Maxime Compaore

ZEMBALACULTUR: Une conférence de presse pour le lancement d’activités

L’équipe dirigeante de ZEMBALACULTURE a convié la presse nationale et internationale le 15 Juin 2019 au sein du Musée de la musique Georges OUEDRAOGO à Ouagadougou afin d’animer un point de presse. Il s’est agi, en effet, de décliner les 3 axes principales auquel il intervient à savoir ; la Culture, les Arts et le Tourisme dans l’optique d’atteindre son objectif qui est d’accompagner le processus de développement durable dans nos villes et campagne à travers la culture.

 

17 heures sonnait quand les invités et hommes de médias s’installait les uns après les autres. Cependant, l’équipe de ZEMBALACULTURE et certains de ses membres s’activaient pour l’accueille et les derniers rangements des documents et réglage du dispositif sonore. Il a fallu 18 heures, dont un léger retard accuser pour commencer les échanges.

LE MUSEE DE LA MUSIQUE

Le choix du lieu n’est pas fortuit. Le musée de la musique Georges OUEDRAOGO est le réceptacle du patrimoine sonore Burkinabé. ZEMBALACULTURE œuvre à promouvoir le patrimoine culturel dans son ensemble et le musée est un lieu pour découvrir ou redécouvrir la richesse des instruments traditionnels du Burkina. Vu sur cet angle, Il était question de donner, si minime soit-il, une visibilité au musée

Présidium de la conférence de presse. Crédit photo ZEMBALACULTUR

LE PRESIDIUM

Apres la présentation du présidium, les salutations d’usage et le mot de bienvenue formuler par le président Maxime COMPAORE, le secrétaire adjoint Cyrille OUEDRAOGO s’est chargé de présenter la structure « ZEMBALACULTURE » appuyé du secrétaire général Clément COULIBALY.

Les interventions étaient interactive entre journaliste présidium et public invité. Les principale préoccupations des journalistes concernait les grandes axes d’intervention de ZEMBALACULTURE à savoir ; la culture, les arts et le tourisme auxquels il se base pour soustraire ses objectifs spécifiques qui sont entre autre ;

  • Favoriser l’insertion socio-culturelle par la formation au métier des arts ;
  • Susciter l’éveil culturel par l’éducation artistique ;
  • Sensibiliser la masse aux valeurs culturelles à travers des conférences débats et des ateliers ;
  • Promouvoir le tourisme interne afin de promouvoir le patrimoine touristique et culturel ;

 

Il était une occasion pour l’équipe de dérouler les projets à cours à moyen et à long termes aux hommes de médias et aux invités venus nombreux. La soirée à été clôturé en beauté avec un cocktail  offert.

Quelques articles de presse sur la conférence :

lefaso.net

Info culture du Faso

Faso24

wakat séra

 

ZEMBALACULTUR


Burkina-Faso : le musicien Zampou et le Kunde Bissa

Le patrimoine sonore du Burkina-Faso est réputé pour être riche et inépuisable. Cette richesse culturelle n’est pas seulement dû au nombre pléthorique d’artistes musiciens présents dans le pays, cela vient aussi des différentes ethnies du Burkina.

Dans chaque groupe ethnique il y a des instruments de musique traditionnelle. S’ils peuvent se ressembler par leur aspect et même par leur nom d’appellation, leur utilisation varie cependant d’un groupe à l’autre : déjà, la forme de l’instrument varie un peu, de plus, la façon que les musiciens ont de le tenir pour jouer et la sonorité que l’instrument produit diffèrent.

ZAMPOU et son KUNDE BISSA

Le Kunde Bissa est un instrument qui est traditionnellement utilisé chez les Bissa, d’où son nom. Cet instrument est unique, il ne ressemble pas à celui que l’on peut utiliser chez les Mossés. Sa singularité : sa taille et le nombres de corde qu’il contient. Les autres instruments de musique traditionnelle tel que le Lunga et le Bendré (entre autres) ont également leur particularités.

L’artiste musicien Zampou est l’un des virtuoses du Kunde Bissa au Burkina-Faso. Etant de l’ethnie Bissa, il dit avoir appris à jouer de son instrument depuis tout petit. dans son enfance, il jouait lors des cérémonies de réjouissance dans son village et dans les villages alentours.

Zampou est un chef traditionnel, sa musique enrichit le patrimoine sonore Burkinabé, en particulier la culture Bissa. Son attachement intime à l’instrument – avec lequel il communie – l’amène à explorer de nouveaux territoires sonores. Ses talents conjugués à sa parfaite maîtrise de l’instrument lui ont prévalu une nomination au « KUNDE 2019″ (cérémonie annuelle de récompense des meilleurs artistes musicien du Burkina-Faso), dans la catégorie du « Meilleur artiste traditionnel ».

Ses prouesses artistiques personnelles n’empêchent pas Zampou de jouer avec d’autres musiciens, il a son propre groupe traditionnel et comptabilise aujourd’hui plusieurs albums à son actif.

COMPAORE Maxime pour ZEMBALACULTURE


ZEMBALACULTURE : au Centre SININGNANSIGI

Le Burkina-Faso est reconnu comme un pays de culture au vu de ses potentialités artistique et touristique. Les hommes de sa filière n’en manque point de génie créateur pour sa promotion a travers des actions multiformes.

L’organe dirigeant de ZEMBALACULTURE s’est donc déporté en effet, le 10 Mars dernier au Centre SINIGNANSIGI de ZAKTOULI, à quelque encablure de la ville de Ouagadougou. L’objet de cette visite était d’une grande importance. Car elle s’inscrit sans doute en droit ligne dans sa politique de promouvoir le processus de développement durable dans les villes et campagnes du pays comme le stipule dans ses objectifs. Il s’agissait de rechercher utilement, trouver et mettre en lumière, des personnes, des structures, des sites qui concours au développement à travers la culture et le tourisme.

