Coulibaly

Accord pastoral

Un code de bonne conduite entre treize (13) collectivités régissant la gestion des infrastructures pastorales existe désormais à l’est du Burkina Faso. Ce  samedi 29 octobre 2011, les autorités de la région, les membres du Réseau de Communication sur le Pastoralisme (RECOPA) et les services techniques déconcentrées ont procédé à la signature d’un protocole d’entente dans la salle de réunion de la Direction Régionale des Infrastructures et de l’urbanisation à Fada N’gourma. Cet acte marque ainsi, le couronnement d’un processus de dix (10) mois de réflexion et de conception de textes juridiques initié par le RECOPA et encouragé par les autorités de la région.

Lire la suite…


Hier, le chat a attrapé la lune au Burkina Faso

Chez nous au Faso,  précisément à l’ouest du  Burkina,  lorsqu’il y a  éclipse lunaire on parle de  « djakouma yé kalo minè » ce qui veut littéralement  dire, «  le chat a attrapé la  lune ». Loin des  considérations scientifiques, la croyance est repandue que lorsqu’il y a éclipse lunaire  il faut taper sur des instruments pouvant produire du son en  psalmodiant  un chant qui supplie ainsi le chat de  libérer la lune.

Lire la suite de l’article…


Chefferie coutumière au Burkina : Du ministre des télécommunications au Chef de Matiacoali

Ce vendredi 3 Juin 2011, l’ancien ministre  des télécommunications Tiéba Justin  Thiombiano a été intronisé chef de  Matiacoali. Matiacoali est une localité  situé à l’Est du Burkina, sur l’axe  Ouagadougou-Niger. En ce jour  d’intronisation, Parents, amis et  anciens  collègues du nouveau chef ont fait acte de  leur présence à Matiacoali.

Lire la suite de l’article…



Des habits Europe au revoir pour le 31 Décembre

 A Ouagadougou, le seul endroit où une partie des uns, des autres et des et cetera se rencontrent c’est bien chez Emile. Au marché du secteur 15, réputé pour la vente de la friperie, la meilleure qualité,  Emile offre des habits, des chaussures et même des montres  de secondes mains venues d’Europe.  Ce 29 Décembre, […]


Je suis la fourmilière de Dagnouin

Je suis une fourmilière. Vous me trouverez à Dagnouin, au bord d’une ruelle, non loin du cimetière où repose le Président Thomas Sankara. Les fourmis m’ont construite par excavation afin que je puisse les abriter. Je suis sensée garantir leur sécurité et les protéger des intempéries. Mais hélas, tout comme la plus part de mes  sœurs fourmilières au Faso, les Hommes par leur coutume et culte  m’ont attribuée d’autres fonctions : je sers d’intermédiaire entre le monde réel et le monde immatériel.

On laisse tomber des œufs sur moi. Certains déversent des racines de plantes médicinales avec lesquelles, ils se sont soignés. Mieux encore, je ne suis pas une marmite alors que je reçois du sel, du mil, du sorgho, du sésame… Aussi, je ne suis pas une bourse, mais je garde des pièces de monnaie, des coris. Je ne suis pas un autel mais certains égorgent des animaux sur moi.

Tout cela me rappelle l’harmonie que les hommes forment avec les éléments de la nature.

Ce que je me suis toujours demandée  pourquoi moi ? Je me suis donc rappelée le  bouc émissaire dans la culture juive. Je  permets aux hommes de se décharger de leurs fardeaux, de leur maladie, de leur inconfort, de recevoir une bénédiction retardée par les mauvais génies… car je reçois des sacrifices expiatoires et propitiatoires.


Sylvie et Sylvain ne sont pas des Mendiants

Sylvie et Sylvain sont des jumeaux dizygotes âgés de cinq (5) ans. Leur mère, Assana, les fait promener depuis qu’ils ont quelques mois d’existence. Aujourd’hui, ils sont assis au bord de la voie, place rond-point de la patte d’oie, à Ouagadougou, au même titre que les mendiants. Pourtant, ils ne sont pas des mendiants. Assana,  obéirait au souhait des jumeaux en les soumettant à la mendicité.

Sylvie et sylvain font partie des jumeaux qu’on pourrait rencontrer sur les rues de Ouagadougou. Accompagnés de leur mère, à défaut de terme approprié, je dirai, ils quémandent toute la journée. En principe, le terme mendicité ne sied pas dans  leur cas parce que, ce serait une loi de la tradition que les parents des jumeaux doivent accomplir afin que les jumeaux restent en bonne santé et que les parents eux même, soient épargnés des malédictions qui pourraient les frappés par désobéissance.

