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Top 10 des centrafricains qui méritent que les centrafricains s’intéressent un instant à eux

Par les temps qui courent il n’est guère facile de sortir du lot, certains compatriotes jouent des coudes pour y arriver d’une manière ou d’une autre. Je vous propose de nous intéresser un instant à ces centrafricains car leurs agissements pourraient avoir un impact sur nous et sur le pays.

N°1 : Le Prince Magloire Lamine, la blague centrafricaine du siècle ? On le savait déjà que des usurpateurs, des arnaqueurs et autres faussaires du même acabit fourmillent comme des champignons sur la toile mais l’affaire de la « famille Lamine » si elle est vraie serait digne d’un scénario hollywoodien dont personne n’aurait donné un centrafricain pour auteur instigateur.

Magloire 2016, j’ai découvert ce profile facebook il y’a quelques mois à l’arrière. Un centrafricain qui veut briguer la magistrature suprême de l’Etat en 2016 quoi de plus normal ? Ensuite j’ai su que ce centrafricain possède un journal en ligne appelé LNC la Nouvelle Centrafrique. Il existe également le groupe LNC sur facebook, où les filles métisses du Prince Magloire Lamine, lui-même avec le soutien de quelques fanatiques passent le clair de leur temps à faire étalage de leur vie privée, à s’auto-congratuler, à crier urbi et orbi que LNC est la meilleure et que le reste de la presse centrafricaine est nulle de chez nul . Ceux qui vont sur ce groupe connaissent ces refrains : LNC est meilleure qu’AFP, LNC paie mieux ses journalistes , les centrafricains sont méchants de ne pas le reconnaitre.

Je me disais déjà qu’il y’a un problème avec cette famille qui ne manque pas une occasion de se clasher en public ou d’insulter ceux qui ne pensent pas comme elle. Puis il y’a eu depuis quelques semaines cet article écrit par un certain Alain Mégba qui démontre que presque tous les membres de la famille du Prince Magloire Lamine du moins les profiles facebook que nous croyons appartenir aux membres de cette famille sont crées avec des photos volées ça et là sur le net, la plupart sur des sites à caractères pornographiques. Des profiles fakes ? Je clique sur les liens et tombe sur la Rédactrice en Chef de LNC nue entrain de… J’ai retenu mon souffle attendant avec impatience un démentie de la part de LNC. Ce dernier arrive mais pas convaincant, se contentant de traiter encore les centrafricains de méchants ingrats qui leur cherchent des poux dans la tête, que la rédactrice en Chef a fait une erreur en utilisant des photos qui ne sont pas d’elle sauf qu’elle n’a de compte à rendre à personne…Cependant la Directrice de LNC, la fille héritière du Prince Magloire Lamine aussi a son double sur le net. En somme hormis la Rédactrice en Chef de LNC, les 53 autres avatars utilisés par l’équipe du Prince Magloire Lamine pour créer des comptes facebook sont restés sans explications. Les filles de Magloire existent-elles ? Parce qu’elles interviewent des personnalités politiques centrafricaines, des « amis de papa » disait la Directrice qui n’a pas encore prouvé que cette métisse lui a volé ses photos pour mettre sur un blog…Qui se cachent derrière ces profiles fakes ? Pour quels objectifs ? Les centrafricains devraient peut-être s’intéresser mieux au cas Lamine 2016 et à ses superbes brunettes de filles qui n’existent peut-être pas en vrai vu qu’elles utilisent des photos provenant de sites de rencontres etc.

N° 2- François Bozize Yangouvonda : On a pensé que ça lui a passé, Que nenni ! C’est mal connaitre le bonhomme. Comme Iznogoud c’est calife à la place du calife ou rien d’autre. Bozize a toujours voulu devenir President par tous les moyens : Coup d’État échoué contre Kolingba, puis contre Patasse le 25 Octobre 2002 après avoir lamentablement échoué aux élections présidentielles de 1993 avec moins de 5% des voix. Il a finalement pu réaliser son rêve de devenir President à la faveur d’un coup d’État le 15 Mars 2003. Dix ans après il repart en exil comme Patassé qu’il a chassé par les armes. Bozize déclare sans ambages sur RFI qu’il veut reprendre le pouvoir soit par la voie politique ou par une autre voie. Le militaire le plus haut gradé de Centrafrique qui accuse aujourd’hui le Tchad de faire la loi en Centrafrique, il oublie que c’est lui qui a amené les Tchadiens en RCA pour l’aider à devenir President par à un coup d’état, que sa garde prétorienne était constituée de Tchadiens et qu’il fermait les yeux sur leurs exactions tant qu’ils protégeaient son fauteuil. Il a bouffé les 8 milliards du DDR( Désarmement, Démobilisation et Réinsertion) sans désarmer les factions rebelles. En dix ans il s’est évertué à affaiblir l’armée en créant une classe bourgeoise au sein de celle-ci. Qui n’a pas souvenir des riches Lieutenants de Bozize qui passaient leur temps à courir les jupons et taper sur les civils à Bangui au-lieu de défendre le territoire national? Et s’il avait attrapé l’ultime perche qu’on lui a tendu en respectant à la lettre les accords de Libreville au-lieu d’écouter ses griots à qui il remettaient des millions pour mobiliser les jeunes au stade, organiser des marches de soutien, ériger des barrières dans la ville de Bangui et lui faire croire que les centrafricains pouvaient mourir pour lui, on n’en serait pas là.

N°3 : Steve Yambété, le Coordonnateur de COAC Coalition pour les Actions Citoyennes, le responsable premier des barrières dans la ville de Bangui du temps de Bozize. Il a automatiquement mit sur son mur facebook l’interview que Bozize a accordé à RFI pour appeler une énième fois les jeunes centrafricains à prendre leur responsabilités. Steve Yambeté devrait savoir que c’était le rôle des lieutenants de Bozize dont il fait partie et qui passaient leur temps à rouler des voitures de luxe, à courir les filles, et passer à tabac les civils au lieu de défendre le pays. Steve Yambeté devrait laisser la jeunesse tranquille parce que lui et toute la bande à Bozize ont fui avec des milliards volé au pays mais c’est cette jeunesse qui meurt à petit feu à cause de leur gestion chaotique. Lui dépend d’un régime, celui de Bozize sans lequel il ne serait rien, cette jeunesse a besoin d’instructions mais pas qu’on la manipule à s’attaquer à des ambassades de pays amis, à marcher pour soutenir un régime qui se contrebalance royalement de son avenir . Steve Yambete comme les autres nostalgiques de Bozize espère un retour de ce dernier pour recommencer à vivre comme des petits rois au grand dam de la population qui tire le diable par la queue.

N°4 : Michel Djotodja Amnon Droko: les similitudes l’emportent sur les dissemblances entre ce dernier et son prédécesseur. Djotodja dans sa première adresse à la nation en tant que nouvel homme fort de Centrafrique reprochait à Bozize d’avoir toute sa famille aux affaires. Pour faire mieux que Bozize, Djotodja donne à manger à tout le monde et n’oublie pas sa famille : Il nomme son cadet Ministre d’état, la mère de ses enfants Prefet, sans compter ses parents Directeurs et Chefs de services…Djotodja estime que les Centrafricains sont ingrats en demandant le départ des troupes tchadiennes de la FOMAC qui agissent comme des éléments de la Seleka, Bozize estimait que y’a des centrafricains qui se croyaient plus centrafricains que d’autres en dénonçant des exactions commis par les Tchadiens qui protégeaient son pouvoir. En 5 mois il a fait pire que Bozize, il n’arrive pas à contrôler ses chiens méchants qui mordent tout le monde sur leur passage. Les enlèvements, assassinats, les vols, viols, braquages continuent à Bangui tandis que dans l’arrière pays il n’y’a tout simplement pas d’État…

N°5 : Josué Binoua : Ce Pasteur qui voulait devenir President en comptant sur l’électorat chrétien qui constitue plus de 80% de la population centrafricaine est finalement devenu Ministre de Bozize et l’un des plus fidèles. C’est lui qui martelait à l’époque que la rébellion seleka est constituée d’étrangers qui voulaient annexer notre pays aujourd’hui il retourne sa veste et mange tranquillement avec les responsables de la seleka, sa sortie sur RFI a laissé plus d’un centrafricain bouche bée. Au moins lui ne crache pas dans la soupe.

N°6 : L’Archevêque Dieudonné Nzapalainga, je ne suis pas catholique mais s’il n’existait pas je l’aurais inventé cet homme de Dieu. Un leader comme en ont besoin les centrafricains dans ces moments difficiles, le seul qui crie haut et fort : Je ne peux pas me taire tant que des centrafricains sont tués. La population aurait voulu avoir une centaine de Nzapalainga, des leaders politiques, ecclésiastiques, administratifs qui ne restent pas insensibles à leurs malheurs.

N°7 : Martin Ziguélé…Où est ce qu’il est celui-là ? Heu…peut-être trop occupé avec les socialistes en France ? Monsieur se voit déjà Président en 2016 donc il joue la carte du politiquement correct. En plus y’a des responsables de son parti politique dans le gouvernement et c’est bien connu les politiciens centrafricains ne gueulent que quand ils n’ont pas leur part du gateau ou quand il s’agit d’élections…FARE (Front pour l’Annulation de Elections de 2011), UFVN (Union des Forces Vives de la Nation) CFD( Coalition des Forces Démocratiques) etc. Donc tout cela a toujours été une question d’intérêts égoïstes ? Pas de coalition de l’opposition démocratique pour dénoncer et mettre fin aux exactions perpétrées sur le peuple centrafricain ? Se foutent-ils à ce point de leurs électeurs, surtout ceux de l’arrière pays ?

N°8 : Henry POUZERE ? « silence » pas vu, pas entendu ces derniers temps

N°9 : Joseph Bendounga ?…Quelques sorties médiatiques pour parler de…. son département d’élevage lol !

N°10 : ARC : L’armée Républicaine de Centrafrique. Si vous ne me connaissez pas encore, je suis courageux, je suis venu prendre le pouvoir entre les mains d’un General des FACA(Forces armées Centrafricaines) donc cette dernière est très faible, on la remplace par moi. Je me drogue, je viole, j’assassine, pille, j’ai jamais fait une formation militaire, je ne respecte rien, même pas la hiérarchie. Mais personne ne peut contester ma bravoure et mon courage, donc je suis la nouvelle armée républicaine de Centrafrique avec des général, pardon des Généraux qui n’ont jamais été militaires, beaucoup ne parlent pas Sango encore moins le français, et c’est comme ça. La nouvelle armée de Centrafrique ça craint, la sécurité ne reviendra jamais en Centrafrique si certains ARC ont toujours des armes entre les mains…Tous les jours que le bon Dieu fait ils font tout pour le prouver…

Et vous, vous en connaissez d’autres centrafricains qu’on pourrait ajouter à cette liste?