Remise d’attestation au fondateur de SINIGNANSIGI

Le Centre SINIGNANSIGI oriente son action dans la culture et l’action sociale. Il a en son sein un atelier de couture et de perfectionnement, l’apprentissage sur un certain nombre de métier tel que ; le tissage, la charpenterie, la soudure etc…, un bâtiment d’aviculture. La partie Nord abrite un studio d’enregistrement audio-visuel. Un podium pour prestation d’artistes. Le bâtiment des pensionnaires du centre occupe la partie Est. SINIGNANSIGI favorise l’insertion professionnelle des orphelins du centre, les femmes et des personnes nécessiteuse de ZAKTOULI et cela ne peut être facile lire l’interview ci-dessous

En effet, une remise d’attestation a été remis à monsieur Robert ILBOUDO, fondateur du centre par les visiteurs pour son engagement dans les actions culturelles, son humanisme manifester à travers son action sociale et son ouverture dans le partage d’information et de connaissance. D’ores et déjà, il accepte d’être membre d’honneurs et personne de ressource pour la structure sœur.

Apres avoir renouvelé ses instances, la dite visite de ZEMBALACULTURE s’inscrit dans la réalisation et la mise en route de son programme d’activité 2019 lancé en début d’année d’où le top départ est résolument entamé.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTURE


« Résilience » : exposition d’arts plastiques à Ouagadougou

L’instant était des plus fastes. Le Musée national burkinabé a drainé du monde en son sein, vendredi 18 janvier, lors du vernissage d’une exposition de nouvelles créations artistiques. C’était l’occasion de présenter les œuvres d’arts plastiques des finalistes de la Semaine Nationale de la Culture, événement annuel qui, traditionnellement, se tient dans la deuxième capitale du Burkina Faso, Bobo Dioulasso.

Crédit photo/ZEMBALACULTUR oeuvre exposé à l’occasion au Musée National

 

Parmi les quelques musées que compte le Burkina-Faso, le Musée national est une vitrine pour le patrimoine artistique. Il éduque le grand public et enseigne aux étrangers les différentes identités culturelles du pays. Avec des expositions sur des groupes socio-culturels et archéologiques, des tableaux ou encore des sculptures en bronze et en bois, dont les artistes ont le savoir-faire.

Crédit photo/ZEMBALACULTUR oeuvre exposé à l’occasion au Musée National

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESILIENCE

C’est sous cette thématique, résilience, que le vernissage a eu lieu. L’idée était de donner le goût des œuvres d’arts Burkinabé au public national, d’après le commissaire de l’événement lors de son allocution. S’en est suivie la présentation des auteurs des œuvres.

Crédit photo/ZEMBALACULTUR l’un des tableau exposé à l’occasion au Musée National

L’exposition était placée sous le patronage de Mr Abdoul-Karim SANGO, le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme du Burkina-Faso. C’est finalement son secrétaire général qui y était en son nom. Des personnalités comme le Directeur Régional, la Directrice du Musée national et le parrain PDG du groupe EDIFICE Mr Joachim BAKY, ont témoigné leurs soutiens aux artistes. Des prestations musicales ont ponctué leurs communications avant la coupure du ruban qui donne alors accès aux différentes œuvres exposées.

Crédit photo/ZEMBALACULTUR Public à l’expos au Musée National

Le travail de ces artistes est précieux et les acteurs de la culture l’on bien compris. Les œuvres resteront exposées dans la salle du musée.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR


Koudougou : sa bière locale aussi

La ville de Koudougou, au Burkina Faso, a d’immenses potentialités touristiques et culturelles. Reconnue parmi les grande villes que compte le pays, elle est réputée pour avoir abrité de grandes manifestations culturelles, comme les NAK (Nuits Atypiques de Koudougou). C’est aussi la ville qui a vu naître le premier président de la République de la Haute-Volta (ancien nom du Burkina-Faso) et elle est considérée comme le bastion de l’industrie d’autrefois.

Au-delà de ce que l’on connait de Koudougou, c’est aussi une ville attrayante et accueillante. Une ville attachée à sa culture, à ses traditions et surtout à ses mets traditionnels. La boisson traditionnelle est promue plus que tout autre boisson. Le « consommons local » est une réalité à Koudougou. Les cabarets et autres points de vente de Dolo (bière de mil) attirent l’attention dès que l’on franchit les premiers panneaux qui indiquent « bienvenue ».

Lieu de vente et de fabrication de la bière locale (Dolo) à KOUDOUGOU / Crédit photo Zembalacultur

Cependant, il ne s’agit pas de consommer pour consommer. De boire sans savoir comment ou avec quoi est fait ce que vous buvez.

Le Koudougoulais préfère amener son hôte au site de fabrication de la bière locale. Du moins, ils sont généralement fabricant et revendeur. Une cour à trois compartiments dont la partie comptoir, avec un mûr dressé. La partie d’accueil est sous le grand hangar en paille, à l’air reposant, où des sièges et tables sont disposés. Non loin, de grosses marmites sont sur le feu. On peut entendre les feux de bois et la boisson qui bouillonne.

Fabrication de la bière locale (Dolo) à KOUDOUGOU / Crédit photo Zembalacultur

Le Dolo a su supplanter les autres boissons importées. C’est l’une des spécifiés de la ville parmi tant d’autres.

La proximité avec la capitale lui offre des avantages d’être visitée par non seulement les étrangers de passage au Burkina Faso mais aussi par des Burkinabés qui s’intéressent de plus en plus au tourisme interne.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR.


LE MÉTISSAGE SONORE : un avantage

Beaucoup sont les artistes qui ont le regard fixé ailleurs ignorant l’or sur lequel ils sont assis dessus. Comme on dit « seul la prairie du voisinage est verdâtre » le patrimoine sonore est très riche et peu, sont les artistes qui l’explorent. Il ne s’agit pas de rejeter tout ce qui vient d’ailleurs mais de savoir l’associé à ce que l’on a pour proposer quelque chose d’originale.

Cependant, d’autre sort de l’eau. Il n’est pas question de s’alarmer, beaucoup emboîtent le pas de ceux qui ont vite comprit et font un travail de recherche dans leur projet de création musical afin de faire une mixture des sonorités folklorique et ceux des musiques moderne. L’album de l’artiste NATABZANGA en est une illustration réussi parmi tant d’autre.

