Stella Attiogbe

Parler en public, quelques techniques pour surmonter son trac

 

Barack Obama

Non vous ne trouverez ici aucune recette ou formule magique. Je ne suis pas de ce genre là. Parler en public est très difficile surtout lorsqu’on est une personne assez timide de nature. Cela demande beaucoup de patience et de pratique. Bien sur il y’a ces gens la pour qui cela est aisé, c’est même naturel. Je me demande d’où ils sortent et clairement, je les hais envie. Je l’avoue.

 

Pourquoi a t-on peur de la prise de parole en public ? 

Mains qui transpirent, le front aussi. Cœur qui bat, les oreilles aussi. Et cette voix qui tremble, qui peine à sortir. Bref on connaît tous les symptômes, souvent on va même jusqu’à avoir le ventre qui nous lâche. Littéralement.

On a peur. Peur du regard des autres, peur d’oublier les mots, peur de ressembler à un idiot et de ne pas être à la hauteur. Qu’on soit face à un jury ou à de simple personnes, le résultat est le même ; on sera évalué.

Quel était le ton de sa voix ? Avait-il de l’assurance ou pas ? Maitrisait-il son sujet ? De toute façon lorqu’on prend la parole et qu’on se sent mal à l’aise, pas du tout en confiance, cela se ressent tout de suite et pas besoin d’être un expert en quoi que ce soit pour détecter ça.

Souvent même, après maintes répétitions, tout ce temps passé à préparer son passage, à régler chaque détail et à s’assurer que tout se passera bien, lorsque vient le moment de prendre la parole, toutes ces paires d’yeux braquées sur nous nous déstabilisent et là, catastrophe, on craque.

Mais que faire alors ? Comment y arriver ? 

Je ne sais absolument pas lol. Mais sérieusement, j’ai vu plein de conseils, d’astuces, de trucs sur la gestion de la respiration. Peut-être que ça marche. Mais restons objectifs, tout est dans l’exercice et dans la préparation faits en amont, notamment bien maîtriser son sujet. Prenons mon exemple. J’ai été avertie deux jours auparavant que je devais faire ma soutenance. Je vous laisse imaginer la panique. J’avais choisi un thème que j’aimais et sur lequel j’étais plutôt calée ce qui m’a vraiment facilité les choses. J’ai pu gérer le stress en me disant que j’étais déjà dans la m*rde et que je n’avais pas le choix. Facile non ? En gros connaître son sujet sur le bout des doigts nous permet d’être totalement à l’aise et donc de s’exprimer de manière plus confortable.

Quelqu’un m’a aussi conseiller de répérer un visage famillier dans l’assemblée (si c’est possible) ou de tout de suite remarquer la personne qui semble être la plus réceptive à ce que vous dites et à vous concentrer sur elle.

On hésite surtout pas à se détendre aussi en marchant, en faisant des gestes et en marquant des pauses lorsqu’on parle afin de s’entendre et aussi de respirer.

 

 

Vu que je suis la plus gentille, j’ai des astuces, rien que pour vous.

 

  • Faire un repérage des lieux (si c’est possible). Appropriez vous la scène ou l’espace, faites des aller-retour histoire de vous mettre tout de suite à l’aise
  • Lorsque vous êtes devant l’auditoire, ne baissez pas la tête, ne fuyez pas les regards, ou ne vous jetez pas de suite sur votre présentation. Prenez le temps de scruter au maximum les personnes, de les regarder et de savoir à qui vous aurez à faire.
  • Maintenez le contact avec la foule, essayez de rendre le moment interactif en posant des questions auxquelles la foule devra répondre soit par oui ou par non. Cela apportera plus de vie.
  • Soyez drôle, essayez de faire des blagues même si elles sont pourries. (Ça dépend du type de présentation aussi). Mais n’hésitez pas à détendre l’atmosphère si vous en avez l’occasion
  • Racontez des anecdotes personnelles. Les gens sont plus touchés par ce genre d’histoire et se projettent plus facilement. Ce qui a pour effet de capter leur attention et d’accroître l’intérêt.
  • Dites vous que vous êtes seuls et devant votre miroir. Avez-vous remarqué que lorsqu’on se parle devant son miroir on fait des discours parfaits dignes de Martin Luther King ? En effet, moi aussi. Pourquoi ne pas garder cette image en tête et s’éclater totalement ? Attention à ne pas trop déraper toutefois.

Bref, c’est fini. J’espère que ces conseils vous aideront, ou pas. Encore une fois, tout est dans l’exercice, à force de prendre la parole, vous deviendrez un as, même si cela doit prendre des années. Vous finirez par arriver à vos fins, pas de mois, mais de phrases. Bref.


5 astuces pour repousser les avances d’un homme

J’entends déjà les dents de ces messieurs grincer plus fort encore que les touches de mon clavier. À vrai dire, cet article peut servir aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Je m’explique : de toute évidence, il est clair que je j’écris pour mes consœurs. Leurs cris de détresse sont venus jusqu’à moi. Elles en ont marre de vos dragues et avances intempestives, messieurs.

Du courage les filles, la solution arrive. 

Pour vous mes chers amis hommes, et bien prenez note, de sorte que, dès que vous verrez un ou plusieurs de ces signes venant de votre proie,  vous comprendrez qu’il est temps pour vous d’arrêter toutes vos démarches, qui ne sont pas du tout administratives !


Différentes façons de dire « stop » :

 

1- Dites que vous êtes en couple

Dites-lui que vous avez déjà trouvé l’âme sœur et que vous êtes très heureuse. Normalement cette astuce à elle seule devrait suffire.
Mais comment vous dire…  les relations amoureuses ne sont plus ce qu’elles étaient.

Il risque de ne pas vous croire ou de faire fi de ça, si c’est le cas, n’hésitez pas alors à poster des photos de vous et de votre frère/cousin/meilleur ami et prétendez que ce dernier est l’élu de votre coeur. Affichez vous pleinement avec cette personne sous son nez.

 

2- Faites la blessée au très compliqué passé

On vous a trahi à maintes reprises, votre cœur est déchiré, votre ex vous a trompé avec sa sœur qui n’a jamais été sa sœur, le jour de votre anniversaire. Un autre vous a planté à l’aéroport dans un pays où vous ne connaissiez personne et a planqué de la drogue dans votre sac après trois ans de relation et vous avez fait de la prison… Vous voyez le genre d’histoire ? En gros, vous n’arrivez plus à faire confiance, vous avez trop de blessures émotionnelles et vous avez besoin de temps pour guérir. Pas sûr qu’un homme veuille de vous après tout ça ! Soyez créatives. Selon les statistiques, ça marche.

 

3- Friendzonez dès que dès que* (rapidement)

Généralement, on sent quand un homme va commencer à nous poursuivre inlassablement. Plus vite vous le sentez venir et mieux vous pourrez anticiper. Mettez-le dans la case « amis », racontez lui toutes vos galères sentimentales, parlez-lui d’un amoureux imaginaire s’il le faut. Surtout n’oubliez pas les phrases ringardes du genre « qu’est-ce que je ferais sans toi », « t’es mon meilleur ami pour la vie », et ok pour les cœurs bleus, jaunes, verts, indigo, bref tout sauf le rouge !

 

4-Mademoiselle la fervente croyante / la sérieuse

Si vous êtes vraiment croyante, n’hésitez pas à parler de Dieu tout le temps. Invitez-le à l’église, demandez-lui au moins trois fois par jour s’il a prié, saturez-le de versets bibliques, proposez-lui des rencards pour méditer, il refusera. Haha.

Vous pouvez aussi jouer la carte de la femme au foyer. Parlez mariage, fiançailles, dites lui que vous êtes du genre à vous engager sérieusement et à vouloir aller vite. Demandez-lui combien d’enfants il veut, faites déjà les plans de la maison et choisissez les couleurs de la cuisine. Soyez vraiment très convaincante dans ce rôle, sinon il risque de vous prendre à votre propre jeu.

Avec ces deux points, vous êtes sûres d’éloigner la majorité des mauvais garçons ! Et croyez-moi, ils représentent au moins 90% de ceux qui vous assaillent.

 

Nous avons gardé le meilleur pour la fin.

 

5- Mademoiselle la surbookée

Faites celle qui n’a jamais le temps, trop de boulot, trop prise par les cours. Ne répondez jamais à ses appels, répondez à ses messages avec deux jours d’intervalle et acceptez encore moins ses invitations. Il finira certainement par comprendre et vous laissera tranquille. Je dis certainement parce que les hommes sont tenaces. D’après les statistiques, cette dernière stratégie marche moins bien. Mais si vous êtes vous aussi tenace, ils finiront par abandonner.

 

Bonus : Vous devriez être habitués maintenant

  • Dites que vous avez envie de rester seule.

 

Toujours selon les statistiques, ca ne marche pas du tout. Lorsque vous leur dites ça, ils s’imaginent tout de suite qu’ils sont le prince charmant que vous attendiez et ils sont certains qu’ils sauront vous faire changer d’avis. Mais essayez quand même, on ne sait jamais.

  • Soyez franche, et dites tout simplement « non, je ne veux pas être avec toi ».

Simple, efficace, time saving, direct. Vous ne raterez pas votre objectif. Mais j’avoue que c’est assez violent.  Ca peut faire très mal. Cette astuce n’est pas recommandée par l’auteure de cet article, pas du tout.

 

Si après toute ces astuces l’homme en question vous colle toujours, et bien il ne vous reste plus qu’à prier bien fort. Ou vous retirer en Antarctique. Ou l’épouser ! 🙂

 

 

L’auteure décline toute responsabilité quant à d’éventuelles conséquences faisant suite à l’application de l’une ou plusieurs de ces astuces.

 

Bye.

 


Vous avez dit Saint-Valentin ?

 

14 Février, jour de la Saint-Valentin. Je choisis donc d’écrire sur la vie de célibataire autrement dit, « single life », « forever alone », comme vous voudrez !

Drôle de date me diriez-vous, mais quand on connaît toute l’ironie et tout le sarcasme dont je suis saisie, il n’y a absolument rien d’étonnant. Et quoi de mieux que ce jour rempli de coeurs, d’amour et de rouge pour crier haut et fort les vertus du célibat ? Hahaha….

C’est quoi le célibat ?

Le célibat, c’est cette période de notre vie où on est exempte de tout engagement amoureux. Même si certains d’entre nous passent 9 mois sur 12 célibataire, et cela chaque année, haha, d’autres au contraire sont célibataire seulement 4 semaines par an. Comme j’aime le dire : à chacun ses goûts ! Bref, revenons au célibat, notre fidèle compagnon.

Contrairement à l’amour, le célibat ne nous déçoit jamais. Vous avez déjà entendu quelqu’un dire « le célibat m’a trop fait souffrir », « je suis déçu du célibat » ? Ou encore « je veux faire une pause et être un peu en couple » (mdrrrr) ? Non jamais ! Parce que le célibat, lui, tient toutes ses promesses. Tu sais toujours à quoi t’attendre, bah oui parce que t’es tout seul. On ne s’attend pas à grand chose venant de lui, donc, forcément, on n’est pas déçu quand rien ne se passe.

