Jean Paul Soro

Côte d’Ivoire : les papos de la République

Nous sommes à quelques mois des joutes électorales en Côte d’Ivoire et l’ambiance devient électrique. Pas un seul jour ne passe sans qu’un scandale incriminant des personnalités politiques ne secouent les tabloïds et les réseaux sociaux. Est-ce une nouvelle façon de faire la politique qui voit le jour en Éburnie ?

La nouvelle arme politique des politiques ivoiriens  »casser les papos* »

Ces derniers mois la scène politique est animée par des scandales qui se succèdent. De quoi réjouir les patrons des tabloïds ivoiriens qui n’hésitent pas en faire des gros titres. « Casser les papos » de son adversaire, même au bas de la ceinture, devient une arme politique en Côte d’Ivoire.

Des vidéos compromettantes ou encore des enregistrements sonores se retrouvent sur la place publique. De quoi entacher l’image des personnalités concernées. L’une de ces vidéos montre un ministre d’État tenant un joint en main. Les médias ont insinué que ce joint était de la drogue alors que les partisans du ministre soutiennent mordicus que c’était une cigarette. Intox ou info? Difficile de le savoir. Seul le tabloïd en ligne  »Le justicier » peut nous dire si le ministre Hamed Bakayoko fume de la drogue ou pas.

La seconde affaire incrimine une autre personnalité de la République à travers une sex-tape qui se retrouve sur les réseaux sociaux. L’homme, cédant probablement à la pression, se masturbe devant une caméra. Certains internautes font de l’humour noir en disant que « le pouvoir se masturbe » avant les élections de 2020, à force de réfléchir à la manière de gagner les élections sans le soutien de Henri Konan Bédié président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire. Comment cette vidéo se retrouve sur les réseaux sociaux ? C’est toute la question. Tous les coups bas sont donc permis. Il se peut que les acteurs de la scène politique s’épient mutuellement pour dénigrer ou détruire l’image voire la carrière de l’adversaire politique.

Les politiques connectés

Depuis un bout de temps on sent un remue-ménage dans la sphère politique ivoirienne. Tous utilisent internet à fond. On peut le dire : Donald Trump a fait des émules en Côte d’Ivoire.

Le premier à s’être illustré est le ministre Alain Lobognon, le député de la ville de Fresco en Côte d’Ivoire. Ce dernier utilise les tweets comme arme politique. Il n’hésite pas à lancer des piques au pouvoir. D’ailleurs, un tweet a conduit Alain Lobognon en prison, à la grande surprise de tous.  On peut citer d’autres personnalités actives, comme Mamadou Koulibaly, le député d’Azaguié ou encore le désormais ex-président de l’Assemblée nationale, Soro Kignafori Guillaume, qui twitte régulièrement.

Le net, nouvel observateur des élections en Côte d’Ivoire

Comment truquer les élections en Côte d’Ivoire aujourd’hui revient à chercher de la viande sur un os. Les internautes ivoiriens sont tous des observateurs. On l’a vu lors des dernières élections municipales lorsque les internautes ont réussi à empêcher la fraude. Le cas du plateau est un exemple flagrant (c’est mon avis d’internaute). Le nouveau maire n’a eu son fauteuil que grâce à la mobilisation des internautes jusqu’à son installation. Le nouveau maire Jacques Ehouo peut dire un grand merci aux internautes et à Marc Zuckerberg. On peut dire une chose, vive la démocratie du net en Côte d’Ivoire.

*le fait de révéler les secrets d’une personne.

 


En attendant le retour de Gbagbo

En attendant le probable retour de Gbagbo les Africains et particulièrement les Ivoiriens sont frileux. La CPI vient de décider de son acquittement. Mais sa remise en liberté est toujours suspendue à la demande du procureur, dans l’attente d’un nouvel appel. Une nouvelle audience aura lieu demain, mercredi 15 janvier. Pendant ce temps, on suppute, on fulmine, on s’encourage. Et la question demeure : Gbagbo va-t-il sortir ?

On attend Gbagbo comme on attend Godot

Gbagbo est attendu par une grande partie des Ivoiriens comme on attend un messie. Un messie qui viendra les sauver d’un mal. Au-delà de sa libération, c’est la libération d’un espoir, un désir de réconciliation. L’homme qu’on appelle sous plusieurs sobriquets  »seplou », « le Woody de MAMA » pour ceux qui l’aiment bien et pour ces adversaires politiques  »le machiavel des lagunes » ou encore  »le boulanger », est vu par certains comme une sorte de Godot qui viendra sauver tout le monde et rétablir l’ordre.

Laurent Gbagbo devant la CPI – crédit : UN

Si Gbagbo vient

Si Gbagbo est libéré, c’est gâté à Yopougon*, les plus heureux dans l’affaire seront les tenanciers de maquis, bars et boîtes de nuit. Les Ivoiriens pro-Gbagbo n’hésiteront pas à envahir ces endroits pour exprimer leur joie. La dernière nouvelle de sa fausse libération avait déclenché une hystérie générale dans les rues de Yopougon, le fief de Laurent Gbagbo le mois de décembre passé. Une foule compacte avait envahi les rues en scandant :  »Gbagbo libéré! Gbagbo libéré ! »

Gbagbo « pissanssi »*

Gbagbo est sans aucun doute le président qui aura eu la côte la plus élevée auprès de la jeunesse. C’était d’ailleurs un argument du procureur McDonald auprès de CPI qui estime qu’il est trop populaire. Eh oui ! Il est adulé par une partie des Ivoiriens. Quand on parcours les grins de thé* les causeries sont dominées par les discours de l’époque Gbagbo et on rit à cœur ouvert. Gbagbo a traversé toutes les générations. De ceux qui sont âgés jusqu’à ceux qui ont 15 ans aujourd’hui. On connaît Gbagbo.

En attendant Gbagbo, on attend la prochaine audience !

*Un quartier populaire d’Abidjan

*Endroit où on s’assoit pour passer le temps

* »pissanssi » c’est un terme malinké pour chanter les louanges d’une personne courageuse et déterminée


BAZIE ET MATOU ET L’AMOUR

Bazié est amoureux , Abidjan ici on dit  » il a çà dans ses dents ». Chaque fois que son épouse passe devant lui Bazié ressent des palpitations, c’est comme s’il venait de la rencontrer. Ah l’amour! Quand tu nous tient. Vous êtes t’il déjà arrivé de tomber amoureux une seconde fois de votre compagne?

Une belle histoire d’amour

Bazié est amoureux oui très amoureux, d’un amour indescriptible, un amour presque étonnant. Pour la plupart des hommes , il est impossible de tomber amoureux une seconde fois d’une personne qu’on aime déjà mais Bazié l’a fait. Bazié se rappelait les circonstances dans lesquelles il avait rencontré Matou son quartier de Yopougon à Abidjan. Matou s’était s’était imposé à Bazié. Matou travaillait dans une buvette que Bazié fréquentait et après une soirée bien arrosée au koutoukou d’Aboissso que Bazié avait emporté Matou chez lui. C’est après cet épisode que Matou avait élu domicile chez notre héros Bazié qui gonflait le rend des hommes qui ont la corde au cou.

 

 

La saint valentin

Bazié était plongé dans ses réflexions pour Prouver son amour à Matou lorsque son imaginatif cousin Bamoro lui parla de la saint valentin. Il lui expliqua que cette fête était dédié aux amoureux et que à cette occasion les hommes offrait des fleurs à leurs femmes et vice versa. Bazié connaissait son épouse Matou et elle n’était pas romantique  comme les femmes blanches ou comme les femmes de Cocody. Matou allait aimer une soirée au restaurant et le bon poisson braisée de la tantie au carrefour Bouassy de Yopougon toit rouge. Bamoro insista auprès de Bazié d’acheter du bon vin bouchée et de ne pas prendre les vins châteaux de France ou encore des liqueurs Calao pour essayer de griser la mémoire parce que ces produits sont interdits par le gouvernement. Bazié décida qu’il allait boire du bon bissap fait maison  et lover tranquillement autour d’un bon foutou à la sauce graine.