 

Crédit photo/Zembalacultur Visuelle jaquette NATABZANGA
PORTRAIT

Né à Ouagadougou où il passa toute son enfance. En effet, Natabzanga est un grand passionné de musique quand on s’y confère à son histoire. KOMPAORE Natabzanga Francis c’est son nom à l’état civil. Il est auteur compositeur, instrumentiste et interprète. C’est depuis son plus jeune âge d’ailleurs qu’il manifesta son amour pour l’art en libérant son génie créateur dans les fabrications d’instrument de musique avec les boites de conserve..

En 1988, il s’adonne à l’apprentissage de la guitare ou il apprend et compose ses premières notes. De la pratique vient la perfection dit-on et Natabzanga l’a vite compris. Il a muri son art au sein de plusieurs groupe, ceux amateur de quartier, ceux des groupe de choriste d’église et des groupe de musique professionnel de la capital en tant que bassiste.

En 1997, avec ses propres compositions, il conduit avec succès son groupe à l’occasion de la semaine régional du Kadiogo, organisé en prélude de la 9ème édition de la Semaine National de la Culture Bobo 98.

 

L’ALBUM

FKN NATABZANGA évolue dans un registre tradi-moderne autrement, dans la worl musique. La plupart des chansons ; fait de wènéga, du reggae doux, du Warba sobre et doux fait de l’album SINDI un cocktail de sonorité audible. De façon globale, l’artiste puise au fond de lui un art qui lui est propre et unique. Sa musique s’inscrit dans le style dit musique d’inspiration et de recherche.

C’est en mi année 2017 afin que l’album SINDI à été dupliquer par la structure DELVIS PRO et lancer officiellement.

Le deuxième titre donne son nom à l’’Album « SINDI » l’œuvre aborde diverses thématiques socio-culturel comme l’espoir, le patriotisme ; une invite au travail et à la recherche de la paix, la sensibilisation sur les dangers de la circulation et les méfaits des stupéfiants telle la drogue. L’amour à travers le titre 7 « M’noanga » la joie et l’optimisme à travers «  Fête » un éloge à la mère. Un remix du titre phare de l’album SINDI.

  1. Burkina Faso
  2. Sindi
  3. Circulation
  4. Drogue
  5. Fête
  6. Maman
  7. M’noanga
  8. Niis Kouabga
  9. Paaga
  10. Sindi (remix)

Cette nouvelle sortie discographique vient non seulement enrichir le monde du show-business Burkinabé et sa culture en générale mais invite les artistes musiciens à la pratique des instruments du terroir.

Ecoutez, vous réécouterez… https://soundcloud.com/zembalaculture

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR


DEDICACE : nouvel opus « Alpha Omega »

L’un des meilleurs de leur génération en matière de Reggae au Burkina-Faso ont présenté leur album à la presse national le vendredi 11 Août 2017 au jardin de la musique REEMDOGO. Le dit album est baptisé « Alpha Omega » et comporte 12 titres bien enlevé. Il est chanté dans plusieurs langues à savoir ; essentiellement en français, en mooré, en Dioula et quelque mot de l’anglais, et arabe.

C’est en effet, en 2016 que DIALLO Abdoulaye alias « SABABOU » et OUEDRAOGO Mathieu alias « WENDEMI BASNERE » se sont rencontre par la force des choses. Ils forment alors un groupe auquel ils donnent le nom de « Mystère Groupe ». Partageant les mêmes inspirations et étant sur les mêmes longueurs d’onde, ils décident de rentré en studio en 2017. Sous la griffe de l’arrangeur du nom de KAFANDO D Levie, ils concoctent alors un album de 12 titres qu’ils ont baptisé « Alpha Omega » à DELVIS PRODUCTION. A stipuler leur presse book.

A travers la musique produit par ‘’Myster Group’’, le métissage des cultures s’exprime à travers les sonorités qui l’a colore. En effet, des instruments de musique traditionnelle tel que Kundé, le Djembé et le Lounga entre autre s’invite pour faire de l’Album Alpha Omega des airs d’Afro-reggae. Le titre Ottéssé peut etre lu et télécharge sur: https://soundcloud.com/zembalaculture/03-ottesse

Une défaillance dans l’organisation ? Oui, Quelque retard a été constaté par rapport à l’heure fixer pour la dite conférence de presse dédicacé. Annoncer pour 16h 30 minutes, c’est finalement à 18h moins que le staff managérial a pu s’installé véritablement.

la presse à l’écoute des réponses a leur question / crédit photo zembalacultur

Apres des excuses adressé aux hommes de médias, les 12 titres de l’album ont été égrainé et expliquer de boue en boue par Maxime COMPAORE, attaché de presse des artistes. L’œuvre trait de diverses thématiques à savoir ; les choix et décision que l’on puisse faire dans la vie, le pardon et la paix, la spiritualité et tant d’autre fait socio. Globalement, le chronogramme établi a pu être déroulé comme prévu et dans le timing. Même si, cependant, certaines organes de presse présente mettaient de la pression parce qu’ayant d’autre couverture médiatique à faire dans la même soirée.

Apres les questions réponse, les journalistes ont eu droit à la projection de 2 clips vidéo réalisé par les artistes et extrait de leur œuvre. De la restauration et une prestation Play back.

le CD promo / crédit photo zembalacultur

Rendez-vous est donné pour le spectacle live de Myster Group d’après les promesses de « Wendemi BASNERE » l’un des membres du group. L’ambiance était bon enfant. Les mélomanes avaient à leur disposition des CD vente sur place et des Tee-shirts à l’effigie des artistes.

Le staff managérial est disponible et ouvert pour toute collaboration, proposition et projet musical. Info line +226 79 25 34 57 / 71 32 05 37 / 76 12 49 41

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR.


FESTIVAL NUIT DE CONTE AU VILLAGE : Wa Tid Solem

La 12e éditions du Festival Nuit de conte au village « Wa Tid Solem » qui veux dire «  Vient ! On va faire des contes » s’est tenu du 09 au 12 Mars 2017 à Sissamba, dans la commune de La-Toden appartenant à la province du Passoré. Sissamba, distant de 129 km de la capitale Ouagadougou abrite traditionnellement le site du Festival depuis sa première édition.

