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MTN Cameroun et Jumia lancent les « Happy Wednesdays »

A l’occasion du lancement exclusif de la toute première boutique virtuelle de MTN les deux entreprises partenaires ont opté de gratifier clients et abonnés au travers d’offres spéciales et ponctuelles. By Gaspard Ngono

La journée du 28 janvier connaîtra une avancée supérieure dans le e-commerce. La compagnie de téléphonie mobile MTN Cameroon, partenaire d’Africa Internet Group, lancera sa première boutique en ligne et ce sera en exclusivité sur la plateforme commerciale www.Jumia.cm. Ce mercredi spécial sera une journée spécialement Happy étant donné qu’il est prévu des surprises pour les abonnés de la firme mais aussi aux clients et habitués de Jumia. Outre cette surprise prévue, des articles (smartphones et accessoires high-tech) seront exclusivement offerts à 50 % de leur prix officiel.

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Si plusieurs se posent la question de savoir pourquoi ce site de vente a été particulièrement choisi par ce géant de la télécommunication en Afrique, c’est simplement parce qu’en à peine une année d’implantation au Cameroun, Jumia.cm s’est octroyé près de plus de 41.000 abonnés pour des centaines produits de marques enregistrées. Par ailleurs, sa propension à commercialiser particulièrement des articles de grandes marques justifie l’adhésion de MTN Cameroon. La communication est donc de mise avec l’entreprise qui au travers de son compte Twitter officiel (@MTNCameroon) et son compte Facebook (Facebook.com/MTNCAMEROON) a entamé depuis peu à communiquer sur l’évènement. A l’évidence, les responsables de l’opération ont argumenté que la boutique online sera accessible à partir de minuit, première heure du mercredi.

En marge de l’opération sur les réseaux, des actions seront aussi initiées sur le terrain. Des agents de Jumia.cm alliés à ceux de MTN Cameroun iront également dans les entreprises offrir un “Happy Wednesday”. Premier opérateur téléphonique avec plus de 8,7 millions d’abonnés (données de 2014, ndlr), l’opérateur à la couleur jaune escompte véritablement combler ses clients chaque mercredi. Il suffit juste qu’ils y adhèrent.


CAN 2015 : d’où les camerounais vivront-ils la compétition?

Les plus fortunés et les chanceux feront le déplacement pour la Guinée Équatoriale voisine.  Les moins lotis vivront la Can 2015 dans la chaleur de leurs villes respectives. De Yaoundé à Douala, de Bamenda à Garoua, il est des endroits où l’euphorie des matchs sera plus vraie que nature ; où l’émotion sera aussi vibrante que dans un vestiaire et où l’adrénaline atteindra celle de 22 acteurs sur la pelouse. Voici le top 7 des lieux où les camerounais suivront le plus les matchs de la CAN 2015 dès le 15 janvier.

Les groupes complets de la Can 2015
Les groupes complets de la Can 2015

1. Débits de boisson/Snack-Bars

La « bière » et le football, ca fait un au Cameroun. Si je mens, demandez à Castel beer, à 33 export et Guinness. Dans ma tendre jeunesse, je croyais que les footballeurs consommaient de la bière et c’est ce qui les rendait meilleurs sur le terrain. Comprenez donc que les premiers endroit que les fans de football prennent d’assaut soient tout lieu où la bière coulera à flots : buvettes, snack-bars, « dépot »…. Bières, commentaires, amitiés spontanées et querelles  sont les maitres mots et surtout l’on y noie ses soucis en cas de défaite. L’endroit par excellence du supporter assisté. Le débit de boisson dépourvu d’au moins équipé d’un minuscule écran cathodique savoure toujours le passage de la compétition sportive sur ses finances.

2.Salles de jeux et de paris sportifs

Amateurs de tickets gagnants, de paris risqués, d’adrénaline, c’est là que se rendront les jeunes et les conducteurs de moto-taxi fonctionnaires de l’entreprise « Kamga ». Assistant en direct à la perte de leur économies, se consolant, se jalousant et se donnant rendez-vous pour le lendemain.

3. Grandes surfaces/Grand air

Puisqu’au Cameroun, l’esprit de partage est de mise, les grandes surfaces et surtout le rayon appareils électroniques seront les troisièmes points les plus envahis par la foule. Plein air, télévisions de toutes tailles et de toutes dimensions, commentateurs de rue, ambiance gradin improvisée… Rien qu’avec cela, l’adhésion des camerounais est univoque. Je me rappelle qu’à une époque, une compagnie de téléphonie mobile invitait à vivre le match sur écran géant au « Parc des Princes » à Bali, Douala.

Groupe D, Can 2015
Groupe D, Can 2015

4. Les domiciles « collectifs »

En l’espace d’un mois, les domiciles privés deviendront collectif, au nom du football et de la fibre patriotique. Pour quelque peu qu’une télévision diffusant une rencontre footballistique soit orientée vers une porte ou une fenêtre, cette maison sera envahie par la foule. Le refus d’accès votre domicile équipée d’une télévision vous vaudra l’insulte d’anti-patriote, d’anti-nation, anti-paix et la surveillance accrue des « vrais propriétaires » de vos effets. S’il-vous plait, soustrayez vos effets de valeur aux yeux des curieux du mieux que vous pourrez mais ne leur fermez pas votre porte.

5. Les salles d’attente

Les salles d’attente, fussent-elles d’entreprises ou d’agences de voyage, elles deviendront bien vite un prétexte pour s’y rendre. Tenanciers et gérants, vous savez ce qui vous reste à faire. Buca Voyages, il est temps que tu passes à l’émergence annoncée avec la fourniture de tes bus VIP en écrans miniatures.

6. Tournedos/Restaurants/Fast-food.

La fréquentation ou non d’un restaurant, fast-food et tout ce qui remplit la panse durant la CAN sera conditionnée par la présence ou l’absence d’une poste de télévision.

– Asso, je te garde ton plat habituel là ?

– Si il est cuit avec la CAN, pas de problème.

7. Hôtels et autres.

Les hôtels n’échapperont pas à la règle. Dans leurs chambres mais mieux à la réception, ils se réuniront pour ne manquer aucun des 32 matches programmés. Des supporters venus d’un peu partout, les y tiendront compagnie… pour le seul amour du ballon rond ; une intrusion qui ne sera pas au goût de tout le monde.

Et pour ceux qui n’auront pas la chance d’être devant leur petit écran, je pense aux conducteurs de taxi, de moto, aux sauveteurs du marché central, de Nkololoun à Douala, il leur restera leur poste récepteur sur lequel RFI diffusera les 32 matches  en direct et en intégralité de la compétition

Alors, vous en connaissez d’autres? Partagez en commentaire.

PS : Ceci est un billet invité rédigé par Gaspard Ngono.


05 Questions sur le Cameroun

J’aime le social. Et franchement, communication ou pas, j’y finirai. A l’occasion de la venue de Thalia, une des innombrables contributrice de Global Voices au Cameroun, une membre de la communauté a proposé de réaliser des billets sur nos pays respectifs. Suivant une idée qui a parfaitement fonctionné sur Madagascar. Je n’ai pas su résister à la tentation de m’exprimer sur un « sujet sérieux ». Voici mes réponses à 05 questions sur le Cameroun.

1. A part le président Biya, quelles sont les personnes les plus influentes/célèbres au Cameroun  aujourd’hui ?

Paul Biya
Paul Biya by Cameroon Voice

Même nous simples citoyens on se pose la question. Donc si vous trouvez leur trace, faites-le nous savoir. Mais il faut comprendre que le système camerounais a été conçu de manière à ne mettre en lumière qu’UN seul individu. Du moins, sur le plan politique. Difficile donc dans ce contexte de trouver des personnes influentes. Sur la durée. Les potentiels influenceurs se tiennent sagement à l’écart. L’épervier aura tôt fait de les envoyer dans les geôles. Nous ne parlerons donc pas de personne influentes mais de personnes célèbres. Pour la génération 80 (et moins) à laquelle j’appartiens. Dans cette catégorie, on peut ranger Samuel Eto’o et tous ceux dont l’écho vous parviennent sur vos terres. A défaut, sur Twitter, nous avons nos leaders établis par l’agence Dipman. Eux au moins changent les attitudes, bousculent les lignes et nous donnent envie de croire à un futur meilleur malgré les difficultés. Les « People » du classement en moins.

2. Existe-t-il une véritable tension entre les anglophones et les francophones ou bien c’est les autres qui en font tout un plat ?

Hum ! A mon humble avis, en tant que citoyens d’une même terre, Anglophones et francophones cohabitent pacifiquement sur toute l’étendue du triangle national. Cependant, le problème se pose lorsque l’on parle d’intégration et d’unité nationale.  Il convient alors de relever ici la « marginalisation » (avec raison) dont sont victimes les ressortissants du « southern Cameroon ». Des réclamations soulevées avec force et conviction par des partis comme le Southern Cameroon National Council (SCNC)qui  réclame la sécession. Si vous faites un tour dans les parties dites « anglophone » et francophone, le contraste est assez saisissant. En positif je dirai pour les anglophones. Dans les infrastructures et la discipline. Malheureusement, ces actes ne sont pas reconnus sur le plan national. On compte d’ailleurs sur le bout d’une main, les membres de la mangeoire ressortissants de cette zone . Il serait temps de rétablir l’équilibre. Cet article et celui-ci apportent plus d’éclaircis sur la question.

3. Dans la vie courante, parlez-vous anglais ? Français ou les deux ?

Image Bilinguisme
Image Bilinguisme by le Septentrion

L’État du Cameroun est bilingue. Ses citoyens sont quant à eux soit francophones, soit anglophones. Rarement les 02. Nous ne faisons que copier l’exemple de notre chef d’État qui a prononcé le discours d’ouverture des assises du Commonwealth en français. Le seul moment où le bilinguisme est mis en exergue c’est dans la pratique du « pidjin« , un mélange de français, anglais, portugais, espagnol né sur les côtes pour faciliter le commerce entre les acheteurs et vendeurs d’esclaves. Ou du « camfranglais » l’argot créé par le camerounais pour se donner bonne conscience

4. Les plus belles heures du pays ou les plus grands moments de fierté pour le Cameroun et inversement les moments de tristesse ?
La jeunesse consciente actuelle se bat pour le devoir de mémoire des héros oubliés. Nos moments de fierté sont donc essentiellement sportifs. Ils se sont écrit avec les Lions Indomptables. : les quarts de finale atteints au mondial italien en 1990, les victoires aux éditions 2000 de la CAN et des jeux olympiques, la victoire à la CAN 2002;la brillante prestation à la coupe des confédérations en 2003 et les médailles olympiques de Françoise Mbango aux JO de 2004 et 2008. Les moments de liesse étant instantanés, aucune pérénité n’a été assurée pour ces différents projets. Ils sont donc dans les recoins de la mémoire collective. Attendant peut-être la réception des CAN 2016 et 2019.

