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Lettre ouverte à Félix Tshisekedi, cinquième président de la RDC

Par Joslin Lomba et Jean-Hilaire Shotsha

Monsieur Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi, vous voilà enfin porté à la magistrature suprême de notre pays. Vive l’alternance démocratique! Dès Jeudi, 24 janvier le Congo va écrire une nouvelle histoire sous votre gouverne. Dans votre projet de société comme pendant la campagne électorale, bien de promesses ont vu le jour. Nous attendons les voir se réaliser. Cette lettre en rappelle quelques-uns de vos engagements à la nation congolaise qui se dressent comme défis stratégiques. Promis lors de la présentation du projet de société.

Dans ce projet de société, intitulé « vaincre la pauvreté », Monsieur le Président de la République a promis de mobiliser toutes les énergies, tous les moyens de l’État et appuis extérieurs pour les faire converger vers ce dessin commun dont la réalisation se reposera sur trois piliers. Nous attendons voir la plus vite éradication de ce fléau comme promis.

L’Homme

Monsieur le président, tu reconnais que la République Démocratique du Congo ne manque pas d’hommes et de femmes dotés des compétences du sommet à la base de sa pyramide sociale de notre pays. Ainsi, vous sauriez changer l’homme congolais que votre prédécesseur Kabila n’a pas réussi à transformer.

La croissance économique

Vous avez dit, Monsieur le président, que tu veux une croissance économique forte, soutenue, de 25% par an en moyenne, qui sera créatrice d’emplois et protectrice de l’environnement alors qu’en le même temps, la population va croître de 3% en moyenne par an. Le jeune congolais attend l’emploi.

Une société solidaire

Au peuple congolais, vous avez promis de bâtir une société solidaire, garante de cohésion nationale.

Monsieur le président, tout au long de votre campagne électorale, vous avez prôné un Congo du changement qui se veut être un Congo d’amour du prochain.

« Il n’y aura pas le tribalisme. Surtout vous, de mes frères de la même tribu, qui pensez que quand je serai élu vous aurez tous les bonheurs du Congo. Non, détrompez-vous ! Les bonheurs du Congo appartiennent à tous les congolais et à toutes les tribus », avez-vous déclaré.

Du Transfert de votre QG à l’Est du pays et de la fermeture des cachots

Mercredi 12 décembre 2018, dans un meeting à Beni, Monsieur le Président Tshisekedi, vous a promis d’implanter votre Quartier Général à l’Est de la RDC, de nommer ministre de la Défense et un autre de l’économie originaires de cette région.

« Une fois élu président de la république, je vais fermer tous les cachots où on enferme nos compatriotes injustement et arbitrairement. Ce sera la première de mes mesures », avez-vous promis.

Éradiquer le mariage précoce, relancer la MIBA

Devant les femmes de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et de l’Union pour la nation congolaise (UNC), réunies lundi 3 décembre 2018 à Caritas, Monsieur le président, vous avez pris l’engagement d’éradiquer, dans la société congolaise le phénomène de mariage précoce.

A Mbuji-Mayi de relancer la société Minière de Bakwanga (MIBA), en faillite depuis plusieurs années.

La gratuité de l’enseignement et des soins médicaux

Au terrain Funu de Kadutu (Bukavu), vous avez promis la gratuité de l’enseignement ainsi que des soins médicaux.

Du rapatriement des corps de nos héros

A Mbandaka, vous avez promis de rapatrier la dépouille de Mobutu. Le Congo vous attend également pour le rapatriement du corps du feu Étienne Tshisekedi, président de l’UDPS et votre père.

Monsieur le Président Félix Antoine Tshisekedi, veillez à la réalisation de vos promesses. Nous citoyens, serions là pour le contrôle au cas où nos élus députés ne le feront pas.

Bon Mandat ! Que Dieu vous soutienne !.

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RDC-UNIKIN : les étudiants pleurent leurs morts, les policiers soignent leurs blessures

Par Jean-Hilaire Shotsha

L’université de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC) est endeuillée. Deux étudiants ont été tués dans des affrontements entre policiers et étudiants qui manifestaient. Huit policiers dont un colonel ont été blessés depuis le début des manifestations qui ont duré presqu’une semaine au Campus.

En effet, les étudiants manifestaient le lundi 12 novembre 2018 contre la grève des professeurs, lorsque l’un d’entre eux, Hyacinthe Kimbafu (étudiant de deuxième licence à la faculté de sciences) a été touché par une balle et décédé mardi dans la mi-journée.

L’annonce de son décès a provoqué un nouveau mouvement de colère. Des centaines d’étudiants se sont rassemblés devant l’hôpital universitaire avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Des policiers envoyés pour calmer la situation tiraient à balle réelle, utilisaient des gaz lacrymogènes, entraient même aux homes des étudiants (hommes et femmes) pour les dépouiller.