Crédit photo zembalacultur/ La nuit du conte a Sissamba

 

En effet, la Compagnie Théâtrale le Roseau (CTR) Lauréat du LOMPOLO 2016, structure organisatrice du Festival perpétue la tradition de l’art de l’oralité à travers ses activités. Il organise d’ailleurs des nuits de conte tous les derniers mercredi de chaque mois à son siège situé à WEMBTENGA et le Festival tous les ans à Sissamba. Cette année, le Festival Nuit de Conte au Village était à sa 12 e édition, sous le thème de « cohésion sociale et de patriotisme pour l’édification d’une société de paix ». Il a été placé sous le patronage de Monsieur Tahirou BARRY, Ministre de la culture, des arts et du Tourisme et sous le parrainage de Monsieur Saidou TIENDREBEOGO PDG de ETIS.

Crédit photo zembalacultur/ Accueille & chant debienvenu

A 8h déjà, les artistes composés de comédiens, musiciens, slameurs, conteurs ont embarqué à bord de 2 minicars depuis le siège du CTR pour Sissamba. Malgré les tracasseries sur le tronçon, ils ont été ponctuels pour l’ouverture officielle qui a vu la participation des autorités coutumière et politique. L’occasion était donné au coordonnateur à l’ouverture d’ailleurs de formuler le vœu de voir grandir encore plus le Festival. De faire de Sissamba une bibliothèque, un pôle culturel important doté d’infrastructure digne de ce nom et du représentant du ministre de la culture de rassurer  que les doléances seront transmises à l’autorité compétente.

Crédit photo zembalacultur/ rejouissance populaire & danse traditionnelle

Les habitants de Sissamba et des localités environnante, massivement mobilisé prouve leur grand intérêt et attachement à l’évènement.

La 12e édition du Nuit de Conte au Village cette année à eu un programme riche avec des innovations. Après le discours des officiel, l’animation musicale à poursuivi par des troupes de danse traditionnelle ponctué de remise de prix à des lauréats d’un concours de conte précédemment organisé pour les écoliers du cours primaire élémentaire de la province du Passoré.

Crédit photo zembalacultur/ conte des élèves conteurs

C’est afin à 21h que les conteurs se sont succédé avec des contes de la savane Africaine. Des histoires qui ont existé depuis la nuit des temps ; des, Il était une fois…, du Roi lion…, de l’homme sage du village…. Des contes qui n’ont laissé aucun festivalier indifférent.

Tout le long qu’a duré le Festival, la nuit tombé était les moments les plus attendu. Les personnes de tout âge ; vieux, enfant, femme et homme se laissent captivé et voyage aux dire des conteurs.

Crédit photo zembalacultur/ nuit de conte à Silmougou

L’objectif que s’est fixé le comité d’organisation, d’après le coordonnateur général Monsieur Jean Edouard ZEMBELOGO, c’est de faire de tel sorte que le Festival cette année puisse se décentralisé. De ce fait, La-Toden, Bagaré, Silmiougou…, pour ne citer que ces localités autre que Sissamba ont vibré au rythme des contes et de façon simultané.

Crédit photo zembalacultur/ Le Coordonnateur général du Festival

Le Festival Nuit de Conte au Village est aussi une opportunité de rencontre, de partage et de découverte. Cependant, les festivaliers sont venu de divers horizon à savoir ; Bobo dioulasso, de Kaya, de Banfora, de Ouagadougou, de Ziniaré et de la France.

Du conte, de la musique, mais également des causeries ont rythmé le Festival Nuit de Conte au Village. Les festivaliers ont d’ailleurs été enrichis et ressourcer de leur culture lors des séances de causeries avec les anciens du village de Silmougou (village des Silmi-mossé). Il était question d’élucidé des sujets culturel de grande importance à savoir ; les Totems, les signes et les comportements de dame nature. Le grand Tamarinier, servi de cadre pour cet effet avait l’allure d’un Baobab. D’après les dires des anciens, le choix du Tamarinier n’est pas un fait du hasard. C’est l’arbre à palabre du village et il renferme toutes leurs histoires il y a des siècles à nos jours.

Crédit photo zembalacultur/ sous l’arbre à palabre avec les anciens

Le Festival est un rendez-vous phare et très attendu par les habitant de la commune de La-Toden et surtout du village de Sissamba. Les artistes quant à eux ne marchandent pas leur participation quand il s’agit du Festival Nuit de Conte au Village. Beaucoup sont à leur deuxième voir dixième participation. Certains ont affirmé que le Festival est non seulement un lieu de partage, de découverte mais de collaboration et de prise de contacts.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR.


ET LE 21 JUIN LEUR EST DEDIE: fête de la musique

Comme il est de tradition, depuis longtemps, le Burkina-Faso n’a jamais été en marge de cette effervescence musicale célébré  partout dans le monde chaque 21 du mois de Juin (la fête de la musique). Ici, il n’est jamais un évènement spontané, prompt ou éphémère mais plutôt célébré de manière la plus faste et de façon décentralisé.

Crédit photo zembalacultur/ troupe traditionnelle scène au musée national
Crédit photo zembalacultur/ troupe traditionnelle scène au musée national

 

Depuis l’année de la déportation du dit fête de la musique sous nos cieux, les mélomanes Burkinabè quant à eux, se sont fait habitué à la célébré d’une manière unique, à savoir ; des plateaux de scènes à l’air libre, gratuit et cela pendant plusieurs jours avant et après le Jours-J. dans la seul ville de Ouagadougou, en effet, on en dénombre difficilement les plateaux qui propose des scènes. Les institutions étatique, à travers son ministère en charge de la culture, les structures privé tel que ; institut Burkinabé et français, les structures événementielle, tous, s’activent pour offrir une fête digne à la musique.

UNE OCCASION DE VOIR ÉCLORE DE NOUVEAU ÉVÈNEMENT

Le 21 Juin, depuis qu’il est reconnu ici comme étant une journée consacré à la musique, il est devenu depuis un certain temps l’occasion de voir éclore de nouveau événement ou festival dédier à la musique. De ce faite, les entrepreneurs culturel mettent les petits plats dans les grands et se rivalise d’organisation. Ceux en panne d’activité il y’a belle lurette trouvent par conséquent de bonne raison de se faire entendre. Les plateaux pour spectacle s’installent de part et d’autre ; centre culturel, Institut, bar, espace culturel, bref. Toute la ville et sa périphérique vibre.