Un peu de sérieux.

le célibat, c’est ce moment où tu te recentres sur toi, tu ne vis que pour toi. Chaque pas que tu fais, chaque décision que tu prends, c’est uniquement dans le but de te faire plaisir. Tu sais que ça n’affectera personne et que tu n’auras aucun compte à rendre. Moins de stress (parce qu’en couple ou célibataire, la vie apporte toujours son lot de stress), mais plus de disputes, plus de prises de tête. Et surtout, moins de peines.

On ne va pas tomber dans le cliché du célibataire, le cliché où tu fais la fête chaque soir et où tu enchaînes les aventures (même si c’est vrai pour certains). Au delà de ces avantages, être célibataire ça a du bon. Mais je ne crache pas pour autant sur la vie de couple, qui est absolument merveilleuse lorsque tu es avec la bonne personne.

Après des mois et des mois de relation à deux, où tu as donné de ton temps, de ton énergie pour que tout aille bien, où tu as fait passer quelqu’un d’autre avant toi, où le bonheur de l’autre importait plus que le tien… il est bon de se retrouver seul pour faire le point et pour se ressourcer. Suivons nous toujours nos rêves ou les avons nous abandonnés au profit de notre couple ? Sommes-nous toujours cette personne que nous étions avant cette relation ? Avons-nous changé pour pouvoir répondre aux critères de notre partenaire et ainsi lui faire plaisir ? Des questions parmi tant d’autres… dont les réponses pourraient nous étonner si on prenait le temps de bien y réfléchir.

Et si le célibat avait des avantages ?

Tout célibat commence par une rupture (mdr lol). On prend d’abord le temps de guérir et de panser ses blessures. On se focalise sur son être intérieur, sans vouloir tout de suite aller bien, ou faire des choses extraordinaires. Non, comme pour tout dans la vie, tout est question de processus, donc de temps. Ensuite on regarde à l’extérieur, on observe notre environnement. On reprend des projets qu’on aimait mais qu’on avait délaissé, parce que c’est sur que vous avez abandonné plusieurs choses, peut-être même des amis. On se focalise sur ce qu’on aime, ce qui nous donne le sourire, ce qui nous fait vibrer. On recommence à vivre pour soi, on aide ceux qui ont besoin de nous, on recommence à être heureux pour soi, parce que c’est là but de la vie.

Qui sait mieux que vous ce dont vous avez besoin ? Alors, quand arrive le moment de mettre un terme à quelque chose, ou de prendre un nouveau chemin, faites-le et ne vous obstinez pas à rester coincé dans votre quotidien.

 


Pourquoi lire est-il important ?

 

De plus en plus de personnes me demandent « pourquoi tu aimes autant lire ? » et la plupart du temps je réponds « parce que j’adore ça ». Mais la véritable raison va au-delà de mon amour, ou de mon addiction, c’est comme vous voulez, pour la lecture.

 

J’ai commencé à lire très jeune. Je lisais tout : des livres d’économie de mon père à ses encyclopédies, en passant par le dictionnaire, les brochures, les journaux, les notices de médicaments. Bref je lisais absolument tout et ça n’a pas vraiment changé.

Mais j’ai réalisé une chose : plus je lisais et plus je savais des choses. C’est fou tout ce qu’on peut apprendre au travers de ses lectures, c’est vraiment impressionnant. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles vous devriez vous mettre très rapidement à la lecture.

La lecture offre plusieurs avantages que j’ai essayé de regrouper en quatre petits points :

  • La lecture, moyen efficace d’apprentissage

Man with book. 3d

J’en ai un peu parlé dans mon introduction. Lorsque vous lisez, en plus d’assimiler un maximum de nouvelles choses, vous permettez aussi à votre cerveau d’avoir cette capacité de retenir beaucoup plus d’informations et d’être plus attentif. En effet, la lecture peut être considérée comme une activité passive. Lorsqu’on lit par exemple, le corps ne fait aucun mouvement, on ne bouge pas et le plus souvent, on est même allongé. Cependant, le cerveau lui est très actif et est beaucoup sollicité pendant cette activité.

Aussi, « plusieurs études indiquent que la stimulation mentale peut ralentir l’évolution (et peut-être même l’arrêter complètement) de la maladie d’Alzheimer et de la démence. »

De plus, en lisant, on acquiert des connaissances totalement diversifiées et ce dans tous les domaines. Aucun sujet ne nous est inconnu et on a presque réponse à tout.

  • Créativité

Si vous manquez d’imagination ou de créativité, courez  vous acheter des livres. Vous risquez de ne plus reconnaître votre esprit.  À force de tourner les pages des livres, vous obtiendrez une imagination tout à fait débordante. Vous pourriez même vous retrouver un jour à deux heures du matin en train de dessiner un chat avec une toque de cuisinier sur la tête ! Bref.

Vous avez besoin d’inspiration pour une tâche particulière ? De motivation ? Lisez un livre !

 

  • Meilleure expression orale et moins de fautes à l’écrit

La majorité de ceux qui ont le verbe facile, qui s’expriment aisément et arrivent à faire des discours sans tâtonner sont ceux qui lisent beaucoup, qui s’informent beaucoup.

Aussi les fautes de grammaire ou d’orthographe ne sont pas du tout sexy et encore moins professionnelles. Vous voulez pouvoir écrire sans faire de fautes ou avoir à compter sur le correcteur automatique ? Il n’est pas trop tard pour bien faire. La recette magique ? Mettez-vous à lire !

 

  • Un moyen de voyager sans aucun frais

Enfin si, il y a des frais, mais c’est juste le coût du livre. Ce qui n’est rien comparé au prix d’un billet d’avion. Et encore là, les livres sont capables de vous transporter vers des destinations ou aucun engin ne pourra jamais vous emmener.

La lecture est le meilleur exutoire que je connaisse. Au travers des lignes, des descriptions des auteurs, vous imaginez votre monde, vous y entrez et vous refermez la porte. Vous allez là où vous voulez, et vous revenez toujours un petit peu plus heureux ! Et tout ça gratuitement.

 

Quelques astuces pour avoir une habitude de lecture :

  • Commencez d’abord par vous procurer des livres pas très fournis, avec des polices d’écriture un peu grandes. Ceux-là donnent plus envie et sont faciles à lire. Évitez les livres volumineux pour un début.
  • Achetez ensuite des livres en rapport avec des thèmes que vous aimez. Si vous êtes fan de science-fiction ou du surnaturel, achetez Harry Potter. Si vous êtes plus développement personnel, Dale Carnegie est fait pour vous. Les romantiques, choisissez  les sœurs Brontë, les fan de thriller, tournez-vous vers Agatha Christie. Au fil du temps, vous pourriez diversifier vos lectures lorsque l’habitude se sera bien installée.
  • Ne pas se forcer à vouloir beaucoup lire du premier coup : même dix minutes par jour ou cinq pages à la fois, c’est largement suffisant pour un début.
  • Comme dans toute chose, il vous faudra être patient avec vous-mêmes.
  • Trouver des gens qui sont mordus de lecture, qui vous motiveront, vous conseilleront et avec qui vous pourriez échanger (des livres).
  • Finalement, n’abandonnez pas.

 

Bonne lecture à vous. 🙂

 


Dix petits nègres d’Agatha Christie

Si on devait lire un seul livre au cours de notre vie, ça devrait être celui-là. Non, je rigole. « Dix petits nègres » est le thriller par excellence. Vendu à plus de 100 millions d’exemplaires, c’est le roman le plus célèbre d’Agatha et il a été adapté plusieurs fois au cinéma.

Dix petits nègres est un classique. Ou encore un chef-d’oeuvre de la littérature sous toutes ces formes ! Wow ! C’est tout ce que je peux dire pour le moment. Peut-être que la revue s’arrêtera là.

Mais disons le, la première fois que j’ai vu le titre, j’ai été un peu perplexe (africanité oblige). Mais heureusement que je ne me suis pas arrêtée aux apparences.

Ce livre m’a laissée sans voix, littéralement. Toute la magie se trouve dans les dernières pages mais le génie lui est tout au long du livre. Je ne sais pas si je pourrais m’empêcher de vous spoiler.

 

Résumé :

Dix personnes reçoivent une invitation mystérieuse sur une île encore plus mystérieuse. En effet, on ne sait pratiquement rien de l’île aux nègres. Les spéculations vont bon train, tantôt elle a été racheté par une actrice célèbre ou par un riche couple, bref on ne sait pas !

Les invités arrivent sur l’île  avec chacun une histoire, une histoire bien singulière. Mais ce qui frappe premièrement, c’est la diversité des invités. Ils sont diamétralement opposés ; on a une jeune enseignante, un très respectable et notable juge, un jeune homme fougueux, un docteur, une vieille très pieuse, un colonel, etc.

Pourtant ils ont tous une chose en commun : je ne vous dirais pas quoi.

Ils sont accueillis par un couple de domestique âgés.

Premier fait bizarre, il y’a cette comptine étrange qui est placardée dans chacune des chambres des invités. Il est plus qu’évident qu’elle décrit la manière dont nos joyeux invités mourront, mais c’est bien plus subtil que ça. C’est pour ça que j’adore Agatha.

Je me demande toujours pourquoi les gens ne prennent pas leurs jambes à leurs cous dès qu’ils voient ce genre de trucs, ça dit clairement : vous allez mourir. Moi j’aurais décampé depuis.

En effet, ils meurent, l’un après l’autre. Les morts sont tellement phénoménales qu’en lisant le livre, on a hâte que la prochaine survienne lol.

On reste encore dans ce même principe de huit clos, aucun moyen d’entrer et aucun moyen de sortir. Et comme par hasard, plus de nouvelles du bateau qui les a déposé. Le meurtrier est forcement parmi les invités, à moins qu’il ne se cache quelque part sur l’île ou dans la maison, à l’insu de tout le monde ? Raté! Tous les coins et recoins sont fouillés, mais aucune trace. C’est alors certain, le meurtrier se cache parmi eux.

 

Mais qui est le meurtrier ? 

C’est là que Agathe est une splendide romancière ! Même lorsqu’il ne reste plus que 4 invités, il est impossible de deviner qui est le coupable. On a des bribes d’histoires de chacun et on commence à comprendre pourquoi ils ont tous été réunis, sauf qu’eux ne le savent pas. Enfin ils le comprennent juste quelques secondes avant de mourir

Agatha joue avec notre cerveau et arrive à nous mener en bateau jusqu’à la fin. Elle décide de tout, même des retournements de situation les plus improbables. Et le pire, c’est que l’histoire tient la route. Tout est cohérent, encore une fois.

La découverte du meurtrier vous fera donner une standing ovation à ma très chère Agatha je vous le garantis.

Lisez le vite !

