieu de pixabay.com CC

Depuis plusieurs mois maintenant, des « prophètes » et autres serviteurs de Dieu (nous ne doutons pas de leur statut, mais cela reste à prouver) prédisent des troubles en Côte d’Ivoire. On ne peut leur en vouloir d’avoir des visions puisque c’est leur ministère, leur business aussi, mais chaque jour les églises et autres lieux de prière ne désemplissent pas, sur les radios confessionnelles, l’on ne fait qu’également prier pour la Côte d’Ivoire. Mais malgré ce regain de spiritualité et de ferveur chez les Ivoiriens, nos prophètes et autres serviteurs de Dieu ne démordent pas, ils voient toujours dans leurs visions ces mêmes troubles planer sur le pays. On est donc amené à se demander si Dieu est indifférent aux incessantes supplications de ses enfants ivoiriens pour ne pas éloigner de leur pays de nouvelles peines.

Le Dieu dont j’ai connaissance n’est pas ainsi. Rappelons-nous la parabole du bon pasteur abandonnant 99 brebis pour n’en retrouver qu’une seule égarée (Luc 15, versets 3 à 7). Si une seule bête a de la valeur pour le bon pasteur qu’est Dieu, qu’en dire de 22 millions d’individus à ses yeux, dont plus de la majorité ne fait que prier sa miséricorde ? Rappelons-nous également l’enfant prodigue (Luc 15 versets 11 à 24) que ce père accueillit chaleureusement bien que ce fils l’ait déshonoré en réclamant sa part d’héritage de son vivant, et « la vie de désordre » qu’il mena ensuite avec tout ce qu’il avait reçu.

Les Ivoiriens, prenant conscience de leurs égarements ne font que demander la clémence de Dieu. Mais malgré cela, et en dépit du fait que l’on fait pénitence en Côte d’Ivoire, nos « prophètes » et autres serviteurs de Dieu n’en démordent pas. Ils voient toujours le malheur planer sur le pays. On est donc amené à se demander si ces troubles qu’ils prédisent tant ne seraient pas en fait la conséquence de leurs visions.

Alors :

Je les accuse de semer les troubles dans les cœurs et les esprits des Ivoiriens ou de les y préparer, surtout en cette période délicate d’élection présidentielle. Ces « visionnaires » auraient donc des comptes à rendre si l’on vit les mêmes drames que par le passé, notamment lors de la présidentielle de 1995 (boycott actif), 2000  et 2010 ;

J’accuse ces Hommes de Dieu de se servir de Dieu. Ils ont peut-être eu des visions sur la Côte d’Ivoire. Et on leur sait gré d’avoir prévenu le peuple. Mais du fait que ces visions n’évoluent pas malgré les prières, on peut facilement deviner que la volonté de l’Homme a pris le pas sur la volonté de Dieu. En clair, il faut qu’il y ait des troubles pour que l’on dise que Messieurs et Mesdames les « Hommes de Dieu » avaient raison ; ils sont forts ; c’est les meilleurs, etc. A cet effet, Rappelons-nous l’histoire de Ninive dans la Bible.

Selon le livre de Jonas, Dieu envoya ce dernier prévenir les habitants de cette ville pécheresse vouée à la destruction s’ils ne se convertissaient pas. Prenant conscience de leurs égarements, tous, du plus grand au plus petit, du roi aux animaux, firent pénitence. Ils renoncèrent à leurs mauvaises conduites. Ils obtinrent ainsi la miséricorde de Dieu qui les épargna. Mais, Jonas fut mécontent parce que tout ce qu’il avait annoncé ne s’étaient pas passé. Comme Dieu l’a fait avec Jonas en asséchant le ricin sous lequel il avait trouvé de l’ombre et attendait patiemment la destruction de Ninive pour bomber le torse. Après, il couvrira également de honte tous ceux qui prédisent le malheur sur la Côte d’Ivoire et se sucrent sur le dos des Ivoiriens en organisant des programmes de prière dédiés à éviter la guerre. Ce sont en effet de véritables moments de (ra)quêtes en n’en point finir, et des lieux de vente de toutes sortes d’objets de piété pour se protéger contre le prétendu malheur à venir.

Dieu dans son incommensurable Miséricorde a déjà épargné la Côte d’Ivoire, car s’il ne tenait qu’à nos fervents « prophètes »et autres serviteurs de Dieu, notre pays aurait été depuis longtemps rayé de la carte du monde.

Il ne revient plus qu’aux Ivoiriens de croire qu’il n’y a que la conversion véritable, c’est-à-dire, l’oubli du passé douloureux, l’amour du prochain, l’acceptation de l’autre, la recherche de la paix, la patience dans les épreuves, la confiance en l’avenir, etc. qui peut les sauver et non des veillées de prière et des objets de piétés vidés de leur sens. Donc, à eux de faire le choix entre se mettre résolument au travail pour réaliser des percées dans leur vie ou passer le clair de leur temps dans des séances de prière à s’appauvrir, à s’apeurer inutilement et pire, à se préparer à s’entretuer encore une fois. A bon entendeur… Salut.




Politique ivoirienne : Aboudramane Sangaré, le « gardien du temple », s’en est allé

Aboudramane Sangaré, du Front populaire ivoirien (FPI), après un meeting avec la nouvelle coalition des partis d’opposition, le 18 mars 2015.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

C’est avec une profonde peine que ce samedi 03 novembre 2018 j’ai appris le décès d’ Aboudramane Sangaré, le 1er vice-président par intérim de la branche dissidente du FPI, « le gardien du temple », comme on le surnommait dans son part, mais traité de jusqu’au-boutiste par ses détracteurs. Père a son âme. Ma  peine était d’autant plus grande qu’en parcourant les commentaires sur l’article de Koaci.com qui annonçait le décès de cette élite national, je voyais bien, et c’est malheureux, que certaines personnes se réjouissaient de son décès. « Des adversaires politiques ».

On aura beau reprocher à Monsieur Sangaré tous les défauts (d’ailleurs en tant qu’être humain, c’était normal qu’il en eût), sous sa posture, entre guillemet de jusqu’au-boutiste comme aimait à la qualifier ses détracteurs en raison de son soutien indéfectible à Laurent Gbagbo, l’ex président de la Côte d’Ivoire, son ami et ancien camarade de lutte, bouillonnaient des qualités dont ne peuvent se targuer certains personnes qui se vantent de faire de la politique au 3ème millénaire, en Côte d’Ivoire.

  • Monsieur Aboudramane Sangaré a révolutionné la politique en Côte d’Ivoire

La politique en Côte d’Ivoire est plus guidée par les affinités régionales, ethniques et tribales que par les choix de projets de société, les subdivisions géopolitiques en sont l’illustration. Monsieur Aboudramane Sangaré fait pourtant partie de ses rares hommes politiques ivoiriens, qui n’ont pas milité dans un parti politique par régionalisme, par tribalisme ou par ethnocentrisme. Originaire du Nord du pays par son père et du centre par sa mère, cet homme a pourtant fait le choix d’un homme politique, Laurent Gbagbo, originaire du centre-ouest. Ce  choix était la preuve que c’était les idées qui l’animaient plutôt que le régionalisme, le tribalisme et l’ethnocentrisme qui auraient pu l’emmener à militer au RDR (rassemblement des républicains)  d’Alassane Ouattara en raison de ses origines nordiques ou au pdci (parti démocratique de Côte d’Ivoire) de Konan Bédié par ses affiliations à la région du centre, ou même de se transformer en militant de la 25ème heure et transhumer  ici et là avec l’arrivée de l’un ou l’autre au pouvoir. On pourrait objecter qu’il a été foncièrement FPI (front populaire ivoirien) en raison de la longue amitié qu’il entretenait depuis l’université, dans les années 70 avec Laurent Gbagbo. Mais des amis de longue date de l’ex président ivoirien, qui se reconnaîtront, l’ont bien lâché pour virer dans le camp adverse de la rébellion, chose que n’a pas fait Monsieur Sangaré qui, par ailleurs, était cofondateur du FPI, signe qu’il n’était pas impulsif, contrairement à des rebelles par exemple.