 

 


Bazié et la rupture du jeûne

Pour  le mois de jeûne de cette année, notre héros Bazié avait décidé de poser ses valises chez  son cousin Ali. Ce dernier   avait un  atelier de menuisierie dans la périphérie de  Abobo gare1. Le séjour chez son cousin se déroulait bien jusqu’au jour  où quelque chose de terrible arrive…

 

On se souvient que l’année dernière Bazié avait posé les valises chez son  Oncle Bamoudjê  à Bouaké et que les choses s’étaient mal passées. Pour  ces raisons  notre héros ne pouvait  donc  pas se rendre chez  son Oncle. C’est la destination Abidjan précisément chez Ali son cousin  qui s’imposait à notre héros national2 Bazié.  Ali avait des traits de ressemblances avec son cousin  Bazié et ce n’était pas le seul point. Ils aimaient tous les deux manger et faire la vie de Louga3. Bazié allait donc passé un séjour et surtout un bon mois de jeûne.                                                       Le mois de ramadan  dans la maisonnée Ali était un mois d’abondance où victuailles de toutes sortes se chamaillaient la natte sur laquelle Ali et les siens mangeaient à 4 heures du matin. On aurait dit que Ali utilisait toutes ses  économies de menuisier  pour  le mois de jeûne tant sa table était aussi riche que celle d’un roi.  Et comme Bazié étaient arrivé chez lui  Ali  voulait  lui faire  plaisir.  Il demanda à son épouse Safi de faire une cuisine  spéciale durant tout  séjour  de  son invité spécial c’est-à-dire durant tout le mois de jeûne. Jusque  là tout se passait bien et Bazié se comportait comme un invité modèle.

Bouillie de riz au lait – Image google-

Les cinq premiers jours  du mois de jeûne, le temps était clément. Il n’y avait pas de soleil comme les autres années. Il pleuvait toutes les nuits et souvent toute la journée. Bazié était plus qu’enchanté  parce que à cette allure, il n’allait pas sentir le temps passé mais cela ne dura pas. Le sixième jour le soleil était à son firmament, le soleil se vengeait de la pluie en pointant ses aiguilles dans le ventre des fidèles musulmans qui vivaient enfin la souffrance lié au jeûne. Bazié ne fut pas épargné. Ce jour là il guetta l’heure de  la rupture du jeûne.  Quand 18h 30 arriva, Bazié prit un grand verre d’eau tiède qu’il tira d’un coup puis ce fut le défilé des mets sur la grande natte  étendu au milieu de la cour.

Safi faisait vint d’abord avec du tamaro puis du Bissap et du Gnamakoudji. Elle renchérit avec de la bouillie de mil au gingembre et de la bouillie de riz accompagné de lait caillé. Bazié se goinfrait de tous  ces mets sans réfléchir.  Il mangea un peu de tamaro, bu du bissap et un peu de Gnamakoudji sans oublier la bouillie de riz au lait caillé. Bazié se gava  comme il se doit. Le lendemain à 4h  du matin, il en fit de même pour selon lui résister  pendant la journée : Igname bouillit, riz au gras, riz sauce arachide,  bouillie de mil à la poudre de baobab  tout y passa.

bouillie de mil-Image google-

En milieu de journée Bazié décida d’aller faire des courses dans la commune d’Adjamé, le centre commercial à ciel ouvert de la ville d’Abidjan. Il monta dans un gbaka4, le trajet se déroulait bien jusqu’ à quelques mètres de Adjamé Liberté lorsque le ventre de Bazié émit un son semblable à celui d’un chiot qui miaule. Son voisin lui demanda si ça allait, il dit oui de la tête. Le gbaka s’immobilisa à cause d’un embouteillage et Bazié ressentait un fort besoin de laisser du vent mais à cette étape il risquait de déféquer au lieu de péter. Bazié ne pouvait plus attendre, il descend court  droit devant lui. Son ventre gargouille de nouveau.  Il cherchait des toilettes publiques mais il n’y en avait pas à proximité. A présent Bazié ne pouvait plus courir. Son visage était rempli de sueur et il souffrait à vue d’œil. Bazié  désespéré  cherchait un endroit, un talus pour faire ça mais à Adjamé il n’y avait que des boutiques et des magasins.  Bazié repéra un grand caniveau dans lequel il pouvait se cacher pour  faire ça mais il ne pouvait se cacher du regard des curieux. A cet instant précis il pensa au conseil du sage du village qui disait que ‘’ la petite honte est grande que la plus grande honte’’.      Il se soulagea en se promettant de faire désormais attention à ce qu’il va mettre dans son ventre.

 

1-Abobo gare:  Un quartier de la Commune d’Abobo qui se trouve au nord de la ville d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

2-Bazié héros national:  Bazié est notre héros national parce que dans nos précédents récits Bazié avait Battu et libérer la commune de Yopougon (Abidjan) des jeunes délinquants appélés microbes.

3-La vie de Louga: Cette expression est inspiré de la vie de ce célèbre artiste Ivoirien du nom de François Louga qui a méné une vie de roi.

4-Gbaka: Véhicule de transport en commun  qui relie toutes les communes d’Abidjan.

 

 


L’incivisme ! Ce mal qui ronge les Ivoiriens

il arrive très souvent qu’un ministre de la république Ivoirienne coincé face à la presse  pointe un doigt accusateur sur l’incivisme des populations. Qu’à cela ne tienne. N’est-il pas temps de situer les responsabilités?

 

 

Le bouc émissaire

L’incivisme est le nouveau bouc émissaire des ministres de la république. A les entendre on a juste l’impression que l’incivisme des populations est le principal adversaire des actions du gouvernement. Toutes les décisions prises au sommet sont confrontés à un refus des populations d’obéir. Dans nos contrées africaines un proverbe illustre très bien ce qui se passe dans nos pays  »le poisson pourrit toujours par la tête ». En d’autres mots , s’il ya incivisme c’est depuis le sommet de l’Etat. Que font nos autorités pour faire respecter nos lois. Rien. Bien au contraire, ils contournent les lois en acceptant les pots de vins, les dessous de table, le droit de cuissage que dis-je le copinage.

Tout cela pris ensemble crée ce grand désordre qui règne dans les villes Ivoiriennes. Pour qu’on soit au même niveau de compréhension je vais rélever des scandales qui justifient l’incivisme de nos autorités. Dernièrement l’on apprend par les réseaux sociaux que près de 10 000 véhicules seraient sorties du GUA (Guichet Unique d’ Abidjan) sans dédouanement selon un communiqué de la DIrection générale des Douanes. Comment une telle chose a pu arriver? Je vous laisse imaginer votre réponse.
Je ne vous parle pas de loi qui interdit de conduire le télephone au volant sous peine d’amende de 10 000 FCFA. Laissez moi vous dire que personnes ne la respecte. Il y a aussi celle qui interdit de fumer en public. Eh bien. Personne ne la respecte. Je ne pourrai citer encore un chapelet de mesures prises sans effet coercitif. Pour se justifier le gouvernement parle d’incivisme des populations plutôt que de reconnaître l’inéfficacité de  la politique du gouvernement.

