komi fiagan DOGBLE

Des princes sans terres

Kpélé Goudévé

L’on est mieux que chez soi. Bientôt cette assertion ne serait que du vent. L’on est mieux chez soi parce que, nous sommes propriétaire ou héritier d’un petit lopin  et où on y retrouve notre clan.

Il m’arrive de penser à ma génération et celle à venir nous des princes d’Afrique. Quel sera notre sort face à cette mondialisation sans scrupule dont prennent part à cœur joie nos parents garant de nos biens les plus précieux (nos terres agricoles et nos us et coutumes ?

Il m’arrive d’être souvent triste, si je pense à mon village. Moi prince Ewé (groupe ethnique du sud Togo, Bénin et Ghana),  dont les ancêtres furent les premiers occupants d’un espace qui s’étendant de Noèpé à Kévé  (des villes du Togo distantes l’une de l’autre de 50 Kilomètres), qui est devenu un prince sans terre. Or la terre en coutume Ewé et africaine toute entière, est un bien inalliable qui se transmet de génération en génération. Comment un petit fils du chef canton ne puisse pas hériter d’un lopin de terre de son grand père roi et fondateur de tout un village ? Je suis triste. Triste pour ma famille, triste pour mon tribu, triste pour mon pays et triste pour mon continent qui engendre des princes sans terres.

N’est-ce pas que ses terres sont vendues aux plus offrant qu’ils soient même d’une contrée inconnue ? N’avez -vous pas un oncle, une tante qui en toute impunité cède le terrain de la famille ?  La terre qui était pour les Ewé le siège des ancêtres? Pourquoi cédez-vous nos ancêtres à l’étranger? Moi je me souviens encore de ses temps immémoriaux où l’on offrait des terres à des étrangers pour juste le cultivé. Je me souviens de cette pratique qui consistait à tirer des frondes pour localiser le domaine qu’on devrait concéder  à cultiver et avec des interdits qui allaient avec. Maintenant les géomètres ont élu domicile sur nos terres. Ils le coupent et le découpent aux plus offrants.

Nous voilà donc, devenus des princes sans terres, qui peu à peu se transforment en esclave des conquérants de nos terres. Ils nous exploitent en nous offrant 1000F le jour pour des travaux humiliants. Au Cameroun, cette pratique a commencé. Des milliers de terre arables à la solde des chinois qui exploitent des paysans sans terre à 1000f  CFA le jour sans précaution aucune. Quelle sera la prochaine étape de cette exploitation ? Devraient-ils nourrir leur pays de provenance avant de nous vendre le reste des récoltes pourries, lesquelles récoltes produites sur notre propre terre ?  N’avons-nous pas les mêmes procédés au Togo ? Où nos terres sont décédées à des compatriotes apparatchiks du pouvoir qui y installent une ferme avec des bœufs qui viennent détruire le peu de cultures faites par des pauvres autochtones ( un autre sujet)?

Africain, la terre est le socle de la révolution à venir. Grâce à elle, tu nourriras le monde entier. Ne laisse plus les autres te les voler à coup de quelques pécules qui ne correspondront jamais à la valeur réelle de ce bien. hAujourd’hui tu engendre des princes sans terre. Demain, princes sans terre, si vous ne vous ressaisissez pas, vous engendrerez, des princes esclaves des étrangers.

La terre en coutume africaine un bien qu’on ne put vendre. Maintenons cette exception pour nes terres à agricoles.


Le développement de l’Afrique (1) : Une Afrique mal équipée

Université de Szeged, Hongrie

J’ai eu la chance d’effectuer un voyage d’étude en Europe et j’ai l’impression que mon Afrique ne bouge pas assez vite  alors que le monde  évolue.

Des pays qui  comme l’Afrique  étaient en développement dans les années 1960,  deviennent des puissances et reviennent en Afrique tels des conquérants (Chine, Inde, Brésil…).

Le monde évolue, certains pour plus de puissance et de développement, mutualisent efficacement leurs atouts et se comblent leur déficits dans des institutions régionales efficaces et visionnaires (Exemple  l’Union Européenne).

Sur le contient, le retard se sent à tous les niveaux. Certains pays semblent émerger du lot, toutefois, la tendance comparativement aux autres continents (Asie, Europe et Amérique) et pays (Chine, Inde, Brésil…), l’Afrique est en retard.  D’aucuns diront que L’Afrique a son propre rythme. Franchement ce rythme est déplorable.

Nous écrirons une série de plusieurs billets afin d’aborder le thème développement de l’Afrique dans son ensemble.  Ce premier article  présentera juste le décor.

C’est quoi donc le développement ? Dans quelles mesures devons-nous affirmer que l’Afrique est en retard ?

 

Le développement qui peut être défini comme la satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme. C’est donc un processus cumulatif de long terme. Le développement est donc le processus par lequel un pays est institutionnellement fort, a des infrastructures appropriés,  une croissance économique durable, autonome et convenablement répartie entre groupes sociaux et entre individus et un développement social et culturel approprié.
Dans ce contexte le développement a une dimension économique (la croissance), mais aussi englobe les notions de sécurité humaine.

Les institutions de la république corrompues et à la solde d’un groupe d’individu

Toutes les institutions dans la plupart des pays du continent sont en pannes. Le système judiciaire surveillant des droits et garant de paix et socle du développement équitable, est souvent sujet à des corruptions et est souvent à la solde du président de la république. Le média est muselé et fait face à des difficiles budgétaires et à des menaces de tout ordre dans l’exercice de leur fonction de surveillance gouvernementale et d’information au peuple. Ainsi, nous assistons à la fermeture de ses médias qui tente de mettre leur nez dans la gestion intègre du pouvoir.

La gestion du pouvoir est à la fin personnelle. Ainsi les dictatures plombent le développement du continent. L’armée républicaine est partisane et toute l’administration corrompue.

Le continent fait face aussi  à un  problème d’insécurité énorme dû souvent la corruption et aux manques de toutes sortes lesquels sont dus à la pauvreté ambiant.

Les infrastructures et Sur le plan Économique

Le contient manque des infrastructures de développement. Les routes en bon états sont très rares et les zones de production agricoles sont très mal desservies. Les nids de poules sont légions dans sur les peu routes du continent et les accidents sont récurrents, de véritables mouroir.

Il n’a que peu de communication entre les pays du continent. Il n’y a pas des routes à caractères régionales, ni des chemins de fer. De plus les pays du continent n’ont qu’un seul aéroport par pays.

Le continent manque d’écoles et d’université pour former les élites de la nation. Ainsi, plus la moitié du continent est analphabète. Aucune politique solide pour aider à remédier à ce taux d’alphabétisation très bas.

Le continent manque des infrastructures sanitaires, le peuple se soigne mal et ses hôpitaux manquent de tout. Et les dirigeants se font soigner à l’étranger.

Les ressources minières des pays sont mal gérées et dans une opacité totale. Ses ressources sont dans les mains des étrangers qui appuient le pouvoir en place dans leurs malversations économiques. Le continent manque d’industries pouvant employer les jeunes. Car l’industrialisation qui doit soutenir le développement n’a jamais eu lieu en Afrique comme cela se devrait.

L’agriculture l’activité principale des pays est mal outillée et archaïque. Les terres agricoles sont cédées comme des petits pains à des expatriés créant ainsi un autre problème social. La plupart de la population ainsi, vive sous le coup de la pauvreté.

Le chômage est bat le record sur tout le continent.

Sur le plan social et culturel

L’africain est en panne d’identité.

 

Quelles sont les causes de ce retard ?

