Stella Attiogbe

Une si longue lettre de Mariama Bâ

Genre : Roman Pages : 131 Oeuvre intemporelle, encore d’actualités aujourd’hui. Oeuvre classique et simple. C’est sûrement la raison pour laquelle, ces lignes écrites dans Une si longue lettre par Mariama Bâ résonnent encore aujourd’hui, si fortement, dans cette société africaine et partout dans le monde. Une si longue lettre, c’est une série de lettres, entre deux amies que nous allons découvrir. C’est l’un des romans les plus connus ici,…


Le monde s’effondre avec Chinua Achebe

Je vous présente aujourd’hui, l’un des romans préférés de ma mère. Elle le cite à chaque occasion qu’elle a, lorsqu’elle est énervée, triste, étonnée, ou contente. Bref. Elle a tellement parlé de cette oeuvre et de son auteur pendant mon enfance que j’avais l’impression de l’avoir déjà lue. Chinua Achebe (1930-2013) est un auteur nigérian qui est surtout connu pour son tout premier roman « Le monde s’effondre ». Il a été…


Plaidoyer pour que les enfants aient accès à l’école

En 2014, selon les rapports de l’UNICEF, 1,2 millions d’enfants n’allaient pas à l’école en Côte d’Ivoire. Tout enfant a droit à une éducation solide. Pas seulement celle que nos parents sont censés nous donner à la maison. Mais cette éducation qui nous permet d’acquérir des connaissances fondamentales. Les parents ont le devoir de mettre leurs enfants à l’école si les moyens sont suffisants pour le faire. Sans éducation, je…


Sheryl Sandberg pousse les femmes à s’imposer dans « En avant toutes »

 

crédit: StellaBazar

Un livre préfacé par Christine Lagarde, tu te dis que c’est forcement du lourd. Un livre écrit par la numéro deux de Facebook, tu réalises que c’est du lourd. Et en effet, c’est du plus que lourd.

Je vais être honnête, je m’attendais à lire un bouquin super barbant avec plein de statistiques et centré sur le féminisme « extrémiste ». Mais je me suis trompée. Le livre est totalement à l’opposé de l’idée qu’on peut se faire de lui dès les premiers instants. J’ai lu un livres très très drôle.

Sheryl Sandberg se livre aux femmes

C’est un partage d’expériences de l’auteure. Ses années collège et l’université, ses premiers pas dans le monde de l’emploi, son ascension jusqu’à devenir ce qu’elle est aujourd’hui, sa vie de couple et de famille. Elle nous livre tout avec grand humour.

Chaque jeune fille et chaque femme se reconnaîtra au travers de ces lignes. Le livre a été écrit pour que les femmes puissent avoir une boussole et apprendre de ce que nos devancières ont fait afin de, elles aussi, à leur tour, faciliter la voie à celles qui suivront.

Lean In ou s’imposer, tel est le titre du livre. C’est un boost énorme pour chaque femme, c’est un rappel, un appel au ralliement. Toutes les femmes doivent prendre conscience de leur potentiel et ne plus se mettre en retrait. Dans un monde presque égalitaire, là où la parité salariale et l’égalité des chances face à l’emploi se débattent encore pour ne pas être reléguées au rang de mythe, il est plus que nécessaire que les femmes aillent chercher ce qui leur revient et arrêtent d’avoir peur.

 Les sujets dont traitent le livre 

J’ai beaucoup appris des anecdotes de Sheryl qui sont dépeintes avec légèreté et sarcasme. Ce livre couvre tous les aspects de la vie d’une femme mais l’insistance est portée sur la carrière professionnelle des femmes et la responsabilité sinon le devoir d’accéder au pouvoir et de prendre place à table.

Alors dans ce livre, vous en apprendrez plus sur :

  • le fossé de l’ambition et comment ne plus avoir peur d’oser faire ce qu’on veut
  • la carrière professionnelle et ses difficultés
  • s’affirmer et dire exactement ce que vous pensez
  • comment faire de son partenaire de vie un réel partenaire
  • la capacité pour les femmes à concilier vie de famille et travail

Les citations choc du livre (Bonus) 

Alors je me répète, mais j’ai adoré lire ce livre. Et les conseils tranchés de Sheryl y sont pour beaucoup. Voici ceux qui m’ont le plus parlé :

« Posez-vous vous la question de ce que vous feriez si vous n’avez pas peur et faites le. »

« C’est la capacité à vite apprendre et à se rendre utile qui importe plus que les diplômes. »

« Les carrières s’apparentent à des cages à grimper pas à des échelles. »

« Même un objectif assez flou suffit à fournir une orientation, une direction dans laquelle avancer. »

« A l’heure de choisir un poste, un seul critère importe : le rythme de croissance de l’entreprise. »

« La quête d’un mentor chez les femmes est devenue l’équivalent professionnel de l’attendre du prince charmant. »

« Les mentors choisissent eux-mêmes leurs protégés qui sortent du lot. »

« Quand vient l’heure de choisir un compagnon à vie, jetez votre dévolu sur un homme qui cherche une égale. Un homme qui estime que les femmes doivent avoir une opinion, de l’ambition et de l’esprit. Un homme qui attache de la valeur à l’égalité des sexes et s’attend ou encore mieux tient à assumer sa part de corvées à la maison. »

Mon avis (c’est vrai que je ne l’avais pas donné depuis)

Je me suis tellement retrouvée dans ce livre. Le fait de minimiser ses succès, ne pas les partager, croire qu’on ne mérite pas tout ce qui nous arrive, laisser la place de briller aux hommes et finalement se diminuer.

En lisant ce livre, je ne savais pas que l’auteure s’adresserait autant à moi. Je me suis revue avec elle au collège quand je faisais tout pour ne pas trop étaler mon intelligence. Je ne participais presque jamais en classe (par timidité mais aussi parce que je voulais éviter les commentaires du genre « Madame-je-sais-tout a encore frappé »).

Les femmes se retrouveront dans ce livre, à un moment donné de leurs vies, avant ou aujourd’hui. Elles réaliseront les concessions qu’elles auront eu à faire par peur, timidité ou tout simplement parce que personne ne leur a jamais dit que c’était normal de briller plus que des hommes et d’aspirer à plus grand.

Pour finir

Le message de Sheryl Sandberg dans ce livre est simple et on ne peut plus clair.

Il faut que les femmes accèdent à plus de pouvoir et que le fossé soit réduit. Les femmes doivent aussi avoir la possibilité de choisir entre une vie de famille et de hautes responsabilités, ou cumuler les deux. Qu’il n’y ait aucune norme, stéréotype ou contrainte pour les dissuader de faire ce qu’elles ont envie de faire.

Je veux inciter toutes les femmes à lire ce livre. Les conseils et leçons de vie qu’on peut y tirer sont précieux et plus que nécessaire dans notre monde actuel, pour celles qui veulent tirer, de manière excellente, leur épingle du jeu.

 

 


Mon avis sur « Au nom de tous les miens » de Martin Gray

Crédit : Moi
Au nom de tous les miens, Martin Gray – Crédit : stellabazar

C’est un heureux concours de circonstances qui m’a permis d’entrer en possession de ce livre de Martin Gray. Je vous explique : un ami venait me remettre un tout autre livre que j’avais gagné lors d’un jeu. Et en voulant le sortir, j’aperçois plusieurs autres livres qui défilent sous mes yeux. Vous me connaissez, impossible de résister, je ne veux même pas essayer. Bref, il me parle du livre, me dit à quel point l’histoire est triste. Je réalise qu’elle se déroule pendant la seconde guerre mondiale (cette époque me fascine), cela me suffit à l’emprunter.

Le résumé

Le jeune Martin, juif polonais se souvient de son enfance calme et heureuse avec sa famille. Les promenades avec son père, la fabrique familiale et le bonheur des siens prendront subitement fin avec la fureur de la seconde guerre mondiale. Très vite, le ghetto de Varsovie se met en place, un quartier est alors dédié aux juifs où ils sont entassés, enfermés et affamés. Martin refuse de subir et apprendra donc très vite à devenir un homme, à flirter avec la mort pour pouvoir vaincre ceux qu’il appelle l’ennemi, les Allemands

Il aura vécu le pire, assisté à la déportation de sa famille avec impuissance. Des chambres à gaz de Treblinka où il aura transporté des centaines de corps ensanglantés, les siens, dans une fossé géante, il apprendra à s’accrocher à la vie avec son dernier souffle.

Mon avis

C’est un récit poignant, d’une sensibilité et d’une vérité qui vous donnent des frissons. En même temps c’est le propre des histoires vraies, qui ont douloureusement marqué leurs auteurs. J’ai surtout aimé les descriptions du quartier, rue Mila, son quartier. L’atmosphère et la détresse des juifs polonais sont décrites de manière à nous transporter en Pologne, en 1940.

Au milieu de tout cet enfer vécu, il aura su pardonner aux bourreaux, se reconstruire, oser et refaire sa vie. Mais le tragique a refait surface pour lui arracher ce nouveau bonheur obtenu.

