zinamadou

Les promesses de l’aube

Alléchés par l’odeur des millions de l’arène sénégalaise, de plus en plus de lutteurs s’investissent corps et âme pour changer leur quotidien précaire. Au prix d’énormes sacrifices, avec entraînement à l’aube et après-midi, ces lutteurs endurent les extrêmes pour s’offrir des vies meilleures.

Des lutteurs se donnent à fond sur la plage
Des lutteurs se donnent à fond sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mouvement rythmé de leurs foulées résonne, dans un ensemble coordonné, sur la plage de Cambérène. La bande de lutteurs sue fort et trime bas comme une escouade de forcenés. Tout y passe : appui-avant, marche-canard, résistance et genoux. Un des colosses du groupe pousse par moment un cri de guerre, pour réveiller la troupe qui déchire l’aube somnolente. Il est 6 heures du matin et les abords du mausolée de Seydina Rouhou Lahi ressemblent à une écurie de lutte. La foule des amateurs au moins.

Un petit vent matinal excite les vagues de mer sans sécher la sueur qui dégouline du corps des lutteurs. A mesure que les rayons de soleil chassent les grains de la nuit, la bande des « gladiateurs » intensifie les activités comme pour profiter encore des effets oxygénants de l’aube. Le choix de s’entraîner à cette heure n’est pas fortuit. « L’aube est le secret du lutteur. C’est le moment de la journée où le sportif peut obtenir tout ce qu’il veut », révèle sibyllin, Alioune Diaw alias « Lindo », 26 ans, géant lutteur de 1,92 m pour 90 kg de l’écurie Rock Energie de Modou Lô, le lutteur le populaire du Sénégal.

Son camarade, Oumar Guindo, 22 ans ; morphologie de videur de boîte de nuit, expire à gros poumon et se laisse tomber de fatigue. Le souffle encore, court, il soupire : « On ne peut pas espérer de victoire dans l’arène sans s’entraîner à l’aube. C’est une question de sacrifices ».

Levé à 5 heures du matin, du lundi au samedi, les lutteurs enchaînent par un entraînement physique jusqu’à 7 heures, puis petit déjeuner avant de rallier une salle de sport vers midi pour faire de la musculation.

Quand le premier appel du muezzin retentit à l’aube, ils sont plusieurs lutteurs à se lever. Ils regagnent la plage.

Dans ce monde de lutteurs où le sacrifice et le courage sont érigés en religion, il se trouve pourtant des athlètes que l’air gratifiant de l’aube ne motive plus. Comme « Lindo », qui avoue à demi-mot qu’il lui arrive parfois de sécher les entraînements de l’aube par lassitude.

Dans la fraîcheur matinale, les lutteurs enchaînent les appuis-avant au sol. Tout ça pour l’appel des arènes mais également des millions. Le secret des millions de l’arène serait-il dissimulé dans les sacrifices de l’aube ? Les lutteurs donnent leur langue au chat !!!


Mise en scène réussie

L'accueil triomphal de Abdoulaye Wade
L’accueil triomphal de Abdoulaye Wade

Abdoulaye Wade est une véritable bête politique voire même de communication. Le pape du « Sopi » (changement en wolof) a cristallisé toutes les attentions ces 48 heures au Sénégal. Tout le monde ne parlait que de lui. Les radios, télévision et les sites d’information rivalisaient de fausses informations sur son arrivée et son blocage au Maroc. Chaque média y allait de sa nouvelle. Manipulation quand tu nous tiens !!! Abdoulaye Wade a cherché le buzz, il l’a eu. Cet homme de 87 ans est imprévisible.  Il aime voir les choses sens dessus dessous.

Par un coup de baguette magique, Wade a fait trembler la République.  La capitale sénégalaise était en état de siège. Les gendarmes et policiers surveillaient les grandes artères de Dakar. Aucun lieu stratégique n’est laissé au hasard. De l’aéroport Léopold Sédar Senghor jusqu’au centre-ville, les forces de l’ordre étaient aux aguets.