Les questions que tout centrafricain doit absolument se poser…

Tant de questions m’assaillent sans cesse ces derniers jours. Des questions dont il faut être dans le secret des dieux pour avoir la réponse.

Malgré tout, il me semble hyper important que les Centrafricains s’arrêtent un instant pour se poser quand même ces questions liées à leur avenir…

Commençons par l’hexagone d’où provient depuis quelques temps des signaux inquiétants qui suscitent quelques interrogations légitimes chez tout observateur averti de la vie socio-politique centrafricaine.

Comment interpréter la visite à Djotodja de Claude Guéant, un homme de la famille politique de Nicolas Sarkozy ? Ce dernier qui voulait « refonder les relations de la France avec l’Afrique » Sarkozy disait le 28 Mai 2008 au Cape en Afrique du Sud que : « La France ne veut pas être en Afrique pour perpétuer sous d’autres formes, des rapports inégaux qui appartiennent à un passé révolu. La relation entre la France et l’Afrique ne peut plus être fondée sur des accords et sur des politiques qui sont des survivances d’une époque où le monde était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. »

L’une de mes interrogations est de savoir si cette rencontre, dont rien n’a filtré, est une simple visite de courtoisie à un putschiste dont la France refuse de reconnaître la légitimité.

Monsieur Guéant est-il venu conclure un accord et instituer un « valet local » comme les appelait , paix à son âme feu Thomas Sankara ? Écoutons le Capitaine Thomas Sankara s’adresser au Président François Mitterrand : « Dans notre chant de la victoire, notre hymne national, ceux là qui portent l’entière responsabilité ici en Afrique, nous les appelons les valets locaux. Parce que soumis à un maître  ils exécutaient ici sans comprendre des actes, des ordres qui allaient contre leur peuple. (…) C’est dans ce contexte, Monsieur François Mitterrand, que nous n’avons pas compris comment des bandits comme Jonas Savimbi, des tueurs comme Pieter Botha, ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en porteront l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours. »

Les pratiques auxquelles Nicolas Sarkozy voulait mettre fin, la RCA en a connu. Prenons juste ce qu’on a appelé en France, l’affaire des diamants de Bokassa, en y apportant un rectificatif : c’était les diamants des Centrafricains et pendant que le Président Valerie Giscard D’Estaing venait faire des safaris chez son grand ami et cher parent Bokassa, tout le monde savait ce que les Centrafricains subissaient à l’époque.

Autre sujet d’interrogation: les militaires retraités français venus dans le cadre d’une société privée basée aux USA et qui assurent désormais la sécurité de Sieur Djotodja et dont la présence n’engage pas directement la diplomatie française…

Des intelligences machiavéliques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la RCA seraient entrain de travailler dans l’ombre pour rendre possible la participation, mieux encore faire gagner les prochaines élections aux nouvelles autorités de Centrafrique ?

Pour les personnes arrêtés au PK9 et assassinées ensuite, y a-t-il besoin d’enquêtes ? Est-ce qu’un seul élément de la Seleka en poste au PK9 ce jour-là a été interpellé, entendu ou mis aux arrêts ?

Pourquoi le gouvernement centrafricain a attendu que la FIDH ( Federation Internationale de Droits de l’Homme) ait diligenté une enquête et sorti un bilan de 400 assassinats commis par la Seleka avant de se prononcer sur ces crimes et contester ces chiffres ?

Arrêter et juger les desperados de la Seleka serait-il le cadet des soucis du gouvernement centrafricain ? Tant qu’ils sont aux affaire,s défendront-ils becs et ongles le crime le plus odieux qui soit ?

Si on compte les victimes de la Seleka, seulement celles dont parlent les journaux de Centrafrique et la radio Ndeke-luka depuis le 24 Mars, resterons-nous en dessous des 400 victimes ?

Pourquoi le Chef du gouvernement pourtant fondateur de la ligue centrafricaine des droits de l’homme a attendu que la FIDH monte aux créneau pour se décider à condamner à son tour ces crimes ?

Ces interrogations permettent de tirer la sonnette d’alarme pour éviter qu’un accord infernal ne soit conclut au grand dam des victimes et de la pauvre population centrafricaine. La ferme volonté de ces dernières c’est qu’aucun acteur de la transition ne se présente aux futurs élections et que les auteurs des crimes et autres exactions ou leur principaux responsables répondent de leurs crimes devant une juridiction qu’elle soit nationale ou internationale.

Si au nom de la non ingérence dans les affaires intérieures d’un état souverain, la France s’est contentée de protéger l’aéroport, ses ressortissants et les ressortissants des pays étrangers, elle pourrait au moins peser de tout son poids pour que les accords de Libreville soient respectés et proposer par exemple que ces élections soient placées sous le contrôle strict des Nations Unies, en sorte que les résultats reflètent le verdict des urnes.

Dans un contexte où les intérêts égoïstes priment sur les vies humaines, aujourd’hui plus que jamais le peuple centrafricain doit s’interroger sur son avenir et sa survie. Beaucoup de signes présagent un avenir encore plus sombre et si les Centrafricains veulent sortir de l’auberge, ils ont intérêt à entrer dans la danse et s’intéresser de plus près aux choses qui se passent et qui concernent l’avenir de leur pays.

 


Top trois des pays qui meritent une médaille en ce mois de Juin

J’en ai vu des choses ce mois de Juin 2013, ayant été de passage dans nombre de pays j’en reviens plus que convaincu : Le monde est loin d’être un village planétaire.

Une chose est sûre, la vie ne se résume pas à ce que nous voyons autour de nous mais au-delà des monts qui bordent nos horizons il y’a tellement de gens intéressantes qu’on aimerait rencontrer, des choses qu’on aimerait découvrir et des situations qui pourraient faire école.

j’ai décidé de décerner des médailles à trois des nombreux pays que j’ai eu le privilège de visiter pour les particularités qui y ont retenu mon attention . Trois pays qui sortent du lot et qui méritent qu’on s’intéresse à eux pour un détail ou un autre. voici le classement  de nos heureux lauréats:

Médaille de bronze, à la troisième marche du podium la RCA mon pays. Pas que je sois chauviniste et veuille coûte que coûte gratifier mon pays d’une médaille mais jugez par vous-mêmes. Primo, c’est là où j’ai commencé mon périple du mois de Juin. Secundo ce qui est exceptionnel et mérite d’être souligné c’est qu’en Centrafrique on a dépassé le stade de la politique genre et autre concepts du même acabit. Nous avons atteint un niveau supérieur quant à la participation citoyenne. C’est celui d’associer les enfants à la gestion de l’état. Sous d’autres cieux ils fixent l’age de vote à partir de 18 ans, chez nous même à 8 ans vous participez au changement politique, avec une kalachnikov et un trop plein de drogue. La coalition rebelle qui a prit le pouvoir le 24 Mars 2013 en Centrafrique est constituée en majeur partie d’enfants soldats.

Quatre mois après le coup-d’état, la porte de certaines écoles primaires restent hermétiquement fermées dans la capitale et sur l’ensemble du territoire, les parents craignent encore que leurs enfants soient kidnappés . Mais en Centrafrique cela ne pose pas grand problème, on a pas besoin d’aller loin dans les études pour participer au changement, nous avons érigé les putsch en mode d’alternance politique.

Mon pays n’arrêtera pas de m’étonner, c’est une nation unique en son genre,

La Seleka s’évertue à démontrer à qui l’aurait ignoré qu’elle est constituée de véritables desperados. Le President de la transition a beau affirmer que depuis l’arrestation du Ministre Dafane le pays se porte mieux, Hier encore pour sauver la mise du gouvernement le procureur de la République a promis qu’une enquête sera ouverte pour déterminer les auteurs de l’assassinat de 9 personnes. Seulement tous les jours que le bon Dieu fait il y’a des enlèvements, des meurtres capricieux en RCA. En même temps la situation sécuritaire de la RCA est catastrophique, en même temps l’unique préoccupation des nouvelles autorités de ce pays et de toute la classe politique centrafricaine ainsi que des intellectuels centrafricains demeure le partage du gâteau. Tous les jours des décrets de nominations, des arrêtés ministérielles tombent pour mettre de nouvelles têtes aux postes juteux. Apres les nominations de nouveaux préfets, de nouveaux Directeurs Généraux à la tête des quelques sociétés étatiques, de nouveaux Centrafricains dans les institutions sous régionales telles la B.E.A.C, Michel Djotodja s’attaque à-présent à la nomination de nouveaux fonctionnaires dans les représentations diplomatiques centrafricaines à l’étranger. Cerise sur le gâteau, en plus de débarquer sans feuille de route, sans projet politique, sans un rond et laisser sa horde de bandits piller le peu de richesse du pays, Djotodja s’en va prendre des directives chez Blaise Compaoré pour diriger son pays. J’ai un ancien camarade de classe(on a composé le Baccalauréat la même année), parmi les membres du nouveau gouvernement, j’ai croisé, interviewé et discuté avec ces gens je comprends aujourd’hui tout le sens du terme : pilotage à vue.

Je décerne la médaille d’argent à la France, ma première destination en ce mois de Juin. Voir la France et sombrer dans l’oubli tel est le titre du film dans lequel j’aurais pu tourner. J’ai croisé des centrafricains qui ont passé plus d’une décennie en France sans papier, sans boulot stable et qui dépensent le strict nécessaire qu’ils gagnent dans les soirées africaines. Rentrer au pays de plein gré ne fait pas partie de leurs projets. Ils savent qu’ils n’ont pas une aiguille au bled et que revenir habiter la maison familiale serait une honte nationale d’autant qu’ils n’ont jamais transféré un sou à personne.

On m’a traité d’imbécile quand j’ai dit que je rentrais la semaine suivante. La France est l’eldorado, on galère pour y entrer( j’suis d’accord sur ce coup) mais quand on a la chance comme moi d’y aller la dernière chose à laquelle n’importe quel crétin songerait c’est de la quitter de plein gré. paris

-Non mais t’es sérieux? Tu ne vas tout de même pas y retourner dans cet enfer ? Me dit-on .