Guidé par les idées et la vision, plutôt que par les motivations rétrogrades du régionalisme, du tribalisme ou de l’ethnocentrisme, Monsieur  Sangaré a simplement révolutionné le militantisme politique en Côte d’Ivoire. Heureusement que le pays en compte des politiques de sa trempe dont les plus en vue sont Maurice Kacou Guikahué, Assoa Adou, Michel Amani N’guessan, Maurice Bandama et Jean-Louis Billon. Comme  Aboudramane Sangaré. Ceux-là font parti du patrimoine politique ivoirien.

  • Aboudramane Sangaré était un homme de conviction

Aboudramane Sangaré est resté ferme dans ses convictions. Fidèle à Laurent Gbagbo jusqu’au bout, on lui reprochait son radicalisme. Mais ce n’est pas connaître l’histoire de la politique en Côte d’Ivoire sur ces 20 dernières années que de traiter M. Sangaré de radical.

D’abord  à la fin des années 90 le FPI était en discussion avec le pdci au pouvoir à cette époque pour une entrée au gouvernement avant que le coup d’État de Décembre 1999 vînt tout interrompre. Il faut rappeler que rien n’amenait Aboudramane Sangaré, cofondateur du FPI et  qui avait été emprisonné et maltraité par le régime de l’époque, à cautionner ces pourparlers.

Ensuite En 2002 M. Sangaré, Ministre des affaires étrangères de Laurent Gbagbo à l’époque, avait humblement quitté le gouvernement pour favoriser un gouvernement d’ouverture avec les opposants du pdci. Mais la tentative de coup d’état du 18 septembre 2002 puis l’insurrection armée qui s’en est suivi sont venue tout remettre en cause. Apparemment cette coalition naissante gênait un troisième larron.

Enfin, après les accords de Linas-Marcoucis, son parti a humblement cohabité dans son gouvernement avec l’opposition et même les anciens rebelles.

Extrémiste, Aboudramane Sangaré ne  l’était pas. Il ne faisait que renvoyer à ses adversaires politiques leurs comportements jusqu’au-boutiste lorsqu’ils étaient eux-mêmes dans  l’opposition.  Un jusqu’auboutisme qui s’était manifesté par le boycotte des élections législatives de 2001 et qui a  atteint son paroxysme par la tentative de coup d’État du 18 septembre 2002 contre le pouvoir FPI  à l’époque ; Ce push manqué s’est par la suite transformée en rébellion, en guerre civile et même en partition du pays en deux  par la force, la violence et le soutien  de certains politiques qui certainement ne se trouvaient pas extrémistes à l’époque de  ces faits indignes, mais qui quelques années après, et désormais au pouvoir, décrient ce qu’ils qualifient d’extrémisme de la part d’un Aboudramne Sangaré qui, dans l’opposition au pdci déjà avant 2000 avait  eu la dignité de pas avoir recherché le pouvoir par  les armes ou encouragé ses compagnons politiques à le faire. Et dans ses huit dernières années d’opposition il a conservé son honneur en restant non seulement fidèle à ses convictions politiques, mais ils n’avaient pas non plus d’armes. Il n’avait que sa voix sourde, la puissance de ses arguments et ses repartis cinglantes. Il connaîtra encore pourtant l’humiliation de l’emprisonnement.

M. Sangaré n’était gère extrémiste. En tant que dirigeant intérimaire du FPI « officieux » Il a eu le mérite de ne pas avoir dit « oui » alors qu’ils pensaient  « non », contrairement à certains politiciens ivoiriens qui avaient hypocritement agi de la sorte au référendum de 2000, tout simplement parce qu’ils avaient des projets cachés.

Fidèle à de dignes convictions politiques, il ne faisait que contester ouvertement un régime autoritariste qui, selon lui, avait injustement transféré sans outre mesure son ami, Laurent Gbagboc. Les derniers balbutiements de l’accusation au procès l’ancien président de la Côte d’Ivoire à la CPI (cour pénale internationale) tendent à donner raison à Abroudramane Sangaré qui était encore plus conforté dans son combat pour la libération de ses compagnons politiques, par l’acquittement de Simone Gbagbo en assise, puis sa grâce par le Président Ouattara.

Homme de vérité, combattant de la première heure, il ne pouvait faire l’affaire d’un régime accusé de s’être mis dans la poche certains opposants dont les propres convictions passent au second plan. Si radicalisme il y a,  ce n’est que celui de ses détracteurs qui dirigent aujourd’hui la Côte d’Ivoire et qui lui ont fait subir de réelles humiliations et sont prêts à tout pour conserver le pouvoir en 2020, situations qui en disent long de la conception qu’ont ces dernier du pouvoir. Il était naturelle que M. Sangaré, homme de vraies convictions, ne leur fît aucune concession.

« Le gardien du temple », Aboudramane Sangaré s’en est allé certes, mais il a pris soin de laisser le double des clés du temple, c’est-à-dire son modèle de digne et honorable politique à part entière, modèle qui demeure pour la postérité et qu’il convient d’imiter en  toute humilité pour une environnement politique de plus en plus  sain et pacifique en Côte d’Ivoire.

Monsieur Aboudramane Sangaré, Père était déjà le maître de votre esprit de votre vivant. Vous pouvez reposer en paix.


Bienvenue en Quivoirie (2), le politique quivoirien et le pouvoir

Vue d’en haut d’Abidjan (Côte d’Ivoire) de flickr.com CC

Rappelez-vous votre première déambulation en terre de Quivoirie, avec son régime quivoirien, son président quivoirien, son gouvernement quivoirien,  ses élus quivoiriens, ses travailleurs quivoiriens, ses jeunes quivoiriens, ses rebelles quivoiriens, enfin bref tous ses citoyens quivoiriens, ce pays plus que jamais en emergency (urgence en anglais), déambulez y encore kADO, c’est vraiment kADO et à la carte  en plus. Aujourd’hui découvrez l’univers du grand politique quivoirien.

  • Le politique quivoirien  et le pouvoir

Le politique quivoirien, celui qui a le pouvoir de décision, n’est pas n’importe  qui. Il est avant tout un cadre quivoirien, grand intellectuel quivoirien, il est soit opposant quivoirien, soit gouvernant quivoirien, jamais citoyen lambda. Osez avoir un accrochage avec lui, il vous demandera :

« Tu sais qui je suis ? »,

puis il répondra lui-même :

« Un élu quivoirien !  *:)) Marrant Tu m’entends ? Un élu quivoirien ! *:)) MarrantDonc tu me dois du respect ».

Enfin bref,  le rapport du politique quivoirien au pouvoir dépend bien entendu de sa position par rapport à celui-ci soit en tant qu’opposant, soit  comme gouvernant.

. L’opposant quivoirien et la quête du pouvoir par le haut

Vous ne verrez jamais le cadre quivoirien, opposant aux costumes taillé sur mesure, aller à la conquête du pouvoir par le bas, c’est  à dire en étant proche des populations, en investissant les campagnes, les quartiers, les ménages, partageant leur quotidien, en se fondant même en ces populations qu’il peut ainsi sensibiliser sur ce qu’il préconise pour l’amélioration de leur condition de vie, et le leur expliquer aussi ; ou encore vous ne verrez pas cet opposant quivoirien, pour qui  s’engager en politique se résume à porter des costumes *:)) Marrant, se mettre au devant des populations ou les organiser à la protestation contre les errements de gouvernance du pouvoir quivoirien, errements qui ne manquent pourtant pas : augmentation vertigineuse du coût de la vie, accaparement des richesses nationales par un groupuscule, inaccessibilité à l’instruction, à la formation et à l’emploi,  corruption,  prédation économique, endettement démesuré, gabegie, exploitation et marginalisation de la gent féminine, népotisme, tribalisme, mensonge d’État, etc. D’ailleurs pourquoi procéderait-il ainsi cet opposant mesquin et hypocrite qui préfère dire « oui » alors qu’il pense « non », oui  pourquoi agirait-il ainsi cet opposant également narcissique, égocentrique et arrogant, puisqu’il  voit bien qu’il peut bien se priver du vote des populations pour  facilement et rapidement accéder au pouvoir par le haut. Et cela en parrainant et en finançant des coups d’État et des insurrections armées Emoji. Cet opposant voit bien que ce sont  en outre là des moyens plus sûrs de sécuriser le pouvoir  en vue de sa conversation. Se constituer un cercle de fidèles est plus important pour ce responsable politique quivoirien suffisamment imbu de sa personne pour ne pas voir qu’il est ainsi un chainon des troubles avec son corolaire de violence Emoji. Ou encore il ne voit pas qu’il pose les fondations du cycle infernal de l’instabilité politique en recherchant le pouvoir par le haut au détriment d’une noble culture de la paix et de la responsabilité par une  quête du pouvoir par le bas à de futures élections.