 

 


Togo Agripreneur TechCamp : La rencontre des jeunes dévoués à l’Agriculture

Cérémonie d’ouverture

Du 9 au 12 Avril 2017, s’est organisé à Kara, un camp de technologies agricoles pour les jeunes francophones de l’Afrique de l’ouest. Nous étions 60 jeunes agriculteurs et développeurs d’applications mobiles agricoles du Togo, Burkina Faso et Bénin à ce camp. Cette rencontre est organisée par l’Ambassade des États-Unis en collaboration avec l’Université de Kara. Elle a permis aux participants et à des experts de discuter de comment améliorer le rendement agricole par les TIC.
La Chargée d’Affaires Dana Banks a affirmé que la rencontre « créera des partenariats de jeunes acteurs et académiciens dans l’agriculture et d’autres domaines connexes qui s’occupent de stimuler une croissance explosive dans le secteur. » Quelle est la situation de l’agriculture Africaine ? De quoi sont meublées nos journées ?

 

La situation de l’agriculture africaine

• L’État
L’agriculture emploie une forte proportion de la population en Afrique. Plus de 70% de la population au Togo est agriculteur. Et plus de 73% de cette population agricole est pauvre. C’est elle qui connait la faim et c’est elle aussi qui vit dans l’insécurité alimentaire. Il est donc clair qu’une croissance agricole réduira la pauvreté en Afrique. Actuellement, cette agriculture est sujette à beaucoup de problèmes
• Les Problèmes
Les problèmes de l’agriculture africaine sont énormes. Mais l’essentiel est la mécanisation de cette agriculture, l’optimisation de l’agriculture avec la vulgarisation de l’agriculture 2.0, le problème de financement pour jeunes diplômés qui veulent s’élancer dans l’agriculture.
• Les défis
L’agriculture a des défis à relever. Celui de nourrir la population africaine. En effet, la population actuelle vit dans l’insécurité alimentaire avec des poches de famine sur toute l’étendue du continent. Or, cette population va subir une explosion démographique. Elle va doubler en 2050.
Le deuxième défi est celui du changement climatique. Notre agriculture doit prendre en compte les données actuelles notamment celui qui du changement climatique avec les retard de pluie, l’inadaptation des semences. Il va sans dire que nous devrons revoir notre manière de cultiver.
Le troisième défi est environnemental, car il faut une agriculture plus responsable de l’environnement.
Le quatrième est lié à la faiblesse des infrastructures et surtout des réseaux de transports
Le dernier est lié à l’absence des institutions assurances pour les paysans.

Les financements agricoles

Le financement est souvent le facteur limitant des jeunes diplômés qui veulent se lancer dans l’agriculture.
– Nous avons les fond compétitifs, qui finance à hauteur de 50 à 70% nous pouvons donner l’exemple du Fond Koweitien au Togo.
– Il y a aussi les fonds de garantis qui ont pour but de développé et de créer des emplois dans le domaine agricole. Deux institutions financières détiennent un portefeuille il s’agit de UTB et WAGES
– Les subventions à cout partagé.
Nous pouvons avoir des financements à l’international à travers le Fond vert pollueur payeur, Red++, IFDC, PPAO…


Les technologie agricoles et innovations

Au cours de camp, nous avons vu des innovations agricoles comme un épandeur à buse amélioré qui réduit le nombre d’herbicide et le temps épandage.
Nous avons vu aussi la plateforme e-agribusiness d’EcotechLab, qui donne une large vision au paysan qui peuvent vendre facilement leurs produits.
Il y a eu aussi Agrisoft qui est une structure en ligne qui permet de louer à un très bas cout des matériaux agricoles.
Il y a eu aussi SojaInvest qui est un système de cruwdfunding qui mobilise de financement pour les sojaculteurs.
Et pour finir, nous assister à la présentation des machines comme le séchoir solaire amélioré, des engins de transformation agricole de CRIIT d’ Edouard G. AKAKPO-LADO.
Nous avons aussi expérimenté le système d’irrigation connectée goutte à goutte. Il y avait aussi une Station Météo connectée des gars de Woelab.
Le camp a pris fin mercredi avec, une photo d’ensemble avec une satisfaction partagée de tous les participants.


L’agro-transformation : l’huile palmiste cas de la Scoops Casa Kondo

 

L’agro-transformation est vaste. Elle regroupe l’ensemble des activités industrielles qui transforment des matières premières issues de l’agriculture, de l’élevage ou de la pêche en produits alimentaires destinés essentiellement à la consommation humaine.

Qu’es cette huile palmiste ?

L’huile de palmiste est extraite des graines – les noyaux du fruit du palmier à huile (Elaeis guineensis). Elle n’est pas à confondre avec l’huile de palme extraite du mésocarpe du fruit.

Ces graines sont un sous-produit de noix de palme. C’est en quelque sorte le reste qu’on obtient après extraction de l’huile de palme. Cette noix, dite palmiste est notre matière première dans la production de l’huile palmiste.

Ou trouve-on la matière première ?

Sur le marché, cette noix se trouvait un peu partout car entre temps délaissée par les femmes qui produisent l’huile de palme. Actuellement, elle a une bonne valeur marchande. Nous en achetons dans les alentours de Kpalimé, de Vogan et de Tsévié. La commercialisation de cette noix peut faire l’objet de projet pour un jeune demandeur d’emploi.

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séparateur Cette machine trie les noix manuellement et avec de courant
le Séparateur.  Cette machine trie les noix manuellement et avec de courant.

 

Processus de transformation

Les noix recueillies, nous passons au concassage. Cette opération est faite par une machine qu’on appelle le concasseur. Cette opération vise à briser les coques qui contiennent les amandes et ses dernières seront  pressées. Ces amandes sont vite triées par une autre machine qu’on appelle communément le séparateur. Le séparateur trie les noix des coques. Une fois les tris finis, nous passons à la presse.

De la presse sort d’un côté un résidu en farine : c’est le tourteau de noix palmiste ; et de l’autre, un liquide doré : c’est l’huile palmiste. Cette huile est comestible. Elle est assez prisée. Elle intervient aussi dans la saponification. Si l’huile reste notre fond de commerce, nous disposons aussi des résidus de cette opération de transformation de noix comme : les coques de noix qu’on utilise au remplacement ou au complément de gravier dans la construction, des tourteaux de noix palmiste qui intervient comme complément protéinique dans l’élevage en général.

la Presse. Elle presse les amandes concassées et triées
la Presse. Elle presse les amandes concassées et triées

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes une Société Coopérative Simplifiée dénommée Casa-Kondo. Nous sommes localisées à Amoussoukopé. Nous sommes aussi bien dans l’agropastorale que dans la transformation. Nous disposons des volailles, des caprins, des ovins et des porcins. Côté transformation, nous louons nos machines à la presse et disposons nous-mêmes de l’huile palmiste en quantité industrielle.

Pour toute commande contacter le : 00228 91 81 86 09 ou 00228 99 74 52 21.

 

 


Les freins à l’émergence de l’agriculture africaine

reseauinternational.net
reseauinternational.net

 Comment faire sortir notre agriculture de l’ornière et lui faire prendre un essor protubérant ? C’est ce à quoi s’attelle ce billet. A la lumière des manques observés sur le terrain, des plaintes portées par des paysans et  surtout en comparant à ce qui se fait ailleurs, nous parlerons de ces choses qui endiguent l’évolution de l’agriculture africaine. Ces manques sont d’ordre institutionnel, technique, technologique, énergétique, éducatif et bien sûr, financier.

 

Une banque d’investissement et une bonne assurance

En Afrique, la plupart des banques ont pour nom quelque chose comme : « Banque d’investissement et d’aide aux agriculteurs ». Quand vient le temps d’aider l’agriculteur Africain, ou d’investir dans l’agriculture, elles sortent leur vrai visage et immolent leur superbe dénomination sur l’autel de leurs faramineux intérêts. Ainsi, ils demandent des garanties avant de concéder tout prêt. En plus de la garantie, leur taux d’intérêt culmine au firmament des bénéfices récoltés par nos pauvres paysans. Au Togo, certaines banques ou micro-finances à dénomination sans commune mesure dévouées à l’agriculture vont jusqu’à un taux de  18%/an pour céder un prêt. Bref, la plupart de nos banques sont hypocrites et motivées seulement par la part du gain. Il nous faut de vraies banques agricoles.