C’est dans ce contexte qu’un étudiant a de nouveau perdu la vie. Ce qui porte à deux le nombre d’étudiants tués sur le campus de l’UNIKIN. Les affrontements de jeudi ont fait plusieurs blessés et interpellations. Au moins deux blessés graves côté étudiants et huit côté policiers. Douze manifestants interpellés et quatre jeeps des forces de l’ordre endommagées selon le commissaire de la police à Kinshasa, le général Sylvano Kasongo.

Le ministre de l’ESU déplore l’usage des balles réelles

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Steve Mbikayi, a déploré le décès de ces deux étudiants, lors de la répression par la police des manifestations. Il a martelé que l’usage des balles réelles est prohibé sur les sites universitaires.

« Les balles réelles sont interdites sur les sites universitaires. J’exige une peine exemplaire contre les policiers responsables des tirs qui ont engendré la mort. Celui qui avait tiré le 12/11/18 est aux arrêts. L’autre doit être identifié. Mes condoléances aux familles éprouvées ! », a réagi le ministre de l’ESU sur Twitter.

ACAJ exige des enquêtes crédibles

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), qui condamne ces pertes en vies humaines, exige au gouvernement des enquêtes crédibles et de retirer les policiers déployés sur le site de l’UNIKIN.

« L’ACAJ condamne l’emploi des armes létales et la morts de deux étudiants. Elle condamne les actes d’atteinte à l’intégrité physique et d’extorsion de plusieurs effets des étudiants commis par certains policiers », dit l’ONG dans un communiqué ce vendredi.

Le procès des présumés assassins

Le Procès des présumés policiers qui ont tiré sur les étudiants Hiacinth Kimbafu et Rodrigue Eliwo va débuter jeudi 22 novembre 2018 au tribunal de garnison de Matete à Kinshasa. C’est ce qu’a annoncé mardi, Marie-Ange Mushobekwa, ministre des droits humains.

« RDC, Le procès des policiers qui ont tiré sur les étudiants à l’UNIKIN aura lieu ce jeudi 22 novembre 2018 à 10h au tribunal de garnison de Matete. Toutes les organisations de défense des droits de l’Homme qui souhaitent y assister sont les bienvenues ! », A-t-elle dit sur son compte twitter.

Mon mot aux Policier et aux étudiants de mon Congo

Je parle aux policiers et aux étudiants, deux morts, huit blessés, douze interpellations et quatre jeeps endommagés en une semaine c’est trop. Chers policiers, ceux que vous tuez sont vos enfants. Chers camarades étudiants, les policiers que vous blessez sont là pour vous protéger. Policier, tu as le devoir de protéger et non de donner la mort, si tu tues ton propre citoyen, qui vas-tu protéger ? Etudiant, manifester c’est ton droit mais pas blesser. Aux autorités qui n’attendent que le sang coule, veuillez nous épargner des morts et blessures de trop. Trouvez solution aux problèmes sans que l’on vous fasse pression.

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Présidentielle-RDC : quand Genève se transforme en Kingakati

Martin Fayulu – CC : Picasa

Par Jean-Hilaire Shotsha

À la surprise générale, Martin Fayulu Madidi a été désigné, dimanche 11 novembre 2018, à Genève, candidat commun de l’opposition. Genève, une ville Suisse s’est transformée en ‘’Kingakati’’, une ferme privée du chef de l’État, Joseph Kabila, avec une désignation inattendue.

Alors que nous nous attendions à Félix Tshisekedi ou Vital Kamerhe, l’opposition nous a surpris, comme la majorité présidentielle, en désignant Martin Fayulu pour la représenter à la présidentielle du 23 décembre 2018. Fayulu est-il le Shadary de l’opposition ?

À Kingakati, du côté de la majorité présidentielle, on s’attendait tous à voir Aubin Minaku ou Augustin Matata Ponyo désigné comme dauphin. Mais, à la grande surprise générale, Joseph Kabila a préféré Emmanuel Ramazani Shadary. Est-ce que ce sont des choix sanctions ou des choix sincères ? Difficile d’y répondre. Sommes-nous dans la politique des surprises ? À eux de nous dire. Attendons la surprise de la CENI*.

Qui est Martin Fayulu ?

Homme d’affaires, député national, Fayulu est président du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé). Il s’est présenté à la présidentielle comme candidat de la plateforme “Dynamique de l’opposition”.

Diplômé en économie de l’université Paris XII et détenteur d’un MBA à l’European University of America, à San Francisco, en Californie, il a participé à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) au sein de laquelle il était vice-président de la commission Économie, Industrie et Petites et moyennes entreprises (PME). En 2011, Martin Fayulu avait battu campagne pour Étienne Tshisekedi.