Crédit photo zembalacultur/ instrumentistes lors de la fête de la musiquel
Crédit photo zembalacultur/ instrumentistes lors de la fête de la musiquel

ARTISTIQUEMENT, PERSONNE NE CHOME

Vu le nombre pléiade des scènes de spectacle dans la ville de Ouagadougou. ces artistes musicien ne chôme point en ces jours. Qu’’il soit chanteur ou instrumentiste. C’est manifestement, la fête de la musique au sens large du terme. Aucune monotonie, ni de ségrégation artistique aucune. Les scènes sont ouvertes non seulement aux artistes musiciens évoluant dans le play-back  mais aussi à ceux du live. Chacun y trouve son compte. Les artistes en herbe tout comme ceux confirmé. La musique traditionnelle et ceux du tradi-moderne. Tous les registres, genre, folklorique et ceux de la tendance nouvelle.

En effet, du 17 au 24 Juin, la musique est célébrée comme il se doit au Faso. C’est néanmoins l’occasion à laquelle les artistes musicien, eux tous, ou du moins ceux-là qui le veulent, sont à pied d’œuvre, exerce pleinement leur savoir-faire ou du moins vivre réellement de leur art.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR


LA PARENTE A PLAISANTERIE : de valeurs culturelles qui va au-delà de la tradition

La Parenté à plaisanterie aussi appelé le « Rakiré » en langue moagha est une valeur culturelle d’autre fois qui se pratique toujours dans nos sociétés Africaine. Au Burkina-Faso, cette pratique est vivace et plusieurs évènement, quel soit heureux ou malheureux est une occasion de la pratiquer. Si certaine pratique dite traditionnelle se perpétue de nos jours, c’est que ses pratiquants en savent l’importance et ont mille et une raison de le conserver et cela jalousement.

Copyright zembalacultur/ un marchand Mossi transportant ses marchandises
Copyright zembalacultur/ un marchand Mossi transportant ses marchandises

MANIFESTATIONS

La Parenté à plaisanterie est une pratique qui se manifeste par le langage, c’est-à-dire que la plus part du temps, c’est uniquement à travers le dialogue entre deux ou plusieurs personnes qu’on peut savoir qu’ils sont parent à plaisanter. Tantôt les propos peuvent sembler injurieux, marrant, voir acerbe. Il peut se faire aussi par la posture de l’individu (fait et geste).

 

PRATIQUE

On se la voit pratiquer lors des PPS ou mariage traditionnel. A cet effet, les jeunes filles de la belle-famille dépouillent les amis et parents du marié, de leur bien matériel pour leurs restituer après avoir pris de pièces d’argent symbolique. De plus, il n’est pas rare de voir un cadavre saisi par une autre famille parent à plaisanter pour exiger de la famille du défunt une contrepartie. Dans la rue, elle se pratique également. Si l’on apprend que son vis-à-vis vient de telle région ou de telle ethnie.

 

ROLE DANS LA SOCIETE

La parenté à plaisanterie peut être considérée non seulement comme un facteur de cohésion mais aussi comme un socle qui amortissent les tensions sociales entre communauté au Burkina-Faso. Grâce à cette pratique, les uns envers des autres, des situations de querelles en phase de dégénérer ont pu reprendre d’autre tournure de bon humeur. En effet, le Burkina-Faso a connu en Octobre 2014 une insurrection populaire d’où le risque de le voir sombré dans le chao et l’instabilité politico-économique et sociale s’avérait évidente. Cependant, plusieurs facteurs ont pu maintenir la paix et la Parenté à plaisanterie en fait partie. Le pays qui compte une soixantaine de communauté qui se distinguent les uns des autres par la langue, les us et coutumes, la pratique et cohabitent de façon harmonieuse.

La parenté à plaisanterie à jouer un rôle très important dans la société traditionnelle et est de même dans nos sociétés actuelles. Pour ce qui est du Burkina-Faso, plusieurs initiatives encouragent sa tradition. A l’exemple du Semaine National de la Culture, avec son village des communautés, représentant la parenté à plaisanterie, il y a aussi des festivals ou les différents parent à plaisanter se rencontre et se rivalise dans bon nombres de domaine.

 

NB : sur la photo : un marchand mossi transportant ses vivres, son engrais, ses volailles et ses deux esclaves Samos sur l’axe Ouagadougou – Mogtédo

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR


Un accessoire traditionnel à la corbeille

Notre société dite moderne s’est pervertie et considérablement déshumanisée en ne respectant plus certaines traditions et valeurs ancestrales estiment des conservateurs. Cette façon de penser peut avoir sa part de vérité, mais force est de convenir que nombre de ces pratiques ex : la scarification ethnique sont aux antipodes de la vie actuelle. 

photo zembalacultur / portrait de visage Balafré
photo zembalacultur / portrait de visage balafré

Au fil de la civilisation de l’humanité, les hommes ont toujours eu des traits caractéristiques ou éprouvé le besoin de s’identifier. Les croyances, le langage, les pratiques sont autant d’aspects qui permettent de les différencier et renseignent sur leur identité propre.

Dans la société traditionnelle africaine, voire celle du Burkina Faso en particulier, le langage, les croyances, la couleur de la peau et les noms de famille ne  pouvaient indiquer à vue d’œil l’appartenance d’un individu à sa caste. De là est venue l’idée de la scarification. Chaque peuple en Afrique pour ceux qui la pratiquaient avait les balafres types qui affichaient son identité.

Les scarifications ethniques visibles sur le corps et le plus souvent sur le visage (balafre sous forme de plaie cicatrisée) sont des signes particuliers faits sur le visage dès l’enfance. Pour certains peuples, ces scarifications sont pratiquées la plupart du temps au moment de la circoncision.

