Rocio Ávila

Tous les patriotismes du monde. Russie 2018

Patriotisme : seule forme avouable de xénophobie.

Georges Elgozy

 

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Nous ne pouvons pas nous appeler habitants de la planète terre, amoureux ou non du football, si nous n’avons jamais célébré  avec l’équipe de notre sympathie un but lors d’un match de football ou le triomphe de notre équipe dans une coupe du monde.

Mais je me demande si ce patriotisme ne conduit-il pas à notre destruction plus qu’à la construction d’une conception d’unité de la race humaine dont nous en avons besoin urgemment?

Tous les patriotismes du monde défilent en Russie en 2018.

Le patriotisme est un bien nécessaire pour les nations. C’est à travers la construction de l’identité et de l’appartenance que le tissu social d’une communauté construit une société saine, réussissant de grands projets et de grandes nations.

Les coupes du monde ont été et seront un défilé des patriotismes, les plus divers. Nous ressentons de la sympathie ou de l’antipathie envers une telle ou autre équipe.

Les différentes manifestations de patriotisme que nous avons pu être témoins c’est de  chanter l’hymne national avec tout le cœur et des larmes sur les yeux, comme le joueur de football mexicain Javier Hernández (Chicharito) ou  la danse, déjà typique des pays africains.

 

La sélection du Sénégal au mondial de Football 2018

Pourquoi nous ne laissons pas que ces patriotismes restent sur le terrain de football, dans la célébration des Jeux Olympiques ou dans la construction des identités communautaires ?

Pourquoi laissons-nous ces nationalismes devenir la pire expression de la cruauté humaine?

A quel moment accordons-nous au nationalisme le droit de violer, de séparer, de tuer au nom d’un drapeau?

Zéro tolérance de la politique de Donald Trump

La politique de «tolérance zéro» dans la politique de migration du gouvernement Donald Trump a créé un drame parmi les personnes et les familles qu’il détient à la frontière sud du pays pour être entré illégalement.

Selon une vidéo des autorités frontalières des États-Unis, des centaines d’adultes et d’enfants détenus restent dans des installations à McAllen, au Texas, où ils restent enfermés dans des cages en métal.

Vous pouvez voir des personnes assises ou couchées sur des couvertures en plastique qui leur sont distribuées.

L’enregistrement révèle le désespoir des enfants, qui crient pour leurs parents, et demandent même de les appeler.

Il est vrai qu’il n’y a pas de politique du gouvernement Trump qui déclare que ceux qui traversent la frontière doivent être séparés de leurs enfants. Mais la politique de tolérance zéro a conduit les immigrés sans papiers à être placés sous contrôle fédéral et leurs enfants à être considérés comme des mineurs étrangers non accompagnés, ce qui signifie qu’ils sont aliénés de leurs parents.

Faisons simplement partie de la race humaine.

C’est à ce moment qu’on se demande que le vrai coût de ces patriotismes.

C’est pourquoi j’invite ici ouvertement à réfléchir si notre patriotisme est un concept qui exclut les minorités et défavorise l’intégration.

A quel moment nous nous sommes crus propriétaires d’un morceau de terre pour prétendre que certaines personnes ne pouvaient pas y entrer.

À quel moment nous sommes-nous crus propriétaires de la richesse naturelle de notre morceau?

C’est une planète unique, c’est une seule race humaine, que se passerait-il si nous ouvrions toutes les frontières du monde et si nous faisions simplement office de «l’être humain» et c’est tout?

Donald Trump hugs flag

 

https://www.flickr.com/photos/cbpphotos/11999380734

 

J’ai tenu seulement à constater que le patriotisme, que les poètes, les mystiques, les politiciens de toutes les écoles, les gouvernements et toutes les classes privilégiées nous vantent comme une vertu idéale et sublime, prend ses racines non dans l’humanité de l’homme, mais dans sa bestialité. Mikhail Bakounine

Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. – Soyons l’humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie. Victor HUGO


Pense-bête : Mexique, je t’aime !

todocoleccion.et
Timbre postal. todocoleccion.net

 

Le « jour des morts » est une célébration mexicaine d’origine méso-américaine qui fait honorer les morts le 2 novembre, à partir du 1er novembre, et coïncide avec les célébrations catholiques de la Toussaint et de Tous les Saints. La mort est omniprésente dans le caractère de l’art mexicain avec une riche variété représentative : déesse, protagoniste de contes et légendes, personnage critique de la société et même invitée souriante à notre table.

La diversité culturelle du Mexique se manifeste à profusion dans les festivals, les traditions et les coutumes colorées, dont certaines sont uniques dans le monde. Tel est le cas de la cérémonie du « jour des morts ».

Dans tout le pays, on peut voir des autels lumineux et colorés. La nuit, les panthéons acquièrent un visage encore plus solennel. Ils sont visités par des centaines de personnes qui éclairées par des centaines de bougies élèvent leurs prières à leurs proches.

Des festivals et des manifestations culturelles et artistiques sont organisés. Des concours récompensent le meilleur costume de La Catrina, la plus célèbre «Sa Majesté la mort, née de l’imagination et du sens de l’humour du graveur mexicain José Guadalupe Posada.

 

 

pixabay.com
Grabado de José Guadalupe Posadas. pixabay.com

Origine préhispanique

Les origines de la tradition de la « fête des morts » sont antérieures à l’arrivée des Espagnols qui avaient une conception unitaire de l’âme. Une approche qui empêchait la compréhension de la conception mexicaine où les autochtones attribuaient à chaque individu plusieurs entités psychiques.

Dans la vision pré-hispanique, l’acte de décès était le début d’un voyage à Mictlan, le royaume des morts, aussi appelé Xiomoayan, le mot espagnol traduit comme l’enfer. Ce voyage durait quatre jours. Après avoir atteint sa destination, le voyageur offrait des cadeaux au seigneur de Mictlan : Mictlantecuhtli (Seigneur de la mort) et sa partenaire Mictecacihuatl (Dame des habitants de la mort). Ils l’envoyaient dans l’une des neuf régions, où les morts se trouvaient dans une période d’essai de quatre ans avant de continuer sa vie dans Mictlan et atteindre le dernier étage, qui était le lieu de son repos éternel, appelé « obsidienne des morts ».

La mort autochtone n’a pas la connotation morale de la religion catholique, dans laquelle l’idée de paradis ou enfer signifie punition ou une récompense. Les anciens Mexicains croyaient que le destin de l’âme des morts était déterminé par le type de mort qu’ ils avaient eu et leur comportement dans la vie. Pour citer quelques exemples, les âmes de ceux qui sont morts dans des circonstances liées à l’eau, entreprenaient leur chemin vers Tlalocan ou paradis de Tlaloc. Les personnes tuées au combat, abattues et  femmes détenues pendant l’accouchement allaient à Omeyocan le paradis de soleil, présidé par Huitzilopochtli, dieu de la guerre. Mictlan a été conçu pour ceux qui sont morts d’une mort naturelle. Les enfants morts avaient une place spéciale appelée Chichihuacuauhco. En ce lieu, ils pouvaient boire le lait qui coulait des branches d’un arbre.

 

es.wikipedia.org

L’autel des morts

L’autel des morts est un élément clé dans la célébration de la « journée des morts ». Les familles ont la conviction que l’esprit de leurs morts est de retour dans le monde des vivants pour être avec eux ce jour-là et les consoler.

 

commons.wikimedia

L’autel est placé dans une pièce, sur une table ou une étagère dont les niveaux représentent les strates de l’existence. Les plus courants sont les autels de deux niveaux représentant le ciel et la terre. Toutefois, les autels de trois niveaux ajoutaient la notion de purgatoire. Un autel de sept niveaux symbolisait les étapes nécessaires pour aller au ciel et être en mesure de reposer en paix. Ceci est considéré comme l’excellence de l’autel traditionnel.

Maintenant, l’autel est une combinaison de la culture mexicaine et européenne.

 

images

Les parties d’un autel de mort.