Léopard est joli, mais son cœur est mauvais,

comme le dit un proverbe en Côte d’Ivoire.  Mais difficile pour le peuple quivoirien encore sous l’emprise de relents géopolitiques de le voir Emoji.

  • Le pouvoir quivorien

D’autres grands intellectuels quivoiriens qui sont déjà au pouvoir préfèrent simplement s’y accrocher vaille que vaille, ne voyant pas que ce sont bien eux, plutôt que les Blancs et leurs opposants à qui ils attribuent tous les malheurs de leur pays, qui sont les garants de la démocratie et de la paix sociale en Quivoirie.

Quand ils en sont tout de même chassés, par la force malheureusement, ne comptez pas sur eux pour prendre ne serait-ce qu’un peu de  hauteur et réaliser leur mea-culpa, et même penser à relancer leur retour sur la scène politique  et le consolider par un programme politique et des actions sociales ou une plus grande proximité avec les populations.

Ces opposants quivoiriens là, pour qui le coupable c’est toujours l’autre, préfèrent plutôt s’emprisonner dans l’enfer de leur rancune Emoji, confiant cependant  leur destin à la providence. Mais ils sont suffisamment aveuglés par leur orgueil pour ne pas justement voir que la providence d’une part n’élève que les humbles dont ils  se bornent faire parti, et d’autre part prend soin de disperser les orgueilleux (Luc1, 51-52) dont ils arrivent eux-mêmes à se convaincre d’être à l’opposé.

Ou encore le retour en politique de l’ancien régime quivoirien est conditionné, comme par hasard, par un contrôle de l’organisme chargé de l’organisation des élections.  Leurs partisans, des militants quivoiriens, ne voient pas que ces anciens gouvernants là, en qui ils croient plus qu’en eux-mêmes, qu’ils ont même élevés  au rang de véritables messies quivoiriens *:)) Marrant, n’ont que faire de leur condition difficile  de vie. Tout ce qui les intéresse, c’est le pouvoir qu’ils ont pourtant eu de longues années durant et s’en sont servi pour se prendre plusieurs femmes, ou pour poser de plus profondes fondations à la corruption, à l’impunité à l’autoritarisme et au  clientélisme.

« Le chien n’entre vraiment  pas dans les endroits où l’on a faim » lui qui par ailleurs « ne change jamais sa manière de s’assoir »,

comme le disent le proverbe et l’adage. De  vrais chiens les opposants extrémistes quivoiriens.

  • Le régime quivoirien et le concept de quivoirité

Ah oui, ce fameux concept identitaire de quivoirité. Dans un premier temps,  Le régime quivoirien préfère crier à la  quivoirité en réponse à la fraude et la corruption dont se plaignent ses opposants  lors de scrutins quivoiriens. À la volonté ensuite d’une émancipation politique de ses anciens alliés politiques, qui non seulement redorerait son blason et crédibiliserait son pouvoir qualifié d’autoritariste et de tribaliste par les observateurs, mais aussi garantirait un pluralisme politique, sans oublier qu’elle  redynamiserait par ricochet la vie politique en Quivoirie, condition sine qua non pour un débat d’idées indispensable au progrès en terre de Quivoirie… en réponse donc à la volonté d’indépendance politique de ses anciens alliés,  le régime quivoirien préfère encore crier à la quivoirité, véritable vache à lait  pour politique quivoirien, grand adepte de la manipulation.

D’ailleurs, faut-il le rappeler, la quivoirité, est ce concept qui prétend faire la promotion de la culture et de la singularité des citoyens quivoiriens en exaltant la priorité à ceux-ci, mais qui sournoisement flirte dangereusement avec l’autarcie, la xénophobie  et la discrimination en faisant de certains  ressortissants de la Quivoirie des citoyens de seconde zone en raison de leur supposée origine étrangère.   Ceux-ci ne seraient plus citoyens de Quivoirie en raison de leur nationalité, mais pour leur identité et d’autres fantasmes de politiques quivoiriens.

Finalement entre la fraude, la corruption,  le tribalisme et la discrimination dont on accuse le régime quivoirien, et qui n’arrangent personne y compris les partisans du gouvernement quivoiriens… entre donc ces facteurs de discrimination, favorables à l’appauvrissement, et la quivoirité qui fait miroiter la fin des injustices, mais  promeut de façon voilée un nationalisme sournois et une discrimination inavouée, le citoyen quivoirien a vite fait de pencher du côté de la Quivoirité qui semble se soucier de son bien-être en tant que ressortissant de la Quivoirie. Le discours des nationalistes en Europe et en Amérique  et ses conséquences est pourtant un exemple que le régime  quivoirien ne voit pas, aveuglé par sa manipulation de la communauté internationale en vue de discréditer ouvertement ses adversaires politiques dans l’optique de conserver le pouvoir Emoji.

Finalement le gouvernement  quivoirien, par sa malhonnêteté et son goût du pouvoir, recrute pour la quivoirité, cette vision discriminante de la société de Quivoirie et  ennemis de la quiétude sociale. Ainsi le brassage interethnique et même sous-régional et international en Quivoirie aura à en pâtir, avec comme toujours des risques de troubles qu’a pourtant connu le territoire quivoirien par le passé.

Voilà donc où le manque de réalisme, la fraude, l’arrogance, la mauvaise foi, la malhonnêteté, l’autoritarisme, le goût démesuré du pouvoir et les manipulations éhontées du régime quivoirien conduiront la Quivoirie.

« On est entrain de te décapiter et tu dis : « que ma barbe ne tombe pas dans la boue ! « .
comme le dit un proverbe  en Côte d’Ivoire.

En sommes,   opposants comme gouvernants  quivoiriens préfèrent se soucier de leur chapelle alors que le pays sombre petit à petit dans l’instabilité.  Le plus triste est qu’ils ne voient pas qu’ils sont les acteurs de ces troubles imminents. comment en serait-il autrement puisqu’ils voient rien d’autres que leurs intérêts particuliers.Emoji


Le prix Nobel de la gouvernance 2017 (suite)