Note : 9/10. J’avais envie de mettre un 10, mais rien n’est parfait  🙂

 


Bilan 2017, une année d’attraction

 

Je ne veux pas faire un bilan classique où on parle de ce qui a marché et de ce qui a été une catastrophe. Ou encore ces bilans où on prend mille et une résolution qu’on ne tiendra pas.

Alors voici mon bilan, qui n’est pas du tout comptable. Il s’articule autour de quatre points majeurs qui ont changé dans ma vie en 2017.

  • Je me suis engagée humainement 

Abidjan, Côte d’Ivoire

Depuis des années ce désir était en moi et je ne savais absolument pas par où commencer. Je n’avais aucune idée de ce que je devais faire. Pourtant je voulais donner de mon temps et de ma personne afin d’aider les autres. Tout a commencé lorsque j’ai été recruté dans le département Social de mon église. Entre les distributions de nourriture, de vêtements aux nécessiteux et les confections de kits scolaires, j’ai été comblée. Et ça ne s’est plus arrêté, j’ai fait la connaissance de personnes formidables qui avaient ce même désir. Ensemble, nous essayons au quotidien de faire de notre mieux afin d’apporter un petit plus à quelques personnes ( Habiller un Coeur et Racines de l’espoir). Et je sais que ce n’est que le début d’une magnifique aventure.

 

  • J’ai eu une petite sœur

     

Étant la dernière de ma famille, j’avoue que je me sentais assez seule. Je ne sais pas pourquoi, mais je voulais quelqu’un qui me regarderait de la même façon que je regardais mes aînés. Quelqu’un qui compterait sur moi. À un moment, j’ai même demandé à ma mère si elle ne voulait pas faire un autre enfant. Je vous épargne sa réponse.
Mais je l’ai eu ma petite sœur. Les circonstances dans lesquelles elle est entrée dans ma vie, ou peut-être que c’est moi qui suis entrée dans sa vie sont tellement étranges que je m’y perds souvent. Tout ce que je sais, c’est qu’elle a su combler un énorme vide que j’avais. Même si elle est vraiment épuisante souvent, je l’adore.

 

  • J’ai changé de cap et je me suis trouvée

Je n’ai jamais été très douée pour savoir ce que je voulais faire de ma vie, là où j’allais. Mes passions sont tellement nombreuses et différentes que souvent j’ai l’impression d’être plusieurs personnes. Bref, au milieu de tout ce désordre, j’ai senti que j’avais besoin de me recarder. Non, j’avais plutôt besoin de trouver le but de ma vie, de me trouver. Je pense l’avoir fait, à quelques détails prêts, il y’a encore quelques réglages à faire. Mais j’ai attiré ces personnes qui on su me remettre sur la voie, qui ont su me donner une parole, un conseil. Souvent même, il a juste fallu d’une rencontre autour d’un verre pour que je sois éclairée.

Je pense à ce jeune homme qui a une vision décalée de la vie. Mais, il a su me faire comprendre qu’il fallait toujours être excellent dans le domaine qu’on vait choisi, sinon autant arrêter et faire autre chose.

Je pense à ce Monsieur qui m’a dit que tout était une question de volonté, à vous tous. Et à moi aussi, qui me suis trouvée.

À ces personnes qui m’ont appris qu’il ne fallait pas abandonner quelque soit les difficultés, à ces adultes et enfants qui on su toucher mon coeur avec juste un sourire. Merci.

 

  • Je suis plus heureuse

En 2017,  j’ai vraiment soupiré après le bonheur. C’était un peu normal après une année 2016 éprouvante et c’est peu de le dire. J’ai désiré le bonheur et je l’ai obtenu. Toutes ces choses que j’ai attiré à moi, sont celles qui ont contribué à me rendre heureuse. Étrange? Non. Enfin oui. Bref, je suis heureuse et je ne veux pas être ailleurs. J’ai donc trouvé le bonheur et je peux affirmer qu’il est dans les choses simples, les plus petites. Chaque jour qui passe me prouve que notre destinée nous appartient. Et que c’est à nous de la prendre en mains.

J’ai attiré plein d’autres choses et je ne pourrais pas toutes les mentionner ici soit parce que j’ai la flemme ou soit parce que c’est trop personnel. Je ne saurais terminer sans parler de Fall in Mode. En effet, la mode m’a toujours intéressée et l’un de mes rêves était d’être d’être rédactrice d’un magazine de mode. ( Je sais j’ai beaucoup de rêves) et bingo j’ai pu rejoindre cette magnifique équipe.

Je me dis au final que la vie qu’on veut, tout ce qu’on souhaite n’est qu’à une ou plusieurs pensées de nous. Quand je pense à tout ce que je veux encore attirer, j’ai hâte que 2018 commenc.

J’espère que vous avez tous fait votre bilan ?

Je m’arrêterais là.

Que Dieu nous bénisse.


5 raisons d’aller regarder le crime de l’Orient-Express au cinéma

 

Le film est sorti. Enfin. Plusieurs vont se ruer pour aller le regarder et d’autres pas. Peu importe le groupe auquel vous appartenez, vous avez tous un point en commun ; vous ne savez absolument pas de quoi il est question. A moins que vous n’ayez lu le livre. Vous avez sûrement vu la bande annonce et croyez moi ce n’est pas suffisant. Je vous fais donc un petit résumé qui vous donnera encore plus envie d’aller le voir. Je ne vous spoilerai pas, enfin.

 

  • Numéro 1 :  Agatha Christie, herself

C’est la reine du suspens, elle est parfaite. Ses romans sont parfaits.

L’histoire est simple : il s’agit d’un meurtre dans un train, en marche. Des passagers qui ne se connaissent pas se retrouvent à bord du même train et l’un d’entre eux est assassiné.

Hercule Poirot devra faire preuve d’une finesse incroyable afin de démasquer le coupable. Surtout que tout semble être mis en oeuvre afin de l’empêcher d’exercer son talent de détective.

 

  • Numéro 2 :  le livre lui-même

Ce livre est dans mon top 5 des meilleurs livres. Rien que ça devrait vous convaincre d’aller voir le film. Plus sérieusement, il est époustouflant. Et si les réalisateurs sont restés fidèles à l’esprit du livre, le film devrait être tout aussi bon.

 

  • Numéro 3 : Vous ferez travailler vos méninges

Vous réfléchirez en même temps que Poirot et tout au long du film. Ça nous change des films d’action et d’amour qui sont aussi très bien mais bon il y’en a un peu marre quoi. Si vous aimez les énigmes et les mystères assez intriguants, cette session est faite pour vous.

 

  • Numéro 4 : L’immersion

Avec le décor et le cadre, on a la possibilité de totalement se projeter dans l’histoire. On s’imprègne, on entre dans le train, et on se retrouve même à rejoindre les personnages et à mener l’enquête avec eux. On vit tous les retournements de situation.

 

  • Numéro 5 : la fin

Le dénouement vous fera ouvrir votre bouche et avaler quelques mouches. S’il y’en a dans la salle, ça voudrait dire que la salle n’est pas très propre, vous devriez donc peut-être changer en changer la prochaine fois. Bref. Rien que pour la fin phénoménale, et je pèse mes mots, vous devriez y aller. Je m’arrête là sinon je risque de vous spoiler.

Bonne séance !


Les points forts du discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou

Le mardi 28 novembre 2017 marquait le début de la tournée Africaine d’Emmanuel Macron. Ce premier discours dans un amphithéâtre rempli d’étudiants Burkinabés était très attendu. Et croyez moi, personne n’a été déçu.

On comence à s’y habituer, après chaque intervention d’Emmanuel Macron sur l’Afrique, il y’a polémique. On se souvient tous de son fameux discours « civilisationnel ». Entre indignation et consternation, les émotions ont vite pris le dessus, empêchant ainsi un bon nombre de vraiment analyser ce discours.

Je me suis donc donnée la lourde tâche d’écouter ce discours en entier (presque) et de donner mon avis. Après tout c’est mon blog !

Le discours

Tout avait pourtant bien commencé. Un bel hommage à Thomas Sankara très finement choisi (tellement basique) mais qui a eu le résultat escompté (émotion dans la salle). Le président a reconnu les crimes de la colonisation, j’ai tout de suite remarqué cette façon de s’identifier à son audience afin de mieux se l’approprier « comme vous, je n’ai pas connu la colonisation ».

Il a ensuite parlé de démocratie et d’État de droit. J’ai aussi remarqué que mes frères ont tendance à se sentir inférieurs dès qu’il se retrouvent en face d’un occidental. Il y’a juste à voir comment les étudiants applaudissaient à tout bout de champ sans aucune raison valable. Mais ce n’est qu’un détail.

Allons à l’essentiel

Son discours était très cru et réaliste, il n’a pas cherché à embellir les choses. Il a tout simplement mis les Africains devant les faits et les réalités vu que tout seul nous n’y arrivons pas.

Il a parlé de l’avenir de l’Afrique, il a dit qu’il venait écouter la jeunesse partout où elle se trouvait et aussi « proposer d’inventer une amitié pour agir » (je n’ai pas trop compris ce dernier point).

Le président a aussi fait une liste des « périls de l’Afrique »

  • Le terrorisme

Il a rappelé les différentes attaques qui avaient eues lieu aussi bien en Europe qu’en Afrique.

  • Les conflits politiques

Il a mentionné les conflits intérieurs, le problème de la démocratie en Afrique, vous savez, ces présidents qui font 38 ans de règne sans partage, qui changent la constitution comme si c’était un simple emploi du temps ou encore ceux qui aiment bien faire des coups d’État.

  • L’obscurantisme

J’avoue que là, j’ai un peu tiqué. Selon le président, l’emprise de l’extrémisme réligieux est bien plus redoutable que le terrorisme lui-même et qu’il détournerait de la foi. Il a proposé de faire barrage à l’extrémisme réligieux et à le combattre.

  • L’éducation

Un point crucial que j’ai adoré. Il a insisté sur l’éducation de la jeune fille et a affirmé qu’il soutiendrait tous ceux qui rendront la scolarité des jeunes filles obligatoire. Il a parlé d’octroyer plus de bourses aux jeunes filles et d’avoir des jeunes femmes qui seraient libre de choisir leur avenir.

  • La démographie

Rires et murmures dans toute la salle, le président lui aussi rigole, on comprend pourquoi.

Mais c’est un point central et comme l’a dit Emmanuel Macron « ne pas en parler, c’est irresponsable ».

Il a dénoncé le mariage des filles à 13 ou 14 ans qui ensuite se retrouvent avec plus de cinq enfants alors que cela n’est aucunement leurs choix.

Nous devons y rémédier parce que l’Afrique d’ici 2050, ça sera « 450 millions de jeunes à insérer dans le marché du travail ».

  • Il a aussi parlé d’égalité hommes et femmes, de santé, de changement climatique et de mobilité des étudiants et des travailleurs.

Je retiens que comme tout bon politicien, Emmanuel Macron sait jouer avec son public et étudier sa cible.

