Ismaël COMPAORE

Journée internationale de l’écrivain Africain, pour que vive à jamais le livre!

 

Chaque couche de la société contribue d’une manière ou d’une autre à l’harmonie de la société. Les médecins traitent, soignent et soulagent les patients. Les ecclésiastes prêchent l’évangile ; les journalistes donnent de l’information, forment et sensibilisent la société à travers les écrits. Qu’en est-il des écrivains ?

Livre

Ils assurent un rôle non moins important dans la société. Comme les journalistes, les hommes de lettres, eux aussi à leur manière prônent une société où règne l’égalité, la justice, la paix l’amour du prochain…bref un monde où il fait bon vivre. Incompris souvent par les politiques, ils deviennent souvent leur chien à abattre. Quoi qu’on dise, tout est écriture et l’homme n’est pas prêt à s’en passer pour une période encore longue. Que deviendra un monde sans écriture ? Ce serait certainement un monde sans histoire, sans civilisation où les us et coutumes disparaitront dans les méandres de l’infini.

Ainsi la date du 7 novembre est consacrée journée internationale de l’écrivain Africain et ce, depuis 1992. Cette journée a été possible grâce à l’initiative de l’Association panafricaine des écrivains. Aussi cette journée est-il question de rendre hommage aux écrivains Africains en général et en particulier au Sénégalais Amadou Mapaté Diagne, premier Noir à avoir écrit un roman en Français. Bonne fête à toutes et à tous !

 


Blaise Compaoré maître en tripatouillage constitutionnel

Ta joie est l’élément inverse de l’émotion de tes ennemis. On n’est ni premier ni dernier, juste ce que l’on est. Mais, souviens-toi que la vérité ne se trouve pas dans les mots eux-mêmes, mais, dans les sens, les pensées… elle peut et réside aussi dans le silence qui sépare les mots et le comportement. Le silence, des fois, parle d’amour, de vérité, de haine, de dégoût, d’hypocrisie, de trahison… Bref, de ce qui a trait à l’émotion, au sentiment, etc. C’est ce que je retiens de substantiel d’un court recours aux sources, d’une immersion dans les pensées profondes d’Afrique.

Blaise-Compaore
La réflexion continue dans le camp de Blaise Compaoré

Les intentions d’un silence dévoilé

S’il y a un silence qui a parlé, qui fait couler beaucoup d’encre et de salive, mais qui a déjà « vidé son ventre », c’est celui accablant du président Compaoré sur sa re-représentation ou non aux élections de 2015. Passé maître dans le mutisme, qualifié par bon nombre de ses proches comme « un président qui sait écouter son peuple», cette entreprise s’est avérée depuis 27 ans, porteuse du secret, du germe qui explique ce qu’on qualifie aujourd’hui de « patrimonialisation du pouvoir » pour emprunter ce terme à son ex-bras droit Salif Diallo, aujourd’hui dans l’opposition, au MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), maintenant convaincu d’être un faiseur de président.

Fort heureusement, les actes qui ont suivi ce silence avaient aussi parlé et  interpellé eux aussi ont livré ce qui n’est plus qu’un secret de polichinelle : « Le Blaiso veut encore et encore demeurer le maître de Kosyam pour les dix prochaines années». En tout cas, sa base arrière, les cadres de son parti, le CDP (Congrès la démocratie et le progrès) ainsi que l’ensemble du collectif de ses « griots » en font déjà un acquis. Et pourtant, l’article 37 de la Constitution le lui interdit formellement.

Le pion du référendum

Ce fut lors de sa conférence de presse à Dori, lors des festivités marquant les 53 ans de l’accession du Burkina à l’indépendance que le pion du référendum fut lancé. Le président veut utiliser son droit que lui confère l’article 49 de la Constitution tout en occultant le devoir que lui impose l’article 37. Le débat prend de l’ampleur, les médias internationaux s’en accaparent. Sur le plan national, l’opposition se fortifie et croit de plus en plus à ses forces, la société civile est dans son élément et exige plus que jamais le départ du président à la fin de son mandat. Des intellectuels, juristes, certains ayant facilité et contribué aux révisions constitutionnelles précédentes multiplient les déclarations et rejettent en bloc cette idée du référendum aussi bien dans sa forme que dans le fond. « Les spécialistes réputés justificateurs d’idées présidentielles » sont obligés de suivre le rythme imposé par le cours des évènements, chacun tirant de plus en plus la couverture sur soi au vu des circonstances.

La gangrène MPP

Au CDP, personne ne semble sûr de l’issue du duel dans lequel s’engage le parti, même la branche, pensante, intellectuelle conduite par Achille Tapsoba relativise « la politique, c’est le champ du possible ». La démission de ceux qui ont bâti pendant plus de deux décennies l’empire Compaoré à savoir, Rock Mark Kabore, Simon Compaoré, Salif  Diallo et compagnie hante toujours les esprits, leur nouveau-né, le MPP, continue de drainer personnes physiques et partis politiques. La déclaration hasardeuse : « Refuser de réviser l’article 37 de la Constitution est anticonstitutionnel », de leur homme providentiel, Rock Marc, il y a quelques années, semble être oubliée, même s’il affirme avoir fait son « mea-culpa ». Le CFOP (Chef de file de l’opposition politique) procède au tri pour déterminer l’ « opposition réelle » tout en écartant les « mouvanciers », et autres opportunistes du même acabit qui à force de poursuivre leurs intérêts personnels ont oublié la première phrase de leur statut fondateur « … est un parti politique de l’opposition … qui vise la conquête du pouvoir d’Etat ». Sans  être inquiété par cette instance de regroupement des partis d’opposition, même si Zéphirin Diabre appelle à leur « franchise », le MPP poursuit sa campagne présidentielle avant l’heure. Pendant ce temps, d’autres tentatives restent à être dévoilées.

Un médiateur au pays du médiateur

Jean Baptiste Ouadraogo (JBO), ancien président du Faso animé par un « sursaut patriotique », a, à son tour, entamé une cure de délivrance de son pays face aux risques « déstabilisateurs », de « menace de la  paix sociale ». Il s’auto-investi avec quelques anciens camarades du collège des sages dont Mgr Paul Ouédraogo pour une médiation, une conciliation des positions antagonistes de l’opposition et de la majorité présidentielle pour une sortie de crise. Mais après quelques mois de tractation, de pause, pour une question de mandat de la majorité présidentielle exigé par l’opposition avant toute poursuite des négociations,  que JBO n’a pu obtenir, l’autre camp campant également sur sa position de refus, JBO sans être « découragé » a tout simplement annoncé le 10 mars dernier l’« échec » de sa médiation. Hautement contesté par l’opinion et qualifié d’ « être à la solde du régime en place », ce médiateur d’un autre ton, auto-investi, n’a trouvé autre choix que de s’auto-désinvestir, quoi de plus logique et JBO pointe du doigt  le « manque de volonté politique de part et d’autre ». Au regard de  l’entente plus ou moins constatée dans l’opposition, une force pour la déstabiliser n’est pas mauvaise en soi, surtout si on s’appelle Blaise Compaoré.

La dernière trouvaille, le Front républicain

Les dernières mobilisations de l’opposition et de la société civile ont vraiment inquiété le navire CDP, en tout cas, les plus réalistes d’entre eux ont reconnu à ces marches, celle du 18 janvier notamment une réussite. La nouvelle stratégie, élargir sa base et jouer aussi à la politique du nombre, être prêt pour des mobilisations et trouver surtout un « Chef de file de la Majorité présidentielle » pour canaliser les efforts.