En 1993, il est élu par ses pairs de la CNS comme membre du Haut Conseil de la République Parlement de Transition (HCR-PT). Élu en 2006, à la fois député provincial de la ville de Kinshasa et député national, il optera pour son siège à l’Assemblée provinciale de Kinshasa, laissant ainsi son mandat de député à son suppléant.

Par ailleurs, Martin Fayulu est chef d’entreprise, et investit dans des domaines divers et variés notamment l’hôtellerie, l’immobilier et l’agriculture. Il est marié à Esther Ndengue Fayulu et est père de trois enfants.

C’est à l’issue des négociations tenues à Genève impliquant Félix Tshisekedi, Freddy Matungulu, Vital Kamerhe, Adolphe Muzito, Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et lui-même Fayulu que ce choix a été opéré. Matungulu, Tshisekedi et Kamerhe étaient également en lice pour la candidature commune.

 

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*Commission électorale nationale indépendante


Elections en RDC : attention aux politiciens de carrière

Par Jean-Hilaire Shotsha

crédit : CENI-RDC

Le 23 décembre 2018 approche. Du 22 novembre au 21 décembre, la campagne électorale va battre son plein et il faudra que nous choisissions celui que nous croyons le plus apte à mener la destinée de la République démocratique du Congo (RDC). Mais qu’attendons-nous de ces politiciens de carrière?

Nous souhaitons qu’ils prennent les meilleures décisions en notre faveur. Or, on constate qu’ils gaspillent souvent les fonds publics dans des programmes qu’ils ne respectent pas. Nous leur accordons notre confiance, mais ils nous déçoivent en revenant sur leurs promesses. Nous les croyons honnêtes, mais ils se rendent coupables de corruption, de détournement, de blanchiment, etc.

Nous les voulons attentifs à nos demandes, mais ils n’écoutent que la communauté internationale.
Qu’avons-nous fait, nous, Congolais, pour mériter de tels politiciens? Pourquoi ne cherchent-ils pas à faire ce qu’il y a de mieux pour nous?

Leur conduite n’a rien d’étonnant. Au contraire, c’est le comportement prévisible des politiciens de carrière. Dans l’idéal, le candidat qui se présente devrait être soucieux de servir l’État. Mais quand la politique devient son gagne-pain, son intérêt personnel l’emporte sur l’intérêt des Congolais.

Il ne faut donc pas aller aux urnes le 23 décembre en croyant naïvement que votre candidat favori sera différent des autres ou de son prédécesseur. L’unique préoccupation de nos politiciens est de remporter les élections, et tout est permis pour gagner des votes : certains déboursent l’argent des contribuables pour financer n’importe quoi et n’importe qui, d’autres nous font miroiter des lendemains meilleurs. Ils veulent être élus bien plus qu’ils ne veulent servir le peuple!

Les thèmes de leur campagne

Le changement, l’éradication de la pauvreté, le bon salaire pour les fonctionnaires, des budgets de centaines de milliards de dollars, etc., sont les thèmes de leur campagne. Mais le seul véritable changement qui s’impose est celui de nos acteurs sociaux qui embrassent la politique, ils deviennent de plus en plus médiocres, pire que ces politiciens de carrière eux-mêmes.

Les Congolais méritent mieux que des politiciens de carrière, ils méritent d’être gouvernés par les gens les plus brillants de la société, par des gens qui ont l’expérience de la vraie vie et une carrière bien à eux. S’ils n’étaient plus obsédés par la course aux votes, peut-être les politiciens cesseraient-ils de séduire la communauté internationale, et se soucieraient-ils davantage du bien-être des Congolais. Cela serait possible si on leur octroyait un seul et unique mandat.

L’expérience

J’entends plusieurs dire que nous perdrions alors l’expérience que certains possèdent. C’est vrai, et c’est tant mieux! Les politiciens de carrière sont des professionnels de la rhétorique et des spécialistes en manipulation. Est-ce l’expérience qui fait un bon leader? Ne serions-nous pas mieux servis par des gens, en fin de carrière de préférence, qui possèdent une expérience pratique du fonctionnement de l’économie, du développement, de la santé, etc., et qui ignorent la communauté internationale?

Nous avons besoin d’un système qui empêcherait les politiciens de prendre racine et de se complaire au pouvoir. Nous aurions alors des politiciens dévoués à nous servir. Pour le moment, la plupart ne font que se servir de la nation pour gagner leur vie.

Chers électeurs, votons utiles cette fois-ci. Faisons attentions à ces politiciens de carrière.


Présidentielle en RDC : la Cour constitutionnelle ré-invalide, l’opposition ré-agit

Par Jean-Hilaire Shotsha

La Cour constitutionnelle a rendu, lundi 3 et mardi 4 septembre 2018, les arrêts sur les contentieux des candidatures après les recours introduits notamment par les candidats à la présidence de la République dont les dossiers ont été invalidés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Sur les six candidats recalés, la Cour a réhabilité deux (Samy Badibanga et Marie-Josée Ifoku) et a « ré-invalidé » quatre autres : Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antoine Gizenga et Jean Paul Moka.