Les balafres comme on les appelle couramment dans nos sociétés actuelles auraient été un document d’identification; une carte nationale d’identité, un passeport personnel, ou plus encore, car à vue d’œil, l’on pouvait se faire une idée de l’individu qui les porte.

photo google / visage d'enfant Balafré
photo Google / visage d’enfant balafré

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la vie en société, les questions qui primaient étaient le savoir-vivre ensemble, la chaleur humaine, la solidarité et l’hospitalité.On estimait secondaire, l’ âge d’un individu,  sa profession, etc.

Les balafres sont de moins en moins acceptées aujourd’hui. De plus avec les nouvelles techniques d’identification cette pratique n’a plus sa raison d’être, et pour cause, la tradition se perd.

 

Maxime COMPAORE @ZEMBALACULTUR.


LE PPS ou le mariage traditionnel

Le pougpousôm, c’est un mot en langue moagha qui désigne en fait, la célébration du mariage à l’état traditionnel. Le pougpousôm est francisé par PPS dans le jargon des jeunes Burkinabè.

Photo Zembalacultur/ celebration Pougpousôm
Photo Zembalacultur/ sous l’ombre de l’arbre à palabres, célébration du pougpousôm

Je ne saurais l’affirmer pour les autres pays africains, mais au Burkina Faso, malgré l’abandon progressif d’un pan de nos cultures, la célébration du mariage traditionnel reste immuable. Elle se présente d’ailleurs comme fondamentale de l’union entre deux personnes pour la famille burkinabè.
En effet, l’intérêt du futur couple est discuté par les sages. On est loin du contrat entre deux individus qui décident de s’unir à la mairie ou chez le chef religieux que ce soit à l’église ou à la mosquée. Chez les peuples moagha, la célébration se déroule selon des principes bien définis. Le prétendant et la future épouse ne prennent aucune décision et n’interviennent aucunement lors de ladite célébration. Cela s’explique par la signification que l’on donne au mariage dans la culture traditionnelle. Le mariage est en effet, l’union de deux familles et non de deux individus.

Photo Zembalacultur/  célébration remise de Cola
Photo Zembalacultur/ célébration de la remise de Cola

Le PPS, c’est aussi la considération des symboles. Allant de la demande de main à l’offre de la dot, il se formule la plupart du temps par la remise de noix de cola, de billets de banque voire de pièces d’argent symbolique. Par ailleurs, la célébration, la valeur de la dot, diffère d’une région à une autre selon la culture des peuples.
Lee pougpousôm est propice au dialogue, l’échange. Les sages des deux familles respectives font des propositions, négocient, défendent des positions et des points de vue qui s’inscrivent dans l’intérêt général du groupe familial. Ainsi, le bonheur ou le malheur sont partagés.

Photo Zembalacultur/  célébration Pougpousôm
Photo Zembalacultur/ célébration du pougpousôm

La famille hôte est celle de la future épouse. Le jeune prétendant se doit de se déplacer, accompagné par sa propre famille, ses amis, voire ses voisins. La distance à parcourir est parfois longue, qu’importe, c’est la fête, le partage, la joie

Maxime COMPAORE pour Zembalacultur


DES SPECIMENS D’INSTRUMENT DE MUSIQUE EN VOIE DE DISPARITION

Dire que le rythme est dissocié à la culture de l’Afrique noire, c’est mal connaître sa civilisation. N’a-t-il pas dit que la musique adoucit les mœurs ? Ces peuples l’a certainement comprit depuis la nuit des temps.

Copyright zembalacultur/ tambour à eau. lors d'une soirée funéraire
Copyright zembalacultur/ tambour à eau. lors d’une soirée funéraire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque évènement, dans la société traditionnelle de ces peuples, qu’il soit heureux ou malheureux, petit ou grandiose, est toujours ponctué de danse et de rythme. De ce fait, ils ont hérité un nombre important d’instrument de musique jusque là jamais dénombré.

Tant d’instrument de musique, jadis peu utilisé ont prouvé en matière de richesse et de leur utilité dans le métissage sonore. La musique contemporaine voire urbaine d’Afrique est d’ailleurs enrichie entre autre par l’apport du patrimoine instrumental. Du moins, ceux déjà exploré et exploité. Cependant, des recherches de créations artistique reste à faire par, d’une part, les artistes musiciens et d’autre part, les professionnels du domaine afin de puiser d’avantage sur d’autre instrument traditionnel, aujourd’hui, peu exploré et quasiment inexploité.

De nos jours, tout les instruments de musique traditionnelle s’ils ont pu être répertorié et placé dans les musées, force est de croire qu’un nombre non négligeable n’ont pas encore été utilisé par les artistes post-moderne et de surcroît soumit à un véritable travail de recherche sonore. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les ressources sonore sont inépuisables. Des sonorités rares que produisent ces instruments restent à découvrir ou à faire redécouvrir.

En effet, certains instruments de musique traditionnelle au temps actuel, fait l’objet de mythe. Donc de rejet et de désintéressement (le cas du Ruudga ; l’instrument de musique traditionnel qui parle) et leur apparition ne se fait qu’a certaines occasion de rite coutumier (sortie de masque, danse funéraire, rite initiatique, etc…). Le Tambour d’eau, instrument de musique jouant lors des nuit funéraire est en effet un exemple parmi tant d’autre qui, non seulement sommeil dans l’oublie mais n’a pas de percussionniste de relève.

Copyright zembalacultur/ tambour à eau lors d'une soirée funéraire
Copyright zembalacultur/ tambour à eau lors d’une soirée funéraire

Le Tambour d’eau est un instrument de musique constitué par un ensemble d’élément en Calebasse. Deux (2) grosse Calebasse dont un rempli d’eau et l’autre qui recouvre l’eau à l’intérieur de la première. Des baguettes (louches en Calebasse) pour tapé dessus ce qui produit une sonorité unique et rare. D’après les croyances, ces sonorités invoquent les âmes qui se repose et il ne faut le jouer que pour cette circonstance.

Des spécimens d’instrument en voie de disparition, vu les barrières physique et psychologique qui les entoure. Tantôt, une interdiction d’utilisation à un non initié, tantôt, interdiction d’utilisation de façon ordinaire. La question qui peut se prêté a cet effet, Est-ce au fait de son aspect folklorique ? Ou bien, est-ce du fait qu’il soit un instrument de musique funéraire, et apparait rarement ? Aucune de ces thèses n’est exclue.