Comme il fallait s’y attendre, des leaders d’entreprises politiques, de partis politiques ont trouvé en cette ouverture une nouvelle occasion de se faire des sous. Après quelques meetings, silence radio. Les mallettes d’argent en provenance de Kossyam étaient-elles épuisées ? Herman Yameogo,  l’un des « caméléons politiques » les plus reconnus de sa génération et celle actuelle, l’homme aux idées, semble-t-il, qui parle rarement sans « motivation », sans que « sa bouche ne soit mouillée », sans motivation financière se fait de plus en plus discret, épargnant du coup le peuple des verbiages  soûlants d’écoles de droit classique dont lui seul a le secret. Ce front vient de rompre avec le silence en initiant une caravane dans le Sud-Ouest les 18 et 19 juillet dernier. Est-ce un test avant de tenter une grande aventure à Ouagadougou ? Le CFOP a également compris que ce n’est pas en s’enfermant dans les bureaux et en se justifiant dans la presse dont seuls quelques privilégiés ont accès, qu’ils pourront effrayer « le grand timonier » de Kossyam.

Et le CFOP redonne de la voix !

CFOP
Meeting de l’opposition du 31 mai 2014 (PH. Ismaël COMPAORE)

De mémoire des burkinabè, l’opposition politique burkinabè a rarement été active comme actuellement. Le 31 mai dernier, le top départ d’une série de meetings et d’activités populaires de tout ordre a été donné au stade du 4 août de Ouagadougou. Plein comme un œuf, les leaders de l’opposition et de la société civile à l’image du Mouvement  « le balai citoyen » se sont succédé pour passer leurs messages. La non-modification de l’article 37, le non au référendum étaient les mots-d’ordre principaux. C’est dans ce cadre que Zéphirin Diabre a officiellement annoncé la création et l’installation des collectifs anti référendum (CCR). Il s’agit de regroupements de tous genres, de tous âges …  devant avoir pour objectif majeur la lutte contre la tenue du référendum dans tous les petits hameaux et villages burkinabè. La même activité fut reconduite à Bobo-Dioulasso au stade omnisport Sangoule Lamizane le 14 juin dernier, mais avec moins de succès. Le  5 juillet dernier, ce fut au tour de la ville de Dori d’accueillir le CFOP pour un autre meeting avec les mêmes mots d’ordre. D’autres localités du Burkina accueilleront les équipes de l’opposition pour les mêmes messages et mises en garde. Le CDP, de son côté s’active également pour faire avaler sa pilule du « oui au référendum » qui a du mal à être gobé par bon nombre de burkinabè. Des activités grand public ont également été organisées par ce parti en riposte à celles de l’opposition. La peur semble avoir changé de camp et c’est le CDP qui contre-attaque.

L’offensive du CDP qui contre-attaque !

Depuis le meeting de l’opposition du 31 mai dernier, le CDP rebondit désormais à chaque fois que l’opposition organise une activité. Ce jour, pendant que l’opposition était au stade du 4 août, le CDP était également au palais des sports de Ouaga 2000 pour une activité de grande mobilisation. A Bobo le 14 juin, le CDP était aussi là avec une plus petite mobilisation, mais qui selon les membres de l’opposition, auraient attiré certains jeunes au vu des billets de banque et autres gadgets qui y étaient distribués. Elle a même joué sur la mobilisation au stade omnisport qui n’affichait pas plein. Il fallait maintenant pour le CDP de revenir à Ouagadougou pour remplir le stade du 4 août « recto verso » et ravir la vedette à l’opposition.

La sortie chaotique du CDP au stade du 4 août

ASSIMI KOANDA
Quelques personnes pour écouter  Assimi Koanda, premier responsable du CDP, prononcer le discours le plus important du meeting

Dans un stade du 4 août comble, le CDP a organisé un meeting-concert le 21 juin dernier. Le concert a bien réussi avec des prestations d’artistes venus d’ici et d’ailleurs. Mais au  meeting, le grand public a affiché absent. Tout le ronflement autour de ce meeting qui d’ailleurs avait pour objectif d’appeler le chef de l’État a convoqué un référendum n’était donc qu’un feu de paille. Le CDP n’a plus de militants sérieux, c’est connu, et tous ceux qui gravitent autour du parti, le font pour leurs panses et poches.  Les conditions d’organisation et de participation à ce meeting frôlaient également le ridicule. Des cars dans quasiment toutes les 45 provinces du pays étaient disponibles, pour convoyer des sois- disant militants, mais à Ouagadougou, c’était le comble. Des billets de 1 000 F à  5 000 F distribués aux populations et des stations d’essence envahies pour bénéficier du carburant gratuit, condition pour faire déplacer les gens au stade. Le fiasco du 21 était donc prévisible. Rien d’étonnant que Assimi Koanda ait livré son message dans un stade quasiment vide. Blaise Compaoré et « ses stratèges » doivent donc revoir leurs stratégies, échec et mat !

Vos ambitions machiavéliques, chers partisans du parti unique, de l’homme providentiel, du « blaisisme » ont été démasquées.

L’étape actuelle de la stratégie de Blaise Compaoré  est la dissuasion pour effrayer et ramener les hommes qui ne manifestent leur situation d’hommes que sous la chaleur des jupes féminines, pour paraphraser Norbert Zongo, à s’enfermer dans leurs coquilles en faisant allégeance ou en se qualifiant de « neutre »« Je ne suis ni pour ni contre le référendum, ni pour ni contre la modification de l’article 37, je ne veux être mêlé de près ou de loin à cette histoire, nous on veut seulement la paix ». C’est le discours du prototype de burkinabè que Blaise Compaoré façonne depuis des années à travers ses multiples campagnes pour la paix. L’aventure continue et ces derniers jours, on assistera à une multitude de manifestations pour la paix, encore la paix. C’est stratégique, c’est psychologique, il faut préparer les consciences pour qu’elles se résolvent à croire que Blaise Compaoré est vraiment l’homme qu’il faut pour le Burkina et que sans lui le pays n’aura pas la paix. C’est donc voulu, nos compatriotes dans cette situation ne l’ont pas ramassé par terre. C’est la tactique, empoisonner l’atmosphère avec un discours unique « la paix, la paix …) de telle sorte à rendre certains malades. Une paix de fait, mais sans qu’aucun acte pouvant la garantir ne suive. D’ailleurs, n’oublions surtout pas les premiers instants qui ont suivi l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, de la dissuasion, il est passé à l’oppression. C’est le même « plan de guerre » qui est en marche actuellement.

Il y avait beaucoup à dire sur l’homme, « ses disciples » et leurs actions lointaines et récentes visant à traiter la Constitution burkinabè comme un torchon, un papier hygiénique et la résistance citoyenne à laquelle il se heurte vient, si besoin en est, prouver que des voix légitimes et légales s’opposent d’une manière ou d’une autre à ce « projet funeste ». Mais, je ne saurais toutes les étaler ici. Ce qui est certain, c’est qu’actuellement Blaise Compaoré et ses stratèges multiplient les « conclaves » pour accoucher de nouvelles idées en faveur de la modification constitutionnelle, en faveur du référendum.

Ils se heurteront toujours aux gardiens de la République, aux inconditionnels de l’éclosion d’une réelle démocratie au Faso et pour une alternance en 2015.