Les réactions de l’opposition

« Après la CENI, la Cour Constitutionnelle démontre son instrumentalisation en excluant Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito. Pas de surprise mais pas de découragement ! L’opposition doit se mettre ensemble pour faire échec au plan de confiscation des élections par Kabila » , a réagit à chaud Moïse Katumbi, président de la plateforme Ensemble sur Twitter.

Pour l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), ces invalidations visent à diviser l’opposition.

« Le moins que l’on puisse dire est que ces arrêts ont obéi au schéma de la majorité présidentielle devenue FCC et sont faits à dessein pour priver Messieurs Jean-Pierre Bemba et Adolphe Muzito de leurs droits d’éligibilité afin d’espérer la division de l’opposition », regrette le parti de Vital Kamerhe dans un communiqué.

L’UNC dit réaffirmer sa solidarité avec tous ses partenaires de l’opposition quoi qu’il arrive. « Ensemble, l’opposition évitera au peuple congolais la succession familiale du pouvoir et lui assurera la vraie alternance démocratique », précise le communiqué.

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) remet en cause la neutralité de la Cour constitutionnelle.

«Le MLC constate l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire en général et de la cour constitutionnelle en particulier qui rend des arrêts sur commande politique qui dénaturent le système légal, mettant ainsi en danger la suite du processus électoral », dit la secrétaire générale Ève Bazaiba dans une déclaration faite mardi 4 septembre, soutenant les propos de Bemba qui a affirmé que la CENI et la Cour constitutionnelle sont “aux ordres du pouvoir”.

Après l’invalidation des candidatures d’Adolphe Muzito et de Jean-Pierre Bemba, Freddy Matungulu, candidat à la présidentielle du 23 décembre, a appelé l’opposition congolaise à une large évaluation du processus électoral.

« Face à ce sombre tableau, j’appelle à une large évaluation de l’ensemble du processus électoral par l’opposition. Nous devons en effet définir une position commune quant à la suite du processus. L’Union demeure la seule clé de succès de notre quête pour l’indispensable alternance voulue par nos populations. Sans l’alternance, le chemin du travail bien fait et du progrès économique et social, que la « kabilie » a hermétiquement fermé, risque de ne plus jamais s’ouvrir pour notre pays », a dit le président du parti Congo na Biso dans un communiqué.

« Après la mise à l’écart de Moise Katumbi, ce développement éloigne un peu plus la nécessaire inclusivité du processus électoral. Bien plus, les invalidations écornent davantage un processus électoral déjà fortement handicapé par des financements insuffisants, l’obstination de la CENI à faire usage de la machine à voter rejetée par nos populations, un fichier électoral pipé, et une capacité logistique de déploiement du matériel électoral incertaine. J’en suis profondément préoccupé », a-t-il ajouté.

Chers opposants recalés, soutenez les amis qui concourent avec la MP. Tous, vous voulez l’alternance au pouvoir et cela sera possible si vous êtes unis.


La candidature commune de l’opposition : le dauphin connu, attendons le miracle

Le 23 décembre 2018 s’approche, date à laquelle sont prévues les élections présidentielle, législatives nationales et provinciale. Après une longue attente, la Majorité présidentielle s’est choisie un « dauphin », candidat qui représentera le pouvoir à la prochaine présidentielle. De l’autre côté de l’opposition, tout le monde donne l’impression d’être favorable à une candidature commune. Jusque-là, il est difficile de prophétiser, mais leur comportement prédit à une élection présidentielle « seul contre tous », c’est-à-dire un candidat de la MP contre plusieurs candidats de l’opposition. Mais, attendons, un miracle pourrait s’opéré au sein de l’opposition.

V. Kamerhe-E. Bazaiba-F. Tshisekedi

L’opposition congolaise peine à se désigner un représentant au scrutin présidentiel. Animés d’esprit égoïste, les opposants sont loin d’être locataire à la présidence. Chacun se voit plus compétent, plus populaire, plus sage… que les autres. D’où, ils chantent être tous « d’accord » pour une candidature unique de l’opposition tout en mettant les barres-de-fers.

A quatre mois de la présidentielle, tout laisse à penser que l’Opposition est bien loin de se mettre d’accord autour d’une candidature commune. Et, tout semblerait être loin que les opposants se mettent d’accord autour d’une candidature commune. Faut-il une candidature commune de l’Opposition au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain en RD Congo ? Oui, à ce moment, il est utile que l’opposition se regroupe pour faire face à la Majorité. Si, elle commet la même erreur de 2011, ils vont perdre et crier haut et fort que le scrutin a été truqué.