L’énergie

 Sans cette dernière, aucune révolution agricole n’est possible. L’énergie est indispensable à l’agriculture. Elle est nécessaire pour la production des engrais minéraux et pour la mécanisation. Elle est l’élément clé dans l’essor de la productivité. Aujourd’hui en Afrique, un choix  de ressource énergétique doit être fait. Après ce choix commun, régional, sous-régional ou carrément national, l’utilisation de cette énergie  doit être raisonnée pour optimiser et  la rendre disponible surtout dans nos campagnes agricoles. Celle-ci permettra l’effectivité sur le terrain de la mécanisation de l’agriculture africaine.

Besoin de plus de formation

L’Afrique fait des efforts pour ce qui est de la formation des encadreurs agricoles. Mais elle peut faire encore plus : offrir plus d’experts agricoles à ses paysans, faire l’échange d’exports, pour apprendre des autres, inviter des agronomes étrangers notamment asiatiques ou européens pour offrir des formations d’appoint à leurs homologues africains. Il faut aussi les échanges de données issues des expériences. Nos ministères et centres dits de recherches sont pleins d’agronomes en  costard cravate. Allez appliquer ce que vous avez appris pour que  baisse le prix du maïs et celui des produits agricoles de première nécessité.

L’agriculture africaine doit vivre à la pointe du changement

Avec l’avance du désert, le changement climatique qui s’instaure dans le monde entier, l’agriculture africaine doit s’adapter et s’imposer à ses tumultes sources de la famine dans le monde et en Afrique en particulier. Par exemple mettre à disposition des agriculteurs des semences plus résistantes à la sécheresse comme c’est le cas du riz sur le continent.

L’agriculture africaine doit s’allier avec le NTIC

Enfin, pour contrôler tant les cultures, leurs dépenses, promouvoir leurs  entreprises qu’apprendre sur leur métier, l’agriculture africaine doit aller à l’école des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette incitation peut être l’œuvre du gouvernement, d’une association ou d’une Organisation Non  Gouvernementale. Sur ce, je félicite et encourage le prix Yobloco pour cette initiative qui  incite les jeunes à s’intéresser à l’agriculture.

 

Cette liste de ces quelques manques ne saurait être exhaustive. Vous êtes donc invités à la compléter par vos commentaires. Merci pour les mots de soutiens de tout un chacun.


Quand la coopération internationale apporte du concret à la population : Cas de la GIZ

les facilitateurs ProFoPEJ 2016
Formation des artisans Kpalimé

La GIZ  (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) en français la coopération allemande m’a fait l’honneur ainsi qu’à une vingtaine d’autres jeunes de suivre une formation internationale de facilitateur sur la FODA (Formation en Développement d’Affaire), après une rigoureuse épreuve de sélection. Ceci,  dans le cadre de son programme ProFoPEJ (Programme de Formation Professionnelle et Emploi des Jeunes. Cette formation a eu lieu en Mars 2016 dans les locaux du programme sis à Bè Châteaux (Lomé). Elle a été dispensée par  Mme GHLELELA  Imen une experte tunisienne en andragogie et Mr KOMINA Tchaa Aboume Manager et directeur du cabinet d’expertise JGIK-EC.

C’est nanti d’une nouvelle approche de formation que nous nous lancés sur le terrain pour apporter du concret aux artisans, patrons d’entreprise, aux paysans et aux jeunes entrepreneurs. Nous avons une semaine pour leur apporter des connaissances manquantes pour leur pleine participation à l’émergence économique du pays.

formation des jeunes
formation des jeunes

Une section de formation  FODA  sur le terrain se déroule comme évoqué précédemment sur une semaine. Elle est prise en charge par la GIZ. Au cours de cette semaine, les participants découvrent par eux-mêmes à travers des études de cas, des jeux de rôles, la photolangage, des démonstrations … la vie d’un entrepreneur. Ils étudient aussi par les mêmes activités  leurs potentiels marchés tout en faisant une étude technique et financière minutieuse.

Notre nouvelle approche FODA est destinée à tous les niveaux.

Une section de formation regroupe 25 participants et est encadrée par 2 voire 3 facilitateurs. Un facilitateur sénior un facilitateur junior et un coach superviseur. A la fin de la section, nous facilitateurs faisons un travail de suivi dans la rédaction et dans la concrétisation des projets.

Ce qui est le plus à encourager, est que pour la journée mondiale de la femme rurale, une série de formation a été organisée par GIZ à travers son programme ProCIV (Programme Centre d’Innovations Vertes) en vue de financer des initiatives innovantes dans les campagnes togolaises. C’est dans ce contexte   que j‘étais en Juin COACH au côté des facilitateurs Mr AGBEKO Kokou Fritz et EDOH Abra Dzifa de l’ONG GRED Togo.

Les jeunes retenus pour être facilitateurs
Les jeunes retenus pour être facilitateurs

Aujourd’hui, ProFoPEJ et ProCIV ont formé en FODA près de 1 000 artisans, jeunes, patrons d’entreprises et paysans. Vivement que les autres ambassades emboitent le pas aux allemands en donnant la chance à la jeunesse togolaise en quête  d’emploi d’avoir des formations pratiques et usuelles afin d’aller exécuter sur le terrain leurs approches de développement.


Pourquoi et comment, nous organiser en Coopérative ?

isite d'ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo
visite d’ICAT Agou pour la création de SCOOPS Casa-Kondo

Dans nos activités d’aide au monde rural, lesquelles ont pour pierre angulaire le Projet d’Assistance Technique et Économique au monde rural ; Nous nous sommes rendus accompagnés de nos animateurs locaux auprès des agriculteurs du grand Kloto. Pour d’abord, promouvoir une organisation professionnelle économique agricole et ensuite leur apporter nos conseils pouvant les amener à bénéficier des appuis de l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).
Malgré une générosité dans les efforts de ces agricultures, ils se permettent d’évoluer chacun de son coté. Or, nous savons que l’union fait la force. C’était la mission de l’Association Gbodemefe la semaine du 9 novembre : «Organiser le monde rural. » d’où la notion de  société coopérative.

Les formes de sociétés coopératives

Préalablement nommées groupements, les organisations des groupes d’activité dans le monde rural ont évolué avec l’uniformisation de L’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Cette loi de changement est adoptée à Lomé le 15 Décembre 2010, sous la Direction de la Formation, de la Diffusion des Techniques et des Organisations Professionnelles Agricoles (DFDTOPA) et l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) du Ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la Pêche de la République togolaise, dans le cadre de la révision de l’ordonnance N°13 du 12 Avril 1967 portant statut de la coopération au Togo et ceci, conformément aux dispositions de OHADA.
A l’issu des travaux, il est convenu deux (2) coopératives possibles à savoir : Société Coopérative Simplifiée (SCOOPS) et la Société Coopérative avec Conseil Administration (COOP CA).

Comment les créer et quels sont les démarches ?

La Société Coopérative Simplifiée « SCOOPS »
Effectifs : Constituée par cinq (5) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : Un capital social dont, la valeur nominale est fixée par le statut et il est divisé en part sociales égales.
– Il est exigé un comité de gestion composé de 3 membres au plus et une commission de surveillance composée de 3 à 5 personnes physiques élues.

La Société Coopérative avec Conseil d’Administration «COOP-CA »
Effectifs : Constituée par quinze (15) personnes physiques ou morales au moins.
Capital social : il doit être totalement souscrit avant la tenue de l’Assemblée Générale constitutive. Les parts sociales représentent les apports en numéraires et sont libérées lors de la souscription d’1/4 au moins de la valeur nominale. La libération du surplus intervient dans un délai qui ne peut excéder 3 mois à compter de l’immatriculation.
– Il faut un conseil d’Administration composé de 3 membres au moins et 12 au plus, un conseil de surveillance composé de 3 à 5 personnes physiques élues.

