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Eau et assainissement : un enjeu et un défi pour l’Afrique

ph: Assainissement_photo_relevage
ph: Assainissement_photo_relevage

L’eau est présente dans le monde entier. Sans elle, toute vie est impossible. Elle est à la fois indispensable à la vie animale et végétale. Elle est aussi nécessaire à l’homme pour ses activités notamment l’agriculture, l’élevage, l’entretien de la maison, l’hygiène… Bien qu’elle soit une ressource renouvelable, l’eau douce sur la terre est menacée par une consommation sans cesse croissante. Or l’accès, à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène, est essentiel à la vie et à la santé humaine. Ainsi, en 2004, la couverture en assainissement amélioré, telle qu’elle a été définie par le Programme conjoint de suivi, chargé de suivre les progrès en vue de la réalisation des objectifs, était de 37 %. L’objectif pour 2015 est de 66 %. Ce billet, a une approche double : d’abord, il  vise à protéger la santé et l’environnement par l’assainissement (excrétas humains, eaux usées) aux fins de les utiliser, éventuellement,  comme fertilisants dans l’agriculture (engrais et irrigation). Pour étudier la question, nous allons dans un premier temps présenter la situation qui prévaut actuellement sur le continent africain mais aussi dans le monde entier, dans un second temps, nous parlerons des efforts fournis pour assainir l’eau. Pour finir, nous ferons montre des intérêts qui peuvent découler de cette préconisation.

L’accès à l’eau potable, à l’assainissement décent et à l’hygiène est essentiel à la vie et à la santé humaine.

De tous ces éléments quel est celui dont on doit faire la priorité ?Nous pensons que  c’est l’assainissement.  Un bon assainissement favorise une meilleure hygiène dans l’habitat, découlant sur une préservation de la santé en général, mais aussi par son rejet propre supprime les risques de pollution de l’environnement et de l’eau potable en particulier.

Il constitue le fondement pour l’amélioration de la productivité, de la santé maternelle et infantile et du développement socio-économique de tout pays.

Cependant, plus de 780 millions de personnes vivant majoritairement dans les pays en voie de développement et dont plus de 50 % en Afrique subsaharienne n’ont pas suffisamment accès à l’eau potable. Pour ce qui concerne spécifiquement l’assainissement et l’hygiène, environ 2, 5 milliards de personnes n’y ont toujours pas accès et plus du tiers d’entre eux pratique la défécation à l’air libre ; le tout combiné avec les eaux usées déversées n’importe où. En Afrique de l’Est, ils sont des millions d’hommes et d’animaux à mourir de soif chaque année.Les maladies et les décès inévitables qui en découlent alourdissent les budgets des ménages et des pays. Ils peuvent être réduits en pratiquant un meilleur assainissement.

Or, il est démontré qu’une bonne technique d’assainissement des eaux usées réduit la pression sur cette denrée rare qu’est l’eau potable en plus de contribuer à la fertilisation naturelle des champs garante d’un bon rendement agricole. 

Nous parlons de l’apport de fertilisation de la terre agricole résultantd’un concept d’assainissement biotechnologique de traitement d’épuration des eaux usées par procédé micro biologique qui semble se développer un peu partout dans le monde, mais très peu en Afrique.

Ce concept en fin de traitement rejette une eau contenant de fines particules de matières organiques en suspension ainsi qu’une flore bactérienne active qui en font des éléments fertilisants et enrichissants pour la terre végétale. Cette action a pour résultat positif de fournir des composants d’intrant naturel et le recyclage d’une eau usée pour l’irrigation de cultures agronomiques. 

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champ-de-mais-agriculture irrigué

C’est l’exemple d’un jeune Sénégalais et d’une ONG AASF (Association des agriculteurs sans frontières) de la RD Congo, basée dans la région du Bukavu qui, tous deux, utilisent un concept jugé avantageux dénommé : le « PROJET » de Lyse concept pour triplés leur rendement.  

D’autres adaptations, basées sur l’utilisation des micros organismes et des végétaux, sont utilisées dans le traitement des eaux usées d’une manière efficace pour éliminer des polluants tels que le nitrate, la potasse, le phosphate, l’azote, l’urée, l’ammoniaque…

Les avantages de l’utilisation de l’assainissement biologique :

Augmentation considérable de la production agricole par un apport d’eau abondante, gratuite,  enrichissante et fertilisante.

Prise en compte des conditions spécifiques de territoire où vivent des populations approvisionnées en eau potable par des sources (puits) en supprimant  la problématique de l’assainissement des eaux usées rejetées à même le sol, avec tous les risques  de pollution par infiltration, des nappes phréatiques,

Développement d’une production agricole avec un approvisionnement en eau provenant des eaux usées de l’habitat.

Promotion d’une gestion durable de l’eau par une réduction de la consommation d’eau potable utilisée à l’irrigation,  

Fixation de la jeunesse au pays  par la création d’emplois et de revenus pour une population locale sans grande qualification.

Apport alimentaire à faible coût pour des populations rurales.

Promotion d’une agriculture biologique respectueuse de l’environnement.

Apport d’une solution durable à la problématique de l’assainissement des eaux usées en général, première source de pollution des sous-sols, des milieux hydrauliques naturels, des nappes phréatiques.

 

 


Ressources naturelles et agriculture: une Afrique émergente d’ici 2025

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ph: denning-interview-1_1

L’espoir, voilà ce qui nous fait vivre mieux survivre. Chacun de nous dans la vie fait des plans pour son avenir c’est-à-dire pour le lendemain car ne dit on pas que gouverner c’est prévoir ? Ainsi l’Afrique, mon Afrique à la veille  de l’an 2025 va croire à un avenir meilleur, à un destin autre que celui dévastateur, calamiteux,  déshonorable  que les pessimistes et les analystes même les plus érudits pourraient s’adonner. Dans ce développement, nous verrons une nouvelle Afrique, celle des optimistes, l’Afrique de ceux qui ne baissent pas les bras. Cette Afrique qui  ne néglige pas les réalités, les clichés, les boulets. Mais  cette Afrique qui s’érige sur ces  manquements, s’insurge  contre les fatalités et les calamités, bref ces réalités, ces clichés et ces boulets. Un continent qui fait face triomphalement  aux défis environnementaux dans une meilleure gestion des ressources naturelles, ce qui conduira forcement au développement agricole assurant ainsi une sécurité alimentaire à ses enfants meurtris par des décennies de peines et qui comme des phœnix, renaissent de leurs cendres. C’est un continent qui a accepté le changement climatique mieux, le contrôle. Cette Afrique, c’est mon Afrique. C’est ton Afrique. C’est notre Afrique.

L’Afrique est bénie. Elle est généreusement douée de ressources. Nous avons entre autres, des terres productives et  des richesses naturelles précieuses renouvelables comme l’eau,  des forêts et des poissons et d’autres tout autant précieuses mais non renouvelables comme le charbon, le  gaz,  le pétrole et  d’autres minéraux. Ces ressources naturelles sont la charpente de l’économie mondiale et de nombre de pays du continent. Elle constitue le plus important moyen de subsistance pour nos habitants aujourd’hui majoritairement pauvres, vivant en zone rurale ou urbaine ; s’adonnant légalement ou clandestinement à la jouissance des ces ressources. Nous osons croire qu’avec une bonne gestion de ces ressources, l’Afrique endiguera la pauvreté de manière définitive car selon les économistes, le continent n’aurait besoin que d’une croissance minimum de 7 % pour ce fait. Je crois dès 2020 à une Afrique transparente, c’est-à-dire cette Afrique qui fera de la transparence dans l’exploitation de ces ressources son outil de travail. Car, toute  l’Afrique, c’est-à-dire tous les états, prendront des mesures pour une gestion responsable et durable de leurs patrimoines naturels, entre autres, ils feront montre tant des dépenses que des recettes comme il en est au Ghana où, la loi sur la gestion des recettes pétrolières nationales rend obligatoire une déclaration trimestrielle des paiements et des volumes de production. Cette loi sera étendue sur tout le continent ainsi, des fonds que chaque état percevra à titre de droit de l’exploitation et de royalties seront  publiés. L’écologie sera au centre des préoccupations du continent  avec la protection des écosystèmes fragiles.

Bien avant l’échéance 2025, nous voyons chacun des pays africains se doter d’une seule et même législature  élaborée pas des politiques que nous accusons  aujourd’hui véreux et corrompus mettant en place des lois pour la protection des droits et les intérêts des africains et africaines, et plus  particulièrement de ceux et celles qui vivent dans la pauvreté notamment dans les zones d’extractions minières. Il est à noter que d’ores et déjà, l’extrême pauvreté est en recul. A pas de géant, nous voyons le continent  progresser vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). C’est dans cette optique que plusieurs pays africains très pauvres, dont le Malawi, la Sierra Leone, le Niger et l’Éthiopie, ont dernièrement considérablement réduit les inégalités de revenus. Dire que cette échéance est à venir. Nous, nous pouvons voir ces pays en 2025 constitués  à plus de soixante pour-cent  (60%) de classes moyennes à la brésilienne  et ceci entre autres grâce à une bonne gestion des ressources. Il est temps pour l’Afrique de changer la donne, de prendre le poil de la bête. Que ces acteurs le fassent pour leurs populations classées plus pauvres au monde, affublées des nominatifs péjoratifs, que l’équité soit l’apanage de notre continent. Seules cette équité et la transparence  feront bénéficier à tous et à toutes les revenues de nos ressources. Nous sommes certains que nos ressources naturelles sont un moteur essentiel de la croissance et du développement. Et comme tous les acteurs, nous nous accordons à reconnaître que l’agriculture africaine présente un  énorme potentiel de croissance grâce à  l’abondance de ses ressources naturelles, à savoir les terres et l’eau.