Les « oui » ironiques

L’UDPS/Limete comme la majorité des partis de l’opposition dit oui à une candidature commune de l’opposition mais ne voit que Félix Tshisekedi, l’UNC fovorise Vital Kamerhe, l’Ensemble pour le changement ne jure que sur Moïse Katumbi, pour le MLC, Jean-Pierre Bemba reste le seul à conduire l’opposition. Dans ce conteste, devons-nous espérer ? Oui, nous pouvons espérer un miracle ou rien.

« Pour nous la jeunesse de l’UNC, l’idée de candidature commune peut être sincère que sit le président Kamerhe en sort le choisi. Contrairement à ça, l’unité de l’opposition serait inutile et nous n’en serions plus partisans car personne et encore personne dans cette opposition n’a les critères et les charismes d’un président de la République à part Vital Kamerhe », dit Olivier Bahene de l’UNC dans groupe whatsapp dénommé « tous derrière VK ». Alors que Vital Kamerhe lui-même appelle les opposants à la flexibilité.

Au sein de l’UDPS, renseigne le journal La Prospérité, tout est bien clair : pas question de céder la candidature commune à un autre parti de l’opposition. Peut-être dans cas d’une éligibilité de Félix Tshisekedi  que les choses pourront se négocier autour de cette affaire.

Pour Delly Sessanga, secrétaire général de la plateforme électorale Ensemble, le Rassemblement n’a pas de candidats à la présidentielle : ni Félix Tshisekedi ni Moïse Katumbi. Parce que le Rassemblement n’a jamais été une plateforme électorale.

« J’ai cru comprendre que Félix Tshisekedi est le candidat de l’UDPS et que nous, au sein de l’Ensemble, nous portons la candidature de Moïse Katumbi. Cela est le propre d’une démocratie. Nous espérons que les jours prochains, nous continuerons à rassembler davantage et que par un  rassemblement, il sera peut-être possible d’opérer ce que les congolais attendent : avoir un candidat unique ou commun de l’opposition », a affirmé Delly Sessanga à la radio okapi.

Certains comme moi, croient au miracle

Malgré que chaque parti de l’opposition favorise son candidat, certains plaident pour l’unité de l’opposition. « J’invite le président Felix Tshisekedi à s’unir en union sacrée avec les autres leaders de l’opposition pour non seulement barrer la route au plan machiavélique de Monsieur Kabila qui entend demeurer aux commandes de la RDC malgré le choix de son dauphin, mais aussi et surtout demander purement et simplement le retrait de Joseph Kabila à la présidence de la république afin de sauver le processus électoral en cours. C’est l’unique moyen de stabilité de la RDC et de la région », dit Denis Mwanakinanga Mundele, cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) basé en France dans une entrevue avec ce jeudi 23 Août 2018 avec ACTUALITE.CD

Des militants qui poussent l’opposition à l’échec

Je le dis et j’en suis sûr, les leaders politiques de l’opposition sont flexibles. Ces sont les militants/combattants de leurs partis qui les induisent en erreur. Chers militants et cadres de l’opposition, encourageons nos leaders à être toujours flexible pour une candidature unique de l’opposition. Tous s’opposent au régime, tous ont besoin de se débarrasser de ce pouvoir.


Élections avec ou sans machine à voter: ce que j’en pense

Par Jean-Hilaire Shotsha

Publié par https://ifasicblog.wordpress.com/2018/08/12/elections-avec-ou-sans-machine-a-voter-ce-que-je-pense/

En République démocratique du Congo, la commission électorale nationale indépendante (CENI) tient à organiser les élections avec la machine à voter. L’opposition et certains observateurs internationaux rejettent ce choix de la centrale électorale qui est soutenu par le pouvoir en place.

Le débat, autour de cette technologie de la CENI, demeure houleux dans le microcosme politique congolais. Alors que, la tenue des élections est l’unique voie royale devant consacrer l’alternance démocratique voulue par tous. Pouvons-nous nous renoncer à la machine à voter à ce stade ?

Ce que je pense

Est-ce qu’à 4 mois et 11 jours du 23 décembre, date à laquelle doit se tenir les élections, nous pouvons renoncer à la machine à voter?

A ce stade, je pense que nous ne devons pas écarter la machine à voter si réellement nous voulons l’alternance le 23 décembre prochain. « La machine ne triche, la machine ne vole pas », je répète « la machine ne triche pas, la machine ne vole pas« . C’est l’homme qui triche, c’est l’homme qui vole. La machine ne fait qu’exécuter les instructions données par l’homme. Évoqué la question de tricherie pour exiger les élections sans la machine à voter ne tient pas. Tous nous étions témoins aux scrutins de 2006 et 2011 sans cette technologie et nous savons ce qui s’est passé.

Si nous acceptons les élections avec la machine, pouvons-nous exiger le remplacement des animateurs de la CENI? Peut être la question que vous vous posez.