En bonus : Top 5 de mes phrases préférées du discours

  1. Le président de la République Française n’a pas à expliquer dans un pays Africain comment on organise la constitution, les élections ou la vie libre de l’opposition. (Vous voyez un peu la subtilité ou pas ? )
  2.  Posez vous bien la question , partout vous avez sept ou huit enfants par femmes. Est-ce qu’à chaque fois dans chaque famille vous êtes bien sûrs que c’est le choix de cette jeune femme ? Je veux partout en Afrique qu’une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans et commencer à faire des enfants.
  3. Interrogez vous sur le sous-jacent psychologique qu’il y’a derrière votre interpellation. Vous me parlez comme si j’étais toujours une puissance coloniale. Mais moi je ne veux pas m’occuper d’électricité dans les universités au Burkina-Faso. C’est le travail du président.
  4. Il ne faut pas avoir des discours simplistes sur des questions compliquées (en parlant du FCFA). N’ayez pas sur le FCFA une approche bêtement post-coloniale ou anti-impérialiste.
  5. Et en Lybie qui sont les trafiquants ? Posez-vous quand même la question. Vous êtes incroyables, jeunesse Africaine. Ce ne sont pas des Français qui font les passeurs en Lybie. Il y’a des Africains qui esclavagisent d’autres Africains et des Européens qui en profitent.
  6. Je ne sais pas dans quelle fillière vous êtes mais à mon avis si vous faites histoire, il va falloir bosser dur pour la fin de l’année.  (Fallait que je rajoute cette dernière phrase).

 

Ce fut un très beau discours qui a mis en lumière les lacunes de l’Afrique. J’espère que l’Afrique elle même saura y apporter ses propres solutions.

J’ai hâte d’entendre les prochaines interventions du président durant cette tounée Africaine.

 

Sources : https://www.rfi.fr/afrique/20171129-burkina-faso-france-emmanuel-macron-discours-president-francais-tournee-africaine

https://www.youtube.com/watch?v=3T33hf-nMm8&t=460s

https://www.youtube.com/watch?v=UXpJ8t-a0lQ


Autopsie d’un kidnapping de Robert Bloch

Première de couverture,
Crédit : Moi

Autopsie d’un kidnapping est l’oeuvre de Robert Bloch. C’est le genre de roman qu’on lit et on se dit que l’auteur est lui-même un redoutable psychopathe en liberté. Je vous explique rapidement. (enfin presque)

Dès les premières pages, on sent un danger qui plane. Steve est de prime abord un de ces types qui n’a pas l’air d’être seul dans sa tête et qui peut se transformer en manipulateur puis en criiminel, ce qu’il fera.

On fait la rencontre, à travers le livre bien sûr, d’un homme qui ne sait pas trop quoi faire de sa vie, un homme qui voue une certaine haine à la vie en général. D’une enfance normale, ils bascule dans la criminalité, on se dit que tout part de là, tout aurait pu être évité si et seulement si son père lui avait permis d’acheter cette foutue moto. Mais en même temps il y’a tellement de conditions au travers de ces pages qui auraient pu éviter le drame qu’on se dit finalement que tout dans sa vie et son parcours l’avaient préparé à ça.

Mais de quel drame parle t-elle ?

Comment vous le raconter sans vous spoiler le roman ? Disons que Steve rencontre Mary Adams, une jeune nurse, stupide et même très qu’il arrive facilement à embobiner. Lavage de cerveau, bref elle tombe follement amoureuse de lui. Il y’a aussi Specs ce gars je l’imagine boutonneux et laid. Il n’a pas confiance en lui, c’est le genre de gars qui n’hésitent pas à se faire lobotomiser par un gourou pour ensuite adhérer à une secte. Steve décèle aussitôt la faille et va faire semblant de le prendre sous son aile pour mieux le manipuler.

Tout commence lorsque notre héros découvre que sa petite amie s’occupe d’une fillette dont les parents sont immensément riches. Dès lors, ils commencent à lui poser des tas et des tas de question sur le couple, bien sûr notre idiote ne comprend pas ce qui se trame. Steve quant à lui, a déjà une idée claire : kidnapper la fillette et demander une rançon. Il se met alors à bûcher, il passe ses journées dans une librairie, passant en revue les plus célèbres histoires de kidnapping. Il veut tout savoir de ces illustres prédécesseurs afin de commettre le crime parfait. Au sortie de ses révisions, il a un plan infaillible. Il a tout prévu, il a noté et il a compris pourquoi les criminels se faisaient toujours prendre :

  • Ils s’enfuient aussitôt que le forfait est commis. Alors lui il décide de rester dans le nez de la police qui sera occupé à le chercher ailleurs. Ingénieux n’est ce pas ?
  • Les criminels ont tendance à délaisser leur boulot, leur quotidien ce qui fait immédiatement lever les soupçons sur eux.

En gros il a tout prévu, mais on le sait tous, il n’y a pas de crime parfait

Aidé donc dans sa sale besogne par Mary et Specs, ils vont organiser le rapt de cette fillette. Dans les moindres détails.

Il avait tout prévu sauf l’imprévu. Dès cet instant, tout n’est qu’improvisation, jonglage qui le conduira certainement à commettre une erreur fatale.

En résumé

L’auteur nous donne un aperçu de l’intérieur du cerveau d’un psychopathe. Le narrateur est un grand manipulateur qui sait convaincre et persuader ses proies, il sait prédire d’avance leurs réactions ce qui lui permet d’anticiper et surtout, il est doté d’un énorme sang froid et d’une intelligence hors norme.

L’auteur a voulu nous amener à comprendre pourquoi les plus grands criminels agissaient ainsi, et la raison est très banale et incroyable ; ils se sentent seuls et ils ont juste besoin d’avoir quelqu’un ou une famille. Un besoin.

C’est évident que je vous recommande ce livre. 7.5/10


« Note d’Espoir », un beau regard sur les enfants handicapés de Côte d’Ivoire

Page Facebook, Note d’espoir.

Le lundi 30 octobre, j’ai eu la chance d’assister à la cérémonie de présentation officielle du film documentaire « Note d’Espoir », placée sous le patronage de Mme Mariatou Kone, ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité.

Le film avait pour but principal d’informer la population sur la situation des enfants handicapés de Côte d’Ivoire.

J’en suis ressortie émue mais surtout informée. Il est donc normal que je partage avec vous ce que j’ai appris.

Pourquoi « Note d’Espoir » ?

Comme je le disais, « Note d’Espoir » est un documentaire d’une durée de 52 minutes . Il a été réalisé par M. Gilbert Philippe Ohouot Assi et par la maison de production Incrust. A travers leurs différentes réalisations, ils se sont fixés comme objectif de « rendre communicationnels tous ces fait sociaux qui minent notre environnement immédiat ».

« Note d’Espoir » s’inscrit dans cette lignée de documentaire qui a pour but non seulement de sensibiliser, d’éveiller les consciences mais aussi de dénoncer et d’énoncer la réalité.

Dénoncer parce que jusqu’à présent, mettre au monde un enfant handicapé ou ayant des déficiences mentales dans plusieurs pays d’Afrique est considéré comme un mauvais sort lancé par des esprits maléfiques ou une malédiction qui s’abattrait sur la famille. Ces enfants sont alors rejetés, isolés, certains mêmes sont abandonnés dans les forêts ou sacrifiés. On pourrait penser que cela ne se passe que dans les villages reculés où la population croit encore aux génies ou autres, mais force est de constater que même dans nos villes dites urbanisées, ces enfants et leurs parents n’échappent pas à des regards dédaigneux, moqueurs ou remplis de méchancetés.

Les différents types de handicaps présents chez les enfants

Enfant, Guy, Sommes Handicapés, Béquille, Sourire, Pixabay

Le film-documentaire nous a présenté les différentes maladies qui touchent les enfants dès la naissance.

  • La trisomie 21 ou syndrome de Down

C’est une anomalie génétique due à la présence d’un chromosome en trop sur la 21e paire de chromosomes. L’enfant trisomique a donc 47 chromosomes au lieu de 46. Cette anomalie se traduit par une déficience intellectuelle, un retard dans le développement et des traits physiques particuliers (trop grande nuque, malformation de certains membres). C’est une maladie incurable même si un traitement adapté peut aider le patient à améliorer son état.

  • L’infirmité motrice cérébrale (IMC)
C’est une maladie congénitale due au développement anormal du cerveau, souvent avant la naissance. Les symptômes possibles incluent des réflexes exagérés, des membres rigides ou pendants, et des mouvements involontaires. Ces symptômes apparaissent dès la petite enfance. Le traitement à long terme repose sur la kinésithérapie et d’autres thérapies, mais aussi sur la prise de médicaments, et parfois la chirurgie. Elle est elle aussi incurable.
  • L’autisme 

Difficile à définir, selon l’OMS il s’agit d’un « trouble du développement caractérisé par des perturbations dans les domaines des interactions sociales, de la communication, une sensibilité émotionnelle différente et par des comportements, intérêts et activités au caractère restreint, répétitif. » Les enfants atteints d’autisme ont une vie sociale et relationnelle difficile, une communication perturbée et ont souvent des crises violentes.

  • Trouble d’audition et du langage
  • Épilepsie
  • Polyhandicap

Les causes des maladies

Contrairement à ce que plusieurs pensent, ces déficiences ne proviennent pas de mauvais esprits et ne sont pas toujours la faute des parents. Les causes sont d’origine pré-natales ou post-natales :

  • Grossesse non suivie, stress, mère alcoolique ou mauvaise hygiène de vie,
  • Lors de l’accouchement, lorsque le travail est trop long, l’enfant rentre en souffrance cérébrale,
  • Terme dépassé ou accouchement pénible et difficile,
  • Répétition de crises d’épilepsie dès le bas âge entraînant une défaillance du système nerveux.

Il y a aussi des facteurs génétiques qui sont souvent en cause comme c’est le cas de la trisomie 21. Il faut donc faire des consultations pré-natales le plus tôt possible, faire bien suivre sa grossesse et consulter immédiatement dès que l’enfant présente certains signes ou une croissance qui diffère de la normale.

Le parcours de ces enfants héros

Ils sont appelés enfants héros plutôt qu’handicapés. Même si cela ne change pas grand chose à leur état, c’est un moyen de les valoriser et de faire comprendre à tout le monde qu’ils sont tout simplement comme nous.

Ils ont entre 0 et 18 ans, accompagnés de leurs parents au quotidien, ils se battent pour être autonomes un jour. A travers le documentaire, nous avons suivis le parcours et l’évolution de Paul-Isaac, Olivia, Mélissa et Jean-Baptiste.

Ils font preuve d’un grand courage et les parents sont à féliciter. Olivia, atteinte de trisomie 21 qui n’arrivait à rien faire peut maintenant tenir une maison, faire diverses tâches et avoir une conversation où elle arrive à se faire comprendre. Tout ça grâce à l’aide spécialisée qu’elle a reçu dans les centres de réinsertion.