Qui vivra verra !


Le Real Madrid a sa decima … Ciné Droit Libre aussi !

Initier une rencontre spécifiquement consacrée aux films sur les droits humains et la liberté d’expression a été il y a 10 ans, le rêve de trois cinéastes et journalistes au Burkina Faso.

 

CDS

Historique d’un festival au parcours atypique

Proche du journaliste émérite Norbert Zongo sauvagement assassiné, le 13 décembre 1998 à Sapouy (100 km de Ouagadougou), ils avaient « osé » réaliser un film à polémique sur sa vie,  son combat et son assassinat, à une période ou le régime Compaoré se distinguait par sa brutalité. Aussi les suspects sérieux de cette atrocité n’étaient autres que des éléments du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) et également proche du frère cadet du président François Compaoré. Le film documentaire « Bori Bana ou le destin fatal de Norbert Zongo » d’Abdoulaye Diallo, Gidéon Vink et Luc Damiba voit ainsi le jour en 2003. Ce film a connu la censure comme il fallait s’y attendre. Faute d’espace pour le diffuser et pour contourner cette censure et permettre aux autres films qui étaient également dans la même situation d’être vus par tous, un festival fut initié. Ciné Droit Libre (CDL) est lancé en 2005 pour répondre à ce besoin.

CDL : premier festival de film d’Afrique francophone sur les droits humains et la liberté d’expression.

En 2005, la première édition du festival Ciné Droit Libre se tient à Ouagadougou. Des films engagés, inédits sur la mal gouvernance, la corruption, le crime organisé, la gabegie, l’impunité, la liberté de la presse etc. furent projetés dans divers espaces de la capitale burkinabè. Des invités de marque ainsi que certains réalisateurs font le déplacement pour parler et débattre autour des films. Le label « un film, un thème, un débat » rassemble, CDL refuse du monde à toutes les projections offrant un goût d’inachevé aux « ouagavillois » et autres invités étrangers. Le défi était donc lancé, l’exploit devrait être réédité encore et encore. Dix années se sont écoulées et Ciné Droit Libre est devenu un festival de référence sur le continent, l’un des plus grands consacré exclusivement aux Droits Humains et à la Liberté d’Expression.

La decima: I have a dream

IM BLOG

Pour cette 10ème édition tenue du 01 au 07 juin dernier, CDL a décidé de rendre un vibrant hommage à deux valeureux hommes qui se sont battus toute leur vie à la quête et à la préservation des droits humains et de la liberté d’expression. Il s’agit de Martin Luther King et de Nelson Mandela. Le thème fut consacré au rêve, il y a 40 ans, de Martin Luther King à travers le titre de son célèbre discours prononcé après la marche contre les discriminations raciales à Washington le 28 août 1963. Mandela également fut célébré avec faste. Cela fait exactement 10 ans, soit le 09 mai 1994, qu’il prenait le pouvoir après avoir passé 27 ans de prison dans une Afrique du Sud déchirée par l’apartheid.  L’ombre de ces deux icônes mondiales a plané sur le festival. Le rêve est encore permis avec maintenant de meilleurs perspectives qu’il y a 10 ans. Abdoulaye Diallo, coordonnateur du festival a fait à nouveau un rêve, celui d’accueillir un jour 1000 invités à Ouagadougou lors de CDL.

Les invités 2014 …

RAWLINGS

John Jerry Rawlings, ancien président du Ghana fut le parrain de cette dixième édition. Une forte délégation ghanéenne composée de 19 personnes dont son épouse a fait le déplacement de Ouagadougou. Révolutionnaire de son état, il a à nouveau marqué les esprits. A travers un discours d’ouverture, digne d’un révolutionnaire, frôlant les deux heures, il a raconté son histoire, celle de son pays ainsi que son ouverture démocratique après le référendum du 06 juin 1992. La démocratie ghanéenne lui doit beaucoup et Blaise Compaoré qui l’a reçu en audience le 03 juin dernier devrait prendre exemple sur lui, s’il veut sortir par la grande porte.

En plus du parrain Rawlings, d’autres visages bien connus sur le continent et ailleurs ont fait le déplacement de Ouagadougou. On a pu apercevoir dans les différents espaces Amobé Mévégué du Cameroun, Adama Dahico et le maréchal Zongo de la Côte d’Ivoire, Didier Awadi et le groupe Keurgui du Sénégal, Dieudo Hamadi de la RDC, Harlov Johnson du Danemark, Pr. Serge Théophile Balima,  Pr. Albert Ouedraogo, Dr. Cyriaque Paré du Burkina Faso etc.

10 espaces en 06 jours !

En 06 jours, 10 espaces ont été visités. L’Institut Français, l’Institut Goethe, l’université de Ouagadougou, les cités universitaires chinoise et de Kossodo, l’IAM, l’IPERMIC, la MACO (Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou) et le terrain jouxtant la mairie de Bogodogo ont accueilli tout au long du festival des activités diverses. Projection de films, débats, concours d’art oratoire, concerts, master class, espace enfant, expositions … étaient les activités phares de ce festival d’un autre ton. Une véritable école au service de l’éducation populaire.  

Les innovations …

Cette 10ème édition a été l’occasion pour les organisateurs de lancer le 1er grand prix « Sergio Vieira de Mello » pour primer le meilleur fiBLOG TODAYlm déjà réalisé en remplacement de l’ancienne formule qui récompensait le meilleur projet de film. Le trophée 2014, doté d’une enveloppe de 1 million de Fcfa est revenu au film « 7 jours à Kigali, la semaine où le Rwanda a basculé » de Mehdi Ba et Jeremy Frey. Le prix du public et celui du meilleur film burkinabè, décerné par l’ONG Diakonia, sont revenus respectivement aux films « les enfants sorciers de Kinshasa » et « Avant l’audience » de Kouka Aimé Zongo et de Yssouf Koussé.

L’autre innovation fut l’organisation d’un grand concert gratuit chaque soir au « village du festival ». Didier Awadi, Smockey, Sams’K le Jah, le groupe Keurgui, Humanist, Adama DAhico et Sana Bob étaient les têtes d’affiches. Sous l’œil vigilant du chef du village, le maréchal Zongo, les « villageois » ont chanté et dansé au rythme du rap, du reggae, de l’humour, du wed bindé engagé etc.

Ce fut sur des notes de satisfactions que le comité d’organisation a donné rendez-vous aux festivaliers pour la 11ème édition.

 


Malheur

Malheur !

Malheur à toutes ces fleurs fanées d’Afrique,

A tous ces sans âme,

Qui sans cesse nuisent,

Au devenir de la sainte mère.

afRica2
Ph. Web

Vendus !

Esclaves du gain,

Ferventes nourrisses connues,

De la misère et des guerres,

Des pillages et expropriations.

Vous êtes maudits,

Maudits !

Au nom de tous les dieux vivants d’Afrique.

Indigne !

Honte à celui qui matraque,

Et livre son peuple,

Dans les griffes,

Des exploiteurs,

Hantés et hâtés

Mauvaises graines,

Du panier de la ménagère,

Où sont le patriotisme et la dignité ?

Ils se moquent de nous.

En enfer,

Et tous les grands châtiments aux traîtres.