Certains le surnomment même le maître de la rue publique. Son arrivée à Dakar après 2 ans d’absence a suscité moult interrogations.  Viendra, viendra pas ? Il a finalement atterri ce vendredi 25 avril 2014 vers les coups de 21 h 30 . Véritable stratège, l’ancien président de la République a boudé le salon d’honneur et le véhicule mis à sa disposition.  Accueilli en héros, le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS) a renoué avec les bains de foule. La marche bleue a tenu ses promesses et les militants ont déferlé tel un raz-de-marée dans les rues de Dakar pour répondre à l’appel de Wade. Le père de Karim Wade était fou de joie. Il fallait le voir dans son grand boubou bleu assorti d’une écharpe blanche et d’un bonnet rouge. La foule ne cessait de grossir tout le long de son cortège. Il est arrivé à la permanence de son parti vers minuit. L’ambiance est indescriptible. C’était la liesse populaire. Wade lève ses bras sous forme de victoire. Une fois sur l’estrade, il a pris parole et Abdoulaye Wade a peint un tableau noir du régime de Macky Sall. D’après lui, ce n’est que le début. Les prochains jours vont nous  édifier ? Avec Wade il faut s’attendre à tout. Il est venu. Il a mobilisé. Il a jubilé. Il a instrumentalisé toute la presse. Et après ?


Le PDS interdit de meeting à Dakar

Alyoune Diop, le préfet de Dakar
Alyoune Diop, le préfet de Dakar

Le préfet du département de Dakar, Alyoune Badara Diop, a annoncé l’interdiction du meeting du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition), prévu ce mercredi, coïncidant avec le retour au Sénégal de son leader Abdoulaye Wade, ancien président de la République.

Dans une correspondance adressée au responsable de l’ancien parti au pouvoir, le préfet de Dakar écrit : « Est interdit le meeting programmé par Oumar Sarr, coordonnateur national du PDS, prévu le mercredi 23 avril 2014 de 14 h à 19 h du rond-point du boulevard du général de Gaulle à l’angle de la rue 25 de la Médina ».

M. Diop a invoqué trois autres motifs qui l’ont conduit à prendre cette mesure, estimant que la manifestation du PDS présente, notamment, un « risque d’entrave à la libre circulation des personnes et des biens sur un axe routier stratégique ».

Le préfet a cité d’autres motifs, dont le « risque avéré d’infiltration de la manifestation par des individus mal intentionnés » et le « risque de transformation du meeting en cortège non autorisé sur la voie publique », ainsi que la « menace de troubles à l’ordre public.

Abdoulaye Wade (87 ans) avait quitté le Sénégal, il y a près de 22 mois, pour se retirer en France après les défaites électorales successives à la présidentielle de mars 2012 et aux législatives de juillet de la même année. Deux scrutins remportés respectivement par Macky Sall et ses alliés de Benno Bokk Yaakaar.

Me Wade a annoncé son retour, plusieurs fois annoncé puis reporté, au moment où son fils et ancien ministre Karim Wade venait de boucler un an en prison à Dakar pour se trouver ensuite avec un renvoi en procès devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).


Karim Wade à la guillotine ?

Karim Wade en prison
Karim Wade en prison

Le Sénégal retient son souffle. Le pays de la Téranga (hospitalité) va connaître un événement retentissant.  Karim Wade sera jugé dans 2 mois. L’ancien ministre d’Etat est poursuivi pour enrichissement illicite. La  Commission d’Instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) a rendu un arrêt de renvoi pour jugement du fils de Abdoulaye Wade. L’accusation porte sur plus de 117 milliards de francs CFA. Les avocats de Karim Wade ont du grain à moudre. Ils devront préparer leur défense.

Après deux mises en demeure successive, Karim Wade a bouclé 12 mois derrière les barreaux à la prison de Reubess.  Il a été placé sous mandat le 17 Avril 2013 par la commission d’instruction de la Crei à la suite d’un réquisitoire du Procureur spécial, Alioune Ndao, pour enrichissement  illicite sur un montant de 694 milliards de francs CFA.

Dans deux mois, Karim Wade sera fixé sur son sort. Un procès à ne pas manquer. Il sera riche en révélation. Attendons d’y voir


Nostalgique !