L’agriculture est  essentielle pour la croissance de la majorité des pays du continent. Elle s’est avérée indispensable à la réduction de la pauvreté et pour assurer la sécurité alimentaire. Conscient de ce fait, l’Union Africaine  avec les nouveaux  partenariats pour le développement de l’Afrique, ont collaboré pour mettre sur pied un programme pour le développement de l’agriculture en Afrique et encouragé les pays à consacrer davantage de moyens financiers au développement agricole.  Pour mieux coordonner leurs efforts, les pays du continent se sont regroupés dans des organisations régionales et sous- régionales plus solides, tant au niveau politique (comme la CEDEAO en Afrique de l’ouest) que dans le domaine de la recherche agricole (comme la Fondation africaine pour les technologies agricoles AATF), en promouvant une utilisation accrue des innovations existantes, en facilitant l’accès aux connaissances et en améliorant la coordination des programmes de recherche agricole aux niveaux national, régional et international. Ce développement permettra d’améliorer la productivité rurale durable et d’accroître la valeur nutritive des produits agricoles. Quant aux partenaires au développement de l’Afrique, ils ont indiqué eux aussi leur volonté de répondre à l’appel lancé par l’Afrique. Cette intention en vue  de fournir du soutien technique et financier a été affirmée sans langue de bois lors des réunions de  Gleneagles, de l’ONU, par le biais de la Commission pour l’Afrique. Enfin, tout comme les dirigeants africains, les institutions régionales et les partenaires du développement,  sont plus résolus  tant en paroles qu’en actes pour un soutien continu pour le développement agricole et rural. Car ils savent tous que, l’agriculture joue un rôle central pour la croissance économique du continent et ils ont assisté avec admiration à l’émergence de l’Asie, laquelle fut d’abord agricole. Elle contribue à un tiers du produit intérieur brut (PIB) et représente plus de deux tiers de la population active dans certains pays d’une part. D’autre part, à l’agriculture sont liées des questions de sécurité alimentaire indispensables pour tenir tête aux changements climatiques. Ces tendances positives ont accéléré la croissance économique et agricole par habitant et réduit le nombre de pauvres dans les pays où l’expansion a été la plus rapide. Nous  voyons en 2025, l’agriculture africaine plus forte que toutes autres au monde. Comme tout le continent semblait le faire avec zèle, nous pouvons croire à un  renforcement des politiques agricoles, d’une gestion efficace et pérenne des ressources naturelles pour assurer une utilisation à la fois durable et rentable des ressources foncières, halieutiques et forestières. Nous pouvons croire aux renforcements de la bonne gouvernance dans le secteur agricole, avec une facilité de l’évolution d’une agriculture basée sur des petites fermes vers une agriculture familiale viable commercialement et durable. L’Afrique fera montre d’une cohérence entre politiques agricoles régionales et nationales ainsi que la promotion de partenariats entre secteurs publics et privés. Les agriculteurs seront en coopératives et en associations professionnelles, afin de renforcer leurs capacités à participer à la formulation et à la mise en œuvre des politiques; pour faciliter des ressources et intégrations de l’agriculture dans tous les programmes de développement aux niveaux national, régional voire continental. Et  enfin, on assistera à des élaborations des politiques, des stratégies et des budgets de développement cohérents. Avec une amélioration du fonctionnement des marchés régionaux des produits agricoles pour permettre l’accès à des marchés rémunérateurs et garantir aux consommateurs la sécurité des produits. L’émergence et l’imposition de l’Afrique au monde dans le domaine agricole ne seront plus des hypothèses mais des réalités palpables et ce n’est qu’une question de temps. Il s’agit notamment de faciliter l’accès physique aux marchés, d’exploiter des débouchés commerciaux ainsi que d’établir des cadres juridiques et réglementaires appropriés notamment en matière de mesures sanitaires et phytosanitaires pour garantir la vente de nos produits et l’authenticité de nos alimentations. Nous voyons en 2025, la place importante du secteur de l’élevage qu’il soit de gros ou de petits bétails voire celui des volailles dans le monde. La révélation des maladies auxquelles font face nos animaux et des moyens de les combattre.

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ph: investing-african-agriculture-2

Loin de nous toutes idées de contre dire le Groupe Intergouvernemental d’Experts pour l’étude du changement Climatique (GEIC), nous jeunes étudiants africains croyons fort que même si la pluviométrie diminuait nous trouverons de l’eau pour notre agriculture et avec toutes ces propositions et ces avancées notables, la pauvreté sera boutée hors de l’Afrique car la sécheresse récurrente annoncée et redoutée n’aura point d’effet sur nous. Que le climat change, nous on s’accommode. Nous n’espérerons plus rien d’aucune organisation que se soit, d’aucun état aussi puissant et aussi riche qu’il soit, aucune aide au développement. Par contre l’Afrique se soutiendra mutuellement en cas de difficultés et des forces majeures. Nous ne refuserons pas par orgueil mais plutôt par abondance. De  ces vivres américains qu’on nous octroyait en cas de catastrophe, nous n’en aurons plus besoin. Il est tant que l’Afrique aussi soit au chevet des autres pays. Nous  pouvons voir par exemple la Somalie, l’Érythrée, l’Éthiopie offrir à leur tour en 2025 des vivres aux pays asiatiques voire Européens en proie à des catastrophes naturelles ou politiques. Nous en avons tant reçu à nous de donner en 2025. Car l’agriculture reviendrait au premier plan des préoccupations de l’Afrique au dépend de la politique. Adieu  aux problèmes de l’instabilité politique ! Adieu  la mauvaise gouvernance ! Adieu instabilité macroéconomique ! Adieu  présence limitée de l’Afrique sur les marchés mondiaux. Nous les voyons tous, ces marchés, nous appartenir en 2025. Tous ces maux ont fortement réduit notre croissance et il est temps de les combattre et nous y arriverons.

Nous pouvons voir l’Afrique de 2025 émaillée de routes bien bitumées desservant tous les coins et recoins de l’Afrique, reliant des pays entre eux, des villes entre elles des campagnes agricoles entre villes commerçantes. Nos moyens de communications seront les plus performants au monde. Nous pouvons voir l’électricité partout et en abondance alimenter nos campagnes comme on en voit au Ghana pays hôte, servant à l’irrigation de nos champs, alimentant nos usines de transformations. Soyez en sûrs, l’Afrique en est capable car nos ressources bien entretenues et gérées l’assumeront d’elles-mêmes. Plus de problème d’addition d’eau potable. S’il le faut, nous reprendrons et traiterons nos eaux usées et nous traiterons l’eau de mer  et en serviront pour l’irrigation s’il le faillait. Nous ne serons point les tous premiers à le faire et nous n’en serons pas moins les derniers. D’autres le font pourquoi pas nous ?

ph wezon: système d'irrigation gout à gout
ph wezon: système d’irrigation gout à gout

Les marchés financiers en général et la finance rurale en particulier seront développés et les taux d’épargne africains bien élevés.  Fini le choc mondial dont a fait face l’agriculture africaine et qui avait endormi un tant soi peu notre agriculture. Vivement 2025, notre agriculture sera maîtresse. Grâce aux prix mondiaux des produits alimentaires élevés, à une abondance de ces produits, et à une bonne organisation, les cours globaux des produits alimentaires, y compris les céréales et les oléagineux en valeur réelle, et les cours de produits de bases individuels feront la richesse de notre  cher continent.  La croissance agricole et économique dans son ensemble va dépasser la croissance démographique dans tous les pays et nous aurons des marges énormes à vendre.

L’Afrique de 2025 aura des fortes politiques sociales et environnementales.  Plus d’exode rural car chacun préférera son village riche et développé qu’une ville quelconque. L’immigration sera le cadet de nos soucis. Nous nous lancerons à la conquête de nos déserts. Le reboisement  remplacera le déboisement car il n’y aura plus l’utilisation de bois de chauffe. La désertification  qui touche 46 % de l’Afrique et affecte quelques 485 millions d’Africains, va contrairement aux prévisions  du GEIC régresser grâce à une politique de reboisement et de regain sur le désert.

Notre Afrique de 2025 est possible. Ce n’est point une vision optimiste ni une utopie à la Pangloss mais c’est bien quelque chose que nous pouvons et avons l’aptitude de réaliser. Loin de nous ces difficultés réalistes du quotidien que nous vivons et subissons. Cet essai est  en soi un rêve qui devrait être pour tous un but, un objectif, un leitmotiv, mieux un cap que nous devons et efforcerons d’atteindre à l’horizon 2025.  Nous en sommes capables. Nous avons déjà posé les jalons, il nous faut juste continuer sur cette lancée, améliorer les imperfections et les manquements, décider avec véhémence à tous les niveaux qu’il soit politique, économique et social de le vouloir et nous le pourrons. Chacun de nous devrait apporter sa pierre à la construction de cette Afrique moderne. L’Afrique, notre Afrique est le fleuron du monde, c’est l’avenir de l’humanité. D’ailleurs tous s’y affluent. Elle a tout. Elle peut tout. Puisqu’elle a les ressources qu’il faut. Donnons-nous cette chance de nous en sortir d’ici 2025. Ensemble boutons la faim hors de nos contrées.

 

 


Le système talus–haie et les barrières végétales : une solution contre l’érosion

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Haies de type néo-bocage, protégeant des champs de l’érosion et du vent (Nord Dakota, 1997, USA)

 

Face aux problèmes de lessivage des sols, de dégradation des couverts végétaux, d’érosions  de nos campagnes  africaines en générale; sur  conseil d’un ainé, un de mes fidèles lecteurs, je suis emmené avec son apport à aider les agriculteurs africains surtout togolais à préserver leurs champs contre ces phénomènes précités. Il nous faut soit inventer un système de culture, soit adapter un qui avait fait ses preuves.  C’est dans cette optique que nous avons choisi le système talus-haie, qui a déjà fait ses preuves.

Qu’entendons-nous par système  talus-haie? Quelles sont les adaptations et les modifications à introduire dans nos campagnes?  Quelles sont ses avantages et pourquoi devons nous  adopter ce système?

Explication du système Talus-haie

On appelle d’abord talus, une élévation de terre surtout  sur les limites de son champ. Le talus peut être soit en terre simple, soit en terre avec ossature de pierre, soit encore renforcé par des murets construits de part et d’autre. Le système de talus-haie est un champs (paysage) où les prés sont  clôturés par des levées de terre (talus), portant  des rangées d’arbres (haies) qui marquent les limites de parcelles de tailles inégales et de formes différentes. Les haies du système talus-haies sont des arbustes renforcés par des barrières végétales. Le tout constitue un anti-érosif. Les haies et les barrières végétales sont en bandes étroites de végétations denses et érigées, installées selon les courbes de niveau ou en travers d’axes de concentration des eaux. Plus simple, installées tout au tour de son champs. En Europe, la fosse s’associe au système donnant  « le système fossé-talus-haie ». Le fossé retient l’eau qui tente de sortir des parcelles.

explication du système schéma à l'appui
explication du système schéma à l’appui

Situation initiale

La situation actuelle présente dans nos campagnes (villages), des champs sans arbres à cause d’une déforestation et surtout  à cause de ce système de culture vétuste et dégradant pour l’environnement « les cultures sur brulis ».  Cette déforestation  ruine nos sols et nos forêts, des espaces cultivables sont sujets aux phénomènes d’érosion avec l’élaboration des rigoles sur des terres lessivées. De plus, comme le monde paysan a des besoins permanents en bois de chauffe, en bois de construction des greniers et des maisons paysannes, on assiste au jour le jour à la dégradation du couvert végétal c’est-à-dire à la disparition des savanes et des forêts.