________________________________________

  • Confetti violet (de deuil Christian)
  • Confetti orange (deuil aztèque)
  • Fleurs cempazuchil (le nahuatl: cempoalxochitl = 20 ou plus de pétales de fleurs.
  • Quatre bougies indiquant les quatre points cardinaux
  • encens pour éloigner les mauvais esprits et purifier l’environnement.
  • Cendres en croix pour purifier l’esprit des morts.
  • Pichet de l’eau quand vous êtes fatigués de la route.
  • Conteneur pour les mains et une serviette.
  • Photo du défunt.
  • Les aliments qu’aimaient les morts
  • Tequila, la boisson d’eau ou de mort.
  • Quatre drapeaux coincés dans des confettis orange.
  • Le pain des morts et des fruits.
  • Des crânes de sucre (calaveras)
  • un miroir pour réfléchir.

blog.safariku.ru

 

 


Nous ne fêterons pas, ils nous manquent 43

Il nous manquent 43 étudiants disparus de l’école Normale d’Ayotzinapa.

Il y a deux cents ans, le 15 septembre, le Mexique est devenu un pays libre et souverain. Nous avons arrêté d’obéir à la couronne espagnole, donnant le sort du pays aux Mexicains. Deux cents ans n’ont pas été faciles, les gens, pendant tout ce temps, ont combattu pour la défense des libertés, des droits. Une lutte qui ne se finit jamais.

Mais…

Ce 15 Septembre, jour où l’on fête traditionnellement le jour de l’Indépendance, jour où l’on devrait célébrer notre souveraineté, notre liberté, notre autonomie, aujourd’hui comme jamais, dans l’histoire de notre pays, nous ne fêterons pas. Le Mexique est en deuil et ce deuil est dû à  la situation de violence et d’insécurité aux mains du gouvernement et cartels de trafic de drogue qui dominent  notre pays.

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Voici les raisons pour que tous les Mexicains s’abstiendront de fêter ce 15 Septembre:

  1. Les 7 féminicides perpétrés chaque jour dans le pays.
  2. Pour la décroissance économique lamentable du produit intérieur brut du 4% dans les trois dernières années, à seulement 2% dans le gouvernement actuel.
  3. Augmentation de la pauvreté et la dévaluation de la monnaie. Un total de deux millions de pauvres.
  4. L’insécurité insultante dans le gouvernement du président: 57410 morts, Ayotzinapa, Tlatlaya, Apatzingan et Tanhuato, Michoacán.
  5. Les scandales de corruption aberrants du président et son cabinet.
  6. La censure du gouvernement à la presse libre. Toutes les 16 heures un assassinat d’un journaliste est enregistré.
  7. La perte des libertés fondamentales, tels que sortir dans les rues, aller travailler, aller à un concert.
  8. Les migrants enlevés et tués à la frontière des États Unis.
  9. Le non respect des indigènes.
  10. Le manque d’équité.
  11. Le salaire de $17.000 pour un député dans un pays de pauvres.
  12. l’exploitation du pétrole dans les mains de l’investissement étranger.

Pour tout cela, la population portera deuil pour commémorer l’indépendance du Mexique.

https://imgur.com/gallery/IReweHY
https://imgur.com/gallery/IReweHY

Nous demandons immédiatement:

  1. La démission de l’actuel gouvernement.
  2. L’apparition des 43 étudiants disparus à Ayotzinapa.
  3. La non-privatisation des services de santé.

 

 

Nous construirons des murs de résistance avec les pierres de la mémoire et la justice.

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Des étudiants en deuil

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Cri pour ceux qui ne peuvent pas crier.
Cri pour ceux qui ne peuvent pas crier.


Avec des fleurs tu écris…

Avec des fleurs tu écris,
Toi, mon Dieu qui donne la vie.
Avec des chants tu donnes les couleurs,
Avec des chants tu mets des couleurs sombres
sur ceux qui vivront dans la terre.
Nous existons seulement dans ton livre de peintures,
Ici sur la terre.
Avec de l’encre noire tu effaceras
notre solidarité, la communauté, la noblesse.
Tu mets des couleurs sombres sur ceux qui viendront sur terre.


Nezahualcóyotl, Poète aztèque

Je voudrais partager dans cet espace un livre qui vient d’être publié au Mexique et auquel j’ai eu le grand plaisir de participer.
L’Université nationale autonome du Mexique U.N.A.M avec l’Unesco ont fait un grand effort pour rassembler de nombreux articles et essais sur le patrimoine intangible au Mexique. Edith Flores Pérez et Lourdes Arizpe ont fait un grand travail en regroupant divers participants : des anthropologues, linguistes, sociologues dont le résultat repose sur une variété de points sur les usages de la fleur dans la vie quotidienne de la société mexicaine.

Libro Flor y canto

Les fleurs dans le patrimoine culturel intangible du Mexique

Après la Seconde Guerre mondiale, on s’est aperçu que le patrimoine culturel était constamment en danger de disparition, par conséquent, la communauté internationale a demandé la protection et la conservation.
Ce travail a été demandé à l’Organisation des Nations unies par le biais de l’Unesco. Cette organisation est chargée d’administrer les conventions protégeant les biens culturels dans les conflits armés, elle empêche l’importation, l’exportation illégale et protège le matériel sous-marin.
Au début le travail a porté uniquement sur les monuments du patrimoine culturel : les groupes de bâtiments et sites de valeur historique, esthétique, archéologique, ethnologique et anthropologique. Mais cette notion a été étendue à d’autres catégories qui ont une grande valeur pour l’humanité : les formations physiques, biologiques et géologiques.
Les biens culturels devront représenter un dernier ou un seul exceptionnel témoignage d’une tradition culturelle ou une civilisation existant encore ou qui a disparu.
Le patrimoine culturel est divisé en deux : tangible et intangible.
Le patrimoine culturel tangible est tous les éléments d’une culture qui peuvent être touchés, changés, restaurés ou reconstruits.
Le patrimoine culturel intangible constitue les pratiques, représentations, expressions, connaissances et compétences que les communautés, les groupes et, dans certains cas, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel.

©Lourdes Arizpe y Edith Pérez flores

Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés à travers leurs relations sociales, leur interaction avec la nature et de l’histoire, ce qui leur donne un sentiment d’identité et de continuité.
Le patrimoine culturel intangible se manifeste dans les domaines suivants :
1. Les traditions et expressions orales, y compris la langue comme vecteur du patrimoine culturel.
2. Les arts.
3. Les pratiques sociales, les rituels et événements festifs.
4. Les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers.
5. L’artisanat traditionnel.

Flor de frijol chino ©Edith Pérez Flores

La fleur accompagne les êtres humains, dès leur conception et naissance, à des rites et fêtes funéraires. Le Mexique est l’un des cinq pays avec la plus grande diversité des écosystèmes. Il a une position géographique privilégiée, une variété de climats. Les fleurs ont une forte présence au Mexique préhispanique, l’artisanat, la nourriture, le décoratif, le sacre, le religieux, l’identité, le symbolique, l’esthétique, les usages linguistiques, toponymiques et médicinaux, entre autres. Les fleurs sont un patrimoine culturel vivant qui peut être tracé dans l’élément de l’histoire, de l’économie, de la nourriture, des systèmes de santé, l’art et l’éducation…

Trajinera en flor de vida y margarita ©Edith Pérez Flores
Trajinera en flor de vida y margarita ©Edith Pérez Flores

« Le temps va se terminer, la vie sera coupée, les fleurs naturelles finiront, mais ils resteront :
le signe, le symbole, le patrimoine culturel et la vie intangible » Lourdes Arizpe

ofrenda ©Lourdes Arizpe


Au moins 25 bonnes raisons pour vous rendre à Mexico cet été !

Tenochtitlan_y_Golfo_de_Mexico_1524L’histoire raconte qu’Hernán Cortés, le conquérant espagnol du Mexique, n’avait aucune intention d’explorer le territoire récemment découvert au-delà des côtes. Mais, on lui raconta qu’à des kilomètres de là, il se trouvait une ville monumentale, avec presque une population égale à celle de Madrid ou de Paris à cette époque. Il a rassemblé ses hommes et a entrepris l’expédition vers cet endroit. Quand il est arrivé et il a regardé du haut de la montagne cette ville, la Grande Tenochtitlán, ses yeux ne pouvaient pas croire ce qu’il voyait : une ville construite sur une île au milieu d’un lac, d’imposantes pyramides, des temples, des palais de cérémonie. L’empereur Moctezuma, lui-même, est venu à sa rencontre avec des bijoux et des colliers d’or de bienvenue. Ce fut la façon dont la Grande Tenochtitlan, la capitale de l’empire aztèque, est devenue la capitale de la «Nouvelle-Espagne » colonie espagnole en 1521.
Après la conquête, les Espagnols ont commencé la construction des églises, des couvents et des palais d’une grande élégance. Ce qui fait 500 ans de cohabitation de la civilisation aztèque et la cosmogonie espagnole.
Mexico est une ville énorme, comme le nombre de possibilités culturelles, culinaires et récréatives à réaliser.