Les pièces requises pour l’immatriculation

1.) Une demande d’immatriculation adressée à Monsieur le Directeur de la DFDTOPA
2.) Trois (3) copies des statuts
3.) Trois (3) copies du règlement intérieur;
4.) Trois (3) copies de la liste des membres du Comité de Gestion ou du Conseil d’Administration de la Société Coopérative ;
5.) Le procès-verbal de l’Assemblée Générale Constitutive, ou AGO/AGE avec la liste manuscrite signée par chaque participant;
6.) Une attestation de suivi technique de l’ICAT ou d’une ONG agréée contresigné par l’ICAT.
7.) Un compte d’exploitation prévisionnel annuel ;
8.) Un bilan d’ouverture ;
9.) Un tableau de souscription des parts sociales
10.) Une attestation d’ouverture de compte et de relevé de compte bancaire s’il y a lieu ;
11.) Copies des pièces d’identité des membres des organes élus (carte d’identité, carte d’électeur, passeport)
12.) Un casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois pour les membres du conseil d’administration pour les COOP CA;
13.) Des frais d’étude de dossiers de 2500 FCFA pour les SCOOPS et de 7500 FCFA pour les COOP- CA .

Les avantages issus de cette organisation

Au Togo, tout agriculteur a droit de manière gratuite à l’assistance d’ l’institut de conseil et d’appui technique (ICAT). Toute fois, un groupe organisé a plus d’avantage dans la mesure où, les gros producteurs sont souvent récompensés par des dons (matériels et semences).
Si on est organisé, il nous est facile de bénéficier des subventions étatiques que privées provenant des ONG.
Si on est organisé, il y a plus du sérieux dans la gestion de la chose collective et une facilité à regrouper les ressources.
Il est facile à une Société Coopérative d’avoir des financements dans les structures bancaires de la place. Encore plus facile pour elle de bénéficier des fonds mises à leur disposition par des institutions dans le cadre des coopérations bilatérales ou multilatérales pour promouvoir le développement en général et celui du monde rural en particulier.
Nous nous mettons à votre disposition pour vous aidez à vous organiser.


Journée mondiale du refus de la misère

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De tout temps, la chose la plus difficile, c’est d’être au pied du monde alors qu’on peut avoir le monde à ses pieds. La misère conçue sous toutes ses formes (état d’extrême pauvreté, de faiblesse, d’impuissance, ou de manque grave) est l’apanage des pays du tiers monde dont nous faisons partie et n’a que pour seule source le manque de ressources financières.
Des études longues, suantes, usantes et onéreuses couronnées par des diplômes dits universitaires mais infructueuses faute d’emplois. Cet emploi qui les crée ? Une vie de soumission, monotone et misérable par manque de ressources financières, des mères vaillantes se levant à quatre heures et se couchant à minuit, travailleuses comme des fourmis mais aux espoirs annihilés par l’endettement notoire de leurs époux et aux bouches trop nombreuses à nourrir. Ici, le monde rural dont il est question ce sont elles les hommes de famille. Des rêves brisés faute de soutiens lesquels poussent la jeunesse à devenir bon gré mal gré des poètes à plumes mélancoliques. Nos interminables litanies à qui les chanterions-nous? Nos mélodrames qui les écouteront ? La réponse est sans équivoque : Personne, si nous ne consentons pas le minimum d’effort. Ne dit-on pas souvent que « Aides-toi et le ciel t’aidera ? » Nous, jeunes

entrepreneurs du Togo regroupés au sein d’une association du nom de « GBODEMEFE » avions eu la perspicacité de flairer de loin cette calamité qui s’abattrait sur nous. Ensemble nous avions dit NON ! À la misère. Nos champs d’actions sont entre autres, un projet d’assistance technique et économique au monde rural lequel, octroie de petits crédits aux femmes vertueuses de notre milieu afin qu’elles puissent développer et fructifier leurs petits commerces.
Pour nous , l’auto emploi demeure la meilleure chance de refuser la misère. Ainsi, nous formons des jeunes ruraux en entrepreneuriat avec un minimum de soutien financier qui leur permet de lancer leurs jeunes entreprises sur de bons rails. Tous ces projets ont été rendu capable grâce à la minorité que nous sommes, mais nous savons que plus nous serons nombreux à combiner nos efforts, moins la misère s’étendra dans nos sociétés. Formons de petites poches d’emplois, vulgarisons l’auto emploi encourageons nos jeunes frères et sœurs à se réunir en coopérative pour mieux s’entraider. Notre cri de guerre en cette journée mondiale du refus de la misère est « Un pour Tous, et Tous contre la misère ! »

 


Quand l’ANPE s’intéresse de près à l’agropastoral

AMOUSSOUKOPE

Le dernier vendredi du ramadan, le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Edmond Comlan Amoussou et ses collaborateurs ont visité des fermes agricoles dans la préfecture d’Agou, spécialement dans la localité d’Amoussou Kopé.

En effet, tous  les acteurs du développement se rendent compte aujourd’hui qu’il n’y a pas de développement économique sans une révolution agricole. Et aussi dans un futur très proche, les meilleurs emplois ne viendront que du monde rural.

C’est bien conscients de ces réalités que le directeur général de l’ANPE,  Edmond Comlan Amoussouet ses collaborateurs se sont déplacés pour visiter la ferme Société coopérative simplifiée (SCoopS) dénommée « Casa Kondo ». Suivis par les jeunes de Gbodemefe ,ils se sont également rendus dans la ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières. Un domaine situé dans la préfecture d’Agou, plus précisément à Amoussou Kopé.AMOUSSOUKOPE1

Saluant les efforts fournis par un petit groupe d’hommes et de femmes organisés, le directeur général s’est surtout penché sur la productivité et les opportunités d’emplois de la première ferme spécialisée dans la transformation des noix de palme en divers produits (huile de palme, savon…). Il s’est aussi montré attentif et admiratif face à la créativité de la seconde ferme. La ferme des bonnes sœurs de la Congrégation des Sœurs hospitalières offre tout un éventail des cultures possibles dans la région., et se positionne pionnière dans la localité.

« C’est surtout de nouveaux emplois pour les jeunes et un moyen de gagner en expériences tant pour les férus de la chose agricole que pour les futurs agronomes » a estimé le directeur de l’ANPE.

DOGBLE Komi Fiagan


Lancement du Projet pilote d’amélioration des poules de race locale.

 

 

les coqs de race
les coqs de race

Les populations rurales vivent essentiellement des activités agricoles. Cette agriculture essentiellement de subsistance est pratiquée en majorité par les femmes. La précarité de celle-ci liée aux aléas climatiques fait que ces femmes ont des revenus dérisoires. On comprend aisément que ces dernières ne puissent survenir convenablement à leurs besoins élémentaires et fondamentaux avec le fruit de leurs activités. C’est donc légitime que les paysans associent cette agriculture à l’élevage des animaux à cycle court notamment les poules. Malheureusement, la faiblesse de poids corporel de ces dernières issues de ce type d’élevage fait que leur prix est faible sur le marché par rapport aux poules de race importée. En effet, les poules de race locale sont petites de taille et prennent trop de temps pour leur croissance (environ 6 à 12 mois).

 

Pour atteindre son objectif qui est d’éradiquer la pauvreté à visage de femme, ASDI a choisi en collaboration avec les paysans d’améliorer ces poules de rare locale pour permettre à ces derniers :
– d’optimiser leur revenu
– de diversifier les activités
– de Rendre autonome les femmes
– Et de faire baisser le décrochage scolaire des filles.
Pour ce faire, c’est Atti-Toméfa un village de la préfecture d’Avé qui est choisi. Atti-Toméfa se trouve 17 kilomètres de Kévé sur la route de Kpalimé. Il est à 5 km d’Atti-Atowou. Comme l’indique le nom de la préfecture « Avé » (Forêt), Atti-Toméfa se niche au cœur d’une petite forêt. C’est un petit village de près de deux cent (200) habitants dont 60% de femme. Le climat y est très doux et donc favorable aux activités d’élevage. C’est donc suite à plusieurs visites préparatoires que le projet a pu démarrer le samedi 23 Aout 2014 avec l’introduction effective des coqs de race importés.