-Oui, chez moi en ce moment ça chauffe mais c’est notre pays après tout, il faut bien participer à le reconstruire, apporter chacun sa petite pierre à l’édifice non ?

-Arrêtes de jouer aux héros, il n’ya aucune raison de retourner dans ce bourbier, d’autant que toi t’es un journaliste qui dénonce ces choses dans tes émissions, tu as fait objets de menaces, tu peux demander le statut de réfugié. Il y’a même une recommandation des Nations-unies qui interdit le rapatriement des centrafricains où qu’ils se trouvent en ce moment à cause de la situation sécuritaire.

Presque tous mes compatriotes et même des membres de ma famille m’ont sorti de solides arguments pour m’inciter à rester en France. je me demande si c’est parce que j’ai fait des émissions sur la question des centrafricains sans papiers en Europe et qu’ils veulent un jour me rire au nez en disant finalement toi aussi tu n’as pas résisté à la tentation ?

Décidément les gens qui restent illégalement en France sont plus souvent manipulés par leur proches. On m’a fait miroiter la belle ville de Paris et mille autres raisons pour ne pas remonter dans l’avion en direction de Bangui.

J’avoue qu’au premier coup de feu que j’ai entendu à mon retour à Bangui j’ai murmuré : Bienvenu en enfer blogueur centro.

La France mérite sa médaille d’argent, l’une des questions que plusieurs amis m’ont posé est celle-ci : -Tu t’es au-moins tapé une blanche j’espère ?

Parceque si je me suis permis de quitter la France si belle si attrayante après deux semaines et que je suis parti sans me taper une blanche, je dois vraiment être à leurs avis le roi des crétins.

-Alors tu t’es tapé une blanche blogueur centro ? Ne comptez pas sur moi pour vous faire le récit de mes aventures libidinales.

Médaille d’or, j’ai nommé Champion l’Ouganda le pays où un dollar fait 2500 Shilling la monnaie locale. En faisant du shopping pour une fois j’ai dépensé un million…de shilling. Ce pays n’est pas fait pour le pauvre francophone que je suis. Ils roulent à gauche, volant à droite, leur taxi sont des mini-bus, leur policiers sont habillés en blanc et je m’efforce tout de même à leur parler anglais mais y’en pas un pour me répondre quand par reflex je lui dit bonjour. taxi ougandais

L’Ouganda, un pays qui fait mentir Bozize qui pensait qu’il fallait exploiter le pétrole centrafricain pour développer le pays. La principale ressource de l’Ouganda c’est l’agriculture, ils viennent de découvrir un site où il y’aurait du pétrole mais le pays de Yoweri Museveni n’exploite ni diamant, ni aluminium, ni or. Cependant j’ai été jusqu’à Gulu une province du nord de l’Ouganda on m’a logé à « Bomah », un hôtel 4 étoiles alors que Bangui la capitale de la RCA ressemble plutôt à un village. Dix ans jour pour jour le très intelligent Bozize et sa clique attendaient l’exploitation du pétrole pour transformer ce pays avec une baguette magique. Le milliardaire Bozize et les membres de sa famille, ainsi que les nostalgiques de son régime suicidaires font encore courir la rumeur de son retour imminent, mais bon l’espoir fait vivre. Laissons les rêver, notre General national a prit ses jambes à son cou. En dix ans il n’avait pas pu restructurer et former une armée républicaine ce n’est pas aujourd’hui qu’il reviendrait en héros. Bozize en a fait voir de toute les couleurs aux centrafricains et la dernière chose qu’aucun d’eux souhaiterait c’est le retour de ce Monsieur qui s’est longuement évertué à démontrer son incapacité à gouverner un petit état de moins de cinq millions d’habitants. La LRA de Joseph Kony a été chassée de l’Ouganda par l’UPDF l’armée Ougandaise, aujourd’hui ils sévissent en RCA parcequ’il n’ya pas d’armée en Centrafrique.

Apres nos trois lauréats j’ai envie d’évoquer mon aventure Camerounaise, je ne peux m’empêcher de le faire. Comment parler de mon périple du mois de Juin en oubliant Douala et ses poissons fumés, ses canettes de heineken, ainsi que ses filles super canons ? Douala la ville magique dont je suis tombé amoureux comme les milliers de centrafricains qui s’y sont réfugiés depuis le 24 Mars 2013. Comment oublier les taximen, les bendskiner( moto taxis), l’aéroport International de Douala et son dernier contrôle avant embarquement ? Apres avoir passé toutes les formalités, on attendait tranquillement dans la salle d’embarquement l’heure où on nous dira d’aller monter dans le Boeing d’Ethiopian airways quand débarquaient brusquement des corps habillés, je ne saurais dire exactement si c’était des douaniers ou des policiers. Sur leur instruction nous sommes sortis de la salle avons formé une queue, chacun avançait avec son bagage à main. Une dame, les mains habillés de gants fouillait de fond en comble nos valises. j’allais protester en disant que nos bagages avaient déjà été contrôlés mais bon laissons faire. Je voyage léger, je ne transporte que mes vêtements et quelques livres dans mon troller donc je n’ai rien à craindre, je ne vais qu’observer.

Erreur, après avoir constaté que ma valise ne contenait que mes vêtements la dame décidait qu’elle était très lourde pour aller en cabine, je protestais :

-Mais Madame ça avait été pesé par le personnel de la compagnie et vous vous n’avez même pas de balance.

Crime de lèse majesté…

-puisque ce sont les gens de la compagnie qui viendront vous faire monter dans l’avion… D’abord mettez vous déjà de côté et laissez passer les autres…

-Bon c’est comme vous voulez je me mets de côté.

Elle se ravise et lance à mon endroit sur un ton mi-conciliant, mi menaçant :

-Monsieur ici c’est le dernier contrôle qui vous fera monter ou non dans l’avion au-lieu d’être souple vous voulez créer de palabres ?

Effectivement j’ai vu des chinois, des asiatiques pour la plupart être conciliants avec quelques billets de dollars. La dame trouvait par exemple que les raquettes d’un indien devaient faire partie des bagages en soute, et donc elle les confisquait. Le Monsieur tenait tellement à ses rackettes qu’il les a remis dans sa valise après avoir donné quelques dollars.

Elle fini même par être totalement conciliante en me disant « pourquoi t’es dur comme ça, en tout cas aujourd’hui tu vas m’acheter du soda avant de partir. »a J’aurais jamais fait ça mais bon, j’ai déjà passé trois nuits imprévus à Douala et pour ne pas déclencher la colère de mes boss qui m’attendaient pour une formation en Ouganda, je glissais un billet de deux mille francs CFA à la dame avant de filer…

 

 


Medias traditionnels et nouveaux médias : Faut-il envisager le journalisme autrement? Rencontres 4M Montpellier

Trois jours durant Montpellier était la capitale mondiale de l’information. Cette ville a réunit du 12 au 14 juin 2013, journalistes et citoyens journalistes venus des quatre coins de la planète. Montpellier peut se vanter d’avoir été le théâtre de débats passionnants entre les gens qui relatent les faits et ceux qui écrivent l’autre l’histoire. La toute petite histoire, celle qui ne fait pas la une de l’actualité, qu’on ne regarde pas aux infos de 20h. En tout cas, pas celle dont se satisfont les téléspectateurs assis au chaud dans leur salon.

Les rencontres 4M de Montpellier ont soulevé des questions essentielles à l’heure ou le métier de l’information avec l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux connait un bouleversement fondamental.

Donner l’information est-il l’apanage des journalistes ? Peut-on faire confiance à une information donnée par un simple citoyen qui n’a pas appris la déontologie et l’éthique journalistique ? Le métier du journaliste est-il en danger si tous les citoyens se mettent à donner de l’information via les réseaux sociaux ? Quel avenir pour les médias traditionnels ?

Je me souviens de cette remarque de Philippe Couve qui m’a décroché un sourire : « Que les journalistes se rassurent, j’ai croisé plusieurs blogueurs, aucun d’eux n’a l’intention de vous prendre votre boulot. En général les blogueurs sont des gens qui ont déjà un métier. Ce sont parfois des médecins, artistes, cuisiniers etc. »

Nous assistons aujourd’hui au bouleversement d’un ordre établi et personne ne sait jusqu’où cela ira. Je parle ici de l’information verticale. Les rédactions savent à présent que cette dictature qui leur permettait dans le passé de hiérarchiser les informations à leur guise et de passer sur leurs ondes uniquement ce qu’ils jugent important est révolu. Que cette aliénation, cette manipulation à grande échelle dont je parlais dans Couleurs tropicales et qui veut que cela soit les politiques et les médias qui décident vers quel coté on doit orienter nos regards.  (Et il faut être dans le secret des dieux pour savoir pourquoi aujourd’hui on allume les projecteurs sur tel pays ou tel événement alors qu’aux quatre coins de la planète il se passe des choses préoccupantes dont personne ne parle.)

Aujourd’hui, il y a une nouvelle tendance. Les journalistes sortent de moins en moins des scoops mais les blogueurs sont nombreux à faire le buzz. Des citoyens lambda, activistes des droits de l’homme, artistes à travers leurs plumes révèlent à la planète entière des faits qui échappent aux professionnels des médias, ou plutôt des faits que les médias par contraintes professionnelles passent sous silence. Le sujet de la réunion d’urgence sur la RCA organisée par Médecins Sans Frontières France à laquelle j’ai été invité à prendre part corrobore ces propos : Comment remettre la RCA sur l’agenda international ?

De retour d’une mission de 2 semaines en Centrafrique cette ONG fait le bilan d’une situation humanitaire au dessus du seuil de l’urgence. Mais aussi surprenant que cela puisse être la RCA semble oubliée de tout le monde, autant des médias que des institutions internationales.  Trois mois après la prise du pouvoir par la rébellion Seleka le quotidien des centrafricains est fait d’assassinats, de meurtres, de pillages et de viols etc.

La communauté internationale impose comme condition pour une aide financière la sécurisation du pays, or celle-ci ne peut se faire sans le désarmement des éléments de la Seleka. Une rébellion constituée de plusieurs factions rebelles. Toute la racaille qu’on pouvait trouver en Centrafrique, au Tchad et au Soudan. Ce désarmement est toujours rejeté aux calendes grecques parce que ces derniers veulent être payés. Seulement Michel Djotodja n’a pas un rond et personne ne veut payer les mercenaires. Alors ils se payent tranquillement en pillant la population et en se comportant comme s’ils étaient encore au maquis. Mais cela personne n’en parle.