Ismaël COMPAORE


2015 ou « l’arrêt du bus COMPAORE»

Le vendredi dernier s’est tenue à la cité universitaire chinoise de Ouagadougou, une projection-débat au ton et à l’accent particulier. Sous l’initiative du mouvement le Balai Citoyen, les étudiants, l’ensemble du public présent ont eu droit à un film documentaire, pas des moindre, celui de ces NTS (Nouveaux Types de Sénégalais) au destin particulier, artisan d’un Sénégal nouveau, d’alternance, de démocratie. Il s’agit de « Boy Saloum, la révolte des Y’en a marre ». Quel intérêt de faire passer un tel documentaire au Burkina?

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Organisation de la soirée

Débuté autours de 20h 17 mn et animée par Rasmane ZINABA du Balai citoyen, la soirée fut subdivisée en trois (3) moments. Le premier, l’étape introductive a consisté à présenter les organisateurs, leurs objectifs, les acquis engrangés ainsi que la suite à donner aux évènements, ensuite place fut donnée pour suivre le film pour enfin aboutir à la phase des questions. Comment se porte donc le Balai citoyen?

« Le bus COMPAORE s’arrête en 2015 »

Depuis sa création, le Balai Citoyen multiplie les sorties à Ouagadougou comme à l’intérieur du pays. Objectif, bien faire comprendre son diagnostic de la situation nationale, mais aussi ses remèdes, sa vision d’un Burkina sans un sénat et sans Blaise COMPAORE au palais de Kosyam. D’ailleurs dès l’introduction de ses propos, invité à prendre la parole, Serge Bambara alias SMOCKEY, porte-parole de ce mouvement, emprunte cette phrase à son compagnon Samk’Le Jah : « le bus COMPAORE s’arrête en 2015 ». En termes d’acquis il se réjouit des 24h de lutte à Bobo-Dioulasso qui ont abouti à l’électrification de la nationale N°1, la non mis en place du sénat jusqu’à présent etc. Tout en précisant que ce n’est que des victoires d’étapes, il appelle à plus de vigilance car le camp adverse n’a pas encore renoncé officiellement  à son sénat, à son referendum, à son « lenga » présidentiel.

Et la SONABEL déconne !

Après les discours, place au film. Mais quelques minutes plus tard soit exactement à 20h36mn un délestage  survient dans la zone. La cité universitaire est plongée dans le noir et plus rien ne peut se poursuivre. Ce fut l’occasion pour l’animateur, sans micro et dans l’obscurité, de dénoncer les coupures intempestives de courant que subit au quotidien le peuple burkinabè sans qu’aucune explication objective ne soit donnée et pendant que les abonnés continuent de subir la cherté des factures. Par conséquent « le Balai citoyen invite l’ensemble des burkinabè à sortir massivement le 29 avril 2014 pour un sit-in au siège de la SONABEL pour exiger des explications et une meilleur qualité du service». Fort heureusement, un groupe électrogène était prévu  à cet effet, au vu des manœuvres de  la nationale d’électricité ces temps-ci. C’est ainsi que le film reprend son cour normal après quelques minutes de pause forcée avec bien sur le bruit dérangeant du groupe. Les choses resteront  ainsi jusqu’à la fin du film, à l’ouverture des débats.

Le débat, le MPP, les « club cibal »…

Après le film, place aux suggestions, contributions et questions, au débat. Revenu sur le podium, SMOCKEY plante le décor en saluant d’abord  la maturité de la jeunesse Sénégalaise tout en appelant la jeunesse burkinabè à plus de vigilance et de réactivité avant de procéder à une différenciation des deux contextes, « le Burkina n’est pas le Sénégal ». La  jeunesse, les étudiants n’ont pas manqué de réagir, d’analyser le film, de le contextualiser tout en multipliant également les appels à plus d’engagement pour  l’alternance effective en 2015. Comme il fallait s’y attendre, le MPP (Mouvement du Peuple pour le Progrès) regroupant les démissionnaires du parti au pouvoir le CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès) dont le trio R.S.S (Rock, Simon, Salif) n’a pas été épargné. En témoigne cette intervention d’un étudiant de la cité patte d’oie : « ceux qui ont contribué à pérenniser Blaise COMPAORE au pouvoir, ce sont les mêmes qui sont aujourd’hui réunit au MPP.  Comme l’étudiant oublie vite, sinon il suffit seulement  de se rappeler de ses ‘gros bras’ recrutés par Simon COMPAORE pour mater les étudiants lors des grèves à l’université pour le refus des 1000 F qu’offre ce parti pour la participation à leurs activités…». Interpellé sur la question SMOCKEY stipule que personnellement il n’est pas favorable au MPP, mais il serait prêt, pourquoi pas, dans le cadre d’une éventuelle coalition de partis politiques d’opposition et de la société civile pour une union des forces contre ce régime de la IVème république. La décentralisation du mouvement dans toutes les régions, provinces, villages et hameaux du Burkina fut appelée de tous les vœux par un étudiant ressortissant de la boucle du Mouhoun. La présentation du « club cibal » de Yako fut prise en exemple, représenté par un militant à la soirée.

Après les débats, après un récapitulatif général de tout ce qui a été dit par SMOCKEY, surtout le rappel du sit-in du 29 avril prochain à la SONABEL, tous les participants, la main sur le cœur ont entonné l’hymne nationale avant de se dire au revoir.


« Tambogdin » : ces fosses qui fâchent (2)

Bien que générateur de revenus pour les personnes qui y travaillent, le « tamboko » présente inéluctablement des dangers. Ses victimes ne s’identifient pas seulement que parmi ceux qui s’adonnent à cette activité. Leurs enfants et la société toute entière en souffre.

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Ph. Ismaël COMPAORE

Une activité aux conséquences désastreuses

A court terme, beaucoup de travailleurs de ces fosses se blessent grièvement ou même peuvent perdre accidentellement la vie dans ces endroits affreux. Il s’agit pour la plupart d’éboulement ou chute de rocher depuis le haut du trou  etc. Les autres victimes s’identifient chez « les bouts de bois de Dieu », les enfants. Voyant l’eau se stocker à l’image d’un barrage dans les fosses secondaires en saison pluvieuse surtout, ils n’hésitent pas à se lancer pour une partie de baignade. Ignorant les dangers, certains d’entre eux se noient dans ces eaux insalubres.

Aussi véritable dépotoir d’objets insalubres de tout genre, toilettes publiques pour pas mal de gens, le tout couronné par des brûlures d’ordures, de pneus pour en extraire le fer, ces fosses représentent un « enfer » pour les riverains. Des « spécialistes » en récupération y passent aussi leur journée à la quête du pain quotidien. Le fer, les objets plastiques, bref tout ce qui peut être vendu sur la place du marché est aussitôt récolté et savamment rangé. Aux sorties des petits ateliers de récupérations, de commercialisations ou d’exportations du fruit de leur labeur jonchent ces fosses et n’attendent que d’acheter les trésors que les autres ont trouvé. Bravant les morceaux de bouteilles, de fer, les épines, les excrétas d’hommes et d’animaux, les corps décomposés d’animaux de toute natures, bref l’insalubrité et le danger dans leur demeure, les risques de maladies sont aussi permanents. Le choléra, le tétanos, les maladies cardio-vasculaires et j’en passe. Au-delà de ces deux cas, il n’est pas aussi rare de voir des passants grièvement se blesser ou même périr dans ces fosses par méconnaissance des quartiers qui les abritent.

C’est sans doute ces faits macabres qui expliquent la présence des tombes aux abords de certaines gigantesques fosses.