Incivisme ou refus d’obéir

 »Quand on parle au chien , il faut aussi parler à l’os » . En Côte d’Ivoire , il y a une chose  dont je suis sûre c’est qu’on ne respecte rien. Nous avons cette fâcheurses habitudes de ne rien prendre au sérieux. On s’en fout royalement des interdictions et autres règlements.Tu dis à un ivoirien par exemple on je jette pas les ordures ici. Il viendra  jetter les ordures à l’ndroit même où on lui a interdit de le faire sous prétexte qu’ils n’ont pas le choix. L’voirien n’hésite pas à voler les  bouches d’égoûts qui sont en fer pour fabriquer des fourneaux,  il enlève nuitamment les infracstructures en fer  pour son usage personnel, il  construit sa maison sur les caniveaux et les sorties d’eau au détriment de tout son entourage. L’ivoirien s’en fout royalement des lois qui sont prises en amont pour son confort. Il te servira cette phrase si on l’interpelle sur son attitude  » Loi qu’ils ont voté est-ce qu’eux mêmes la respecte? ». Tout ceci explique l’attitude  des populations. Comme quoi quand le bonheur doit venir , il touche d’abord ceux qui sont débout avant d’atteindre ceux qui sont assis. Il en est de même pour la société ivoirienne. Les gens de en haut en haut doivent donner l’exemple et le peuple suivra. CI

L’voirien est une personnne qui a besoin d’un président comme Rawling qui a d’ailleurs remis le peuple ghanéen sur les rails ou peut-être d’un Paul Kagame. Ces deux présidents sont citer en exemple par le tous dans les bistrots et grins. On peut parfois entendre dire  »Le général Guéi aurait pu mettre les ivoiriens au pas comme Rawling l’a fait au Ghana ou Sankara au Burkina Faso ». Je crois que la population a besoin d’un dirigeant charismatique qui fait appliquer les mesures qu’il prend pour  ranger la société.


Le retour sous condition des cerveaux

 

Comment favoriser le retour des cerveaux ?  Ces étudiants partis étudier en Europe ou en Amérique qui refusent de revenir en Afrique  sont aujourd’hui  courtisés par nos dirigeants. On parle de plus en plus du retour des cerveaux. Les cerveaux acceptent de revenir participer au développement de nos contrées africaines mais à quel prix ?

 

Un retour soumis  à condition

Le retour des cerveaux est- il possible? Chaque année des milliers de jeunes africains vont étudier en Europe ou Amérique pour avoir des diplômes  dans les plus grandes universités d’Europe et d’Amérique. Derrière ce désir d’étudier dans les écoles comme Harvard ou Princeton se cache un besoin d’avoir  un futur certain. A la fin de leurs études, ils sont tentés de rester pour étudier dans ces pays qui assurent un avenir glorieux.  Pour revenir ils posent des préalables:

-Avoir l’assurance d’avoir un bon boulot

-Un salaire comparable à celui vont abandonner en Europe

-Un quota dans certaines secteurs d’activités

Face à la problématique  de la fuite des compétences vers l’Occident  , les Etats africains ont décidé d’initier  une politique  dénommée ‘’Le retour des cerveaux’ https://pigistalement.mondoblog.org/ce-quil-faut-savoir-avant-de-retourner-au-bercail/. Une politique consistant à encourager le retour de la diaspora pour contribuer  au développement  des pays africains. Cette politique n’est pas sans conséquence pour les personnes qui ont obtenu tous leurs diplômes au pays.

L’inquiétude de la diaspora c’est l’insertion sociale. Ils veulent tous éviter de  grossir le nombre  de chômeurs  et de se voir ajouter au taux de chômeurs composite estimée à 2%.

 

L’épée de Damoclès

Obtenir  un stage voir un emploi dans une entreprise  en  Afrique et précisément en Côte d’Ivoire  est un véritable défi. Le chômage a un visage ce sont les nombreuses cabines téléphoniques  occupent les moindres recoins de la ville d’Abidjan et même de la Côte d’Ivoire profonde.

La plupart de ces jeunes ont au bas mot une Licence de l’enseignement général ou une Licence Professionnelle.  Ces jeunes  qui  ont   des diplômes  et qui exerce de petits emplois pour  assurer la pitance journalière sont les plus nombreux. Parmi eux  certains sont mieux  nantis  ils travaillent dans des entreprises qui refusent de les déclarer et de leurs permettre d’obtenir un numéro de sécurité sociale. Une autre menace   pèse sur leurs têtes celle de perdre leurs postes  au profit d’un étudiant de la diaspora.  Ceux là (la diaspora), on les estime plus que ceux qui ont commencé et fini leurs études sans sortir du pays.  Parfois ils sont recrutés avec un salaire deux fois plus gros que celui d’un local qui a les mêmes diplômes.  Belle injustice mais c’est comme ça comme on le dit bien ‘’Nul n’est prophète chez soi’’.

 

Un retour bien encadré

Le retour des cerveaux  en Afrique doit faire l’objet d’une politique spéciale. Des pays comme la Côte d’Ivoire ont déjà un ministère de l’intégration. Un poste ministériel qui confirme l’envie de l’Etat ivoirien de récupérer toutes ces compétences qui se gaspillent dans le froid d’Europe.  Cependant ce retour massif de la diaspora ne doit pas se faire au détriment des locaux  c’est à dire de ceux qui sont restés au pays par patriotisme ou par manque de moyens.

En  ce qui concerne les ivoiriens de la diaspora, ils doivent de référer à l’hymne nationale  de la Côte d’Ivoire au lieu de livrer a un chantage honteux.

Fiers ivoiriens le pays nous appelle.
Si nous avons, dans la paix, ramené la liberté,
Notre devoir sera d’être un modèle
De l’espérance promise a l’humanité
En forgeant, unis dans la foi nouvelle,
La patrie de la vraie fraternité.


BOUBA ou le cri du sang innocent

  1. Depuis quelques mois la Côte d’Ivoire est sécouée par une folie meurtrière , il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler d’un cas de disparition d’enfants ou de corps mutilés qu’on retrouve dans la broussaille. Le dernier cas (le meurtre de BOUBA)  à fait couler beaucoup d’encre et suscité  le ral le bol des populations…

Le crime de trop

Jusque là la population subissait avec éffroi les nombreux cas de vols d’enfants dans les hôpitaux, les corps sans vie rétrouvés ça et là à travers le pays , des corps souvent mutilés et vidés de leurs sangs. Le peuple était muet comme une carpe jusqu’à la disparition du petit BOUBA. C’est le nom du petit garçon qui a été enlévé puis tué par son voisin. Le motif de l’assassin est qu’il devait commettre ce crime pour satisfaire à un rituel qui devait le rendre riche. Il n’en fallait pas plus pour suscité un mouvement méné par des internautes. La toile à vite fait d’ attirer l’attention , dénoncer ces crimes crapuleux puis organiser une marche silencieuse à l’honneur de cet enfant enlévé trop tôt à l’affection de ses parents.

Rassemblement populaire à la memoire de BOUBA devant le CHU de ANGRE à Abidjan

 

Ral le bol

Ce mouvement de protestation à la mémoire de BOUBA est en réalité un mouvement pour dénoncer l’insécurité ambiante qui règne sur la vie des populations ivoiriennes. Un mouvement qui interpelle les autorités qui semblent avoir démissionné. L’assassin de BOUBA a certes été pris mais les assassins des autres enfants courent toujours les rues et le silence des autorités va susciter d’autres disciples de Jack l’éventreur. Les gerbes de fleurs déposées sur le lieu où BOUBA a été entérré témoigne de l’exaspération de la population ivoirienne.

Les autorités ont été obligé de suivre le mouvement de compassion de la population à la famille de BOUBA en témoigne le défilé de toutes les obédiences politiques chez les parents de BOUBA. Cet enfant  devient ainsi le visage d’un autre type de crime. Que devons nous faire pour endiguer ce problème ?  Pour trouver une solution à ses crimes il faut d’abord créer une loi spéciale pour punir les auteurs de ces crimes qui écopent souvent moins qu’il ne faut  et c’est bien dommage. Des internautes proposent même de créer une application qui sera denommée SOS BOUBA pour signaler les cas de disparitions  d’enfants. Une sorte d’alerte qui permet à tout les utilusateurs de l’application de connaître l’identité de l’enfant perdu.