Du coup, ce sont les centrafricains qui s’emparent de la chose. J’ai plus de quatre milles amis sur Facebook. Pour la plupart des centrafricains qui n’ont pas accès aux médias traditionnels, c’est sur ce réseau social qu’ils poussent leur cri du cœur et dénoncent les exactions de la Seleka.

Presque tout le monde (jeunes, vieux, commerçants, lycéens, universitaires) est présent sur l’internet et les réseaux sociaux.

Ces réseaux sociaux servent entre autre à  communiquer, échanger, voire donner des alertes. En un mot ce sont des médias (moyens de diffusion d’informations).

Ces nouveaux médias  peuvent-être utiles à la fois pour les médias traditionnels et les populations de plusieurs manières :

D’abord, les populations des zones reculées, souvent oubliées des autorités du pays et coupées du reste du monde. Dans les grands médias, on en touche un mot de temps à autre quand il s’y passe un événement majeur. Encore que la classification des informations en « la une de l’actualité » ou fait de moindre importance dont il faut toucher juste un mot dépend de chaque rédaction.

Du coup, personne ne peut mieux parler d’une région, la faire connaitre, montrer ses problèmes au monde entier que les autochtones. Ce travail revient aux journalistes citoyens issus de ces communautés qui écrivent sur leurs réalités et rendent ainsi service à leurs communautés.

Une radio FM est limitée dans un espace bien déterminé alors que si vous postez un contenu en ligne dans la seconde qui suit vous mettez le monde entier au courant de vos problèmes. Non seulement vous pouvez avoir de l’assistance en ligne, des expériences qui ont marché ailleurs qu’on peut adapter dans votre contexte mais encore faire à travers votre simple publication un plaidoyer auprès de la planète entière, et auprès des partenaires au développement pour voler à votre secours.

On peut ne pas émettre en streaming mais mettre les contenus de nos productions (textes, sons, photos sur le web) pour créer des interactions et susciter les réactions des internautes sur les contenus de nos programmes. A ce moment l’association de l’internet et du média traditionnel donne une valeur ajoutée au travail du journaliste. Ces derniers devraient poursuivre les débats traités dans leurs émissions sur le net (blogs et réseaux sociaux) pour créer l’interaction et donner la chance à un plus grand nombre de gens d’en discuter. Beaucoup de jeunes n’écoutent pas la radio mais peuvent cliquer sur le lien d’un article au titre racoleur à-partir de Facebook ou Twitter et avoir ainsi accès à cette information.

Ensuite, même dans les grandes rédactions, il y a des sujets qui sont purement et simplement écartés. Ceci à cause des mœurs locales, de la législation en vigueur dans le pays, de la ligne éditoriale de la station. Ces sujets peuvent être traités par un journaliste membre de la rédaction sur son blog, et permettre ainsi à son lectorat de débattre du sujet rejeté par sa rédaction. ( : https://rcainfo.mondoblog.org/2013/05/17/ils-sont-journalistes-et-homophobes/)

Autre raison de tenir compte du travail du journaliste citoyen, c’est que les journalistes ne sont pas toujours là à l’heure H où se passe un événement. Une photo, une vidéo, une dépêche d’un citoyen peut-être ensuite utilisée par les médias traditionnels.

Donner de l’information est-il l’apanage des journalistes ? Un citoyen n’a-t-il pas le droit de se prononcer sur un sujet qui le touche en particulier ? Les blogs sont une mines d’informations et de sujets de reportages, écrit par des citoyens et pouvant être reprit par les rédactions. Je me suis plusieurs fois amusé à proposer en séance de rédactions des sujets de blogueurs de la plateforme Mondoblog et des mondoblogueurs en particulier, sujet acceptés par la rédaction. Il y a des choses qui nous échappent au profit des informations institutionnelles. Les blogs ont l’avantage de traiter d’abord la proximité.  D’autres encore ont une connaissance plus technique et scientifique de certaines questions et ils en traitent avec aisance sur leur blog.

Le rôle du journaliste est de rechercher et vérifier l’information avant de la diffuser au public. Les blogueurs utilisent le plus souvent les genres d’opinion. Le blog peut dans ce cas apporter un plus à travers une vision décalée de la situation. Le blogueur qui écrit sur un sujet n’a pas les mêmes contraintes professionnelles que le journaliste (ligne éditoriale, charte, format de quelques secondes etc.) A Radio Ndèkè-luka par exemple, il est clairement dit dans la charte que Radio Ndeke-luka diffuse les faits et s’interdit tout commentaire.

Cependant, après la réponse aux 5 W (qui a fait quoi, quand, où et pourquoi), le lecteur, l’auditeur ou le téléspectateur qui est particulièrement concerné par le sujet a besoin d’en savoir plus : « le pourquoi du comment », quelles sont les éventuelles conséquences etc.

A ce moment, un blog qui se contente de genres factuels et donne les informations comme les médias traditionnels représente peu d’intérêts. Il existe des milliers de médias avec de grands moyens capables de faire la retransmission en direct d’un événement, d’interviewer les principaux acteurs et qui ont en terme de crédibilité un clair avantage sur le blog. Ce qui est plus intéressant à mon humble avis c’est soit un témoin oculaire qui écrit son témoignage, le blogueur qui raconte les choses d’une autre manière que les médias traditionnels qui eux ne privilégient pas forcement certains aspects importants pour les concernés. Ainsi que les commentaires, analyses avec images ou vidéos à l’appui de ces informations. Un blog doit rechercher le plus qui n’est pas dit aux infos au lieu de faire le même travail que les médias traditionnels. Il contribue ainsi à ne pas sevrer celui qui a envie d’en savoir plus sur un événement.

Notre métier est-il en danger si tous les citoyens deviennent des journalistes ? Au contraire nous avons besoin de ces chasseurs d’informations et d’images qui peuvent immortaliser un événement quand aucun journaliste n’est présent au moment M où se déroule l’action. De plus en plus de médias utilisent les éléments et associent même ces journalistes citoyens(les observateurs de France 24, Mondoblog avec RFI)

Le travail du journaliste et du blogueur sont complémentaires. Le plus important c’est l’auditeur, le téléspectateur ou le lecteur. Il faut lui donner la possibilité d’avoir une vision panoramique de la situation.

La question du groupe cible est également important, on ne blogue pas pour les mêmes groupes cibles. Tout comme il y a des médias spécialisés en politique, en sport, en art et culture ou en économie etc. Un blog doit adapter son contenu à son lectorat. L’information est comme un produit de consommation et doit répondre aux aspirations des consommateurs. S’il existe des médias d’information générale ce n’est pas la même chose quand on décide de créer un blog où on parle à la fois de cuisine, de football et de philosophie on a très peu de chance de fidéliser un lectorat.

Les médias sérieux recherchent vérifient et diffusent les informations après plusieurs recoupements. Le blogueur n’est pas tenu par ces règles déontologiques. Du coup, on peut être amené à penser que ses informations, analyses et commentaires sont très subjectifs et ne méritent pas qu’on y accorde beaucoup de crédit. Sauf que même dans les médias traditionnels en traitant un sujet on est soumis à ce difficile exercice de casting des invités : Entre le témoin qui raconte, l’expert ou le spécialiste qui explique, le leader d’opinion qui prend position, la victime qui témoigne c’est au public de se faire sa propre opinion par rapport à tout ce qui est dit. Dans quelle position doit se poser un blogueur qui écrit en général sur un sujet qui l’intéresse (pas qu’il maîtrise forcement) et qui donne ainsi par ses interrogations la possibilité à son lecteur d’apercevoir une facette du problème posé ? Celui de témoin, du spécialiste, de victime ? Sa position détermine l’intérêt qu’on pourrait porter à son travail.

Maintenant, le journaliste que je suis ne souhaite pas qu’à la fin du mois son patron lui dise qu’il n’aura pas de salaire parce qu’on arrive pas à vendre… Faire face à la concurrence de ces nouveaux médias qui donnent l’information gratuitement et arriver à payer les factures, assurer l’avenir d’un métier. Je ne suis pas un Pierre Hasky pour répondre à cette interrogation… A chacun son boulot !


Le cas Baba Ladé: Contentez vous de la version officielle à venir…

Veni,  vidi,  vici, peut s’exclamer Abdel Kader Baba Ladé. Le Chef Rebel Tchadien, général autoproclamé qui s’est rendu aux autorités centrafricaines le 02 Septembre 2012.

Baba Ladé est reconduit immédiatement dans son pays  le lendemain de son arrivée à Bangui. Celui qui a défrayé la chronique des affaires criminelles ces dernières années, qui a tué, violé, extorqué de l’argent, pillé et brulé des villages entiers repart sans être entendu par un juge d’instruction.

Baba Ladé accompagné de 2 ministres et du Médiateur de la République s’est envolé pour son Tchad natal  laissant derrière lui  des cadavres, des familles dispersées et près de 3.000 hommes selon ses propres dires.

Selon les informations de Radio France Internationale que je cite : « dès l’arrivée de Baba ladé Au Tchad, un accord est intervenu samedi 9 septembre entre l’ex-chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), et les gouvernements tchadien et centrafricain. Cet accord concerne l’avenir des miliciens du chef rebelle qui se trouvent actuellement en République centrafricaine. Il est prévu que les hommes de Baba Laddé, qui a lui-même déposé les armes avant de rentrer au Tchad cette semaine, seront cantonnés à la frontière avant d’être pris en charge par les autorités tchadiennes. Ils ont un mois pour rentrer au Tchad. Abdel Kader Baba Laddé affirme disposer de 3 000 hommes armés en République centrafricaine.

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Le cas Baba Ladé: Contentez vous de la version officielle à venir…

Veni,  vidi,  vici, peut s’exclamer Abdel Kader Baba Ladé. Le Chef Rebel Tchadien, général autoproclamé qui s’est rendu aux autorités centrafricaines le 02 Septembre 2012.

Baba Ladé est reconduit immédiatement dans son pays  le lendemain de son arrivée à Bangui. Celui qui a défrayé la chronique des affaires criminelles ces dernières années, qui a tué, violé, extorqué de l’argent, pillé et brulé des villages entiers repart sans être entendu par un juge d’instruction.