Catastrophe Nsam
Catastrophe Nsam by JDC

Concernant les moment de tristesse, je citerai les 1700 victimes et plus de la catastrophe du Lac Nyos survenue le 21 août 1986, les 250 citoyens camerounais et plus ayant perdus la vie à Nsam le 14 février 1998 en pensant l’améliorer après l’explosion de 02 wagons – citernes de la SCDP et le décès en mondovision de Marc Vivien Foé.

 

Lac Nyos
Lac Nyos by Peuple Sawa

5. Que faut-il savoir sur Boko Haram au Cameroun ?

Au début il y avait les rebelles nigérians. Ils enlevaient les prélats, les chinois et les jeunes filles. Les prélats et les chinois ont depuis été relâchés contre de nombreux milliards de Biya CFA. Les jeunes filles sont toujours retenues captives quelques part. Au Nigéria.

Au Cameroun, depuis un moment, il y a les oubliés/aigris du régime accusés de pactiser avec l’ennemi (réel ou fictif). Ces accusations donnent lieu à des arrestations arbitraires et des fouilles inopinées des résidences des présumés complices. Difficile donc dans ce contexte d’extraire un fil conducteur à même d’éclairer la lanterne du lecteur sur ce problème pourtant majeur dans la sous-région Afrique centrale.

6.   Pourquoi Serena Williams a-t-elle portée un maillot du Cameroun ?

Séréna Williams
Séréna Williams

Un jour de finale à Rolland Garros, la go a emballé son « matériel » dans le vert-rouge-jaune ! Les « sabitou » lui ont prêté des liaisons avec quelques lions. C’est là que j’ai eu la vraie opinion des citoyens camerounais sur leurs lions. Mboma a l’argent pour gérer une fille comme ca ? » ; « Ndiefi est trop laid pour qu’elle accepte son bonjour »; « Elle a dit a Eto’o qu’il est trop jeune pour elle »…La presse s’en est prise à cœur joie.

Lions Indomptables
Lions Indomptables

Et pourtant l’explication est toute simple : Le Cameroun était INDOMPTABLE au début de la décennie 2000. Ils avaient innové avec les maillots sans manche majoritairement utilisés sur les courts de tennis. Séréna avait besoin d’un uniforme pour la quinzaine parisienne. Lorsque PUMA, alors sponsor des Lions et de Séréna lui fait la proposition, elle a du mal à la décliner ce d’autant plus qu’à l’époque, ils partageaient : le FIGHTING SPIRIT. L’histoire s’arrête là.

Et puis, un peu de buzz n’a jamais tué quiconque.

Voilà. J’espère avoir satisfait votre curiosité et vous avoir donné envie d’en savoir un peu plus sur mon beau pays le Cameroun.

Shalom!

*Matériel : Camerounisme désignant les généreuses courbes féminines

*Sabitou : Camerounisme employé pour désigner un intellectuel aux connaissances douteuses. 😉


Ces vérités de « Ceux qui sortent dans la nuit »

Depuis « l’Etranger » d’Albert Camus en août dernier, j’avais rarement tourné avec autant de frénésie les pages d’un roman. En une journée, j’ai dévoré avec passion (et j’en redemande), les 283 pages de « Ceux qui sortent dans la nuit », roman écrit par Mutt-Lon, prix Kourouma en Avril 2014. Car tout, et c’est peu de le dire est entrainant et passionant.

Couverture "Ceux qui sortent dans la nuit"
Couverture « Ceux qui sortent dans la nuit »

« Ceux qui sortent dans la nuit » raconte la croisade d’Alain Nsona, infographe et papa de jumeaux de jour devenu Ewusu la nuit pour venger le décès de Dodo, son unique sœur de 10 ans « exécutée » parce qu’elle parlait en journée des choses de « Ceux qui sortent dans la nuit ».

Les passionnés des sciences occultes trouveront leur compte dans cette porte ouverte dans le monde secret et vivace de la sorcellerie africaine. Les 9 étapes de la transformation en sorcier, la dématérialisation, la réincarnation, l’extraordinaire pourvoir des chats, les « exécutions » Ewusu. Avec une simplicité de la narration et une précision dans la description que ne peut comprendre celui qui n’a pas écouté ces épopées mystérieuses racontées au bord du feu.

Affiche "Ceux qui sortent dans la nuit"
Affiche « Ceux qui sortent dans la nuit »

Un Ewusu n’est pas forcément le vieux barbu aux yeux globuleux trainant le poids de son âge sur une canne. C’est le jeune élève de CE1, le prélât qui officie tous les dimanches à l’église, le chercheur reconnu, le plus agile des chasseurs de notre entourage. Des hommes, mais surtout des femmes. Des êtres normaux tenus par le secret en journée qui sortent de leur masse corporelle et ont la possibilité de se réincarner et se mêler aux humains normaux.

« Ceux qui sortent dans la nuit » regorge de vérités ancestrales encore d’actualité. A l’exemple de celui-ci sur la polygamie : « Un polygame sérieux obéit à deux règles importantes : il entretient la rivalité voire l’animosité entre ses épouses et conserve toujours une chambre à lui que par souci d’équité aucune épouse ne doit fréquenter ».

Et pleines d’autres qui rendent difficiles la démarcation entre la vérité et la fiction tant les détails recèlent des vérités que nous racontaient nos aïeux au coin du feu.

Au-delà de cette immersion dans les mystères de la nuit africaine, l’œuvre est interpellatrice pour tout jeune africain soucieux de son développement.

Interpellation à un retour à notre identité, notre authenticité à l’ère de la mondialisation afin de marquer notre présence dans le rendez-vous du donner et du recevoir. Alain Nsona fait un bond de 306 ans en arrière (2011 à 1705) via la technique des Ewusu à la recherche d’un secret à même de donner un coup capital dans la marche en avant de l’Afrique. Malheureusement, les Us et les coutumes d’antan lui sont étrangères. Tout comme nos villages pour nombreux d’entre nous. Nos danses, nos rites, nos mets sont dénaturés, sacrifiés à l’autel des « choses que nous ne fabriqueront peut-être jamais mais qui nous couteront tout ». Mutt-Lon, « homme du terroir, fils du peuple » en est toute une symbolique.

Daniel Alain Nsegbe, l'auteur
Daniel Alain Nsegbe, l’auteur

Interpellation au devoir de mémoire. A la commémoration de nos héros. Combien de jeunes camerounais connaissent l’histoire de leur pays ? Combien se souviennent que Jean Michel Kankan a fait rire toute l’Afrique plus de 20 ans avant de rendre l’âme en 1997 ? Que Thomas Sankara a été assassiné en 1987 ? Que le corps ensanglanté de Um Nyobè a été déposé à sa dernière demeure à Eséka avec son exécution le 13 septembre 1958 ?

Interpellation à la solidarité, à la générosité, valeurs propres à l’Afrique. « Nous sommes essentiellement négatifs. Car il être foncièrement mauvais pour disposer d’une force et ne penser qu’à s’en servir à titre répressif et destructeur. La vigilance que nous mettons à nous épier, l’acharnement que nous avons à nous combattre, à nous neutraliser, l’indifférence avec laquelle nous nous soucions de la prospective et du destin collectif est horripilant. Quand un pays se perd, ca veut dire que ce sont les grands guides qui ont failli. »

Interpellation surtout à l’action. Devenir Ewusu dans « Ceux qui sortent la nuit » c’est accéder à l’ultime stade du développement des capacités spirituelles et physiques de l’être humain ; Chaque Ewusu peut réaliser ce qu’il pense. Le seul moyen de borner son pouvoir étant de lui opposer un semblable plus mature. Dans le monde de la nuit, le plus facile c’est d’agir et on de penser. Chez les humains normaux, on pense plus et on peut moins. Car il est temps d’aller plonger dans les profondeurs de nos coutumes ancestrales, d’aller chercher les trésors qui y sont restés trop longtemps enfouis et de venir les poser sur la balance.

Or « Si l’Afrique est aujourd’hui dernière de la classe, c’est certainement parce qu’elle refuse de se battre avec toutes les armes dont elle dispose. Un continent n’a pas le droit de receler tant de richesses de toutes natures, visibles et invisibles, et de rester à mendier en se trainant poussivement à la queue du mouvement mondial, consommant honteusement le produit de la science des autres sans daigner fouiller dans sa besace afin d’apporter la contrepartie qui valorise tout échange se voulant mutuellement bénéfique. » La sorcellerie existe partout, sous d’autres formes. Le téléphone portable, la radio en sont unes. Juste que nous les avons rendus communes, vulgaires. Aucun de ces inventeurs n’était normal. Ce n’est pas parce que les autres ont pu traduire leurs sorcellerie en équations mathématiques que les autres qui ne l’ont pas fait ne sont pas crédibles. »

Depuis que le monde existe, toutes les générations d’hommes qui se sont succédé n’ont eu que trois biens en partage :le Soleil, la Lune et la Terre ;

1705 et 2011. Un bond entre deux époques, Que se passerait-il si nos ancêtres faisaient un tout dans notre présent ? Mieux, que se passerait-il si nous arrêtions d’être des humains normaux et devenions tous Ewusu ?

Un primo-roman que je recommande à tous les férus d’aventures et de sensations fortes.

Shalom !


Nexttel Cameroun, trajectoire d’un échec programmé

Ca y est ! Le Cameroun est (enfin) entré dans la modernité par le biais de Nexttel. 18 ans après l’arrivée du premier réseau de téléphonie mobile au Cameroun.