On m’avait prévenue et dit que ce livre était d’une tristesse et qu’il me ferait couler des larmes. Mais je n’ai pas pleuré, et au contraire, je l’ai trouvé beau. J’ai aimé lire ce livre, j’ai aimé la force de Martin-Mietek-Micha. Il a changé de noms autant de fois qu’il lui fallait pour s’adapter et continuer le combat au nom des siens.

Un très bon livre que je recommande aux passionnés de lecture, car un peu trop lourd pour ceux qui débutent.

Ma note : 8/10.

Bonne lecture à vous.


Ma lutte contre la dépression

La Dépression

Ce sont plus de 300 millions de personnes qui souffrent de dépression dans le monde et près de 800 000 personnes qui se suicident chaque année.

J’ai envie qu’on parle d’une maladie subtile et dangereuse qui touche de plus en plus de personnes, peu importe la couleur de peau. J’ajoute ce détail parce que, malheureusement, en Afrique, elle est considérée comme une chose de « blancs ». À la limite comme un mythe. Arrêtons de croire que la dépression est une invention sortie d’un conte de fées, sinon nous risquons de perdre nos proches, sous nos yeux et sans rien comprendre à l’histoire.

J’ai fait des recherches sur cette maladie, pour en comprendre les causes et bien évidemment pour trouver une solution. Mais quand la réalité de cette maladie te frappe, crois-moi, tu oublies tout ce que tu as pu lire ou apprendre sur elle.

Je l’ai rencontrée étant très jeune.

Tout de suite, je n’ai pas compris ce que c’était. Je n’ai même pas su qu’elle avait un nom aussi déprimant. Mais je savais juste que ce n’était pas normal d’être dans cet état. Je savais que ces plaquettes de médicaments de différentes couleurs étaient en bien trop grand nombre pour une simple maladie. Je savais par-dessus tout que ces seringues toujours suivies d’un soudain et profond sommeil n’étaient pas normales.

J’ai vu la dépression. Et elle n’a pas de visages. Elle est calme, silencieuse, violente, destructrice. Et aucune de ces formes n’est meilleure que l’autre car les dégâts sont tous les mêmes : horribles.

Quand je pense à la dépression, je pense d’abord à la peur.

Parce que je pense à ceux qui doivent essayer de rattraper tous les morceaux et les recoller lorsque la tempête sera passée. Mais il faut aussi canaliser cette tempête pour qu’elle passe, collecter les morceaux pour ne pas avoir à les enfermer dans une boite. Je pense à ceux autour qui ne savent que faire ni où donner de la tête. Tout a été fait et tout est à refaire. Il faut être patient. On n’a pas d’autre choix quand il faut rester juste à côté des heures pour que la personne retrouve ses esprits. Il n’y a pas d’autre choix, lorsque la nuit, il faut garder un œil ouvert pour être sûr que la personne ne commette pas l’irréparable. On n’a pas d’autre choix quand on veut que la vie triomphe.

Je vais maintenant vous parler de la personne en question.

J’ai envie de vous dire que je ne sais pas exactement ce qu’on ressent lorsqu’on est atteint de dépression. Mais ça serait vous mentir, et je veux être honnête. Je l‘ai vue de loin, de près, d’encore plus près et même de l’intérieur..

Déjà la personne vit dans un monde diamétralement opposé. Ce qui lui paraît logique et sensé est totalement insensé dans notre monde. Elle n’a plus aucuns repères, plus aucun appui, tout est flou et confus. Elle ne sait plus à quoi s’accrocher, le monde lui tombe littéralement sur la tête et elle ne peut plus se fier à personne, ni à elle, ni à ceux qui l’aiment plus que tout. Ça fait mal.

Elle est excessive, se renferme sur elle. Et c’est là qu’on doit être vigilent, parce qu’on a  pas accès à ce qui se passe dans sa tête. On n’entend pas les voix qui au lieu de la bercer, la malmènent. D’autres ont la chance de trouver la force au milieu de tout ce désordre et de faire taire toutes ces voix malsaines. Mais tout le monde n’a pas ce potentiel et cette grâce. C’est là que notre voix doit retentir. C’est là que nous devons user de bonnes paroles, réconfortantes, emplies d’amour et être patients.

La dépression n’est pas un truc de blanc

J’aurais compris au travers de la dépression que l’amour vient à bout de tout. Au-delà de toutes les thérapies, des soins et des médicaments, rien ne sera autant efficace sans la chaleur, l’affection et le soutien d’un proche patient. Il faut de l’amour, beaucoup d’amour. N’hésitez pas à les noyer sous une tonne d’amour et à leur dire à quel point ils sont exceptionnels, uniques et que vous les aimez.

La dépression n’est pas un truc de blanc. Ce n’est pas parce que ça ne vous arrive pas que cela n’existe pas. Ce n’est pas parce vous êtes mentalement trop forts pour résister à ses griffes que les autres ne doivent pas y succomber. N’en ayez pas hontes, parlez-en à vos proches, dites que vous souffrez. Ouvrez vos yeux, soyez à l’écoute de vos proches afin de ne pas passer à côté de leurs appels à l’aide. Dites que vos proches souffrent, ne les cachez pas.

Surmontons cette maladie en nous aimons vivants.

 

Pour en apprendre plus : 

https://www.la-depression.org/comprendre-la-depression/la-depression-en-chiffre

https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/depression


Découvrez votre légende personnelle avec « L’Alchimiste » de Paulo Coelho

L’Alchimiste

 

Un livre de seulement 150 pages qui est capable de transformer votre vie, si et seulement si vous savez écouter les signes.

Je vous en supplie, que vous aimiez lire ou pas, achetez ce livre, lisez-le, relisez-le.

Un voyage, c’est ce qui vous attend, avec un berger qui représente un peu tout le monde. Un voyage avec vous-même, une rencontre avec vos doutes et vos peurs.

Le livre entier est écrit autour de cette idée : trouver sa légende personnelle et l’accomplir.

C’est l’histoire de Santiago, un berger espagnol qui décide de poursuivre sa « légende personnelle ». Tout commence par un rêve qu’il fait à propos d’un trésor enfoui aux pieds d’une pyramide en Egypte. Alors que ses parents veulent qu’ils deviennent un prêtre, une gitane et un roi arrivent à le convaincre d’aller à la recherche de ce trésor. Il s’engage alors dans un voyage vers l’Egypte au cours duquel il va apprendre des leçons importantes que tout homme devrait savoir.

Santiago a pris un grand risque. Et je me suis demandée combien parmi nous peuvent tout claquer du jour au lendemain et poursuivre autre chose. Abandonner le confort et la bulle auxquels nous sommes habitués et qui nous a pris tellement de temps à construire.

Je ne veux pas faire un long résumé. Ce qui est beau dans cette histoire, c’est que chaque personnage évoqué nous apprend une leçon.

L’alchimiste

Les personnages

Santiago

Il devait devenir prêtre mais a abandonné le séminaire pour finir berger contre l’avis de ses parents. Je l’ai trouvé fou. Fou de vendre ses moutons et d’abandonner la vie qu’il avait toujours connue. Ses moutons représentent notre semblant de vie, ce qu’on a pu construire au prix élevé de nos rêves et de notre légende personnelle. On s’y accroche plus que tout car ils sont tout ce qu’on a de plus concret. Alors qu’on devrait au contraire s’en débarrasser. Il a été à l’aventure, à la recherche d’un trésor sur la seule base d’un rêve qu’il a fait deux fois et l’interprétation d’une gitane. Mais en même temps, il avait raison.

Car « quand on veut une chose, tout l’univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve. »

Le Roi 

Au final, il représente cette voix qu’on entend à un moment de notre vie, ou peut-être tout le temps, à moins qu’on arrive à la réduire au silence. Tout le monde l’entend, mais rares sont ceux qui arrivent à saisir ce qu’elle apporte.

« Chacun de nous, en sa prime jeunesse sait quelle est sa légende personnelle. »

Mais en grandissant, nous finissons par douter et par croire que nos rêves sont impossibles à réaliser.

Le marchand de cristaux 

Il me fait penser à la majorité des gens que je connais, et même à moi. Ceux qui n’aspirent pas à mieux finissent par se complaire dans une sorte de médiocrité et à être hostile au changement. Il avait un rêve, mais il a préféré toucher ce rêve de loin et renoncer à le vivre pleinement. Cela peut paraître absurde. Mais c’est ce que nous faisons lorsque nous sommes assaillis par des doutes et que nous rangeons au placard un projet ou rêve qui nous tenait pourtant à cœur.

L’anglais

Lui aurait pu être l’humain idéal. Il a décidé de suivre sa légende personnelle en allant à la recherche de l’alchimiste. Mais son erreur a été d’être trop obsédé. Il a oublié de regarder autour de lui et de s’enrichir de la beauté de chaque étape que constituait son voyage. Retenons que le chemin qui conduit à la réalisation de notre légende personnelle est tout aussi important que la légende elle-même.