 

Maxime COMPAORE pour zembalacultur


Artisanat : l’art du tissage de fibre de rônier

Photo zembalacultur/ Panier tresse à l'aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Panier tresse à l’aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Panier tresse à l'aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Panier tresse à l’aide du fibre de rônier

 

 

 

 

 

 

 

Les artistes ne tarissent pas d’inspiration et pour les artisans plus particulièrement, le savoir-faire traditionnel est un acquis pour réinventer le futur. Ils s’adaptent de bon gré malgré la modernité qui repousse le traditionnel vu sur d’autre angle comme archaïque.

Photo zembalacultur/ Panier couvert tresse à l'aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Panier couvert tresse à l’aide du fibre de rônier

 

Il en est, cependant, ainsi au Burkina-Faso avec les femmes de la ville de Banfora tisseuses de fibre du rônier, véritable passerelle pour le traditionnel et modernité. Par leur génie créateur, elles ont réussi tant mieux que mal à extirper le traditionnel de son caractère archaïque.

En effet, nous avons connu l’art du tissage de fibre de rônier quant il était plutôt utilisé à la création de divers article et objets d’art utilitaire et le plus reconnu, les nattes, autrefois très utile dans la société traditionnelle Burkinabè, a défaut d’autre support pour se coucher ou s’assoir, s’étendre au sol, ces nattes était pratique.

La société depuis lors à évolué, les pratique et les modes de vie. La modernité s’est imposée avec son vague de mode et c’est ainsi que les artisans conséquemment s’adapta par leur technique de création et de recherche de l’esthétique.

Aujourd’hui l’art du tissage du fibre de rônier ne se limite pas à la fabrication ni du panier ni au natte qui a fait autre fois son mérite mais dorénavant s’ouvre au besoin contemporain par la création des objets de l’art utilitaire répondant aux exigences de la modernité, des casquettes a l’accent urbain.

Photo hors-piste/  séance de tissage
Photo hors-pistes/ séance de tissage

Ce savoir-faire artisanal a été possible grâce à un projet porté par Hors Pistes qui est un projet collaboratif projetant explorer les nouveaux modes de créations entre le design et l’artisanat. Il valorise les savoir-faire et leur transmission, promeut la richesse des échanges culturels tout en questionnant le devenir des techniques artisanales traditionnelles.

Photo zembalacultur/ Casquette tresse à l'aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Casquette tresse à l’aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Casquette tresse à l'aide du fibre de rônier
Photo zembalacultur/ Casquette tresse à l’aide du fibre de rônier

 

 

 

 

 

 

Si dorénavant, le chapeau de soleil fabriqué lui aussi à l’aide du paillet ou du fibre de rônier n’est pas de votre goût, les casquettes tresser avec cette même matière sort de l’ordinaire en originalité et en design.

 

Maxime Compaoré pour zembalaculture


2014-2015 : à chacun son entrée

On a bien vu ces temps-ci les uns et les autres effectuer leur entrée 2014-2015 : les bureaucrates ont enfourché leur baluchon pour réoccuper leurs bureaux respectifs, les élèves des lycées et collèges ainsi que le corps enseignant ont repris le chemin de l’école. L’art ne semble ne pas avoir de vacances, mais les centres culturels, eux, en ont. A Ouagadougou, c’est la rentrée dans certains espaces culturels.

 Copyright/Abdoulaye Cissé sur scène

Copyright/Abdoulaye Cissé sur scène

La journée du 27 septembre n’a pas été du tout ennuyeuse pour ceux qui s’intéressent aux activités culturelles. L’Institut français déroule son programme riche en évènements.

Bien avant, dans l’après-midi à la rotonde ; l’on pouvait entendre en fond sonore les sonorités échappant de la grande salle à ciel ouvert. C’est les séances de répétition. Les quelques habitués ou inconditionnels de l’espace cachent mal leur impatience. Certains feuillettent les journaux dans les rayons, d’autres regardent les œuvres de l’artiste Yveline Tropea en exposition depuis quelques jours déjà sous le thème évocateur de : « Les quatre saisons d’une femme »  une avant-première.

En début de soirée, rendez-vous a été pris dans la petite salle fermée et confortable, avec l’écrivain photographe Philippe Bordas connu pour son œil ou du moins, son regard artistique. « Les chasseurs Dozo dans leur accoutrement traditionnel du Mali » « Les cavaliers du royaume Moagha du Burkina Faso » sont entre autres œuvres qui font de ce dernier, un défenseur des traditions africaines. D’ailleurs, il n’en fallait qu’un Bordas pour expliquer l’inexplicable dans le domaine de l’art. En cette soirée, l’homme affirme que l’art n’existe pas uniquement dans l’artisanat, mais aussi dans le football. D’ailleurs, dans Chant furieux son deuxième roman qui fait l’objet de la présente rencontre, Bordas parle d’un artiste du ballon rond, Zidane, pour il se montre très élogieux. Il a  côtoyé de plus près le footballeur dans le cadre de son projet d’écriture. Pendant plus d’une heure , le public a été tenu en haleine par sa façon de raconter.

Comme une chaîne continue, Abdoulaye Cissé, malgré le poids de l’âge, une quarantaine d’années de carrière musicale a clos la journée en beauté. L’artiste montre qu’il n’a rien perdu de sa vivacité . Il a revisité quelques titres phares de sa discographie en live. Entouré de son fils Hamed Cissé venu de la France, de Wendé, fraîchement rentré des Etats-Unis, à la guitare solo et d’autres pépites à la batterie, guitare basse et à la trompette. Il n’en fallait pas plus pour harmoniser des accords magiques ! Quel bonheur.

 

Maxime COMPAORE pour ZEMBALACULTUR.

 


Pratiques et croyances : pourquoi portent-elles le même collier?

 

ZEMBALACULTUR

Chaque peuple à ses coutumes, ses croyances et bien évidemment ses pratiques qui se sont transmises de père en fils et se perpétuent de génération en génération. Cependant, certaines d’entre elles sont abandonnées par l’homme parce que ne répondant plus à son époque et aspiration. Elles sont donc considérées comme mauvaises, d’autres au contraire ont la vie longue.