Les jumeaux sont considérés, dans certaines traditions, comme des êtres dotés d’une capacité mystique, dictée par les génies qui les habitent. Ce serait ces génies qui sont responsables de leurs conduites et de leurs souhaits. Ce qui s’explique par le fait que, certains jumeaux ne mendient pas, pendant que d’autres le font. Assana et d’autres mères de jumeaux m’ont expliquée que c’est suite à une observation qu’elles se sont rendues compte de la nécessité de faire promener leurs enfants car ’ils tombaient souvent malades. En les faisant mendier, ils guérissaient.

paniers à jumeaux

Par ailleurs, d’autres mères s’abstiennent de faire mendier leurs jumeaux en gardant dans leur demeure deux petits paniers identiques où elles mettent quelques coris et des pièces de monnaie. C’est selon le souhait des jumeaux.

Le fléau de la mendicité qui touche presque toutes l’Afrique de l’ouest, fait qu’on ne saurait distinguer les parents de jumeaux qui obéissent à la tradition et ceux qui en ont font une source de revenu.


Génération cellulaire, génération…

« Vos clilili cri ne vous arrangent pas du tout » : marmonna grand-mère lorsque mon téléphone sonna pendant qu’elle me faisait sa litanie sur ma vie de célibat qui, pour elle, je refuse d’enterrer. Avec un air serein je répliqua en lui disant : « jalouse-là, tais-toi ! Tu es fanée aucun gars ne voudra même pas te regarder, pire t’appeler ! Peut-être, dans tes rêves ». Elle continua de plus belle, Tu n’es pas une commerçante ni une femme d’affaires et en moins de 15 minutes ton portable a sonné quatre (4) fois. Quelle vie ! Quelle Génération ! Ce petit truc perturbateur vous mène par le bout du nez !Conflit de génération ou nostalgie du passé ? Grand-mère met le doigt sur le phénomène du cellulaire qui au delà de ces biens faits donne de l’ampleur à certains maux de la société : l’utilisation qu’on fait du téléphone portable doit nous interpeller. On me dira, nous sommes à l’air du libertinage pardon, je voulais dire liberté où le vice se greffe à des libertés de sorte qu’on puisse dédouaner facilement ce qui ne passerait pas à la frontière de l’infranchissable. De « la morale agonisante » comme le disait le Professeur Laurent Bado, on assiste à son enterrement au Burkina Faso grâce au coup de pouce du cellulaire : il est plus facile de mentir, de tromper, d’injurier, de proférer des menaces au téléphone portable sous l’anonymat, d’attaquer les autobus sur les routes et pire de transférer des ébats sexuels sur le net tournés par la camera du portable : en témoigne l’épisode des lycéens de la ville de Ouagadougou qui publiaient des vidéos de leurs aventures sexuelles sur le net pour se venger les uns des autres en 2008. Quant aux adultes le schéma n’est pas aussi fameux que chez leurs enfants.

Téléphone portable ou baromètre d’infidélité

Nous sommes dans un Organisme Non Gouvernemental dont je tairais la dénomination. Une dame dont l’époux est agent du dit organisme débarque! C’est le scandale ! Son époux recevrait des coups de fils à des heures tardives et des SMS de la part d’une autre employée de la même boîte dont le conjoint y travaillerait aussi. Au vue du scandale produit, on se passerait du contenu des sms et de l’objet des appels. Son époux entretenait des relations amoureuses avec cette dernière qui n’arrivait plus à se contenir, elle voulait revivre certaines scènes via ces sms et ces appels nocturnes.

Par ailleurs, Mary n’est pas épicière pourtant « ces affaires marchent» comme une pharmacie, dit elle. Elle reçoit fréquemment de la clientèle grâce aux 3 téléphones portables qu’elle possède. Elle est abonnée aux trois (3) Réseaux : Telmob, Airtel, Telecel afin que tous ces clients puissent la joindre sans ambigüité. Pour elle, sans cet outil(le cellulaire) elle n’aurait pas autant de succès parce qu’on la contacte facilement en notant son numéro qu’elle s’est fait tatouer à la anche juste au dessus des fesses. Avec un patalon taille basse, assise sur sa moto le numéro de téléphone est public. aux interessés de ralentir et de noter.

Trop d’inconfort, trop de pratiques malsaines ont conduit les trois (3) opérateurs de téléphonies à procéder à l’identification de tous leurs abonnés depuis quelques mois. Sans pièce d’identité, il n’est plus possible de se procurer une puce de téléphone portable au Burkina Faso.


Bénin : Un musée historique ressuscite les rois les plus célèbres du Danhomè

 Ville située à une centaine de kilomètre de la côte maritime de la République du Bénin, Abomey constitue aujourd’hui le témoin matériel d’une civilisation bien organisée  qui a su nous épargner de  l’oralité de l’histoire africaine. Ici tout est concret : la présence des palais disséminés un peu partout dans la ville ; objets et photographies rendant […]


« Les démarcheurs » : les agents immobiliers de Ouagadougou

Le business du logement est un secteur porteur à Ouagadougou. La population grossit et la ville s’étend de plus en plus. Pour louer une maison ou un appartement, un intermédiaire intervient entre le propriétaire et le locataire.  Sans eux, difficile de se trouver un logement dans la capitale.