Fatima

Fatima représente l’amour. Ce qu’elle nous enseigne, c’est qu’il survient souvent quand on s’y attend le moins et qu’on a d’autres projets. Mais l’amour ne vous empêche pas d’être vous-mêmes. Il ne vous contraint pas à abandonner vos rêves et projets pour demeurer près de lui. Il vous permet au contraire de vous exprimer tels que vous êtes.

« L’amour en aucun cas n’empêche un homme de suivre sa légende personnelle. Quand cela arrive, c’est que ce n’était pas le véritable Amour, celui qui parle le langage du monde. »

L’alchimiste 

Il nous apprend plus que tout à écouter la voix de notre cœur. C’est lui la quête de Santiago, son saint Graal. Au final, ses enseignements sont précieux, mais le parcours et les différentes étapes rencontrés par Santiago l’auront été tout autant.

Il nous invite à suivre notre propre légende personnelle, qui est différente de celle des autres car « qui s’immisce dans la légende personnelle d’autrui ne découvrira jamais la sienne propre. »

On est tous alchimiste, ou du moins nous devons le devenir. Transformer n’importe quel métal en or. C’est aussi la métaphore de notre passage sur terre. Et au-delà même de cette science qu’est l’alchimie, on explore avec ce livre la science de la vie qui est riche et toute simple pour qui sait écouter son cœur. Et au final, on découvre que le voyage compte peut-être bien plus que la destination.


Devenez un ninja du marketing et fidélisez vos clients avec le livre « StoryBrand »

 

Storybrand – crédit : Stella Attiogbe

Vous voulez augmenter vos ventes ? Faire plus de chiffres ? Ou encore satisfaire vos clients et les fidéliser ? StoryBrand vous montre pas à pas comment y arriver.

Personnellement, j’ai adoré lire ce livre. Peut-être c’est parce que j’adore le marketing, mais bref.

La première de couverture du livre : l’image nous rappelle ce célèbre écriteau qui surplombe les montagnes de la ville d’Hollywood et nous fait penser à un film. Très attractive, sobre. Elle présente l’essentiel et la phrase d’accroche est saisissante : « Scénarisez votre marque et faites vous entendre ».

Donald Miller a écrit StoryBrand pour permettre à tous les entrepreneurs, peu importe leur secteur d’activité et la taille de leur entreprise de pouvoir raconter leur histoire, concevoir des messages marketing percutants et ainsi s’attirer des clients et augmenter leurs revenus.

Et bien, c’est un pari réussi.

« Se concentrer sur les aspects de l’offre qui permettront aux clients de survivre et de s’épanouir. Si ça ne les aide pas à manger, tomber amoureux, ou donner un sens à leur vie ça ne les intéresse pas. »

Donald M. dit que c’’est la clé de toute approche marketing réussie.

Pour Donald, tous les films répondent à un même scénario : un héros qui mène une vie tranquille jusqu’à ce qu’un élément perturbateur intervienne (l’ennemi ). Le héros s’engage alors dans une quête qui le rendra meilleur, accompagné d’un guide qui l’aidera à surmonter les obstacles (Hunger Games avec Katniss Everdin), à triompher et être heureux. Eh bien, c’est la même trame que nous devons suivre afin de raconter l’histoire de nos produits et de nos clients.

Le livre est écrit autour de sept principes qui en facilitent la compréhension. Mais nous en découvrirons seulement cinq.

 

Principe 1 : le héros de votre histoire est votre client et non votre marque

Dès le début, vous devez définir l’ambition du héros/client. Et formuler un argumentaire en fonction de celui-ci

Quelle question essentielle se pose le client ? Vous devez pouvoir y répondre. Imaginez que votre client est un auto-stoppeur. La question que vous lui poserez c’est « où allez vous ?». Vous ne lui raconterez pas votre journée ou vos objectifs. Soyez donc clairs.

Principe 2 : les clients achètent des solutions à leurs problèmes internes

Faites des recherches et comprenez les problèmes que rencontrent vos clients., identifiez leurs difficultés. Plus vous parlez aux clients de leurs problèmes, plus ils s’intéressent à votre marque et vous écoutent.

 

  • Comment parler de leurs problèmes?

Le méchant est le personnage clé, point focal du conflit, n’hésitez pas à le personnifier et à présenter vos produits comme les armes avec lesquelles ils pourront vaincre le mal dont ils souffrent (difficulté à trouver des produits de qualité, mieux se vêtir, trouver facilement un emploi etc.) .

Cherchez quelle source principale du problème vos produits peuvent résoudre et identifiez les sensations recherchés par vos clients. Finalement, ne vous contentez pas de vendre un produit mais plutôt une solution aux différents problèmes.

Principe 3 : le client ne recherche pas un autre héros mais un guide

Positionnez votre client dans le rôle du héros et votre marque comme un guide. Faire le contraire est l’erreur fatale. Votre marque n’est pas le héros de l’histoire. Elle est plutôt le mentor qui accompagnera le héros dans sa quête, son épanouissement et son bonheur.

En tant que guide, vous devez être empathique (se mettre dans la peau du client, pouvoir l’écouter et le comprendre) et légitime.

Principe 5 : le client ne passe à l’action que s’il n’y est poussé

Dans les fictions, les héros sont toujours contraints à passer à l’action. C’est la même chose avec les acheteurs. L’être humain en général ne prend pas de décision importante à moins d’y être obligé. Vous ne devez  jamais croire que les clients lisent dans vos pensées, il faut une force extérieure pour les pousser à passer à l’action et vous êtes cette force !

Croire en son produit et le vendre de façon active. Vous êtes convaincus que votre produit changera la vie de votre client, alors dites-le avec énergie.

Il faut aussi engendrer de la réciprocité. Plus vous donnerez à vos clients et plus ils vous renverront l’ascenseur.

Principe 6 Tout être humain veut s’éviter une fin tragique

Le récit repose sur une question fondamentale : le héros triomphera-t-il ?

C’est la même chose pour votre client. Qu’est-ce qu’il gagnera en faisant affaire avec vous et qu’est-ce qu’il perdra si ce n’est pas le cas ? Montrez-le clairement.

L’enjeu, ce sont les conséquences terribles qui pourraient arriver ou ce que vous éviter en faisant affaire ou non avec la marque. Sans enjeu, il n’y a pas d’histoire.

Finalement, les auteurs utilisent trois scénarios afin de conclure leurs histoires. Ils sont aussi liés à de réels désirs humains. Gardez-les en tête et vous changerez à jamais la relation que vous aurez avec vos clients.

  1. Acquérir pouvoir et prestige
  2. Permettre à vos clients d’accéder à la complétude avec un apport extérieur
  3. Se réaliser ou s’accepter / besoin d’accomplissement

 

StoryBrand – crédit : Stella Attiogbe

 

Bonus :

  • Les meilleures histoires concernent la survie
  • Éviter le tapage et ne pas bombarder les clients avec trop d’informations, seulement les plus importantes
  • Créer des messages simples et pertinents
  • Les gens n’achètent pas le meilleur produit mais celui qu’ils comprennent le plus rapidement
  • L’entreprise doit se positionner comme un mentor qui saura guider son client

 

 



Quatre leçons marquantes vers la richesse de Robert T. Kiyosaki

« La pauvreté est une mentalité et un conditionnement. »

J’ai bien aimé cette phrase tirée du livre Père Riche Père Pauvre de Robert T. Kiyosaki, dont je vais vous parler dans les lignes qui suivent.

Vous voulez être riches ? Et bien ce livre est le premier pas que vous ferez vers la richesse si, et seulement si, vous en avez la volonté.

Le livre met en opposition la mentalité de deux personnes, des géniteurs. L’un est à la tête de plusieurs entreprises, n’a pas été loin dans les études, a des gens bien plus instruits qui travaillent sous ses ordres et fait régulièrement des dons dans son église.

L’autre est bardé de diplômes, travaille très dur pour le gouvernement, et attend d’avoir plus d’argent pour en donner aux autres, chose qu’il ne fera jamais.

Ces deux exemples sont décrits avec brio dans le livre. Et on perçoit ce qui fait la différence entre ces deux hommes : leur manière de comprendre et de percevoir « l’argent ».

Le géniteur riche de Robert T. Kiyosaki lui a appris un grand secret : l’éducation financière est la base de la richesse.

Nous allons certes à l’école, mais aucun cours ne nous apprend à créer de la richesse ou même à développer notre Q.I financier afin d’être indépendant. On nous apprend à trouver un emploi, être de bons employés et à peiner à joindre les fins de mois. C’est ce système que l’auteur s’efforce de corriger dans son livre.

 

Alors, voici les cinq points marquant

  1. «  Au lieu de sauver des miettes nous devons penser à comment créer de l’emploi »

Attendre un salaire chaque mois et dépenser la totalité, marchander pour sauver le moindre sous, faire des enveloppes pour tout n’est pas la solution. Bien sûr qu’il faut être prévoyant, mais ce n’est pas comme ça que l’on devient riche.