Voici une liste de seulement 25 possibilités.

1. Visitez la maison de Frida Kahlo dans le quartier de Coyoacán.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AMexico_-_Mus%C3%A9e_Frida_Kahlo_-_Entr%C3%A9e.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AMexico_-_Mus%C3%A9e_Frida_Kahlo_-_Entr%C3%A9e.JPG

2. Marchez à travers le sous-sol de l’ancien couvent du Désert des Lions.
Dans la forêt, à la périphérie de la ville, il se trouve un ancien couvent qui attire des centaines de visiteurs le week-end, non seulement par le contact avec la nature, mais aussi par la visite des caves. Selon la légende les moines punis étaient confinés plusieurs jours sans nourriture dans les tunnels sombres du sous-sol. Aujourd’hui, il y a des visites guidées dans l’obscurité totale et certaines personnes prétendent entendre les prières des anciens moines.

El desierto de los leones
El desierto de los leones

3. Entrez à la cathédrale métropolitaine.
Sur l’un des temples les plus importants de la Grande Tenochtitlan, dédiée Quetzalcoatl, Charles V a ordonné de construire une église à laquelle Paul III a accordé le rang de cathédrale. Ce bâtiment a été démoli et c’était jusqu’en 1793 que la construction du bâtiment actuel commence à nouveau.

Catedral Metropolitana
https://en.wikipedia.org/wiki/Mexico_City_Metropolitan_Cathedral

4. Promenade à pied ou aux patins sur le Paseo de la Reforma.
L’une des plus belles avenues du monde.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Paseo_de_la_Reforma_M%C3%A9xico.JPG
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5. Montez en haut du monument “L’ange de l’indépendance” et admirez la vue sur l’avenue reforma.

https://www.flickr.com/photos/photos_clinker/3229960717
https://www.flickr.com/photos/photos_clinker/3229960717

7. Visitez le Grand Hôtel

https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AHotel_Cd_de_Mexico.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File%3AHotel_Cd_de_Mexico.JPG

8. Planifiez une visite à Teotihuacan
Teotihuacan

9. Achetez de l’artisanat au marché de San Angel

10. Visitez le Templo Mayor
templo mayor

11. Pratiquez l’aviron sur le lac de Chapultepec

https://www.flickr.com/photos/photos_clinker/329852535
https://www.flickr.com/photos/photos_clinker/329852535

12. Optez pour une promenade dans le turibus.

"TourbusDF" by Thelmadatter - Own work. Licensed under Public Domain via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:TourbusDF.JPG#/media/File:TourbusDF.JPG
« TourbusDF » by Thelmadatter – Own work. Licensed under Public Domain via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:TourbusDF.JPG#/media/File:TourbusDF.JPG

13. Visitez le musée d’anthropologie.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Tlaloc_Museo_Nacional_de_Antropolog%C3%ADa.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Tlaloc_Museo_Nacional_de_Antropolog%C3%ADa.jpg

14. Promenade à pied ou à vélo dans la ville universitaire.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Biblioteca_Central_de_la_UNAM_-_8.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Biblioteca_Central_de_la_UNAM_-_8.jpg

15. Regardez les peintures de Diego Rivera au Palais national

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Palacio_Nacional_Murals_view.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Palacio_Nacional_Murals_view.JPG

16. Écoutez les mariachis dans la Plaza Garibaldi

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Placa_reial_plaza_garibaldi.jpg
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Placa_reial_plaza_garibaldi.jpg

17. Fêtez votre anniversaire dans une “trajinera” de Xochimilco

[[File:Xochimilco trajineras.jpg|Xochimilco trajineras]]
[[File:Xochimilco trajineras.jpg|Xochimilco trajineras]]
18. Montez tout en haut de la Tour Latino americana et regardez la vue sur la ville.
Latino

19. Mangez dans un restaurant du quartier Condesa.

https://en.wikipedia.org/wiki/Condesa
https://en.wikipedia.org/wiki/Condesa

20. Parcourez une ligne complète de métro.

[[File:MetroDF.jpg|MetroDF]]
[[File:MetroDF.jpg|MetroDF]]
21. Promenade à Coyoacán.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Coyoacan.JPG
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Coyoacan.JPG

22. Achetez une œuvre d’art à San Angel Inn.

https://en.wikipedia.org/wiki/San_%C3%81ngel#/media/File:SanAngelArtMktSnJacinto.JPG
https://en.wikipedia.org/wiki/San_%C3%81ngel#/media/File:SanAngelArtMktSnJacinto.JPG

23. Lisez un livre à la bibliothèque Vasconcelos

[[File:Vasconcelos library.jpg|Vasconcelos library]]
[[File:Vasconcelos library.jpg|Vasconcelos library]]
24. Écoutez de l’opéra aux Bellas Artes

https://www.flickr.com/photos/eneas/2290156408
https://www.flickr.com/photos/eneas/2290156408

25.Visitez le musée Soumaya

https://en.wikipedia.org/wiki/Museo_Soumaya#/media/File:Museo_Soumaya_Plaza.jpg
https://en.wikipedia.org/wiki/Museo_Soumaya#/media/File:Museo_Soumaya_Plaza.jpg

Petit Lexique qui vous aidera à vous débrouiller dans la ville.

D’accord- órale
oui- órale
allez!- ¡órale!
Je suis surpris- órale
Je veux bien- órale
décide-toi- órale
c’est fait- órale


Le ciel prétend qu’il te connaît

Le ciel prétend qu’il te connaît
Il est si beau c’est sûrement vrai
Lui qui ne s’approche jamais
Je l’ai vu pris dans tes filets.

Francis Cabrel

 

L’observatoire de Chichen Itza a été bati par les Mayas vers le 906. L’observatoire était aligné avec les rayons du soleil à certaines époques de l’année et avec la position de Venus sur l’horizon. Les Mayas savaient que cinq cycles de Vénus faisaient huit années solaires. L’important est de repérer les points de référence par rapport au soleil.

Regardez la vidéo puis lisez les explications à l’aide des indications temporelles.

00:04 Nous allons regarder quelques alignements de l’observatoire de Chichen Itza.

D’abord, nous allons observer le soleil pendant 30 jours par seconde. A la même heure, le matin.

Lors du solstice d’hiver, le soleil atteint sa position maximale au sud.

00:24 Lors du solstice d’été, le soleil atteint sa position maximale au nord.

Quelle est la relation entre l’observatoire et les solstices?

00:36 Les coins opposés de cette plate-forme sont alignés avec le solstice d’été au lever du soleil et au coucher du soleil au solstice d’hiver.

00:52 Au sommet de la tour ese trouve la chambre d’observation. Nous voyons le coucher de soleil depuis cette entrée 30 jours par seconde.

La ligne représente le chemin du soleil au coucher du soleil. Le soleil se couche exactement à l’ouest seulement deux fois par an. Ce sont les jours de l’équinoxe.

Nous  arrêtons la simulation. On fait avance rapide une heure de temps

Le soleil sur l’horizon pendant un jour d’équinoxe.

01:32 Les coins de la chambre d’observation d’entrée opposés sont alignés avec l’équinoxe au coucher du soleil.De là, l’ancien astronome enregistre ses observations.

01:51 Maintenant, nous voyons Vénus à 30 jours par seconde quand il est visible au coucher du soleil sur une certaine période déplacer vers le nord.

Le cercle indique la position nord maximale. Regardons à nouveau cette séquence et faisons pause lorsque Vénus atteint sa position maximale du Nord.

Avance rapide de quelques minutes pour voir l’entrée bordée de position haute de Vénus.

02:27 Vénus à l’horizon,  Vénus se déplace vers le sud, le cercle indique la position maximale sud.

Regardez à nouveau cette séquence depuis la tour et nous arrêtons  le jour où Vénus atteint sa position maximale sud, nous avançons quelques minutes pour voir cette fenêtre alignée sur la position maximale  sud de Vénus à l’horizon.

02:53 Enfin, nous faisons une coupure  à la chambre d’observation.