Abdoulaye Wade de retour
Abdoulaye Wade de retour

Décidément les séquelles du  pouvoir marquent son homme. On tient à rentrer en grandes pompes,  comme une célébrité, avec tous les honneurs. Absent du Sénégal depuis deux ans après avoir perdu la présidentielle de 2012,  Abdoulaye Wade annonce son retour au pays, une huitaine de jours avant son débarquement. Pourquoi aurait-il besoin de créer dans les médias un tintamarre qui risque de déstabiliser la quiétude des Sénégalais. Un retour, dans la mobilisation d’un PDS (Parti démocratique sénégalais) surexcité qui en veut à mort à l’actuel président. Le contexte politique actuel est surchauffé et aggravé par des révélations médiatiques de la découverte d’un compte bancaire à Singapour de 47 milliards qui enfoncent encore plus et davantage, son titulaire ? Wade voudrait-il montrer à l’opinion nationale et internationale sa capacité intacte de mobilisation ? Ou veut-il simplement narguer le pouvoir en place dans une possible agitation de ses partisans ? Les prochains jours nous édifieront.

Et Wade d’enfoncer le clou

Le prêté du président Macky à Wade n’est  pas rendu. Moment qui ne pouvait être plus mal choisi que celui de vouloir revenir au Sénégal quand la majorité des Sénégalais crient sur le président pour avoir accueilli dans son parti l’APR (Alliance pour la République) des transhumants du PDS  qui traîneraient des casseroles, des biens supposés mal acquis. Une décision politique mal accueillie et décriée dans  la désapprobation populaire quasi totale et qui nuit à son image et à sa gestion du pouvoir. Wade n’a pas été bien inspiré et a mal choisi le moment de son retour quand tout le monde en veut à Macky qui est dans une très mauvaise posture qu’un certain électorat pourrait exploiter comme sanction, dans le futur, pour avoir regretté de l’avoir aidé à se débarrasser d’un ancien régime encombrant. La 2e indélicatesse de l’ex-président aura été de n’avoir pas apprécié, à sa juste valeur, le pardon de l’actuel président qui semble avoir rangé dans ses tiroirs, l’Audit de l’ancien locataire du Palais présidentiel, qui a des comptes à rendre au peuple sénégalais après une gestion de 12 ans du pays. Quand de proches collaborateurs pour avoir géré un seul secteur précis de la gouvernance du pays sont soupçonnés de malversations et interpelés par la justice, quel devrait être le sort réservé à celui qui a eu la responsabilité de gouverner ce pays pendant deux mandats présidentiels ? La même observation reste applicable à sa fille qui a eu à gérer le Fesman (Festival mondial des arts nègres) et qui, jusqu’à ce jour, n’a pas été inquiétée dans la traque.  Pourquoi ? Par ce que le président  n’a pas voulu, car tout porte à croire qu’il la protège à son détriment, comme il s’érige en bouclier pour protéger le propre père de celle-ci. Mais les Sénégalais avides de justice ne sont pas dupes. En voilà deux protections qui peuvent coûter très cher au président Macky si le pays ne les lui pardonne pas et cela, l’ex-président n’en a cure et se comporte comme si de rien n’était.

L’humilité, cette vertu cardinale de la personne humaine, piétinée

Si Wade maintient son retour comme tel, pressenti dans la déstabilisation et le désordre, alors l’ascenseur n’aura pas été renvoyé à Macky. Personne ne peut reprocher à l’ex-président d’avoir des sentiments pour son fils qu’il considère retenu, injustement en détention préventive. C’est son droit. Mais la justice doit poursuivre son  cours, avec ou sans l’état d’âme du père. Ce que le bon sens aurait souhaité, c’est que Wade rentre au pays en toute discrétion, sans tambour ni trompette, pour venir assister son fils. Il  en a le droit, et que les dignitaires de son parti, ses amis et sympathisants défilent chez lui pour lui rendre visite et évoquer avec lui, l’avenir de son fils, de ses collaborateurs en prison et celui de leur parti.  Tout le monde aurait apprécié et trouvé cela naturel et normal et il n’aurait incommodé ni le président Macky ni le peuple sénégalais. Une telle attitude pacifique aurait contribué à l’aider à restaurer la confiance perdue au sein du peuple sénégalais en raison même du caractère humble de la démarche. Mais, s’il suit son parti dans sa logique de confrontation et sa hargne, l’inévitable se produira. Et le pouvoir prendra ses responsabilités devant les faits et causes pour troubles à l’ordre public. Si c’est une sonde pour tâter le baromètre de l’opinion, c’est fait. On estime avoir dit ce que les Sénégalais de bonne foi pensent de ce retour.


Non au «Mur de la honte» à Dakar !