Il faut voir bien au-delà de nos besoins immédiats et se demander comment arriver à générer des opportunités pour les autres en faisant travailler l’argent que nous avons à disposition.

Il faut aussi se départir au plus vite de l’un des plus gros pièges de la vie qui consiste à laisser nos peurs et nos désirs contrôler nos pensées et nous pousser à conserver un emploi qui ne pourra jamais nous satisfaire financièrement parce que « un emploi n’est qu’une solution à court terme d’un problème à long terme ».

A retenir : les riches ne travaillent pas pour l’argent. Ils font en sorte que l’argent travaille pour eux.

 

  1. Apprendre l’abc financier est primordial

L’éducation financière est puissante. Nous devons comprendre le fonctionnement de l’argent, apprendre la comptabilité, comprendre les lois du marchés et les financements. Bref tout ce que vous pouvez trouver à apprendre sur le sujet, faites-le.

Notre plus grande richesse c’est notre éducation. Il faut garder l’esprit ouvert et être flexible. L’intelligence est capable de résoudre les problèmes et nous aider à trouver des moyens afin de créer de la richesse. Sans intelligence financière, l’argent vous glisse entre les doigts.

La règle la plus importante est la suivante : il faut connaître la différence entre des passifs et des actifs, et il faut acheter des actifs. 

Un actif met de l’argent dans notre poche tandis qu’un passif retire de l’argent de notre poche. Pour être riche, il faut avoir plus d’actifs que de passifs. Il faut aussi que les revenus soient bien plus que supérieurs aux dépenses et en même temps ce sont les actifs qui doivent permettre d’augmenter vos revenus.

A retenir: le riche achète des actifs. Le pauvre n’a que des dépenses. Et la classe moyenne achète des éléments de passifs en pensant que ce sont des actifs.

Des exemples de passif : les entreprises, des obligations, des actions immobilières, des droits d’auteur d’une propriété intellectuelle et tout ce qui a de la valeur qui peut générer des revenus. 

 

  1. Comprendre l’historique des taxes et le pouvoir des entreprises 

J’ai aussi retenu que c’est la connaissance que les riches ont de la structure légale d’une entreprise qui leur confère un gros avantage sur les pauvres. Par exemple, un employé normal verra son salaire être taxé par des déductions qui iront au gouvernement et il essaiera de vivre avec le reste. Tandis qu’une entreprise rapporte de l’argent, dépense d’abord tout ce qu’elle peut et est taxée sur tout ce qui reste. Vous voyez un peu la combine légale ?

En ayant votre entreprise, vos vacances pourraient être des réunions de travail, l’argent utilisé pour les voitures ou centre de remise en forme peuvent être passés sur ce compte. C’est une importante échappatoire légale de taxe utilisée par les riches.

Etant donné que le but est  d’aller vers l’indépendance financière, nous devons nous informer et apprendre tout sur la finance. C’est plus que crucial si on veut être riche.

Les quatre sphères du QI Financier à apprendre

  • La comptabilité
  • L’investissement
  • Compréhension de l’offre et la demande
  • La loi ( fiscalité, statut)

4. Surmonter la peur et ne pas hésiter à apprendre de nouvelles choses

Nous avons tous cette chose en commun : un énorme potentiel et des dons. La seule chose qui nous retient pourtant, c’est le fait de douter et le manque d’assurance.

Il y a une guerre entre notre esprit et notre cerveau : notre esprit est capable de tout. Pendant qu’il peut tout faire, notre cerveau lui, est paresseux. Il faut donc se libérer de toute peur et incrédulité pour enfin apprendre à penser et à créer différentes opportunités financières. Car ce qui importe, c’est votre niveau de créativité dans la résolution des problèmes financiers.

Il est aussi crucial de travailler pour apprendre, et non pour seulement gagner de l’argent. Parmi les qualités que nous devons absolument maîtriser, Robert K. cite les suivantes :

  • Le relationnel avec les autres
  • La négociation
  • Le marketing
  • La vente
  • Savoir apprendre et enseigner

 

Ce livre est une perle, il est le début d’une longue aventure vers l’aisance et l’indépendance financière. Et en chemin, vous découvrirez que la loi fondamentale de la richesse tourne autour de cette instruction divine : Donnez et vous recevrez.

 

Tout comme j’ai partagé mes retours avec vous, n’hésitez pas à partager avec autrui ce que vous avez, y compris cet article.

 

 


J’ai lu « L’art du Pitch par Oren Klaff »

Savez-vous pas comment prendre la parole en public ? Avez-vous peur ou hésitez-vous dès qu’il est question de parler à haute voix ? Vous stressez pour toutes ces présentations que vous devez faire ? C’était aussi mon cas. Mais plus que tout, vous voulez apprendre comment surmonter votre trac et être à l’aise. Cet article et ce livre sont là pour vous aider.

« Le pitch n’est pas quelque chose d’inné. Savoir pitcher s’apprend ». 

Leçon du jour : plusieurs heures d’apprentissage entrent en compte si vous voulez performer un pitch digne d’un récital de Mozart.

En dehors de la couleur du livre (orange) qui m’a tout de suite attirée (oui j’ai vraiment un problème avec les couvertures de livres), le sujet même dont traitait l’ouvrage a été l’élément décisif dans ma motivation à le lire. Sans plus tarder, disséquons ensemble ce livre.

 

  • First thing : Qu’est ce qu’un pitch ?

« Le pitch est un exercice de communication court et impactant. C’est une présentation efficace et percutante d’un projet pour convaincre en peu de temps. On va pitcher entre 1 à 5 minutes. »

  • Pourquoi lire ce livre ?

Parce ce que c’est l’un des meilleurs livres de 2018 ! Il est riche en informations, est tellement détaillé et précis. Rien n’est laissé au hasard et l’auteur, Oren Klaff est un expert dans ce sujet. Il a passé plus de 10,000 heures à faire des recherches et analyses et le fruit de son travail et ses techniques sont concentrés dans ce magnifique livre orange.

 

  • Et si tu nous résumais le livre ?

Oren Klaff qui a levé plus de 400 millions de dollars pour différentes entreprises est passé maître dans l’art de faire les pitchs. C’est donc un expert qui a condensé dans ce livre toutes ses techniques et son expérience.

Le livre est réparti en huit chapitres. Mais le résumé s’articulera autour de trois phases importantes de ce livre.

  • Premier Point 

Oren nous apprend que le pitch n’est pas quelque chose d’inné. Il faut au contraire trouver la bonne méthode, et s’exercer à plusieurs reprises jusqu’à ce que cette aptitude nous colle à la peau.

L’un des majeurs problèmes du pitch se situe au niveau de notre cerveau. En effet, lorsque nous pitchons, la partie de notre cerveau qui conçoit ou élabore le message est le néocortex qui est la partie la plus intelligente du cerveau. Par contre, c’est le cerveau reptilien ( partie primitive pas très futée du cerveau qui n’a pas beaucoup évolué depuis plus de cinq millions d’années ) de notre interlocuteur qui reçoit le message.

Le cerveau reptilien ayant pour objectif principal la survie n’est donc pas apte à traiter des informations compliquées. Le décalage étant à ce niveau, il faut donc truffer sa présentation de choses excitantes et intrigantes afin de captiver l’attention de cette partie du cerveau. En gros, il faut adapter notre pitch au cerveau reptilien.

  • Deuxième point

“Personne n’accepte un rendez-vous pour entendre parler de quelque chose de déjà connu et de compris.”

Il faut de la nouveauté, de l’innovation encore et encore pour performer un pitch parfait.

Vous devez aussi vous mettre en mode solution lorsque vous pitchez. Vous n’avez pas besoin de la personne ni de son argent, c’est plutôt vous qui lui apportez une solution, une offre à couper le souffle.

Il faut toujours rajouter à tout pitch une touche d’humour, de défi et de contradiction.

  • Troisième point

Dans cette troisième partie, votre statut entre en jeu. C’est un peu la manière dont vous vous présentez, comment vous vous positionnez au sein d’un groupe. C’est l’ensemble de vos connaissances, vos acquis et votre expérience.

Dans le livre, Oren prend l’exemple des serveurs français. Le restaurant représente leur territoire, et ils contrôlent tout. Ils ne se laissent impressionner par qui que ce soit, et surtout pas par la taille de votre portefeuille. Ils restent maîtres du jeu.

Captiver l’attention, prendre le pouvoir social et le redistribuer au temps voulu, voici tout l’enjeu de cette phase. Pour élever son statut, il faut rediriger les autres dans un domaine que l’on maîtrise afin de montrer sa supériorité. Parlez et misez sur ce que vous conaissez, votre domaine de prédilection. En gros, faites votre show.

Et si on « Pitchait » maintenant ?

L’information la plus essentielle du livre est la suivante :

la découverte la plus importante du xxe siècle (le secret de la vie, l’ADN à double hélice) peut-être pitcher en cinq minutes. Oui c-i-n-q minutes. Alors pourquoi est-ce que vous ennuierez les gens avec plus de 40 minutes d’une idée qui ne révolutionnera ( certainement ) pas le monde ?