Médaillon ; Nobel. CC Pixabay
  • Remplaçant à la suite d’un réaménagement technique dans le gouvernement, le fantasque ministre des affaires du ventre et du bas-ventre *:)) Marrant, parce  que  ce ministère faisait jaser ces idiots de défenseurs  de la décence et de la pudeur, le ministre de la santé, du torse, du buste et de la poitrine  *:)) Marrant démontra un réel engagement pour le combat contre le « quand c’est du sain » dans tous les domaines. Amoureux de la bonne chère, en particulier des poitrines bien fournies, et disposant des moyens de sa politique (adepte du travaillement), c’est sûr que le cancer du sein a encore des mauvais jours devant lui avec ce pro… xénète *:)) Marrant à la tête du ministère de la santé, du torse, du buste et de la poitrine. Et vraiment bravo à lui pour cette action d’une portée hautement humaniste.
  • Le ministre de l’éducation, de l’élevage, de la domestication et du dressage*:)) Marrant Ce façonneur d’hommes manie avec dextérité le bâton et la chicotte,  les promesses en l’air aussi. Il est arrivé, comme par enchantement… bon, en réalité grâce à la matraque, au gaz lacrymogène et à la suspension de salaires, à mettre au pas les syndicats estudiantins et d’enseignants qui l’attendent néanmoins au tournant (« son régime tombera un jour Inchallah ! »*:)) Marrant). Son projet de l’école gratuite est une vraie réalité si bien que l’école est vraiment gratuite, mais après avoir payé l’inscription en ligne (sur internet) et d’autres frais d’écolage au comité de gestion scolaire. De plus, son projet de loi de l’école obligatoire adopté par décret par  le président de la Répu-brique est tellement effectif qu’il n’est pas rare de rencontrer des enfants dans les rues ou au travail aux heures de cours, ou même affairés à jouer les microbes (ces petits malfrats).
  • Le ministre de la communication, des élections et du sport. Spécialiste en reportages, en reportages de voies, il faut le préciser *:)) Marrant, ce génie a merveilleusement contribué à l’évolution fulgurante  de la fraude électorale. Avec lui, finie  l’époque primitive où devant les cameras du monde entier l’on s’indignait en empêchant la proclamation des résultats des élections, en volant les urnes pour les bourrer,  en faisant voter les morts, ou encore en faisant voter plusieurs fois pour le président sortant, son boss. Préserveur de la réputation du gouvernement et gagneur du  temps plus que Hussein Bolt, ce génial braqueur des temps modernes est incroyablement parvenu à couper la route aux voies de l’opposition dans  les ordinateurs.  Chapeau pour ce fabuleux sprinter d’une androïdicité inédite *:)) Marrant !
  • Le ministre de la production et de la reproduction *:)) Marrant. Inutile de  s’attarder sur les performances de ce cadre en haut qui fait l’exploit de n’exercer que les nuits comme les chauves-souris, hiboux et autres. On ose même le traiter ouvertement de hibou, mais lui s’en fiche, il est heureux car sa femme est chouette *:)) Marrant.
  • La ministre de la déconstruction, de la destruction, de la désolation,  du féminisme et même de l’environnement, encore appelé l’ouragan Anne. Seule femme de ce super gouvernement, cette hyper ministre a bien prouvé qu’elle y mérite sa place car elle n’a pas froid aux yeux, mieux, elle a des couilles ; plus même que les hommes *:)) Marrant. Cette spécialiste du déguerpissement  a en effet permis de voir qu’un bulldozer, ça ne sert pas très bien à détruire de vieux bâtiments pour en construire de nouveaux, mais il sert encore mieux, beaucoup mieux, à nettoyer les bordures de routes et d’autres espaces de ces petits commerces d’hommes et de femmes qui triment pour pouvoir s’en sortir.  À donc chaque passage de l’ouragan Anne, c’est un formidable paysage de gravats qui apparait, et qui sert par la suite, au fil du temps, de magnifiques dépotoirs et d’ingénieuses toilettes à ciel ouvert. Chapeau  à l’ouragan Anne quand on imagine le nombre de tels espaces à l’échelle d’un pays ! L’environnement (sic) social et la salubrité urbaine sont  vraiment gâtés avec elle *:)) Marrant.

Vivement le prix Nobel de la gouvernance 2018. Il présage d’un fabuleux lauréat comme les précédents. Mais, au dernières nouvelles, il ne serait pas exclu que celui de 2017 soit réattribué car dans les coulisses, certains gouvernements protestent déjà, pestent même, contre leur non sélection *:)) Marrant.

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Le prix Nobel de la gouvernance 2017 (1)

Médaillon CC Pixabay

Depuis ce 2 octobre, c’est parti pour les Prix Nobel 2017. Malheureusement celui de la gouvernance ne sera pas délivré. Nous nous autorisons, comme en 2015, à le décerner,  et en deux phases s’il vous plaît, preuve que cette année le prix Nobel de la gouvernance était vraiment disputé. Comme toujours, souffrez qu’on ne cite personne parce qu’apparemment encore une fois, ce ne sont pas tous les Nobel qui suscitent des félicitations *:)) Marrant. Nous ne vous donnons donc que les portefeuilles de ce gouvernement et ce par quoi ses détenteurs se sont distingués. Cependant, vous aimez jouer ? Amusez-vous donc à mettre des noms, mais encore une fois c’est à vos risques et périls.

Après le gouvernement du chef de l’éclat *:)) Marrant, ce soucieux de l’image de marque de son P.I. (propre intérêt), spécialiste en mesure cosmétique et fana des dernières découvertes en matière de dépigmentation, en 2015, le prix Nobel de la gouvernance 2017 a été remporté, lui, par ce gouvernement dirigé par le chef des damnées… autant pour nous le chef des armées. Véritable homme fort à la tête du pays, il ne craint pas l’enfermement, si bien que ce démoncrate intraitable, qui n’a en outre rien à envier aux plus grands mathématiciens et autres techniciens,  a recouru à des techniques et des calculs d’une diablerie merveilleuse pour se maintenir au pouvoir ou pour exercer en toute quiétude son pouvoir.

Par ailleurs stop-modèle (il peut aussi faire dans le glamour, ce qui est remarquable pour quelqu’un qui est déjà autant occupé), il s’est fait le chantre de l’exemplarité en piétinant les valeurs de travailleur, de discipliné et de pacifiste dont le père de la nation était le modèle. Fidèle à son projet de pays énervent… pardon, émergent à l’horizon 2000 quelque chose, il a réussi la performance de réaliser des projets et de construire des infrastructures avant de planifier les premiers et de concevoir les secondes. Homme poli-fric d’une grande cupidité, il ne manque aucune occasion d’engranger le moindre sou. Bonjour les impôts et taxes fantaisistes ainsi que les éternels dessous de table et autres pots de vin habituels.

Ce gouvernement est composé comme toujours, nous le rappelons, de supers ministres. Ce sont :

  • Le ministre des transports et du liquide *:)) Marrant : Tout prévalait d’une brillante carrière pour ce jadis jeune diplômé en transport et logistique, qui a par ailleurs eu l’intelligence de compléter sa formation par un diplôme d’ingénierie dans le liquide. Grand transporteur, logisticien hors pair et génie du liquide, il démontra justement toutes ses capacités dans le gouvernement en transportant des valises et des cantines de liquide pour le compte du chef de l’État. Industrieux, quand les valises, les cantines et même les djembés n’arrivaient pas à passer inaperçus, avec son costume et tout ça, il se transformait quelques fois en valise ambulante ou en tonneau qui n’est pas du tout vide *:)) Marrant; surtout qu’ainsi, il arrivait à éviter les éternels parasites d’indigents qui, à la vue de la moindre mallette, accourent aussitôt, attendant bêtement des autorités la redistribution des fruits de la croissance économique. Grâce à ses performances exceptionnelles, il a même surpassé le légendaire ministre des économies et de la finance *:)) Marrantet le ô combien essentiel ministre des eaux et de l’assainissement.
  • Le ministre des mutins, moutons, bovins, caprins, porcins et autres *:)) Marrant. Titulaire d’un diplôme agropastoral obtenu dans le maquis, il ne semblait pas si bien tombé *:)) Marrant. Parlant également le langage des animaux, certains lui attribuent même cette nature *:)) Marrant, il est arrivé à faire rentrer dans les enclos les mutins, moutons, bovins, caprins, porcins et autres récalcitrants de l’armée *:)) Marrant; à coup de milliards toutefois. Mais il est toute de même à féliciter car grâce  à ses grandes qualités de négociateur, on sait que ce n’est pas qu’au cirque que les mutins, pardon, les moutons peuvent claquer des billets de banque.

A suivre…

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Bienvenue en Quivoirie

Vue d'en haut d'Abidjan (Côte d'Ivoire) de flickr.com CC
Vue d’en haut d’Abidjan (Côte d’Ivoire) de flickr.com CC

Attention, les descriptions faites dans ce billet sont pure fiction. Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence*:)) Marrant. Je vous invite néanmoins à vous livrer à un petit jeu. Dans une seconde lecture, si vous en avez le temps, remplacez la Quivoirie par le nom de votre pays. Et selon que vous êtes ravi ou révolté, vous saurez si votre pays vit une émergence ou est en situation d’emergency (urgence en anglais). Ceci dit, on y va pour la Quivoirie.

Bienvenue donc dans ce pays imaginaire qu’est la Quivoirie. Ses habitants sont les citoyens quivoiriens. Le bonheur de ces derniers est assuré par leurs si merveilleuses autorités.