Baba Ladé accompagné de 2 ministres et du Médiateur de la République s’est envolé pour son Tchad natal  laissant derrière lui  des cadavres, des familles dispersées et près de 3.000 hommes selon ses propres dires.

Selon les informations de Radio France Internationale que je cite : « dès l’arrivée de Baba ladé Au Tchad, un accord est intervenu samedi 9 septembre entre l’ex-chef rebelle Abdel Kader Baba Laddé, chef du Front populaire pour le redressement (FPR), et les gouvernements tchadien et centrafricain. Cet accord concerne l’avenir des miliciens du chef rebelle qui se trouvent actuellement en République centrafricaine. Il est prévu que les hommes de Baba Laddé, qui a lui-même déposé les armes avant de rentrer au Tchad cette semaine, seront cantonnés à la frontière avant d’être pris en charge par les autorités tchadiennes. Ils ont un mois pour rentrer au Tchad. Abdel Kader Baba Laddé affirme disposer de 3 000 hommes armés en République centrafricaine.

Les autorités centrafricaines se sont aussi engagées à examiner le cas des membres de l’ancien mouvement rebelle emprisonnés sur leur territoire. »

Le Pasteur Ministre de l’Administration du Territoire a apporté un démenti formel et fustigé au passage les medias qui ont signalé la présence du Chef de l’Etat parmi la délégation qui a reçu Baba Ladé à l’Aéroport International Bangui M’poko. Le membre du gouvernement a tenu à préciser que : « Dans les prochains jours, le gouvernement se réserve le droit d’y apporter une riposte appropriée et d’éclairer la lanterne de l’opinion nationale et internationale sur les enjeux de la reddition de Baba Ladé qui au demeurant a déjà regagné mercredi dernier son pays le Tchad ».

Et voilà. Le jour du départ de Baba Ladé les journalistes ont été empêchés de poser des questions tant à Baba ladé qu’à la délégation qui l’a escorté. Pas de commentaires, les victimes n’ont pas de mot à dire, personne ne doit commettre le crime de se prononcer sur le cas baba-ladé. Quel crime de lèse majesté que de vouloir des réponses, et ne pas se contenter d’attendre patiemment les informations que le gouvernement se réserve le droit de fournir dans les prochains jours ?

Les informations de nos jours c’est un peu comme en philo ; chacun donne sa version de la vérité ou si vous voulez des faits. L’information est plus que jamais manipulée, déformée, cachée au nom d’intérêts qui ne disent pas leurs noms.

La presse est  un pouvoir que tous s’efforcent à dompter et à contrôler. Ces journalistes naguère empêcheurs de tourner rond,  entrent à présent malgré eux en masse dans le rouleau compresseur du système érigé pour « se foutre du monde ».

Attachés de presse, entreprises de presses, conseillers en communication et autres professionnels des médias employés par les hommes politiques et grandes sociétés mettent tout leur savoir-faire au service de leur employeurs dans le seul but de distraire le peuple, lui dire ce qu’ils veulent qu’il écoute ou encore passez moi le terme : faire avaler des salades à la masse que nous sommes .

D’autres parts, tout ce beau monde a compris qu’avec quelques millions on peut redorer son blason et du coup ils s’y mettent tous. Résultat: c’est vous et moi qui devons supporter à longueur de journée leur pub sur notre petit écran de télévision, les plus belles images des dictateurs (avec les mains tachées de sang) mais qui, parce qu’ils sont actionnaires, donateurs ou je ne sais quoi encore  deviennent carrément des stars de télévision.

Je l’ai dit plus haut : la succession des événements qui constituent l’actualité quotidienne sont l’objet de diverses interprétations. Mais où est ce qu’il est écrit que la classification de ces faits en “évènements majeurs ou de moindres importances”, information qu’il faut divulguer ou pas  est l’apanage de certaines personnes ? Pourquoi vous et moi devons nous nous contenter de la version officielle des faits ? Même sans être des spécialistes n’a-t-on pas le droit de nous exprimer sur tel ou tel sujet de l’actualité qui nous touche en particulier ? Doit on ne pas dire ce qu’on ressent, observe ou qui nous révolte ? Cette liberté d’expression est-elle exclusivement réservée à certaines gens ? Que nenni ! Voilà une tribune libre et interactive qui nous permet de donner notre point de vue sur l’actualité, une tribune qui en principe est personnelle et soumise à aucune ligne éditoriale mais que l’on cherche à contrôler. Mon blog, c’est mon cahier personnel, mon journal intime, tout ce que je dis sur ce blog m’engage, et moi seul.

 

 


La vraie histoire de la « Convivialité » made in Mondoblogyaounde.org

Dimanche dernier, c’est mon téléphone qui me tira des bras de Morphée. Allô ? J’entends Gérard qui  demande s’il m’a réveillé.

– non t’inquiète ça va.

-T’es bien rentré hier ?

– Mouais !!!  Marmottais-je

Non mais tu te rends compte ? Enchainait Gérard. On était 5 autour de la table et 5 nationalités différentes mais quelle convivialité ?

Pfffffttt !!!

-Quoi, t’as pas aimé la soirée d’hier?

-Si si, j’ai aucun problème avec la soirée d’hier, mais avec  le mot  « Convivialité »  …Nous en avons fait un jargon ésotérique réservé aux seuls initiés d’un groupe de mondoblogueurs…déjà j’en connais un ou deux qui la ramènent tout le temps alors, t’écouter un non initié me le cracher dans les oreilles tôt le matin comme ça, me met dans tous mes états…Et puis bof ! C’est là que je me suis dit, pourquoi  ne pas vous la raconter  la véritable et fameuse histoire de la Mondoconvivialité ?

Écoutez  donc:

Tout a commencé un soir d’Avril 2011 à Yaoundé, lors d’une petite sortie entre mecs. On va l’appeler Claude, c’est lui qui posa cette question : Un instant les gars, alors parmi vous tous là personne n’aura la petite blanche ? Vous n’êtes tout de même pas une bande de dégonflés…

Bah non, répond le groupe en chœur…

Toi Johnny, t’es le plus proche d’elle, tu t’en charge ou tu laisse un plus courageux le faire ?

Beuh…J’ai pensé que pour euh…maintenir la convivialité dans le groupe il ne fallait pas…

Laisse tes histoires de convivialité là, tu le fais ou pas ? Je peux même te donner les armes qu’il faut pour y arriver si tu sais pas t’y prendre…

Ok, bon je vais le faire,

T’es sûr ?

-Vous inquiétez pas, faites moi confiance, j’ai même pas besoin de coaching.

Convivialité, ça a fait rire tout le monde sur le coup, mais après il fallait assumer voire assurer, tenez par exemple :

Hey monsieur Convivialité ça avance ou pas ? Si tu veux juste tourner autour du pot laisse nous foncer.

Finalement j’ai pris l’avion sans avoir accompli la mission, je garde juste de bons souvenirs d’une amie avec laquelle en cinq jours j’ai pu participer à une messe, visité un musé, fait du shopping au marché Mokolo de Yaoundé, partagé des barres de chocolat. Une amie qui prenait ses jambes à son cou lorsque je débarquais avec une araignée morte.  Et voilà tout !!!

Moralité de l’histoire: Au-delà des fleuves et monts qui bordent nos horizons y’a tellement de choses et de gens super intéressantes qu’on aimerait rencontrer et découvrir. Le monde est peuplé de gens qu’on a rencontré et  perdu de vue le long de la vie. Chaque personne est unique comme hier soir. Gerrard est français il est représentant d’une ONG anglaise qui travaille dans la protection des enfants en Centrafrique, Ginette est burundaise elle travaille aussi pour une ONG basée dans la ville de Bria en centrafrique. Hamadou est Mauritanien il travaille avec les victimes de conflits armées et Karl  un étudiant camerounais qui vit en RCA . Je les ai tous rencontré grâce à Gérard. J’étais tellement bourré hier soir que je n’ai pris les coordonnées de personne, je sais juste que Hamadou déteste Mamadou Tandja, que Karl en veut à Paul Biya pour quelle raison je ne sais plus, que Ginette aime bien ce pays dont je ne vois que les mauvais côtés. Un an plutôt j’ai côtoyé Trois camerounais, deux Congolais, deux français dont un d’origine libanaise, deux Togolais, un Mauritanien et nos rapports étaient très convivial looooollll !!!  Avec cette histoire vous faites désormais partie de la secte des  mondoconvivialités. Et donc vous pouvez la raconter le soir à côté du feu en l’assaisonnant à votre manière.

PS : Surtout evitez ce genre de challenge, ça tue la convivialité


Les vraies raisons des événements du 02 Août 2012 à Bangui

La manifestation des candidats malheureux au recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines a failli virer au drame. Nous sommes passé à deux doigts d’une révolution, voyez plutôt les faits qui se sont déroulés le 02 Aout dernier:

Les manifestants du 7e Arrondissement de la ville de Bangui se sont attaqués en début d’après-midi à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale de la capitale permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer dans la nature. Seuls quelques prisonniers expatriés ne sachant où aller se sont empêchés de s’enfuir. Ajouté à cela, le pont du camp Kassaï conduisant à la caserne militaire qui a également été cassé.

Des dégâts matériels ont aussi été enregistrés dans certains arrondissements de la capitale dans la matinée :

Le monument du 15 Mars 2003 situé au rond-point du 4e arrondissement et qui commémore la date du putsch qui a porté au pouvoir le General François Bozizé a été désarmé de son AK-47 et de son drapeau. Parmi les bustes de tous les Présidents de Centrafrique posés au monument du cinquantenaire celui du Président Bozizé a tété cassé.

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Les vraies raisons des événements du 02 Août 2012 à Bangui

La manifestation des candidats malheureux au recrutement dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines a failli virer au drame. Nous sommes passé à deux doigts d’une révolution, voyez plutôt les faits qui se sont déroulés le 02 Aout dernier:

Les manifestants du 7e Arrondissement de la ville de Bangui se sont attaqués en début d’après-midi à la prison centrale de NGARAGBA où ils ont cassé toutes les portes de cette principale maison carcérale de la capitale permettant ainsi aux prisonniers de s’évaporer dans la nature. Seuls quelques prisonniers expatriés ne sachant où aller se sont empêchés de s’enfuir. Ajouté à cela, le pont du camp Kassaï conduisant à la caserne militaire qui a également été cassé.