Ce projet dont le budget s’élève à 750 000 francs CFA soit 1,500 Dollars par village à besoin de votre soutien pour se développer et se pérenniser. Notons par ailleurs que la phase pilote a été entièrement et totalement financée par ASDI avec la collaboration de monsieur MODJI Dominique secrétaire général de l’association AECL. Six mois après, les résultats sont très encourageants.


A qui profitent les investissements étrangers en Afrique?

Toute l’Afrique ne jure que par lui le « Saint fric ». Il n’est pas rare de voir nos Chefs d’État sillonner tout l’Occident à sa quête. Cette quête passe par des rencontres désignées souvent sous plusieurs vocables : Sommet Chine-Afrique, Japon-Afrique, UE-Afrique… Tout dernièrement, nos chefs d’État ont répondu massivement à l’invitation de Barack Obama dont le pays avait l’intention d’en mettre à leur disposition dans sa grande générosité, une promesse de 33 milliards de dollars. La grande et importante question qui demeure est de trouver à qui profitent au juste ces investissements ?

L’Afrique attend une croissance moyenne de 4,8 % en 2014 et 5,7 % en 2015. Les investissements étrangers pourraient atteindre le montant record de 80 milliards de dollars en 2014. Ils deviennent la première source d’apports financiers extérieurs du continent, indique le rapport sur les Perspectives économiques en Afrique publié le 19 mai 2014. Ainsi, Les investissements étrangers pullulent dans toute l’Afrique entraînant parfois entre des guéguerres (UE-Chine-Etats-Unis) . Ces investissements se fondent par le truchement de grands groupes internationaux . Nous avons entre autres le groupe Total et Bolloré pour la France ; China Road and Bridge Corporation (CRBC), Sinopec et Zhongxing Telecom pour la Chine ; Exxon Mobil et Chevron Texaco pour les Etats-Unis ; Tata et Arcelor-Mittal pour l’Inde pour ne citer que ceux-là. Grâce à ces investissements, notre Afrique brille de mille feux. Nos villes s’étalent, se modernisent. Elles se dotent de ponts solides et de stades de foot flambant neufs. Nos ports entre-temps délaissés, deviennent de plus en plus fréquentés avec la construction de nouveaux quais. C’est le cas du Togo où, le groupe Bolloré a construit le 3e quai. En ce qui concerne nos ressources minières, elles sont de plus en plus exploitées grâce à la modernisation et à la construction des industries extractives. Ils (Investissements) confèrent à nos États quelques royalties qu’on investit parfois dans la santé et l’éducation.

crédit image: lefigaro
crédit image: lefigaro

Ces investissements ont permis à notre continent d’atteindre ce taux de croissance élevé, qui fait sa fierté. Grâce toujours à eux, le PIB de chaque pays africain est élevé sans pour autant influer suffisamment sur le niveau de vie des citoyens. Ils sont au centre des préoccupations ayant abouti à la création des zones franches qui emploient des milliers de personnes sur la base du capitalisme accru, noircissant de ce fait le beau tableau et suscitant des curiosités ; lesquelles nous poussent à voir le revers de la médaille.

Naïfs nous sommes, si nous nous leurrons à penser que nos investisseurs sont de bons samaritains assujettis d’une mission humanitaire et sacerdotale. Je parlais tantôt des zones franches où, les ouvriers sont exploités. Ils sont plusieurs à travailler sans repos, sans congé, ni d’assurance maladie. Bref, sans les minimums obtenus par la lutte ouvrière. Et pour toute revendication, il y a licenciement. Tout ceci est fait dans le but de permettre aux actionnaires de se partager le maximum de bénéfices.
Parlant du bénéfice, le groupe Total en 2013 pour la Côte d’Ivoire a déclaré avoir fait un bénéfice de 15,8 millions de dollars. Cette somme est de facto rapatriée en France. Ils sont plusieurs, ces groupes à qui nous avons confié nos ressources qu’ils exploitent et empochent les profits. Je prends en exemple mon phosphate et mon calcaire à la main des étrangers. Ce sont tous ces étrangers qui font notre croissance économique. Cette croissance ma foi ne profite qu’à eux. Prenons par exemple un investisseur étranger qui aurait investi 1 million d’euros dans le secteur de l’énergie en « République très très démocratique du Gondwana« , ce dernier, va rapatrier annuellement la quasi-totalité des recettes au détriment des ouvriers et du pays hôte. Pendant ce temps, les citoyens de la « République très très démocratique du Gondwana » se retrouvent avec des miettes et croupissent toujours dans la misère et le manque total. Alors que l’argent rapatrié participe à la construction du pays de l’investisseur.

crédit: Paixetdeveloppement
Crédit: Paix et développement

Quelle est notre part dans cette croissance économique fulgurante dont on affuble notre Afrique ? De vous à moi devrons-nous encore attendre les bras croisés les voir prendre les parts juteuses de notre économie ? Ou encore les laisser accaparer des piliers du développement (énergies, eau, ressources minières…) ? Et pourtant nous pouvons mobiliser des ressources à l’interne pour financer notre croissance qui nous profitera réellement. Nous avons aujourd’hui des potentialités, des personnes ressources à l’instar des expatriés, des chefs d’entreprises et des responsables administratifs qui en mettant en commun leurs ressources pourraient financer notre croissance. Signalons ici, que ces leaders précités préfèrent laisser leurs avoirs dans des comptes étrangers, lesquels avoirs nous sont en suite octroyés comme prêts ou investissements à des taux vraiment élevés.

En tout cas, ce n’est point un procès fait à nos généreux investisseurs, mais plutôt, un appel à une conscience africaine. Car si nous investissons en Afrique, les recettes issues de ces investissements vont servir à construire l’Afrique et c’est l’Afrique qui gagne.
Un coucou spécial à M. Dangote et à tous ces investisseurs africains, l’Afrique vous est reconnaissante. Si d’autres Africains pouvaient vous emboîter le pas… ?

 

 


Ferme TAAR : une des grandes fermes agricoles du Togo

des Oies de la ferme taar
les Oies de la ferme taar

Située sur la route de Bolou à 8 kilomètres de la ville de Tsévié ( Tsévié est à 35km de Lomé la capitale), la ferme TAAR est créée en 2006. Elle fut l’une des premières fermes que nous avons gérées. Bâtie sur 55 hectares, cette ferme avait des résultats mitigés malgré la bonne volonté et les investissements du propriétaire. Appelés à intervenir en Août 2008, un an (1) a suffi pour booster le rendement de cette ferme pour atteindre 65 tonnes de maïs sur 15 hectares cultivés. Après 6 ans de coaching, cette ferme ne cesse de s’imposer. Aujourd’hui, elle s’étend sur plus de 75 hectares avec des bandes de plus de dix mille têtes de volailles (pintades, dindons, poulets de chair, coqs…) ; des porcs, des bœufs, des moutons, des chèvres et quelques chevaux. Nos interventions ont permis à cette ferme d’avoir des démembrements à savoir : deux provenderies, une société de production de poussin d’un jour appelée « Le Poussin », une ferme d’élevage et d’abatage industrielle avec chambre froide à Avétonou (50 km de Lomé).

L’économie verte est notre credo: En faites-vous partie ?