Je cède rarement à la mode. Pour tout dire, je la déteste. Faire comme tout le monde n’a aucun sens. Pas de blanc ni de blanc dans ce cas. Je me tiens donc posément à l’écart de l’affluence causée par la compagnie depuis l’ouverture de ses portes. Mais je me dois en tant que prédicatrice observatrice de revenir sur ce qui ne va pas manquer d’arriver : un échec programmé. En interne et en externe.

Image de couverture, page Facebook de Nexttel
Image de couverture, page Facebook de Nexttel

Facteurs internes

L’absence de « Prêtitude » ou l’excès d’amateurisme

Nexttel  n’a jamais été prêt à s’installer au Cameroun. JAMAIS ! Ils ont acquis l’exclusivité de la 3G en 2012 pour une durée de 2 ans afin de leur permettre de refaire leur retard sur les concurrents et pourtant, leur activité ne démarre finalement que le 12 septembre 2014 ! Après plusieurs pérégrinations : changement de dénomination (Viettel —à Nexttel), multiples reports de lancement.

Et pour une exclusivité, le moins que l’on puisse dire c’est que la stratégie de lancement a été TRES mal pensée. Illustration? Ce merveilleux  billet sur leur community management raté. Un nouveau produit, surtout s’il est convoité mérite mieux que des encarts publicitaires. Fussent-ceux-ci à la 4e de couverture de tous les quotidiens nationaux tous les jours de toutes les semaines possibles. Et ils continuent de l’être. 2 semaines après leur lancement.

Capture site internet Nexttel au 02 octobre 2014 (c) Tjat Bass
Capture site internet Nexttel au 02 octobre 2014 (c) Tjat Bass

Mauvaise politique managériale.

Les portes ont été ouvertes au public le 12 septembre. Comme un gang surpris en pleine opération non planifiée. Aucune stratégie de distribution n’a été pensée. Jusqu’au moment où j’écris ce billet, il faut compter 3h au moins pour rentrer dans la 3G. 1h30 de rang, sous la chaleur, trottoir et chaussée compris, pour avoir la puce vendue à 100fcfa, 30 minutes pour l’activation et 45 min pour le transfert. Enfin, si on est chanceux. Le transfert de la 3G est poussif. Même dans les call-box déportés sur les lieux de vente. D’ailleurs, rien de surprenant puisqu’ils annoncent encore « Bientôt opérationnel » sur les 4e de couverture et leur site internet. (images à venir).

C’est ici que je salue la stratégie de lancement de Set Télécom en 2011. Des hommes sandwich avaient été disséminés dans les rues pour rendre les SIM accessibles.

La persistance du flou, l’absence de transparence

Avant le lancement officiel des activités, le silence persistait. Aux premiers jours d’Octobre 2014, on n’est toujours pas sortis de l’auberge. Pas de spot radio, aucune intervention télévisée. Aucune conférence de presse. Surtout pas l’ombre d’un prospectus pour nous renseigner sur la compagnie et ses coûts. Sur site comme sur la toile. Seuls quelques avertis savent à quoi sert la 3G. Et le reste de la population alors ?

Le staff managérial s’est diversifié au fil des reports. 9 postes « uniquement » sur 56 occupés par des camerounais. Sur les 500 employés vietnamiens, seul un s’exprime en français. Comment avoir la certitude sur leurs intentions ? Même l’actionnaire national, Baba Danpoulo, milliardaire camerounais aux entreprises plus longues que les résultats d’une recherche google n’y a vu que du vietnamien. Résultats, la compagnie vietnamienne fait la Une des quotidiens nationaux.

A cela s’ajoutent des faits non négligeables qui pourraient rejaillir à tout moment : factures impayées à la presse, sous-traitants doublés, consommateurs « frappés ». Je m’arrête là.

Les facteurs externes.

La couverture réseau

22 «Nexttel Shops» en activité dans 09 régions pour un pays qui en compte 10 et plus de arrondissements, je dirai c’est un EUPHEMISME. On n’arrive pas dans un pays occupés par des vieux briscards pour distribuer sur « seulement » 22 sites. Ca rejoint le point 1 de ce billet : l’absence de « prêtitude ».

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Capture points de vente Nexttel au 01/10/2014 (c) TjatBass
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Agences Camtel, capture du 01/10/2014
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Agence MTN, capture du 01/10/2014

Zéro avantage concurrentiel

Vous avez dit 3G ? Soit. But what’s next ? NOTHING. Et même, aucune information ne filtre. Ni sur site, ni sur la toile. Un vide géant comblé par les concurrents à coups de spams sms. Vous me direz ils ont l’expérience. Je vous répondrai pour s’imposer leader, il faut avoir préparé sa monture. Et cà, Nexttel est TRES loin de l’avoir fait.

Les coûts

On se plaignait déjà des coûts astronomiques des devanciers. Nexttel fait plus fort. Selon leurs dires, Ils devaient proposer des coûts 25% plus bas que ceux de leurs concurrents.

Analyse :

Les appels sont facturés à 0,9F/s sur le réseau (54 FCFA/mn), et 1,1F/S (66 FCFA/mn) pour les appels sur les autres réseaux.

Avec MTN Elite, l’abonné prépayé MTNCameroon bénéficie des appels à 90 FCFA pour la première minute de la journée et à 0.75F/s (45 FCFA/mn) le restant de la journée sur le réseau. Hors réseau, les appels coûtent 90 FCFA la première minute et le même prix le reste de la journée, soit 1.5F/s.

Avec l’offre Orange Plenty, déclinée sous ses forfaits Classic, Fun (250 FCFA), Smart (500 FCFA) ou Relax (1 000 FCFA), l’abonné peut appeler à 0,5F/s (30 FCFA/mn) vers tous réseaux et 0,55F/s (33 FCFA/mn) vers l’international.

Par ailleurs, avec l’offre Family numbers, Nexttel Cameroun proposera des appels vers cinq numéros préférés à 0,65F/s (39 FCFA/mn)  entre abonnés Nexttel, et à 0,75F/s (45 FCFA/mn) pour les numéros préférés issus des autres réseaux. Des appels qui sont gratuits chez les concurrents. Qui est le plus cher ?

 

L’expiration de l’exclusivité

En décembre 2014, la licence d’exploitation de réseau mobile au Cameroun arrivera à terme. D’après les quotidiens nationaux, l’Agence de Régulation des Télécommunications aurait refusé la prolongation à Nexttel Cameroun. En 2015 donc, Orange, MTN et désormais Camtel fonctionneront auront le droit d’exploiter la 3G. Quand on connait la force de frappe de MTN,…

A force égales, le camerounais prendra le venin du serpent auquel il est habitué que le câlin de l’agneau qui n’a pas encore dévoilé son visage.

Nexttel ou NextNdem ? L’avenir nous dira.

Shalom!


La troisième vie du parcours Vita Douala

Être journaliste/blogeur, c’est exposer sa vie à tout bout de champ. Lorsque l’on a un sujet de billet, il vaut mieux s’y atteler et le publier.

Depuis deux mois, j’avais en effet programmé un reportage sur le deuxième décès du parcours Vita Douala. A ce moment là, il était dans un état défraichi, la peinture blanche semblable au papier Canson collé cà et là. Le parcours en lui désormais parsemé d’embuches crées par dame nature. Bref, un spectacle désolant dans un pays de sport et de sportifs. Encore visible hier dimanche 28 septembre 2014.

Vue actuelle d'un tronçon du parcours vita à Douala
Vue actuelle d’un tronçon du parcours vita à Douala

La pluie aidant, je me suis retrouvée à 2mois d’inactivité sportive avec des kilos en trop pour cadeau. Au moment où je me décide (enfin) à le faire, il me faut risquer un arrêt cardiaque (en faisant le tour) pour constater que les gars ont devancé mes intentions et comblé la majorité des trous.

Heureusement que j’avais prévu un plan B. Le A est toujours d’actualité certes mais je préfère parler de la 3e vie du parcours Vita. L’histoire raconte que le parcours a vu le jour en #Jenaipascherchél’année. Il a été réhabilité courant 2011. Ce qui se passe en ce moment, c’est ce tout que j’ai choisi de choisi de décortiquer parcelle par parcelle. Suivez le guide.

C’est l’atelier de rafistolage le plus élevé de la ville: on rafistole tout. Les trous, les parcours, les obstacles, la peinture, les épreuves… à cout de boue géante ou de contre-plaqué teinté en bleu. La ou c’est compliqué, on crée un nouveau parcours

Rafistolage du parcours Vita à Douala
Rafistolage du parcours Vita à Douala

C’est le Paris-Bercy de Douala. Pas de Roumanoff ou de Beyoncé. Ici, Charlotte Dipanda, Flavour ou Stanley Enow drainent du monde à la faveur des spectacles organisés par les promoteurs de la capitale (vidéos youtube stanley). Nonobstant les caprices de dame nature. J’ai payé donc je reste.

Une vue du public au concert de Zaho
Une vue du public au concert de Zaho

Il est aux églises dites réveillées (ou endormies ça fait quoi ?) ce que TB Joshua est aux nigérians. Un vaste temple de figuration pour les jours sans gloire et les nuits sans espoir. Veillées de prière et autres soirées de délivrance s’y succèdent à « miracles en veux-tu voilà ». En journée, elles vendent aussi des livres ou distribuent des tracts.

Représentants évangelistes au parcours vita
Représentants évangelistes au parcours vita

Ce sont les multiples villages de l’ouest déportés à Douala le temps d’un week-end. Funérailles, réunions, cassations de la tontine, … Au moins ici, les routes ne sont pas barrées. C’est pratique pour gérer la diaspora qui a souvent du mal à rentrer au village.

Et c’est surtout le nouveau marché des produits de fitness. Ginseng, gingembre, citron, températures, équipement,…. On y trouve de tout à la portée de toutes les bourses. Vous n’aurez plus de raison de vous défiler.

C’est le verger où les arbres fruitiers germent au jour le jour sur des bassines posées à même le sol. A quand le verger réel ?

C’est le Disneyland de Douala. Mieux que happy sport ou le défunt manège (je crois hein). Les enfants y jouent a attrape-moi si tu peux. Les adultes à embrasse-moi si tu veux ;

Balades sur le lac
Balades sur le lac

C’est le Venise des Douala(lac et promenades), parc d’attractions. Les amoureux se bécotent sur les pagodes dans le lac de fortune. A défaut du vrai, le faux sert aussi nor ?