Jean-Baptiste, atteint d’IMC, a trouvé grâce au sport un moyen de s’ouvrir, de s’affirmer et surmonter sa maladie au quotidien. Il a même été médaillé aux jeux nationaux Ivoiriens.

M. Baldé avait son enfant qui ne pouvait ni marcher ni s’asseoir, il le mettait au dos chaque jour afin de le conduire au centre. Aujourd’hui, l’enfant arrive à marcher. Il a dû surmonter les regards et les insultes. Il a déclaré : « plus j’entends les gens critiquer et se moquer de mon enfant, et plus l’amour que j’ai pour lui augmente. » J’avoue que là j’ai versé une larme, toute petite.

Entre séances de réeducation et d’aprentissage, éducateurs spécialisés et visites médicales, ces héros essaient de surpasser leurs déficiences.

Les méthodes utilisées pour améliorer la vie de ces enfants

L’avancée de la médecine a permis de pouvoir détecter ces cas plutôt afin d’entamer un traitement. Après l’évaluation de la situation de l’enfant, le traitement est d’abord éducatif ou réeducatif, avant de penser aux médicaments ou autres. Il passe par des jeux, par la parole et des activités pour améliorer les relations sociales.

Le traitement se fait en quatre approches :

  • Psycho-motrice, qui consiste à faire faire toute sorte de mouvements à l’enfant dans le but d’oxygéner au maximum son cerveau,
  • Cognitive : avec l’aide d’éducateurs spécialisés, les enfants se livrent à plusieurs jeux éducatifs dans le but d’apprendre et de développer leur esprit,
  • Ortophonique : les enfants apprennent à prononcer et à émettre correctement différents sons,
  • Psycho-sociale : cette approche se focalise sur les relations sociales et a pour but de permettre aux enfants de socialiser.

L’un des objectifs majeurs recherché lorsque les parents se tournent vers les centres spécialisés, c’est l’autonomie de leurs enfants et que ceux-ci arrivent à reprendre le chemin de l’école un jour. Lorsque c’est fait, les parents, les thérapeutes et l’école ont chacun leur rôle à jouer afin que l’enfant puisse garder un équilibre et continuer à faire des progrès.

Il faut aussi une assiduité des parents aux diférentes séances de réeducation.

Détection, sensibilisation et centres spécialisés

Lorsque les cas sont détectés assez tôt, il y a plus de chance pour que les lésions soient moindres et mieux traitées. Raison pour laquelle il faut une sensibilisation massive afin d’informer le maximum de personnes.

Il ne faut plus cacher les enfants et il faut que les parents les envoient vers des spécialistes, afin que les prises en charge soient faites au plus vite. Certains parents n’y vont pas parce qu’ils pensent que les coûts sont exorbitants, alors qu’il y a des prix sociaux qui sont pratiqués.

Les parents ne doivent pas avoir peur ou honte. Ils doivent au contraire surmonter le regard des autres afin d’aider leurs enfants.

Il existe 36 centres spécialisés en Côte d’Ivoire, dont huit à Abidjan. Les autres sont répartis sur tout le territoire. Les centres, au travers de leur soutien et accompagnement, visent principalement l’autonomie et la socialisation des enfants.

Ils essaient aussi de stimuler les enfants afin de réveler des talents cachés et de les réinsérer dans la société. Parmi les plus connus à Abidjan nous avons :

  • L’Institut National de la Santé Publique à Adjamé (Abidjan),
  • La Page Blanche,
  • Le Centre la Colombe,
  • Centre Hospitalier de Yopougon.

Il existe aussi un manuel de guide et de suivi afin d’apprendre aux personnels adaptés les différentes techniques pour prendre soin des enfants.

Petits conseils d’un parent d’enfant héros à d’autres parents 

  • Ne pas avoir honte de son enfant,
  • Éviter de reporter l’handicap de son enfant sur soi,
  • Ne pas avoir peur de sortir l’enfant en public,
  • Éviter de mettre des différences entre vos enfants,
  • Ne pas se replier sur soi-même,
  • Chercher des centres spécialisés.
Boy handicapés, Public Domain Pictures

Les préjugés et stigmatisations doivent cesser, les regards et discours peu encourageants dovent s’arrêter. Il faut exposer ce problème, en parler aux populations pour que les rejets et sacrifices de ces enfants cessent. Le combat n’est pas facile et certains parents sont désorientés, démunis et s’enfoncent dans le désespoir. Nous povons faire quelque chose, ne serait-ce qu’en allant visiter certains de temps en temps ou en faisant des dons.

Ils ont droit à une vie, tout simplement parce que ce sont des êtres humains. Alors agissons maintenant.

 

Source : « Note d’Espoir »

Voir le site Enfant-different.org


Danser comme si personne ne regardait, c’est comme ça que nous devrions vivre notre vie

Danser comme si… – crédit: Stella Attiogbe

Non, je ne suis pas, de par cette affirmation, en train de vanter et d’approuver une vie de débauche et d’insouciance. Non, loin de là.

Je dis cela pour que nous nous rendions compte de l’importance du regard de l’autre sur notre vie et de la valeur que nous lui attribuons. Importance qui n’a d’ailleurs aucune raison d’être.
Combien de fois avons-nous hésité avant de faire quelque chose qui nous plaisait ? Combien de fois nous nous sommes dit en nous même « qu’est ce qu’un tel ou un tel pensera si je fais ça » ? Avouons le, nous le faisons tout le temps.

Un petit secret

Maintenant, j’aimerais partager un petit secret avec vous : les gens n’en ont rien à faire de ce que vous faites. À moins qu’ils ne soient obsédés par vous et qu’ils tapissent les murs de leurs chambres de vos photos. Honnêtement, qui vous aime jusqu’à ce point ?
Lorsque vous faites quelque chose ou que vous apparaissez quelque part, les gens ne parlent de vous que pendant quelques secondes. Et après ils vous oublient. C’est-à-dire que, pendant que vous vous tourmentez à vous demander ce qu’ils disent sur vous, eux sont déjà passé à autre chose et ont oublié votre existence.
Bien sur, cela n’est pas valable si vous avez fait une sex-tape ou autre chose de ce genre. Là, vous serez le centre d’attention pour quelques jours seulement et vous finirez par être oublié. Mais là n’est pas le sujet du jour.

Croire que tous les regards sont braqués sur nous et que nos moindres actions seront commentées est une peur dont nous devons nous débarrasser. Je dis peur, parce que cela nous empêche d’être nous-mêmes, d’aller là où nous voulons aller et de faire ce que nous voulons faire.

 Quand les autres entrent en scène

Je me dis aussi que peut-être sommes nous soumis aux regards des autres parce que justement nous faisons nous-mêmes ce que nous pensons qu’ils feront.

C’est simple. Nous critiquons les autres, disséquons leurs faits et gestes, nous analysons leurs moindres mouvements, nous les moquons et nous les jugeons. Alors quand vient notre tour d’être à leur place, nous nous disons qu’ils feront certainement la même chose. Après tout on ne récolte que ce que l’on a semé…

Alors, se libérer du poids du regard des autres, reviens à arrêter de nous conduire comme des espions. Arrêter de « regarder «  les autres et de donner notre avis sur tout. En gros, nous devons nous occuper de nos oignons.

Vous voyez cette chose que vous avez envie de faire et qui brûle votre âme ? Vous sentez ce truc qui vous empêche de dormir et qui vous réveille dès l’aube ? Ce truc que vous ferez si vous n’appréhendiez pas le regard des autres et que vous n’aviez pas peur ? Je suis sûre que vous souriez et que vous pensez à quelque chose.

Et bien qu’est ce qui vous retient encore ? Lancez-vous et vous verrez à quel point vous êtes extraordinaires et vous réaliserez que tout ce que vous avez à faire dans cette vie, c’est d’écouter cette petite voix en vous.

 

Se concentrer sur nos pas de danse, sur nos mouvements. Danser au rythme de la musique que nous aurons choisie. Oublier la peur de faire des erreurs ou de tomber parce qu’on aura oublier que les autres nous regardent.

Danser comme si personne ne regardait, s’amuser, c’est comme ça que nous devrions vivre.


Mort sur le Nil d’Agatha Christie

Agatha Christie- Mort sur le Nil

Par où commencer ?

C’est le premier roman de l’auteure que j’ai eu à lire et cette lecture a confirmé sa réputation de génie. J’ai découvert Agatha Christie très jeune, grâce aux films et aux mini-séries (des adaptations de ses livres) et je suis tombée sous le charme de son esprit. Pourquoi avoir mis autant de temps avant de lire ses chefs-d’oeuvre ? C’est un délit !

Lorsque j’ai décidé de commencer la lecture d’Agatha Christie, j’ai recherché quels pouvaient être ses meilleurs livres. J’ai choisi Mort sur le Nil, à cause du titre. J’ai voulu savoir tout ce qu’il pouvait renfermer. Quand on se plonge dans l’univers d’Agatha Christie pour la première fois, c’est un peu étrange : les premières pages peuvent paraître longues, mais lorsqu’on passe cette étape, tout devient très logique.

 

Ma très chère Agatha aime bien commencer par une description des différents protagonistes de l’intrigue…

Chacun des personnages est dépeint dans son propre environnement. Les descriptions sont tellement bien faites qu’on a l’impression de les connaître : on comprend leur manies, on sait la manière dont ils sont vêtus, on a même l’impression d’entendre leurs voix !

Mais ne nous éloignons pas du sujet et revenons à notre Mort sur le Nil. L’histoire ne commence pas en Egypte mais en Angleterre. On découvre Linette Ridgeway, une jeune et riche héritière (pléonasme lol), belle, blonde, élégante, bref une jeune femme époustouflante (elle a vraiment tout pour elle). Les hommes la remarquent et elle en joue, son apparence et son attitude rendent les femmes jalouses. On apprend qu’elle a acheté le château d’un homme qui connaissait des difficultés financières ; le fils de cet homme est amoureux d’elle et envisage de l’épouser. Tableau déjà riche en informations dont on comprend qu’il pourra créer des situations suspectes…

Tous les personnages sont décrits selon un ordre particulier

Le lecteur peut ainsi en apprendre beaucoup sur chacun et déjà se faire sa propre idée. Dans Mort sur le Nil, on découvre pas moins de quatorze personnages, mais seulement douze continueront l’aventure.