Des dégâts matériels ont aussi été enregistrés dans certains arrondissements de la capitale dans la matinée :

Le monument du 15 Mars 2003 situé au rond-point du 4e arrondissement et qui commémore la date du putsch qui a porté au pouvoir le General François Bozizé a été désarmé de son AK-47 et de son drapeau. Parmi les bustes de tous les Présidents de Centrafrique posés au monument du cinquantenaire celui du Président Bozizé a tété cassé. Des jeunes  ont bravé les militaires, affronté les balles réelles,  barricadé les routes etc. Pour protester contre ce qu’ils appellent spoliation, recrutement clanique, fraude massive. Le Centrafrique est passé à deux doigts d’un « printemps centrafricain »…Une goutte d’eau qui a failli déborder la vase. Dommage que les autorités n’y ont encore vu comme d’habitude que de la manipulation. Ces jeunes seraient manipulés par les opposants selon le Ministre délégué à la Défense et fils du Chef de l’Etat.

Mais réfléchissons objectivement au pourquoi de ce drame qui a plongé le centrafricain dans la peur et la crainte de revivre des événements douloureux d’un passé encore récent.

Il faut d’abord noter que les frais de dépôt de dossier de candidature étaient fixés à 5.000 Frs CFA, sans compter qu’il fallait constituer son dossier c’est-à-dire payer le certificat de nationalité, le casier judiciaire, les photos d’identités etc.

Se sacrifier pour 5.000 Frs CFA me direz vous, mais cette somme représente beaucoup de choses et rien à la fois en Centrafrique. Des jeunes ont affirmé avoir vendu leurs biens, leur strict nécessaire pour réunir cet argent. Trouver 5.000 frs CFA est très difficile à Bangui, tout comme on achète presque rien avec cette somme en Centrafrique. Les prix des denrées de premières nécessités ont connu des hausses vivement décriées par la population malgré un arrêté bloquant lesdits prix. Le centrafricain moyen vit en dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour.

Trouver un emploi en Centrafrique tient presque du miracle. Il existe dans le pays un collectif de diplômés sans emploi qui fait grève régulièrement pour l’intégration de ses membres dans la fonction publique. L’inégalité sociale atteint un niveau si flagrant que la majorité de la population qui souffre commence à détester cette minorité qui croule sous la richesse. Des gens qui naguère n’avaient rien mais qui aujourd’hui sont de multi millionnaires juste parce qu’ils sont du clan du chef de l’état.

Ensuite, on organise un test sans définir les critères de sélections. Tout le monde pouvait postuler vu qu’il n’y’avait pas de profil spécifié. On fixe le montant du dépôt de candidature à 5.000FrsCFA, on prend plus de 10.000 dossiers, fait passer un test à 10.000 candidats pour finalement retenir environs 700 personnes.

Les événements du 02 Août 2012 devraient faire réfléchir ceux qui sont au pouvoir. L’histoire nous apprend que c’est la rue, et la révolution populaire qui a renversé de nombreux régimes si forts soient ces derniers. La maxime reste incontestée : On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.

Mais s’ils s’obstinent à voir dans toutes les revendications de la manipulation politiques…

 

 


François Hollande déroulera t-il le tapis rouge aux dictateurs africains ?

Il convient « que les Africains eux-mêmes puissent organiser le soutien au Mali », a déclaré M. Hollande lors de l’interview télévisée du 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille en 1789.

« Nous devons apporter toute notre solidarité au Conseil de sécurité, il y a une résolution qui permet justement de faire cette intervention avec le soutien de l’ONU », a poursuivi M. Hollande…

Depuis son investiture plus d’un africain se demande ce que réserve le Président François Hollande aux peuples africains. Tout le monde ayant encore en mémoire cette sortie de Nicolas Sarkozy le 28 Mai 2008 au Cap en Afrique du Sud :

«La France veut refonder ses relations avec l’Afrique. Elle ne veut pas être en Afrique pour perpétuer sous d’autres formes, des rapports inégaux qui appartiennent à un passé révolu. La relation entre la France et l’Afrique ne peut plus être fondée sur des accords et sur des politiques qui sont des survivances d’une époque où le monde était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui.»

On a cru un instant que l’Afrique avait enfin trouvé le chef d’état français qu’il fallait, celui décidé à mettre fin à cette France qui tire les ficèles en Afrique, à la main mise de la France dans les décisions engageant la destinée des pays africains, à l’ingérence de la France dans les affaires intérieures des états africains, à cette France qui utilise les leaders africains comme des marionnettes pour servir ses intérêts au grand dam de leur populations… Grosse erreur, les actions qui ont suivi parlent d’elles mêmes et il n’a pas fallu bien longtemps pour se rendre à l’évidence, les choses n’ont pas changé.

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François Hollande déroulera t-il le tapis rouge aux dictateurs africains ?

Il convient « que les Africains eux-mêmes puissent organiser le soutien au Mali », a déclaré M. Hollande lors de l’interview télévisée du 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille en 1789.

« Nous devons apporter toute notre solidarité au Conseil de sécurité, il y a une résolution qui permet justement de faire cette intervention avec le soutien de l’ONU », a poursuivi M. Hollande…

Depuis son investiture plus d’un africain se demande ce que réserve le Président François Hollande aux peuples africains. Tout le monde ayant encore en mémoire cette sortie de Nicolas Sarkozy le 28 Mai 2008 au Cap en Afrique du Sud :

« La France veut refonder ses relations avec l’Afrique. Elle ne veut pas être en Afrique pour perpétuer sous d’autres formes, des rapports inégaux qui appartiennent à un passé révolu. La relation entre la France et l’Afrique ne peut plus être fondée sur des accords et sur des politiques qui sont des survivances d’une époque où le monde était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui. »

On a cru un instant que l’Afrique avait enfin trouvé le chef d’état français qu’il fallait, celui décidé à mettre fin à cette France qui tire les ficèles en Afrique, à la main mise de la France dans les décisions engageant la destinée des pays africains, à l’ingérence de la France dans les affaires intérieures des états africains, à cette France qui utilise les leaders africains comme des marionnettes pour servir ses intérêts au grand dam de leur populations… Grosse erreur, les actions qui ont suivi parlent d’elles mêmes et il n’a pas fallu bien longtemps pour se rendre à l’évidence, les choses n’ont pas changé.

Il y’a deux ans à l’arrière, le 14 juillet 2010, Nicolas Sarkozy invite ses amis, chefs d’états africains à un diné pour la même commémoration. La tête des invités de Sarkozy me rappelle une histoire. Une franc-parler totalement différent des conventionnels et sempiternels discours diplomatiques. Ecoutons plutôt, c’est le capitaine Thomas Sankara qui parle « Dans notre chant de la victoire, notre hymne national, ceux là qui portent l’entière responsabilité ici en Afrique, nous les appelons les valets locaux. Parce que soumis à un maitre, ils exécutaient ici sans comprendre des actes, des ordres qui allaient contre leur peuple. (…) C’est dans ce contexte, Monsieur François Mitterrand, que nous n’avons pas compris comment des bandits comme Jonas Savimbi, des tueurs comme Pieter Botha, ont eu le droit de parcourir la France si belle et si propre. Ils l’ont tachée de leurs mains et de leurs pieds couverts de sang. Et tous ceux qui leur ont permis de poser ces actes en porteront l’entière responsabilité ici et ailleurs, aujourd’hui et toujours ».

Ensuite, voilà la réponse du President François Mitterrand : « là où il semble que nous nous séparons c’est lorsque vous condamnez le passage en France de M. Botha et celui de M. Savimbi. Mais, M. le président, je tiens à vous le dire : La France est un pays ouvert ! Qui que ce soit au monde, sauf s’il est coupable de crimes de droit commun, en dehors de toutes appréciations politiques, s’il veut venir en France, il peut y venir ! Le problème essentiel ne se situe pas là. Le problème essentiel se pose lorsque les personnalités étrangères qui viennent sur le sol de la France demandent qu’il leur soit réservé un accueil officiel, un accueil reconnaissant ce qu’ils sont et la politique qu’ils font. Nous nous sommes toujours opposés à cela. (…)

Revenons aux hôtes de Sarkozy. Inutile de les citer un à un, à quelques exceptions près, notamment Amani Toumani Touré du Mali et Ali Ben Bongo élu suite à une élection trop controversée et contestée, la quasi-totalité des invités de Sarkozy sont arrivés au pouvoir dans leur pays à la faveur d’un coup d’état et jusque-là gagnent systématiquement toutes les élections qu’ils organisent. Ils resteront sans doute au pouvoir aussi longtemps qu’ils préserveront les intérêts français dans leur pays, et si à leur mort ils sont restés fideles, ils verront leur fils leur succéder sur le trône. Ce ne sont pas les exemples qui manquent en Afrique francophone : Omar Bongo, Gnasingbé Eyadema… Quelque-soit les raisons qu’on voudrait mettre en avant pour justifier ceci ou cela, moi ce qui me gêne c’est quand une grande démocratie comme la France déroule le tapis rouge à des gens qui ont les mains couvertes de sang, qui ont tué pour prendre le pouvoir et qui martyrisent leurs populations.

Le cas Centrafricain : On croyait que l’opération barracuda, qui a porté au pouvoir le président David Dacko était d’une autre époque, mais c’est avec un pincement au cœur qu’on constate que c’était depuis la France que le porté disparu Charles Massi ravitaillait ses troupes qui assassinaient d’innocents centrafricains. L’actuel locataire du palais de la renaissance aussi vivait en France quand ses troupes progressaient vers Bangui pour prendre le pouvoir à Ange Felix Patassé. Pour ne citer que ces cas là, les rebellions sont souvent utilisées comme des moyens de pressions entretenus par des puissances invisibles pour préserver des intérêts égoïstes…

François Hollande déroulera t-il le tapis rouge à ces ex-rebelles devenus Présidents et qui gagnent par l’opération du saint esprit toutes les élections qu’ils organisent? Wait and see !!!


Ce que vous devez absolument savoir avant d’aller sur les sites de rencontre…

Source: buzzraider.frQue faire quand vous êtes un jeune plus ou moins fauché vivant quelque-part dans un pays du tiers-monde et que vous voudriez rencontrer l’une de ces créatures de rêve qu’on voit sur le net ?