Gerbes de fleur pour BOUBA

Le cri du sang innocent

BOUBA est certes morts mais ça mort a permi de faire bouger les lignes. Sa famille a reçu les plus hautes autorités de ce pays , des promesses ont été faîtes pour que BOUBA soit le dernier à mourir de cette façon. Et chaque minute qui passe compte dans ce combat contre qui passe des enfants sont enlevés, séquestrés pour des sacrifices rituels. Alors que j’écrivais cet article l’on m’apprend  la découverte du corps d’une jeune élève en classe de 5 ème dans la ville de Mbahiakro dans le centre de la Côte d’Ivoire , égorgé et vidée de son sang.

Corps de Vazoumana

Idem dans le nord de la Côté d’Ivoire précisement à Dikodougou où un oncle a tué pui vidé le sang de son neveu Vazoumana en classe de CE2 pour devenir riche. L’assassin (l’oncle) à aussi pris le soin d’enlever les parties génitales de son neveu. Pitoyable. Je dis bien chaque minute compte dans ce combat.

 


L’voirien nouveau et la justice

 

En côte d’Ivoire , s’il y a un sujet qui a volé la vedette à la polémique contre l’annexe fiscale 2018 s’est bien cette altercation entre une femme policier et un éminent député de l’Assemblée nationale…

La part des réseaux sociaux dans la polémique

 » il se passe toujours quelque chose à Abidjan » .On peut voir cet écriteau en face de l’université Félix Houphouet Boigny de Cocody. Et c’est la vérité. Après le mouvement  d’humeur des hommes d’affaires contre l’annexe fiscale 2018 c’est au tour d’une rixe entre deux autorités d’animer la toile. Il s’agit donc de cette altercation entre une policière qui aurait été gilflé par un député de notre assemblée nationale en plein exercice de sa fonction. La popoulation a son tour rudoyé l’honoable. Si l’on ignore  les causes réelles et les circonstances de l’incident , la toile notamment facebook nous donne une lecture presque partisane de l’action. A en croire certaines publications et commentaire sur un forum de discussion connu sous la denomination de  »OBSERVATOIRE DEMOCRATIQUE EN CÔTE D’IVOIRE ».

Yah Touré-Député de Duékoué Commune

 

La toile a pris fait et cause pour la policière  et on veut la peau de l’honorable Yah Touré  qui est le député de la circonscription électorale de Duekoué commune. On peut lire dans la presse quelques articles qui ont été consacré à cette affaire qui met une nouvelle fois encore notre justice à l’épreuve de la vérité.  https://apr-news.fr/fr/actualites/cote-divoire-lhonorable-yah-toure-defere-au-parquet

 

Immunité ne veut pas dire impunité

Les débats sur l’immunité du député Yah Touré font rage sur le forum ODCI (OBSERVATOIRE DEMOCRATIQUE EN CÔTE D’IVOIRE): Je rapporte quelques commentaires:

 »Aucun membre du Parlement ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu’avec l’autorisation de la chambre dont il est membre, sauf le cas de flagrant délit.Aucun membre du Parlement ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de la chambre dont il est membre, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnations définitives.La détention ou la poursuite d’un membre du Parlement est suspendue si la chambre dont il est membre le requiert. »

»ou sommes nous? l’autorité est bafouée. plus de respect. un député n’a pas le droit de gifler un policier aussi un député ne mérite pas d’être traité comme çà. l’un dans l’autre c’est le pays qui prend un coup. dommage »

»Nul n’est au dessus de la loi
Ce qui fais la force de la loi c’est qu’elle s’applique en toutes rigueur et en toutes impartialité…. »

Cette affaire nous amène à poser cette question : Nos élus sont-ils réellement representatif? . Même si à la fin de la procédure notre indigne député est relaxé il aura reçu une belle léçon et il saura mieux apprécier le concept de l’ivoirien nouveau qu’ils aiment si bien vanter dans les discours creux  qu’ils servent au peuple. Le peuple ivoirien n’est plus ce peuple avaugle de l’époque coloniale et Il est bien écrit à l’entrée du palais de  justice d’Abidjan  »Nul  n’est au dessus de la loi ».

Place à la réflexion et bienvenu dans la république. Que celui qui sait écouter comprenne le message de l’ivoirien nouveau.


BAZIE ET LE MOIS DE JANVIER

 

Les  fêtes de fins d’années sont  des moments de joies et d’ambiances dans nos pays africains. C’est aussi une période difficile pour les portes- monnaies ou pour les poches. Il faut sans cesse sortir de l’argent pour honorer  des engagements. Bazié notre héros à l’instar de tous les chefs de famille devait donc s’acquitter de cette  hémorragie financière et ce n’est un secret pour personne. Bazié est pingre comme pas un et pourtant…

 

Avant  la fête…

La Noel se faisait sentir dans les rues  de la commune de Yopougon Toit rouge *  où la petite famille de Bazié avait décidé de passer  les vacances. En réalité, Bazié n’avait pas d’enfant  avec son épouse mais  son épouse avait pris soin de faire venir une se ses nièces du village  et cette dernière faisait office de fille de Bazié. Cette petite fille  de 6 ans s’appelait  Noura. Comme tous les enfants du monde  Noura  attendait les cadeaux  du  père Noel et aussi de son père Bazié.

Au service de Bazié attendait qu’on lui paye son sésame qui  allait  lui permettre de faire la fête comme il se doit. Bazié épiait sans cesse les entrées et sorties du comptable.  Les jours passait et personne ne parlait  d’argent et à vrai dire Bazié commençait à penser à un plan B. Comment se soustraire des dépenses ? Ce n’était pas simple. S’il ne percevait pas son  salaire il  allait simplement feindre de tomber malade et s’éviter la honte international avec ses enfants et  ses parents  ainsi que sa belle famille. A la veille de la fête ;  Bazié le vigile reçu son salaire.  Bazié avait fêté l’arrivée de 2018 comme un vrai chef africain. Son maigre salaire de vigile lui avait permis de « faire un cadeau à sa fille, à contribuer pour le repas familial ; à payer les deux poulets de chairs de ses géniteurs et d’honorer son épouse en payant le poulet et le riz de ses beaux parents ». La fête fût belle pour Bazié. Il avait reçu la visite de parent lointain venu le saluer et lui souhaiter les meilleurs vœux et comme on est à Abidjan Bazié avait payé le transport retour de chaque personne venu le saluer. Pas facile l’Afrique.

Apres la fête, la défaite…

Au lendemain de la fête, Bazié se fût réveillé par un mal de ventre qui lui coupa net le sommeil. Il appela sa femme « Matou ! Matou ! »  « ouiii chérie !!! »  « Trouve moi  quelque chose à manger dans ta cuisine » « Ya rien ici ooh on attendait ton réveil pour avoir quelque chose à cuisiner ». Cette information n’inquiéta en rien notre héros Bazié. Il fouilla ses poches sans rien trouver, il fila dans sa chambre et tira sa petite boîte où il glissait les pièces de 500 frs , elle était entrouverte. Il se souvint de l’avoir fracassé pour offrir du vin ‘’château de France ‘’ à ses amis. Il prit la boîte de pièces de 100 frs, le constat était identique. Bazié n’avait plus rien. Il  regarda le calendrier et regarda la date. ‘’On était au 09 janvier ‘’ Ah ça ! Ce mois sera long pour lui et les siens. C’est à ce moment qu’il se souvint des conseils de sa grand –mère qui lui disait que : ‘’Après chaque  grand festin, il ya une grande famine’’. Bazié alla donc s’asseoir dans son salon pour regarder les informations et tomba sur une chaîne dénommée Business 24 Africa sur le bouquet canal + à la 161, il se dit que là bas il pourrait avoir une information sur un petit boulot à faire pour sauver son mois de Janvier. C’était le générique début du journal, il décida de suivre au lieu de zapper et voilà : La  présentatrice commença le journal avec cette phrase : « Après la fête  c’est la défaite… » Bazié leva les yeux au ciel et  ferma les yeux.