Quelques exemples :

  • Joanna Southwood, qui est décrite comme une fille intéressée et aux moeurs légères.
  • Jacqueline de Belfort, meilleure amie de Linnette (la jeune héritière), brune avec un tempérament assez vif. Elle est très amoureuse de Simon Doyle, son fiancé et ils envisagent de se marier. Elle vient proposer à son amie d’embaucher Simon comme intendant afin qu’ils puissent se faire un peu de sous pour le mariage.
  • Mrs Allerton et son fils Tim qui est le cousin de Mlle Joanna. Ces deux derniers semblent avoir une relation malsaine que la mère n’apprécie guère.
  • Miss Van Schuyler, qui adore les beaux colliers, et sa dame de compagnie Miss Bowers, ainsi qu’une nièce un peu pauvre, Cornélia Robson.
  • Mrs Otterbourne (un peu extravagante) et sa fille Rosalie, une adolescente morose qui est très jalouse à Linette Doyle.
  • L’homme d’affaire de Linette, Andrew Pennington qui se retouve, comme par hasard, en Egypte lorsqu’il apprend que cette dernière s’est mariée.
  • L’avocat de Linette, Wiliam Carmichael, qui décide d’envoyer son associé, Jim Fanthorp, en Egypte, dès qu’il apprend que l’homme d’affaire de Linette se trouve aussi là-bas. Décidément…

Ah, j’ai failli oublier le très célèbre détective Belge, Hercule Poirot !

Et comme par hasard, tout ce beau monde a une envie soudaine d’aller en Egypte !

Notons que Linette s’y rend pour sa lune de miel (oui, entretemps, elle a volé le fiancé de sa meilleure amie Jacqueline et l’a épousé).

Avant même le début de l’enquête

Agatha nous donne une petite tâche : deviner qui va se faire tuer. J’avoue que c’était facile, mais je n’ai pas réussi. Bien entendu, c’est Linette qui meurt. Non je ne vous spoile pas !

La trame se déroule sur un bateau, nous sommes à huit clos. Quelques escales lors du voyage et des ruptures dans la trame du récit permettent des changements de rythme et de lieux. Mais le huit clos, c’est le genre de décor qu’Agatha aime, ça permet tout de suite de limiter le nombre de suspects aux personnages présents sur les lieux et à ne pas s’éparpiller avec un criminel venant de l’extérieur.

Je me suis cependant posée une question : Hercule Poirot faisant partie du voyage, l’assassin décide quand même de commettre son crime… Était-ce impossible de faire machine arrière ? Était-ce une question de vie ou de mort ?

Ce qui est bien avec Agatha Christie

Ce qui est bien avec Agatha Christie c’est qu’on est jamais au bout de nos surprises et que tous les personnages semblent être suspects jusqu’à l’avant-dernière page. Je ne vous parle pas de tous les retournements de situation et des coups de théâtre. Une autre chose que j’ai adoré, c’est que même lorsque tu penses avoir trouvé le coupable, l’auteure arrive à te faire douter ou même  changer d’avis en présentant un alibi à ce présumé coupable. Tout est dans le détail et la finesse. Tous les personnages avaient une raison de vouloir voir morte la richissime Linette Ridgeway, devenue Mme Doyle. Une fois encore, tout est tellement évident…  alors que le lecteur se lance dans de grandes élucubrations qui s’avèrent totalement fausses !

Quant à moi, j’avais vu juste, à 50 %… Je parie que vous ne trouverez pas non plus.

J’ai adoré lire ce livre, il mérite un 8.5/10 (parce que la fin était un peu trop irréelle, trop vite montée).

Je vous recommande ce livre, je vous garantis que vous ne le lâcherez pas tant que vous ne saurez pas qui est l’assasin.

Indice : non je déconne !

 

 


Le langage (soutenu et particulier) des Ivoiriens (2)

Des enfants de la Côte d’Ivoire

Je suis de retour pour la deuxième leçon de ce sujet très palpitant. 

Comme je le disais dans mon précédent billet, ce sujet est assez vaste, ce qui me fait beaucoup hésiter quant aux mots à mettre en avant  et ceux qui sont à laisser de côté. Mais comme on le dit à Abidjan « trop parler donne dagbê » (Le dagbê fait référence aux petites plaies qui apparaissent aux coins des lèvres). Donc, on y va !

Règle 1 : en Côte d’Ivoire, la négation à 50% tu utiliseras.

Je vous explique, l’Ivoirien aime gagner du temps, alors pourquoi en perdrait-il à articuler correctement alors qu’il peut tout simplement omettre des mots ? Mais je pense que les Ivoiriens ne sont pas les seuls à supprimer la négation (qui est le « ne…pas »). Vous entendrez donc souvent et vous verrez aussi à l’écrit :

  • Je veux pas : Je ne veux pas
  • J’ai pas envie : Je n’en ai pas envie
  • J’aime pas : Je n’aime pas
  • J’ai jamais : Je n’ai jamais.
  • Je suis pas parti (e) : Je ne suis pas parti(e)

 

Les ivoiriens sont aussi créatifs avec les pronoms :

  • Le « je » devient « ye » (Ye m’en vais)
  • Le « J’ai » devient « yai » (Yai faim)
  • Le « Tu » devient « ti » (Ti as mangé ?)

 

Règle 2 : En Côte d’Ivoire, les articles, tu n’en raffoleras pas 

Non ce n’est pas un mythe, les articles sont un peu nos ennemis, et on les place souvent à la fin du nom. Étrange non ?

  • Pain là : Le pain
  • Je m’en vais payer pain (oui on utilise rarement le verbe acheter en Ivoirien, on préfère tout payer) : Je pars acheter du pain
  • Donne-moi cuillère : Donne-moi une cuillère
  • Je veux l’argent ( l’argent se prononce « la-ent ») : Je veux de l’argent

Règle 3 : En Côte d’Ivoire, les questions, tu les raccourcieras.

Comme je vous le disais, on a pas temps tchai (on n’a pas de temps) et tchai est une onomatopée ivoirienne qui exprime l’agacement, lol. Peut-être que je ferai un article spécial sur les onomatopées ivoiriennes. Mais bref…

Plus les questions sont courtes et plus tu as une chance de te faire comprendre !

  • Qu’est ce que tu veux que je fasse ? (vous voyez que c’est long…)  : De faire quoi ? (Si simple !)
  • Qu’est ce qu’il y a ? : Y’a quoi ?
  • Qu’est ce qui cloche/ne va pas chez toi : Tu as quel problème ? (Vous entendrez aussi « tu as quoi en coeur« ?)
  • Qui-est-ce ? : C’est qui ?
  • Qu’est ce qui se passe ici : Y’a quel ? ( veut dire « truc, problème, situation »)
  • Tu veux que je parte / te laisse ? : De partir / De te laisser ? (je sais, c’est étrange)
  • D’où est ce que tu viens ? : Tu es quitté où ? (J’avoue que là, même moi ça me dépasse ..)

 

Bonus (parce que je suis gentille)

  • La nourriture couchée : se dit d’un repas qu’on a mangé la veille et qu’on va manger le matin suivant.
  • Un Wôrô-wôrô : Taxis communaux
  • Il chauffe mon coeur : Il m’énerve à un point crucial.
  • Un ropéro : Se dit d’une personne qui suit une autre à cause de son argent ou de ses relations.
  • Viens on va daba : Je t’invite / Viens qu’on mange.
  • Je vais te daba : Je vais te frapper / Te battre.
  • Zailler : Faire n’importe quoi (j’ai zaillé, tu as zaillé, etc..)
  • Braiser quelqu’un (à ne pas confondre avec du poisson braisé) : Critiquer, calomnier cette personne.
  • A l’heure là : A cette heure-ci
  • Un lalé, bingo, bescla : Un téléphone portable.
  • Juskaaaaa (on rajoute les « a » en fonction de la gravité de la situation)  : Jusqu’à ce que.
  • Dès que dès que (lol, on abuse) : Dès que possible
  • Être moisi / Piqué / Galère : Ne pas avoir d’argent
  • Paé : Parce que (Exemple : Je suis sortie paé je devais aller au marché.)

 

Et pour finir, en Côte d’Ivoire, on ne dit plus « merci » mais « Maannnciii » (vous pouvez rajouter autant de « a », de « n » ou de « i » que vous voulez ou écrire « manci » tout simplement ). Donc maanccii à vous d’avoir lu mon article. On s’attrappe après !

 


Le langage (soutenu et particulier) des Ivoiriens (1)

Nations Unies, Flickr

Avant de commencer, il est important de préciser que la langue officielle de la Côte d’Ivoire est le français.

Cette précision est de taille, vous verrez pourquoi…

La Côte d’Ivoire est un pays riche en diversité qui n’est plus du tout à présenter ! Que j’adore ce pays à qui je dois pratiquement tout en terme de culture et de personnalité ! Dès que vous pénétrez dans la capitale, Abidjan, ce qui vous frappera certainement (les oreilles), ce sera le langage ivoirien. Encore plus diversifié, on le trouve à chaque coin de rue, chacun ayant bien soin d’ajouter sa touche particulière !

Entre le nouchi pur et dur, le français vraiment délicat de « ceux qui se débrouillent » (qui n’ont jamais mis les pieds à l’école), le français proprement parlé mais toujours mêlé à du nouchi, chacun y trouvera son compte. Ne vous y trompez pas , vous trouverez à Abidjan des gens parlant correctement le français, même si j’avoue qu’ils sont très très rares. Même moi, je ne fais pas partie de ce cercle restreint !

Je vous ai fait une petite liste des mots et expressions ivoiriens afin que vous ne soyez pas totalement gaous (un peu sot ou naïf) lorsque vous serez en Côte d’Ivoire. Elle sera en deux ou trois parties, mais il y en a tellement que même trois articles ne suffiront pas à vous les faire découvrir tous !

J’ai assez parlé, commençons chap chap (rapidement).

  • Faire un taper dos : Voler le ou la partenaire d’un de ses amis proches (phénomène malheureusement assez répandu ici)
  • Gérer bizi : Être une escort-girl (pas très flatteur en effet)
  • Kpôclé : Prostituée (encore moins flatteur…)
  • Fraya / Beou / Pan : Prendre ses jambes à son cou, fuir. Ce sont des verbes qu’on peut employer à tous les temps et à toutes les personnes. Exemple : Je fraya (je fuis), il a béou (il a fui), vous avez pan (vous avez fui).
  • Faut pas me fé : Ne me fatigue, ne me dérange pas.
  • Je suis fé : Je suis fatigué(e)
  • Je pique à… : Je pars à…
  • C’est doux dèh : C’est trop bon (parlant de la nourriture, comme un bon garba par exemple)
  • Il est gbachi : Il est musclé (un peu comme John Cena. Vous voyez ? Oui.)
  • Elle l’a gbê : Elle lui a cloué le bec (comme quand Rama Yade répondait à une journaliste : « Camus disait que la bêtise insiste toujours, donc laissez la insister ». Tchiee elle l’a gbê ce jour-là.)
  • Parler mal : être insolent, avoir les mots qui piquent.
  • On se siri / On se chop après : On se voit après.
  • Un/une Kpakpato : Une personne qui fourre son nez partout et colporte les ragots (un peu comme les journalistes et bloggeurs lol).
  • Zo dans carton/kpata : Se dit d’une personne qui est belle (un peu comme moi, en effet).
  • Se tchatcho : Se dépigmenter la peau (Michaël Jackson, RIP).