Oui, les dirigeants quivoiriens sont géniaux. Ils le sont tellement qu’en dépit de la croissance à deux chiffres que connaît leur pays plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. Malgré cela, ils arrivent à augmenter entre 1 600 et 5 000 % les frais d’inscription dans les universités publiques, et à empêcher des personnes qui en auraient la volonté de poursuivre leurs études au-delà du Master 1. Cela, avec le risque que le universités se vident d’une part et que d’autre part, dans quelques années, ce soient des missionnaires étrangers qui viennent enseigner en Quivoirie.

Dans ce pays, l’on fait aussi de la politique, pour le bonheur des citoyens quivoiriens *:)) Marrant. Et les politiques quivoiriens les plus en vue, opposants comme gouvernants, semblent tout droit sortis des livres d’histoire. Leurs meilleurs amis sont le yomo (la teinture noire pour cheveux) ou le rasoir car ce qu’ils détestent le plus ce sont les cheveux blancs. Mais, comme l’apparence ne trompe pas, ces politiques là, pour paraître plus jeunes, s’entourent de jeunes Quivoiriens dont le niveau de vie n’a rien à avoir avec les jeunes de leur âge. Dans tous les cas, bien que certains n’ont jamais eu un emploi de leur vie, ces jeunes-là n’ont rien à envier à un vieux gouvernant qui fait plus de deux fois leur âge et qui a passé au moins les ¾ de sa vie dans les arcanes du pouvoir.

La vie politique en Quivoirie est également très passionnante. Elle est animée d’une part par le pouvoir et d’autre part par les opposants quivoiriens. Le pouvoir quivoirien, en fin stratège politique décapite son opposition. Il s’épargne ainsi de souffrir la critique et s’ouvre par là un boulevard à tous les écarts de gouvernance. Il fait patauger le pays dans le clientélisme lors des concours d’accès à la fonction publique, la gabegie, les détournements, les surfacturations, l’absence d’appel d’offres lors de l’octroi de contrats de travaux publics, les abus de pouvoir en tout genre, etc. Quant à l’opposition, elle est un véritable panier à crabes où les principales préoccupations sont :

  • Comment prendre appui sur les autres pour se sortir de là ;
  • Répondre avec la dernière énergie aux coups de pince de l’autre ;
  • Comment se faire manger, sans bruit, par le pouvoir, pour espérer manger aussi.

En Quivoirie, il y a également le Parlement quivoirien. Il est composé en majorité des partisans du gouvernement quivoirien. Ces parlementaires sont des programmés pour voter. L’absence de débats à l’Assemblée nationale ne les inquiète pas du tout quant à la bonne santé de la démocratie dans leur pays ou au bien-fondé des lois qu’ils votent les yeux fermés.

Et que dire du front social en Quivoirie ? Il est très bouillant. Comme dans toute démocratie digne de ce nom, ce dont se réclame tout de même ce pays, il y a de fréquentes grèves si bien que le gouvernement quivoirien, connu pour son sérieux*:)) Marrant, sanctionne les fonctionnaires grévistes en ponctionnant sur leurs salaires avec le risque d’être traités de voleur. Mais il n’en a que faire puisqu’il a l’habitude d’être traité ainsi.

Mais tout de même ! Vous ne verrez jamais le citoyen quivoirien manifester ou se mettre en grève à cause de la corruption, pour réclamer de meilleures conditions de travail, ou par exemple parce que les effectifs dans les salles de classe sont si pléthoriques que la création de nouvelles et le recrutement de plus d’enseignants s’imposent. Ce qui donnerait du travail à des diplômés qui sont encore à la charge de ceux qui ont un emploi.

En même temps, le gréviste quivoirien n’a quelque part pas tort de ne pas manifester pour le recrutement de nouveaux travailleurs ou l’amélioration de ses conditions de travail. En effet, il connaît l’avidité des gouvernants quivoiriens ainsi que leur manque de vision. Il se dit donc que plutôt que de revaloriser les salaires, les autorités, sous prétexte d’augmenter des effectifs et pour pouvoir payer tout le monde, pourraient être tentées de réduire les salaires au lieu de les revaloriser. Et puis en bénéficiant de conditions optimales de travail, l’actif, le fonctionnaire quivoirien notamment, a surtout peur de perdre son si précieux pouvoir. Sa patte pourrait être privée de cette graisse qui lui permet d’arrondir ses fins de mois ou, pour les hommes, avoir un deuxième bureau (entendez par là une maîtresse)*:)) Marrant.

« Quand il pleut, chacun attrape sa tête ». 

Le travailleur quivoirien est ainsi comme un caïman qui vit dans l’eau. Et quand l’on sait que le caïman vit dans une eau sale, boueuse et poisseuse, on peut aisément imaginer dans quoi se complait ce travailleur. Donc, en Quivoirie, on manifeste pour réclamer une augmentation de salaire*:)) Marrant. Les hausses intempestives des loyers, du coût de l’eau et de l’électricité, l’éternel délestage et les fréquentes coupures d’eau, ou même l’augmentation du prix du pain, du sucre, de l’huile, de l’essence, du gasoil, du gaz domestique, la forte corruption, etc. laisse les citoyens quivoiriens indifférents. Ils préfèrent manifester indéfiniment pour l’augmentation d’un salaire qui sert plus à vivoter et à payer des dettes à cause de la vie chère, qu’à s’offrir une maison, ou à épargner*:)) Marrant.

Le citoyen quivoirien est si génial qu’il a fait sienne la maxime qui dit : « Quand il pleut, chacun attrape sa tête ». Il revient donc à leurs compatriotes qui sont dans le besoin de sortir manifester, quitte à essuyer des coups des matraque dernier cri des policiers quivoiriens.

En Quivoirie, il n’est pas rare de voir le citoyen quivoirien déverser ses ordures ménagères juste derrière chez lui. Quoi de plus normal puisque le maire quivoirien ne se préoccupe pas de ce genre de questions. Elles sont bien loin les promesses aux électeurs sur l’amélioration des conditions de vie. Il est plus occupé par les dessous des tables, les pots-de-vin ou à préparer son après-mandat. Pour l’hygiène il ne faut pas compter sur ce prototype d’élu quivoirien. Lui-même enjambe des écoulements d’excréments pour pouvoir accéder à son bureau et à son domicile. Tant que cela ne tue pas, ça n’émeut personne. Et même quand ça tue, mêmes des intellectuels quivoiriens osent accuser les Blancs d’en être la cause*:)) Marrant, comme si ceux-ci n’avaient pas assez de problèmes comme ça avec la crise économique et l’augmentation du chômage chez eux, pour faire ce dont se chargent déjà les gouvernants quivoiriens.

Pour revenir aux citoyens quivoiriens, vous en verrez rarement balayer derrière chez eux. On en voit plus uriner ou cracher en pleine rue, déverser leurs ordures ménagères dans l’eau de pluie, dans les caniveaux ou en pleine rue. Et ces citoyens sont par la suite de plus en plus nombreux dans les hôpitaux, pour ceux qui s’y retrouvent par erreur. Sinon, les autres préfèrent se convaincre qu’ils n’ont rien de grave quand ils ne se soignent pas au bord des routes avec les médicaments de la rue.

La jeunesse : mention spéciale

En Quivoirie, il y a une jeunesse très dynamique. Le jeune Quivoirien n’est en général très actif que par intervalle de quatre ou cinq ans, c’est-à-dire pendant les campagnes électorales. Cet événement est une véritable traite pour le jeune Quivoirien*:)) Marrant. En effet, ce dernier y milite pour plusieurs candidats à la fois. Pendant ces campagnes, il est aux anges, car il croule sous les teeshirts à l’effigie des candidats, les boîtes de sardines, les cannettes de bière, les baguettes de pain et même les billets de banque. Et tout de suite après les campagnes, les jeunes Quivoiriens se retrouvent au quartier, toute la journée, à leur place habituelle, c’est-à-dire autour des jeux de scrabble, de dame ou de Ludo. D’autres discutent pour savoir lequel des dirigeants de leur pays est le plus riche.