Crédit Photo: WikimediaCommons/Cocojorgefalcon


Trois raisons pour croire en l’humanité

Notre petite planète bleue a connu ces dernières semaines trois catastrophes : une éruption volcanique au Chili, un tremblement de terre au Népal et le naufrage de migrants en Méditerranée.

Des situations qui nous ont secoués. Face à ces drames, certains n’hésitent pas à venir en aide aux victimes, ce sont ces personnes parfois anonymes qui quittent leur confort pour s’investir auprès de ceux qui sont en situation de détresse.

Je parle de trois cas peu connus et qui méritent une reconnaissance. Des hommes et des femmes qui nous incitent à croire en l’humanité.

  1. CHRIS ET REGINA CATRAMBONE

Le samedi 18 avril, environ 700 migrants sont morts dans les eaux glacées de la Méditerranée à 180 kilomètres au sud de la côte de l’Italie. Un cas parmi beaucoup qui se produisent dans la Méditerranée. Chris et Regina Catrambone, un riche couple sauvé plus de 3 000 personnes depuis qu’il a commencé ses opérations vers la fin de 2014.

Le couple a été inspiré par un sermon du pape François qui a critiqué ce qu’il a appelé « l’indifférence globale » à la crise des réfugiés. Chris et Regina Catrambone ont investi dans un bateau de pêche, Le Phoenix . Ce bateau est un centre médical flottant de 40 mètres de longueur équipé de deux drones high-tech, une clinique, un millier de litres d’eau, des centaines de gilets de sauvetage et de la nourriture. Son équipe se compose de 20 personnes, parmi lesquels il y a des médecins, des paramédicaux et un cuisinier.

Les Catrambone ont  utilisé leur propre argent. Ils sont considérés comme des «entrepreneurs sociaux» qui font de l’argent avec une assurance, une aide d’urgence et de l’intelligence.

 

  1. « LES BOSSES » (LAS PATRONAS)

Elles sont un groupe de femmes qui préparent des haricots, du riz et du pain pour les migrants en provenance de l’Amérique du Sud qui doivent traverser le Mexique sans papiers pour aller à la recherche du rêve américain.

Pour les clandestins, il s’agit d’un voyage dangereux.

La Commission nationale des droits humains affirme que, chaque année, en moyenne, quelques 20 000 migrants provenant de l’Amérique du Sud ou centrale sont enlevés par « Los Zetas » l’un des cartels de la drogue les plus dangereux au Mexique et en Amérique centrale.

Le nombre de migrants qui sont tués ou blessés sur le chemin du sud du Mexique à la frontière des États-Unis, d’une distance de 3 000 kilomètres n’est pas connu.

Dans le convoi, voyageant parfois jusqu’à 50 kilomètres par heure, les migrants traversent le Mexique, accrochés aux  trains de marchandises.

Les femmes « las patronas » lèvent les mains avec des sacs de nourriture et des bouteilles remplies d’eau, les livrant aux travailleurs sans papiers qui se cramponnent aux grilles du train.

En quelques minutes, Norma et ses amis livrent de dizaines de sacs de nourriture et d’eau, qui, souvent, ont sauvé la vie de ceux qui les reçoivent, puisque de nombreux sans-papiers passent plusieurs jours sans nourriture ou de l’eau potable sur son chemin du sud du Mexique à la frontière américaine.

Le lieu de trouver le soulagement est la communauté rurale de La Patrona, à Veracruz, au sud-est du pays. Depuis plus de 17 ans, ces 14 femmes préparent des rations quotidiennes de nourriture et d’eau pour fournir aux migrants.

« Ils ne disent pas « merci », ils disent « que Dieu te bénisse ma mère » et ça c’est mieux parce qu’ils te bénissent, tu vois ? »  Las Patronas

  1. « TOPOS » DU MEXIQUE.

Le 19 septembre 1985 à 7 h 30 un séisme de magnitude 8,1 est enregistré dans la ville de Mexico. Étant l’une des villes les plus peuplées et les plus grandes du monde, le gouvernement est incapable de venir en aide de la population… mais peu importe puisque les habitants de la ville de Mexico se sont organisés spontanément et volontairement pour aider à sortir des centaines de personnes de sous les décombres. Depuis 1985 un des groupes, appelés eux-mêmes «taupes », ont continué à se réunir pour aider dans des différentes situations d’urgence nationale et internationale. Sa renommée est répandue dans le monde et ils ont apporté leur aide aux victimes du tsunami au Japon en 2011, le tremblement de terre en Haïti en 2010 et le tremblement de terre en Indonésie en 2004 et ils s’apprêtent à intervenir au Népal, où ils vont aider volontairement les groupes de sauvetage.!

 


Un océan de petits feux (ou comprendre l’Amérique latine en cinq chansons)

Eduardo Galeano aimait raconter l’histoire suivante : « Un homme de la région de Negua, sur la côte de la Colombie, a pu monter au ciel. À son retour, il a raconté, il a décrit ce qu’il avait contemplé, d’en haut, de la vie humaine. Il a dit que nous sommes un océan de feu. Le monde, c’est cela – révéla-t-il. Une foule de personnes, une mer de feu. Chaque personne brille de sa propre lumière au milieu de toutes les autres. Il n’y a pas deux feux semblables. Il y a de grands feux, il y a de petits feux, et des feux de toutes les couleurs. Il y a des gens qui sont des feux joyeux qui ne sont pas dérangés par le vent, et d’autres ayant un feu fou qui remplit l’air d’étincelles. Certains feux sont inutiles : ils n’éclairent ni ne réchauffent. Mais d’autres répandent la vie avec tant d’ardeur qu’on ne peut les regarder sans être ébloui et quiconque les approche s’enflamme »

Galeano a décrit de cette manière le monde, je voudrais utiliser ce même récit pour décrire un monde récemment découvert, à peine 500 ans, l’Amérique.

Eduardo Galeano précisait que l’Amérique latine était incompréhensible pour les pays « d’en haut », c’est-à-dire les États-Unis et l’Europe d’occident, parce qu’ils nous observaient comme un ensemble. Il disait que pour comprendre l’Amérique il fallait, d’abord, comprendre les singularités.

Lorsque Gabriel García Márquez a reçu le prix Nobel de littérature en 1982, dans son discours et de façon très humble, il a  assuré que ce n’était pas lui qui recevait le prix Nobel, qu’il voulait croire que c’était la réalité hors commun de l’Amérique latine et son expression littéraire qui remportaient le prix ce soir et cette année-là.

Oui, ces deux grands de notre Amérique l’ont déjà dit, notre richesse réside dans la réalité extraordinaire qu’en 1492  les moines espagnols ont été incapables d’exprimer parce que dans leur langue les mots, pour décrire ce nouveau et incroyable monde, n’existaient pas. Notre richesse réside dans le sentiment de fraternité entre tous les pays, malgré et grâce aux singularités. Notre richesse est l’acceptation et l’empathie pour nos différences. C’est, nous savoir indépendants, mais unis contre l’injustice. Nous sommes unis par une langue, unis par cette nature extraordinaire, mais peut-être, le plus, unis à travers  la musique.

Quels sont les musiciens et chanteurs qui représentent la diversité en  Amérique Latine?

Voici les cinq neuf  chanteurs les plus influents du moment en Amérique latine et leur musique.

Enrique Iglesias, Gente de Zona et Descember Bueno

Dans ce cas là, Descember Bueno représente le Cuba. Musicien diplômé du conservatoire en guitare classique, Descember avait une solide carrière dans son pays. Très apprécié sa musique et lui-même par les Cubains, ce couple de chanteurs fait vraiment anthologie de deux choses qu’en Amérique on fait bien : la fête et la danse !