La souffrance des riverains, les pauvres riverains qui ont eu la malchance d’avoir leur habitation aux abords de ces fosses en dit long. Tout le monde est exposé à commencer par les enfants qui sont très fragiles et voyant en ces endroits un espace de jeu. En plus des odeurs nauséabondes qui s’y dégagent quotidiennement, il suffit d’un petit vent pour voir se soulever les sachets plastiques, à l’image des charognards se déplaçant en groupe dans le ciel, et se déverser dans les domiciles proches ou lointains. La fumée est quasi-permanente dans ces lieux sauf en saison des pluies et chacun prie pour que le vent ne s’oriente pas dans la direction de sa maison au risque de se voir respirer toute cette vapeur issue d’un multiple mélange d’objets divers offrant un gaz d’une extrême rareté avec des odeurs et couleur à en couper le souffle. Un riverain nous confiait que : « pendant l’harmattan, je déménage avec ma famille parque je souffre de crise d’asthme tout comme ma fille». Combien peuvent se permettre ce luxe ? Quelques un certainement.

Jusqu’à l’intérieur des chambres de malades, de la maternité du CSPS du secteur 51 parce qu’ à proximité d’une de ces fosses,  la fumée surtout pendant l’harmattan y pénètre.  Bonjour alors d’autres maux pour ces patients venus trouver des soins, pour ces femmes venues accoucher et surtout pour les nouveaux nés. La Brigade Nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP) lors d’une de leur intervention visant à éteindre l’une de ces poches de feu, allumée par « on ne sait qui », nous confiait que « ce feu est vieux de plus de dix (10) jours… ». Ils répondent de temps en temps aux détresses des populations. Mais à leur volonté se heurte le manque d’une grande étendue d’eau à proximité, l’impraticabilité des lieux…

En plus de ces problèmes de santé se greffe ceux sécuritaires. Ces fosses sont de véritables nids de malfrats, de bandits, de vendeurs et consommateurs de toutes sortes de stupéfiants, de drogues de toute nature. Des voleurs qui après avoir commis leur forfait se trouvent protéger et en sécurité dans ces fosses parce que personne n’ose les suivre dans cette aventure nocturne dans ces lieux. Malgré  les patrouilles quasi-quotidiennes et interventions de la BAC (Brigade Anti Criminalité), ces fosses demeurent de véritables poches d’insécurités permanentes.

Enfin,  ces fosses n’ont pas uniquement pour inconvénient sur la santé et la vie des hommes. Elles agissent aussi négativement et dramatiquement sur le sol et sur l’environnement. Ces immenses trous qui occupent plusieurs dizaine  de m2  sont sans doute la perte de terrains qui pourraient servir à d’autres fins.

 

A suivre !

 


Marche-meeting du 18 janvier au Burkina : un défi à la force ?

Ce 18 janvier 2014, à l’appel d’un mot d’ordre du CFOP (Chef de file de l’opposition politique) relayé et suivi par plusieurs mouvements et associations de la société civile, dans 8 régions du Burkina Faso et au même moment la manifestation a commencé. Toutes les couches de la société étaient représentées dans la rue pour une marche-meeting de protestation contre le pouvoir.

18 JANVIER 2014
Une foule de manifestants à Ouagadougou

La marche-meeting de Ouagadougou

A Ouagadougou, sous une pluie fine, la place de la Nation a drainé et refusé du monde. La marche débute autour de 10 h 15 (temps universel). Une marée humaine estimée à plusieurs centaines de milliers de personnes, beaucoup plus importante que lors des  précédentes marches du 29 juin et 28 juillet 2013. La surprise de la journée fut la participation à cette manifestation des désormais ex-militants du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès) à savoir : Rock Marc Christian Kaboré (ancien président de l’Assemblée nationale), Simon Compaoré (ancien maire de Ouagadougou), Victor Tiendrebeogo (ancien député CDP) qui cherchent maintenant une place dans l’opposition. Au retour, place au meeting pour les allocutions des différents responsables des partis d’opposition membre du CFOP, de la société civile, le tout accompagné par des prestations d’artistes. Le Chef de file de l’opposition Zepherin Diabré, Sara Seremé, Smockey du Balai Citoyen et bien d’autres ont pris tour à tour la parole sur l’estrade, recevant les ovations et acclamations de cette immense foule d’un samedi particulier.

Cet évènement s’inscrit dans la ligne des vents de protestation qui soufflent au Burkina Faso depuis la mise en place du CCRP (Conseil consultatif sur les réformes politiques) d’où a émané l’idée de l’instauration d’un Sénat qui fut inscrit par la suite dans la loi fondamentale.

 Le ras-le-bol clairement exprimé 

Les mots d’ordre étaient clairement affichés. Il s’agit principalement de la suppression du Sénat, de la non-modification de l’article 37 de la Constitution qui interdit au président du Faso de se représenter pour un autre mandat en 2015 et de la dénonciation de la politique du gouvernement. Plusieurs autres revendications dont la vie chère, la lutte contre la corruption, le chômage des jeunes, la justice, les « airs hautains » de François Compaoré, frère cadet du président de la République. Blaise Compaoré lui aussi a été ciblé. Les slogans fusaient de partout et les pancartes, nombreuses et variées, parlaient d’elles-mêmes.

Arrêt sur quelques messages de manifestants

« Blaise Compaoré avez-vous consulté le peuple en 1987 ? », « Blaise dégage », « gouvernement sauve-souris nous ne t’aimons pas », « non aux tentatives démocraticides », « ne touche pas à ma Constitution », « un WC public vaut mieux que le Sénat », « où est passé l’or du Burkina ? ». « Blaise dit seulement une seule phrase : je ne serai pas candidat en 2015. Et le Burkina est sauvé », « FEDAP / BC : Fédération pour pilleurs de biens communs », « 1987-2014 : 27 ans de mensonges. Bilan : médiations », «l’ harmattan noir : Blaise quitte le pouvoir », « l’exemple sénégalais se produira au Burkina en 2015, « à bas les lézards de mauvais augure », « non au pouvoir à vie des franc-maçons » etc.

Le gouvernement à travers son Service d’information (SIG) a aussitôt réagi ce dimanche 19 janvier 2014 en se félicitant que les  manifestants se soient exprimé dans « le respect de l’ordre dans les différentes villes où ils ont prononcé des discours et évoqué leurs préoccupations ». Le gouvernement  se dit par ailleurs prêt  « au dialogue dans le cadre républicain, la tolérance et le respect des différences politiques ». En tout cas, une alerte forte a été lancée de ce que sera la suite des évènements dans les mois à venir.

 


« Tambogdin » : ces fosses qui fâchent (1)

Ouagadougou est une ville où se pratiquent pas mal d’activités professionnelles. La plupart connues et reconnues, certaines méconnues, non reconnues, mais tolérées. Elles se retrouvent dans le secteur informel, celui qui offre le plus d’emplois aux burkinabè. Pourtant des voix ne se lassent de donner une mauvaise image de certains de ces travaux en les qualifiant de sots, de vils, etc. Parmi ces activités non considérées, l’une sort du lot et se positionne parmi les plus pratiquées, controversée surtout en zone périphérique. Il s’agit de l’extraction du banco. Les conditions de travail dans ces immenses fosses aux nombreuses conséquences suscitent des indignations. Faut-il l’interdire alors que des milliers d’Ouagalais y trouvent leur pitance et logement ?