Non, je ne suis pas aussi d’accord qu’on remplace les animateurs de la centrale électorale.

Au lieu de remplacer les animateurs de cette institution, exigeons que ces machines soient testées par des experts, indépendants, nationaux et internationaux. Nous pouvons aussi exiger la présence des observateurs internationaux pendant le déroulement de ces élections.

Chers aînés opposants, chers observateurs internationaux vous êtes d’accord avec moi que la machine ne triche pas, la machine ne vole pas. Exigez au moins l’audit du fichier par les experts internationaux et des observateurs internationaux pendant le déroulement des élections.


Retrait de Kabila : entre passion et pression

Par Jean-Hilaire Shotsha

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a désigné mercredi 8 août 2018, Emmanuel Ramazani shadary, secrétaire permanent du PPRD, candidat du pouvoir à l’élection présidentielle du 23 décembre. Ce qui veut dire qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

Cet article a été publié par https://ifasicblog.wordpress.com/2018/08/09/retrait-de-joseph-kabila-entre-passion-et-pression/

Beaucoup d’observateurs politiques estiment que cette décision est la réponse à la pression tant interne que externe qui a subit son régime.

« Le Peuple congolais vient de remporter une victoire historique. Pour la première fois, un peuple d’Afrique centrale est parvenu à empêcher un Chef d’Etat puissamment soutenu par les forces armées de modifier la Constitution et l’a forcé à quitter le pouvoir« , estime Christophe Lutundula, opposant au pouvoir en place.

« Le MLC et le FRC est très heureux de cette nouvelle, nous avons gagné la bataille. Je félicite le peuple congolais qui s’est battu pour faire respecter la constitution », a souligné à son tour Ève Bazaiba, secrétaire général du MLC.

Pression ou passion?

Je pense, dire que le retrait du chef de l’État au processus électoral serait anormal. Il n’a jamais dit qu’il briguera un troisième mandat. Tous, nous faisions que des préjugés et procès d’intention au président Kabila.

Lors de son dernier discours devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, Joseph Kabila avait dit qu’il a de la passion pour le Congo. Chacun avait interprété à sa manière. D’autres disaient qu’il n’avait pas la volonté de quitter le pouvoir et il voulait s’éterniser.

Loin de moi était l’idée selon laquelle il voulait s’éterniser au pouvoir. Loin de moi était l’idée qu’il voulait briguer un troisième mandat. « Comprenez ma passion pour le Congo » , pour moi c’est » je suis pacificateur. Je ne veux pas la guerre, moins encore un coup d’État pour quitter le pouvoir. Je ne veux pas laisser le beau Congo dans le chaos » .

Oui, il l’a toujours dit, le président le répétait à chaque sortie médiatique qu’il respectera la constitution. Or cette constitution l’empêche de briguer un troisième mandat ou de s’éterniser au pouvoir.

Voici à ce jour, le vrai sens de la passion du Congo qu’a Joseph Kabila. Et son retrait à la course électorale justifie cette passion.


Et si la boisson Guegue était légalisée ?

Pourquoi est-il permis de consommer d’autres boissons comme Primus, Skol, Beaufort, voire le Whisky mais pas Aguene ? Lisez ci-dessous le témoignage engagé d’un consommateur d’Aguene, cette liqueur artisanale locale. Il estime qu’il n’y a pas de raison de l’interdire ni de l’abandonner. Cet article a été publié par https://habarirdc.net/guegue-aguene-liqueur-consommer-legaliser-interdire-temoignage/

Le goût de la liberté et la recherche du plaisir sont les motifs qui me poussent à boire Aguene. Consommer Aguene, c’est comme consommer de la bière de Bralima et de BraCongo. Les résultats et les effets sont les mêmes. Lorsque je prends Aguene également appelé Guegue, je m’attends à ressentir de bonnes sensations et d’en tirer un bénéfice. Ainsi, je n’hésite pas à boire cette liqueur congolaise pour me détendre et me sentir bien à l’aise avec les autres. Oui, c’est la recherche de sensations et la prise de risques qui motivent la consommation d’Aguene.

Je bois lorsque je vais dans des soirées, dans le but de m’amuser et d’éprouver du plaisir. Le but est d’aller au-delà de ce que je ressens habituellement en prenant Beaufort ou Heineken. Prendre cette liqueur est souvent assimilé à la dépendance. Pourtant, les preneurs choisissent librement de consommer telle ou telle autre liqueur. Certains comme moi, prennent Aguene pour combattre la timidité. En quantité modérée, Guegue peut entraîner une détente et permettre de se socialiser. D’autres la consomment parce qu’ils aiment le goût et l’odeur. Chacun a une raison qui lui est propre.