 

A plus pour les prochaines aventures de Bazié

 

 

 


BAZIE ET LE MOUTON DE TABASKI ( suite et fin)

Voilà un bon moment que la fête de la Tabaski est passé, les plats de riz et les gigots de mouton font désormais partis des bons souvenirs sauf pour une famille. La famille des Bazié n’avait pas encore fini avec la Tabaski pour une simple raison…
Après l’achat de son mouton chèrement acquis Bazié avait fait une entrée triomphale avec son gros bélier dans son quartier. Tout le monde félicitait Bazié pour son courage  »Ah Bazié, tu as fait un bon choix ». Le bélier qui refusait d’avancer sans doute flatté par tous ces compliments se mit à marcher au devant de son nouveau maître comme pour lui voler la vedette. Bazié était fière d’avoir vidé ses caisses pour acheter ce beau bélier.

Durant la veille de la fête de Tabaski, Bazié ne ferma pas l’oeil de la nuit. Il ne voulait pas qu’on vole son mouton. Le matin il fait sortir son bélier de l’enclos improvisé et lui une toilette afin qu’il soit propre. Bazié se rendit à la prière comme tous les autres musulmans. Notre héros national priait avec bon coeur mais son esprit était debout près du Bélier. Sur le chemin du retour Bazié ne parlait que de son bélier , il parlait des morceaux qu’il allait savourer. Bamoudjè son cousin qui marchait avec lui dit  » Grand-frère il faut qu’on donne un peu de viande aux voisins aussi » . Bazié adressa un regard très méchant à Bamoudjè.

Bazié égorgea le bélier , dépeça et coupa la viande. Pour la nombreuse famille de Bazié c’était la fête mais notre homme avait un autre plan. On vit Bazié prendre la viande et étaler sur gros grillage puis il attisa le le bois pour fumer . Il prit la tête du bélier et les pattes ainsi que les intestins qu’il donna aux membres de la famille et ajoute  »C’est ce qu’on va manger pour la fête. Matou son épouse manifesta son mécontentement mais Bazié n’en faisait qu »à sa tête.  La famille se régala avec les boyaux, tête  et pattes du bélier .

Après la fête Bazié mit en place un plan solitaire pour manger son bélier. Il estimait qu’il avait vidé toutes ses économies et qu’il était juste de déguster la viande de cette bête chèrement acquise tout seul. Ainsi chaque nuit quand tout le monde dormait Bazié sortait en catimini prenait un morceau bien fumé sur le grillage et s’installait dans l’arrière-cour.

Gigot de mouton

Là-bas il assaisonnait son morceau de viande avec du piment frais , du sel , de l’aromate et le tout accompagné d’Attiéké (un met ivoirien produit à partir du manioc).

Un plat d’Attiéké

Cela continuait et Matou et les autres membres s’était rendu compte du jeu Bazié. A l’unanimité ils décidèrent de lui donner une bonne petite leçon. Ce jour-là , Matou alla de bonne heure au marché acheter une poudre qui met le feu au ventre. Elle en trouva de bonne qualité. Matou riait déjà en imaginant Bazié faire les nombreux tours aux toilettes. Elle aspergea les derniers morceaux qui restaient sur le grillage. La nuit tomba sur la maison.

Pendant la nuit, Bazié se réveilla comme à son habitude et fit la cuisine. Il mangea les derniers morceau et rota comme d’habitude puis s’en alla dormir. Toute la nuit Bazié avait fait déjà plus de 20 tours aux toilettes . Au petit matin, il monopolisa les toilettes on aurait dit qu’il avait une colique. Toute la maisonnée le regarda faire son ballet. En fin de soirée , on commença à s’inquiéter car Bazié qui était bien gros ressemblait à un somalien. On l’amena à l’hôpital pour des soins. Fort heureusement notre héros ne fit qu’un mois à l’hôpital au bonheur de tous ses lecteurs.

Bazie et le mouton de Tabaski


BAZIE ET LE MOUTON DE LA TABASKI

 

Grande mosquée de Korhogo

Cette année la fête avait surpris notre super héros Bazié à Korhogo, une ville du nord de la Côte d’Ivoire. Bazié craignait de dépenser ces petites économies pour s’acheter un mouton  mais c’était sans compter avec son épouse Matou. La fête de Tabaski approchait à grand pas et notre héros Bazié ne trouvait plus  le sommeil. Les jours d’insomnies ne se comptaient plus. Son épouse Matou le boudait déjà comme chaque année à la même période. En vérité Bazié avait une ruse pour  éviter d’acheter un bélier à un demi-million.

Il achetait une tête de mouton et des pattes qu’il faisait fumer au milieu de la cour  de sorte que ceux qui aiment regarder dans les marmites des autres pouvaient dire partout ‘’Ah Bazié c’est un bon croyant il a tué un gros bélier’’. Quand Matou lui demandait pourquoi il se donnait tant de mal pour tromper tout le monde, il lui répondait ‘’Mouton c’est mouton  non ?’’. Cette année Matou ne voulait plus se laisser faire par les moutons à la Bazié. Elle voulait son  mouton, un gros bélier à trois cornes, un vrai mouton cette fois. Elle voulait qu’on parle du mouton de Bazié  son mari dans toutes les familles du quartier. Pour convaincre son homme d’acheter son bélier, elle avait donc mis en place un stratagème dont les femmes seules peuvent connaître le secret pour lui forcer la main. Et son plan avait marché.

Excédé par les bouderies de sa femme Bazié  racla ses tiroirs cassa ses coffres-forts et prit tout son argent qu’il collectait chez  Marc la banque ambulante. Cela fait, il acheta un gros bélier au grand marché de Korhogo. Ah !  le bélier de Bazié, un bélier à trois cornes, une tête de buffle et des pattes longues et bien charnues. Bazié en était fière et avait presqu’oublié les sacrifices qu’il avait consentit pour s’offrir ce gros bélier. Après avoir parcouru une bonne distance, il voulut se reposer avec ce bélier robuste qui ne cessait de se rebeller.

Vendeur de viande au grand marché de Korhogo

 

Bazié attacha correctement son bélier et fit un nœud compliqué pour décourager les  personnes qui seraient tentées de le voler. Assis face à son bélier, Bazié profitait  du bon vent frais et léger  qui venait du sommet du mont Korhogo. Fatigué il commença à somnoler  en  se retenant chaque fois qu’il se sentait tombé. Ce mouvement de tête fut perçu par le bélier comme une invitation au combat. Bien sûre que Bazié ignorait tout des intentions de ce Bélier djihadiste. Le Bélier prit du recule et quand Bazié emporté par le sommeil avança la tête le belier fonça et gboum ! bêêêêêêêêêê !  Notre héros Bazié tomba à la renverse  devant une foule hilare. Fâché il prit son bélier  qu’il tapota durement sur les flancs et dit une phrase quelque soit ta colère tu passeras à la marmite demain espèce de mouton. Les malheurs de Bazié avec son magnifique bélier ne faisait que commencer. (A suivre).

 


Les trois clés d’un chef d’Etat africain

Il serait  prétentieux pour nous de dire qu’on peut lire dans la tête d’un être humain lambda à plus forte raison dans la tête d’un chef d’état africain. Les chefs d’états africains ont trois points en commun que nous nous efforcerons d’identifier. Le risque de perdre le pouvoir et la crainte de vivre dans la souffrance pousse les chefs d’états à l’irréparable…

Le syndrome de la nouvelle constitution

’Changer la constitution’’ semblent être une idée à la mode. Ce phénomène contamine nos chefs d’états les uns après les autres comme une épidémie mal maîtrisée. Plusieurs pays dont le Mali, la RDC de Kabila, La Côte d’Ivoire, le Rwanda et j’en passe ont connu des modifications constitutionnelles plébiscitées par des assemblées conquises. Des nouvelles constitutions taillées sur mesure pour permettre à nos chefs d’états de se glisser dans le boubou du nouveau candidat et de briguer un nouveau mandat. Le citoyen lambda ne peut s’empêcher de mener cette réflexion de bon sens dans le langage de proximité de rue de nos cités africaines ‘’y a quoi dans pouvoir même et puis quand tu prends tu veux plus laisser’’. Certains citoyens fustigent simplement nos chefs d’états qu’ils traitent de gourmands ‘’Tu manges un peu, quelqu’un aussi va manger, vraiment l’homme noir quoi. Ce n’est pas la peine quoi’’. On dit tous ceci sans savoir ce qu’il se passe dans l’esprit d’un président africain.