La particularité du nouveau système

Ce nouveau système talus-haie se différenciera de nos anciens modes de culture, par ce souci de protection de l’environnement et du sol.

Nous préconisons des arbustes composés des haies fruitières (orangers, goyaviers, manguiers…), les haies composées des plantes médicinales (ysopet, neem, Moringa…).  Et entre deux arbres d’une même haie, nous conseillons des herbacées (des barrières végétales) comme la citronnelle ou des fourrages, afin de bloquer le ruissellement des eaux. Ces derniers seront vendus à maturité. Enfin, nous conseillons des haies vives ou basses homogènes et utiles à tout point. Des haies à peine hautes de trois mètres. Ou carrément, le système peut être utilisé à l’européen c’est-à-dire le système fossé-talus-haie.

 

Les avantages du système

Ils  sont de plusieurs ordres. Ils sont tant environnementaux, écologiques qu’économiques.

Le constat est simple et clair. Dans nos champs, il n’y a plus de ces arbres qu’on utilisait dans le temps pour faire le grenier et faire des clôtures à nos maisons paysannes comme exposé précédemment . L’adoption de ce système de culture va préserver les arbres des savanes écluses, car nous utiliserons nos propres arbres qu’on plante pour ces besoins et comme bois de chauffe.  Ces haies  permettront de développer un écosystème pour la faune et la flore. Leurs  feuilles tombées apporteront de l’humus à nos champs.

De plus, les citronnelles plantées serrées en haies courtes (barrières végétales) freineront l’érosion et l’appauvrissement du sol. L’eau restera dans les exploitations pendant et après les pluies. L’eau ne peut plus élaborer des formes d’érosions (rigoles, ravines…) dues aux ruissellements concentrés. La haie composite joue aussi le rôle d’un brise-vent. Cette  haie brise-vent est une haie haute de plus de trois mètres.

Les haies fruitières apportent des fruits, celles des plantes médicinales offrent du bois, des tisanes, et  les résidus de toutes ces haies, peuvent être compostés en engrais verts réduisant du coup, le coût de l’engrais chimique.

 

Objectif

Selon la localisation et les modalités d’installation, l’objectif sera :

 

• de contribuer à réduire l’érosion en nappes et en rigoles (haies-talus-fossés et barrières végétales)

 

• de contribuer à réduire l’érosion concentrée (barrières végétales)

 

• de diminuer l’apport en volume et débit des eaux de ruissellement de surface et subsurface

 

• de contribuer à stabiliser les pentes abruptes (utiles dans la région de la Kara où, ils cultivent en terrasse sur des pentes)

 

• de favoriser le dépôt de sédiments.

 

Il est à noter que ce système peut-être couteux. Il est conseillé une entente parfaite entre les propriétaires de parcelles afin  que deux voisins puissent avoir un talus commun pour un partage équitable des frais.

 Une chose est d’avoir l’idée,  une autre est de l’introduire dans le monde paysan. Nous avons décidé pour son effectivité, de la soumettre au centre Mytro Nunya réputé comme étant un centre de promotion d’agro-écologie. Vivement que le paysan togolais adopte cette nouvelle façon de cultiver.


D’un œuf hollandais au poussin togolais : l’origine des poules pondeuses

ph: wezon Mr Tchamsi disposant des œufs dans le tiroir
ph : wezon Mr Tchamsi, 1er directeur et concepteur de « le poussin » disposant des œufs dans les tiroirs d’un incubateur; Août 2010

« Entre la poule et l’œuf, qui provient de l’autre ? »

Presque tous les jours, nous utilisons des œufs, au petit déjeuner au dîner et surtout au cours de grandes occasions festives. Mais quelle est la provenance de ces œufs dont nous raffolons ? D’une poule me répondra certainement à raison une personne. Quel type de poule ?  Quelle est l’origine de ces poules ? Voilà les interrogations auxquelles nous essaierons d’apporter des réponses.

ph: wezon des poussins qui deviennent des pondeuses
ph: wezon des poussins qui deviennent des pondeuses

 

J’ai été reçu la dernière fois par une société de la capitale nommée «  le Poussin ». Elle est spécialisée dans la production des poussins d’un jour à l’endroit de nos éleveurs. C’est-à-dire des poussins qui sont sensés devenir des futures pondeuses, celles qui nous donneront nos œufs.

Selon les explications du directeur actuel Kossi Agbo, ces poussins proviennent des œufs, lesquels sont incubés pendant dix-huit jours dans une machine spéciale appelée incubateur. Au 18ejour, ils seront transférés après mirage (vérification par machine spéciale de la fécondité ou non de l’œuf), dans une autre machine appelée éclosoir où ils passeront trois jours afin d’éclore. Les poussins seront sortis de l’éclosoir et triés : pondeuses d’un côté et coquelets de l’autre.

Notons ici que les œufs à couver proviennent d’un élevage spécial dit « élevage de parentaux ». Cet élevage n’étant pas développé chez nous au Togo, les œufs incubés par la société « le poussin » proviennent directement de la Hollande. Ces œufs sont commandés au minimum trois semaines avant la date prévue pour le démarrage de l’incubation et sont convoyés par avion. La race de poule produite par cette société est la race Isa brown le N°1 mondiale de la ponte aux performances très élevées. Signalons aussi que l’élevage de ces parentaux existe dans certains pays africains à l’instar du Ghana, du Mali… Cependant, les œufs produits dans ces pays le sont en faibles quantités et n’alimentent que les incubateurs des sociétés qui les produisent.

La difficulté majeure de ce type d’élevage en Afrique réside dans la forte chaleur dans laquelle baigne le continent. De plus, cet élevage exige une expertise et nécessite des recherches approfondies en amont pour une optimisation de la qualité des œufs produits (le taux  de fécondité des œufs doit varier entre 85 et 95 %).

Néanmoins, ce type d’élevage est possible en Afrique. C’est le cas de ces pays cités (Ghana, Mali…). Pour corriger le tir au Togo, l’ASDI (Action sociale pour le développement intégral) dispose d’un projet pertinent et ambitieux dans ce domaine en attente de financement. Une brèche pour des entrepreneurs et opérateurs économiques.

Selon nos investigations, actuellement, il n’existe que deux sociétés de production de poussins d’un jour au Togo. L’une à Lomé et l’autre à Pya  (Kara au nord du pays). La plus importante, celle de Lomé que nous venons de visiter, vidéo à l’appui, fournit une minorité des éleveurs du Togo. Il est à noter que l’importation des poussins d’un jour (d’Europe) continue à grande échelle.

 


A la découverte d’Eco-Centre-Togo

 

La jeunesse togolaise ne baisse pas les bras. Elle essaye vaille que vaille de protéger l’environnement. Ainsi, des initiatives louables sont prises par des jeunes acteurs pour, non seulement entreprendre dans le domaine environnemental mais aussi et surtout partager, enseigner gratuitement en plus des techniques, des moyens d’alléger le poids de notre vécu sur l’environnement. Souvent ces connaissances leurs sont léguées très chères dans les pays développés. Mais pour l’amour du pays, l’intégration dans son développement une vision environnementale qui prône l’amélioration et la sauvegarde des techniques de constructions ancestrales,  ils prennent le risque dans une désorientation totale d’apporter leurs contributions à la construction de l’édifice national.

Dans cet article, nous avons été  à la rencontre d’un de ces jeunes revenus de Belgique pour participer au développement de son pays en formant les jeunes, dans leur processus de réinsertion socioprofessionnelle avec le soucis du respect de l’environnement. Il  s’agit de monsieur AGBEVE  bénoit  président d’Eco-Centre-Togo. Je  vous transcris à cet effet l’entretien.

Eco-Centre-Togo
Eco-Centre-Togo

Q1 : A qui avons-nous honneur cher hôte?

R1 : Je suis AGBEVE  Bénoît  entrepreneur, artisan en Eco-Bio-Construction. Je suis aussi le président de l’association Eco-Centre-Togo et directeur d’établissement Ecovision à Lomé.

Q2 : Quelle formation avez-vous reçu et où l’avez-vous reçu ?

R2 : j’ai été formé en Belgique dans un centre dénommé « La paix Dieu » spécialisé dans la restauration des sites de patrimoines. Et si je considère mes années de partage comme formation, je continuerai en disant que j’ai enseigné cinq (5) ans en liège (Belgique) dans la réinsertion socioprofessionnelle en construction. De plus, j’ai reçu de diverses formations spécifiques aux différentes techniques de transformation de matériaux naturels ainsi que leurs applications dans l’éco-bio-construction.

Q3 : Pourquoi êtes vous revenu au pays ?

R3 : Par patriotisme, je suis aussi touché par l’ampleur du développement dans le pays. Ce développement qui oublie d’intégrer l’environnement et les qualités du savoir faire ancestral. Je  suis donc rentré pour construire écologique et former la jeunesse à construire eux aussi écologique. Ce sont ces deux visions qui m’ont poussé à fédérer les jeunes en association formative. Il s’agit de l’Eco-Centre-Togo.

 

Q4 : Présentez nous Eco-Centre-Togo.

R4 : Eco-Centre-Togo est une association formative qui a pour but de promouvoir la formation  en Eco-Bio-Construction pour un développement humain durable de la population.

Q5 : Qu’entendez-vous par Eco-Bio-Construction ?

R5 : Dans  Eco-Bio-Construction, nous avons :

  Eco-Construction qui est cette construction respectueuse de l’environnement. C’est une construction dans laquelle les ingénieurs, les constructeurs, les propriétaires se soucient des problèmes environnementaux, ce qui les amènent à inclure les matériaux naturels.