Le mur qualifié de la honte
Le mur qualifié de la honte

Le collectif « Non au Mur de la honte », qui regroupe quelque 23 associations, organise une caravane pour exiger l’abandon de la construction, sur 4000 m2 de l’ambassade de Turquie sur la Corniche ouest à Dakar, ont annoncé mardi ses porte-parole.

La Caravane « Non au Mur de la honte » partira du rond-point de la poste de Médina pour aboutir à l’université Cheikh Anta de Dakar (environ 1,5 km) et « nous y appelons tous les Sénégalais », a indiqué Fadel Barro, membre du mouvement Y-en-à-Marre.
En plus de cette activité, la plateforme envisage de rencontrer au cours d’une audience l’ambassadeur de Turquie à Dakar « pour lui transmettre une lettre de protestation », indique le collectif, dans une déclaration distribuée aux journalistes.

Les Turcs ne peuvent pas construire cette ambassade de la honte. Ils ne peuvent pas frustrer les Sénégalais. C’est ce que nous comptons expliquer à l’ambassadeur, a indiqué Fadel Barro, Il ajoute que : « Nous lui dirons aussi que nos actions ne sont pas dirigées contre les Turcs. C’est pour l’intérêt des Sénégalais, et cela passe avant tout pour nous ».

Cette rencontre avec les journalistes s’est tenue 72 heures après un rassemblement du collectif, dispersé samedi matin 12 avril à coups de grenades lacrymogènes et de balles à blanc par les forces de police qui ont arrêté puis relâché quelques manifestants.

Les associations membres du collectif ont fait part de leur détermination à poursuivre le combat jusqu’au bout et appelé les Dakarois et les Sénégalais en général à s’opposer à la construction du siège de la représentation diplomatique à Dakar.

 


Je rêve ou quoi ?

Des tonnes de drogue transitent par le Sénégal
Des tonnes de drogue transitent par le Sénégal

Les chiffres donnent le tournis. Ils sont inquiétants. La traque des stupéfiants par la douane sénégalaise a été fructueuse. Une tonne de cocaïne saisie. La douane sénégalaise a travaillé en parfaite synergie avec l’Organisation mondiale des douanes (Omd), Interpol et l’Organisation des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) dans l’opération dénommée Cocair IV.

A ces saisies s’ajoutent les 751,9 kg de chanvre indien pris dans le premier trimestre de l’année 2014 dont la valeur est estimée à 45 millions de francs CFA.

Pis encore, le Sénégal partage avec le Ghana et e Nigéria le trio de tête des pays producteurs de cannabis en Afrique de l’ouest qui compte 3 millions de drogués selon le représentant de l’Onudc.  Pierre Lafaque révèle que le Crack qui est un sous produit de la cocaïne est en train de faire des ravages chez les jeunes. Ce qui est simplement insupportable et inacceptable. Nos Etats sont interpelés. Ils doivent réagir pour mettre fin à ce fléau. C’est franchement inquiétant. Dans un pays où 30, 40 voire 50 pour cent de la population qui ont moins de 25 ans et quand on sait que généralement, les drogués sont des gens qui ont moins de 30 ans, imaginez l’impacte que cela peut avoir sur es élites du pays. Alarmant alors.


Le Sénégal à l’heure du buzz !!!

Abdoulaye Wade en bain de foule
Abdoulaye Wade prend un bain de foule

L’ancien chef de l’Etat crée le buzz. Après deux ans d’absence, Abdoulaye Wade sera à Dakar le 23 avril prochain. C’est une énième annonce du genre. L’ancien président de la République séjourne à Versailles en France depuis sa chute en 2012.

Me Abdoulaye Wade a même envoyé un émissaire auprès du Khalife général des mourides et ses autres amis, chefs religieux et des responsables du Parti démocratique sénégalais pour leur annoncer qu’il sera de retour à Dakar. Il a demandé à la direction du parti d’informer les militants et militantes et les alliés.

Un retour qui coïncide avec l’emprisonnement de son fils Karim Wade. L’ancien ministre d’Etat est poursuivi pour enrichissement illicite présumé à hauteur de 700 milliards de francs C fa.

C’est aussi dans un contexte pré-électoral avec les locales du mois de juin prochain que Me Abdoulaye Wade a annoncé son retour. Peut-être que le libéral en chef va participer à la confection des listes. Il est qualifié de constante chez les libéraux. Les autres ne sont que des variables.