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Fusion des différentes facettes du Tamboko
Ph. Ismaël Compaoré

Pourquoi « Tambogdin » ?

Le « Tamboko » se définit comme étant le trou dans lequel l’on extrait la terre pour la confection des briques, la construction des maisons en terre etc. Ainsi « Tambogdin », une partie du quartier Karpala à Ouagadougou doit son nom à ces immenses fosses. Elles laissent des passages étroits permettant aux extracteurs de la terre et autres riverains de circuler à pied, à vélo, à moto ou avec surtout des charrettes.

Où peut-on localiser ces trous géants ?

Ces trous, localisés dans les quartiers périphériques de la capitale communément appelés « non lotis » présentent de gigantesques images souvent à perte de vue. Il faut dire que certains d’entre eux délaissés se trouvent au milieu des concessions dans les zones loties autrefois non loties. Celui en face du six mettre longeant le CSPS (Centre de santé et de promotion sociale) du secteur 51 (ex secteur 30) est révélateur de cet état de fait. Reste à savoir pourquoi ces trous sont florissants dans ces endroits de la ville ?

Le « Tamboko », une nécessité matérielle et vitale pour le citoyen moyen ?

Le ciment coûte excessivement cher au Burkina Faso (Ciment du Togo : 6 750 F CFA, Burkina : 6 250) et une brique en ciment se négocie à 250 F CFA sur la place du marché. Illusion donc pour bon nombre de citoyens de prétendre construire ne serait-ce qu’une bicoque avec cette denrée rare. Le banco se présente donc comme une nécessité pour ces populations au vu du prix des briques relativement moins cher (35 F CFA pour une brique). Aussi si certains en font un besoin personnel, d’autres l’exploitent à des fins commerciales. Nombreux sont les Ouagalais qui vivent de cette activité. Ainsi chaque jour des dizaines de charretiers affluent dans ces fosses à la quête de la pitance quotidienne. Véritable source d’emplois  pour ces derniers, ils bravent les risques et périls, mais polluent surtout la vie des  populations, des riverains et  l’environnement autour de ces mines de terres.

Les conditions de travail d’un secteur méconnu

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Des enfants bravant les risques (l’insalubrité, la fumée…) à la quête de fer, de zinc, de caoutchouc etc. bref tout ce qui est commercialisable
Ph. Ismaël Compaoré

Seuls les travailleurs et observateurs assidus peuvent en dire quelque chose. Sous le soleil brulant, ces « creuseurs de terre » comme on les appelle vont et viennent. Conduits généralement par des ânes à travers leurs charrettes, ils pénètrent dans les fosses en empruntant des passages étroits taillés des deux côtés. En outre, sur cette portion de terre laissée étroitement, il suffit de la moindre imprudence pour se retrouver renversé dans ces gigantesques « tombes ouvertes ». « Il faut donc faire preuve tantôt de prudence, tantôt d’intelligence et surtout beaucoup de courage pour pratiquer cette activité » nous raconte un extracteur. « J’en ai extrait des tonnes après treize ans d’expérience dans cette activité » conclut-il. Une fois dans la fosse on voit les longues pioches se soulever et s’abaisser. Enfin vient le tour de la pelle pour le chargement dans les charrettes. Après cette phase, il faut remonter en surface : c’est la sortie. Là encore le physique du conducteur y joue pour beaucoup, car il s’agit d’aider l’âne à l’avant de la charrette à remonter la pente.

Au-delà de tout cela, l’on est choqué en tant qu’observateur et même apeuré à la vue des trous secondaires qui se situent dans la fosse principale. A certains endroits de ces fosses, l’on se croirait dans une maison souterraine. Il suffit seulement d’une fissure à ces endroits et c’est l’éboulement, pas besoin qu’on soit en saison pluvieuse.

Aussi véritables poubelles et toilettes publiques, les risques de blessures par morsures de serpents, objets souillés…, les contractions de maladies infectieuses de diverse nature cohabitent également dans ces lieux laissant place aux inévitables conséquences.

 

A Suivre…

Mais en attendant, je traîne mes os dans ces endroits insalubres à la quête de réponses !

 


Des beats afro…au Festival Afro Beat de Ouagadougou

Tampouy, l’un des plus grands quartiers populaires de Ouagadougou a vibré du 08 au 10 novembre dernier entre musiques afro, danse, exposition vente de plats culinaires etc. Et pour cause le Festival Afro Beat de Ouagadougou y avait déposé ses valises.

affiche afro beat
Affiche officielle de la deuxième édition du Festival Afro Beat de Ouagadougou

Au Festival Afro Beat de Ouagadougou

Parrainé par le Ministre des Droits Humains et de la promotion civique, madame Julie Prudence NIGNAN / SOMDA, le Festival Afro Beat de Ouagadougou a refermé ses portes ce 10 novembre 2013. En seulement deux (02) éditions, il est en train de s’imposer comme l’un des plus grands festivals de rue, populaire de la capitale burkinabè. Cette édition a connu la participation d’artistes de renoms et des innovations majeures ont été constatées.

Des concerts live chaque soir

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L’ambiance des soirées sur le podium du festival (Ph. Ismaël COMPAORE)

Le plateau omnisport de Tampouy fut transformé en une véritable scène artistique. En live, « des bêtes de scène », de gros calibres artistiques se sont déchainés sans retenue, offrant tout simplement un spectacle de qualité et renvoyant à la réflexion et au rêve la plupart des spectateurs sur les défis et acquits de notre chère Afrique. En trois jours de festival, se sont succédé sur scène des artistes comme le conteur Noaga, Zabda, les groupes Sarakan, Labandjoro, Négroïde etc. C’est l’activité phare de ce festival d’un autre ton où rythmes et sonorités africaines s’y mêlent aux réflexions culturelles, politiques, économiques…
Au Festival Afro Beat de Ouagadougou il n’y a pas que de la musique on pouvait également boire et manger.

La rue marchande

Tout autour, toujours dans cet espace généreux du plateau omnisport, une rue marchande s’étendait juste à proximité. Des mets africains y étaient exposés. Aussi des boissons alcoolisées, de la sucrerie et des jus africains de toutes sortes étaient également là pour aider à « pousser » ces plats délicieux, savoureux qu’on ne trouve plus facilement au moindre arrêt à Ouagadougou.

Les piliers de ce festival Burkinabè aux ambitions africaines

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Le comité d’organisation de cette deuxième édition d’Afro Beat ( Ph. Ismaël COMPAORE)

Des coulisses de ce festival se cachent l’ombre de plusieurs jeunes en majorité fils de Tampouy. Jeunes africains, moins de la trentaine, ils incarnent déjà l’avenir d’un Burkina, d’une Afrique culturelle nouvelle. Artistes musiciens, danseurs, graphistes, manager, économistes, administrateurs, communicateurs etc. constituent l’équipe dirigeante de ce festival présidé par Jean Marie NABI. La diversité des profils témoigne surtout des opinions et de la profondeur des idées prônées.
A l’issue d’une dernière soirée riche en son et en lumière rendez-vous a été donné en novembre 2014 pour la 3ème édition du Festival Afro Beat de Ouagadougou.