2e caravane de l’environnement au Togo : Kéké Zo à l’honneur

 

Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le Représentant Giz à gauche
Le ministre au milieu, le préfet de Zio à sa droite et le représentant Giz à gauche

Ce mardi, nous (ONG-Asdi) étions invités à Tsévié ville à 35 km de la capitale togolaise. Et comme les autres, nous avons exposé nos produits et expliqué nos actions. Cette année, nous avons mis l’accent sur Kéké zo, le pédale power togolais une des inventions des techniciens d’Asdi.

Kéké zo, le pédale power togolais
Kéké zo, le pédale power togolais

En effet, Asdi collecte et recycle des déchets électroniques et électroménagers. Le recyclage des composants récupérés, nous a permis de confectionner des gadgets tels que : l’ordinateur all in one monté dans un boîtier de tube cathodique récupéré, les baffles également montés dans les boîtiers de tube cathodique et la star de la journée Kéké Zo. Ce dernier, est une machine qui produit de l’électricité lorsqu’elle est pédalée. Son utilisation offre un double avantage à savoir : faire du sport et gagner de l’électricité à 0 franc. L’objectif est de permettre aux campagnes reculées et aux zones non connectées aux réseaux électriques d’avoir du courant pour s’éclairer et charger leur téléphone portable. Pour son utilisation, deux heures de pédale suffisent pour une utilisation de 6 heures. L’appareil ce mardi à Tsévié, a attiré des curieux notamment André Johnson le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, et les deux préfets de l’assistance celui de Zio M. Adossi et son homologue d’Avé M.Awu.


Kéké Zo, la lumière gratuite chez vous. Disponible dans les boutiques à partir du mois de janvier 2015.

 


Un petit emploi, des milliers de prétendants

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presse-medias-journal-©-m.schuckart-Fotolia.com_.jpg

Qu’il est beau, agréable et honorable de se faire appeler employé. Au Togo, ils sont peu ses jeunes qui se targuent de ce titre, « Employé, mieux employeur !» Leur nom commun, c’est plutôt chômeur. Et moi aussi comme eux, je fus appelé Chômeur ! Ça, c’était avant. Maintenant, vous pouvez m’appeler monsieur « le Rédacteur presse écrite ». Oui j’ai un boulot. Un bon boulot, un boulot selon ma convenance. Un boulot dans l’écriture. Pour décrocher ce sésame, mes chers, ce fut un chemin de croix. Il fallait éliminer des adversaires, convaincre le gratin des gratins de la presse Togolaise, qu’on est le meilleur. Faillait surtout être qualifié. Qualifié en quoi au juste ? Moi suis-je qualifié en quoi ? Moi fils de la terre, adopté par le champ pour affronter les gens formés en journalisme.
Ce ne fut pas du tout facile. Nous étions six (6) retenus sur plus de trois cent pour l’interview. Et, deux d’entre nous seront retenus. Parmi nous, se trouvait une fille. Comme la discrimination positive est encouragée dans les entreprises, dans ma tête, elle est déjà choisie. Et le choix restant est clair : c’est un dans cinq. Le premier venu fut appelé. Nous fûmes tous tendus. Le gars à côté de moi, le plus âgé de tous, me confirma l’utilité d’un Smartphone. Il en fit sorti un, ouvrit une application des versets bibliques. Lui, visiblement et effectivement  musulman (il me le confirma après). Il se plongea dans une profonde médiation. Je fus troublé. Je me mets à revoir ma relation avec Dieu. Je fis mon méaculpa pour ces quelques mois égarement de ce Dieu à la fois miséricordieux et jaloux qui dans sa colère pouvait me priver de ce boulot tant voulu.

champ-de-mais-agriculture
champ-de-mais-agriculture

Enfin, ce fut mon tour. Franchement, cette interview n’est pas ma meilleure. Il nous est dit, que si nous sommes retenus, dès le lendemain, nous serons informés et nous prendrons service le même jour. Je vous épargne l’attente angoissante du lendemain. Je vous dirai juste que ce mercredi 1er Octobre, je fus rédacteur presse. Je fus car, face à une proposition d’un aîné expatrié de financer mon projet agricole, j’ai quitté cette superbe entreprise de presse. Actuellement, vous pouvez m’appeler Employeur.


Les revers de la microfinance : Agar rends-moi ma moto

haojue escort
Haojue escort

Demandez aux jeunes Togolais, ils vous le diront. En dépit des difficultés pécuniaires, nous rêvons tous d’une belle moto, une toute nouvelle moto. J’ai donc décidé d’être à la mode. Ce n’est pas moi le plus paumé de tous. Malgré le chômage et la galère ambiante, j’ai décidé de serrer la ceinture, devenir gringalet s’il le faut. Pourvu que je cotise pour m’offrir une moto.
Comme l’argent est le plus convoité des acquis, il me faut le protéger, le conserver de toutes autres mains, à l’abri de tous autres besoins et surtout de la faim du lendemain. Mon ami Samson, agent de Coopec Agar (Action génération avenir radieux), me revendit les avantages de l’épargne et m’a promis un prêt pour acquérir ma moto. J’ai fini par céder, malgré les mauvais souvenirs que je garde des microfinances , j’ai perdu huit mille francs CFA avec la micro finance IHD. Cette microfinance a fait faillite).

billets de banque CFA
Billets de banque CFA

Il me céda un carnet de tontine. Je pris sur moi de suivre coûte que coûte la mise de cinq cents francs CFA) journalière. Que ce fut difficile ! Tant de jours sans pain. Et me voilà habitué à la faim. On dit souvent que l’appétit vient à mangeant. Moi je vous dis le goût d’épargne vient en rêvant à ses usufruits. J’épargnais tout. J’ai mis un point à tous mes désirs charnels et j’ai réglementé ma cotisation dominicale. Je mangeais peu. Je refusais des visites coquines, car toute visite d’une dulcinée nécessite des dépenses fortuites.
Il me faut atteindre coût que coût deux cent mille francs CFA, pour bénéficier d’un prêt. Lequel multipliera par trois cette somme pour m’offrir ma moto Escort en plus de l’immatriculation. En cinq mois, c’est-à-dire en juin de cette année, mon compte était crédité d’une somme de 125 000 F CFA. Il me restait selon mes estimations 3 mois, pour être détenteur d’une moto Escort.

Tout allait pour le mieux. Un jeudi matin, j’ai dû aller pour Asdi, une association dont je suis le chargé de communication, à Kpalimé. L’après-midi, Samson me sonna et me somma de venir avant 17 h retirer ma somme. Tshiééé !!! C’est encore quelle histoire ? Il sonnait à ma montre 15 h 43. Comme Kpalimé est à deux heures de route de Lomé et qu’il était tard  je ne pouvais pas revenir. Je rappelai néanmoins Samson. Il me confia tout confus qu’ « il semblerait que leurs microfinances fassent faillite ».
Dès le lundi à 7 heures, nous nous pointâmes par millier au bureau de la microfinance Agar. Il était fermé. Deux, trois jours, nous ne vîmes personne. La foule s’attaqua aux agents de tontine. Moi, j’ai décidé d’attenter un procès à la microfinance. Mais qui suis-je moi ? Que pourrais-je faire ? J’ai juste appris par Samson, que le DG de la micro finance Agar est en prison et que l’affaire se réglera bientôt. J’ai eu de la peine, pas pour moi, mais pour ses bonnes dames, combattantes du quotidien pour un pain sans beurre et qui malgré tout épargnent pour des buts plus importants. Moi, j’ai broyé du noir pendant un bon moment. Puis, j’ai décidé de donner ma langue au chat.