La foire promo des affiches : écoles, entreprises et même listes électorales. C’est une vaste place publique où la meilleure offre se trouve les meilleurs clients.

C’est le plus grand espace de speed-dating au monde. Le 123love.direct. La mecque de Meetic. L’éventail est large. Ici, tu peux évaluer à quelles effluves seront parfumés tes draps après la gymnastique « litique ». Formule d’attaque : « On fait le parcours ensemble ? » ? Vous croyez que tous les moulants que portent les hommes et femmes là c’est toujours pour le sport ? Quand ce n’est pas le moniteur, c’est le DG d’une obscure société qu’elle vise pour sa cadette, pour son argent ou simplement pour sa vanité personnelle.

Vue du parcours vita
Vue du parcours vita

Et puis enfin, et avant tout, c’est la plus grande salle de fitness de la ville avec des ateliers et des moniteurs adaptés à tous âge et à tout genre. Le lieu ou je vais souvent écumer mes cuites de la semaine et admirer toutes ces personnes s’étirer sous la douleur des exercices ou me titiller l’odorat avec leurs parfums procurés par l’effort. Ou certains abandonnent en sueur et ou d’autres essayent tant bien que mal de perdre les kilos acquis par la consommation exagérée de Guinness. Car tout celà, le Parcours Vita Douala.

Shalom !

 


Dis moi ce que tu lis, je te dirai ce que tu penses!

Dis moi qui tu bois, je te dirai avec qui tu couche disait René la semaine dernière.  Ce soir j’affrime « Dis moi ce que tu lis, je te dirai ce que tu penses! ».

Hier, ceux qui suivent la formidable twittosphère camerounaise ont forcément été informés du hacking dont a été victime le site de l’Asssemblée Nationale. On était unanimes : il faudrait que l’Etat cesse les attributions fictives des marchés et fasse enfin appel aux VRAIS professionnels formés pour.

screenshot-site-web-assemblee-nationale-cameroun
ScreenShot hacking du site de l’Assemblée nationale du Cameroun. Copyrights @samvicked

Ce matin, comme à l’accoutumée, je me cale sur mes oreillers pour suivre la quotidienne revue de la presse sur Canal 2 International. Et surprise !!!

Une de Le Messager du 24 septembre 2014. Copyrights : Alain Ndom
Une de Le Messager du 24 septembre 2014.
Copyrights : Alain Ndom

What a F*** ! A quel moment une histoire de Hacking s’est transformée en motion de « soutien » homosexuelle ? Surfons-nous tant sur les vagues du sensationnel et de la bêtise? Pour qu’il soit plus facile de biaiser une vérité que de la restituer ? De parler d’Homosexualité (dont on n’a qu’une vison écornée par les clichés rafistolés cà et là) que d’éduquer le citoyen camerounais sur les techniques d’internet qu’il assimilait, il y a quelques années encore, à un vaste réseau de proxénétisme ?

Les conséquences qui pourraient découler de ces Unes des feuilles de choux brouillon, en quête d’un lectorat désabusé, dans un pays où la population a déjà du mal à prononcer « Homosexualité », associé à la quantité importante de titrologues que forment les benskineurs sont à craindre. Et lorsque plus tard, les médias étrangers, suite aux actes et décisions engendrées par ces écrits titrera «les camerounais sont homophobes », les mêmes journaleux trouveront que c’est une tentative de déstabilisation de son « Etat de paix » alors que tout serait parti de cette Une volontairement fantaisiste.

Ce qui me choque encore plus, c’est le silence complice de ceux qui savent. Ceux qui cachent leur refus d’agir derrière l’exécrable « On va faire comment ? ». Ceux pour qui Biya est éternellement coupable. Prions donc que Dieu Biya retrouve son fils pour nous insuffler le Saint-Esprit de la véracité des faits afin que le peuple soit béni par l’information.


Le sub-saharien est un éternel peureux, un tantinet fébrile. De ce qu’il ne sait pas. Combiné à la mésinformation, on se retrouve dans ce qu’on a connu au début des années 2000.

Au début de la décennie en effet, au moment où le camerounais x prend conscience de la réalité VIH, un court métrage sur la prévention du sida auprès de plusieurs couches de la population produit en Côte-d’Ivoire va scotcher des milliers de téléspectateurs devant leurs écrans cathodiques. Son nom ? « Sida dans la cité ». Ce téléfilm ivoirien et produit par PSI-Côte-d’Ivoire  en  partenariat  avec  USAID et ONUSIDA  présente quelques camionneurs dans leur quotidien, confrontés au principal  dilemme  de  la  croyance  ou  non  en  l’existence  du   sida.

L’objetif était de sensibiliser les téléspectateurs sur l’importance de l’adoption des comportements sexuels sains quel que soit notre rang social, notamment le port correct et systématique du préservatif si mes souvenirs sont bons. Mais comme le sub-saharien ne retient que le négatif, il n’a gardé de « Sida dans la cité » que le personnage de Sérapo, prototype parfait du sidéen séropositif. Un être maigrelet, tuberculeux, tacheté et dont le décès est toujours précédé de diarrhées soudaines avec dans son sillage, ses partenaires de plaisirs mondains.

Une psychose générale s’est installée. Des pavillons implicites ou explicites ont été créés dans les hôpitaux et dans les domiciles. La « cité sidéenne » est passée pas loin tant on isolait les porteurs du virus dans « leur malchance ».

Raison? Les Unes fantaisistes, outilisées et instrumentalisées comme celle de ce matin. Des faits ancrés dans la mémoire de tous car malgré la multitude de solutions existantes, la vie du camerounais normal s’arrête lorsqu’il est dépisté séropositif. Tout ce qui est annoncé est pris comme vérité, sans autre forme de vérification. Chacun sélectionne ce qui lui plaît, entend ce qui lui convient, croit ce qu’il veut. Ce soir donc, de nombreux ménages auront retenu, sur haute instruction du coq de la basse-cour de retour du tournedos, son Fédéral Bureau of Information où il aura analysé et décortiqué uniquement la titraille sur du « soya » arrosé de bière que « l’Assemblée Nationale soutient les homosexuels ».

C’est à cause de ce devoir d’information détourné que le chemin vers l’émergence sera long, douloureux mais surtout vain car les mentalités changeront difficilement en Afrique. Nous surfons sur les vagues de la superficialité et de la facilité inconscientes. Je veux bien une titraille sensationnelle. Tant que les mots s’amusent des faits. Tout autre exercice intellectuel imprimé n’est que manipulation.

En définitive, je pense que les africains n’ont que les dirigeants qu’ils méritent. La presse qui leur ressemble. Et ensemble, ils auront le futur qu’ils auront bâti.

Soit dit en passant, le Hacking ou bidouillage désigne les activités visant à détourner un objet de sa fonction première. En informatique, il désigne l’ensemble des techniques visant à relever des failles et vulnérabilités d’un élément ou d’un groupe d’éléments, matériels ou humains. Il a pour but de résoudre ou d’aider à résoudre des problèmes. Et entre nous, les problèmes du Cameroun se trouvent ailleurs que dans les pratiques sexuelles conscientes et privées de ses citoyens. Et puisque selon l’imagerie populaire camerounaise, les « pédés » usurpent les postes grâce à leurs pratiques honteuses, je me demande : qui a vraiment hacké le site de l’Assemblée Nationale du Cameroun hier and WHAT NEXT ?

Shalom !

 

 


Les USA ne sont pas un supermarché géant

Avant toute chose, mes ami(e)s, sachez que je vous aime. A un niveau insoupçonné par vous. Mais comme vous le savez, les récits littéraires sont inspirés par le quotidien de l’auteur. Et vous, vous faites partie du mien ;

De retour depuis une semaine de mon séjour à San Francisco, j’ai longtemps hésité sur ce qu’il fallait coucher sur la vierge page de Word. Ma vie de nécessiteuse à cause de mes bagages égarés (et toujours pas retrouvés) ? Mon séjour incroyable en compagnie de mon meilleur ami ? Les activités de la conférence à laquelle j’étais conviée? Mon frustrant contact avec le racisme au pays de la liberté ? Chacun de ces sujets ferait un sujet intéressant j’en suis certaine. Surtout le dernier. Malheureusement, je ne suis encore meurtrie. Et si ma paresse habituelle n’a pas le dessus sur moi, j’y reviendrai.

Une vue du Golden gate
Une vue du Golden gate

La raison de ce billet est tirée de mon ressenti après mes deux retours des États-Unis. Et je le redis, les USA NE SONT PAS UN SUPERMARCHÉ GÉANT !!!

Plantons le décor.

Acte 1.Décembre 2013. Destination USA. Etat : New-York. Ville : Manhattan.

Une vue de Manhattan
Une vue de Manhattan

Requêtes : « Je veux la photo de Beyoncé avec toi ». « Ramène moi le casque « Beat by Dre » ». « Fais un tour sur l’Empire State ». « Va voir la statue de la liberté ». « Ramène moi un iphone ». » Je veux la tablette Ipad ». « Ramasse seulement les Ipods qu’on trouve au sol là, tu viens donner pour moi ». « Pardon je veux toucher la neige ». « Garde moi l’Américain. Le gars avec qui je suis ici n’est qu’un test ».

Welcome to New-York
Welcome to New-York

Interdiction de rire.

Acte 2. Août 2014. Destination : Etats-Unis. Etat : Californie. Ville : Ukiah.

une vue d'Ukiah
une vue d’Ukiah

Requêtes: « Garde moi la photo du Golden Gate ». « Pardon achète moi la Goddasse du dernier mondial là ». « Tu peux me garder deux casquettes sans trous derrière et rien écris dessus? Tout noir et un tout blanc? » « Comme tu ne m’as rien gardé la dernière fois,je veux seulement l’Iphone qui va sortir là ».

Une vue de Lake City, Ukiah
Une vue de Lake City, Ukiah

Et les demandes ne sont pas satisfaites, tu es passible de crime amical. C’est-à-dire une bouderie infinie à laquelle j’ai fini par devenir insensible.