Pays de diversité culturelle, le Burkina Faso est riche d’une soixantaine d’ethnies avec des pratiques et des croyances différentes.

Dans une société, si vous êtes étranger vous aurez peut-être envie de vous interroger sur les coutumes et pratiques culturelles ou autres de cette société. Chaque chose a sa signification et il faut bien se renseigner. Certaines de ces faits et choses peuvent être dans le langage, le comportement, la manière de  saluer, dans les faits et gestes les vêtements et parures…

Vous avez certainement constaté que les enfants burkinabè (fillettes comme garçonnets) portent à leur cou le même collier. Vous vous êtes peut-être dit que leurs parents n’en trouvent pas de mieux faute de moyens.

En effet, au Burkina les enfants de bas âge de moins 3 ans et demi portent à leur cou ce fameux collier sans grand ornement. Fait de fil blanc et paré de petites perles. D’après les croyances qui se sont répandues, ce collier aurait des vertus médicinales qui épargneraient les douleurs de la dentition et les maladies opportunistes que cette période occasionne chez l’enfant.

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Est-ce une simple croyance ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour les parents c’est plus qu’une simple croyance et chaque enfant l’aura à son cou.

 

Maxime COMPAORE pour zembalacultur.


Le Soumbala

Le Soumbala  est une épice traditionnelle que les femmes Burkinabè, jusqu’à nos jours, perpétue sa tradition dans les arts culinaire, connaissant bien sûr ces vertus. Il renferme le goût de plusieurs condiments à la fois à en croire les plus avertie de la saveur.

Photo / zembalacultur Zoumbala prêt pour consommation
Photo / zembalacultur Zoumbala prêt pour consommation

Avant que les arômes manufacturé et autre produit chimique importé, comme la CubeMaggi ne rentre dans nos mœurs et autre coutume alimentaire, il y’avait cependant, dans nos société traditionnelle, des arômes et d’autre condiments bio qui n’a rien à envier au produit chimique, de leur lot de danger et d’effet secondaire sur la santé.

Sous l’ombre du grand karité, derrière les cases ronde, les femmes vaguent à leur occupation quotidienne, décortiquant à cet effet la noix du Néré. La fabrication du Soumbala demande beaucoup d’effort et surtout de la patience car son processus de transformation prend énormément de leur temps. Environs 3 à 4 jours de traitement afin d’obtenir un produit fin prêt à la consommation.

 

En effet, les noix de l’arbre du Néré doit d’abord être égrainé, décortiquer, sélectionner, traiter manuellement et soigneusement avant d’être fermenté. Le résultat final est très apprécié. Le Soumbala fin prêt assaisonne toute sorte de sauce. Celle du tô, de la soupe de poison, de viande, et surtout du riz

Au Burkina-Faso on aime tous le fameux riz au Soumbala ou le « Moui-kolgo » en langue moagha. Peu sont les restaurants de la ville d’ailleurs qui n’ont pas le riz gras au Soumbala dans leur menu.

D’autant dirons que c’est le CubeMaggi à l’état traditionnel, propre, et sans produit chimique. Il se vent dans les marchés tout comme dans les quartiers à un prix très bas qui fait du Soumbala un produit accessible à toutes les couche sociale. Hors mi le bon goût qu’il donne, les vitamines qu’il renferme, le Soumbala aurait des vertus thérapeutiques aussi connu, à savoir, régler des tensions artérielles.

Dans quel ménage au Burkina-Faso il vous ait arrivé de manquer du Soumbala dans les provisions ? C’est moins sûr.

 

Maxime COMPAORE poue Zembalacultur.


Jazz à Ouaga, 22e édition

Comme les grains d’un chapelet, les évènements culturels s’égrainent et se succèdent les uns après les autres comme il est de tradition au pays des hommes intègres.

ZEMBALACULTUR
ZEMBALACULTUR

A peine la Semaine nationale de la culture clôturée 29 mars dernier, place est faite au jazz. Depuis une semaine déjà Ouagadougou est sous l’ambiance musicale. En effet, la 22e édition du festival international du Jazz « JAZZ A OUAGA 2014 » à amorcé ces festivités le 25 de ce mois. Et comme l’on sait de ce festival, a transformé à l’occasion la ville de Ouagadougou en un véritable plateau de l’improvisation du saxo, de la trompette, de l’accordéon et de l’harmonica.

Il fallait être là pour le vivre.

Voilà déjà plus de vingt ans que jazz à Ouaga existe et aujourd’hui continue son petit bonhomme de chemin. Selon des festivaliers, c’est un festival qui a toujours réussi son pari de réunir les jazzmans d’Afrique et du reste du monde dans un seul lieu « Ouagadougou » capitale de la culture.

Pour la 22 édition cette année, un ténor de la Kora, le Malien Toumani Diabaté a assuré l’ouverture en compagnie du Duo Toumani et fils.

On fera honneur à de grands noms du jazz européen, américain et d’Afrique à l’image de James Brown, Ray Charles, Wayne Newton, The Temptation, pour ne citer ceux-là. Autres têtes d’affiche : Gyedu-Blay Ambolley du Ghana, Franco Na Biso de France, Sweet Lipzz Quartet des Etats-Unis, Spaicy du Canada, sont appelés à investir l’Institut français de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso afin de communier des vibrations jazzistiques au public burkinabè

Le festival, c’est aussi les plateaux Jazz performance qui permettent la découverte de nouveaux talents, un espace ouvert au public tous les soirs à la K’fête de l’Institut français.

Depuis quelques années, le festival grandit, innove et se démocratise à travers ; d’une part, « les afters de Jazz à Ouaga » où le grand public est invité à partager et vivre à ciel ouvert des concerts gratuits à la place de la nation transformée à l’occasion en « village du festival ». Il y a aussi la Caravane du jazz qui décentralise l’évènement et également Jazz School qui permet entre autres aux élèves des établissements scolaires d’être de la fête.

 

Maxime Compaoré pour ZEMBALACULTUR