  Bio-Construction est une construction dans laquelle on introduit des matériaux naturels et biologiques (fibres, végétaux, le bois).

Q6 : Quelles sont vos activités ?

R6 : Nous sommes dans la formation et la construction des maisons.

Concrètement, l’Eco-centre en collaboration avec  le centre mytro nunya, avaient produit des badigeons pour les artistes de graffiti afin de peindre le mur en face du centre.

Nous venons aussi d’acquérir un espace non loin du centre mytro nunya toujours pour commencer des activités de formation. Nous voulons débuter  avec des jeunes en difficultés venant des associations. Sur ce, les associations comme : l’Association des Jeunes et  Enfants Travailleurs du Togo (AJETT), l’orphelinat (CEHBED)… sont nos partenaires. Je lance un appel à tous ceux qui sont intéressés par cette formation, de venir s’inscrire au siège d’Eco-Centre-Togo.

graffiti du centre mytro nunya
graffiti du centre mytro nunya

Q7: Qui peut suivre votre formation ?

R7 : Les entrepreneurs, les ingénieurs, les auto-constructeurs, les chefs maçons et toutes personnes intéressées par le sort de l’environnement dans la construction.

Q8: Quel est le prix de la formation ?

R8 : La formation est non payante. Nous  rappelons que nous sommes une association à but non lucratif. Néanmoins, nous obtenons des aides des associations qui inscrivent leurs membres, des dons venants des inscrits et des droits d’adhésion à l’association. Nous sommes ouverts à tous les  dons qu’ils soient  en  natures ou financiers pour soutenir nos projets.

Q9 : Que proposez-vous exactement comme formation ?

R9 : Nous avons des modules de formation dans plusieurs domaines notamment : la maçonnerie, la menuiserie, la charpente et les cours classiques. Par exemple nous allons commencer très bientôt en maçonnerie.

   maçonnerie en Eco-Bio-Construction (la fabrication des Briques en Terre Compressée BTC, les parpaings,

  Les techniques d’application de ces briques et de la maçonnerie,

  Règles et sécurités liées à la construction en générale,

  Et des cours de remise à niveau en mathématique et en français.

Ensuite,  nous comptons intégrer d’autres concepts comme la bio climatisation et la construction des toilettes sèches…

Q10 : où se situe l’Eco-Centre-Togo ?

R10 : Eco-Centre-Togo se trouve non loin de l’église des frères franciscains à Adidogomé derrière le centre mitro nunya. Son contact est le +228 90 41 09 55, email : ecocentretogo@gmail.com.

 

Merci monsieur Bénoit pour votre réception. Bonne chance à vous au pays. Que le projet nous soit prolifique.


Toilettes sèches : Une action écologique et économique

ph: éco rénovation et construction
ph: éco rénovation et construction

Pour permettre à chaque foyer du Togo et d’Afrique d’avoir les latrines, nous avons décidé de partager des informations pratiques sur la confection et l’utilisation des toilettes sèches. À l’aide des conseils de monsieur  AGBEVE bénoit responsable d’Eco-Bio-Construction, nous montrerons comment les confectionner, nous toucherons les avantages  que son utilisation nous  offrent et pour finir, nous verrons ce qui constitue le frein dans l’adoption de ce procédé peut couteux mais écologique.

Définition et composition

Les toilettes sèches sont un type de toilette allergique à l’eau, pouvant être transportable et utilisant des copeaux et des sciures de bois.

Pour confectionner une toilette sèche simple et transportable, il te faut un seau en inox de préférence, mais on peut utiliser des seaux en tôle ou acier galvanisé ou des seaux  en plastique, du bois, des copeaux et des sciures de bois.

Il est à noter que si les conditions d’utilisation (absence totale d’eau, couverture chaque fois après les besoins par les copeaux et les sciures) sont respectées, il n’y aura point d’odeur et vous pouvez le mettre sous votre lit si vous le souhaiter.

Les avantages de cette utilisation

Avantages écologiques

  Pas d’utilisation d’eau : Parce qu’il ne nécessite pas d’eau, vous n’aurez plus à gaspiller d’eau potable. De plus cette toilette peut s’adapter partout.

  Cette toilette permettra d’éviter la pollution, les maladies liées à la pollution de l’eau comme les épidémies de choléra, les maux de ventre…

  De plus, ces matières organiques sont transformables  en engrais vert par compostage. Véritable facteur pour le développement de l’agriculture surtout au niveau des familiales paysannes.

 

Avantages économiques

  La transformation des déchets en composte  est avant tout une source de revenu  économique,

  La réduction de sa facture d’eau.

  La réduction des couts de soin de santé occasionnés par des maladies transmises par la mauvaise gestion des déchets organiques,

   Le cout d’implantation est moindre par rapport à celui d’une toilette classique.

Les freins à son implantation

Après enquête dans des maisons qui nécessite des latrines, il s’en sort trois (3) éléments dissuasifs à l’utilisation de ces toilettes sèches. Il s’agit de :

  Le stéréotype du vidangeur : L’idée selon laquelle, transporter ces matières fécales constituerait une souillure  et du coup, un blocage pour l’adaptation de ces toilettes. C’est-à-dire qu’on trouve dégradant et obscène de transporter ces matières fécales.

  Le fait d’avoir, rien que l’idée de faire ses besoins des un seau, bloque son installation.

  Le faite d’aller chercher chaque fois chez les menuisiers les copeaux et sciures en est une autre contrainte.

Et selon vous, que pouvons nous faire pour encourager l’utilisation de ces toilettes ? Afin d’éviter à nos rues et dépotoirs d’être le spectacle de ces déchets infectant tant nos eaux que nos aliments.


Agro-business au Togo et en Afrique : Quelles opportunités

 

ph: wezon formation ULDD
ph: wezon formation ULDD (asdi)

Où et comment trouver de l’emploi par ce temps de crise ? Des milliers de jeunes formés chaque année, une crise économique accentuée et ressentie, le taux de chômage de plus en plus élevé ; le tableau est noir lorsqu’on fait référence à l’emploi des jeunes au Togo et en Afrique.  Face à cette situation de crise, la solution la plus idoine et la plus sûre, se trouve être l’entrepreneuriat.  Ainsi, sommes-nous des milliers de jeunes togolais à avoir fait le choix d’entreprendre. Pour nous accompagner, le gouvernement à travers Faiej (Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes), des ONG à l’instar de Pasyd(Partage Action en Synergie pour le Développement) et des associations comme ASDI, nous forment pour gagner le pari de notre devenir.

Dans le cadre de cet article, j’ai été accueilli à  bras ouverts, aux secrets étalés par le président de l’ASDI  Monsieur Tchamsi kokou hervé, jeune agro-entrepreneur  et informaticien, qui dans son souci d’aide à la jeunesse, nous livre quelques  idées porteuses en entrepreneuriat liées à l’agriculture et à l’environnement  dans un premier temps et dans un second, nous indique des portes à toquer pour bénéficier du financement pour l’exécution de nos projets. Mais tout d’abord allons à la découverte de l’ASDI.

Présentation

Créer depuis 2009,  l’ASDI  (Action  Sociale pour le Développement Intégral) est une association à but non lucratif qui  intervient dans les domaines de l’éducation, formation, environnement et la promotion de l’agriculture et de l’élevage. Elle dispose d’un centre de formation en NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication). Elle  a en son actif, plus de 150 jeunes togolais formés en informatique, en entrepreneuriat, en développement personnel, en art oratoire, en agriculture et en élevage. L’ASDI  a déjà réalisé 7 projets dont l’appui à la création et au développement de  5 groupements, la formation en entrepreneuriat des jeunes dénommée ULDD (les Universités des Leaders De Demain) dont je suis l’un des bénéficiaires. Elle a aussi deux (2) projets phares en cours dans le domaine environnemental. Il s’agit de :

  •  Projet de collecte et de recyclage des DEEE (Déchets d’Equipement Electrique et  Electronique).
  •  Collecte et recyclage des papiers de  bureau et cartons : c’est un projet qui vise à transformer ces déchets en combustible domestique afin de réduire la pression sur la biodiversité.

 Quelques  idées entrepreneuriales porteuses

Selon notre hôte, il y a plusieurs idées entrepreneuriales porteuses les unes que les autres. Cependant, nous allons aborder ici quelques une de ces idées dont la réalisation est facile et nécessite peu de fond. Dans tous les cas, il faut mettre un accent particulier sur le regroupement des jeunes en groupement ouen coopérative. Car dit-on, l’union fait la force.

  •   Le regroupement des jeunes pour collecter et transformer les déchets domestiques qui abondent  dans nos quartiers en compost pour enrichir la terre. (environnement, agriculture)

 

  •   L’Elevage des porcs : cette idée, transformée en projet  va rapporter beaucoup avec  peu d’investissement. Il est à savoir que nous importons une bonne partie de notre consommation de la viande du porc et la demande est sans cesse croissante. (élevage)

 

 

  •   L’élevage des aulacodes (aulacodiculture) ou élevage des « agoutis » au niveau des familles paysannes. L’avantage est à trois niveaux. Premièrement,  cet animal n’est pas en concurrence alimentaire avec l’homme (il ne mange pas la même nourriture que les Hommes). Deuxièmement, cet élevage va limiter les feux de brousse puisse que, sa quête fait flamber toute la végétation environnante (chasse par brûlis). Et pour finir, comme c’est une viande  appréciée et demandée, il y a garantie de la  clientèle. De plus, les fientes seront utilisées en agriculture cela va sans dire. (élevage, environnement)

 

  •  Elevage des escargots, peu couteux et très rentable. (élevage)

 

 

  • Exploitation des zones de bas fond et des lits des fleuves. Par exemple, entre togblékopé et adétikopé, les jeunes peuvent s’organiser et mettre en place une riziculture. (agriculture)

 

Les sources de financement

    L’autofinancement : c’est le meilleur moyen pour démarrer  son activité. C’est facile lorsqu’on se met en groupe. Si nous prenons l’exemple de l’élevage des escargots et que nous sommes  10 jeunes, il suffit que chacun apporte dix mille (10 000) francs CFA, et le capital de démarrage est ainsi constitué.