En octobre 1999, Abdoulaye Wade, candidat à l’élection présidentielle de 2000 avait reçu un accueil chaleureux à l’aéroport de Dakar après une longue absence. C’était le début de sa marche vers le palais. Et il avait remporté le scrutin devant Abdou Diouf, l’actuel secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les militants vont-ils sortir en masse accueillir leur leader charismatique ? Le 23 avril, c’est pour bientôt.

 


Le dernier souffle du colonel Claude Mademba Sy

Le colonel Mademba Sy tire sa révérence
Le colonel Mademba Sy tire sa révérence

Le colonel Claude Mademba Sy, ancien diplomate sénégalais, est décédé mardi en début d’après-midi dans le Tarn (France) à l’âge de 90 ans.

Claude Mademba Sy est le fils du premier Africain à servir comme officier supérieur dans l’armée française. Le défunt était commandeur de la Légion d’honneur française.
Il s’est engagé dans les Forces françaises libres à dix huit ans et à participé aux campagnes de la Libération avec le régiment de marche du Tchad (RMT), de la division Leclerc qui répondait à l’appel du général de Gaulle.

Sorti ensuite de St-Cyr en 1945-46, Claude Mademba Sy a été blessé comme officier en Indochine avant de combattre en Algérie, sous le drapeau tricolore.

Ancien colonel de l’armée française, il a ensuite participé à la création de l’armée sénégalaise. Le 1er août 1960, il a commandé le premier contingent sénégalais qui a  été déployé sur le théâtre du Congo.

ll entame, après l’armée, une carrière de diplomate pour le Sénégal. Ambassadeur au Zaïre, en Italie, Yougoslavie, Tunisie et Autriche. Il mènera ensuite des missions pour les Nations unies.

Son dernier et vigoureux combat, Claude Mademba Sy le mène en faveur de la « décristallisation » des pensions pour leur revalorisation en faveur des anciens combattants africains.


Aidez–nous à comprendre !

Le palais de la République du Sénégal
Le palais de la République du Sénégal

Il y a problèmes avec le mandat présidentiel. Est-ce la faute aux contenus (textes) ou est-ce celle des animateurs (les présidents élus) ? La durée du mandat présidentiel dans la loi fondamentale est  de sept ans ou de cinq ans, une durée renouvelable une fois ? Pourquoi l’ex-président Wade, après un mandat de sept ans, et un autre de cinq ans a brigué un troisième mandat contesté, mais validé par le Conseil constitutionnel en 2012 ? Et pourquoi l’actuel président Macky aurait-il besoin de déclarer qu’il ne ferait qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept ?

Dans le 1er cas, Wade a troqué son 2e mandat de 7 ans contre 5 ans pour ne faire au total que 12 ans au lieu de 14 et dans le 2e cas Macky promet de ne faire que 5 ans au lieu de 7. Difficile de  comprendre. Il y a problème dans cet imbroglio confus et compliqué qui nécessite une intervention de juristes spécialistes en droit constitutionnel.

La confusion est totale au regard des situations d’hier et d’aujourd’hui, avec Wade en 2000 et avec Macky à partir de 2012, dans le déroulement de leurs mandats. Le flou est total dans l’électorat. Quant à la notion de mandat renouvelable, une seule fois, elle pose problème dans sa mise en œuvre pratique.

Il y a problèmes avec le mandat présidentiel. Est-ce la faute aux contenus (textes) ou est-ce celle des animateurs (les présidents élus) ? La durée du mandat présidentiel dans la loi fondamentale est  de sept ans ou de cinq ans, une durée renouvelable une fois ? Pourquoi l’ex-président Wade, après un mandat de sept ans et un autre de cinq ans a brigué un troisième mandat contesté, mais validé par le Conseil constitutionnel en 2012 ? Et pourquoi l’actuel président Macky aurait-il besoin de déclarer qu’il ne ferait qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept ?

Dans le 1er cas, Wade a troqué son 2e mandat de 7 ans contre 5 ans pour ne faire au total que 12 ans au lieu de 14 et dans le 2e cas Macky promet de ne faire que 5 ans au lieu de 7. Difficile de  comprendre. Il y a problème dans cet imbroglio confus et compliqué qui nécessite une intervention de juristes spécialistes en droit constitutionnel. La confusion est totale au regard des situations d’hier et d’aujourd’hui, avec Wade en 2000 et avec Macky à partir de 2012, dans le déroulement des mandats. Le flou est total dans l’électorat. Quant à la notion de mandat renouvelable, une seule fois, elle pose problème dans sa mise en œuvre pratique.