Attaquer le vrai problème

Ce n’est pas parce que quelqu’un a connu un accident de voiture que tout le monde devrait arrêter de conduire. Pas plus qu’on ne brûlera pas toutes les voitures ! Certes, il existe des excès dus à cette consommation, mais cela n’est pas une raison pour interdire cette liqueur à tout le monde. Si tel est le cas, on ne devrait plus avoir de policiers à Kinshasa, à cause de ceux qui commettent des bavures.

La consommation d’Aguene est souvent associée à la délinquance qui sévit actuellement à Kinshasa, notamment dû au phénomène Kuluna. Et pourtant, c’est entre les années 2005 et 2006 que ce phénomène débutait à Kinshasa. A cette époque, parlait-on d’Aguene ? Le mal est à chercher ailleurs !

Règlementer au lieu d’interdire

Au lieu d’interdire cette boisson, fruit du génie congolais, le mieux à faire serait de règlementer sa fabrication et sa consommation. Cela apporterait un coup de pouce à l’initiative « Consommons congolais » que prône le gouvernement. Guegue est une boisson locale faite à base de maïs dont l’arôme, la nature et le nom varient d’une région à l’autre.

Ce qui est sûr, on gagnerait plus à vendre notre Guegue dans des bouteilles labélisées avec un logo d’une entreprise locale respectant les exigences fiscales et la loi congolaise, plutôt qu’à l’interdire sur le marché.

Jean-Hilaire Shotsha


Eau potables : le calvaire des habitants de Mont Ngafula

Par Jean-Hilaire Shotsha

Les habitants des quartiers Mabanga, Kindele, plateau des professeurs, Q555, etc. voire des étudiants longés aux homes de l’Université de Kinshasa (#UNIKIN), dans la commune de Mont Ngafula, éprouvent des difficultés pour s’approvisionner en eau potables depuis plusieurs mois. La Régie de distribution d’eau n’alimente plus cette partie de la ville de #Kinshasa depuis plus d’une année.

Ce reportage a été publié par https://ifasicblog.wordpress.com/2018/07/19/eau-potable-le-calvaire-des-habitants-de-mont-ngafula-reportage-photos/

Incroyable mais vrai. Si l’eau c’est la vie comme nous avons l’habitude de le dire, il faut noter que dans ce coin de la ville, « l’eau c’est la mort ». A Mont Ngafula plusieurs quartiers se partagent quatre robinets, pas de la Regideso mais de forage. Et ce, à cause de la pénurie d’eau de la Régie de distribution d’eau depuis plusieurs mois. Les habitants de ces quartiers se livrent à un exercice qui leur donne du fil à retordre.Il est 5h du matin, les habitants de ces quartiers amènent les bidons au forage. Ils attendent l’heure d’ouverture pour acheter de l’eau. Un bidon de 20 ou de 25 litres se vend à 200FC, 10L ou seau pour se laver à 100FC. Ceux qui viennent de Mabanga, Kindele, Plateau des professeurs et n’ont pas des véhicules personnels coopèrent avec les chauffeurs des taxi-bus et paient entre 200 à 300FC le bidon pour le transport de leur bidon d’eau.Certains étudiants et habitants du quartier Q555 paie 500FC par bidon de 20 ou 25L aux gens qui les aident à transporter de l’eau jusqu’à leur domicile.C’est depuis mai 2017 que les habitants de ces quartiers n’ont jamais vu l’eau potable avant que le professeur Nsuka construise ce forage. Ces derniers envahissaient les robinets des homes de l’UNIKIN qui coulent souvent une fois la journée. Ce qui était à la base des plusieurs disputes entre eux et les étudiants résidants les homes. Car, pour avoir de l’eau, ils se bousculaient.


A Kinshasa, des enfants font 2 kilomètres à pied pour suivre le Mondial

Bienvenue à Bel air, un quartier rural de la commune de la Nsele, à l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Nsele a du mal à être approvisionnée en électricité. Passionnés de foot, plusieurs enfants de ce quartier font au moins 2 kilomètres à pied chaque jour pour aller suivre les matchs de la coupe du monde.

Ce billet a été initialement publié sur voixdesoublies.mondoblog.org.

Des dizaines d’enfants de 6 à 17 ans se rendent quotidiennement à Mbila, le petit quartier commercial de la contrée. En babouches ou pieds nus, ces filles et garçons quittent généralement le toit parental trente minutes avant la retransmission du premier match de la journée pour arriver à temps pour le coup d’envoi. A jeun, ces mineurs amoureux du ballon rond dévalent des milliers de mètres dans un terrain sablonneux, sans se soucier des calories qu’ils brûlent.

Pour la plupart, leurs familles ont des télés, mais pas suffisamment de ressources pour se procurer un panneau solaire ou un groupe électrogène permettant de satisfaire les passions de leurs enfants. Ils laissent ainsi ces derniers fréquenter même les bars, les terrasses et autres milieux publics pour assouvir leur curiosité.