« Je te regarde et je perds mon souffle, quand tu me regardes mon cœur monte, je ralentis les battements de cœur et dans le silence ton regard dit mille mots et j’en supplie la nuit pour que le soleil n’arrive pas »

 

  1. Juan Luis Guerra et Luis Fonsi

Guerra est un musicien dominicain influencé par les rythmes des Caraïbes comme le merenque et la bachata. Il a vendu des millions d’albums et a remporté de nombreux Grammy Latino. Ses textes parlent souvent de l’injustice sociale, l’amour, de la profondeur sur la condition humaine.Luis Fonsi, musicien aussi, né à Puerto Rico également lauréat Latin Grammy, a  consacré ces dernières années à faire des duos de tous les goûts : David Bisbal, Olga Tañon, Sin Bandera et Aleks Syntec

« A partir du moment où tu es arrivé, les silences me murmurent, les fleurs renaissent, le soleil monte à peine, ils rient de l’hiver. A partir du moment où tu es arrivé nous avons triché le temps. Ma guérison sont tes bras, je te soupire une chanson qui me berce avec le vent »

 

  1. Shakira et Maná

Pour Shakira comme pour Enrique Iglesias, vous n’avez pas besoin de présentation. Par contre pour Maná vous devez savoir que c’est un groupe mexicain de rock qui s’est formé à la ville de Guadalajara en 1985. Il est composé de Fernando Olvera ( guitare et chant harmonique rythmique), Juan Calleros (Bass), Alejandro González (batterie et chant) et Sergio Vallin (guitare et chant).

Le groupe a remporté quatre Grammy, sept Grammy latino, cinq MTV Video Music Awards, quinze Billboard Latin Music Awards. Ils ont remporté de nombreux prix pour leur travail au nom de l’écologie. Le son du groupe est basé sur pop rock, rythmes latins, rock latin et le rock en espagnol. Maná a vendu plus de 40 millions d’albums à travers le monde.

 

« Il y a des mensonges dans les lèvres. Il y a des mensonges sur la peau, quelle douleur. Il ya des mensonges, il y a des amants que, pour des instants, ils mettent notre vie à trembler »

 

 

 

 

  1. Calle 13

Calle 13 est un groupe de rap rock de Puerto Rico, dirigé par René Pérez Joglar, alias Residente, et son frère Eduardo Cabra Martinez, alias client. René est un chanteur, compositeur et producteur, tandis qu’Eduardo est un compositeur, directeur musical et piano multi-instrumentiste, mélodica, guitares électriques, entre autres. La demi-sœur de deux, Ileana Cabra Joglar, alias PG-13, est la voix féminine du groupe.

Le groupe est connu pour son style musical éclectique, qui mélange rap, rock, ska, merengue, bossa nova, la musique des Balkans, le folklore latino-américain, la cumbia colombienne, de la salsa, afrobeat, styles électroniques, y compris d’autres, souvent en utilisant des instruments non conventionnels. Au début, la bande a été décrite comme un groupe de reggaeton, mais rapidement ils ont pris distance de ce style. Le groupe est également connu pour ses textes satiriques et un commentaire social sur les questions de la culture et de la politique de l’Amérique latine et les affaires du monde.

Je sais que mes rimes causent parfois ton malheur,

quand mes neurones fonctionnent moi-même j’ai peur

Mes réponses peuvent être si agressives,

Que même les paroles s’en fuient

Parce qu’elles ont peur que je les écrive

Je n’ai pas de fusils pour te tuer

Je transforme les lettres en idées comme un illusionniste

Dans une ligne, je te tue je te  fracture

Et dans la suivante je te ressuscite quand je te mentionne.

Cela fait parti de mon art.

 

 

 

  1. Lila Downs

Ana Lila Downs Sánchez connu comme Lila Downs est né le 9 Septembre 1968 à  Oaxaca, Mexique. Chanteuse, interprète, compositeur, producteur de disques, actrice. Elle chante en espagnol et en anglais, elle joue également des mélodies dans différentes langues indigènes de son pays, mixtèque et Zapoteque ainsi que Maya, Nahuatl et Purepecha. Elle Réclame ses racines mexicaines et autochtones.

En 2009 Downs, avec l’actrice Salma Hayek, elle a représenté le Mexique dans une campagne mondiale transmise pour Fondation One Drop, pour la préservation de l’eau avec le fondateur du Cirque du Soleil, Shakira, U2, le vice-président Al Gore et d’autres personnalités de classe mondiale. Le 22 Avril 2012 Lila participe avec d’autres musiciens mexicains à l’initiative mondiale « Playing for Change » projet qui a réuni des centaines d’artistes de différentes cultures afin de créer la paix à travers la musique et qui vise à célébrer la diversité culturelle et promouvoir la réconciliation sociale dans un mouvement multimédia qui aimerait briser les barrières mondiales et connecter les gens de toutes les races.

Je cherche d’où je viens, ce que j’ai raté, je cherche d’où je viens, voici mes racines.

Que vais-je devenir, si tu n’es pas là, je viens avec un rêve, que j’ai toujours pensé,

Si tu n’es pas ici, près de moi, pour que tu me gardes et je sois capable de continuer.

Je veux être là, si l’île dort, je regarde les vagues lorsque la mer se réveille et apportez ton air dans mon sang.

Pour me donner le temps, le rythme et la profondeur, une voix assoiffée pleine d’émotion

Je l’apporte ce soir, la racine de ma terre, j’apporte les versets des personnes qui rêvent, je vous donne la saveur

Et le goût de ma terre.

 

 

 

 

 

Cadeau

Mariana Vega est née à Caracas, au Venezuela, a passé un certain temps à Mexico et réside maintenant à Miami. Elle a remporté le Grammy Latino 2014 pour « Best New Artist »

Elle possède une voix extraordinaire, douce presque poétique. Le  caractère unique de cette vidéo, c’est qu’elle se déroule dans l’un des quartier les plus populaires et impénétrables de Mexico « Tepito » et a été produit par Alejandro Lozano jeune metteur en scène reconnu mexicain.

 


Dans les ultimes lunes du soleil

 

« L’art sert à orienter l’humanité, à passionner la vie quotidienne, à nous faire rire et réfléchir ou sentir. »

Nicolas Bourriaud. Critique d’art

 

Les œuvres d’art et les musées sont des endroits désespérément incompréhensibles pour vous ?

On dit que les gens enrichissent leur vie et deviennent de meilleurs citoyens à mesure qu’ils s’approchent de l’art. Un enfant devient un adulte authentique lorsqu’il a été en contact réel avec l’art.

Les gens « ordinaires » comme vous, comme moi, pensent que l’art n’est pas fait pour eux, qu’il est réservé aux collectionneurs, conservateurs, galeries d’art et musées. Certains disent même que c’est une perte de temps. En fait, comprendre l’art est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Pas besoin d’essayer de trouver le symbolisme caché des sectes secrètes ou des messages cryptés. L’art est beaucoup plus simple que cela. En outre, il est nécessaire d’être une personne « normale » pour profiter de l’art. Il n’est pas nécessaire de connaître par cœur les courants artistiques, même pas nécessaire de mentionner les lignes, le jeu des couleurs et des contrastes clair-obscur pour parler d’art.

Veron affirmait que l’art est la manifestation d’une émotion extériorisée par une combinaison de lignes, formes, couleurs, ou une succession de mouvements, des rythmes et des sons.

C’est juste ça,  vous devez trouver une émotion, un sentiment, une idée, pour profiter de l’art. Et même, il ne s’agit pas de trouver l’émotion de l’auteur ou le créateur, il s’agit de trouver l’émotion en vous, produite à ce temps, quand on contemple le travail.

Delacroix disait qu’une œuvre d’art devait prendre le spectateur par la gorge et l’étouffer.

Selon Ikram Antaki spécialiste en histoire de l’art, l’art est une activité pour le plaisir d’être. L’art n’a pas une utilisation profitable dans notre vie, c’est juste pour le plaisir, sans art il n’y aurait pas de civilisation. Elle dit que quand nous regardons une œuvre, il y a deux réactions possibles:

  1. Elle nous laisse indifférents.
  2. Elle nous produit un étrange sentiment de bonheur. Bien que le travail observé puisse exprimer la douleur, la tristesse, l’anxiété, la contemplation doit nous faire sentir quelque chose de très semblable à l’extase, ça, c’est de l’art. La joie annonce en quelque sorte la victoire sur la vie, c’est le but principal.

Keats disait qu’une chose de beauté est une joie pour toujours.

Alain de Botton soutient que les raisons pour lesquelles nous avons besoin de l’art c’est parce que l’homme a une très mauvaise mémoire et en a besoin pour capturer un détail pour toute l’éternité.

C’est une constante dans la vie réelle, l’être humain vit plus de tristesse et de dépressions profondes qu’il n’y arrive à supporter et entrer en contact avec une peinture, une sculpture, un dessin, une pièce de musique lui donne une sorte de consolation et lui rend la vie plus vivable.