La démocratie selon les autocrates africains

En Afrique le pouvoir se trouve au bout du fusil comme le disait Mao Tse Toung. Les dirigeants africains l’ont si bien compris qu’ils ont tous appris à tirer comme des Lucky Luck pour ne jamais rater leurs cibles. C’est ainsi que  les coups d’états pleuvent sur l’Afrique  tous les jours. Chaque pays a son coup d’état, son président renversé (pour les présidents les plus chanceux), son dictateur tué (les malchanceux) et à la clé une junte militaire pour rétablir l’ordre social. Et comme toujours le peuple acclame avec joie et chasse les dictateurs désignés pour installer des autocrates.

Une kalash

C’est un peu une forme d’alternance du pouvoir. Je n’ai pas envie de citer Pierre Unkunrunziza du Burundi, Laurent Désiré Kabila du Congo de Papa Wemba, Denis Sassou N’guesso, l’éternel Robert Mugabe, le seigneur Paul Biya. Nos chers leaders africains imaginent donc des plans machiavéliques en organisant des élections dont eux seuls ont le secret ‘’celui qui organise les élections et qui les perds est un idiot’’ dixit l’un des doyens président. C’est aussi ça la démocratie sous nos tropiques. Le résultat des urnes importe peu, c’est plutôt ce qui sort de la bouche du président de l’organe chargé de l’organisation des élections.

La chasse aux sorcières

La tête d’un chef d’état africain doit être remplie de conversations étranges et difficiles à comprendre pour un citoyen qui ignore les choses du pouvoir. Tiraillé entre ‘’le partir ou le rester’’ très souvent ils décident de rester car partir n’est pas sans conséquence.

YAHYA JAMMEH – Ex président de la république de Gambie

L’actualité récente en Gambie illustre bien sur cette question. Yaya Jahmet avait reconnu la victoire de son rival Adama Barrow mais il s’était aussitôt rétracté après que le nouveau président eut fait miroiter un séjour à la Cour Pénale Internationale (CPI).

C’est après maintes médiations que le dictateur a fini par céder le pouvoir évitant ainsi un conflit militaire. Adama Barrow ne cesse de troubler le sommeil de son prédécesseur qui est en exil en Guinée Equatoriale. C’est donc l’une des raisons principales qui peut pousser un président africain à s’incruster dans le fauteuil présidentiel.



Tonton c’est quoi les jeux de la francophonie?

Tonton c’est quoi les jeux de la francophonie ? On se perd tout de suite dans  les explications  » Les jeux de la francophonie c’est…bref… Ce n’est pas aussi simple de répondre à une question qui nous paraît si évidente.

Que savoir sur les jeux de la francophonie

Les Jeux de la Francophonie sont une compétition multi sports et des concours culturels en épreuves individuelles ou par équipes organisés par le Comité international des Jeux de la Francophonie et le Comité national des Jeux de la Francophonie sous l’égide de l’Organisation internationale de la francophonie wikipédia vous en dira plus si vous êtes un bon fouineur. .

 

Pour la petite histoire ; ces jeux ont été instauré lors du deuxième sommet de la francophonie à Quebec  en 1987 lors de cette rencontre de tous ceux qui s’expriment en français ,il a été décidé de créer des jeux de la francophonie. Des jeux pour permettre à toutes ces langues qui réfléchissent et conjuguent la langue de molière de respirer un peu en jouant ensemble. C’est donc tous les 4 ans que les pays francophones du monde jouent ensemble.

Abidjan terre d’accueil 2017

C’est donc notre Abidjan capitale économique de la Côte d’Ivoire qui va qui accueille les jeux XVIII ème jeux de la francophonie. Des jeux que nos autorités veulent à tout prix organisé dans la perfection. On s’en souvient que le sujet des logis des sportifs avaient crée des remous entre étudiants et policiers. Cet accroc à donné une super idée originale au gouvernement. La création d’un ministère dédié aux XVIII ème jeu de la francophonie. Eh oui! il fallait le faire.

Le ministère des XVIII ème jeux de la francophonie

Dirigé de main de maître par le gouverneur du district d’Abidjan que son Excellence Allassane Ouattara a bien voulu nommé pour une organisation sans faute de ces jeux qui tiennent à coeur , notre ministre spéciale Robert Beugré Mambé fait bien son travail.

Ministre auprès du Président de la République chargé de l’organisation des Jeux de la Francophonie

 

Il ne laisse rien au hasard: matraquage médiatique, affiche publicitaire, cérémonie grandiose, décoration de la ville aux couleurs de la francophonie, mise en place d’une mascotte, illumination de la ville d’Abidjan. Bref , Aujourd’hui Abidjan tous les enfants mêmes les bébés savent que la Côte d’Ivoire accueille les XVIII ème jeux de la francophonie. Chapeau monsieur le ministre à qu’on devra confier monsieur le ministre des grands évènements…lol
En tout cas nous sommes prêts à recevoir et chanter ensemble l’hymne des XVIII ème jeux de la francophonie.


Le jour où je suis tombé amoureux.

 

L’amour , l’amour on a tous ce mot à la bouche. On en parle à la radio, à la télé sur nos blogs partout dans les médias. Pourtant ils sont combien parmi nous à être réellement tombé amoureux et prêt à en parler…toute ressemblance avec des personnes réelles n’est que pure coïncidence.

Prémices de l’Amour

L’amour est un sentiment qu’il m’importe peu de définir ici puisque tout le monde en parle. Personnellement je me disais que j’étais incapable de tombé amoureux, d’aimer une autre personne plus que moi-même au point de me sacrifier pour cette personne. Il m’arrivait souvent de traiter mes amis  de ‘’flemmards’’. Je les voyais comme des débiles à la merci des filles que je détestais plus ou moins tant elles avaient rendu mes potes méconnaissables.

Je le disais à qui voulait m’écouter que je ne tomberai jamais amoureux d’une femme. Eh bien chers ami(e)s lecteurs et lectrices c’est bien ce que les anciens résument dans ce proverbe bien africain ‘’Celui qui n’a pas encore traversé la rivière ne doit pas se moquer de celui qui s’est mouillé dans l’eau de la rivière’’.
Je m’étais réveillé comme d’habitude  sous un soleil africain au zénith. Je fredonnais sous la douche une chanson de Claude François sur les filles ‘’ Un jour mon père me dit fiston je te vois sortir le soir, à ton âge il ya des choses qu’un garçon doit savoir. Les filles tu sais c’est pas ce que tu crois, elles sont toutes belle belle comme le jour , belle belle comme l’amour ♫♫♫♫♫♫♫♫’’.

 je décidais donc de me rendre dans un supermarché  pour faire des emplettes  pour garnir mon réfrigérateur. Je me promenais nonchalamment avec mon chariot dans les grands  couloirs  de  cette grande surface située quelque part à Cocody  une commune de la ville d’Abidjan. Je passais dans le rayon boulangerie, le  parfum du pain chaud m’enivra. Mes pas de paresseux m’emmenèrent  dans  le  rayon fruits. Par inattention je renverse quelques oranges par terre. Je me précipitais donc  pour ramasser les oranges qui fuyaient partout. Alors que je m’apprêtais à ramasser une des oranges, je vis une autre main qui essayait de rattraper l’orange. L’orange se glissa en bas sous un des rayons. Je m’abaissais pour la prendre quand la personne fit de même. Je levais donc la tête afin de remercier cette gentille personne qui voulait m’aider.