Aucune entreprise ne devrait donc laisser ses cadres passer une heure à faire un pitch. Non. C’est du suicide.

Le pitch doit être divisé en 4 phases.

Phase 1 : Présentation de l’idée ( 5 min )

Dès le début du pitch, la cible doit être à l’aise. Elle doit vous connaître et connaître le temps que durera la présentation.

Partez ensuite d’un constat, d’un problème et énoncer l’idée générale du pitch comme étant la solution. Pitchez par la suite votre grande idée en une (01) minute en vous servant du modèle d’introduction d’idée ( à retrouver dans le livre).

Bonus : L’histoire qui se cache derrière la naissance de votre idée intéressera toujours votre cible. N’hésitez pas en parler, à parler de ce qui vous a poussé à entreprendre et à montrer l’évolution de votre projet. Le mouvement accapare l’attention et les cibles n’aiment pas les vieilles idées. Elles veulent voir du mouvement et du nouveau.

 

Phase 2 : Budget et ingrédient secret ( 10 min )

Commencez par expliquer les problèmes que votre idée résout et comment elle fonctionne. Ne faites pas de présentation linéaire et mobilisez l’attention du public. Il faut aussi retenir que l’attention s’étiole au bout de vingt minutes. Votre pitch doit donc tenir dans ces 20 minutes.

L’attention émerge quand le caractère novateur de l’information donnée est élevé et s’étiole quand la nouveauté diminue.

Vous devez donc jouer sur la mobilisation et la rétention de l’attention qui sont les aspects les plus importants lors d’un pitch.

Lorsqu’une personne ressent du désir (dopamine) et de la tension (noradrenaline) elle porte une attention forte à ce qui se passe devant elle. Il faut donc jongler sur l’équilibre de ces deux neurotransmetteurs, car l’attention est un équilibre instable et délicat entre ces deux.

  • Pour booster la dopamine, il faut offrir une récompense.  Booster par la nouveauté, l’excitation. Créer la curiosité chez sa cible.
  • Au contraire, pour booster la noradrénaline il faut retirer quelque chose à votre cible.  Tension = enjeux. Mettre en avant les conséquences si il ou elle ne fait pas affaire avec vous. Faire en sorte que sa cible reste alerte.

Phase 3 : proposer le marché ( 2 min )

Lors de cette phase, décrivez ce que l’auditoire obtiendra lorsque celui-ci décidera de faire affaire avec vous. Ce qu’il gagnera, comment le gagnera t-il et à quel moment.

La chose la plus importante que les gens obtiendront, c’est vous. Deux minutes sont plus qu’assez pour cette étape. Soyez brefs, directs et explicites. Votre auditoire doit savoir clairement ce qu’il obtiendra et ce qu’il aura à débourser.

 

Phase 4

Il y’a une phase 4, mais il va falloir que vous lisiez le livre !

 

BONUS

Je suis gentille, je vous liste donc des petits conseils tirés du livre ( ne me remerciez pas )

  • Faire en sorte que ça soit le cerveau reptilien de notre cible qui reçoive le message
  • Ne jamais avoir l’air d’être aux abois, ne soyez pas désespérés ou, du moins, ne le montrez pas. Personne ne veut travailler avec des gens comme ça, c’est repoussant. ( c’est vous qui commandez ).
  • Tout pitch nécessite une histoire à raconter, des récits courts et forts avec des héros qui surmontent des obstacles réels.
  • Faites preuve d’excellence et retirez-vous juste au bon moment pour qu’ils vous courent après.

 

In fine:

Humour, amusement et légèreté sont cruciaux dans un pitch. La force et la confiance aussi.

Et n’oubliez pas que la seule règle, c’est que VOUS écrivez les règles.

 

 


« Rework » : un livre pour réussir au travail et dans l’entrepreneuriat

Ce livre marque le début d’une nouvelle façon de concevoir le travail en lui-même, ou le monde de l’entrepreneuriat. « Rework » ou entendez de manière littérale « retravaille ».

Écrit par Jason Fried et David Hansson, des entrepreneurs ayant monté leur propre boîte de conception de logiciels, cet ouvrage véhicule un seul message : Il est temps de (re) penser l’entreprise différemment. Oublions que les codes existent, sortons des cartons notre créativité et travaillons sans tenir compte des règles qui existent depuis des millénaires.

Ton drôle, ironique et au-delà de la limite de l’insolence, les pages de ce livre regorgent surtout de vérités et de procédés qui ont fait leurs preuves. Au travers de celles-ci, vous découvrirez une réalité simplifiée. Si vous n’êtes pas fort d’esprit, chose qui a failli m’arriver, vous risquez d’aller démarrer votre business avant même d’avoir terminé le livre. Peut-être que c’est un peu le but, mais réfléchissez bien et calez tout avant de vous lancer.

 

Je vous parle du livre.

Le livre est réparti en onze chapitres, plus une magnifique conclusion un peu sortie de nulle part mais ô combien importante.

Il traite de tous les aspects d’une entreprise :

  • L’idée de création et la peur de se lancer
  • La planification et l’agrandissement de son business
  • La productivité
  • La discipline, le travail à faire sur soi
  • Le marketing
  • L’embauche, la gestion du personnel
  • La recherche de financement et la personnalisation de sa marque
  • L’innovation et l’inspiration.

 

Ce que j’ai retenu du livre 

Le constat est simple : de nos jours, tout le monde peut faire des affaires grâce aux outils qui sont accessibles à tous et une technologie bon marché.

Comment commencer ?

Pour commencer, il vous suffit juste d’ignorer la dure réalité dans laquelle les éternels pessimistes veulent vous enfermer. La dure réalité est une excuse pour ne pas essayer et c’est plus leur problème que le vôtre. Elle ne vous concerne pas. Oubliez le fait qu’il faille absolument échouer avant de réussir, nous ne sommes pas tous des perdants, oubliez la planification car elle empêche d’improviser et donc de saisir les opportunités. Évoluez lentement, à votre propre rythme et soyez flexibles.

Apprenez aussi à vous distinguer, saisissez l’urgence du problème à résoudre et soyez convaincu que votre solution résoudra le problème et changera le monde pour certaines personnes. Faites finalement quelque chose qui compte et créez un produit dont vous avez besoin et duquel vous ne pourrez pas vous passer.

Et si vous vous lanciez ?

N’attendez pas trop avant de vous lancer, dégagez quelques heures par semaine pour travailler sur vos idées et soyez disciplinés en vous fixant une ligne de conduite. Travaillez aussi sur votre produit, taillez le jusqu’à atteindre l’essence. Débarrassez vous de tout ce qui est juste bon pour atteindre l’excellence. Trouvez l’essentiel et concentrez vous sur ça, ne vous éparpillez pas.

Se différencier oui, mais comment ?

Pensez à montrer les coulisses de votre entreprise à vos clients, montrez leur comment vous faites, enseignez leur et n’ayez pas peur de dévoiler vos secrets. Défendez aussi quelque chose, prenez position, vous vous attirerez des inconditionnels qui feront votre publicité mieux que quiconque. Mettez-y de vous dans votre produit, n’hésitez pas à dire haut et fort ce qui le rend unique. Faites en moins que la concurrence, soyez le plus amoureux de votre produit et sachez dire non à certains utilisateurs, ne répondez pas à tous leurs besoins.

Gardez vos bonnes idées au chaud et ne vous précipitez pas sur elles.

Montrez-vous sous votre vrai jour, soyez vrai et parlez de ce dont les autres n’osent pas parler.

Tout est marketing, intégrez le à chaque étape de votre produit. De la conception, jusqu’à l’emballage en passant par la comptabilité et la livraison.

Comment être plus efficace au travail ?

Soyez rapides, évitez les interruptions tels que les SMS qui minent votre productivité. Coupez SMS, mails et autres applications.

Se poser les bonnes questions lorsqu’on travaille. Est-ce que ce que je fais est vraiment important ? Décrétez des plages horaires ou vous êtes vraiment seuls, entre 3 et 4h de temps suffiront. Vous serez vraiment impressionnés du travail que vous pouvez abattre en si peu de temps..

Les réunions ? Évitez-les au maximum. Elles font perdre du temps. Fixez un temps exact à laquelle la réunion prend fin, et ce,  que le problème soit résolu ou pas. Fixez des points importants, donnez à chacun le nombre de fois où il pourra prendre la parole… Vous voyez non ?

Dormez car le manque de sommeil tue la créativité. Ne jouez pas aux super héros, enlevez votre cape et rentrez chez vous lorsque vous sentez que vos neurones n’en peuvent plus. Et n’oubliez pas, si vous mourrez, on trouvera dans les jours qui suivent quelqu’un pour vous remplacer. Ça aide à relativiser non ?

Il ne vous faut pas plus d’heures de travail mais des heures de travail plus productives. Nuance. Entourez-vous de personnes avec une vie privée, et d’autres activités. Ces personnes-là sont généralement mieux organisées et feront bien le boulot.