Il est donc de bon ton, j’estime, de procéder à des mises au point. Et mes dires n’engagent que MOI.

Primo, prendre l’avion ne veut dire aller « Shop-per ». Aussi nombreuses que soient les échoppes. On y va pour apprendre, partager nos expériences et essayer de ramener du positif. Pour l’émergence en 2035. Au Cameroun, on court après nos frères qui réussissent. Chez eux, ils courent après leurs rêves. Ils n’ont pas l’énergie pour attendre ce qu’ils n’ont pas mérité.

Secundo, l’avion n’est pas une armoire. Un billet d’avion, ca se paie (même si ce n’est pas vous). Et les kilos supplémentaires aussi. Malheureusement, je ne peux pas encore m’offrir ce luxe. Et quand je pense que même le simple timbre d’aéroport au Cameroun (dont j’ignore la pertinence) personne n’a encore payé,… Donc quand vous commandez là, ayez à l’esprit, surtout si l’on n’est pas très proche, que vous faites partie d’une liste et que ce sera à qui pourra.

Enseigne Century 21
Enseigne Century 21

Tertio, et c’est ce qu’il faudrait VRAIMENT retenir, c’est que les USA ne sont pas un gigantesque supermarché. Les USA, c’est un pays divisé en 50 états. Comme l’Afrique en compte 53. Donc potentiel USA (United States of Africa).

Autant 3h séparent le Cameroun de la Côte-d’Ivoire, autant 5h sépare Washington de Californie. Décalage horaire en prime. A Tunis comme à San Francisco, je suis certaine de compter les noirs qui marchent dans les rues.

Moi. A New-York
Moi. A New-York

A New-York, je peux trouver des marques. En Afrique du Sud également. A Ukiah, je trouve de bons articles à vil prix. Au Cameroun, seul Dieu sait ce qu’on nous sert dans les prêt-à-porter. Je ne peux pas voir le désert du Sahara depuis Douala ni admirer le Grand Canyon depuis le One world trade center.

Ukiah city
Ukiah city

Aux USA, il existe aussi des villes retirées, à des heures des grandes métropoles, des travaux (IMMENSES) à tout va. Ce qui fait la différence entre le Cameroun, Afrique en miniature (je le connais mieux) et les USA est à venir dans un billet.

Donc avant de demander quoi que ce soit, faites au moins l’effort de connaitre la vie de l’Etat dans lequel se rend votre pair. Et surtout, ne négligez AUCUN présent. Vous n’avez rien payé pour le mériter. A défaut, on en reparlera à votre propre retour. Un jour.

D’ici là, je ne m’excuse pas de n’avoir rien ramené.

Shalom!


Welcome to San Francisco

Hello !

Je suis à San Francisco depuis mardi, local time. San Francisco est la 2e métropole la plus peuplée de l’Etat de Californie. Wikipédia en parle mieux que moi. Une invitation à un séminaire sur la santé sexuelle de reproduction (fruit de mes longues années de paire éducatrice) qui se déroulera du 25 août au 1er septembre prochain.

 

golden-gate-bridge

En attendant donc le début des « hostivités », j’ai le temps de découvrir certaines réalités de la métropole et de dégager mes « petits constats ». Ils sont nés le long du trajet Ukiah – San Francisco long de 2 h 30.

Diamond lane

diamond-signe

Ce petit signe que vous voyez en noir là, c’est le symbole du diamand. La Diamond lane en Californie fait partie de la signalisation routière. Elle désigne la file sur laquelle ne peuvent rouler que les voitures transportant deux passagers et plus. Elle est présente en Californie et à New York. Selon les dires du conducteur, en temps de trafic, elle vous fait largement gagner du temps.

En bon curieux, vous vous demandez comment font-ils pour détecter les effractions ? La technologie !!!! I will be back later. A chaque fois que vous verrez un panneau semblable dans n’importe quel Etat du pays, sachez que vous êtes en face d’une Carpool. So be careful.

carpool

– Wineries

J’étais tellement absorbée par le décompte que j’en ai oublié de prendre des photos. J’espère me rattraper dans les jours à venir. Sachez néanmoins que 95 % du vin de la « Wine Vision 2020 » exporté par les Etats-Unis provient de Californie. Premièrement d’une métropole dénommée « Nappa Valley« , mondialement reconnue et ensuite dans la contrée de Mendocine. Des hectares et des hectares de grappes à vous couper le souffle. Ici, pour 10 dollars, votre palais a accès à tous les vins (au goûter) avant l’acte d’achat déclenché (ou pas).

une vue de mendocino
Une vue de Mendocino

THE Golden Gate Bridge

gg-bridge

Comment parler de CA, San Francisco sans évoquer le fameux Golden Gate Bridge ? Je ne vais pas revenir sur la définition donnée par Wikipédia. L’histoire et moi…  Non. j’aimerais en parler, car il y a un détail qui a attiré mon attention et titillé ma curiosité : le FASTRAK.

fastrak

Ce petit boîtier que vous avez en visuel, c’est un récepteur connecté à des émetteurs fixés à je ne sais quelle partie du Golden Gate Bridge. A chaque fois qu’un conducteur passe le pont, dans le sens de l’entrée dans la ville de San Francisco, il émet un signal qui indique à la banque concernée que le client vient juste d’entre à San Francisco. La banque prélève alors, automatiquement, 6 dollars dans le compte concerné. Argent qui servira ensuite à la construction du pays. Et non, il n’est pas possible de contourner cette mesure. A moins d’avoir une voiture que vous garez de part et d’autre des entrées du pont.

Si vous ne disposez pas de récepteur, prédispositions normales d’un esprit retors, vous vous réveillez le lendemain avec une photo de votre voiture traversant le pont et une facture de 7 dollars dont l’échéance est fixée à 14 jours dès réception. En cas de non-respect de cette échéance, les 7 dollars se transforment en 21, 28, voire plus.

En d’autres termes, la soumission aux lois est capitale pour votre survie.  Car TOUT aux Etats-Unis est filmé. Quand je dis tout, je pèse mes mots c’est T O U T. Tout est informatisé aussi.

Chez nous en Afrique, vous vous tapez des files interminables pour vous acquitter des 500 francs Cfa dont la moitié entrera dans les poches du douanier véreux. Aux Etats-Unis vous entrez votre carte Visa et l’argent revient à l’Etat qui s’en sert pour renforcer le statut de pays de rêve dans lequel nous aspirons pour la plupart à aller.

Une vue du paysage
Une vue du paysage

Parce que sincèrement, quand je regarde de manière objective cette partie des Etats-Unis, je me rends compte que tout est question de volonté. Pendant que les dirigeants américains pensent, construisent et réalisent GRAND pour leur pays (San Francisco est en chantier), nos leaders pensent intestins comme la situation géographique de mon pays. Tout n’est pas dans les moyens mais dans les pensées. Till now, i decide to THINK BIG just as Ben Carson.

« T = Talents/time : Recognize them as gifts

H = Hope : for good things and be honest

I = Insight:  from people and good books

N = Nice : Be kind to all people

K = Knowledge : Recognize it as they key to living

B = Books : Read them actively

I = In-depth learning skills: Develop them

G = God : Never get too big for Him »

Cette dernière partie ne faisait pas partie des pensées originelles. Enfin, si. Mais pas dans ce billet.

Bref, si vous y faites un tour avant mon retour, je vous offrirai avec plaisir une de ces bières dénichées dans un restaurant cubain. D’ici là, je suis en exploration.

bières-restaurant-cubain

Shalom!


Belgique : mais où était votre « Fighting spirit » ?

BILLET D’HUMEUR | A l’image de la Côte-d’Ivoire, de la Colombie, la Belgique a permis à une dandinante équipe d’Argentine de rallier le dernier carré. A mon grand désarroi, car je pense que les meilleures équipes sur le terrain (et non sur le papier) se font éliminer par manque de réalisme. Avec des coaches pour le moins intrigants dans leurs classements.

Non mais M. WILMOTS, qu’est-ce que c’est que ce 4-5-0 qui a joué toute la première mi-temps ? Cet ORIGI d’où le sortez-vous ?  Un attaquant incapable de tirer au goal ? D’exercer le pressing sur une solide défense argentine, mais non moins imperméable ? Un attaquant dont le nombre total de km parcouru durant le quart de finale est égal à ceux de mon footing du dimanche ? B*** S***

Et c’est quoi cette histoire de toujours attendre le dernier quart temps pour accélérer le jeu ? Donner du rythme à des actions qui ont passé toute une mi-temps à se chercher ?

Je pourrais être déçue de la prestation de Hazard mais je pense qu’il n’a pas été associé aux meilleurs relais. Un peu comme Fellaini complètement isolé et dont les nombreuses occasions, malgré la volonté ne pouvaient suffire à faire la différence.

Du nerf une fois !

J’ai un goût amer. Une sensation de match volé. De match vendu. Car je pense que ces équipes avaient mieux à faire. Et je ne comprends pas comment elles n’arrivent pas à développer ce « fighting spirit ».

Fighting Spirit @t0.gstatic.com

Ces défaites à répétition font resurgir des souvenirs de mon éphémère carrière sportive à la Grand Corps malade.

Nous habitions Okola, un bourg aux encablures de Yaoundé. Passionnée de sport et sous l’encadrement de mon père, j’avais réussi à mettre sur pied une équipe de football réunissant les meilleures joueuses de la classe de 3e. Nous avions réussi à vaincre TOUTES les équipes formées par les autres classes de l’établissement et notre succès était parvenu aux oreilles des coaches de la capitale en quête de nouvelles pépites.

Un match amical fut demandé à l’équipe féminine de Canon à l’occasion des festivités du 8 mars 2000. Ngono Mani, ancienne capitaine des Lionnes indomptables pris six de ses valeureuses coéquipières et ensemble, elles débarquèrent dans notre petite localité.