 

L’amour au couché du soleil

‘’Waouh’’ me suis-je écrié, probablement étonné par ma réaction elle se mit à rire sous cap. Je fis de même pour ne pas être gêné. Je sentis ma tête tourner comme si j’avais  bu un verre d’alcool. Moi qui étais si éloquent, j’avais perdu mon verbe.

Plus tard quand je racontais cette scène à mon ami MC il me dit que ‘’mon frère tu es amoureux’’. Je réfutais  cette hypothèse. Comment pouvais-je tomber aussi facilement amoureux.

Quand on pense à elle…

Cette brève rencontre avec cette belle inconnue m’avait profondément marqué. J’avais passé mes 8 heures de sommeil à repasser en boucle  son sourire  et la couleur de sa peau. Je n’arrivais pas à oublier la douceur de sa peau. J’avais beau chasser  ses souvenirs mais ils  revenaient au galop.

Quelques jours plus tard, je rencontrais de nouveau cette belle créature à la taille fine, au teint bronzé, les lèvres enroulées et des jambes cirées. J’attendais tranquillement mon bus à l’arrêt de bus pour me rendre à un entretien de stage quand elle arriva. Dès que mon regard tomba sur elle, je sentis ma voix partir comme si j’avais un chat ou une souris dans la gorge. Elle était habillée en noir. Une robe en voile noir et un collant en nylon. A chaque pas tout son corps ondulait. Mon cœur battait tellement fort que je pouvais entendre ‘’le doum ! doum !’’. Soudain, elle me reconnu et vint vers moi sans que je ne lui demande , elle me tendit sa joue. Je posais mes lèvres doucement sur sa joue, je vis qu’elle ferma les yeux le temps d’un clin d’œil. Elle resta près de moi presque collé à mon corps. Je sentais la chaleur de son corps et j’étais heureux. Je me sentis comme un guerrier. Je me sentais fort et beau.

Déclaration d’Amour

  Je l’aimais et ça sautait aux yeux. Quand je la voyais je ressentais un petit truc inexplicable difficile à expliquer. J’avais simplement envie de la prendre dans les bras de la serrer contre moi.

 

Je pris la décision de lui avouer mes sentiments. Un soir je l’invitais  dans un plein air au bord de la lagune à Yopougon. J’étais au lieu du rendez-vous 30 minutes avant l’heure fixée. Pendant le laps de temps de l’attente, j’imaginais plusieurs scénarii pour  lui dire que je l’aimais. Je ne savais pas que c’était aussi difficile d’avouer son amour à une fille. J’enviais l’aisance de l’acteur Leonardo Dicaprio dans son rôle de Jack dans le film Titanic du réalisateur James Cameron lorsqu’il avoue à sa chère amoureuse qu’il l’aimait beaucoup mais je n’étais que le petit nègre d’Abidjan.  J’eus un moment l’idée de me mettre à genoux  et de faire comme dans les films. Enfin, elle arriva : Elle me donna une bise et cela avait suffit pour m’oublier tout ce que j’avais préparé comme discours. J’avais profité pour lui souffler à l’oreille ‘’je t’aime’’. Pour toute réponse elle se blottit entre mes mains. J’étais amoureux.

 


DISCOP Abidjan 2017: Le nouveau marché du cinéma africain

 

Le DISCOP est un salon international qui réunit chaque année les acteurs de la télévision et les professionnels de la production audiovisuelle et les autres opérateurs des médias. Le DISCOP Abidjan  réunit les pays de l’Afrique Subsaharienne chaque année  . Ce rendez-vous de toute la production télévisuelle et du Cinéma attire du monde et pas des moindres…

Le grand rendez-vous

Le DISCOP Abidjan est devenu un lieu de rencontre incontournable pour les acteurs du cinéma ivoirien. Il faut le rappeler le DISCOP Abidjan qui est organisé par la structure Basic-lead était à sa troisième édition. C’est désormais un évènement qui occupe une place de choix dans l’agenda des cinéastes de l’Afrique subsaharienne. Pour cette édition 1086 délgués venu de 39 pays ont participé aux échanges et aux travaux cela à la grande satisfaction de Patrick JUCAUD, Directeur Général de Basic Lead, la structure initiatrice de l’évènement.

Patrick JUCAUD, Directeur Général de Basic Lead  ‘ 

 

 »Cette 3 ème édition accueille beaucoup de monde qui contribue à déplacer lentement mais sûrement  le centre de gravité  de la production et de la distribution audiovisuelle  vers la Côte d’Ivoire »

 

 

 

On l’a dit un peu plus haut, les cinéastes ivoiriens se frottent les mains à chaque édition du DISCOP et font de bonnes affaires. Certains réalisateurs arrivent à signer des coproductions, les plus chanceux obtiennent des financements. Il est bon de savoir cette 3 ème édition a réunit 131 acheteurs de contenus, producteurs de films et distributeurs. Le DISCOP peut devenir une source de revenu  pour le pays. A  cet effet  Monsieur Bruno Nabagné KONE, Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste a fait une allocution lors de la cérémonie d’ouverture où il a salué les initiateurs de ce salon qui selon lui va contribuer à l’essor des productions audiovisuelles qui vont bientôt rivaliser avec les productions sud africaines.

 


Koné Bruno est le Ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Poste, Porte-parole du Gouvernement de Côte d’Ivoire depuis le 11 janvier 2017.

 »Un pays comme le Nigéria demontre chaque jour qu’il est possible de faire beaucoup plus et de faire beaucoup mieux (…) En Afrique, Nollywood au Nigéria, la plus performante des industries audiovisuelle en Afrique subsaharienne génère par an sur le marché  du divertissement et des médias plus de 3000 milliards de FCFA »

 

 

 

A l’année prochaine

La prochaine édition de DISCOP Abidjan se tiendra du 29 au 31 Mai 2018 au SOFITEL IVOIRE ABIDJAN HOTEL. Elle sera placée sous le thème central : « Comment accélérer le financement de la création, de la production et de l’exportation de contenu audiovisuel en Afrique subsaharienne francophone ». Elle recevra le Maroc comme « Pays Invité » et proposera DISCOP Tech, une nouvelle initiative visant à promouvoir équipementiers et fournisseurs de technologies de diffusion. Vive le DISCOP 2018!


Milles et une stratégie pour tricher avec le jeûne musulman

 

Le mois de jeûne est une période de privation pour les musulmans du monde. Une période où l’on demande pardon à Dieu pour les péchés commis auparavant. La privation implique qu’il faut s’abstenir de manger et de boire entre 4 heures du matin jusqu’à 18 heures 30 minutes. C’est une période difficile pour plus d’un mais voilà certains ont trouvé un moyen de passer agréablement le mois de jeûne…

La stratégie du Cacher manger

Le jeûne musulman est bien suivit en Côte d’Ivoire puisqu’il fait parti des cinq piliers de l’Islam. Certaines familles en ont fait une institution. C’est à dire que lorsqu’on est membre d’une famille musulmane, le jeûne est quelque chose de normal donc qu’on soit pratiquant ou pas on est donc obligé de subir le jeûne. Des personnes pour éviter les affres de la faim ont trouver une astuce pour tenir la route. Pour ceux qui connaissent bien la ville d’Abidjan , ils sauront de quoi je parle. Mon oncle qui réside à Yopougon dans le nord d’Abidjan nous a raconté qu’un jour il avait rencontré le fils de l’imam du quartier dans un restaurant du Sud d’Abidjan à Treichville en plein moins de carême. Il se régalait à vue d’œil et prenait plaisir à décortiquer la tête de mouton qui trônait dans son assiette et tenez vous bien il avait pris soin de commandé une bière ivoirienne bien glacé. Mon oncle étonné de toute cette scène avait interpellé le fils de l’imam. Surpris par cette rencontre inattendue il avait lâché un  » Safroulaye  ».
Ces personnes qui trichaient ainsi prenaient soin de ne pas rater le rendez-vous du coucher du soleil. Ils sont souvent les plus zélés du genre de ceux qui disent  »oups il est déjà 18 h 30 ?  » . Bref on peut se cacher des humains mais pas de Dieu.