Ne faites pas de longues listes de tâches, mais de petits groupes et mettez les plus importantes en haut. Prenez de petites décisions au fur et à mesure et fixez-vous des objectifs atteignables. Tout cela vous donnera l’impression de progresser.

Et pour les patrons…

Il faut laisser vos employés être autonomes, donnez-leur la confiance. Communiquez franchement et simplement…

 

Et cette magnifique conclusion ?

In fine, n’oubliez pas que les idées ne meurent jamais mais l’inspiration, elle, a une date d’expiration. Elle existe au présent et est magique. Alors dès que vous la sentez, utilisez là, mettez là au travail et ne vous arrêtez pas tant qu’il y en a encore dans le tube.

 

Je sais que je vous ai convaincu. Vous savez aussi que c’est un livre que vous devez avoir et acheter. Alors rendez-vous ici pour plus d’informations.


Confession d’une accro aux livres

J’ai décidé de me confesser aujourd’hui. Je souffre d’une maladie, d’une dépendance aux livres pas encore chronique… mais je pense que je n’en suis pas loin.

Les origines

Tout a commencé dans mon enfance. Je ne vous apprends rien, en général tout part de là. Ça a commencé par mes livres de cours. Je lisais de la première de couverture jusqu’au nom des éditions tout à la fin. Mes romans de classes ne suffisaient plus, j’ai enchaîné avec les dictionnaires et encyclopédies de papa, toutes les factures que je trouvais, ses documents compliqués de travail. Je vous rassure, je n’y comprenais rien, mais j’étais toujours fourrée là-dedans.

Le mal en question

Les livres, quelle arme inoffensive me diriez-vous ! Mais soyons honnête, tout excès nuit. Je le sais et je le sens. Je ne peux plus maîtriser mes bouquins, ils augmentent sans que je ne m’en rende compte (enfin, je m’en rends compte vu que c’est moi qui vais les chercher, mais bref). J’aime emprunter des livres à des amis (que je ne retourne jamais). Je n’aime pas prêter mes livres, je le fais rarement. Après tout ce sont mes bébés… Et j’ai peur qu’on les perde ou qu’ils me reviennent dans un état lamentable.

Comment reconnaître les accro ?

Oubliez le combo lunettes + sac à dos +baskets ! Quoi que…

 

  • Ils ont toujours un livre à portée de mains et un sac (assez grand) pour pouvoir les contenir

Moi j’ai un livre dans chacun de mes sacs. Bah il faut anticiper. Et si je suis coincée dans un embouteillage ? Si mon prochain rendez-vous se ramène avec 20 minutes de retard ? Qu’est ce que je fais si j’ai soudainement envie de lire un livre sans aucune raison ? Et si… Et bien voilà…

 

  • Ils s’arrêtent toujours devant des librairies/étals de livres

A la recherche de la perle rare (il m’a fallu plus d’une heure pour me décider)

Si ces gens-là pouvaient choisir leur paradis, ça serait une grande pièce éclairée avec des sofas doux comme des nuages et des livres aux couvertures colorées rangés par thème. Avec bien sûr, personne d’autre qu’eux dans la salle. A la limite, un chat serait autorisé.

Évitez de faire des emplettes avec eux, évitez de passer devant un rayon de livres avec eux, sinon une heure plus tard vous viendrez me dire que j’avais raison…

Lorsque j’entre dans une librairie, c’est comme si mon cerveau ne fonctionnait plus. Déjà, je ne ressors jamais de ces endroits là sans un livre. Ensuite, il me faut un minimum d’une heure pour pouvoir choisir un seul livre. Seule une intervention divine peut me tirer de ma torpeur.

 

  • Ils leur est impossible de voyager ou de faire 30 minutes de trajet sans un livre

C’est inenvisageable. C’est un peu comme sortir un jour de forte pluie sans son parapluie. Que ça soit un trajet en voiture, car, ou une simple attente dans un hall, le, sinon les livres ne sont jamais très loin.

 

  • Ils achètent des livres parce que les couvertures sont super méga belles

Je plaide coupable. J’ai un faible malsain pour les couvertures de bouquins. Je ne comprends toujours pas ce mal mais je n’essaie même pas de lutter contre. Pour moi, l’adage serait plutôt « Il faut se fier à la couverture d’un livre »… Surtout quand la police utilisée est originale, là, je craque littéralement.

 

  • Ils disparaissent pendant plusieurs heures pour pouvoir lire en paix

Mes proches ont fini par comprendre. Si je ne donne pas signe de vie pendant des heures et que je ne réponds pas au téléphone, et bien ce n’est pas parce que j’aurais été kidnappée. Non. Je suis juste plongée dans un monde fictif où j’espionne de loin les personnages de mon livre.

 

Tout est normal…

Oui, tout va bien dans le plus beau des mondes. Pour eux, c’est normal d’avoir des piles et des piles de livres. C’est normal de connaître tous les auteurs et de passer plusieurs heures par jours le nez fourré dans un livre, c’est encore normal de lire d’une traite et de refuser de manger parce que, trop absorbés par la lecture.

 

Rien n’est jamais trop pour un livre

Demandez moi combien je suis prête à débourser lorsque je vois un livre de l’un de mes auteurs préférés avec une première de couverture à couper le souffle.

Demandez un peu leur budget livre à tous ces accrocs, et bien ils n’en ont pas, parce qu’ils dépensent sans compter.

C’est sans oublier tous les livres que nos proches nous offrent parce qu’ils savent à quel point nous sommes des inconditionnels…

La solution serait peut-être qu’on vive dans une grande bibliothèque ? Mais ça ne ne suffirait pas, parce qu’il y’a encore tellement de livres qui nous attendraient, là dehors…

 

Bonus :

  • Les accros ont des positions très bizarres qu’ils trouvent pourtant confortables pour lire.
  • Ils trouvent que les adaptations cinématographiques des livres ne sont pas / jamais à la hauteur (ne discutez pas ce point avec moi, vous savez qu’elles ne le sont pas).
  • Pour eux, rien ne sent plus bon qu’un livre (oui, les livres ont une odeur).
  • L’argent dépensé en livres est supérieur à celui dépensé en vêtements.
  • Ils rêvent tous d’avoir une maison avec un coin spécial à eux, bourré de livre et bien décoré.
  • Ils se demandent comment est-ce qu’on peut ne peut pas aimer la lecture. Diantre !

 


J’ai lu « Miraculée » ou l’histoire d’une survivante du génocide Rwandais

Photo du livre Miraculée

Découvrez le génocide du Rwanda à travers survie, foi et Dieu.

Photo du livre Miraculée.

J’ai ressenti des frissons dès les premières pages de ce livre. Il y a juste à lire la préface pour comprendre que ce livre ne vous laissera pas de marbre.

Miraculée, ou Left to Tell dans sa version originale. C’est l’histoire d’une jeune fille, Immaculée Ilibagiza, qui vit avec son heureuse famille au Rwanda. Sa vie a pris subitement un tournant tragique avec le génocide Rwandais.

Elle et sa famille vivaient dans un village composé de Hutus et de Tutsis, dans une parfaite harmonie. Ses parents se sont évertués à aider tous les villageois sans tenir compte de leur ethnie.

La question que je me suis posée tout au long du livre, c’est comment est-ce que la haine a pu s’emparer d’un tel peuple ? Avant d’avoir lu ce livre, je ne savais rien du génocide rwandais.  Je ne savais même pas lesquels des Hutus ou des Tutsis avaient massacrés l’autre peuple. Plus j’avançais au fil des pages, plus je comprenais l’atrocité de ce génocide et l’inhumanité de ce carnage.

Le génocide Rwandais a duré cent jours (avril-juillet 1994) et est le génocide le plus rapide de l’histoire. Il a éclaté suite à l’explosion de l’avion de Juvénal Habyarimana, alors président Rwandais.

L’auteure raconte que, dès lors, l’appel au carnage est lancé, la haine est instaurée dans écoles primaires. Les élèves Tutsis sont recensés et mis à part. « Mes voisins qui me saluaient gentiment chaque matin brandissaient maintenant une machette pour me tuer. »

Toute la famille d’Immaculée est massacrée. Elle se réfugie dans une salle de bains avec six autres femmes où elle passe environ trois mois. Elle perd plus de 30 kilos.

Immaculée, c’est l’histoire d’une rencontre avec Dieu au milieu de l’enfer

Le divin, Dieu, est au centre de son histoire. Durant sa cachette dans cette salle de bain, elle raconte : « Si je perdais ma foi, je savais que je ne pouvais pas survivre. Je savais que mon combat pour survivre à cette guerre se déroulait à l’intérieur de moi. »

Lire son histoire a augmenté mon amour pour Dieu, ma foi a augmenté. Je me suis alors demandée d’où elle avait tiré cette force pour transformer une histoire aussi douloureuse et tragique en quelque chose de positif. Non seulement pour elle, mais aussi pour plusieurs personnes.

Miraculée est un livre bouleversant avec des passages percutants, peut-être parce que c’est une histoire vraie et qu’Immaculée a ressenti chacune des émotions qu’elle décrit.