 

  Les ONG et Associations : elles fournissent des apports en natures et/ou financiers sur présentation de plan d’affaire. C’est l’exemple du projet  d’appui à la création et au développement des groupements évoqué plus haut. Dans ce projet, nous offrons des coquelets et aliment de démarrage aux groupements assistés.

 

 

    Les structures étatiques :

·  Faiej : Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes. Il finance le début de l’activité des jeunes après une formation et une aide à la rédaction de plan d’affaire. Le taux d’intérêt est de 4.5%.

·  Pasa : Projets d’Appui au Secteur Agricole. Initié par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avec l’appui de la Banque Mondiale, ses projets entendent renforcer les capacités productrices dans les filières agricoles et favoriser un environnement institutionnel propice au développement de ce secteur. Bref, il finance à fond perdu le développement des activités.

·    Agaïb : il constitue un appui aux organisations paysannes sur le plan de l’agriculture, de l’élevage et des infrastructures locales, comme la construction des écoles, des dispensaires, etc. Il suffit seulement d’un regroupement d’une dizaine de personnes pour former une association assez crédible pour bénéficier d’un financement… C’est à fond perdu et il finance le développement des activités au niveau rural.

 

  Les micros finances : elles financent le développement des activités. Il vous suffit pour cela de cotiser pendant trois mois seulement (tontine) pour bénéficier du financement.524326_419698951481485_1868126268_n

un jeune aidé qui fait ses débuts
un jeune aidé qui fait ses débuts

 

 

Mes derniers mots iront à l’endroit  des jeunes diplômés sans emplois. Je leurs demanderais de se regrouper en association,  groupement ou en coopérative pour exploiter ces idées entrepreneuriales et bénéficier des nombreux appuis évoqués un peu plus haut.

Quant à nous (ASDI) nous sommes disposés à vous accompagner tout au long de ce processus.

 

 

 


Les TIC, parents pauvres de l’agriculture Togolaise

ph: paixetdeveloppement
ph: paixetdeveloppement

Partout en Afrique, les Technologies d’Information et de la Communication (TIC) sont de plus en plus intégrées dans la diffusion des informations aux agriculteurs. Mais au Togo, cet engouement ne se sent pas. Au moment où  l’ONG Ougandaise Busoga Rural Open Source Developpement Initiative (BROSDI) en 2003, lançait son projet  qui se sert des TIC pour cartographier et partager des informations agricoles dans les communautés locales d’agriculteurs  à l’aide de téléphones mobiles, de portails Web (notamment des blogs audio) et de radios rurales ; nos communes rurales souffraient d’un manque cruel d’électricité. Au même  moment,  ces agriculteurs locaux pouvaient recevoir une assistance, renforçant ainsi les liens entre la communauté et l’ONG. Nous nous dormions. Nos télévisions et radios se contentaient juste de diffuser des bulletins météos approximatifs, des prix des matières premières et c’est tout, oubliant d’aider ceux qui vont produire ces matières avant de les vendre. 

ph: wezon formation
ph: wezon formation

C’est depuis 2005, que CELAC diffuse aux agriculteurs un bulletin d’information hebdomadaire par SMS (en anglais et en langue luganda). Chez nous, c’est avec peine que nos parents paysans arrivent à composer juste un numéro pire, à le reconnaitre. Hors ce canal est très pratique. Des informations et des données sur divers sujets (par exemple la lutte antiparasitaire, les bonnes pratiques agricoles, des rappels concernant le calendrier des cultures) pouvaient être diffusées, notamment des informations climatiques. Ces pratiques, les agriculteurs Ougandais les connaissaient depuis.  Posons-nous la question, combien d’heures consacrons-nous sur nos radios et télévisions à instruire, informer et  conseiller nos agriculteurs?

 

Pour que le Togo ne soit pas en reste de cette révolution « TIC et agriculture », des Organisations Non Gouvernementales doivent suivre cet exemple Ougandais, en proposant des formations d’abord pour  l’utilisation des téléphones portables. Puisqu’ils sont accessibles sur toute l’étendue du territoire, adaptées des projets concrets et informatifs  pour l’utilisation de ces portables.

Que nos universités adaptent à leur tour leurs travaux de recherche aux problèmes environnementaux et agricoles du pays, notamment les facultés d’agronomie et de géographie. Il faut de plus, mettre ces données à disposition de la population paysanne.

Que nos chaines privées et publiques concentrent plus de temps aux informations agricoles, mieux créer plus de radios communautaires qui émettront dans les langues locales afin, que les informations atteignent des coins les plus reculés et que les agriculteurs de tout âge et de tout niveau puissent en bénéficier. Cela inclut des émissions de radio régulières qui fourniront des prix du marché et d’autres informations agricoles. Une radio par réseau commutée qui présente une série de segments Courts de programme radiophonique. Lequel fournira aux petits agriculteurs un accès téléphonique, des informations pertinentes à travers un système d’information vocale automatisée.

source: recherche google


un rabais qui plombe le paysan

 

 

ph: le jardin de sarry
ph: le jardin de sarry

Qu’il est beau et agréable de voir nos villes à l’approche des fêtes. Ainsi, nous avons tous vu  dans les artères de la capitale de divers gammes de volailles : des poules pondeuses, de divers sortes de poulets de chair, des pintades venus exprès du nord du pays, des canards pour ceux qui adorent le canard laqué et savent l’apprécier, des dindes pour d’autres qui savent les farcir. On n’y voyait aussi des caprins et des porcins. Les fruits et légumes n’en étaient pas du reste. On appréciait la fraicheur des laitues, véritable entrée pour la majorité des familles Togolaises à ces jours festifs.

Au vue de tous ces beaux produits, vous grouillez d’admiration dans un premier  temps puis d’envie dans un second. Vous vous imaginez en ce temps de crise, la fortune qu’ils feront. Et tout au fond de vous, vous vous jurez de ne pas vous laisser tricher par ces bonnes femmes, intermédiaires entre eux (paysans) et  vous. Elles, que vous accusez  souvent à tort de rehausser volontairement à leur profit les prix des produits agricoles.

Aujourd’hui, la fête est finie. C’est le temps de faire les comptes. Vous, voir vos sorties et eux leurs entrées (argent). L’opération effectuée, vous vous félicitez d’avoir moins dépensé en ce temps de crise comparativement à l’année passée. Et nos pauvres paysans se plaignent et se lamentent d’avoir vendu à perte. Vous vous dites pour vous soulager la conscience : c’est chacun pour soi.

photo Fiagan
photo Fiagan

En ce jour où chaque citoyen, chaque gouvernement, porte à bout de bras leur agriculture, nous sommes là à l’enliser avec nos questions de rabais. Dites-moi : si vous allez payer une télévision chez les Agouda yovo  (les blancs d’origine arabe) du Ramco demandez-vous des rabais, discutez-vous du moins peu soit-il du prix ? Vous payez  cash sans broncher ladite somme. Mais si c’est pour payer auprès des vôtres, vos agriculteurs, si ce n’est pas à crédit, c’est tout un spectacle :

  Vous : Combien coûte ce poulet bien gras ?

    Paysan : Quatre mille (4 000) francs seulement.

    Vous : Quoi ? Quatre mille (4 000) francs ! Hum ! Chuan ! Ma kponou tchan  (on aura tout vu)! Moi j’ai que deux mille (2 000) francs et c’est à prendre ou à laisser.  (idem pour les autres produits agricoles)

Dites, c’est à laisser à qui ? Si ce n’est à nous, qui sommes leurs seuls et uniques clients. Et vous partez vous offrir des poulets levés du corps (des poulets congelés importés d’Europe) que vous savourez allègrement dans l’ignorance des produits utilisés pour l’élevage et dans la conservation de ces poulets. Et eux (les paysans), inquiets de ne pas  pouvoir écouler leurs produits et soucieux d’honorer leurs créanciers vous bradent  leurs produits au péril de leurs jeunes entreprises.

Devrions-nous seulement nous limiter à crier : « consommer produit Togolais ? » Le consommions-nous vraiment ? Il est tant pour tout un chacun de nous d’aider nos agriculteurs.


La gestion de l’eau

Image wezon: des champs de maïs asséchés par manque d'eau

Image wezon: des champs de maïs asséchés par manque d’eau

L’eau c’est la vie dit un adage populaire. Cette assertion s’est vérifiée dans la commune de Lomé et dans ses fermes environnantes au cours de cette petite saison pluvieuse (septembre, octobre, novembre), où les épis de maïs à peine fleuris ont jauni sur les sillons montrant ainsi, un spectacle digne des pays du sahel. Et ce, à cause d’un manque cruel de précipitations. Comment remédier à cette situation due au changement climatique ?  Il nous faut avant tout maitriser la nature, histoire de ne pas vivre au gré des saisons et des aléas. Ceci nous amène directement à la gestion et à la maitrise de l’eau, puisque c’est elle qui donne la vie. Avant  d’en venir à la gestion proprement dite, voyons comment les pays développés  font pour maitriser la nature.

Dans ces pays développés, pour vaincre les caprices du climat, les cultures sous serre sont mises en valeur, avec une maitrise parfaite de l’eau. Et  pour ceux qui cultivent de vastes espaces à l’air libre, ils les arrosent à l’aide des hélicoptères contenant des eaux qu’ils puisent dans des lacs et barrages, lesquels aménagés pour drainer tant les eaux de pluies, des cours d’eau que des rivières. Je sais que notre agriculture manque cruellement des moyens financiers et techniques pour suivre ces exemples. Mais ne devons-nous pas faire le peu avant d’atteindre le mieux ?

Pour que nous aussi, nous  contrôlons  les saisons et produisons à contre saison, il nous faut juste apprendre à gérer l’eau. Nous pouvons avoir accès à l’eau par deux manières : la rétention en temps d’abondance et par forage.

 Notre pays bénéficie chaque année de près de 1200 mm de pluie en moyenne. Mais  une bonne partie des tomates et des oignons que nous utilisons nous proviennent du Burkina-Faso. Vous  vous demanderez comment ils s’y prennent ?  Que nos conseillers municipaux aillent à l’école dans la commune de Siglé au Burkina chez le maire Bertin Ouïya. Là-bas, Ils  stockent ces eaux de pluie dans des barrages autour desquels, ils aménagent des espaces cultivables pour des coopératives maraichères. Au même moment, nous laissons nos eaux de pluies entrer dans les concessions des pauvres  citoyens pour les déloger.  Chaque municipalité doit  aider ses habitants à s’organiser en groupement, aménager des rétentions d’eau afin de stocker le trop plein des eaux de pluie pour une utilisation agricole en cas de manque.