Bon j’arrête avec mes commentaires.. 

  • Avoir/être douhahou : Avoir de la chance
  • Aller derrière l’eau : Partir en Europe ou en Amérique
  • Un/Une binguiste : Se dit de quelqu’un qui revient fraîchement de France.
  • Faut pas chauffer mon coeur : Ne m’énerve pas.
  • Casser le cou de quelqu’un : Rompre avec cette personne
  • Courir derrière une personne : Lui faire la cour ou être un lèche-bottes
  • Être serré d’une personne : Ne pas pouvoir vivre sans cette personne
  • Faire le malin / se prendre : Jouer le difficile / se croire supérieur aux autres
  • Être dans pain : Être dans la merde
  • Manger au gratuit : Manger le repas de la maison.
  • Gérer une fille : Avoir une relation (amoureuse) avec cette fille
  • Faut me gérer : Donne moi de l’argent (le djai)
  • Faut sciencer : Fais un effort, aie pitié.
  • Il/elle science trop : Il/Elle réfléchit beaucoup trop.
  • Être piqué : Être sans le sou
  • Aller au bara / bara : Aller au travail/travailler (quelque chose que je n’affectionne pas particulièrement, surtout les lundis haha. J’espère que mon patron ne verra pas cet article.)
  • Gbayer les cours : Sécher les cours (un peu comme moi à l’université).

Bon je suis fé, on se siri après pour la suite :).


Ecosia ou comment planter des arbres à l’aide d’un moteur de recherche

Page d’accueil d’Ecosia

Lors de mes quotidiennes recherches, j’ai eu le plaisir de découvrir Ecosia par le biais de Twitter. Je n’en avais jamais entendu parler auparavant, je me demande bien sur quelle planète je vis ou peut-être que ce projet n’a pas l’attention qu’il mérite. Raison pour laquelle j’ai décidé de faire un bref article là-dessus. Pour moi, tout le monde devrait connaître ce merveilleux site.

Alors, Ecosia est un moteur de recherche écolo et caritatif pour faire court. Il est un peu comme notre très cher Google, mais sa grande particularité c’est que grâce aux revenus publicitaires générés par les recherches, des arbres sont plantés dans des zones où le besoin est vraiment urgent.

En effet 80 % des revenus de la compagnie sont reversés à des associations qui militent pour la reforestation.

Un arbre que vous auriez pu planter grâce à Ecosia 🙂

Ecosia est donc une entreprise sociale Allemande créée en 2009 par Christian Kroll, c’est plus de 12 millions d’arbres qui ont été plantés au Burkina Faso, au Pérou, à Madagascar et partout dans le monde depuis lors jusqu’à aujourd’hui. Les résultats des recherches sont quant à eux générés par Bing et les publicités par Yahoo.

Il y’a aussi des liens écologiques sur les pages web qui permettent aux utilisateurs de générer des dons lorsqu’ils font des achats en ligne. Pas besoin de vous dire que cette entreprise neutralise la totalité des émissions de CO2 que ça soit dans leurs locaux ou tous les dispositifs utilises.

 

  • Pourquoi le font-ils ?

L’une des principales raison est d’aider à la reforestation et d’apporter de la valeur aux hommes et à l’environnement. Trois autres raisons :
– Parce que les arbres sont bons pour l’environnement et qu’ils sont les meilleurs absorbeurs de CO2
– Parce qu’en plantant les arbres dans des zones en nécessité, les populations peuvent directement se nourrir et revendre sur les marchés ce qui leur permet de d’autosuffisance financièrement.
– Finalement, les arbres permettent aux espèces menacées d’avoir un abris.

 

  • Où le font-ils ? 

Les différentes  zones sont choisies en fonction des critères suivants :
– Au moins 1,500 espèces végétales peuvent être trouvées seulement dans cette zone
– Au moins 70% de la végétation naturelle d’origine a été détruite ou perdue.

 

Ecosia en quelques chiffres :

– Plus de 12 millions d’arbres plantés
– 8 ans d’activités
– Chaque 2 secondes, l’argent pour un nouvel arbre est récolté et ce chiffre pourrait augmenter avec l’accroissement des utilisateurs
– Plus de 57 millions de visiteurs mensuels
–  Au total 21 personnes travaillant pour Ecosia
– Ce sont milliers d’emplois créés partout dans le monde pour planter des arbres.

– 1 milliards d’arbres à planter d’ici 2020

– Plus de 4 millions d’euros investis.
– Il vous faut 45 recherches pour planter un arbre. Du courage et à vos claviers !

 

N’oubliez pas de définir Ecosia comme votre moteur de recherche par défaut.

 

Pensez y la prochaine fois que vous faites une recherche, et allez sur www.ecosia.org . Vous pourriez peut-être  être à un clic (ou 44) de planter un arbre 🌲🍀😁

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ecosia


Les 5 excuses qu’on utilise pour justifier nos échecs

 Aux hommes cela est impossible, mais à Dieu tout est possible. Mathieu 19:26.

Quelle est ton excuse ?

Derrière quoi te caches-tu afin de ne pas être honnête avec toi-même ? Honnête avec le monde ?
Dis moi qu’est ce qui t’empêche d’aller et de réaliser tes rêves ?

 

Ne me parle pas de ton âge, c’est une excuse.

Car je te parlerais du Colonel Harland David Sanders, le fondateur de la marque KFC qui à 75 ans a fait une recette de poulet qui lui a ouvert les portes du monde. Il a cru en lui alors qu’il n’était plus tout jeune et qu’il semblait perdu. Et il l’a fait.

 

Ne me parle surtout pas de ton intelligence scolaire.

 

 

Ne me dis pas que tu n’es pas assez intelligent pour réussir et que tu es tout le temps le dernier de ta classe. C’est encore une autre excuse. Je te dirais non seulement que l’école n’est pas la seule voie qui mène au succès et à l’accomplissement de soi. Même si elle y contribue. Je te conterais aussi l’histoire du fondateur Ali Express, Ma Yun dit Jack Ma qui a connu des échecs cuisants. Il fut refusé de l’école de police, il a échoué à ses examens au collège et 3 fois à l’université. Il fut aussi recalé dix fois à l’entrée de Harvard et le seul à ne pas avoir été sélectionné pour diriger les premiers KFC chinois. Mais il s’est toujours  relevé pour recommencer. Il a essuyé des refus et des moqueries mais il s’est accroché et il l’a fait.

 

Ne me parle pas de ton handicap ou de ta condition physique.

 

 

Surtout pas. Tu connais Messi ? Tu le connais aujourd’hui parce qu’il n’a pas laissé le sort décider pour lui, il a littéralement forcé les choses pour que le destin soit en sa faveur. Et aujourd’hui il est le meilleur, il l’a fait.

Laisse moi aussi te parler de Nick Vujicic cet homme qui est né sans bras ni pieds. Il aurait pu passer sa vie à se plaindre vu que tout le monde le plaignait déjà. Ou se morfondre mais il a dit non. Il savait que c’était à lui seul de se battre afin d’atteindre ses rêves et d’inspirer plusieurs personnes. Aujourd’hui il est un conférencier et écrivain à succès. Il a transformé son handicap en atout. Comme quoi rien ne peut nous empêcher d’être la personne que nous voulons être.

 

Ne me parle surtout pas de ton père violent qui te battait ou ta famille qui te maltraitait.

 

Je te parlerais de Joyce Meyer qui a été violée je ne sais combien de fois par son propre père. Je te dirais combien elle en a souffert, elle a failli se laisser mourir. Mais là encore elle a décidé qu’il en serait autrement pour elle. Elle savait qu’elle pouvait dépasser cela et l’utiliser pour se façonner une vie bien plus accomplie et heureuse. Elle l’a fait.

Photo par Lawrence Jackson

Je pourrai aussi te conter l’histoire d’Oprah Winfrey, qui a été violée elle aussi à l’âge de 9 ans par son oncle, son cousin et un ami de la famille. À 14 ans elle tombe enceinte et met au monde un enfant qui ne survivra pas. Ce lourd passé et toutes ces blessures auraient pu être une excuse valable pour elle, mais elle a regardé au-delà de ça. Elle s’est battue. Et le reste de son histoire, tu la connais.

 

Ne me parle pas du décès de ton père et des difficultés de ta famille, de ta pauvreté.

 

 

Je t’apprendrai l’histoire de J.K Rowling (auteure d’Harry Potter). Elle a perdu son père, arrêté l’école, perdue sa mère, vécue dans la pauvreté, s’est mariée à un homme qui la battait. Elle a dormi dans la rue, a fait une fausse couche. Mais malgré les coups durs de la vie, elle a continué. Elle est retournée à son talent, a sérieusement travaillé et elle l’a fait.

Ne me parle pas de tes circonstances parce qu’elles ne pourront jamais atténuer ton échec. Ne me parle pas de combien ta vie est misérable ou de toute ta malchance. Tout cela est surmontable. La foi en Dieu et l’acharnement rendent toutes choses possibles.

 

Maintenant, tu vois tous ces gens là ?

 

Personne n’aurait parier sur eux mais ils ont déjoué les pronostics. Ils ont battu à plate couture l’échec qui pendait au-dessus de leurs vies.
Ils ont tous quelque chose en commun et nous tirons 3 leçons d’eux :
– Abandonner n’est pas une option.
– Jusqu’à la dernière seconde tout est encore possible
– Le travail acharné fini toujours par payer

Alors dis moi maintenant, quelle est ton excuse ? Est-elle valable ?


J’ai regardé Annabelle 2

C’est fait, j’ai enfin regardé Annabelle 2 !

Tous mes proches savent à quel point j’étais impatiente de le regarder. Il faut dire que le premier volet d’Annabelle m’avait grandement déçue et je m’étais même endormie pendant la projection. Mais après avoir vu la bande annonce du dernier, je ne tenais plus en place. Alors flanquée de ma très chère Miss Africa, je me suis rendue au cinéma pour savourer ce film !
Et on a adoré ! Je n’ai pas été déçue : de la qualité du film à l’ambiance de la salle tout était bien.
Déjà le titre « la création du mal », je le trouve extra. Il est mis en relief avec la fabrication des poupées, vu que c’était le métier du père de la petite Annabelle. Vous me suivez ? Oui !

Contexte du film

Un fabricant de poupée et sa femme perde leur fillette dans un tragique accident de voiture. S’ensuit alors une suite d’événements bizarres.
Ce deuxième film se passe bien avant le premier.

Mes impressions

Directement après l’accident, nous sommes projetés 12 ans plus tard. Ma première question c’est : qu’est ce qu’ils ont bien pu faire pendant ces 12 ans ? Lol.
Ensuite une religieuse et une bande de joyeuses orphelines débarquent dans la maison, le couple a décidé de les accueillir.
Un plan est rapidement fait sur deux fillettes : Janice et Linda. On imagine tout de suite que le film sera centré sur elles.
Mr Mullins les accueille et leur fait faire le tour du propriétaire. Premier problème, on remarque tout de suite que Mme Mullins est absente, on ne la voit pratiquement pas dans la première partie du film. Elle a eu un accident nous dit-on. Bizarre.