Retenus par des travaux manuels, ma dream team à moi ne débarqua qu’en fin de 1ère période et nous étions menées 1 but à zéro. Je vous passe l’émotion ressentie au moment de remplacer mes coéquipières. Lorsque tout un stade local scande ton nom, tu as tout à faire, mais certainement pas perdre. Quand tout un collectif compte sur toi, tu as le devoir  de te surpasser.

fighting-spirit-image @https://sd.keepcalm-o-matic.co.uk/

Les « pros » la jouaient classe, collectives, spectaculaires. Nous nous visions l’EFFICACITE. Sitôt le ballon récupéré, je cherchais mes partenaires de l’attaque. A force de chercher, d’essayer, nous avons réussi à trouver le cadre et à revenir à la hauteur. Le match fut perdu aux tirs aux buts certes mais nous n’avions pas perdu sur le terrain.

La morale de l’histoire ?

Vous me direz le football féminin est différent du football masculin. Qu’un match amical dans un endroit non identifiable sur une mappemonde n’est pas comparable à un quart de finale de la coupe du monde. Vous aurez raison mais je vous répondrai aussi que le désir de gagner restent les mêmes. Indépendamment du sexe ou de l’enjeu.

Quand on joue contre une « grande » équipe,  on ne cherche pas le beau jeu (bien qu’il puisse nous trouver en route). On cherche l’exploit. Et cet exploit se décroche avec les tripes. Et non avec des constructions de jeu qui accouchent d’une défaite illégale.

Quand on est mené, on ne tourne pas en rond au milieu de terrain. On pousse le ballon vers l’avant et à la moindre occasion, à la moindre faille, la moindre entrevision du but adverse, on déclenche un missile qui à défaut d’entrer, trouvera un pied adverse qui avec beaucoup de chance (parce que la chance ne sourit qu’aux audacieux) la mettra au fond des filets si ce n’est en corner.

Quand on est mené, on valorise au moins les actions de sa défense et de son gardien par des tentatives quitte à ce qu’elles se soldent par des échecs. On aura au moins ESSAYE.

Et c’est ce qui a manqué à la Belgique, à la Colombie, à la France, à la Côte-d’Ivoire et même à l’Algérie. L’ENVIE DE GAGNER. LE DESIR DE CREER L’EXPLOIT. Si un seul joueur ne peut y réussir, un groupuscule peut y arriver.

Shalom !

 

Gaelle Tjat, Observatrice et Mondoblogueuse à Yaoundé, Cameroun


En route pour la « Decima »

Le 17 mai se jouait l’épilogue de la Liga opposant le Fc Barcelone à l’Athlético Madrid. Seule une victoire sacrait le premier, le second pouvait se contenter d’un match nul.
Je suis Madrilène  depuis 2000, année de ma rencontre avec la  Champions League sur les écrans cathodiques bichromés d’Okola.  Entre mon intérêt pour CR7 et le départ rocambolesque de Samuel Eto’o du Barca, mon choix était vite fait. Des deux maux, j’ai choisi le moindre. Hors de question de manquer la suite de mon feuilleton surnommé «Adios Barca ».
Copyrights, Réal Madrid
Copyrights, Réal Madrid

A 16h30, je cale mes vertèbres sur les oreillers de mon lit. Les yeux sur Be In Sports, zappette dans une main, smatphone dans l’autre, prête à « gazouiller » au moindre fait marquant.
Le stade est plein à craquer.  Les 99 354 places du Nou Camp parées aux couleurs blaugrana m’en mettent plein la vue. C’était IMPRESSIONNANT. Du haut de mon lit, la pression monte. Je n’ose imaginer celle des 22 acteurs sur le terrain. Un match couperet qui démarre à 17h02, GMT+1.
Le « petit poucet » donne domine les débats d’entrée de jeu. Il faut toute l’adresse de l’arrière-garde barcelonaise pour enrayer les velléités colchoneras. Et puis, à la 15e minute, stupeur dans les rangs madrilènes. Sur une contre-attaque, Diego Costa, le « Killer » de l’équipe stoppe sa course et s’allonge :blessure au biceps fémoral de la cuisse droite. 18e minute, Ardan Turan le suit sur le banc de touche.
Un parfum de roussi inonde mon odorat. Ces scénari, face au Barca, la suite n’augure souvent rien de bon. Quel que soit l’adversaire.
La matérialisation ne se fait pas attendre. Les cris des voisins, véritables disciples visuels du Barça annoncent le but quelques secondes avant que je ne le vive sur mon écran.  Décalage dans la réception du signal. A quoi est-ce du? 32e minute, Messi trouve Fabregas à la gauche du but madrilène, en embuscade, Alexis Sanxhez déclenche un missile qui file se loger dans la lucarne de Thibaut Courtois. Angle fermé gardien costaud, il faut le faire. J’ai salué le but. Certainement pas le siège du Barca les minutes d’après. Juste avant que mes « guerriers » ne retrouvent de leur superbe et nous servent une excellente fin de première période.
Je me suis interrogée sur le discours de Diego Simeone à la mi-temps. Mais je crois qu’à ces moments, les mots seraient quasiment les mêmes : « Ce but là, celui de Sanxhez il aurait été difficile à parer. Mais ces dernières 45 minutes sont à nous. Nous avons les moyens de remporter cette rencontre. On ne peut pas dominer le meilleur championnat du monde sur la ligne droite et se faire arracher le trophée sur le fil. Le Réal c’est dans une semaine mais pour l’instant, et seulement pour l’instant, l’ennemi se nomme Barcelone et VOUS pouvez le faire ». Alors, vous m’embauchez ?
Car 4 minutes seulement après la reprise, Godin envoie de la tête la balle valser dans les filets de Pinto. A ce moment là, j’ai su que rien ne pourrait plus changer le cours de la rencontre. L’Athlético serait champion. Le but de Messi à la 63e refusé par la suite pour hors-jeu n’a en rien altéré mon optimisme. Et face au collectif solidaire de l’athlético, je suis partagée dans mes pronostics de la finale le 24 mai au stade de Lisbonne. Mais comme nous sommes au Portugal, pays de QUI vous savez, il y a de fortes chances pour que la « Decima » soit en route.
Copyright Real Madrid
Copyright Real Madrid
Shalom !
 


Les blogs c’est bien, Mondoblog c’est mieux

Ce billet vous semblera élitiste au premier abord et je m’en excuse car ce n’est certainement pas mon intention. Je tiens juste à rendre hommage aux personnes que j’ai rencontrées à l’occasion de la formation au « journalisme en ligne » organisée par Mondoblog du 02 au 12 mai à Abidjan. A quelques heures du départ, l’heure est donc aux au revoir. Aux perles larmoyantes. Les miennes sont spirituelles et coulent à l’encre noir.

mondoblog_abidjan_manon-mellaMondoblog Abidjan ©Manon Mella

Alors, Aphtal ,mon « petit », tout premier mondoblogeur étranger rencontré à mon arrivée à Bassam. Je ne saurai décrire ma surprise au moment où j’ai collé un visage à tes écrits. C’est rassurant de ce que la maturité n’est pas un #Gnadoè d’âge. Ce serait dommage sinon de passer à côté de Lina dont la vieille jeunesse est juste impossible à concevoir. Je suivrai  désormais avec beaucoup d’attentions le Bled de Mickey.

Je m’excuse encore de n’avoir pas fait le rapprochement entre Pé Pi et toi Pascaline,  L’un sonne « genre ». L’autre aussi tiens . Enfin, tout ça c’est toi. C’est bien ainsi. Avec les résultats actuels de l’OM, l’équipe de ta ville de résidence, je préfère prendre en toute simplicité la route de Dhobighat au Népal en compagnie de Stéphane à la découverte de l’incroyable  Ghandi, le coiffeur aux énormes ciseaux. Tu penses qu’il se servira de tondeuse sur mes dreads ? Parce je crains l’électrocution. Bien qu’elle ait donné naissance à une formidable rencontre avec AhlemB. Je peux continuer à t’appeler Mayriem tu crois ? Ça sonne mieux chez moi et surtout moins difficile à prononcer.

Ulrich,  ton omniprésence m’a juste bluffé. Penses à me donner le secret une fois de retour au bercail. Avec Josiane, Aristide , René et… Dania. Dania, Dania, Dania ! Ta colère était tellement mémorable sur l’absence de matériel à l’occasion de cette formation que je n’ai pas su m’empêcher d’en parler. Ça te dirait d’apprendre du code afin de hacker les mails et commander à la place des délégations exhaustives des appareils photos et téléphones intelligents pour les blogeurs ? Ca rendrait les jeux concours plus intéressants. Eh, Jean Michel t’as vu ? Nous sommes à la UNE du compte de Philippe Couve.

En quelques minutes Jérôme, tu m’as donné envie de visiter la République dominicaine en passant par Haïti. Je te permettrai alors de faire une intrusion dans mon esprit pour que tu  vois par toi-même ce que je pense de toi. Et de toi aussi Nelson . Ou encore de toi, David Kpelly. J’ai compris ta leçon d’aîné. Je reprendrai la lecture. Afin de parfaire mon écriture.

J’ai pas beaucoup dial avec toi Guénolé, toi Adriamialy mais ça ne change rien à votre importance dans cette aventure. Merci de m’avoir laissé faire Joujou avec ton EOS 450 Solo. Je t’annonce en exclusivité la livraison prochaine de mon 700D. Tu auras du temps pour une mise en route expresse dis ? Quant à toi Isabelle, tu n’as pas seulement impressionné Julien Pain. Moi aussi. Ta justesse dans l’analyse est AMAZING ! A 41 degré près, je te demanderais de m’adopter. A défaut, ça te dirait un tour du monde culturel ?

En député, Chembessi, tu étais trop canon. Mais Daye, lui, c’est LE Président. Si un jour il y avait une République Mondoblog, je voterais pour toi. Avec Baba Mahamat  ministre du Community Management « poste créé » et Serge Katembera ministre Polyvalent, poste créé. Ses connaissances étendues nous permettent de lui donner vie. William  lui sera chargé des « causes perdues », São Judas. Sa défense impossible du Cameroun n’a trompé personne durant le trajet pour Abidjan. A ses côtés, le ministre des Enquêtes impossibles, FBI , le J. Hedgar Hoover de Mondoblog. A vos côtés, Kpénahi comme ministre de l’Information assistée de Sinath. L’étrangère Mariette vraiment étrange renforcerait l’équipe au poste de ministre de la Discrétion.