Ph Wezon: Forage de fortune à la ferme "Maxime"

ph wezon: système d'irrigation gout à gout
ph wezon: système d’irrigation gout à gout
même système
même système

L’autre manière d’avoir de l’eau en tout temps, est l’implantation dans son exploitation des forages, comme  nous en avons vu au cours de nos visites (fermes Maxime et Ayodelé ). L’unanimité s’est faite autour de son prix d’installation. Pour tous, implanter un forage coûterait une fortune. Le  prix pouvait atteindre trois millions (3.000.000) de nos francs. Il  serait bien si les Organisations d’aide aux agriculteurs pourraient accompagner les  agriculteurs  aussi bien dans la mise en place des infrastructures hydriques (forage, retenue d’eau) dans les fermes que dans les villages. Et  au gouvernement, de bien vouloir subventionner toutes initiatives d’approvisionnement en eau.

Une chose est d’avoir des forages, une autre est de traire l’eau des entrailles de la terre pour irriguer. Il nous faut donc de l’énergie. Où trouver cette énergie et de quelle énergie devrait-il s’agir ?


La fête n’aurait pas dû filer

06012014054

Aie ! Aie ! Ma tête. Je ressentais un mal de tête fou, me donnant l’impression  de crier, de m’écrier mieux d’hurler. Moi qui en ce moment précis gardais toujours les yeux fermés ne sachant précisément où je faisais reposer ce corps, dont la partie moteur semblait souffrir le martyre.  J’ouvris un peu les yeux pour constater  l’endroit qui me servait de gîte et qui me glaçait le sang. C’est le dur, le sol, juste cimenté.  Et tout est noir, du noir partout, où suis-je ? Quel jour sommes nous ?  Seul, tout seul, étalé à même le sol. Je commençais par ourdir, oui nous sommes dans la nuit. L’horloge murale auto-luminescente  indiquait  21h.  Oups ! Je comprends mieux, c’est le salon de mes grands-parents, donc je suis à Kpalimé. C’est forcement nouvel-an. Justement avant-hier, j’y suis arrivé. Ce matin même je m’en souviens on s’était tous rassemblés comme d’habitude autour du mortier,  pilon à la main. Oui le foufou a dansé dans le mortier sur la cadence des pilons.  Je nous vois attroupés autour  du plat préféré des Hommes du Grand Kloto.

C’est après le repas, que les choses devenaient floues. Un petit effort ! Je me tournais et retournais. Aie ! Aie ! Ma tête. Anh ! J’avais accompagné mon oncle faire, le tourné de ces amis. Avais-je bu ? Aie ! Aie ! Je ne pouvais même pas réfléchir ? Oui ! Un peu de Sodabi (boisson local) et c’était encore un trou, un flou pire plus rien du tout.

Tout ce que je sais maintenant est que la fête m’avait oublié. Elle ne m’avait pas attendu. Et pourtant on s’était convenu.  Moi qui avais tant d’amis à visiter, des liens dénoués par la distance à renouer, moi qui avait un cœur conquis puis perdu à reconquérir (objectif principal de ma visite à Kpalimé).

Et le lendemain matin, après une nuit cauchemardesque,  mon Grand-père me narra mon aventure.  Mon  oncle m’avait traîné d’amis en amis, où nous avions profité des bons mets du Kloto et de la gratuité des boissons pour nous enivrer. Lui n’avait juste que vomi et dormi deux (2) heures et moi qui n’avait jamais tant bu, il m’avait fallu une journée pour tout évacuer. Et quelle journée ?

J’ai juste souri. Et pour ces premiers jours de l’année, j’ai tout fait pour ressembler à Dieu, j’ai pardonné à mon oncle. Puisque je me disais que tout ceci était de sa faute.

Tentons tous pour 2014 de ressembler à Dieu. Bonne et heureuse annnée


La fête n’aurait pas dû filer

06012014054

Aie ! Aie ! Ma tête. Je ressentais un mal de tête fou, me donnant l’impression  de crier, de m’écrier mieux d’hurler. Moi qui en ce moment précis gardais toujours les yeux fermés ne sachant précisément où je faisais reposer ce corps, dont la partie moteur semblait souffrir le martyre.  J’ouvris un peu les yeux pour constater  l’endroit qui me servait de gîte et qui me glaçait le sang. C’est le dur, le sol, juste cimenté.  Et tout est noir, du noir partout, où suis-je ? Quel jour sommes nous ?  Seul, tout seul, étalé à même le sol. Je commençais par ourdir, oui nous sommes dans la nuit. L’horloge murale auto-luminescente  indiquait  21h.  Oups ! Je comprends mieux, c’est le salon de mes grands-parents, donc je suis à Kpalimé. C’est forcement nouvel-an. Justement avant-hier, j’y suis arrivé. Ce matin même je m’en souviens on s’était tous rassemblés comme d’habitude autour du mortier,  pilon à la main. Oui le foufou a dansé dans le mortier sur la cadence des pilons.  Je nous vois attroupés autour  du plat préféré des Hommes du Grand Kloto.

C’est après le repas, que les choses devenaient floues. Un petit effort ! Je me tournais et retournais. Aie ! Aie ! Ma tête. Anh ! J’avais accompagné mon oncle faire, le tourné de ces amis. Avais-je bu ? Aie ! Aie ! Je ne pouvais même pas réfléchir ? Oui ! Un peu de Sodabi (boisson local) et c’était encore un trou, un flou pire plus rien du tout.

Tout ce que je sais maintenant est que la fête m’avait oublié. Elle ne m’avait pas attendu. Et pourtant on s’était convenu.  Moi qui avais tant d’amis à visiter, des liens dénoués par la distance à renouer, moi qui avait un cœur conquis puis perdu à reconquérir (objectif principal de ma visite à Kpalimé).

Et le lendemain matin, après une nuit cauchemardesque,  mon Grand-père me narra mon aventure.  Mon  oncle m’avait traîné d’amis en amis, où nous avions profité des bons mets du Kloto et de la gratuité des boissons pour nous enivrer. Lui n’avait juste que vomi et dormi deux (2) heures et moi qui n’avait jamais tant bu, il m’avait fallu une journée pour tout évacuer. Et quelle journée ?

J’ai juste souri. Et pour ces premiers jours de l’année, j’ai tout fait pour ressembler à Dieu, j’ai pardonné à mon oncle. Puisque je me disais que tout ceci était de sa faute.

Tentons tous pour 2014 de ressembler à Dieu. Bonne et heureuse annnée


Transformation d’ananas au Togo : Tropic Bio

Crédit image: Wezon, ananas séchés
Crédit image: Wezon, ananas séchés

Société de transformation d’ananas Tropic Bio

a- Présentation
Elle est située à Lomé plus précisément Agoè Assiyéyé près de la grande retenue d’eau. La société Tropic Bio est créée et dirigée par le Dr Labah, enseignant-chercheur à l’Ecole Supérieure d’Agronomie (ESA). Il s’agit d’une Société A Responsabilité Limitée (SARL) certifiée « BIO » par une société Germano-française (Ecocert). Elle est créée en 2008 et a pour principale activité la transformation de l’ananas en ananas séché et en jus d’ananas. La société dispose d’un personnel allant de 20 à 22 personnes qui assurent la transformation. L’approvisionnement en ananas se fait chez les producteurs regroupés en groupements dans les cantons de Danyi et de Tabligbo, à condition de respecter les termes du contrat (suivre l’itinéraire technique et ne pas utiliser les engrais chimiques).vlcsnap-2014-03-19-09h04m39s123

b- les Étapes de la transformation de l’ananas 

L’objectif de cette transformation est de pouvoir conserver ces fruits périssables et les mettre à la portée des consommateurs à tout moment.

Production d’ananas séché

La transformation en ananas séché se fait en plusieurs étapes. Pour ce faire, des salles ont été adaptées à chaque étape de la transformation selon les exigences. Ainsi donc, la salle de stockage reçoit les produits récoltés jusqu’à leur maturité. Pour faire l’ananas séché, on utilise les fruits de maturité M1 et M2. Après le triage de ces types de fruits on passe dans la deuxième salle destinée au lavage et rinçage. Il s’ensuit l’épluchage et éventuellement l’enlèvement des points noirs. Après cette opération, on coupe l’ananas en rondelle et on enlève le cœur des rondelles puis on les fait passer dans une autre salle où elles sont disposées sur des claies et mises dans des séchoirs à une température comprise entre 65 à 72°C pour une durée de 16h à 24h. Après le séchage, les produits sont triés selon leurs qualités (1ère et 2nde qualité) puis pesés et mis en sachet de 100g, ensuite ceux de la première qualité sont mis en carton, et exportés en France. Ceux de la deuxième qualité sont destinés au marché local. A la question de savoir pourquoi la qualité est Européenne, il nous est répondu que la qualité va avec le prix. Et pour des questions de rabais, il est constaté que nous préférons simplement la seconde qualité. Néanmoins, la première qualité est aussi disponible dans les points de vente.

 Production du jus d’ananas

A ce niveau, on utilise les ananas de maturités M3 et M4. Après le lavage et le rinçage on les épluche et on les met en tonneaux. Ensuite on passe au découpage et au broyage et on presse. Les fibres obtenues sont jetées et le jus passe au tamisage, puis à la pasteurisation dans un four de 85 à 90°C. Le jus obtenu est mis en poche de 20 litres pour l’exportation en Europe et aussi en bouteille puis étiqueté et chauffé à 90°C. Le prix unitaire de la bouteille est de 350 Fcfa et sa durée de vie est de douze (12) mois.