 

La stratégie du ventre bourré

Ah le jeûne n’est pas facile surtout quand on est obligé d’interrompre son rythme habituel. Pour tenir chacun à une stratégie. Nous savons tous que les musulmans se réveillent à 4 heures pour prier et manger afin de d’amorcer la journée de jeûne dans la méditation.

Mon cousin du village Bamoudjê avait une stratégie toute particulière. Pour lui il fallait renforcer au maximum le ventre pour tenir la journée. Aussi il demandait à sa femme de piler du foutou d’igname accompagné de sauce graine , il exigeait la bouillie de riz mélangé avec du yaourt sans oublier le jus de gingembre et de bissap. Bamoudjê mangeait , ingurgitait, rotait puis mangeait encore puis il buvait avec volupté son gingembre et terminait ce marathon alimentaire par la bouillie de riz au yaourt.
Malgré tout ce bourrage ventrale , Bamoudjê ressemblait à un malade au fur et à mesure que le soleil descendait. C’était comme si Dieu avait vidé son ventre de toutes les pains de foutou avalé le matin. Le moins qu’on puisse dire c’est que cette stratégie ne tient pas la route de la résistance physique.

 

La stratégie de la bouilloire

Dans tous ce méli-mélo, il y a ceux qu’ on ne soupçonne pas. Ils sont pieux, ils sont cités en exemple à tous les fainéants qui ne peuvent même pas tenir une journée sans manger. On peut les apercevoir à des moments compliqués de la journée prendre une petite bouilloire pour des ablutions. Une anecdote populaire en Côte d’Ivoire raconte l’histoire d’un imam qui avait été surpris avec du lait de vache dans son  »seridaga » entendez sa bouilloire.
L’imam ne manquait aucune occasion de vilipendé les jeunes qui ne faisait pas du jeûne leurs priorités. Il était d’un âge avancé et entamait le jeûne chaque année une semaine avant les autres et raccompagnait le jeûne pendant une semaine après la fête de ramadan. Le viel Imam était respecté pour cela. Ce que personne ne savait c’est que le vieux avait un petit secret et on allait le découvrir d’une étrange façon. Un jour le viel Imam avait comme d’habitude apporté ses deux bouilloires et comme l’homme propose et Dieu dispose. On appela l’imam pour une urgence à la maison. Il oublia de prendre avec lui ses bouilloires. A l’heure de la prière, un des adjoints prit la bouilloire de l’imam et alla faire ses ablutions. Tout se passait très bien lorsqu’on entendit tout à coup  » Safroulaye ! Froto bé né gnan là  » traduction  »Il ya du piment dans mes yeux ». Le vieux était venu avec du jus de gingembre dans sa bouilloire. Tout le monde était ébahit. Le vieux est trop fort.

 

Drogues en milieu scolaire : un fléau qui gangrène ! 1 juin 2017Côte d’Ivoire, drogues, Ecole, Education, élèves, featured0 Commentaires

 

 


Le baptême de feu #MondoChallenge #NosAnnéesCollègeLycée

De mes années lycées ou collèges, j’ai à la fois de bons et de mauvais souvenirs. De toute cette vie d’adolescent passé au lycée je ne vais retenir que deux anecdotes qui à elles seules résument très bien ce que j’ai vécu durant cette période. Tiraillé entre spleen et idéal comme Charles Baudelaire, c’est une époque pendant laquelle je me suis donné plusieurs casquettes avant de trouver ma place dans la société. Bon allons-y pour la première anecdote que je titre  »baptême de feu ».

Le baptême de feu

Nous étions exactement en 2004 dans la ville de Sinematiali au nord de la Côté d’Ivoire à 655 Kilomètres de la capitale économique d’Abidjan. Du fait de la crise politico-militaire que vivait mon pays, je me trouvais donc dans la zone rebelle. Après la fuite des enseignants vers la zone gouvernementale, la rébellion avait organisé ce qu’on appelle  »L’école pour tous » pour sauver l’année scolaire dans les zones rebelles. C’est ainsi que j’avais donc pu continuer les études malgré la guerre qui avait divisé mon pays.
Au lycée j’étais un grand timide et de ce fait j’étais régulièrement la cible de quolibets et de moqueries de camarades de classe. Pour mettre un terme à tout cette souffrance, j’avais entrepris d’intégrer un groupe d’élèves turbulents. Pour me faire remarquer j’avais commencé par devenir un des élèves les plus bavard de ma classe. Pour preuve, aucune liste de bavards n’était dressé sans que mon nom y manque. Un soir après les cours, un des membres du groupe d’élèves m’approcha et me demanda si je voulais intégrer le groupe. J’avais répondu  »oui » comme une femme qui attend le mariage depuis 20 ans à la mairie. Dès lors ma vie avait changé, les mauvaises notes avaient fait place aux bonnes notes, les punitions tombaient de partout et j’avais même faillis être traduit en conseil des professeurs.
Une soir d’avril, alors que nous finissions les cours de l’après midi, mes nouveaux compagnons décidèrent de faire mon baptême de feu. Il s’agissait d’aller voler des mangues dans le champ de quelqu’un. La bande déferla dans le champ du pauvre monsieur.

Vendeuses de mangues à Korhogo

On me chargea de faire le guet. Les mangues vertes et jaunes tombaient par dizaines. Je ramassais et faisais des tas en fonction du nombre de personnes. Alors que je ramassais les mangues, j’entendis  »chuuuut ». Je tournais la tête et aperçu un homme accompagné de deux gaillards. Il me demanda de me taire. Sans le savoir, je lançai un cri pour avertir mes amis qui se mirent à sauter des manguiers. Je voulu fuir mais un des gaillards m’arrêta net. Ce jour-là, mes bourreaux m’obligèrent à manger les mangues non mûres. J’avais mangé cinq grosses mangues avant de pleurer. A la fin, ils me laissèrent partir avec les mangues mûres. Quand je sortis du champs, mes camarades m’applaudirent et se moquèrent de moi avant de me souhaiter la bienvenue dans le groupe. On me demanda de choisir un nom. J’ai alors décidé de me faire appeler « la force tranquille ».

La bête noire

En classe de terminale en 2010, il y avait une matière qui me fatiguait (cela n’a pas changé aujourd’hui). Ah les mathématiques. Mon professeur M.Soumahoro nous disait sur un ton prophétique à chaque cours que  »ya des gens qui n’obtiendront pas le BAC tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas résoudre une équation ». Et chaque fois qu’il disait cela, je me sentais personnellement visé. J’avais beau me concentrer, essayer de comprendre ce qu’il expliquait, je n’y comprenais rien et ça devenait du chinois lorsqu’on abordait les exposants, la probabilité et les infinis. J’étais on peut le dire  »le ducobu » de la classe. Je me souviens qu’une fois M.Soumahoro avait fait une interrogation de probabilité. C’était une de ces rares interrogations où j’avais abondamment écris sur ma feuille. Le lendemain, il distribua les feuilles en commençant par les mauvaises notes.

Simpson et les maths

En temps normal , mon nom était toujours le premier ou le deuxième nom mais il ne m’appela pas. Il cita les 00/20 puis les 09/20 puis il avança. On entra dans les bonnes notes puis les très bonnes notes. On me regardait comme un nouveau riche. Je me sentais bien. M. Soumahoro arrêta de citer et présenta deux feuilles  »il y a deux imbéciles qui n’ont pas mis leurs noms sur les feuilles, l’un a 01/20 et l’autre 19/20. j’allais donc chercher ma feuille et voilà. J’avais obtenu une note de 01/20. Au fond, je n’avais pas mal. J’étais content parce que j’avais ressenti un peu, la fierté qu’on a quand on va chercher une bonne note.
Je vous laisse ici.