Mr Adébayo, merci de m’avoir fait découvrir l’autre visage de Sankara.  Tu as intérêt à poster ce billet. Chantal, les pays diffèrent, le combat reste le même, Together we could and will.*

Le doyen, le papi, l’ami, l’aîné, le conseiller, le gamin, le fougueux, le rebelle, le créatif… le sage du Mondojeu. L’Homme ! Dois-je encore en rajouter Jean Robert ? Formidable ta quête du « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde. Tu m’as obligé à revoir ce passage. Au moins maintenant, je peux concevoir des tee-shirts semblables aux tiens pour le jour où je viendrai rencontrer mon homonyme, Gaelle.  Et dire qu’à cause d’un passeport biométrique, Tchakounte n’a pas été du déplacement. J’espère que la rencontre se fera à Douala. Douala où je t’invite Em-a, mon commandant de bord « No limit ».  Tu verrais le « No limit » made in chez nous.

Israël, ton sacrifice est à la dimension de ce que j’ai découvert dans ton pays : la GENEROSITE. Te séparer de ta copie originale de « Na Drê » juste pour satisfaire une promesse ? L’honneur coule dans vos veines. Les tiennes et celles de Moussa, d’Abou, de Markandy. Même si Emile Bela reste la meilleure découverte de cette aventure. Je l’ai rencontré virtuellement, nous avons physiquement échangé pendant (soyez pas pervers) et après, sa disponibilité, sa générosité, son leadership donneront naissance à de merveilleux projets (je vous vois venir). Suivez l’actualité.

Florian, cher Florian, Kongosseur devant l’éternel, amateur de lianes et Castels devant les hommes, ton spectre a électrisé la formation au point de mettre en lumière ta récente promotion. Comme quoi, il y a un avenir dans le bloguing. Et comme partout ailleurs, tout est question de talent et de travail. Si je mens, que Cyriac Gbogou me démente.

Raphaël, merci d’avoir « humanisé » la francophonie par ta disponibilité et ta bonne humeur. Il a plu après ton départ. Même la nature invalidé ton départ. Philippe Couve merci d’avance pour mon diplôme sur le MOOC . Cette formation est très utile pour mettre en avant les travaux que je réaliserai après le formidable atelier de Pierre sur le « Data journalisme ». Et si ça « pète » sur moi, je ne manquerai pas d’appliquer les conseils de Jean- Marc pour envoyer un mail sécurisé à Grégoire. Espérant qu’il n’interviendra pas trop tard.

Danny, merci pour ta bonne humeur et ta patience. La coloc, je la renouvellerai avec plaisir. Tu as intérêt à le vouloir aussi . Sinon, tes secrets seront dehors : p . Le gars choco, tu pensais quand même que j’allais t’oublier ! Un esprit mature dans un corps jeune. Chapeau!  A propos, tu penses que tu pourrais traduire ce billet en anglais pour que tout le monde comprenne à quel point chacun d’entre vous m’a marqué et va me manquer ?

Ceux que je n’ai pas cité, ce n’est pas que je ne pense pas à vous. D’ailleurs, j’invite les uns et les autres à consulter les blogs de tous ceux qui ont été de l’aventure Abidjan Car tous autant que vous êtes avez contribué à rendre ces 10 jours juste mémorables. Car c’est celà Mondoblog: UNE FAMILLE. Alors, je vous souhaite un excellent retour dans vos résidences respectives.

mondoblog_abidjan _a_fraternite_matinBlogeurs à Fraternité Matin, ©fratmat.info

Dylette, tu as intérêt à laisser ce billet tel quel. Tu touches à aucune photo, aucun lien. Désolée mais , Ziad  , Manon, Raphaëlle et Simon n’ont manqué AUCUNE occasion de soulever ton IMMENSE investissement dans la « toilettage » de nos billets. Pour pas faire de jaloux, j’attendrais une photo de toi en OFF 😉 .

Et Marine, si après tout cela tu ne me fais toujours pas ma carric, je trouverai  ta punition car là sur le coup, je dois m’arrêter. Au fait Suy , tu as tout suyvi ?

Shalom !

 PS : La photothèque officielle, progressivement mise à jour par la team de l’Atelier des médias est disponible  à cette adresse.


Je suis « Pala Pala »

Pendant que Delor Kamgaing obtenait, en solitaire, une victoire temporaire sur l’augmentation du prix du kilowatt au prix de sa santé devant les bureaux de l’Arsel, les apprentis sorciers eux lorgnaient les dessous de nos chères danseuses pour, une fois le gain de cause obtenu par le leader, venir ensuite exprimer leur mécontentement sur les trémoussements de la déferlante Coco Argentee-Mani Bella célèbre au-delà nos frontières.

affiche-musique-obscenesLogo LCCLC, © inconnu

Non, mais sérieux. Au lieu de profiter de vous faire profiter, images à l’appui, de l’incroyable décor dans lequel se déroule la formation du monde de blogs francophones et francophiles à Abidjan, je me suis vue dans l’obligation de sortir de ma réserve. Enfin, d’anticiper, puisque de toutes les manières, j’avais prévu de rédiger une note d’écoute sur  « Trésor », l’album de Coco Argentee dans les bacs depuis le 19 avril dernier. Je l’écoute matin, midi et soir au point de ne rien pouvoir contre le fait de le fredonner. J’aurais quelque chose à redire sur les vidéogrammes, mais là n’est pas le sujet.

affiche_coco_argentee_2014Affiche Coco Argentee, © Bikutsi Attitude

Donc mardi matin, entre deux soubresauts de connexion Internet à Grand Bassam, je tombe sur ce post publié dans le groupe « Le Cameroun c’est le Cameroun ».

post_lcclcPost Le Cameroun c’est le Cameroun, © Tjat Bass

Et là, je me suis posée une question simple qui nous concerne tous : qu’écoutons-nous lorsque nous tenons entre nos mains un album ? Le titre promo ou l’album piraté gracieusement mis à notre disposition ? Par expérience, je sais que l’on s’arrête au titre promo ? C’est à cet unique titre se limite l’analyse d’une oeuvre. Certains titres sont découverts à des occasions ponctuelles et on s’exprime alors : « C’est lui qui a chanté çà ? Ha bon ? Dans quel album ? Quel titre ? »

Jusqu’en 2009, je commettais la même erreur. Mais çà, c’était avant. Avant de découvrir que « Poncer » de Lady Ponce, n’était que la face cachée d’une « Trahison » riche en thématiques diverses et sonorités variées. Que « Pala Pala » n’est que le refrain d’une ode à l’amour savamment dosée à la sauce « Beti », tout comme « Fallait pas » de Coco Argentée. Je n’ai jamais eu de problèmes avec. Ceux qui les achètent, les écoutent et les dansent n’en ont pas aussi. A moins que vous ne soyez religieux. Encore que !

Vous vous plaignez de sexualité à outrance pour vos enfants ? Pensez-vous que son absence vous épargnera l’éducation qu’il VOUS revient de leur inculquer ? Sauf si vous arrivez à suivre leur traque infernale de cyberpornographie, une fois votre dos tourné. De ce que je sais, quelle que soit l’éducation donnée, la destinée d’un enfant, c’est lui qui la fait. Avec ou sans votre consentement. On peut grandir dans un environnement de banditisme et ne jamais avoir volé ne serait-ce qu’un morceau de viande. La meilleure façon de sortir d’une situation embarrassante, c’est d’user d’ironie. En réponse à la question de mon enfant, je répondrai « faire mes devoirs » ou « faire à manger », « la lessive »… Ça s’appelle de l’éducation sexuelle. Elle est fonction du degré de compréhension de l’enfant.

A mon humble avis l’on ferait mieux de changer nos habitudes pour espérer changer celles des autres. Et au risque de vous décevoir, « Pala Pala » a franchi les frontières tout comme « Hein Père » a colonisé le Bénin et le Gabon. Au Togo, au Brésil, en RDC, en Côte d’Ivoire, aucune boîte de nuit ou snack digne de ce nom ne clôt une séquence musicale étrangère sans un mix digne de « Pala Pala ». D’ailleurs, à ma descente d’avion, le collègue blogueur Aphtal a tôt fait de me renseigner sur la santé de cette « pornographie » à Lomé.

N’assimilons par surexposition médiatique favorisée par l’émergence des technologies de l’information et de la communication dont la maîtrise nous échappe à de la pornographie, car les trois (Lady Ponce, Mani Bella, Coco Argentee) que j’écoute ne font rien de plus ou de moins que ce qui se disait avant. K-Tino, Tsimi Toro, Isidore Tamwo, Mbarga Soukous, Racine Sagath, Ntondo mbe. Nous avons TOUS dansé  sur leurs rythmes et écouté leurs chansons. Si certains ont manqué ce passage, je me ferai un plaisir de leur traduire les paroles des ressortissants de la région du centre.

A chaque tribu son identité, sa particularité. Personne ne chantera l’amour mieux que le Douala. Ha Ben Decca, ta discographie est le plus grand recueil de poèmes qu’il m’ait été donné d’écouter. Les filles Bikoko, Asta Njimbe, qui peut tourner les reins mieux que vous ? Isnébo, jusqu’aujourd’hui, j’ai du mal avec ton pas de danse. Quant à toi Carlos K, il faut vraiment stopper l’émergence des « A Pa Dié ».

Chaque musique a son public et rien ne vous oblige à écouter ce que vous n’aimez pas. Personnellement, je déteste les étiquettes. Je défendrai donc avec la même ardeur « Me yen »  de Sanzy Viany, «Kossi A » de Carlos K, « Nkongmondo » de Bantou Massak, « Makaki » de Julius Essoka ou « Made in Cameroon » de Coco Argentee.  Ca s’appelle la richesse culturelle. Et celui qui n’aime pas, « saute et cale en l’air ». 273 ethnies ne vont quand même pas toutes se mettre au Makossa non ?  « La perfection n’appartient qu’à ceux qui ne font rien».

affiche_mani-bellaAffiche « Face à Face », © Enzo Studio

Ce qui me choque dans toutes ces dénonciations, c’est le statut des personnes qui s’insurgent. Souvent bien/mal placées pour comprendre que l’ART ne saurait être jugé. « Il faut bien comprendre que l’art est souvent le reflet du temps qu’il fait. Et chacun sait le temps qu’il fait au Cameroun depuis un certain temps » comme le disait si bien le regretté Stéphane Tchakam .