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Junior, Fiston et Armel, programme des matchs en main, se préparent pour aller suivre le match à Mbila – Crédit photo : JHS

Voir les stars du foot à tout prix

Une fois sur place à Mbila, la ribambelle prend d’assaut bistrots, boutiques, pharmacies… où sont exposés des écrans diffusant le Mondial. Grille des matchs en main, ces enfants scrutent le programme   du jour avant de s’asseoir à même le sol, tâchant de faire le moins de bruit possible pour ne pas être chassés. Rarement, ils ont la chance d’occuper une chaise en plastique réservée à un adulte, client du lieu, qui négocie sa place moyennant une bouteille de bière.

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Sur l’avenue Ceta, des enfants regardent le match France-Australie – Crédit photo : JHS

« J’aime souvent voir les matchs des équipes où jouent mes stars préférées. Moi particulièrement, j’aime Messi, et donc je ne voudrais pour rien au monde rater une rencontre d’e l’Argentine», nous souffle Junior L., un gamin de 8 ans. « Moi j’aime plutôt Christiano Ronaldo du Real de Madrid, et donc je ne peux rater pas les matchs du Portugal», réplique Armel K., 10 ans.

Dans ce petit centre commercial, les propriétaires des échoppes, débits de boissons et autres espaces publics ont pris des précautions pour emprunter du courant du camp militaire Ceta avant la coupe du monde, afin de faire plus de recettes. Ils se sont ainsi fiés à ce camp dont la stabilité n’a jamais bougé d’un iota, alors qu’à Mbila, aucun projet d’électrification n’est à l’ordre du jour.


A Kinshasa, des enfants font 2 kilomètres à pied pour suivre le Mondial

Bienvenue à Bel air, un quartier rural de la commune de la Nsele, à l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Nsele a du mal à être approvisionnée en électricité. Passionnés du foot, plusieurs enfants de ce quartier font au moins 2 kilomètres à pied chaque jour pour aller suivre les matchs de la coupe du monde.

Par Jean-Hilaire Shotsha (JHS)

Le pont Kizenga qui sépare le quartier Bel air et le quartier Mbila (PHOTO JHS)

Des dizaines d’enfants de 6 à 17 ans se rendent quotidiennement à Mbila, le petit quartier commercial de la contrée. En babouches ou pieds nus, ces filles et garçons quittent généralement le toit parental trente minutes avant la retransmission du premier match de la journée pour arriver à temps pour le coup d’envoi. A jeun, ces mineurs amoureux du ballon rond dévalent des milliers de mètres dans un terrain sablonneux, sans se soucier des calories qu’ils brûlent.

Après le match Argentine vs Islande, des enfants en provenance du quartier Mbila pour suivre ce match, rentrent chez eux à Bel air (PHOTO JHS)

Pour la plupart, leurs familles ont des télés, mais pas suffisamment de ressources pour se procurer un panneau solaire ou un groupe électrogène permettant de satisfaire les passions de leurs enfants. Ils laissent ainsi ces derniers fréquenter même les bars, les terrasses et autres milieux publics pour assouvir leur curiosité.

Voir les stars du foot à tout prix

Une fois sur place à Mbila, la ribambelle prend d’assaut bistrots, boutiques, pharmacies… où sont exposés des écrans diffusant le Mondial. Grille des matchs en main, ces enfants scrutent le programme   du jour avant de s’asseoir à même le sol, tâchant de faire le moins de bruit possible pour ne pas être chassés. Rarement, ils ont la chance d’occuper une chaise en plastique réservée à un adulte, client du lieu, qui négocie sa place moyennant une bouteille de bière.

https://voixdesoublies.mondoblog.org/files/2018/06/Junior-Fiston-et-Armel-avec-leur-programme-des-matches-en-mains-se-préparent-pour-aller-suivre-le-match-à-Mbila(PHOTO JHS)

« J’aime souvent voir les matchs des équipes où jouent mes stars préférées. Moi particulièrement, j’aime Messi, et donc je ne voudrais pour rien au monde rater une rencontre d’e l’Argentine», nous souffle Junior L., un gamin de 8 ans. « Moi j’aime plutôt Christiano Ronaldo du Real de Madrid, et donc je ne peux rater pas les matchs du Portugal», réplique Armel K., 10 ans.

Emprunter du courant pour faire plus de recettes

Dans ce petit centre commercial, les propriétaires des échoppes, débits de boissons et autres espaces publics ont pris des précautions pour emprunter du courant du camp militaire Ceta avant la coupe du monde, afin de faire plus de recettes. Ils se sont ainsi fiés à ce camp dont la stabilité n’a jamais bougé d’un iota, alors qu’à Mbila, aucun projet d’électrification n’est à l’ordre du jour.

 

Sur l’avenue Ceta, des enfants regardent le match France vs Australie (PHOTO JHS)