Il va sans dire qu’on trouve tout sur internet et que les spammeurs, arnaqueurs et autres faussaires du même acabit se logent dans certains maillons de la toile. Cela tout le monde ou presque le sait déjà. Cependant et fort heureusement, en dépit de ces innombrables magouilleurs de tous poils que je viens d’évoquer il y’a de vrais et bonnes gens comme vous et moi qui vont sur le net. Et ce n’est pas vous qui me direz que tout ce beau monde y va uniquement pour envoyer et recevoir des mails. J’ai eu la chance de décrocher un boulot de vacance en tant que moniteur de cybercafé, et pendant deux mois j’ai pu aider des internautes à faire tout ce que les gens font en général quand ils vont sur le net…C’est simple: Puisque tout se trouve sur la toile, pourquoi ne pas rester tranquillement  devant l’écran de son ordinateur et se faire livrer les objets de sa convoitise ? C’est à ce moment que les choses deviennent quelques-fois compliquées, et même plus compliquées qu’on ne l’imagine.

Les sites de rencontres dites gratuites vous racontent à la fin de votre inscription ou quand vous cliquez sur la photo de la plus jolie fille du site que pour entrer en contact avec cette dernière il vous faut d’abord devenir un membre VIP ; pas besoin d’ajouter qu’il faut payer quelques Euro pour avoir ce privilège. Naturellement, je sais qu’il faut exclure cette option, déjà que vous devez vous saigner aux quatre veines pour payer votre ticket de cybercafé.

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Ce que vous devez absolument savoir avant d’aller sur les sites de rencontre…

Que faire quand vous êtes un jeune plus ou moins fauché vivant quelque-part dans un pays du tiers-monde et que vous voudriez rencontrer l’une de ces créatures de rêve qu’on voit sur le net ?

Il va sans dire qu’on trouve tout sur internet et que les spammeurs, arnaqueurs et autres faussaires du même acabit se logent dans certains maillons de la toile. Cela tout le monde ou presque le sait déjà. Cependant et fort heureusement, en dépit de ces innombrables magouilleurs de tous poils que je viens d’évoquer il y’a de vrais et bonnes gens comme vous et moi qui vont sur le net. Et ce n’est pas vous qui me direz que tout ce beau monde y va uniquement pour envoyer et recevoir des mails. J’ai passé une partie de mes congés de l’an dernier à jouer au moniteur de cybercafé, et pendant deux semaines j’ai pu aider des internautes à faire tout ce que les gens font en général quand ils vont sur le net…C’est simple: Puisque tout se trouve sur la toile, pourquoi ne pas rester tranquillement  devant l’écran de son ordinateur et se faire livrer les objets de sa convoitise ? C’est à ce moment que les choses deviennent quelques-fois compliquées, et même plus compliquées qu’on ne l’imagine.

Les sites de rencontres dites gratuites vous racontent à la fin de votre inscription ou quand vous cliquez sur la photo de la plus jolie fille du site que pour entrer en contact avec cette dernière il vous faut d’abord devenir un membre VIP ; pas besoin d’ajouter qu’il faut payer quelques Euro pour avoir ce privilège. Naturellement, je sais qu’il faut exclure cette option, déjà que vous devez vous saigner aux quatre veines pour payer votre ticket de cybercafé.

Ceux qui se croient malins et se font passer pour des nanas afin de loguer gratis comme membre VIP sur les sites de rencontres qui favorisent la junte féminine sont très vite rattrapés. S’ils ne sont pas entrain de zapper la horde des mecs qui leur font la cour, ils se mordent simplement le doigt en se demandant comment expliquer aux nanas qu’ils kiffent qu’en réalité ils sont des mecs qui recherchent leur dulcinée sans courir le risque de se faire zapper comme de vulgaires spammeurs?

Bien, si vous décidez d’être plus modeste, de ne pas viser le gros lot c’est-à-dire la fille blanche et friquée qui vous inviterait en Occident, ou la fille supercanon qui cherche son âme-sœur mais que vous voulez juste vous contenter des filles de la même condition de vie que vous. Je veux parler des filles de votre pays, issues de familles modestes qui s’inscrivent sur les sites de rencontre et qui sont peut-être fatiguées d’attendre le prince charmant. Si vous choisissez  d’être franc et que vous ne vous faites pas zapper quand vous expliquez à la fille que vous  n’êtes pas blanc et que vous  ne vivez pas en Occident, ensuite si elle accepte malgré tout cet handicap de donner son MSN puis son numéro de portable. Attendez encore avant de crier victoire. Au premier rendez-vous le nuage sur lequel vous viviez peut crever et la désillusion peut vous rendre muet quand vous vous apercevez que la silhouette qui se cache derrière ces « hots mails » et cette voix pleine de sensualité est tout simplement hideuse. Oh la la..

Mais me direz vous que maintenant  vous pouvez vous inscrire sur des sites comme facebook,  hi5 ou Tagged ainsi vous  avez la possibilité de draguer de vraies filles dont vous avez prit le soin de parcourir le profil et mater les photos. Sauf que là aussi il faut noter que : Primo les filles qui s’inscrivent sur ces sites ne le font pas en général pour faire des rencontres, ou du moins pour rencontrer un mec fauché. Secundo : vous devez d’abord créer votre propre profil sur le site, mettre vos photos, préciser vos centres d’intérêts et ce que vous recherchez en sachant que vos potes de classe, vos professeurs et même votre papa pourrait tomber dessus. Enfin, commencer à faire la cour patiemment  s’il y’en a une qui accepte non seulement de vous ajouter parmi ses amis mais encore de répondre à vos commentaires sur son profil et vos mails dans sa boite. Enfin, mais surtout avoir les moyens de la faire venir ou de vous déplacer dans son pays et prendre en charge son déplacement ainsi que son séjour si elle est d’accord de vous rencontrer. Plutôt mirobolant, non ? Ne convenez vous pas avec moi que tout cela est plus compliqué que de sortir et aller dire de vive voix en face à la nana du coin qui vous plait que vous voulez qu’elle vous accompagne chez monsieur le maire ? Internet reste très virtuel… Fort heureusement le net c’est comme la vie, et dans la vie y’a pas que les rencontres, sur internet aussi on peut trouver de milliers d’autres choses intéressantes et utiles. Cela aussi vous le saviez déjà non ?


Ces choses ne sont possibles qu’en Centrafrique…

Le ridicule ne tue pas, surtout pas en Centrafrique… Un pays unique en son genre où le jamais vu, le jamais vécu, « l’inarrivable » dans un pays normal est le lot des habitants. Ce qui est particulier chez le centrafricain c’est le caractère comique de ses malheurs, une façon de dédramatiser la misère.  Il s’y produit des scenarios tragicomiques qui hésitent entre les films d’horreurs et la jungle de Tarzan. J’exagère ? Voyez plutôt :

A l’heure où tous les dirigeants des pays riches se serrent la ceinture pour tenter de résoudre la crise économique à laquelle leurs pays sont confrontés, l’exemple qui interpelle étant celui du Président François Hollande de la France qui décide de réduire son salaire ainsi que celui de tout son gouvernement, en Centrafrique voici le tableau :

Oyé, bravo, mince, Regardez !!! Quand j’ai accouru comme tout le monde pour voir ce qui se passait qu’est ce que j’ai découvert ? Une limousine blanche…Ce n’était qu’une limousine dans laquelle un membre du gouvernement paradait, cranait à la manière des stars hollywoodiennes le visage voilé par des verres fumé. Les gens étaient épatés, stupéfaits, impressionnés parce que c’était la première fois de leur misérable vie de voir une limousine en vrai.

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Ces choses ne sont possibles qu’en RCA qui vient de battre un nouveau record…

Le ridicule ne tue pas, surtout pas en Centrafrique…Un pays unique en son genre où le jamais vu, le jamais vécu, « l’inarrivable » dans un pays normal est le lot des habitants. Ce qui est particulier chez le centrafricain c’est le caractère comique de ses malheurs, une façon de dédramatiser la misère.  Il s’y produit des scenarios tragicomiques qui hésitent entre les films d’horreurs et la jungle de Tarzan. J’exagère ? Voyez plutôt :

A l’heure où tous les dirigeants des pays riches se serrent la ceinture pour tenter de résoudre la crise économique à laquelle leurs pays sont confrontés. L’exemple qui interpelle étant celui du Président François Hollande de la France qui décide de réduire son salaire ainsi que celui de tout son gouvernement, en Centrafrique voici le tableau :

Oyé, bravo, mince, Regardez !!! Quand j’ai accouru comme tout le monde pour voir ce qui se passait qu’est ce que j’ai découvert ? Une Limousine blanche…Ce n’était qu’une Limousine dans laquelle un membre du gouvernement paradait, cranait à la manière des stars hollywoodiennes le visage voilé par des verres fumé. Les gens étaient épatés, stupéfaits, impressionnés parce que c’était la première fois de leur misérable vie de voir une Limousine en vrai. Heureusement que pour le plus grand plaisir de tous ces contemplateurs depuis l’événement du 15 Mars 2003 qui a porté au pouvoir le General François Bozize Yangouvonda, les nouveaux riches comme les surnomment certains compatriotes sont de véritables collectionneurs de voitures de luxe. Au point de se demander s’ils ont une compétition de qui ramènerait  la plus belle caisse au bled ? On a eu droit à une réplique Rolls Royce Phantom et une 4×4 Ford tunné à l’américaine que roule un pote du locataire du palais de la Renaissance, quelques petits modèles de hummer etc.  Sauf que…tout le monde sait qu’il n’y’a plus de route à Bangui, sans parler des ponts écroulés. Il faut avoir l’égo surdimensionné pour s’offrir ces genres de gros cylindrés dans un pays où les ornières, les trous béants sur la chaussée et ponts écroulés sont les premières attractions des touristes.

Le 13 Juin 2012 l’équipe nationale de football de Centrafrique a dû « mettre en gage » un membre de son staff dirigeant à Addis Abéba n’ayant pas pu payer les services de l’hôtel où la délégation centrafricaine avait logé. Ce centrafricain a passé quelques jours de plus en Ethiopie contre sa volonté le temps de réunir les fonds pour obtenir sa libération. …Bon, y’a pas à bouder vu qu’avant leur départ en Ethiopie la première dame leur a rendu visite et leur a donné…Un million de franc CFA. Faut-il revenir sur la démission du Coach Français des fauves de Bas-Oubangui Gilles Accorsi pour arriérés de salaire et absences de moyen pour travailler, notamment les manques de moyens pour organiser des matches amicaux?