Eclipse solaire au Burkina Faso : ainsi le chat attrapera le soleil

Le Burkina Faso tout entier vivra un phénomène unique. Pendant plus de trois heures, les 13 régions, l’ensemble des 45 provinces du pays vivront ces instants magiques, mais aussi pleins de risque surtout pour la noblesse des sens : l’œil. Des experts montent déjà au créneau pour expliquer ce que c’est réellement et quelles en sont les implications, les autorités aussi. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable en a fait cas lors du Conseil des ministres du 2 octobre dernier. Que de propos éclairants destinés à des gens déjà informés et avertis de la question. « C’est bien, mais ce n’est pas arrivé » dirait le commerçant de Rood Wooko (grand marché de Ouagadougou). La compréhension de ces vérités scientifiques reste l’apanage d’une minorité dans notre chère patrie le Faso. Ils le savent tous et peuvent juste se renseigner auprès du ministre de l’Education nationale. Non ! Pas les chiffres destinés aux experts de l’ONU, à l’objectif II des Objectifs du millénaire pour le développement. Ceux réels qu’on aperçoit au quotidien dans le pays réel.  En tout cas les prévisions sont millimétriques et à la seconde près quant à cette éclipse solaire qui se profile à l’horizon. Que la science est merveilleuse ! Comme pour valider cette célèbre phrase de Copernic quand il affirme que « la science a vaincu les ténèbres». Le Faso s’apprête donc à vivre une éclipse solaire. Mais qu’est-ce qu’une éclipse solaire ?

 

Tentative de compréhension 

IMAGE ECLIPSE SOLAIRE AU BURKINA
Eclipse solaire hybride du 3 novembre 2013.

Selon le magazine Futura-Science, une éclipse solaire est le « passage du Soleil derrière la Lune qui le cache à la vue d´un observateur terrestre. C´est donc, en fait, l’occultation du Soleil par la Lune. L´éclipse de Soleil est dite totale quand la lune masque complètement le soleil, annulaire quand le disque lunaire se projette sur le soleil en laissant apparaître un anneau de lumière concentrique, partielle quand la lune masque en partie le soleil sans que l´on se retrouve dans les conditions d´éclipse totale ou annulaire ». Définition complète et très riche, mais trop complexe et inaccessible pour nous ou du moins la plupart de ceux de ma banlieue dans la périphérie-Est de Ouagadougou. Pas seulement nous,  ils sont des milliers, ces burkinabè, qui ont envie de comprendre enfin et de vaincre ce « mystère » afin d’éviter pour eux et pour leurs descendants surtout ces brûlures accélérées de la rétine, dont font cas les spécialistes, cause d’une cécité imminente pourvu qu’on leur explique et fasse comprendre dans leur langue et canaux de communication habituels.

Souvenir de l’ambiance d’une éclipse lunaire à Ouagadougou

Qui ne se rappelle pas de ces éclipses lunaires à Ouagadougou où la nuit se transforme spontanément comme une journée de carnaval à Rio. En tout cas dans les quartiers populaires en plein centre Ouagadougou (Ex-Zangouétin, Tiendpalogo, Koulouba, Kamsongnin, St Léon, Bilgalogo etc.) on s’en souvient comme si c’était hier. Ça tape et chante avec pour refrain favori « le chat a attrapé la lune, laisse-la partir ». En termes d’instruments de musique, on trouve du tout. Des bidons, boîtes vides d’huile, de lait…, de grosses bassines… et même les portes de certains bâtiments, bref, tout ce qui peut faire du bruit est bienvenu. Les enfants se croyant en fête jubilent et participent au maximum à ce « combat contre le chat ». Et même des troupes professionnelles s’y impliquent armées de leurs djèmbés, tambours etc. C’est passionnant, c’est épuisant… pourvu que « le chat lâche enfin la lune ». En plus c’est la nuit et sans danger pour la rétine des yeux, même si c’était le cas, peu seront ceux qui le sauront. Cette fois-ci, le phénomène sera tout autre. Il se produira dans la journée. Quelle sera donc l’atmosphère à Ouagadougou ?

Le 3 novembre prochain à Ouagadougou

Ce jour là à partir de 11 h : 27 min : 28 s, on vivra en direct cette éclipse solaire, et ce jusqu’à 14 h : 39 min : 27 s.

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Ph. Wikipédia

La journée d’un novembre habituellement chaude et très ensoleillée serait autre.  Le soleil n’aura plus ses forces naturelles intactes pour nous arroser de ses rayons ultras violets. Et même à partir de 13 : 06 : 43, ce sera l’obscuration maximale, 60 % du disque solaire sera affecté. On vivra la nuit à 13 h.

Actualité oblige, ma banlieue aussi n’est pas en reste. On en parle dans les kiosques, les « grin  de thé » (groupes de jeunes se retrouvant pour une partie de causerie autour du thé), dans les cabarets, au marché,  à l’église ou à la mosquée etc. Chacun y va de ses analyses et commentaires. C’est le 3 novembre et le « chat attrapera le soleil ». C’est l’argument phare d’experts d’une autre trempe, mon boutiquier inclus, convaincu et étalant sa théorie à qui veut bien l’entendre. J’adore l’écouter, « c’est métaphysique, l’homme blanc ne peut pas tout expliquer et prévoir » dit-il.

La théorie du « bruit » obstacle à l’avancée du « chat »

Le chat, animal domestique de l’ordre des carnassiers digitigrades, meilleur ami de l’homme tout comme le chien est accusé à tord ou à raison d’être l’auteur de ce hold-up lunaire ou solaire. C’est selon ! Pour ce 3 novembre au Burkina, c’est le soleil qu’il visera, sa cible de quelques heures. Comment le chat parviendra-t-il à gravir les 149 600 000 km qui nous séparent de cette  étoile du système solaire de 286,13° d’ascension droite et de 63,87° de déclinaison ? Personne ne le sait, même pas mon expert boutiquier. Mais ce qu’il sait, ce qui est sûr, c’est que ça se produira et le « chat » ira à l’assaut du « soleil » ce jour. Seul le « bruit » peut le dissuader jusqu’à ce qu’il abandonne son aventure dans les cieux.  Le « bruit » le dérange, sa le démange, il ne peut continuer et abandonnera cette aventure périlleuse au grand souhait et bonheur du soleil et des humains qu’il éclaire. Reste à savoir qui se lancera dans cette lutte pour la libération du « soleil », la production du « bruit » contre le « chat » le 3 novembre prochain à Ouagadougou dès 11 h : 27 min : 28 s. Mon boutiquier est prêt et s’érige déjà en fervent défenseur de cette cause. Il a même beaucoup d’adeptes convaincus de cette théorie depuis des lunes et d’autres qu’il concocte au fil des jours. Ça va taper ! Ça va danser ! En ce temps, les « bouts de bois de Dieu », les enfants ne s’y mêlent pas ils attendent tout simplement le jour pour l’ambiance.