Chacun des mots transporte une émotion, c’est réel et on est facilement transporté au Rwanda en plein génocide. Le génocide nous est conté de manière franche et sincère. Pas d’édulcorants, ni d’ajouts. Seulement le témoignage d’une victime qui a vécu le pire mais qui a rencontré Dieu au milieu de ces ténèbres.

La cruauté et l’horreur du génocide

Ce qui m’a le plus frappé dans cette histoire, c’est la cruauté et l’horreur du génocide. Des hommes tuant et massacrant comme si un esprit sordide et maléfique s’était emparé d’eux. « Les Tutsis sont traités de serpents et de cafards. La haine est apprise dès l’école. »

Le piège se referme doucement sur les Tutsis qui n’ont pas pu s’échapper et ils sont comme encerclés : « Ils ont dit aux Tutsis de se cacher dans les églises et stades et ont envoyé des tireurs avec des mitraillettes. »

Les Hutus modérés sont eux aussi assassinés car « vouloir tuer les Tutsis était comme avoir un passeport. » Le pays atteint le point de non-retour, « les stations-services donnaient des machettes. Les soldats faisaient du porte à porte pour distribuer mitrailleurs et grenades. »

Miraculée est aussi un livre plein de miracles, comme son nom l’indique

Il y a d’abord le fait qu’elle et les autres femmes arrivent à rester cachées dans cette salle de bain pendant que les assassins ne cessent de faire des allers-retours près de cette pièce sans réussir à les trouver. Ensuite, dans sa cachette, elle commence à apprendre l’anglais, telle une instruction divine reçue. Cela lui permettra de se rendre utile plus tard dans le camp de réfugiés et de finalement décrocher un emploi à l’ONU.

Mais pour moi, le plus grand miracle réside dans le fait qu’elle ait pu octroyer son pardon aux personnes qui ont massacré sa famille. Elle s’est retrouvée face à l’assassin de sa mère et de son frère et lui a dit « Je te pardonne ». Le chemin vers le pardon fut certes dur, mais elle a pu se reconstruire et accepter la mort de sa famille. Elle a compris que ceux autour d’elle avait perdu bien plus qu’elle : « Je savais que les gens autour de moi avaient perdu beaucoup plus que moi, ils avaient perdu leur foi et leur espoir. »

 

L’une des choses que je retiens de ce livre, c’est qu’il est impossible de prévoir combien de temps il faudra à un cœur brisé pour guérir. Mais c’est une décision quotidienne, une longue marche vers la cicatrisation de ses plaies.

J’ai aimé lire ce livre, j’ai pleuré et ri avec Immaculée. J’ai eu de la peine pour chacune de ces personnes tuées et pour ces familles meurtries.

Tout au fond de moi, j’espère ne plus avoir à lire un livre aussi percutant qui relatera une histoire aussi sanglante, triste mais réelle.


Quand les filles d’Abidjan prennent le pouvoir sur la drague grâce aux réseaux sociaux

Serait-ce la grande revanche des filles ? Alors que dans toute l’Afrique de l’Ouest, les Ivoiriens traînent dans leur sillage une réputation de fêtards et d’amants pas très fidèles, les jeunes Ivoiriennes, elles, qui jusqu’alors restaient très sages, viennent d’adopter une nouvelle stratégie.

Faisant fi de la tradition, ces dernières n’hésitent plus à retourner le mougoupan contre les garçons. A Abidjan, toute la jeunesse vit à l’heure de ce terme 100 % ivoirien, cette stratégie d’ordinaire masculine qui consiste à faire croire qu’on cherche une relation sérieuse et à disparaître une fois la première relation sexuelle consommée. Inconnu hors les frontières, ce terme est central dans le lexique ivoirien de la drague, comme le goumin, l’incontournable chagrin d’amour qui succède à ces idylles déçues.

 

Des générations de jeunes femmes idéalistes ont vécu, comme Fatou*, une belle histoire romantique avant de tomber de haut. La rengaine était toujours la même que pour l’étudiante de 22 ans. « Nous avons parlé pendant des mois, nous étions un vrai couple, il m’a mise en confiance pour me faire tomber amoureuse. Je n’aurais pas pu imaginer qu’il ne voulait que mon corps. »

« Juste pour le fun »

Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux, tout ça, c’est du passé. Une petite clique de jeunes femmes émancipées a décidé d’en finir avec la victimisation et de profiter elles aussi de leur sexualité sans contraintes, quitte à passer pour des demoiselles sans cœur. « C’est juste pour le fun. Tout le monde a le droit de s’amuser », explique Rokia, 22 ans, blogueuse et modèle. Avec la montée en puissance de Facebook, c’est devenu un jeu d’enfant. Et les autres sites de rencontres ont vite été éclipsés par le réseau social qui est devenu un fabuleux outil de drague à Abidjan.

« Dans une fête ou à l’université, tu ne peux pas aborder toutes les filles. Avec Facebook, tu as juste à connaître son nom, ce qui est facile, et à lui envoyer un message. Ensuite, tu peux jauger si tu es autorisé à un pas de plus ou s’il faut la zapper. Au moins, si tu te fais gbê (recaler), ça reste entre vous », raconte Ismaël, un étudiant abidjanais de 19 ans.

L’une des leçons du mougoupan des filles, c’est que les garçons, à l’instar de Moussa, un graphiste de 23 ans, s’en remettent très bien : « Ça m’est déjà arrivé qu’une fille me fasse un mougoupan. J’avoue avoir été un peu surpris, mais je ne peux pas trop me plaindre vu que j’ai fait déjà fait la même chose à plusieurs filles ! Souvent, on a juste envie de sexe et c’est comme ça. »

Les réseaux sociaux ont envenimé la situation

Ce changement de mœurs aurait pu en rester là si les réseaux sociaux n’avaient pas aussi facilité une certaine commercialisation des corps, allant même parfois jusqu’à la prostitution. A Abidjan comme ailleurs, monnayer ses charmes reste un moyen de subsister. Car comme le dit une jolie expression du pays : « On ne mange pas l’amour ». Mais hier cantonnée aux bas quartiers, la relation d’un soir tarifée gagne aujourd’hui les jeunes de la classe moyenne attirés par le désir de l’argent facile et l’envie de s’acheter quelques accessoires de luxe pour briller en société.

Ce glissement, « inévitable » pour Joyce, étudiante de 20 ans, s’explique par le fait que « l’amour n’est pas trop inculqué dans les valeurs ivoiriennes, du coup, la jeunesse se fie à ce qu’elle voit dans les feuilletons ».

Magie du sentiment amoureux

Alors, et si c’était le moment de lever tous les tabous ? Car les parents africains, souvent silencieux lorsqu’il est question de parler d’amour et de sexualité à leur progéniture, ont aussi leur part à faire. Dans les appartements ivoiriens, autour de la table du dîner, les flirts et le sexe sont rarement au menu des discussions familiales. Et « les jeunes ne perçoivent plus forcément les relations amoureuses comme un préalable au mariage, explique Joyce, ce qui conduit forcément à multiplier les conquêtes » et à repousser l’âge où l’on s’engage vers 25 ans.

A Abidjan comme ailleurs, drague et mariage correspondent donc à des âges différents de la vie. « Toutes ces choses-là dépendent du cadre, des circonstances et de ce que chacun attend d’une relation, confie Nourah, toute jeune journaliste de 20 ans. Les vraies relations amoureuses ne se basent ni sur le sexe ni sur l’argent. Lorsqu’on est vraiment prêt à se caser, on met tout ça de côté et on évolue ensemble, main dans la main. » « L’amour est une évidence, conclut Fatou. On ne peut pas vraiment le définir, mais quand tu aimes, tu le sais. C’est tout. »

Si les réseaux sociaux ont pris la main sur la drague électronique et remis un peu d’égalité entre les filles et les garçons, ils n’ont donc pas fait disparaître la part de magie du sentiment amoureux. Car, comme la majorité des jeunes du monde, les filles et garçons de Côte d’Ivoire interviewés pour cet article croient en l’amour. Ils ne sont pas de fins romantiques, mais ils font de leur mieux pour rendre justice à ce merveilleux sentiment.

* Tous les prénoms ont été modifiés.

 

P.S : cet article a été à l’origine publié sur Le Monde


La nécessité d’aller de l’avant

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Cela devrait sembler comme une évidence, une question à ne même pas se poser. 

La vie elle-même en est une image. En effet, avez vous déjà vu quelqu’un statique, debout en plein milieu d’une route, ne faisant absolument rien ? Oui, sûrement. Mais je suis sûre que la première chose qui vous viendrait à l’esprit c’est que cette personne est folle. Folie, c’est le terme exact. Pourtant nous faisons tous preuve de folie à un moment ou un autre sans nous en rendre compte. Comme je le disais, aller de l’avant devrait être une évidence, indispensable. Pourtant ce n’est pas le cas.