Agriculture: une solution contre la pauvreté

vie au Togo de coopération Togo
vie au Togo de coopération Togo

Selon le rapport général World Happiness Report 2013, le Togo est l’un des pays les moins heureux au monde. Ils sont 72% de la population togolaise à être pauvre. Le taux de sous-alimentions est de 16,5% en 2011 pour, une population d’un peu plus de 7 millions d’habitants. Cette population est composée d’une forte jeunesse. Le taux de chômage et de sous emplois était estimé à 33,8% en 2011 selon l’ONU. Bien que le pays soit en chantier et que tous les secteurs soient prioritaires, l’agriculture doit être la priorité car, elle occupe la majorité de la population. Cette population agricole est malheureusement la plus pauvre. Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute, que l’agriculture est un secteur qui peut fortement contribuer à la réduction du chômage et de la pauvreté. Ainsi l’agriculture devrait et doit devenir la priorité des priorités.

Le Togo a un réel avantage naturel pour l’agriculture. Tout d’abord, sa position géographique en bordure de mer dans le sud de l’Afrique occidental. Ensuite, son climat tropical avec deux saisons pluvieuses en sont les preuves. La terre est naturellement fertile, avec une importante population agricole travailleuse.

kongocentral: agriculture mécanisée
kongocentral: agriculture mécanisée

Cependant, le retard technologique (absence d’engins motorisés et de semences améliorées), l’instabilité politique des années 90 et le manque d’infrastructures de désenclavement sont les facteurs qui ont concouru au ralentissement de la production agricole. Le problème relatif aux semences améliorées est en partie résolu par l’ITRA (Institut Togolaise de Recherches Agronomiques). Ce dernier met désormais ces semences à la disposition des paysans. Il reste alors l’épineux problème de mécanisation agricole qui doit être précédée et accompagnée par une formation agricole adaptée. La résolution de ce problème peut passer par la mise à disposition des agriculteurs, d’au moins 5 tracteurs par préfecture destinés à la location. Avis donc à vous investisseurs !!!

En effet, aujourd’hui, l’agriculture nourrit difficilement son homme. Au même moment, la majorité de la jeunesse manque d’emploi. La population mange mal. Et l’IDH (Indice de Développement Humain) est très faible. Cette situation de manque et de pauvreté va plonger la population dans une léthargie poussant à croire à une malédiction qui s’accolerait à leur sempiternelle pauvreté depuis quelques deux décennies.
Or, la pauvreté n’est pas une malédiction en soi. C’est un état d’esprit et de comportement à corriger.
Comme solution durable aux problèmes, l’État togolais a lancé des pléiades de projets. Nous pouvons citer entre autres, le Provonat pour aider les jeunes sans-emploi à avoir de l’expérience professionnelle; le FAIEJ (Fonds d’Appui à l’Initiative Économique des Jeunes) pour financer les projets surtout agricoles; et tout dernièrement le programme « Togo vision 2030 » pour une vision globale du développement à l’horizon 2030. Outre les projets étatiques, les ONG et Associations ont aussi leur plan d’action pour extirper le pays de la pauvreté. C’est ainsi que l’Action Sociale pour le Développement Intégral (ASDI), une Organisation Non Gouvernementale a lancé le projet « Entraide ». Il s’agit d’un projet de mobilisation de la jeunesse. Il vise à créer des groupes de solidarité, en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises viables et rentable.
Et vous, que faites-vous quel est votre apport pour le développement du pays ? Partagez-le avec nous.


Merci à vous chers lecteurs

Les visites de ces vacances sous l'auspice de ASDI
Les visites de ces vacances sous l’auspice de ASDI

C’est la rentrée, c’est la fin des belles vacances, c’est le travail qui recommence. Il y a beau temps, je l’avoue mes cher lecteurs, que je vous ais abandonné. Il est donc bon temps de vous revenir dans de meilleurs sentiments et plus aguerri.
Mais, ingrat serais-je, si mes tous premiers mots à votre endroit ne furent pas des sincères remerciements. Car, des milliers êtes-vous à m’avoir lus et supportés  durant la saison dernière.
D’abord, merci à notre plateforme mère Mondoblog de RFI, pour la visibilité qu’elle nous offre et l’innovation qu’elle apporte à notre blog et merci aux autres amis blogueurs de la plateforme.
Mes sincères remerciements à nos expatriés qui ont vu en mon blog une source d’orientation pour leur investissement au Togo et plus généralement en Afrique. Ainsi, vous être près d’une dizaine, au cours de vos vacances à Lomé, à m’avoir adressés une invitation de rencontre et d’échange. Bien que toutes ces invitations ne fussent pas honorées pour de diverses raisons, je tiens ici, à vous témoigner mes reconnaissances. Merci à :
Mr ABOTSI Komlan Paul du Canada et à toute sa famille. Je vous avoue que notre édifiante rencontre ma énormément remotivée et encouragée à plus de travail.
Mr Parou Bonante de la Tunisie : Qui, malgré son bref séjour m’a rencontré plusieurs fois. Votre abnégation et sens d’affaire m’ont fasciné et je compte fort sur vous pour la concrétisation de nos projets.
Mr Mars Celio d’Allemagne qui malgré son emploi du temps saturé à voulu me rencontre. Votre envie de m’apporter quelque chose d’appréciable m’a touché.
Mr Goké Fiakossi du Luxembourg qui n’a aménagé aucun effort pour m’inviter plus d’une fois. Et pour ton soutien infaillible dans toutes les circonstances.
Mr Gabriel Komi ANATO qui  malgré tout demeura un infaillible soutien.

A ses deux aînés anonymes, qui m’avaient invité à la semaine grande la diaspora. Une semaine époustouflante et riche.
Au président du Togolese Foundation Mr Kodjovi Aubin Acohin Thon des USA et ses collaborateurs.
Merci au président de l’ONG-ASDI   Monsieur TCHAMSI hervé avec qui, j’ai visité nos contrées dans l’exécution de leurs projets.
Mes remerciements à mes frères blogueurs togolais et tout particulièrement à notre meneur et ami Aphtal Cissé qui à chaque fois me prend la main.

mes vacances
mes vacances

Merci à vous togolais qui m’ont appelé pour qu’on échange. Merci à ces entrepreneurs qui m’ont cru capable de leur trouver des partenaires.
Cette nouvelle saison, je vous promets à tous de mieux faire que la précédente.

Merci à vous anonymes lecteurs de toutes nationalités, c’est grâce à vous que mon blog est dans plus de cent (100) nations.

 


Quel modèle de développement pour l’Afrique ?

 

maïs
maïs

 

Hier encore, je m’en souviens,  dans les années 80, la Chine et le Brésil aussi étaient appelés comme les nôtres, des « pays en voies de développement » ou « pays pauvres ». D’ici là, les eaux ont coulé sous le pont. Et contrairement à nos pays africains, ces deux pays sont arrivés à se faire une place au soleil et sont désormais appelés « pays émergents ». Quels modèles de développement ont-ils utilisé ? Comment l’Afrique peut-elle aussi leur emboîter le pas ?

Comme nous pouvons tous le constater, certains pays entre temps pauvres à l’instar de la Chine et du Brésil, aujourd’hui émergents, ont tous connu un développement à vitesse Grand V en un temps record grâce aux  choix audacieux des grands leaders de ces nations qui ont choisi et inventé un modèle de développement adapté pour leur pays.

Le Brésil est aujourd’hui une puissance émergente. Il se classe  parmi les dix premières économies du monde. L’agriculture a beaucoup contribué à cet essor de même que les réformes radicales qui ont stimulé son développement. L’État brésilien a beaucoup subventionné son agriculture dans les années 80, ce qui a permis l’exploitation de grandes superficies culturales avec pour conséquences : la mécanisation de l’Agriculture et la diminution du coût de production.  La surproduction qui en découle va favoriser l’essor des industries de transformation des produits agricoles. Tout ceci a entrainé l’apparition d’une importante classe moyenne dont la croissance de la consommation va booster l’économie dans les autres secteurs d’activité.