Le jeune Quivoirien est pareil à un volant que les assoiffés du pouvoir en Quivoirie ne se privent pas de tourner dans tous les sens. Ainsi, quand ces politiques populistes, pour avoir la sympathie des jeunes Quivoiriens afin d’accéder bien entendu au pouvoir, accusent les étrangers d’être la cause du chômage en Quivoirie, ce sont ces jeunes qui sont les premiers à pourchasser les étrangers. Et dès l’aube, ce jeune cherche vainement son petit déjeuner favori. Mais, par la suite, il se rend compte d’un fait : c’est cet étranger qu’il traquait la veille, et qui depuis, est rentré chez lui, qui préparait ce petit déjeuner-là.

En Quivoirie, il y a même les rebelles et les miliciens quivoiriens. Ils sont généralement jeunes. Ce sont des individus qui ont abandonné la daba ou le stylo pour la kalache et qui, après le conflit, réclament comme butin de guerre, soit des postes de commandant dans l’armée, soit des places au Trésor public ou à la douane. Ils ont simplement vu ou appris que c’est en étant chef ou en travaillant là où se trouve l’argent qu’on devient riche et qu’on peut aussi se construire des immeubles comme ceux des douaniers et des ministres quivoiriens.

Que dire d’autre de la Quivoirie, sinon que ses citoyens n’ont rien à envier à des personnes qui ne voient vraiment rien*:)) Marrant *:(( En pleurs.


Quand connaître devient un devoir, il donne la Maison Connectée des Savoirs (MCDS) de Grand-Lahou

La Maison Connectée des Savoirs, c’est ce tiers-lieu éducatif qui a vu le  jour à Grand-Lahou, sur le littoral ivoirien, à un peu plus de 100 km à l’ouest d’Abidjan.  Depuis l’étape de projet jusqu’à sa sortie effective de terre, sa réalisation ne fut pas de tout repos pour ses initiateurs et leurs partenaires.

Chantier de la maison connectée des savoirs (MCDS), Crédit photo : MCDS
  • Genèse du projet Maison Connectée des Savoirs (MCDS)

Murie de longues années durant, la maison connectée des savoirs  fut un projet pour lequel ses initiateurs, le groupe scout Les Siamois, et l’association Jeunes en action pour le développement (Jade) avaient enfin en 2010 obtenu l’accord de financement de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). Mais le temps de peaufiner le projet, le détachement des Nations Unies en Côte d’Ivoire n’existait plus car il quittait le pays.

Les initiateurs de ce tiers-lieux éducatif ne se laissèrent pas pour autant  désemparer par les circonstances défavorables. Les scouts suisses constitués en clan sous le nom de Clan Walewako, charmés par le projet de leurs confrères ivoiriens, acceptèrent de s’engager dans cette belle aventure.

  • Réalisation du projet MCDS

Le clan a mobilisé près de 14 millions de francs CFA pour la construction du bâtiment et son équipement. Ses membres se sont rendus du 8 juillet au 18 août 2018 à Grand-Lahou, pour construire, avec les scouts siamois et d’autres bonnes volontés, le bâtiment qui désormais donne une belle allure au quartier Dallas de la ville des 3 Ô. Briques sur briques, bois sur  bois, après 5 semaines, le bâtiment est né.

Chantier de la maison connectée des savoirs (MCDS), Crédit photo : MCDS

C’est un véritable modèle de coopération et de sens du devoir. Plusieurs nationalités ont travaillé en équipe sur ce chantier : Ivoiriens, Centrafricains, Suisses, Colombiens… Des enseignants, des élèves, des étudiants, des blogueurs et des scouts ainsi que des chrétiens, des musulmans et autres se sont également adonnés à la tâche en parfaite synergie, comme pour préfigurer l’enjeu de cette maison dédiée aux savoirs.

  • Une aubaine pour la rentrée scolaire

Remis aux scouts du groupe Les Siamois et à l’ONG Jade, le 17 août dernier, en présence des autorités du scoutisme ivoirien et de la ville de Grand-Lahou, le bâtiment de ce centre polyvalent de jeunes, nommé Maison Connectée des Savoirs, a en son sein une bibliothèque de proximité, un espace d’étude, de réunion, de rencontre, une salle informatique. Il se définit comme un centre d’éducation citoyenne et d’alphabétisation numérique. En cette nouvelle année scolaire, la MCDS est une aubaine pour les élèves, étudiants, enseignants et Jeunes de Grand-Lahou. Elle redonnera aussi le goût à l’apprentissage à ces jeunes gens  qui sont sortis du processus scolaire.


Un autre coup d’éclat à l’ivoirienne ?

Ecoliers Ivoiriens by Zenman via common wikimedia.org
Ecoliers ivoiriens (Odienne) par Zenman via common wikimedia.org

Au pouvoir depuis bientôt cinq ans, le régime du président Alassane Ouattara a pris de grandes décisions pour le bonheur des habitants de la Côte d’Ivoire. Ce sont par exemple l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’interdiction de téléphoner au volant, l’interdiction des sachets plastiques et l’une des dernières, la plus significative certainement, c’est l’école obligatoire de 6 ­ à 16 ans. Comme toutes les autres décisions prises par les dirigeants , cette dernière est sans arrière-pensée*:)) Marrant, et a de l’avenir dans ce pays en voie d’émergence*:)) Marrant.

Il suffit de parcourir les rues d’Abidjan, de Treichville à Port-bouët, de Yopougon à Abobo en passant par Adjamé (communes d’Abidjan) pour se rendre compte que l’interdiction de fumer dans les lieux publics est une réalité. Cette loi est tellement appliquée, qu’en pleine rue, vous ne serez pas surpris de recevoir en pleine figure des bouffées de nuages de fumée.

Et puis, si les hommes ne se chargent pas de vous enfumer, le parc automobile pléthorique et vieillissant d’Abidjan est tout de même là pour cela. Avec les risques de pollution que cela comporte, la majorité de ces véhicules, des « France au revoir », ont une deuxième, voire une troisième et une quatrième vie en Côte d’Ivoire. Certains véhicules même semblent éternels. Rappelons que la loi qui interdit de fumer dans les lieux publics a été votée pour permettre à l’État de faire des économies sur les maladies du tabac. En effet, selon le porte-parole du gouvernement ivoirien, M. Bruno Koné, l’’État supporte 26 milliards de francs CFA de coût supplémentaire pour le traitement de ces maladies.

Et cette loi, pour atteindre ses objectifs, a vraiment ciblé toutes les causes de ces maladies et les différentes solutions pour les endiguer *:)) Marrant. Ce ne sont pas ces personnes qui peuvent encore et toujours s’offrir au moins 5 cigarettes à seulement 100 francs CFA, notamment à Bouaké, qui diront le contraire *:)) Marrant.

Quant à l’interdiction de téléphoner au volant, elle est si réelle qu’il est fréquent de voir des automobilistes justement téléphoner en conduisant, sans crainte de subir une contravention. Quoi de plus normal puisqu’à ce moment-là, des agents de la circulation luttent vainement contre les embouteillages, quand d’autres sont occupés à refuser bec et ongles d’être accusés de faire du racket en refusant les pièces ou les billets de 500 francs CFA que leur tendent les chauffeurs de wôrôwôrô (taxis communaux) et autres gbaka (minibus) sous les papiers du véhicule, mais que nos forces de l’ordre finissent par accepter, certainement comme pourboire *:)) Marrant.

Il va falloir faire un dessin, peut-être des photos, pour prouver que les sachets plastiques sont toujours visibles. Ils ont tellement disparu de l’habitude de l’Ivoirien que lorsque ce dernier fait par exemple des achats au détail (sucre, légumes, etc.), le ou l’épicière (e) le sert directement dans la paume de sa main*:)) Marrant.  De plus, très souvent, lorsque la soif étreint les habitants, il n’est pas rare de les voir s’acheter une bouteille d’eau minérale à au moins 500 F CFA, plutôt qu’un simple sachet d’eau fait maison à 10 F CFA *:)) Marrant. Pour info, plus de la moitié de la population ivoirienne vit sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 450 francs CFA par jour.