Les centrafricains ont dû supporter deux augmentations successives du prix des hydrocarbures à la pompe en 6 mois : Le 1er Janvier 2012, les prix des hydrocarbures ont connu une hausse de 30 francs CFA à la pompe. Cette hausse a suscité la flambée anarchique des prix des produits de première nécessité sur les marchés centrafricains au détriment du panier de la ménagère. Le savon, l’huile le pain, etc. sont devenues un luxe. Les jérémiades étaient telles que la Ministre du Commerce avait dû prendre un arrêté baissant les prix des produits de première nécessité. Un arrêté boycotté par les commerçants qui ont boudé une décision unilatérale qui n’a pas tenu compte de l’augmentation du chiffre d’affaire, les tracasseries routières, les agents  véreux qui extorquent de l’argent aux commerçants etc. Le 1er Juin 2012, une seconde augmentation est intervenue ; cette fois-ci le pétrole connait une hausse de 30 francs à la pompe alors que l’essence et le gas-oil est majoré de 40 francs CFA. Cependant les salaires n’ont pas bougé d’un iota depuis des décennies. Entre temps tous ces nantis se font acheter l’essence par les contribuables. Très intelligent non ?

Terminons par  le dernier exploit en date : La Republique Centrafricaine est désormais classée parmi les 10 pays les plus dangereux au monde. C’est le classement Global Peace Index (GPI) 2012 réalisé par l’institut de recherche Economics and Peace. Cette information vient d’être rendu publique sur le site web de l’organisation.

Vous voulez vivre un film de Rambo, regardez des BJ75 bondées d’hommes armés jusqu’aux dents rouler à fond la caisseen pleine capitale ? Voir un convoi d’enfant se rendant dans un pays voisin attaqué par des hommes armés,  un pays où une minorité de gens parcequ’ils sont proches des autorités en place ne se refuse aucun plaisir, croupit sous des millions et dans lequel la masse de la population vit en dessous du seuil de la pauvreté avec moins d’un dollar par jour? Venez en RCA et vous vivrez tout ça au quotidien…


Gouvernement d’union nationale en Centrafrique : un piège à éviter

Le 24 Janvier 2012, répondant aux questions du site Opinions Internationales sur la situation humanitaire très préoccupante en RCA que je dénonce régulièrement sur mon blog, j’ai proposé ceci: « Je pense que toutes les forces vives de la nation devraient se retrouver autour d’une table pour discuter des voies et moyens pour aller vers une sortie de crise. Aujourd’hui, l’opposition politique et le pouvoir en place se regardent en chiens de faïence. (…) Mais si chacun campe sur ses positions, l’issue sera difficile à atteindre. La société civile doit également avoir son mot à dire, car c’est elle qui souffre.

Le dialogue reste l’unique moyen pour les Centrafricains de sortir leur pays du bourbier. Je suis heureux que cette même suggestion ait été faite à François Bozizé par le Président Idriss Déby Itno du Tchad et l’ancien Président du Burundi Pierre Bouyoya. Mais attention, dialoguer pourquoi ? Là est là question. Pour se partager le gâteau ? Contenter tout le monde et faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Comme le disait feu Président Ange Felix Patassé : « La RCA n’est pas un gâteau…pour se le partager »

Nous parlons d’une République, d’une nation, de notre pays que nous ont laissé en héritage nos pères, un héritage que nous devons préserver pour nos enfants. Un pays dont nous voulons être fiers, une République que nous voulons fréquentable, crédible, respectable et respectée.

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Centrafrique:Gouvernement d’union nationale, le piege à eviter…

 

Le 24 Janvier 2012 répondant aux questions du site Opinions Internationales sur la situation humanitaire très préoccupantes en RCA que je dénonce régulièrement sur mon blog, j’ai proposé ceci: «  Je pense que toutes les forces vives de la nation devraient se retrouver autour d’une table pour discuter des voies et moyens pour aller vers une sortie de crise. Aujourd’hui, l’opposition politique et le pouvoir en place se regardent en chiens de faïence. (…) Mais si chacun campe sur ses positions, l’issue sera difficile à atteindre. La société civile doit également avoir son mot à dire, car c’est elle qui souffre.

Le dialogue reste l’unique moyen pour les centrafricains de sortir leur pays du bourbier. Je suis heureux que cette même suggestion ait été faite à François Bozizé par le Président Idriss Déby Itno du Tchad et l’ancien Président du Burundi Pierre Bouyoya. Mais attention, dialoguer pourquoi ? Là est là question. Pour se partager le gâteau ? Contenter tout le monde et faire comme si tout va bien dans le meilleur des mondes ? Comme le disait feu Président Ange Felix Patassé : La RCA n’est pas un gâteau…pour se le partager

Nous parlons d’une République, d’une nation, de notre pays que nous ont  laissé en héritage nos pères, un héritage que nous devons préserver pour nos enfants. Un pays dont nous voulons être fiers, une République que nous voulons fréquentable, crédible, respectable et respectée.

Si nous avons l’amour de cette nation, c’est le moment où  jamais de faire passer l’intérêt de la nation avant les intérêts égoïstes. Depuis que le dialogue est ouvert par le Chef de l’Etat, des tractations, des prises de positions, des exigences, des listes de possibles membres de ce fameux gouvernement circulent et alimentent l’actualité ainsi que les rumeurs au point de se poser des questions sur les réelles motivations des gens et même sur les compétences de ces futurs membres du gouvernement.

Je suis d’accord qu’il nous faut avoir un gouvernement d’union nationale, ce gouvernement mis en place sur la base de consensus doit avoir pour credo la pratique de la bonne gouvernance c’est-à-dire l’Obligation de rendre compte, la transparence dans la gestion de la chose publique. Un gouvernement qui favorise la prise de parole et accepte la critique (quand on se sait surveillé on évite les erreurs de gestion mais quand on sait que le Chef suprême est mon oncle on peut se livrer à toutes les bêtises sans inquiétudes comme cela a été le cas par le passé).

Un gouvernement qui applique la primauté du droit, qui bannit l’impunité érigée en système de gouvernance et qui fait respecter les lois, réglementations et codes. Un gouvernement réceptif, qui prend des décisions qui répondent aux attentes de la population, qui est flexible, qui peut aller vers les gens.

Aujourd’hui pour être un pays crédible devant les institutions de Breton Woods et autres partenaires au développement il faut être un pays qui pratique des élections libres et démocratiques, qui pratique la bonne gouvernance et l’alternance démocratique. Je l’avais dit sur ce blog : Bien qu’elle ait plusieurs affluents la source principale des problèmes du centrafricain demeure le pouvoir sous toutes ses formes : Le pouvoir tant convoité(et nous avons les rebellions), le pouvoir mal acquis( nous avons les contestations et boycotts), le pouvoir mal géré( nous avons les grognes sociales, les malversations financières), le pouvoir non partagé( et nous avons le clanisme, l’impunité parcequ’on ne peut emprisonner ses parents etc.) la liste est longue les amis… C’est pourquoi il est impératif que ce gouvernement s’atèle dès maintenant à préparer les futures échéances électorales pour un nouveau départ.

Quand nous aurons un gouvernement qui veut l’efficacité et l’efficience, qui réunit tous les critères cités ci-haut alors on pourra voir le bout du tunnel ; On ne résoudra pas nos problèmes en distribuant quelques fauteuils ministériels à l’opposition. C’est l’ultime chance pour la RCA de sortir de l’auberge si seulement la classe politique centrafricaine à l’intention de faire sortir le pays de l’auberge…

 


Affaire Ferdinand Samba, les magistrats donneront-ils raison à François Bozize?

Le parquet de Bangui a requis un an d’emprisonnement ferme contre Ferdinand SAMBA, directeur de publication du journal « Le Démocrate ». Le procureur a également demandé la fermeture pure et simple de son organe de presse. Ferdinand Samba est accusé de diffamations à l’endroit du Ministre d’état aux finances et cousin du chef de l’Etat Sylvain Doutingai. Placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba, le verdict de son procès est prévu pour le 26 janvier prochain.
Voila qui illustre parfaitement les propos du Président de la République dans son adresse à la nation à l’occasion de la fête du nouvel-an. Propos qui désignent sans aucune forme de procès les magistrats comme étant la cause de l’impunité que tout le monde reproche à son régime. L’homme du 15 Mars affirme qu’il punit et même sévèrement sauf que les magistrats et leurs acolytes s’arrangent à libérer les coupables qui viennent pavaner devant les victimes, et cela ce n’est pas de sa faute. Le Président se dédouane de tous les maux qui minent la société centrafricaine les mettant sur le compte des magistrats : Les détournements de deniers public, les meurtres et exactions de tous genre sur la population civile qui sont restés impunis sont donc le fait des magistrats.
Voyez plutôt: Pour montrer l’exemple le chef de l’Etat n’avait-il pas ordonné que la maison d’un pasteur soit incendiée pour rendre la pareille à ce dernier dans une affaire qui l’opposait à un autre Pasteur Touangai pour la direction de l’église de Kina ?
Par contre quand Teddy Bozize l’un des fils du Chef de l’Etat a passé à tabac deux civiles, les a emmené au cimetière et a failli les enterrer vivant avec l’aide de quelques militaires qui ont finalement refusé de finir la sale besogne, cette affaire n’a aucune suite judiciaire et cela c’est n’est pas de l’impunité. Les multiples affaires de meurtres commis par le feu lieutenant Célestin Dogo, et les ex-libérateurs qui ont emmené au pouvoir le General François Bozize et qui n’ont jamais été inquiétés par la justice, les détournements de deniers public, et l’affairisme d’état dénoncé par le chef de l’état lui-même ou en sommes-nous ? Ces mêmes personnalités ne pavanent-ils pas devant les centrafricains ?
Non, ces quand ces « teneurs de micro afin de permettre de dire de beaux discours à la population » osent poser les vrais questions, ou s’intéressent aux mauvaises actions des dignitaires du régime et qu’on se permet de les laisser en liberté que cela devient de l’impunité. Réfléchissons, si Ferdinand Samba est libéré par les magistrats et que son organe de presse n’est pas dissout et qu’il pavane devant le pauvre Ministre d’état aux finances, sera ce la faute du Chef de l’Etat ?