Le décor se met en place tout doucement

L’atmosphère se transforme lentement et l’intrigue met du temps à démarrer mais tout cela est très excitant.
Janice désobéit en entrant dans la chambre d’Annabelle qui avait été condamnée jusque-là. Elle libère ainsi la force maléfique. Dès lors, les scènes d’horreur s’enchaînent pour mon plus grand régal. Le bruitage était plus vrai que nature, le suspense était plutôt réel. J’ai aimé le fait que les scènes aient été un peu plus longues, je veux dire par là que lorsqu’on s’attendait à ce que la fillette apparaisse subitement, on attendait plus que d’habitude ce qui ne faisait qu’augmenter l’angoisse des spectateurs !

Du sang, des cris, de longues griffes et une poupée qui se contorsionne dans tous les sens , j’ai été servie !

Janice est sauvagement attaquée par la force et envoyée à l’hôpital après c’est au père d’être tué. Là je me demande une chose : ce n’est pas suffisant pour que tout le monde déserte cette maison ???
La force maléfique prend possession de Janice qui va se mettre à attaquer tout le monde.

On apprend enfin l’histoire

Après la mort de la petite Annabelle, ses parents désespérés ont décidé de passer un pacte avec n’importe quelle force qui pourrait leur permettre de la revoir. Leurs souhaits ont été exaucés, au travers de la poupée. Mais au fur et à mesure, ils ont réalisé qu’une force diabolique se servait d’eux pour accomplir quelque chose de plus grand et que ce n’était pas du tout leur fillette ! Elle tente alors de tuer la mère mais arrive juste à la défigurer. Le couple décide alors de faire appel à l’église qui arrive à enfermer la poupée dans un placard grâce à de l’huile sainte et des pages de la Bible. On comprend donc que Janice a foutu le bordel en ouvrant ce placard. Et que le couple a donné exactement au démon ce qu’il voulait : un être humain à posséder.

Bref j’ai adoré le film, je n’ai pas eu peur mais c’était bien. Je déplore juste le fait qu’il n’y ait pas eu assez de morts. La troupe d’orphelines et la religieuse s’en sont sorties indemnes.
Petit hic : c’est la fillette qui s’appelle Annabelle et pas la poupée. Et Annabelle meurt dans le premier film. Et la poupée est juste un canal temporaire pour ce diable noir qu’on nous a brièvement montré. Aussi je n’arrive pas à clairement comprendre le rôle de la poupée.

À la fin la poupée est emmenée par une voiture de police

Janice qui avait été enfermée dans le même placard a disparu. On la retrouve plus tard alors qu’elle est sur le point de se faire adopter par un couple. 12 ans plus tard, elle a grandi et elle tue ses parents adoptifs en pleine nuit. Les producteurs ont poussé jusqu’à ce qu’on retrouve une certaine cohérence avec le premier volet en y ajoutant la première partie mais je n’ai pas été conquise.

Je me demande pourquoi est ce qu’elle a attendu 12 ans (ils ont vraiment un problème avec le nombre 12 lol) avant d’assassiner ses parents ? Où est-ce la venue de la poupée chez ses voisins qui a tout déclenché ? Plusieurs interrogations mais j’ai hâte de voir ce que sera le 3, une intrusion dans ce qui s’est réellement passé ce soir là, ou ce qu’est devenue la poupée après ? Bref rendez-vous dans un an.
Note générale : 7,8/10
Peur : 5/10


Réseaux sociaux : avons nous dépassé les limites ?

Les jeunes et les réseaux sociaux

Réseaux sociaux : médias sociaux qui permettent aux utilisateurs de se créer des profils afin de communiquer et de partager des informations.

« Une ado de 14 ans se jette du haut de sa fenêtre et meurt ». La raison : sa copine menaçait de balancer des photos d’elle sur les réseaux sociaux. Le pire est que ces photos en elles-mêmes n’avaient rien de compromettant.

« Un ado au bord du suicide à cause d’un challenge qui fait fureur, le Blue Whale challenge ». N’eut été la vigilance de sa mère, il serait mort. Il a drastiquement perdu du poids et se mutilait à cause de challenges qui lui étaient donnés par un mentor via les réseaux sociaux.

Ce qui se passe est tellement choquant qu’on n’y comprend plus rien. Les réseaux sociaux, véritable couteau à double tranchant. D’une part la communication n’a jamais été aussi rapide, le virtuel n’a jamais été aussi réel. D’autre part les limites sont repoussées et les drames liés à ces plateformes sont de plus en plus fréquents.

2 milliards d’internautes inscrits sur Facebook. 700 millions sur Instagram et 328 millions sur Twitter. Les chiffres sont surréalistes mais pourtant vrais. S’informer et communiquer n’ont jamais été aussi facile.

 

Nous vantons tous les avantages des réseaux sociaux mais les effets secondaires ne sont-ils pas bien au-delà de ce que nous gagnons ?

 

  • La cible : les adolescents

Les jeunes et les réseaux sociaux
Les jeunes et les réseaux sociaux

La principale cible des réseaux sociaux demeure les jeunes, les adolescents. Ils sont ceux-là mêmes à adopter les nouveautés rapidement. Normal qu’ils soient donc les premières victimes. Ils sont actifs et réactifs, aucune information n’échappe aux réseaux sociaux. En une minute tout peut devenir viral.

Les réseaux sociaux ont rendu la célébrité accessible et les jeunes en sont avides de. Parce que si on analyse bien, la plupart des posts, des photos, des tweets sont faits dans le but d’attirer l’attention sur soi, d’avoir des likes ou d’être à la une. Certains mêmes n’hésitent pas à humilier les autres ou à les exposer dans le but d’avoir du buzz. Il n’est pas rare de voir des photos postées par des internautes qui sont ensuite relayées par d’autres avec la plupart du temps un commentaire moqueur ou des insultes.

 

  • La viralité, un problème sans précédent

 

Plongés dans l’univers des réseaux sociaux, le facteur temps n’existe plus. Que ce soit les longues heures qu’on y passe sans s’en rendre compte (ouvrir Facebook, aller sur twitter, jeter un coup d’œil sur Instagram, passer sur Snapchat, revenir sur Facebook, bref vous conaissez le trajet), ou les quelques secondes que prennent un post ou une vidéo pour faire le buzz, tout va extrêmement vite.

Les posts à caractère dramatique, insolite ou encore scandaleux sont les plus aptes à devenir viraux. Avec les options « partager » ou « retweeter », les vues se comptent par millions. Les mêmes informations sont relayées d’un réseau social à un autre, d’un continent à l’autre. En gros le monde entier a accès à la même information à la même seconde.

 

 

  • Les réseaux sociaux et la confidentialité et la sécurité.

 

Le lien est très flou et étroit entre ces trois entités. La dernière nouvelle choc dans le monde du viral était la mise à jour Snapchat. En effet grâce à une carte, nous sommes capables de localiser nos amis, parents, conjoints etc.. Savoir où ils se trouvent exactement en temps réel, avec qui ils sont, et ce qu’ils font. Une intrusion de plus dans notre vie privée. Mais avons-nous toujours une vie privée depuis l’avènement de ces réseaux sociaux ? Une nouvelle qui a choqué et qui a fait couler beaucoup d’encre mais tout le monde semble l’avoir acceptée, le discours a été refermé. Vive l’espionnage ! Alors que c’est grave et même très grave..

Aussi, nous avons Facebook, le leader du marché. Nos données personnelles sont analysées, exploitées et rentabilisées à notre insu de surcroît. Nous pensons juste partager nos émotions, notre quotidien, mais c’est bien plus que ça que nous produisons pour ces entreprises. De plus lorsque nous nous inscrivons sur l’un de ces réseaux sociaux, qui prend la peine de lire les conditions d’utilisation ? Alors que c’est là le nerf du problème. Sur Instagram par exemple, les photos que nous publions nous appartiennent mais l’entreprise est autorisée à les utiliser et à laisser d’autres personnes les utiliser partout dans le monde. La preuve est que chacun peut enregistrer les photos de qui il veut dans son téléphone. De plus, Instagram peut utiliser et partager nos informations personnelles avec des entreprises liées à Instagram

Facebook et Twitter revendent nos informations personnelles à leurs partenaires sans sourciller.

Et dites vous bien que si vous utilisez tous ces réseaux sociaux sans dépenser un rond, c’est bien parce que vous êtes le produit.

 

  • Les risques réels des réseaux sociaux

 

L’âge minimum requis pour s’inscrire sur Facebook est de 13 ans mais la plupart du temps cette règle n’est pas respectée. Prenons l’exemple de Choupii de Port-Bouet, une jeune adolescente qui a défrayé la chronique. A l’origine, des photos d’elle et son petit ami dans une chambre d’hôtel qu’ils ont eux-mêmes publiés sur Facebook. En moins de quelques heures, toute la Côte d’Ivoire était informée de cette histoire.

Obnubilés par la pression et le désir de tout partager certains n’ont même pas conscience des dangers auxquels ils s’exposent. Des photos osées aux affirmations qui peuvent porter préjudice, rien ne s’efface.

Comme je le disais, les jeunes sont les plus vulnérables. Les dangers sont les suivants :

  • Exposition à des contenus choquants. Internet est rempli d’images et vidéos obscènes. Pour des adolescents voire des enfants, cela est très mauvais. Ainsi, ils peuvent avoir accès à du contenu pornographique qui apparaît dans leur flux sans même le vouloir.
  • Arnaques, Usurpation d’identités. Internet est l’endroit préféré des hackers et autres individus mal intentionnés.
  • Humiliation, contenu préjudiciable. Lorsque des photos intimes de vous se retrouvent sur la toile sans votre consentement.
  • Harcèlement, pédophilie.
  • Perte de la vie privée.

Nous conviendrons donc que c’est aux parents de veiller sur leurs enfants en surveillant leur utilisation d’internet. Ils doivent aussi restreindre son utilisation en fonction de l’âge des enfants et les éduquer sur les dangers que représentent les réseaux sociaux.

 

La réponse ?

A mesure que le temps passe, les réseaux sociaux nous envahissent. Ce sont eux nos véritables amis, c’est à eux qu’on parle sinon au travers d’eux. Ils sont les premiers avec qui on partage les bonnes ou mauvaises nouvelles. De par leur intrusion et cette capacité à nous pousser à être toujours connectés et à susciter ce désir de tout partager, nous pouvons dire que les réseaux sociaux vont trop loin. Alors que ce n’est que le début..

Mais Les parents sont sensés contrôler ce que font leurs enfants, et les jeunes et adultes sont eux conscients et responsables de de leurs actes.

Alors au fond pouvons-nous vraiment critiquer les réseaux sociaux ou sommes nous les seuls responsables de par l’utilisation que nous en faisons ?