Nous demandons aux hommes du droit : juristes et constitutionnalistes, régulateurs de société à éventrer les calculs politiques, à lever les ambigüités et quiproquos et qui cachent les réalités du mandat présidentiel. Il convient d’éclairer et donner une meilleure compréhension de son contenu aux Sénégalais, afin de leur permettre de s’engager dans des consultations en toute connaissance de cause.

Mais, à y voir de plus près, c’est le calme de la mer en surface et les remous en dessous. C’est le propre du droit qui est ainsi fait. Seuls ses spécialistes, peuvent mettre à nu, les réalités de sa complexité, de ses secrets et de ses interprétations multiples. La simplicité, la clarté et la concision dans la rédaction sous-tendue par un fondement juridique, sont des armes efficaces contre le caractère sournois, ambigu et généraliste des lois que le fin politicien exploite à des fins personnelles pour satisfaire ses ambitions politiques et autres.

politicien exploite à des fins personnelles pour satisfaire ses ambitions politiques et autres.


Profession : Ecrivain de plainte

Siège de la police judiciaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le commissariat de Grand Yoff grouille de monde. Certains sont en file indienne. Ils déposent des papiers pour la légalisation. D’autres sont à la recherche de la carte nationale d’identité. De l’autre côté, en face de la porte principale,  un homme, cheveux poivre et sel est assis sur une chaise avec une table devant lui.  Abdou (un nom d’emprunt) écrit des plaintes. Il est un retraité de la police. Il a décidé de contribuer à la poursuite du service public.

Abdou tient beaucoup de feuilles à la main. Dès qu’un client se dirige vers lui, il tend l’oreille et se montre disponible. Pour éviter de rester oisif chez lui, Abdou a décidé d’apporter son expertise à une certaine frange de la population. « Tu sais mon frère, beaucoup de sénégalais ne savent pas comment rédiger une plainte et c’est dommage » dit-il.

Son camarade d’à côté également est un policier à la retraite. Lui aussi préfère taire son nom. Il débarque à 9 heures au commissariat pour venir s’adonner à l’écriture de plaintes. Il finit son boulot vers les coups de 17 heures.

Chez ses « écrivains », les tarifs varient selon l’appréciation généreuse du client. Ils gagnent entre 2000 à 3000 francs Cfa par jour. « Pas mal pour un  retraité » soupire Abdou. « Cela vaut mieux que de demander de l’argent de gauche à droite » renchérit son camarade.

Le métier « d’écrivain de plainte » n’est pas du tout facile pour les jeunes a fortiori pour un vieillard. Ils travaillent presque tous les jours, à l’exception les jours fériés. Ces « vieux » policiers, on les retrouve presque partout dans tous les commissariats du pays.

L’expérience glanée au fil des ans ne suffit pas pour être un bon écrivain de plainte. Il faut avoir un bon niveau de français, s’y connaître également en Droit. Sinon bonjours les dégâts.


Le mur de la discorde

Des amis du littoral qui manifestent sur la corniche ouest
Des amis du littoral qui manifestent sur la corniche ouest

La polémique s’installe. La rébellion s’organise.  Un mur d’une soixantaine de mètres, construit entre l’hôtel Térrou-bi et le parcours sportif change complètement le littoral si cher aux dakarois. Ce terrain en construction va abriter la future ambassade de la Turquie à Dakar. Mais, les habitués de la corniche ne l’entendent pas de cette oreille. Ils opposent leur niet catégorique. Une coalition pour préserver  le  littoral sénégalais est née. Ce collectif est composé de Green Sénégal, Sos Littoral, les acteurs du parcours sportifs de la corniche Ouest, mon Sénégal à moi et l’ASC Fann. Leur objectif : empêcher la construction de cette ambassade au bord de la mer. Ces organisations qualifient ce mur : « mur de la honte ». D’ailleurs, une vidéo circule sur Internet. Sur la vidéo, une vision crépusculaire d’une Corniche Ouest toute en bitume et où se découpent, en toute irrégularité, les piquets qui maintiennent le mur, provoque la colère des internautes. Qui, des photos à l’appui n’hésitent pas à battre campagne.