Je vous invite à découvrir cette émotion qui dort en vous et qui doit naître à chaque contemplation d’une œuvre d’art. Pour une humanité plus ouverte, une humanité plus sensible, donc plus humaine.

L’art dans le monde doit détruire le règne et la violence de la contrainte.

Léon Tolstoi

 

« Dans la salive

Dans le papier

Dans l’éclipse

Dans toutes les couleurs

Dans toutes les jarres

Dans ma poitrine

En dehors, en dedans

Dans l’encrier, dans la difficulté d’écrire

Dans la merveille de mes yeux dans les ultimes lunes du soleil, j’aimerais pouvoir être celle que j’ai envie d’être »

 Lettre de Frida Kahlo à Diego Rivera

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Francisco Toledo peintre né à Oaxaca, rebelle par conviction des institutions gouvernementales, a donné au ministère des Finances mexicain le cahier « de la merde » avec 1 500 dessins des êtres et des animaux qui défèquent comme paye de ses impôts.

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Rufino Tamayo disait du Mexique:«  Nous sommes un peuple tragique, nous avons toujours vécu sous pression et, quand on vit de cette manière, il n’y a pas de raison pour être heureux”

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Quand on observe un tableau de Remedios Varo, il n’est pas possible de s’abstraire de la douleur. On s’aperçoit tout de suite qu’il s’agit d’un rêve. Sa production artistique ne reste pas seulement dans la peinture, elle aimait aussi encourager les rêves des autres et d’éviter les cauchemars. Elle a écrit sa propre recette pour effrayer l’insomnie, échapper à des sables mouvants et provoquer des « rêves érotiques » par exemple, dans ce dernier un kilo de racines fortes, trois poules blanches, une tête d’ail, quatre kilos de miel, un miroir, deux foies de bœuf, une brique de deux pinces à linge, un corset de baleines deux moustaches et chapeaux au goût.

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Gerardo Murillo surnommé Dr. Atl : Si jamais tu as une douleur, brûle-la à ton gré pour que son flambeau allume ton chemin.

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 David Alfaro Siqueiros

La peinture est le meilleur acte de l’artiste afin de transmettre un message, le meilleur message dans le moment historique dans lequel il se produit. L’art doit être un produit de l’honnêteté et volonté créatrice profonde.

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Diego Rivera

« Je crois fermement que la femme n’est pas taillée du même bois que les hommes. La femme est l’humanité. Les hommes sont une sous-espèce d’animaux, presque stupides, inutiles, insensibles, complètement maladroits pour l’amour, créés par des femmes pour se soumettre au service des espèces intelligentes et sensibles qu’elles représentent »

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Comment échapper à de tels bourreaux?

L’aube a surpris les baisers au fond du lac et non sur tes lèvres.

Les éclairs de minuit n’allument plus tes pensées.

Epèle la douleur stupide, déchire-la à force de la prononcer.

Étouffe la chanson insensible. Cours puéril  vers toutes les sorties.

Fuis de l’insupportable et permanent  jeûne de l’âme.

Le silence n’a emporté que de soupirs  jusqu’à présent cassés, des mensonges, des cris et des mauvais présages de tes ancêtres.

Commet échapper à de tels  bourreaux?

Relâche l’écho sourd que tu traînes sur tes pieds.

Ne sois plus prisonnière de tes pensées.

Apprivoise les ombres,  méfie-toi du temps éphémère, implore  le soleil, perce le château de Crystal.

Porte au col tes colliers de feu et tire des lacets sur des bandes d’oiseaux qui entreprennent le fidele retour  à ton essence.

Ferme les blessures, écrit des poèmes lointains qui caressent  l’âme.

Sors de la maison, laisse-la ouverte sur les feuilles et l’éternité.

Des anges brodent crépuscules sur tes robes.

Laisse les mouettes survoler les cartes des incendies.

Déploie les voiles et plonge dans tes profondeurs.

Le voyage ne fait que commencer.

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Écoute la déclaration d’amour de l’univers.


Tu piges Oncle Sam? (I)

oscarLa Cérémonie des Oscars, au-delà du prix aux  meilleurs films de la cinématographie « mondiale », elle représente, pour les États Unis et d’autres pays, le rêve américain. Elle représente fidèlement la société américaine où l’on est ce que l’on possède, ce que l’on peut acheter. Elle représente toutes ces ethnies arrivées tout au long du XXe siècle, les Chinois, les Indiens, les Espagnols, les Mexicains qui vont à la recherche du rêve américain et qui se joignent à cette société de consommation où l’achat de biens matériaux  est une affirmation de soi. Combinaison parfaite  de société de consommation et de divertissement de masse en une nuit. La nuit des oscars, cérémonie vive représentation de cette société de «liberté» où le racisme continue à exister tous les jours, cette société de richesse mais de surendettement, de richesse mais de pauvreté de valeurs.

 

Le 22 février, dimanche soir, lors de la cérémonie il s’est passée  quelque chose d’extraordinaire, le film « Birdman » gagnait quatre statuettes en une nuit, le metteur en scène, un mexicain : Alejandro González Iñarritu qui, avec une solide expérience au Mexique, a décidé d’essayer le miel du rêve américain et l’a réussi au plus haut sommet. Le fait remarquable ne s’arrête pas  là, l’extraordinaire représente son discours d’acceptation devant toute la nation américaine et plus de 225 pays, Iñarritu a demandé une prière pour un meilleur gouvernement pour son pays et un traitement digne pour les immigrants qui vont travailler aux Etats- Unis.

Iñarritu a non seulement remporté le rêve américain mais a prié aussi pour ceux qui traversent la frontière chaque jour dans la recherche de meilleures possibilités d’emploi et qui sont maltraités, battus et même tués dans la tentative. C’est-à-dire qu’il a atteint le sommet de la montagne du succès que représente les États-Unis et y a mis le drapeau mexicain, avec le même sentiment de fierté que les Américains ont mis leur petit drapeau sur la surface de la Lune. Le Mexique le sentait comme ça.

 

Pendant  que les médias français, britanniques et espagnols analysaient les éléments qui  faisaient  de Birdman un bon film comme  le scénario, l’éclairage, la musique, etc., les médias mexicains ne commentaient que  le message du discours d’acceptation.

La frontière américain-mexicaine a 3152 km de long. Pendant la Seconde Guerre mondiale les États-Unis ont créé le programme «braceros» (1942-1964) où on demandait des immigrants par leurs bras, pour aider (bras-braceros) et ont fourni du travail remplaçant les personnes mobilisés aux fronts de guerre. Après la guerre, le flux d’immigrants sans papiers reste l’un des plus grands problèmes sociaux auxquels sont confrontés les deux pays.

Et peut-être l’une des questions, parmi plusieurs, qui devraient être  abordées dans ce flux complexe de personnes à la recherche de meilleures opportunités, peut-être la plus complexe à discuter et à mettre sur la table serait le nombre de Mexicains qui sont enlevés, assassinés dans la frontière quand ils ne paient pas le montant exigé par les «coyotes» trafiquants.

Qui a permis que tout cette quantité de gens qui ne cherchent que de possibilités d’emploi soient violées et assassinées après que leurs familles ont rempli d’argent les comptes bancaires de coyotes? Environ 2000 dolars par personne. Qui gère cette série de corruption? Qui gagne une telle quantité d’argent avec ce trafic? Pourquoi aucun des deux pays ne fait rien pour lutter contre ce phénomène? Phénomène digne d’analyser tout au long des semaines à venir.

 

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Je dédie ce prix à mes compatriotes, ceux qui vivent au Mexique et ceux qui vivent dans ce pays (…) Je prie pour qu’ils soient traités avec la même dignité et respect que ceux qui les ont précédés dans cette nation incroyable d’immigrants

Tu piges oncle Sam ?

 

 

Bien que la cage soit d’or, elle continue à être une prison.

A continuer….


Le Mexique…mode d’emploi

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Les Mexicains sont, en général, des gens très accueillants envers les étrangers. Ils connaissent l’importance de l’impact économique du tourisme dans le pays et ils sont habitués à aider et toujours leurs nouveaux « amigos » afin qu’ils se sentent à l’aise, mais…faites gaffe, leur gentillesse les oblige à « déguiser » un peu la réalité, je ne dis pas de mentir, je parle de rendre douce la vie pour nos invités étrangers.