Une fête inoubliable

crédit image: Yahoo
crédit image: Yahoo

C’était mes neuf ans. Je faisais la classe de CE2 (Cours Élémentaire Deuxième année). Nous étions avec notre père à son poste d’affectation à Wogba, un petit village de la préfecture de Vo. C’était notre troisième fête de nativité dans ce village. Les deux premières s’étaient suivies et  s’étaient ressemblées par faute de connaissance et d’intégration. Cette troisième était particulière, car, le père avait apporté de la capitale (lomé)  une télévision en blanc noir qu’on alimentait avec une batterie. J’humais la fête  en plein nez. Un sachet de riz était aussi dans les bagages. Mon grand frère qui, le premier, avait découvert le pot aux roses m’héla et me le montra discrètement. Nous fûmes euphoriques et nous partagions notre heureux évènement avec tous les copains du foot. Nous allons enfin alterner la pâte et le manioc. Enfin du riz. Un plat qui nous ait donné deux fois par an, Noel puis nouvel an. Je ne saurai vous dire avec exactitude à quoi est dû ce régime alimentaire digne des prisonniers. Peut être bien au misérable salaire que percevait mon instituteur de père ou à l’enclavement de cette zone. Puisque le prix des aliments dits de base comme le lait, le riz, le sucre subissaient une forte inflation allant de 50 à 1OO%. Et que dire des boissons importées, les prix décourageaient même les fortunés qui, comme les pauvres s’adonnaient au sodabi (boisson local). Bien que nous ayons pour ce grand moment comme toute boisson, une eau dont la potabilité est douteuse (eau de rivière), cette fête fut sublime. Ainsi, ils sont en ce moment des milliers de fonctionnaires de la république, oubliés au fin fond des forêts inaccessibles vivant de jour en jour cette vie de bagne avec leur famille. Moi, je ne vous oublie pas. Bon courage à vous et bonne fête de  nativité à toute la famille. Oups ! Je dévie.

Très tôt le matin du 25, je m’étais éveillé de moi-même, moi qui toujours me faisais prier de me lever et de me laver prit, malgré l’harmattan, mon bain pour paraitre exemplaire et rentrer dans les bonnes grâces du père… Noël. Je ne vous dirai pas ici que je courus sous le sapin pour chercher un carton en mon nom. Non ! En Afrique, mieux, nous les pauvres, nous n’avions guère besoin de grandes choses pour être heureux. De  plus l’argent des jouets, les parents préféreraient à raison l’utiliser pour des poissons afin de  nous éviter du rachitisme. Enfin, nous n’étions habitués à aucun cadeau si ce n’est de quoi grignoter, des biscuits. Et notre père, me remis mon sachet de biscuit. Au même moment, la mère qui s’était levée de bonnes heures préparait notre seul repas consistant de la journée du bon riz.

Mon grand frère et moi, s’assîmes à environ deux mètres du fourneau à bois, humant bouche ouverte narines dilatées, l’odeur de la sauce tout en nous  brulant la langue d’un piment imaginatif que nous essayâmes par des « tsuuu » d’évacuer. Et comme les chiens de Pavlov devant la nourriture, nous déglutîmes abondamment. Je vous épargne cette dégustation.

Après le repas, nous nous retrouvâmes. Une sarabande de gamins majoritairement composée des enfants d’instituteurs  tous dans nos complets (pantalon et chemise de même pagne) tous beaux, tous neufs. Nous gambadâmes  et bêlâmes en boucle « Pé milé dou Pé trova do » (C’est la fête, la fête est revenue) tel des cabris. Nous allâmes de maison d’instituteur en celle de directeur, de maison directeur en celle de la matrone, de maison de la matrone en celle d’encadreur agricole, de maison d’encadreur en celle du chef de village et de maison du chef pour nous retrouver dans la maison du Houno (féticheur) où, les poules saignées à blanc dormaient sur une pâte blanche et salée appelée dzogoli. Et nous, âmes innocentes et  cœurs d’enfants, nous nous régalâmes accompagnés des agbassivis (les adeptes) sans embûches ni préjugés.

Le soir, nous nous retrouvâmes tous à la mission catholique où nous rejouâmes tout autant que nous étions l’histoire de la naissance du messie sous le regard admiratif aussi bien de nos parents qui nous offrirent quelques pièces de 5 ou 1Of,  que du féticheur et de l’imam. Dans  une communion et dans une fraternité collective, tout le village se fédéra pour nous offrir enfants de tout horizon et de toute religion une grande paty (fête) dans la maison du chef. Je savoure en détails chaque instant de cette journée féerique à chaque noël.

Bonne fête à tous surtout aux enfants de Centrafrique et du Soudan du Sud.


La production d’ananas au Togo

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Manger équilibré, est ce gage nutritionnel, qui nous permet d’être en bonne santé et  d’éviter les carences vitaminiques. Il est donc important et exigé cinq fruits et légumes par jour pour  éviter la malnutrition surtout au niveau des enfants.
Notre pays, doté d’un climat favorable, guinéen au sud et soudanien au nord, nous cultivons divers fruits surtout des ananas. Source de revenu et d’emploi pour la population. Mais cette filière rencontre des manques et des difficultés de tout genre pour son émergence.

Production

L’ananas est un fruit monocotylédone de la famille des broméliacées. Sa multiplication est asexuée, il existe cinq grand types de cultivars : Cayenne, Spanish, Queen, Pernambouco, Pérolia. Au Togo, on trouve très majoritairement deux genres (famille) : la famille Cayenne, en particulier la variété Cayenne lisse et l’Abacaxi (Brazza).

L’ananas est produit dans l’Ouest de la région Maritime et dans le Sud de la région des Plateaux :

– Zolo : Préfecture d’Avé, zone de plaine, à 50 km de la côte. Très ensoleillée et moins pluvieuse (900 à 1100 mm de pluie par année), elle se caractérise par de grandes parcelles et des cultures variées (tubercules et céréales). Janvier est le mois de récolte intense.

–  Blifou : Préfecture de Kloto, Zone  montagneuse où la plupart des champs occupent des terrains pentus. L’ananas y est parfois associé avec de l’arachide ou du manioc pendant la première partie de son cycle. Les températures sont inférieures dans cette zone, l’ensoleillement plus faible à certaines périodes de l’année, mais les précipitations sont optimales (supérieures à 1400). Le gros des récoltes se fait au mois de juin.

– Plateaux de Danyi : zone voisine de Blifou, elle jouit des conditions pédoclimatiques que celle-ci. C’est en novembre que se situe l’optimum de la production. Ce décalage de récolte par rapport à Blifou est dû à leur calendrier agricole.

Toutes ces localités plantent pour cela de faibles densités, de 35 000 à 40 000 pieds par hectare selon les observations réalisées sur le terrain. En culture associée, la densité de pieds d’ananas est de 16 000 pieds/ha. Il s’agit généralement des exploitations familiales de petite taille, dépassant rarement l’hectare. Par ailleurs, nous avons des groupements et des coopératives qui s’adonnent à cette culture. Ils exploitent en moyenne quatre (4) hectares.
Cette   production pour la plupart se fait selon les normes de l’Agriculture biologique. En effet, la majorité des exportateurs recherchent des ananas biologiques. Ainsi, l’usage  d’intrants chimiques est limité voire interdit. Dans ce cas, l’engrais vert est utilisé pour engraisser le sol.
Pour  agréer et certifier une production biologique de l’ananas au Togo, un seul opérateur est certifié, il s’agit d’Ecocert Afrique de l’Ouest (basé au Cameroun). Cet opérateur effectue des contrôles réguliers, inopinés ou non. Le premier de ces contrôles vise à une description détaillée de   l’unité de production et à des recommandations, afin d’éviter toute entorse aux règlements. Ceci est très important pour une exportation de ce fruit.

 

Utilisation de l’Ananas

En tout, plus de 600.000 tonnes d’ananas sont produits chaque année au Togo. Plus de la moitié est  consommée par la population, et les prix varient selon le poids du fruit. Il va de 150 à 225 F CFA l’unité. Nous en exportons aussi. En effet, le marché mondial s’élevait à 6,4 millions de tonnes, les filières d’exportation concernaient 44% de la production en 2004. Sur ce marché la consommation en frais ne concerne que 20%, le reste étant transformé en jus, en conserve ou autres produits plus marginaux comme les ananas séchés.  L’Afrique de l’Ouest exporte essentiellement des ananas frais, les leaders sur la production transformée sont les pays asiatiques (Py, 1984). L’Europe importe environ 500 000 tonnes d’ananas frais par an, dont 1 333 tonnes proviennent du Bénin en 2006 (Fruitrop, 2007) et 348 tonnes du Togo en 2001 (Fruitrop, 2002).
Ainsi, pour transformer l’ananas au Togo, nous avons des sociétés comme : Tropic Bio, Setrapad, Safleg, Biotogo,  ProNatura. Et toutes ces sociétés ne jurent que par bio. Leur prix d’achat varient de 80 à 100 FCFA/kg (0,122 à 0,152 €/kg) selon l’éloignement géographique entre les producteurs. La demande d’ananas est saisonnière, du mois d’août au mois de mars. (Sources)

Contraintes liés à la production

Les enquêtes ont montré au Togo que, l’accès à la terre et aux crédits, les infrastructures et l’analphabétisme constituent les véritables contraintes au développement de cette filière. Il est impossible pour des producteurs rencontrés, ainsi que pour des fermes de disposer de vastes superficies allant d’une dizaine d’hectare pour leur culture.
Les exploitants ont un accès limité aux crédits. Et quand ils arrivent à en bénéficier, le taux de remboursement (8 ou 12% tous les 6 mois) constitue un handicap sérieux pour la mise en culture.
La faiblesse des infrastructures routières et l’état de nos routes posent un problème de desserte.
Ceci dit, cette filière manque cruellement d’accompagnements, tant financier que technique, créant des dommages dans la production et au niveau de la conservation des récoltes.

Perspectives

Dans la même optique que le Programme National d’investissement agricole et de sécurité alimentaire (PNIASA) qui, accorde une place importante à la diversification des cultures, l’émergence de la filière ananas résultera des initiatives diverses :

 Encourager une production écologiquement responsable et économiquement viable en contrepartie des crédits aux producteurs.

    Toucher les collectivités locales pour améliorer  l’accès à la terre.

    Limiter les exigences des financiers (Banques, Micro-finances) en terme de garantie  pour faciliter l’accès aux crédits des paysans ;

     promouvoir les coopératives agricoles dans un souci de recadrer la filière (fixation des prix de vente, partage des connaissances, faciliter l’accès aux crédits, développer des structures locales de transformation).

    Mettre à la disposition des agriculteurs des techniciens agricoles et des agronomes ; innovation en terme des variétés résistantes aux agresseurs naturels et aux variabilités climatiques afin d’éviter les risques de perte de production.

     Proposer  des cours d’alphabétisation aux agriculteurs.