Quant à la Chine, elle est aujourd’hui, un pays intermédiaire, bien loin de la grande pauvreté qui l’avait caractérisée. La priorité a été donnée à de grandes réformes dans 4 secteurs principaux suivants: l’agriculture, l’industrie, l’armée et les techniques. A partir de 1984, les mouvements de regroupement d’entreprises s’amplifient dans presque tous les domaines. Les entreprises, les paysans, voire les marchands ont été encouragés à se regrouper pour mettre leurs ressources en communs et être plus concurrentiels face au monde. Le but est d’accroître la productivité,  de créer des emplois, de réduire les coûts de production, d’améliorer le niveau de vie des habitants et de moderniser l’appareil productif en ayant recours à l’importation de technologies. Aujourd’hui, ces décisions ont porté des fruits.

Pendant ce temps, l’Afrique, mon continent se cherche. Elle se cherche dans l’aide au développement, dans les politiques d’ajustement structurel, dans les OMD, etc. qui  sont tous des initiatives venant de l’extérieur guidées par les intérêts du donateur.  Toutes ses initiatives ont tous connu des échecs et 2015 nous en dira long sur les OMD. Les prêts internationaux sont aussi inefficaces avec des gouvernements corrompus ayant un goût prononcé pour le détournement des biens publics. Face à cette situation, les pays africains se sont lourdement endettés ce qui leur à valu pour beaucoup d’entre eux, le nom de PPTE: « Pays Pauvres Très Endettés » qu’ils n’hésitent pas à soulever fièrement comme un butin de guerre.  

Or, comme les deux pays cités plus haut, l’Afrique peut aussi inventer son développement en se basant sur son histoire, sa culture, ses ressources naturelles et humaines. Car, aucun pays ne peut prétendre se développer uniquement avec des financements extérieurs.

En effet, l’Afrique est un continent « béni » de Dieu et ceci s’explique par l’existence sur ce continent au 21ème  siècle de peuples vivant de la cueillette. Les recherches nous ont montré qu’en réalité, l’Afrique est le continent le plus riche du monde grâce à ses matières premières qui sont d’ailleurs très convoitées. C’est ce qui explique les guerres incessantes que nous constatons un peu partout sur le continent.

escargots
escargots

 

Des recherches approfondies sur ce sujet ont permis à l’ONG ASDI-Togo d’aller à la racine de nos civilisations pour réinventer un concept qui fait parti intégrante de l’identité africaine ; il s’agit de  l’« ENTRAIDE ».

De nos jours encore, l’ « Entraide » est pratiquée dans beaucoup de villages et cantons et s’observe souvent dans des groupes de jeunes agriculteurs, de femmes lors de l’exécution des travaux champêtres tels que le défrichage, le sarclage et la récolte mais aussi et surtout lors de l’organisation des célébrations de mariage, des cérémonies du 8ème Jour, des fêtes traditionnelles et des funérailles. Les avantages de ce système sont nombreux : le gain de temps, la rapidité de l’exécution de l’activité, la quantité et la qualité du travail abattu sans oublier le partage des risques liés à l’activité etc.

Présentation d’ENTRAIDE selon l’ASDI

ENTRAIDE est un projet de mobilisation de la jeunesse pour la création de groupes de solidarité en vue de la mise en commun des compétences et des fonds pour la promotion et la création d’entreprises. Ce projet a pour cible principale, les fonctionnaires, les entrepreneurs, les  conducteurs de taxi motos, les conducteurs de taxi, les commerçants, les diplômés sans emploi, les paysans et la diaspora regroupés en trois catégories à savoir: les Financiers ou actionnaires, les demandeurs d’emploi et les selfs Entrepreneurs.

* Les Financiers ou Actionnaires: se sont des personnes disposant de moyens financiers ou pouvant en mobiliser et voulant se lancer dans l’entrepreneuriat mais n’ayant pas de temps matériel nécessaire et/ou de projets concrets.  Ils peuvent adhérer à ENTRAIDE et devenir actionnaires d’un ou plusieurs projets au profit des jeunes diplômés en quête d’emploi dans un cadre légal et sécurisé.

*Les Demandeurs d’emploi: Ce sont des jeunes diplômés sans emploi ou en quête d’emploi plus rémunérateurs qui adhèrent à entraide dans le but de bosser sur un projet financé.

*Les Selfs Entrepreneurs: Ce sont des personnes à revenus moyens ou faibles qui s’engagent à rassembler des fonds nécessaires sur un période donnée pour la réalisation d’un projet spécifique ou pour devenir actionnaire et qui décident de cotiser quotidiennement selon des profils de produits bien définis dans le but d’atteindre leur objectif.

 

Qui peut intégrer Entraide et comment faire ?

ENTRAIDE est ouvert à toute personne désireuse d’entreprendre ou d’encourager l’entrepreneuriat à participer au développement du pays en finançant ou en sponsorisant une ou plusieurs entreprises créées par ENTRAIDE. Pour cela il suffit de remplir la fiche d’inscription, de payer le droit d’adhésion et de fournir les documents nécessaires.

 

QUELQUES PROJETS

1. Élevage du porc 

2. Élevage de poules pondeuses

3. Élevage et abatage de poulet de chaire et autres.

4. Production de Maïs à grande échelle

5. Production à grande échelle de manioc

6. Production du piment et gingembre

7. Production et transformation de la citronnelle

8. Transformation du maïs, soja, manioc et autres

9. Production du soja à grande échelle

10. Élevages des escargots

11. Construction de cité et hôtel s’inspirant de l’architecture africaine

12. Production de riz dans les zones de bas fond etc.


 

Les avantages de ce système

Mobilisation des ressources intérieures du pays pour financer le développement

Mise en valeur des terres cultivables

Développement de grandes superficies culturales

Mécanisation de l’agriculture

Augmentation du rendement

Dégagement d’un excédant de production

Développement des industries de transformation

Forte efficacité et grandes capacité à créer des emplois décents et durables

Développement rapide d’une classe moyenne entrainant une augmentation de la consommation intérieur des biens et un taux élevé de l’épargne national.

Augmentation rapide du PIB

Décollage économique de l’Afrique.

 

Exemple concret

Dix jeunes (10) décident de financer un projet de production du maïs combiné à celui du manioc. Ils sont rassemblés par entraide qui met à leur disposition un terrain agricole à louer. Ces dix jeunes décident de cotiser chacun 200.000F CFA ce qui revient à 2.000.000de FCFA pour le groupe. La terre mise à leur disposition à une superficie de 20 hectares ce qui revient à 2 hectares par personnes. Avec les 2.000.000 de Francs, ENTRAIDE loue un tracteur pour dessoucher et labourer les 20 hectares en 10 jours. Il y a ici mécanisation et un gain de  temps par rapport au travail manuel. Les opérations de semi vont suivre dans les jours qui suivent et au final, notre groupe de jeunes ne dépensera que 1.730.000 francs pour toutes les activités jusqu’à la récolte du maïs.

Or, le rendement du maïs varie de 3 à 5 tonnes/hectares ; celui du manioc de 40 à 60 tonnes à l’hectare.

La production des 20hectares tournerait en moyenne au tour de 80 tonnes pour le maïs et celui du manioc au tour de 1000 tonnes.

Calculons dont la rentabilité annuelle :

Pour le maïs la tonne vaut : 160.000F F CA

Celui du manioc est de : 80.000 F CFA

Recette pour le maïs : 12.800.000 F CFA

Recette pour le manioc : 80.000.000 F FA

Recette total : 92.800.000 F CFA

Recette net : 86.500.000 F CFA

 

Ce projet est rentable quelque soit les simulations sur le prix de la tonne du maïs ou du manioc. Les jeunes ayant investi dans ce projet peuvent se retrouver chacun avec plus de 5.000.000 F CFA à la fin de l’année. Alors n’hésiter pas à rejoindre ENTRAIDE Togo pour fructifier votre argent ou pour contribuer au développement de notre cher pays le TOGO.

Si vous voulez aider le Togo, soutenez ENTRAIDE Togo.

NB : Bientôt, il y aura entraide France, entraide Belgique etc. restez à l’écoute !!!!