Les risques ne sont pas loin

J’attends impatiemment le jour comme la plupart des burkinabè, mais je crains également pour les enfants de ma banlieue, des quartiers populaires de Ouagadougou. Heureusement que le 3 novembre sera un dimanche, donc pas d’école ce jour. Mais c’est le jour tant convoité par les enfants, jour de football…, de course poursuite entre camarades, de jeux de toutes sortes à l’abri des yeux des parents et souvent même très loin du domicile. A l’heure de l’éclipse beaucoup seront dehors en train de pavaner et de profiter de ce beau climat que leur offre un dimanche particulier. Bonjour alors les dangers pour de jeunes rétines innocentes. Les experts, pas ceux de la trempe de mon boutiquier, les scientifiques ne cessent d’insister sur les conséquences qu’un simple regard peut provoquer à l’observation sans protections adéquates des yeux. C’est la cécité assurée, disent-ils, puisqu’il peut provoquer des lésions graves de la rétine des yeux. A Ouagadougou ces protections existent déjà. Les commerçants vendent maintenant des lunettes de protection contre les dangers de l’éclipse solaire, des « lunettes d’éclipse ». Les lunettes sont donc disponibles sur le marché, certaines de bonne qualité et même certifiées, mais la plus part de qualité douteuse. Au client de faire alors très attention dans son choix. « La solution de la prison momentanée » qui consiste à s’enfermer ou à enfermer les enfants pendant la période de l’éclipse n’est pas une solution, laissent croire la plu part des spécialistes. Mais elle peut bien être une solution réelle et efficace dans bien des familles à Ouagadougou. Les priorités sont autres et ce n’est pas en profitant quelques heures d’une merveilleuse vue d’une éclipse solaire aussi rare que « le caca d’un chat » que tu pourras te remplir le ventre et ceux de ta famille, répondront bon nombre de burkinabè quand ils feront un petit calcul rapide au vu du nombre de leurs femmes, enfants, frères, cousins, nièces oncles… à leur charge à qui il faudrait offrir des lunettes. Tout compte faire nous n’aurons jamais les mêmes appréciations et préoccupations face au phénomène. Mais ce qui est important et imminent, c’est une sensibilisation rapide jusqu’aux profondeurs du pays avant le 3 novembre pour que chacun puisse savoir à quoi s’attendre réellement et à quoi s’en tenir ?

La balle est dans le camp des autorités, du gouvernement, des conseils municipaux… 

 

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Un crieur public annonçant les bonnes et les mauvaises  nouvelles (Ph. blog de Djougou).

Avons-nous déjà oublié le travail formidable des « crieurs publics » accomplis çà et là dans les différentes régions du pays ? Tout comme pendant les campagnes de sensibilisation pour la vaccination des enfants contre la poliomyélite…, ils ont également leur rôle dans l’information de la population sur les dangers et les précautions à prendre pendant ces quelques heures d’éclipse solaire que nous vivrons. En plus du travail d’information que font déjà quelques radios,  télévisions et journaux de la place, ces « crieurs publics » sont également une source sûre de transmission de l’information juste auprès des populations surtout dans les campagnes. Chaque quartier, arrondissement, département etc. a ses « crieurs publics » connus et il suffit de les impliquer pour que le message puisse mieux passer jusqu’au petit hameau du Burkina afin qu’une rétine d’œil mal informée ne soit la cible de ce phénomène extraordinaire qu’on s’apprête à vivre.

 


Opération « mana mana » au cimetière de Dagnoen de Ouagadougou : Acte II de la commémoration des 96 heures pour Thomas SANKARA

« Ne tiré pas, on ne tue pas des Idées» affirmait Thomas SANKARA le 08 octobre 1987 à Ouagadougou dans un discours commémoratif des 20 ans de l’assassinat de Che GUEVARA devant une délégation cubaine et en présence de Camilo March GUEVARA un des fils du Che.  Une semaine plus tard soit le 15 octobre 1987 en la faveur d’un coup d’Etat, Thomas SANKARA fut assassiné et Blaise COMPAORE accède au pouvoir et propose la rectification.

26 ans après ce crime, Blaise COMPAORE s’accroche toujours à son fauteuil présidentiel, mais Thomas SANKARA continue de ravir la vedette tant son œuvre et ses idées rayonnent, illuminent et inspirent de milliers de jeunes.  « Tuez SANKARA, des milliers de SANKARA naitront » disait-il ; et la prophétie se réalisa.

En ce 26ème anniversaire, des commémorations sont prévues à travers le monde notamment au Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali, en France, en Italie, à Washington, en Allemagne, au Canada, en Ireland, en Angleterre, en Belgique etc.

Au Burkina Faso, la commémoration bat déjà son plein depuis le samedi 12 octobre 2013. Le Mouvement « Le Balai Citoyen » et la Fondation Thomas SANKARA organisent les 96 heures pour Thomas SANKARA.

Retour sur l’acte I : Une conférence publique au CBC

Les activités furent lancées par une conférence publique le 12 octobre dernier au CBC sur le thème « La construction d’un mouvement révolutionnaire ; l’expérience de Thomas SANKARA ». Valère SOME, ancien ministre et ami personnel de SANKARA, auteur de « Thomas SANKARA, l’espoir assassiné »,  maitre Prosper FARAMA, Fidèle KIENTEGA et Abdoul Salam KABORE, conférenciers du jour, ont partagé leur expérience et leur vison en rapport avec l’homme et son œuvre. Le public à eu droit à des débats d’une grande qualité.

Acte II : opération « mana mana » au cimetière de Dagnoen

Sous un soleil de plomb, muni de dabas, de râteaux, de machettes, de balais etc., le Mouvement « Le Balai Citoyen » avec en tête les deux portes paroles, les artistes musiciens Sams’k le Jah et Smockey,  a débroussaillé, balayé, rendu propre, praticable et vivable le cimetière ou repose Thomas SANKARA et ses camarades.

Suivre l’activité en image :

A la fin, les organisateurs ont rappelé la suite du programme :

v  Lundi 14 octobre 2013 : rendez vous devant le Lycée Nelson Mandela à 18 heures 30 pour la visite à la famille SANKARA à Paspanga

v  Mardi 15 octobre :

–          15 h : Rassemblement devant la mairie de Bogodogo suivi d’une marche en direction du cimetière de Dagnoen

–          16 h : Dépôt de gerbes et discours au cimetière

–          19 h : Projection de films sur Thomas SANKARA

–          20 h : installation officiel des « clubs Cibal »

–         21 h 30 : Concert avec Smockey, Sams’k le Jah, Basic Soul, Piv’O au terrain de Wemtenga.

 

 

 


« AfriKibare », les nouvelles de l’Afrique

L’aventure commença par ce message «Bonjour, nous avons le plaisir de vous informer que vous faites partie de la sélection des blogueurs 2013 de Mondoblog […]». Inutile de vous dire quelle à été ma joie après la réception d’une telle nouvelle.

De là est né «AfriKibare », un site utilisant le réseau Mondoblog.

Ph. Ismaël Compaoré

 

« AfriKibare » est une contraction entre Afrique et Kibare. « Kibare » est l’équivalent en français de « nouvelle » dans la langue mooré du Burkina Faso. « AfriKibare » veut donc tout simplement dire « les nouvelles de l’Afrique ».

De la capitale Ouagadougou où je traîne ma silhouette, émanerons mes nouvelles, mes passions, mes rêves, mes craintes, mes propositions…pour mon Burkina, pour l’Afrique.

L’Afrique, UNE Afrique, celle jadis de nos aïeux, aujourd’hui la notre et demain la leur, celle de notre progéniture…occupe le lit de mes insomnies.  Son histoire, son quotidien et son lendemain hante mes pensées.

Jusque là quelle a été notre quote-part ? Et à l’avenir quelle sera notre contribution dans l’édification de cette immense pyramide que notre génération a à bâtir ?

« AfriKibare » traitera de politique, de littérature, de panafricanisme, d’engagement citoyen, de culture, du quotidien, de sport… Bref, un site généraliste à l’image des merveilles, diversités, richesses, paradoxe, contradictions… de mon continent.

En route pour l’Afrique,

En route pour le Burkina Faso,

En route pour Ouagadougou.