    Continuer sur la voie de construction des routes et leurs améliorations.

     Et améliorer la politique nationale agricole.

En somme, la mise en œuvre de ces propositions sera un facteur indispensable pour le développement de la filière ananas, gage du développement agricole et de la diversification des revenus des ménages ruraux.


Mes excuses à ma poule

Les éboueurs de la capitale
Les éboueurs de la capitale

 

Oh ! Ma chère poule, tu le sais bien, ce n’est point par plaisir de te voir souffrir, ni par délire (rire à la folie) de te voir affolée, que je t’embête avec ces sachets plastiques. Un sachet qui, accroché à tes pattes te fait brandiller, dandiner, sautiller dans tous les sens, te met en rogne, bref dans tous tes états.  Crois-moi, j’en suis navré de toujours l’utiliser. Tu sais bien que moi je ne suis qu’un célibataire et de surcroît chômeur. Et avec le peu d’oboles qu’on glane on ne peut qu’acheter les nourritures toutes prêtes dehors et pour nous permettre de les  emporter facilement, histoire de ne pas disparaître avec leur plat, il nous  faut donc ces sachets plastiques. Ce n’est pas moi qui suis en faute. Je sais que ces sachets qu’ils soient noirs, blancs ou jaunes, ils te mettent tous en rogne une fois qu’ils sont collés à tes pattes.

Excuse-moi ! Ce n’est pas la faute aux éboueurs. Tu sais, Lomé qui était la plus belle ville est devenue une  poubelle. Et ils essaient à leur manière de la nettoyer. Regarde leur condition et leurs outils de travail : des gants troués, des sandalettes et des poussettes à traction humaine qu’ils trimbalent de ménage en ménage, de  maison en maison, de ruelle en ruelle et de quartier en quartier. Sais-tu combien de quartiers composent la capitale ? Il faut les comprendre ma poule. Sous ce soleil brûlant ils trimbalent à deux ces bennes à ordures, mieux ces pousse-pousse débordés d’ordures. Combien de pâtés de maisons vont-ils faire avant de tomber raides fatigués sous ce soleil tropical à qui seuls ces sachets plastiques résistent. Ces sachets finissent par nous atteindre à Adidogomé à 25 kilomètres du centre-ville. Ils en ont pour des jours, des semaines, des mois avant de nous visiter;  et pourtant me diras-tu la République a des voitures, des camions laissés en jachère au garage. Il y a aussi les aides au développement me diras-tu, et qu’en faisons-nous ? Ou pourquoi ne pas interdire simplement leur importation comme au Rwanda ?wezonphoy

Et quand mon  panier est plein ce n’est donc pas  ma faute si mes ordures n’ont que pour toute place ses pourtours. Mais dis-moi combien de fois ne t’ai-je pas interdit de t’approcher de ce panier ? Entre-temps, tu fus intelligente et je t’avais vu prendre d’assaut celui du voisin. Tu sais, le riche du quartier, le baron.

L’odeur  fétide et nauséabonde nous assaille et nous inonde tous dans le quartier. Elle nous pourchasse dans nos chambres même sous le lit, infectant nos friperies. C’est peut-être elle qui t’a poussée aussi à fuir cette corbeille pourtant bien garnie. Ou dis-moi, c’est le génocide dont sont victimes des compères poules (ce sont les viscères des poules tuées et mangées par cette famille riche qui puent dans leur corbeille). Et te revoilà  farfouillant et écarquillant à côté de ma poubelle pour finir par prendre une patte dans un plastique. Et moi qui t’en veux. Ce n’est donc pas ta faute, aussi je te comprends. Ce n’est donc la faute à personne et c’est avec un grand regret que je me tourne vers toi , être sensé  et intelligent, toi qui hait de tout ton cœur ces sachets plastiques non dégradables qui nous enlisent.

A qui la faute ? Donc à personne ?


Agro-écologie : bientôt un digesteur biogaz à Lomé

crédit image: lededepeche
crédit image: ledepeche

 

Dans le souci d’assainir la capitale, de trouver un emploi aux jeunes maraichers et de fournir des produits bio aux citadins, le Centre Mytro Nunya en collaboration avec ses partenaires ont reçu un financement de vingt mille euros (20.000 euros), avec  l’idée de Mr Olivier Legros de mettre sur  pied un digesteur biogaz pour alimenter une coopérative maraichère à Lomé Kodomé.

Le projet a pour nom « coopérative maraichère ». Il consiste à éviter à la mairie des dépenses folles utilisées dans l’assainissement de la lagune de Kodomé  en le mettant en valeur. Les jacinthes d’eau polluant la lagune seront recueillies puis introduites dans l’unité de digesteur Biogaz, par processus de méthanisation, il y aura un  gaz qui se dégagera et ce gaz sera utilisé comme énergie pour pompage d’eau  d’irrigation. Et les effluents (les végétaux décomposés), seront utilisés comme engrais vert.

Pour ce faire, la mairie a octroyé onze (11) hectares au centre en  bail de deux ans renouvelable. L’idée est selon monsieur Amanga de mettre sur pied une coopérative  qui négociera  après les deux ans avec la mairie le renouvellement du bail. Les onze hectares seront divisés en mille mètres carrés (1000m2), faisant ainsi 50 à 75 parcelles à octroyer aux maraichers de la localité c’est-à-dire de Kodomé, créant environ une centaine d’emplois. Selon toujours monsieur Amanga : «  la priorité est donnée aux maraichers de Kodomé mais, s’il en manque des professionnels, on peut prendre les autres (des simples chômeurs). Tout compte fait, nous comptons leur donner une petite formation de renforcement de capacités en maraichage bio. »

L’objectif du centre est de permettre à ces maraichers de la localité de se prendre en charge (d’être autonome), d’assainir cette retenue d’eau de Kodomé qui souvent infecte l’atmosphère, amoindrir les dépenses à la mairie et d’ici deux ans, permettre à ladite coopérative maraichère d’aller négocier leur propre bail avec la mairie.

Les impacts environnementaux sont importants. D’abord, assainir cette retenue d’eau, promouvoir la culture bio, et comme c’est un dépotoir que la marie leur à octroyé pour la mise en place du projet, la transformation dudit lieu contribuera énormément à l’assainissement de l’environnement, apporter des fruits et légumes sains à la population et en même temps lutter contre les gaz à effet de serre.

Bon vent à ce projet.


Désire visionnaire ou délire pastoral

vision prophétique
vision prophétique

Ma grand-mère une octogénaire fatiguée par l’âge  et foudroyée par le chagrin de la perte d’une proche, prit le lit. Son corps et son esprit furent égarés sous le coup de ce malheur causant ainsi une hausse de tension, laquelle paralysa une partie de son corps. Son fils, monsieur mon père et son frère payèrent des soins couteux pour le revoir sur pied, malgré des améliorations considérables, il lui fut difficile de se mettre sur pied et de s’occuper d’elle-même en toute quiétude.

Pour remédier à cette situation, mon père tenta plusieurs moyens notamment ceux des compléments alimentaires (se sont des produits qu’on prend ayant souvent la forme de médicament) qui n’apportèrent pas assez d’amélioration. Comme il est un féru des films Ibo (films de Nollywood) notamment ceux à l’interprétation du pasteur Adjaho (un pasteur qui interprète les films à sa façon, souvent comique), il n’est donc pas rare de le voir trainer tout au long des soirées sur la télé Zion. Là, il remarqua deux pasteurs qu’ils jugeaient exceptionnels. Pour lui, ils avaient quelque chose de plus que les autres.  Lui qui n’était point chrétien, au vu des miracles que ces pasteurs opéraient,  déclara : « ils ont, soit une onction, soit une potion de guérison. »

Un soir de peine ou je cherchai de l’argent pour aller noyer ma solitude et mon chômage au cyber,  mon père se présenta et me supplia, d’accompagner sa mère dans l’une de ces églises pour sa restauration.

Initialement prévu pour sept (7h) heure à dix (10h) heures, j’ai fini par  y passer toute ma journée. Après des heures passées à ressasser les mêmes prières sans prendre la peine de  lire  de la Sainte Bible ; nous voici arriver au vif du sujet. Non je sais ce à quoi tu penses. Pas  à l’heure de la délivrance, mais plutôt à l’heure des visons prophétiques que je qualifierai de visons monétiques.

La prophétesse prit son temps après nous avoir mille fois rappelé son titre et la gloire de son mari dont le dieu nous délivrera, elle nous assura  un message de Dieu pour tous les cinq cent (500) que nous sommes en quête de miracles. La vision commença avec les portefeuilles bien garnis. « Que ceux qui ont dix milles francs à donner sortent » à ces mots, je tâtai mes poches et m’imaginai mon degré d’humiliation moi, qui n’avais que 2bals (200 fcfa) en poche. On trouva un seul téméraire, un seul fervent, un seul rescapé. Puis c’est le tour de ceux qui ont cinq mille francs (5000) on eut dix (10) personnes et à tout ce monde, des visions leurs furent relatées allant de « tu iras certainement à ce voyage, que tu attendais depuis » à « Dieu m’a dit qu’il va changer l’histoire de ta vie » Mille franc passé, pour mettre un peu de pression elle déclara : «  je crois que c’est tout le monde qui s’est levé dans les cinq cent » les deux personnes qui m’encadraient me jetèrent des coups d’œil furtifs, moi ne sachant quoi faire, fis semblant de les ignorer. Et finalement la prophétesse demanda à tous de passer avec ce que nous avons. Et en moi, je me disais si vraiment ces visions sont divines, elle me dira certainement : «  mon fils tu travailles beaucoup  pour aller à Dakar2014, Dieu m’envoie te dire tu seras exhaussé. » Mais elle me débita des incongruités n’ayant aucun trait à ma vie et me força à dire comme les autres, qu’elle a raison.  Prophétesse laisse moi te dire là où moi aussi j’ai un pouvoir que : « Tu n’avais point raison »

Quand vint le temps de mettre ma grand-mère sur pied, la prophétesse fut incapable puisque son prophète de mari à qui elle n’a jamais cessé de faire l’éloge, le tout puissant,  était absent.

Sachons reconnaitre les vrais serviteurs du Dieu vivant. Ils sont si nombreux les imposteurs et faux pasteurs. Ne  soyons pas les suiveurs de miracle mais plutôt les suiveurs de la parole et du Christ.