Si vous nous rendez visite prochainement, faites attention à ces expressions :

  1. Ça ne pique pas!

On vous invite à vous régaler d’un repas gastronomique mexicain. En vous servant la sauce, votre hôte vous dit « Essayez, goûtez, ça ne pique pas ». Traduction : je suis tellement habitué à la sauce, moi, que je ne ressens plus le piquant. Pour toi, c’est trop piquant!

2. Il y a tellement de trafic !

Traduction: J’ai oublié complètement qu’on avait rendez-vous. Je vais prendre une douche, manger quelque chose, jeter un coup d’œil à mon FB et j’arrive!

3. Je serai là !

Vous invitez votre ami mexicain chez vous, il vous répond : je serai là. Traduction : j’ai l’intention d’y aller, mais si on passe un bon film à la télé, j’oublierai complètement notre rendez-vous.

4. Je peux emmener un ami ?

Vous avez invité à votre réunion d’amis votre ami mexicain. Il vous téléphone 5 minutes avant d’arriver et vous demande s’il peut être accompagné d’un ami. Traduction : je vais arriver avec quatre ou cinq personnes. On a soif et beaucoup de faim.

  1. J’ai tellement envie de te voir mais je n’ai pas un sou en poche !

Traduction : tu m’invites manger ?

6. Je peux te téléphoner dans 5 minutes.

Vous téléphonez à votre ami, mais il est occupé, il vous dit qu’il vous téléphonera dans cinq minutes. Traduction : dans cinq minutes je vais complètement oublier que tu as téléphoné, si c’est important pour toi, téléphone-moi dans cinq minutes.

7. Tu récupères bien hein ?

Traduction : tu as grossi dernièrement, non ?

  1. Je viens d’avoir une panne de voiture et en plus je dois finir un compte rendu pour la réunion de demain au travail et puis j’ai un cours. Je m’excuse de te le dire à cette heure-là. Traduction : Je n’irai pas.

9. Je t’attends à dîner chez moi, ce soir à 20 heures.

Traduction : si tu arrives à 20 heures pile, je serai en pyjama encore et rien ne sera encore prêt. Vaut mieux que tu arrives vers 21 h 30 pour que je puisse m’organiser et faire les dernières préparations vers 22 heures.

10. Il « fait soif » non ?

Traduction : allons acheter des bières !

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Yohualichan, mon histoire d’amour.

 

 

Le vent me murmure ton nom: Yohualichan, la maison de la nuit.

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Combien de lunes ont été les témoins de ta construction ?

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J’entends les esprits de cette forêt mystérieuse, égoïste,  qui viennent chanter dans tes couloirs les chansons des magiciens.

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Dis-moi les secrets de tes pierres ancestrales. Tu les as gardées intactes  pour nous et la caresse des quetzals reste timide  sur tes  niches.

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Tu continues début, fier,  la tête haute pour nous rendre compte de ces jours anciens. Ta vue toujours vers le nord, à qui  attends-tu ?

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Tu es ce moment d’éternité  dans le passage du temps.

Dis moi qui venait te rendre culte. Dis moi qui  venait danser.

Murmure -moi tes secrets, je les garderai  dans ce labyrinthe où  je me perdrai pour retrouver notre mémoire, pour retourner aux racines  perdues dans notre présent

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Et je suis devenue ce silence autour de toi. Je pense à toi, sans un mot, à ces kilomètres qui restent pour arriver à toi. Je Prononce ton nom. Je te vois dans mes rêves. Ensemble, nous sommes la pluie, l’arbre, le temps, le silence, toi et moi.

 

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Yohualichan, site archéologique dans l’état de Puebla à 4 hrs de Mexico, ville construite par les Totonacas.

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Terre des rêves.

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Le Mexique… terre des rêves.

Jean Marie Gustave Le Clézio

Ma ville, Cuernavaca dans la région de Morelos, est le rêve devenu réalité d’un sportif « extrême ». Vous voulez vivre une aventure extrême ? Commençons le jeu,  une activité plutôt  tranquille, vous pouvez jouer aux devinettes : demandez à quelqu’un son adresse et essayez d’y arriver dans un lapse de deux heures. Les rues ne portent pas cette banale petite plaque qui portent les noms, puisque les noms des rues, c’est bien sûr, quelque chose de bien connu par les habitants. Continuez le jeu en essayant de trouver le numéro dans une rue où le 1 est placé à côté du 509 et le 1893 est placé juste à côté du 45. Apportez votre boule de Crystal si vous avez toute l’intention d’un jour, peut être, y arriver. Augmentons un peu l’adrénaline, essayez de traverser la ville par l’avenue principale au mois de septembre. Les mexicains, étant un peuple de majorité catholique, ne voient aucun problème à placer la fête de la vierge Marie tout au long de l’avenue principale pendant tout un mois. Les indigènes y vendent leurs fruits, leur artisanat, il y a même de jeux mécaniques pour les enfants. Vous devez vous rendre au travail pendant le mois de septembre? Louez un hélicoptère! Il faut surtout ne pas gâcher les fêtes tradionnelles de la population.

 

Mais… vous aimez plutôt les sports extrêmes aquatiques? Pas de problème, pendant la saison des pluies, les rues s’inondent et dans une ville construite sur des falaises et des peintes, vous pourrez apporter votre canoë kayac et descendre au centre ville par les rapides sauvages des rues. Faites attention,  s’écraser contre les voitures en panne et inondées ne vous donne aucun point extra!

Vous voulez encore du « extrême »? Ma ville est entourée de deux volcans dont un est actif. Vous devez vérifier les centres de protection en cas d’éruption et les chemins corrects pour chaque quartier en cas d’évacuation. Dans une ville pleine de falaises, ça ne vous manquera pas la diversion.

Mais si ça vous permet de dormir plutôt tranquille, n’oubliez pas les tremblements de terre pendant la nuit… le jour et l’après midi. En tout cas, les tremblements de terre, ça  sert à vous bercer pour rattraper le sommeil.

Venez nous rendre visite! Des scorpions, de petits serpents et petits lézards seront prêts à vous donner la bienvenue!

sur votre lit…

 

Une autre version de la beauté de ma région:

 

 

 


Comme des feux de cheminée.

 

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Je crois qu’il profita, pour son évasion, d’une migration d’oiseaux sauvages. Au matin du départ il mit sa planète bien en ordre. Il ramona soigneusement ses volcans en activité. Il possédait deux volcans en activité. Et c’était bien commode pour faire chauffer le petit déjeuner du matin. Il possédait aussi un volcan éteint. Mais, comme il disait, « On ne sait jamais! » Il ramona donc également le volcan éteint. S’ils sont bien ramonés, les volcans brûlent doucement et régulièrement, sans éruptions. Les éruptions volcaniques sont comme des feux de cheminée. Evidemment sur notre terre nous sommes beaucoup trop petits pour ramoner nos volcans. C’est pourquoi ils nous causent tant d’ennuis.

Le Petit Prince. Antoine de Saint Éxupéry.


Comme le Petit Prince, en Amérique, nous possédons un tas de volcans qui nous causent d’ennuis, dont trois sont en éruption en ce moment. Bien surveillés par les protections civiles de chaque pays, je parle du volcan de Colima, côte sud du Pacifique, 3860m,  le volcan Popocatépetl, centre du Mexique, 5500 m et le volcan du feu, Antigua, Guatemala, 3763 m .

Nos ancêtres, les aztèques et les mayas avaient leur propre explication pour l’éruption d’un volcan qui est plus jolie et amusante que les explications ennuyeuses des grandes personnes qui nous remplissent des précautions et des statistiques pour décrire un phénomène duquel l’on ne devrait essentiellement que saisir la beauté.

Le volcan de Colima

La légende raconte qu’il ya bien longtemps, le roi Coliman, la personne la plus importante de la région de Colima, vivait dans un grand Palais.

Un jour, il a eu une discussion avec le vice-roi d’Espagne et a été pris prisonnier dans son propre palais, lui empêchant d’entrer ou  de sortir. Le roi soupçonnant  le péril,  décida d’échapper une nuit, avec ses filles et ses guerriers.

En passant par le volcan de Colima, ils ont été découverts par les Espagnols, sachant qu’ils seraient torturés, ils ont tous décidé de sauter dans le volcan. Depuis lors, on raconte que chaque fois que les descendants du roi Coliman sont attaqués, on entend la colère du volcan.