Qui dit mieux ? A l’image d’autres pays dans le monde où elles ont été prises, ces lois sont un véritable succès *:)) Marrant. Et, l’on commence même à en voir les retombées positives *:)) Marrant. Ce sera certainement le cas de cette autre loi qui rend l’école obligatoire de 6 à 16 ans à partir de la prochaine rentrée scolaire*:)) Marrant.

Cette dernière loi est la bienvenue. En effet, plutôt que de passer tout leur temps dans des cybercafés à mettre leur génie au service de la cybercriminalité, les adolescents seront désormais forcés d’aller en classe*:)) Marrant. Et que dire de ces petits apprentis mécaniciens ainsi que de ces petites filles transformées en vendeuses ambulantes ? Leurs parents, n’ayant pas les moyens de les scolariser seront désormais obligés de les envoyer s’instruire*:)) Marrant. Mais au fait, l’école ne sera qu’obligatoire, mais pas gratuite.

Aussi l’on se demande si cette volonté n’est pas motivée par des arrière-pensées. Et cette loi ne serait pas simple en raison de « l’idéologie du chiffre d’affaires » qui prend de l’ampleur.

Ces nouveautés dans le secteur éducatif, les plus grands, les étudiants, en subissent les conséquences. Ces derniers ont vu les frais de leur scolarité augmenter entre 1 600 % et 5 000 %. Et, lorsque l’on se rend compte que l’effectif des étudiants avoisine officiellement la centaine de milliers, l’on imagine aisément ce que représente en recette les inscriptions de ces dizaines de milliers de jeunes. C’est le budget du pays qui doit certainement s’en réjouir :  une véritable source d’approvisionnement.

La suspicion de « l’idéologie du chiffre d’affaires » est d’autant plus grande que les universités publiques de ce pays ont adopté le système LMD (licence master doctorat). Ce système étant plus pratique qu’un système théorique, il nécessite des outils didactiques que les autorités ivoiriennes ne sont apparemment pas pressées de fournir. Pour preuve l’inexistence de bibliothèques digne de ce nom dans les Unités de formation et de recherche. Les étudiants de la faculté de médecine de l’université de Cocody en savent quelque chose, eux qui ont été obligés de se mettre en grève et manifester pour pouvoir obtenir l’équipement des salles de travaux pratiques. Les élèves des lycées techniques d’Abidjan, comme de Bouaké, manifestent constamment parce qu’il leur manque aussi les outils pour réaliser leurs travaux pratiques.

Rendre l’école obligatoire, c’est bien, mais le mieux serait de ne pas donner l’impression d’être à la recherche du moindre franc CFA. Cette quête perpétuelle d’argent s’apparente à un manque de compassion, de vision et pire, à de l’avidité.

Les autorités ivoiriennes font tellement d’efforts, notamment en construisant des ponts et des autoroutes, en réhabilitant les routes, en revalorisant des salaires, en améliorant même la condition des soldats, qu’il serait malhonnête d’être suspicieux à leur égard. C’est pour cette raison que nous proposons qu’au lieu de  donner l’impression d’investir ou d’honorer des promesses de campagne avec la population estudiantine et scolaire, déjà désœuvrée, les responsables du pays devraient plutôt investir dans celle-ci. En clair, rendre l’école et les études gratuites.

Les plus conciliants parmi les opposants à cette proposition diront que l’école peut être gratuite, mais il va falloir payer. Et l’État ne peut assumer une telle charge.

A ceux-là, nous répondons que l’État  n’est pas l’entreprise d’une personne, d’un clan ou d’un groupuscule. L’État de Côte d’Ivoire, comme son nom l’indique, est plutôt le bien de tous les Ivoiriens. Par conséquent, quoi de plus normal que de faire profiter, pour une fois, à l’ensemble des Ivoiriens, des fruits de leur propre État en donnant la possibilité à chacun de se former. Chaque Ivoirien formé, c’est toute la Côte d’Ivoire forcément émergente.

 

 


Tous des chiens ! (2)

CC Pixabay
  • Les chiens, ce sont aussi évidemment ces individus qui adorent l’os…, le pouvoir

Le chien, c’est aussi cet individu qui adore le pouvoir, comme un chien ne reste point indifférent à l’os. Pour ce pouvoir donc, ce ‘‘chien’’ salive, tourne sur lui-même, gémit, soulève la poussière, peste, aiguise sa langue d’injures, armes sa bouche d’insultes, de menaces.  Avec lui, la fin justifie les moyens. Le pouvoir rien que le pouvoir. L’os à tout prix, le chien ne tient plus sur ses pattes. Ayant marre de se tenir en chien de fusil et d’observer inutilement pense-t-il, il s’arme réellement de  fusils,  pire de bazooka, de AK 47, Kalach et autres et se lance à l’assaut, sème le désordre ici, nourrit la discorde là-bas, calomnie ailleurs, terrorise partout. Il ameute tous les chiens de même acabit que lui et recrute même parmi les chiens bottés pour fomenter une rébellion. Ils font un tel boucan aux heures de chaleurs et de repos, et même toute la journée avec en plus leurs crocs et griffes acérés qu’on ne peut que leur laisser l’os pour avoir la paix. Sauf qu’à la fin il va falloir partager le butin, l’os : le pouvoir.

Mais, quel ‘‘chien’’ oserait disputer l’os avec le chien en maître ou le mâle dominant.  Il y a lui et eux. Lui a le gros morceau, qu’il croque avec fracas. Eux se contentent des débris non moins succulents que lui veut bien leur laisser pour  que eux  s’occupent aussi. Sinon si eux s’ennuyaient, ils lui créeraient des ennuis  à cause de leur convoitise, convoitise que lui et eux ont tous en commun. Lui est donc au courant d’eux, comme eux  n’ignorent rien de lui. Tous des chiens ! Wouoh ! wouoh ! wouoh !

Mais eux sont très intelligents, ils préfèrent croquer dans leur coin, sans bruit, à l’abri des regards. Même quand le chien dominant sous le poids de l’âge a perdu ses crocs, le gros morceau ne dit absolument rien à ses jeunes acolytes à la jeunesse suspecte. Mieux vaut être un gros chien noir de l’ombre  et croquer en toute quiétude une multitude de petits morceaux pour peut-être devenir un jour un gros et adorable  nounours, que d’être un chien noir prétentieux qui expose ses crocs à la lueur du jour avec le risque de les perdre toutes en ayant à rendre compte de chaque os croqué ou par simple jalousie du chien en maître qui le traitera comme un chien en divagation, bon pour servir de patté  pour rite initiatique. Tous des chiens ! Wouoh wouoh !

Oui. Tous des chiens !  Mais qu’on n’oublie pas :

« Qui aiment bien châtie bien »

Refus de remettre en cause autant que obstination à ne pas se remettre en cause appellent un plus grand châtiment. Et quand on sait que « le chien ne change jamais sa manière de s’assoir », on peut bien imaginer le sort de nos chers ‘‘chiens’’.

Vraiment tous des chiens ! Wouoh wouoh  !


Tous des chiens ! (1)

CC Pixabay

Derrière des individus se cachent souvent des chiens.

  • Les amis et sympathisants sont des chiens

Le chien, on le dit communément, est le meilleur ami de l’homme, plus particulièrement de son maître. Prêt à le défendre face aux agresseurs et même à sacrifier sa vie pour lui. Il y a des personnes qui témoignent une telle fidélité à un mentor. L’expression :

« chien de garde »

est très parlante à ce sujet. Il va sans dire que ces fidèles là plus que le mot lui-même sont comme des chiens. Et de tels individus, y  en a en Côte d’Ivoire, prêts à sacrifier leur vie pour un politique : leur mentor.

Comme le chien qui ne fait que défendre celui qui lui donne à manger, ces ‘‘chiens’’, militants de la première heure, ceux de la 25ème heure aussi, défendent également crocs et griffes, avec bave en complément, celui qui leur fait des faveurs ou qui représente pour eux un espoir, l’espoir de changements fantastiques dans leur vie.