Jugez en par vous même: il y’a tellement de discours inspirants sur la toile, tellement de livres  motivants, tellement d’orateurs galvanisant, et je suis aussi en train d’écrire ce texte. Loin de moi l’idée de me classer parmi ceux que je viens de citer. Si l’offre de ce côté augmente, c’est malheureusement parce que la demande aussi est en hausse. La société est en manque, elle a tendance à abandonner trop vite, elle ne veut pas continuer le combat, non c’est trop dur.

Oui c’est dur, j’imagine.

Lorsque les tracas de la vie se font sentir, lorsque les épreuves sont notre seules richesses et que les inquiétudes et pleurs sont tout ce qui nous maintiennent en vie, coment aller de l’avant ? Ou trouver cette nécessité d’aller de l’avant ?

Déjà lorsque quelque chose est nécessaire, cela veut dire que c’est vital. Vital pour nous, vital pour nos proches, pour les autres. Et on ne peut vivre sans ce qui est vital. En gros lorsqu’on arrête de se battre ou qu’on cesse d’essayer, on meurt. Je ne parle pas de mort physique, je parle d’une descente aux enfers calme et longue, je parle de dépression, de tritesse quotidienne. Quoique dans les cas les plus extrêmes, la mort peut survenir. Mais je ne suis pas une extrémiste.

Mais je me demande pourquoi quelqu’un prendrait-il le risque de vivre sans quelque chose qui est vital pour lui, de mourir à petit feu ?

Le désespoir peut-être, plus d’espoir ou même le sentiment qu’on a fait tout ce qu’on pouvait. Personne ne se tient debout comme ça sans avancer ou dans le but de ne rien faire. Il faut qu’il y’ait quelque chose qui nous retienne ou qui nous empêche de faire un pas. Il y’a aussi l’ignorance. Savons nous seulement qu’aller de l’avant est indispensable ? Comprenons nous que nous n’avons pas d’autres choix que de continuer et que nous devons continuer ?

Je reviens à mon histoire de perspectives.

Arrêtons de voir le fait d’aller de l’avant comme un exploit surhumain à accomplir ou comme quelque chose qui est seulement réservé à ces hommes là qui ont su se relever après leurs échecs. Et appréhendons le comme une tâche quotidienne, comme une chose dont nous ne pouvons nous passer, comme boire de l’eau par exemple.

Aller de l’avant est vital, ne pas abandonner est vital.


5 signes qui montrent qu’une fille n’est pas intéressée

Elle vous a déjà dit non, sauf que vous ne voulez pas l’entendre. La séduction est à la fois plaisante et déplaisante, surtout lorsque tout ne se passe pas comme prévu. Vous connaissez déjà mon grand cœur, plus besoin de m’étaler sur ça. Mais je le ferai quand même. Il y’a quelques temps, je donnais des conseils aux filles pour repousser vos avances. Aujourd’hui, je vais essayer de me rattraper (enfin, presque). Je vous donne des astuces pour sentir et anticiper ce gros râteau qui arrive (certainement) et surtout pour vous  éviter de souffrir… ou pas.

Entrons donc directement dans le sujet, tout comme vous, qui foncez droit dans le mur.

  1. Elle est évasive dans ses réponses et réfléchit depuis des lustres

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Des conversations à base de « je ne sais pas », « peut-être », « on verra bien » ou encore « je vais réfléchir »… Réflexions qui, au passage, durent depuis plusieurs mois. Aussi, elle ne sait jamais rien, elle ne vous laisse rien savoir sur elle. Elle ne dit ni oui ni non. Peut-être qu’elle joue au fameux jeu. Soyez certains : vous ne l’intéressez pas ou elle n’a sûrement pas envie de vous faire mal.

 2. Elle joue « l’idiote »

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Voilà la technique favorite des filles lorsqu’elles ont trouvé « un pigeon » (désolée les filles, non pas vraiment). Elles feront mine de ne pas comprendre ce que vous voulez, pendant ce temps toute votre énergie y passe.

D’autres agissent comme si elles ne comprenaient pas vos appels de détresse, euh… pardon, de séduction! Elles vous diront après « bah non je savais pas, tu n’as jamais été clair, moi je pensais que tu voulais juste qu’on soit amis ».

Vraiment ?

 3. Elle n’accepte jamais vos invitations

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Elle refuse toujours vos nombreux rendez-vous. Elle a toujours une excuse, vous voyez : sa grand-mère a perdu quatre cheveux blancs, son oncle a chuté d’une falaise… Alors que, bizarrement, elle est tout le temps avec ses amies! S’il vous plaît, laissez donc tomber!

 4. Plus distante qu’elle, tu meurs

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Mademoiselle ne fait jamais le premier pas. Elle ne vous appelle ni ne vous écris jamais pour prendre de vos nouvelles. Elle ne cherche jamais à savoir si vous êtes toujours en vie ou mort. Peut-être qu’elle vous préférerait mort, bref. Pas besoin de conclusion.

 5. Elle vous dit non

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 😂😂 

C’est tellement évident mdrr. Désolée je n’ai pas pu m’empêcher de mettre celle-là. Je me trouve vraiment drôle. Bref. 

Bonus : Est ce que vous en avez vraiment besoin ?


Nourriture ivoirienne (street food) à Abidjan

Choukouya de mouton Crédit photo :Wikimédia Commons

Abidjan : dès qu’on arrive dans cette ville, l’une des premières choses qui nous séduit c’est la nourriture.

La nourriture ivoirienne fait l’unanimité et vous allez très vite comprendre pourquoi. Les rues Abidjanaises, de jour comme de nuit, regorgent d’étals et de maquis prêts à vous faire découvrir une nourriture de rue très diversifiée.

Du célèbre et mythique garba au *fameux alloco* qui ont fait sa réputation, découvrons ensemble toutes ces merveilles qui font bien plus que de réjouir nos papilles.

 

1- Choukouya

Il est fait à base de viande de boeuf ou de mouton cuit à l’étouffée et assaisonné. Il s’accompagne d’une poudre de piment aussi appelée « kankankan » et se mange avec de l’alloco, de l’attieke ou du pain.

Choukouya de mouton

 

2-Alloco*

Des morceaux de banane plantain découpés et frits dans de l’huile plus que chaude. L’alloco se mange généralement avec des oeufs bouillis (oeufs durs) ou du poisson frit. C’est l’un des mets les plus connus de la nourriture ivoirienne.

Pour moi, l’alloco est le meilleur des plats ivoiriens. En même temps c’est ma nourriture préférée : on comprendra tout de suite mon avis très impartial.

Alloco Crédit photo : Stella Attiogbe

3-Poulet piqué ou braisé

Haa le poulet ! Comme tout bon Africain, les Ivoiriens adorent le poulet. La preuve, ils en consomment toutes les parties et sous toutes les formes : en kédjénou, sauté, frit, braisé etc..

Intéressons nous au poulet cuit au feu de bois (poulet piqué) ou braisé qui fait le bonheur des fêtards nocturnes ivoiriens. Les vendeurs sont aux abords des maquis, dans les quartier proposant leurs meilleures recettes.

Poulet piqué (cuit au feu de bois) Crédit photo : Stella Attiogbe

4-Poisson braisé

Il faut en consommer pour comprendre ce dont je suis en train de parler. Ce poisson est cuit sur un feu de charbon, et seules leurs vendeuses ont le secret de la mixture qui sert d’assaisonnement… Je n’en dis pas plus, c’est mal doux.

Le fameux poisson braisé

5-Garba*

J’aurais dû commencer par ce plat, inspiré à son créateur par Dieu lui-même ! Son odeur peut vous faire perdre la tête lorsque le poisson utilisé est bon. Il est fait à base de semoule de manioc, communément appelé « attieké », et se mange avec du thon frit. C’est l’un des mets les plus accessibles et complets. Par complet, entendez juste qu’il rassasie très vite. Vous le trouverez dans tous les quartiers d’Abidjan, hypés ou pas.

Garba Crédit photo : Stella Attiogbe

6-Galettes

Voici les galettes de nos braves mamans du quartier ! Tra-tra, aller-retour, gbofloto, tels sont certains des noms de ces galettes qui sont faites à base d’une pâte composée de farine, d’oeufs, de lait et d’autres ingrédients dont on ne connait pas trop l’origine. Elles se consomment aussi bien le matin que le soir et peuvent être accompagnées d’une bouillie de mil.

Des galettes avec du sucre Crédit photo : Stella Attiogbe

 

7-Bananes braisées

Comme son nom l’indique ce sont des bananes plantains qui sont braisées ! Encore appelée Blissi (jusqu’à présent, je ne sais toujours pas ce que ça veut dire). Elles se savourent avec des arachides grillées.

Banane braisée Crédit photo : Stella Attiogbe

 

Il existe encore plusieurs plats typiquement ivoiriens qui ne figurent pas sur cette liste, comme le fameux pain brochette, le Hamburger Baoulé et d’autres que je ne connais pas forcément.

N’hésitez pas à mentionner certains plats que j’aurais oublier ou d’autres typiquement de chez vous. 🙂