On les appelle « démarcheurs ». Ils ont pour tâche de proposer des logements aux clients qui en font la demande. Ces jeunes gens très dynamiques connaissant bien les quartiers où ils opèrent. Les démarcheurs travaillent en réseau. Ce qui fait que,  lorsqu’un client du secteur 28 voudrait un logement au secteur 30 et qu’il s’adresse à son démarcheur du quartier. Celui-ci n’ayant pas de maison disponible contacte son collègue du secteur 30 qui trouve une au client de ce dernier. Ainsi, une fois que le client loue la maison, ils partagent la commission.

Pour contacter un démarcheur c’est très facile. Pas besoin de chercher son contact dans l’annuaire téléphonique.

Il vous suffit de prêter attention au passage sur la plupart des avenues de Ouagadougou. Vous les apercevrez à l’angle d’un mûr de clôture longeant le bitume, soit à proximité d’une zone où il y a de l’affluence.

Les démarcheurs sont bien organisés. Ils pratiquent un tarif unique pour le service qu’ils rendent.

Quelque soit le « démarcheur » que vous contactez vous devez payer 2000 Fcfa afin d’être conduit dans trois (3) « célibatérium »  (système de concession avec plusieurs maisonnettes) ou une cours. C’est selon.  Et Lorsque vous trouvez la cours qui vous convient le mieux, Vous devez verser auprès du démarcheur les 25% du montant constituant le prix du loyer mensuel de la maison.

Par ailleurs,  avec la vulgarisation de la connexion Internet au Burkina Faso, certains démarcheurs font des annonces sur des sites tels que www.ouaga-ca-bouge.net, www.burkinafacile.com

C’est ainsi que des centaines de jeunes « ouagalais » s’auto-emploi et arrive à se sortir du cercle vicieux du chômage et du dénuement.


Disparition du Président Isidore Thomas Sankara 23ans déjà

Tombe Du Président Thomas Sankara

15 Octobre 1987-15Octobre 2010, cela fait 23ans jour pour jour que le Président Isidore Thomas Sankara nous a quitté.

De sa tombe, en ce jour anniversaire de sa disparition, celui qui a fait la fierté du Burkina et de l’Afrique entière, reçoit l’hommage de tout un peuple saluant son audace et sa détermination à voir le peuple africain libre de toute domination extérieure.Cimetière de Dagnouin, Cimetière situé au cœur de la ville de Ouagadougou, à quelques 5 à 6kilomètres du Conseil de l’Entente[1].

Il est 8h 10 TU, une dizaine de tombes rénovées, celles du  Président Isidore Thomas Sankara et de ces 13 compagnons d’armes tombés sous les coups de feu du coup de d’état du 15 Octobre 1987. Des tombes caractérisées par la blancheur, se laissent facilement remarquer au milieu des herbes poussées pendant la saison pluvieuse qui s’achève. Une, toute particulière, peinte au couleur nationales : bande rouge, verte frappées d’une étoile dorée au centre. Une gerbe de fleur posée au milieu resplendit au milieu des ces tombes annonçant ainsi les prémices de la commémoration. Celle-là, c’est la tombe du Capitaine Thomas Sankara. C’est autour d’elle que quelques jeunes gens sont venus se remémorer son  parcours  dans un esprit de recueillement.

Les tombes de Thomas Sankara et de ses compagnons d’armes

Idrissa Drabo, étudiant en 1ère année de droit à l’université de Ouagadougou

Recueillement émaillé de discussions sur les mérites, les exploits de cet illustre homme. C’est une jeunesse qui, apparemment, a soif de repères, commentant ce que le président Sankara a pu accomplir en 4années de pouvoir.

Idrissa Drabo, 24 ans étudiant en 1ere année en  droit à l’université de Ouagadougou a choisi de venir consacrer quelques minutes de silence à ce président qu’il n’a pas connu mais qui l’a marqué et dont il regrette tant la disparition prématuré. Il affirme qu’il a été touché par son sens du sacrifice pour la liberté des  peuples  africains.

La 23e commémoration de la disparition du Président Isidore Thomas Sankara commence à 15h TU avec une marche qui part  des 1200logements et qui s’achève devant sa tombe dans le recueillement. D’autres activités pour lui rendre hommage sont prévues au cours de toute cette journée.


[1]Conseil de l’Entente: camp militaire où le Président Sankara et ses camarades ont trouvé la mort.

4Août 1987: Isidore Thomas Sankara devient le Président du Burkina Faso.