Les rapports ethniques, régionaux, religieux, politiques, en somme idéologiques, motivent ces liens et les renforcent, même si quelques fois  le ‘‘chien’’ ne reçoit rien en retour de sa fidélité. La peur d’avoir à subir le pouvoir d’un individu d’une région différente, d’une autre ethnie, d’un quelconque prétendu ordre mystique, mais aussi l’espoir de devenir quelqu’un ou de remonter la pente ou même de gravir des échelons, tout ça sans fournir d’effort tout en n’ayant pas à rendre compte explique cette fidélité sans limite. Mais, le mentor a beau devenir le chef de l’administration, celle-ci ne peut recevoir que ceux qu’elle peut.

Une fois au pouvoir, le mentor, sous l’emprise du régionalisme,  du tribalisme du clanisme, pensera à ses ‘‘chiens’’,

« Un maître, dans la boucherie, n’oublie pas ses ‘‘chiens’’ dehors » : une vraie prédation ! wouoh ! wouoh ! wouoh !

Rageurs et ravageurs coups de mâchoire dans les caisses de l’État pour nourrir particulièrement un opaque fond de souveraineté.  Positionnement hargneux des deux pattes sur tel secteur de l’économie. Course poursuite contre telles autres activités, Mises à terre, maitrisées au sol, tenue par la gorge, étouffées, puis dévorées sur place ! Désossement des sociétés publiques au profit d’activités parallèles privées. Véritable carnage !

Pour tous les autres concitoyens qui ne sont pas des chiens, c’est le clientélisme : le plus offrant pourra se faire une place parmi la meute, sinon :

« Circulez, ya rien à voir ». Wouoh wouoh ! Tous des chiens !

Cette relation entre chiens est aussi appelé  le rattrapage ethnique. C’est ce système de gouvernance mesquin qui se veut, par ses idéologues à la tête de Dingo, et à l’esprit aussi, on ne peut que le reconnaître, une correction de 40 ans de mise à l’écart d’une catégorie de personnes des affaires publics en raison de leur origine régionale.

En réalité, ce système de gestion de l’administration publique, digne de l’asseau d’une meute de chiens, enragés de convoitises et puant l’incompétence,  n’est que de la simple manipulation à des fins électoralistes et prédatrices des populations de ces régions. Celles-ci ignorent malheureusement  qu’une telle gestion de leur pays, en leur nom, les expose vis-à-vis de leurs concitoyens, ces derniers subissant une discrimination à leur profit. Crime contre la citoyenneté !!! Il faut dorénavant y penser à la CPI (Cours Pénale Internationale).


Chaîne de prières pour la paix en Côte d’Ivoire à la cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké (3)

Chapelet catholique. CC Pixabay

Vraiment Que Dieu garde la Côte d’Ivoire, et il pourrait le faire à travers cette prière de Saint François  d’Assise sur laquelle l’on prie à la cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,

Là où est la haine, que je mette l’amour.

Là où est l’offense ; que je mette le pardon.

Là où est la discorde, que je mette l’union.

Là où est le doute, que je mette la foi.

Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.

Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.

Là où est la tristesse, que je mette la joie.

Ô Seigneur, que je ne cherche pas tant à

Être consolé qu’à consoler,

À être compris qu’à comprendre,

À être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,

C’est en s’oubliant qu’on se retrouve,

C’est en pardonnant qu’on est pardonné,

C’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »


Chaîne de prières pour la paix en Côte d’Ivoire à la cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké (2)

Chapelet catholique. CC Pixabay

Calcul politique, le faux vrai éventuel 3ème mandat du président Ouattara ou le mythe du pouvoir à une nouvelle génération en 2020

Cette séquence mérite tout un article, mais retenons simplement que l’appel du président Ouattara à Konan Bédié lors du congrès du parti unifié rhdp,

à le  rejoindre à ce parti pour préparer ensemble une nouvelle génération au pouvoir en 2020… ressemble plus au calcul politique sur fond de dénigrement et de mesquinerie. Le président qui prévoyait en effet donner  ce 6 aout  sa position claire sur un éventuel 3ème mandat de sa part en 2020 sous prétexte d’être garant de la paix en Côte d’Ivoire, aurait comme par enchantement renoncé à son projet de candidature à la prochaine élection présidentielle, et comme par hasard après que Konan Bédié, en fin stratège politique, refuse d’intégrer le parti unifié avant les élections de 2020, pressentant l’arnaque politique. À travers son appel à Bédié à le rejoindre au parti unifié rhdp pour préparer ensemble une nouvelle génération au pouvoir en 2020, le chef de l’État donne l’impression que Konan Bédié, 84 ans, prévoit se présenter en 2020 alors qu’en réalité ce dernier ne fait que demander le respect de la parole donnée lors de l’accord qui a suscité l’appel de Daoukro. Et puis, sérieusement,  le rdr grouille de « jeunes loups », ministre depuis près de 15 ans pour certains, qui   peuvent bien se passer d’un stage d’accession au pouvoir sous la direction de Konan Bédié, si c’est à eux que le président pense lorsqu’il parle de jeune génération ; A moins que le ralliement de Bédié au parti unifié rhdp ne soit en réalité le dernier obstacle au 3ème mandat d’un président qui pourrait se sentir suffisamment fort pour franchir le pas, surtout qu’il a le  sentiment d’avoir l’onction de garant de la paix en Côte d’Ivoire. Enfin soit, la politique en Côte d’Ivoire donne l’impression d’être mafieuse. Danger !!!

  • Amnistie, manipulation politique, impunité

Après que son acquittement  pour « crime de guerre » ait été cassée par la cour suprême, Simone Gbagbo bénéficie miraculeusement ce 06 aout d’une amnistie du président de la République avec 800  cent autres personnes dont les condamnations ou les procès sont en lien avec la crise post-électorale de 2010-2011.

C’est apaisant de savoir que des prisonniers politiques qui n’existaient pas (sic) soient bientôt libres ; comme c’est également révoltant de voir que cette amnistie générale sent, et c’est peu dire, la manipulation à mille  lieues.

D’abord elle viendrait abruptement en réponse au rapport confidentiel de l’Union Européenne sur la situation sociale (sic) et politique  désastreuse en Côte d’Ivoire. Ensuite elle proclame sournoisement une amnistie générale pour les crimes commis lors de la crise post-électorale 2010-2011 y compris ceux commis par les partisans du président Ouattara.

À ce propos, Soul to Soul chez qui a été découvert une cache d’arme lors de mutineries de 2017 et dont la condamnation n’a rien à avoir avec la crise de 2010 fait partie du lot d’amnistiés. Mais en réalité, ce pourrait être grâce à ce proche du président de l’assemblée nationale, Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui affirment de réelles ambitions présidentielles pour 2020, que tous les autres bénéficient de cette amnistie.

Ce geste de gratitude (sic) envers Soul To Soul évite au président de la République, pense-t-il,  de se mettre à dos  son plus précieux soutien : le président de l’assemblée nationale, ancien chef rebelle, qui garde par ailleurs de très bonnes relations avec ses anciens amis de la rébellion.

Le président ne fait qu’en réalité mobiliser les troupes pour 2020 vu que le pdci refuse de faire un pas de plus avec lui. Ce jeu de calcul politique relance le débat du 3ème mandat d’Alassane Ouattara. Et le fait que ce 6 aout il ait préféré, tacitement, tisser une toile de soutiens autour de lui plutôt que clarifier le monde entier sur sa position claire par rapport à un 3ème mandat voudrait dire que 2020 pour le président, c’est déjà maintenant. Imaginons ce que ce sera effectivement en 2020. Danger.

Au contraire de Simone Gbagbo et de tous ceux qu’on désigne sous le vocable de pro-Gbagbo qui sont passés devant toutes les juridictions ivoiriennes, les partisans du pouvoir accusés de  crimes ne seront pas du tout inquiétés. Au contraire, en plus d’avoir bénéficié de l’indifférence de la justice ivoirienne, ils occupent des postes clés dans l’administration comme dans l’armée ivoirienne. Ils ne pourraient donc pas  hésiter à récidiver si l’occasion se représentait surtout qu’ils ont joui de l’impunité. Et 2020 n’est pas loin. Danger.

Vraiment Que Dieu garde la CI, et il pourrait le faire à travers cette prière de Saint François  d’assise sur laquelle l’on prie à la cathédrale de Bouaké :

à suivre