 

 

 

Le volcan Popocatépetl  (montagne qui fume)

Le guerrier Popoca, l’un des plus courageux de sa région, voulait épouser la belle princesse Iztaccíhuatl. Il devait partir à la guerre, mais il a promis retourner pour l’épouser.  Un jeune homme, jaloux de leur amour, dit à la princesse que son guerrier était mort dans le champ de bataille. La princesse mourut de tristesse. Au retour, Popoca, apprenant que Iztaccihuatl était morte, ordonna à 20 000 esclaves la construction d’une montagne où il monta avec le corps pour laisser sa belle aimée endormie.  Il s’agenouilla à côté d’elle et devenus volcans tous les deux,  ils restent ensembles pour l’éternité, l’un à coté de l’autre, couverts de neige, dans la vallée de Mexico.

 

 

 

 

Volcan de Feu

(Traduction d’un fragment de la légende du volcan, Légendes du Guatemala de Miguel Ángel Asturias)

 

Les coyotes (loups) fuyaient, découvrant ses dents à l’ombre, se frottant les uns contre les autres, comme il faisait froid froid …!

Les caméléons  fuyaient, changeant les couleurs de la peur; les tacuazines, les iguanes, tepescuintles, les lapins, les chauves-souris, les grenouilles, les crabes, les gaufre gris, coatis, chinchintores, dont l’ombre tue.

Et donnant des grands sauts, les pierres  ont commencé à fuir donnant contre les ceibas, tombant comme des poulets morts et tout en coulant, l’eau conduisait aux gencives une grande soif blanc, persécuté par le sang veineux de la terre, la lave brûlante effaçait les traces des cerfs, des lapins, des pumas, des jaguars, des coyotes; les traces de poissons dans la rivière bouillante; les traces d’oiseaux dans l’espace qui allumait une lumière brûlée, la lumière des cendres, dans la vue de la mer. Elles tombèrent entre les mains de la terre, mendiante aveugle qui, ne sachant pas qu’ils étaient des étoiles, pour ne pas se bruler, elle les éteint.

Nido a vu ses compagnons disparaitre, emportés par le vent, et ses doubles dans l’eau pris par le feu, à travers les champs de maïs qui tombaient du ciel avec la foudre, et quand il était seul, il a vécu Symbole. Symbole dit: Il y avait un jour dans un siècle qui a duré plusieurs siècles.

Le volcan éteint leurs tripes à l’intérieur la terre avait versé des larmes ramassées d’un lac, et Nido, qui était jeune, après une journée qui dura plusieurs siècles, devenu vieux, a eu juste le temps de fonder un village de cent « casitas » autour d’un temple.

 

 

 

 

 

 

 

 


Petite gourmandise

 

 

A l’occasion de la chandeleur au Mexique, on ne mange pas de crêpes mais des tamales !

22-tamales

Le tamal est une spécialité mexicaine faite avec de la pâte au maïs, farci de viande à la sauce, au fromage, aux haricots  ou bien, sucré aux  fruits, tout  enveloppé dans une feuille de l’épi de la  plante de maïs ou une feuille de bananier puis cuit à la vapeur, une véritable gourmandise.

La rencontre de deux cultures l’espagnole et l’aztèque il y a 500 ans, a fait du Mexique dès sa fondation un pays riche en syncrétismes. Le 2 février est l’une des preuves tout au début de l’année.

Les tamales étaient offerts par les indigènes au Dieu Tlaloc pour que la saison des pluies  soit abondante et que la récolte soit assurée, date que les moines franciscains ont profité pour souligner l’importance de fêter selon la tradition catholique le jour de la Chandeleur.

Le tamal du náhuatl « tamalli », qui signifie « entouré » existe dans des plusieurs pays de l’Amérique latine et peut avoir différents type de farce selon la région.

Soit pour la Chandeleur ou pour Tlaloc, le 2 février au Mexique il ne faut pas oublier de profiter des tamales tout le jour.

tamales1

Petite recette :

TAMALES 

-20  feuilles de maïs (grandes), lavées, et épongées.

-200g de semoule de maïs déjà cuite, encore chaude.

-1 oignon haché

– 2 gousses d’ail, pressées

-500 ml de bouillon de volaille

– 300g de saindoux

-du sel au goût

 

Battez le saindoux jusqu’à ce qu’il blanchisse et double de volume. Ajoutez ensuite la farine, le sel,  et le bouillon de volaille petit à petit, sans cesser de battre. La pâte ne doit pas être trop liquide. Étalez la pâte sur la feuille de maïs et farcir au  goût.

Mettez dans un cuit-vapeur pendant 1h 30 environ.

Le secret dans cette recette est de bien mélanger la pâte.

La gastronomie mexicaine a été déclarée par l’UNESCO en 2010,  patrimoine intangible de l’humanité.

 

 

 


Ma langue est ma seule richesse

C’était un dimanche. Tu es parti un dimanche. Un coup de tristesse a envahi le pays.

Comment ressentir de la tristesse pour la mort de quelqu’un qu’on ne connaît pas?

C’est possible, toi, tu habitais tout près de nous, tes lecteurs. Les batailles dans le désert, lecture obligée au collège nous a laissé, à chacun de nous, l’empreinte de ces histoires d’amour qu’on n’oubliera jamais, de cette complicité avec quelqu’un qui connaît notre histoire d’amour caché.

Orphelins est le mot exact pour décrire cette émotion du dimanche 26 janvier 2014.

Tu es parti, toi, un des plus grands poètes mexicains, toi un des meilleurs critiques de l’être humain, toi, qui nous a appris que la poésie n’était ni le langage inatteignable, ni les symbolismes obscurs. Toi, qui nous as appris que la poésie est dans la vie quotidienne, dans les choses plus simples de la vie, tu nous as appris que la poésie pouvait, oui monsieur, avoir un air amusant.

 

Heureusement, nous avons tes lettres pour nous consoler, à un an de ton départ, le Mexique te pleure encore, José Emilio Pacheco.

 

José Emilio Pacheco

 

La misère de la poésie

Je me demande ce que je peux faire avec toi maintenant, de nombreuses années sont passées les empires sont tombés,

La croissante a balayé les jardins, les photos ont été effacées

Et dans les lieux sacrés de l’amour

On a bâti des commerces et bureaux

(avec des noms en anglais bien sûr).

Je me demande ce que je peux faire avec toi et je fais un pseudo poème

Que tu ne liras jamais

ou si tu le lis,

Au lieu d’une pointe de nostalgie, tu feras un petit sourire critique.

 Haute Trahison

Je n’aime pas mon pays.

Sa splendeur abstraite

est insaisissable.

Mais (bien qu’il soit mal exprimé)

Je donnerai la vie

pour dix de ses endroits,

certaines personnes,

les ports, les forêts de pins,

forteresses,

une ville brisée,

grise, monstrueuse,

plusieurs figures de son histoire,

montagnes

et trois ou quatre rivières.


Tu laisses de l’indigo sur mes doigts et une tempête dans mes cheveux

Quand je voyage, je ne suis pas la même, je change. Des nuages pleurant du mezcal sur des « espadines ». Ma terre, les pierres de mes grands-parents, des pierres vertes alignées en silence.

Argile fondue en or et jade. Villages de pluie. Cosmogonie ancestrale.

Des frises des écailles d’iguane enfermées dans la fève de cacao.

Oaxaca, berceau fertile du soleil, tu es grain et là-haut, je te parle, je te vis.

Terre des pluies où les fils tissent des âmes.

Les vagues sont des murs de verre. Océans de cieux, océans de vent.

Marées de sommeil qui bercent les corps caressant les esprits qui sont en mouvement, et que le temps offre comme cadeau monté à la Voie lactée.

Quand je voyage en toi, il n’y a pas de retour.

Tu laisses de la boue dans mes yeux, de l’indigo sur mes doigts et une tempête dans mes cheveux.

Bleu de sable d’où tu viens, hier soir de l’eau est tombée.

On raconte qu’à l’Oaxaca on prend le Mezcal avec du café

Ils disent que l’herbe permet de guérir la mauvaise foi.

J’aime le mole que Soledad va moudre.

Ma chère Soledad va préparer un molito.

Dans le ciel de Montealbán, pendant la nuit, je rêve de toi.

Oaxaca, il ne suffit pas de te raconter, de te prononcer, toi, il faut te vivre.