Et puis même, au lieu de nous bassiner le cerveau avec des appréciations subjectives et personnelles, soulevez-vous contre les VRAIS problèmes de ce pays. Que l’autoroute remplace le sentier qui nous sert d’axe lourd national, que les robinets d’Essos à Maroua en passant par Ngaoundéré et Bamenda soient remplis d’eau. Que les dépouilles de nos défunts cessent d’être semblables à une exposition au soleil dans les morgues à cause des coupures d’électricité légendaires devenues des exemples de Data journalisme partout où besoin se fait sentir.

 

Que l’on enseigne à nos cadets à ECRIRE correctement le français dans les écoles. Que la morale et l’éducation civique reprennent des ailes. Que le Cameroun ne fasse plus 475 000 km2 dans les manuels scolaires en 2013. Que notre pays s’arrime au moins à des standards africains. Ha tiens, que l’Intercity décolle aussi.

Et tant que vous y êtes, militez pour la baisse du prix de la bière afin qu’on la savoure mieux sous les mélodies de ces « pornophiles ». Car c’est seulement après cela que l’on parlera de musique et alors là, je reviendrai sur la critique d’une œuvre musicale comme nous l’a si bien enseigné l’érudit François Bingono Bingono.

envie_de_coco-argenteeConcept « Fallait pas », © Enzo Studio

Shalom !


Prix Découvertes RFI 2014, l’appel à candidatures est ouvert!

L’appel à candidatures pour la 34ème édition du Prix Découvertes RFI 2014 est lancé. Le concours est ouvert à tous les artistes ou groupes musicaux professionnels d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes. Le lauréat bénéficiera d’un prix de 10 000 euros, d’une tournée en Afrique et d’un concert à Paris.

Les artistes ont jusqu’au 15 juin 2014 pour envoyer leur candidature. Ces derniers doivent disposer d’une page personnelle sur Internet ou sur les réseaux incluant un minimum de quatre titres en écoute.

Pris Découvertes RFI 2014 - Logo officiel
Pris Découvertes RFI 2014 – Logo officiel
Depuis 1981, le Prix Découvertes RFI met en avant les nouveaux talents musicaux du continent africain. Au cours des années, ce Prix a contribué au lancement de nombreux artistes qui ont depuis conquis un public international : Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam (Mali), Rokia Traoré (Mali), Didier Awadi (Sénégal)…
Son Jury, composé de professionnels, est chaque année présidé par une personnalité. De Jacob Desvarieux à Youssou N’Dour, Angélique Kidjo, Richard Bona, Passi ou A’salfo, les présidents du Prix Découvertes RFI apportent leur caution et leur expérience à son rayonnement.
 RFI et ses partenaires sont des acteurs  engagés auprès du lauréat qui lui offrent un soutien professionnel et une exposition médiatique. Le Prix Découvertes RFI est organisé en partenariat avec la Sacem , L’Institut français, l’Organisation Internationale de la Francophonie et Deezer.
Incrivez-vous ici


Une voix pour « The Voice »

Chers producteurs, financiers et mécènes de TF1, laissez The Voice tranquille!

The Voice France
The Voice France

La saison 3 a démarré samedi dernier. Et comme vous avez pu le constater, elle a encore battu des records d’audience. Même ma @ChouchouMpacko, adepte des programmes « censés » et productifs s’est prêtée au jeu au point de prendre rendez-vous tous les samedis après le passage de Spleen. Le noir, vous savez, l’artiste accompli aux 03 albums invité pour ces casting à l’aveugle. Ha j’oubliais, il est franco-CAMEROUNAIS.

Spleen-The Voice
Spleen-The Voice

On a tous pris du plaisir. Du moins, à l’occasion de ce premier prime. Avec le nouveau coach Mika et ses talents de séducteur. On était ravis de retrouver Florent Pagny et ses difficultés à attirer un talent. Et la Jen, toujours « Ouf » dans ses coups de cœur. Et Garou, indéfectible séducteur.

The Voice- les coaches 2014
The Voice- les coaches 2014

Vraiment ne nous gâchez pas ce plaisir. On vous connait.

En 2001, vous nous avez tous rendus accros à la Star Ac. Celle qui a revélé le regretté Grégory Lemarchal dont je ne cesse d’écouter la discographie. Un vrai génie. La même émission qui la première année a consacré Jenifer. Tiens, c’est l’un des membres du jury. Je préfère taire mes interrogations sur son choix en tant que juré tant la différence est criarde.

Logo Star Ac7
Logo Star Ac7

Je m’en fous de votre secret story. Depuis Big Boss John, je l’ai surnommé « Sexe story ». Je ne parle pas de KohLanta. Une émission qui me plaisait. J’étais prête à partir en aventure juste pour être reconnue aventurière.  Mais cà, c’était avant de lire que la production payait les candidats. La ferme des célébrités, je ne l’ai jamais connu. Et entre nous, je n’en ai cure.

Vous devez le savoir, la grille des programmes du samedi chez nous ne nous laisse pas trop le choix. Et entre nous, vous savez très bien que c’est nous, africains, qui faisons vos records d’audience. L’Italie, la Grande-Bretagne, la Belgique… bref, vos voisins ont leur The Voice. Pas besoin de s’embarrasser du votre. Ce en dépit du fait que vous arguez sans cesse que l’audimétrie est difficile à mesurer avec les cablo opérateurs. Il faut comprendre. Le tiers-monde fait avec ses moyens de bords. Pour l’instant, c’est du cathodique.

Mais tout ceci ne change rien au fait. Ne touchez pas à The Voice. Ne lui faites pas connaître le triste sort des programmes cités plus haut. Laissez nous profiter des « Ouf » légendaires de Jenifer dont les tenues, plus que l’expertise affolent ma timeline tous les samedis. Laissez-nous nous extasier la maturité musicale dont fait preuve le jeune Mika. Laissez mon séducteur Florent Pagny régaler nos yeux. Et puis laissez le canadien Garou sur son siège.

Permettez-nous de découvrir des Igit, de revendiquer le patriotisme avec nos Emmanuel Djob, savourer les mélodies célestes  compilées par Yoann Freget. Franchement, passez aussi loin que vous pourrez de ce programme et de « Danse avec les stars ».

Ce billet, je l’avais écrit à la suite de la diffusion de la première soirée des auditions à l’aveugle de la troisième saison de The Voice. C’était le 11 janvier 2014. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais déjà pointer à l’horizon des « françaiseries » propres à ces télé-crochet.

L’expérience n’a pas menti. A l’issue de la 5e émission, les désistements se multiplient. Les « Team The Voice » s’éclatent. Les téléspectateurs africains, du moins ceux que je connais, crient au scandale, au complot. Absence de surprise, recrutement de talents déjà confirmés, incompétence notoire et reconnue d’un coach. Sans parler des longues plages pub contre lesquelles on n’y peut rien. Bref, il souffle un vent d’échec sur ce programme qui commençait juste à atteindre une vitesse de croisière respectable.

A moins de changements significatifs, la chute est amorcée. So, just wait and see.

Shalom !


Artistes, obtenez votre Visa For Music

A l’occasion de la première édition du salon des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient, Visa For Music (VFM), annonce aux artistes que l’appel à candidatures est désormais ouvert.

24 artistes / formations artistiques seront sélectionnés pour se produire devant des professionnels et un jury d’exception. Un hommage sera également rendu à quelques figures ayant marqué l’histoire récente de la musique au Maroc, sur le continent et dans la région du Moyen-Orient.

Visa For Music

Visa For Music, dont la première édition se tiendra du 12 au 15 novembre 2014 à Rabat au Maroc est la première plateforme professionnelle de la musique du Maroc. Elle a pour ambition de favoriser la constitution d’un marché de la musique en Afrique et au Moyen-Orient. Elle réunira les professionnels de la filière : artistes, organismes professionnels, agents, maisons de disque, institutions culturelles et fondations, médias et édition, managers et autres formateurs autour des conférences et projections de films documentaires, formations professionnelles, speed-meetings, networking, assises professionnelles. Le salon sera ponctué par de nombreuses manifestations, dont le point fort sera la tenue de showcases mettant en lumière de nouveaux talents ou artistes en essor.

Visa For Music Flyer

En marge de Visa For Music 2014, se tiendra du 13 au 15 novembre 2014 à Rabat, la 4ème édition de la Conférence Internationale sur l’Economie Créative en Afrique, un rendez-vous annuel organisé par Arterial Network. Cet événement réunira près de 300 participants du secteur culturel et artistique de tout le continent et du monde entier, afin de débattre des stratégies de croissance et de durabilité pour un secteur créatif africain dynamique.

Le délai de soumission des candidatures est fixé au 15 mai 2014. L’appel à candidature et les fiches à remplir sont disponibles ici.

Bonne chance aux artistes.

Shalom!


Lapiro est mort! Vive l’artiste

Comme pour Ateba Eyene il y a quelques semaines, la nouvelle du décès de l’artiste s’est répandue comme une traînée de poudre sur la toile.

Annoncé très malade il y a de cela quelques jours par la chaîne de télévision Canal 2, l’artiste musicien très connu et aussi très controversé camerounais Lapiro de Mbanga, a rendu l’âme ce dimanche en début d’après midi du côté de New-York. Pensionnaire de 2008 à 2011 de la prison centrale de New-Bell à la suite de la parution de sa chanson Constitution constipée, l’artiste vivait en exil avec toute sa famille depuis le 12 septembre 2012 à Buffalo, ville du nord de l’état de New-York.

Lapiro de Mbanga
Lapiro de Mbanga

Lapiro de Mbanga (Pierre Roger Lambo, dans le civil) est né en 1957 au Cameroun. Rendu célèbre depuis la sortie de son disque « Pas argent no love » en 1985, il était également un artiste engagé et critique du régime de Paul Biya. Sa chanson « Constitution constipée » lui aura valu toutes les foudres du gouvernement BIYA. Son décès serait d’ailleurs dû a un cancer développé durant son séjour en prison.

Depuis le début de l’année, c’est une sacrée succession de pertes. Que l’homme, l’artiste et le militant des Droits de l’Homme repose en paix. Ci-dessous, un des titres les plus populaires de l’artiste, « Overdone »