Polémique entre la mairie de Dakar et l’Etat

La mairie de Dakar refuse d’octroyer un permis de construire aux Turcs. D’après les explications des services de Khalifa Sall, la mairie conserve son action de préserver le littoral et la vue sur le littoral. Ankara a contourné l’épineux problème en faisant appel aux services du ministère de l’urbanisme. Ces derniers ont signé une autorisation de construire en bonne te due forme. Et selon la Oumar Sow, le directeur de l’urbanisme et de l’architecture : « l’ambassade est  une exterritorialité. C’est le code de l’urbanisme de 2008, modifié en 2009, qui définit clairement ce que le maire autorise et ce que le ministère autorise. Le mur est construit légalement ».

C’est parti alors pour une longue bataille d’interprétation de texte comme on en voit souvent au Sénégal.


Le Sénégal ferme ses frontières avec la Guinée

Halte pas d'entrée
Halte pas d’entrée

Le Sénégal a décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre sa frontière avec la Guinée, pour se prémunir contre la fièvre Ebola qui sévit dans ce pays voisin jusqu’à nouvel ordre.

Il s’agit des frontières des régions de Kolda (Sud) et de Kédougou (Sud-Est) avec la Guinée. Les gouverneurs desdites régions ont pris toutes les mesures nécessaires pour l’application effective de cette décision.

Le préfet du département de Vélingara, situé dans la région de Kolda avait déjà décidé de la fermeture du marché hebdomadaire de Diaobé, un des plus célèbres de la sous-région où des milliers de personnes se retrouvent chaque semaine, en provenance de la Gambie, de la Guinée, de Guinée-Bissau et du Sénégal.

En outre, un fonds de gestion des épidémies d’un montant de 145 millions de francs Cfa a été dégagé par le ministre de la Santé et de l’Action sociale pour renforcer les moyens de lutte déjà disponibles et éviter la propagation au Sénégal du virus Ebola.

 

Une épidémie de fièvre Ebola sévit en Guinée-Conakry depuis le 24 mars 2014. Dans ce pays frontalier du Sénégal, 103 cas ont été déjà enregistrés avec 66 décès soit un taux de mortalité de prés de 64 %.


Keur Bamboung; un village écolo au Sénégal

Des touristes à leur arrivée à Keur Bamboung
Des touristes à leur arrivée à Keur Bamboung

La dizaine de cases construites sur ce vaste espace donne à l’endroit un décor exceptionnel. De loin, on a l’impression que c’est un village comme les autres de cette partie du pays où les habitations sont en majorité des cases en paille.

Dressées pêle-mêle, les cases font face à l’eau. De là pousse une forêt de palétuviers . Keur Bamboung est situé dans la communauté rurale de Toubacouta, région de Fatick.

La plage tient sur une petite bande de terre. L’endroit est presque calme, seuls quelques gazouillements d’oiseaux perturbent cette quiétude.

Des panneaux solaires photo-voltaïques, accrochés sur des cases, servent à produire de l’énergie. Loin de la terre ferme, Keur Bamboung, inauguré en décembre 2004 par Madame Viviane Wade, se trouve dans l’aire marine protégée (AMP) du même nom.

Née d’une volonté de quatorze villages  de la communauté rurale de Toubacouta de préserver leur environnement, le site écologique de l’AMP est devenu célèbre dans le monde.

Assis sur une tente en bois, El hadji Ndao raconte le projet qu’il gère depuis avril 2004.

« C’était très difficile d’interdire aux populations de chasser, de pêcher et de cueillir du bois dans la mangrove sur une quinzaine de kilomètres. Mais petit à petit, on est  arrivé à trouver un consensus ».

Pour  le président du comité de gestion, Ibrahima Diamé, ils ont mis deux ans pour sensibiliser les populations.

Le coucher du soleil donne l’endroit l’image des villages indiens de la forêt amazonienne. « C’est plus original. Il n’est pas comme les autres sites touristiques du pays où les gens se préoccupent du luxe. Ici, les matériaux utilisés sont naturels », s’enthousiasme une étudiante américaine, venue pour une enquête sur l’écotourisme dans cette zone.

Construites avec de la boue, les cases sont équipées de lit en bambou avec un système d’alimentation en eau ultramoderne. Ici, l’eau du robinet coule par jets pour éviter le gaspillage. Les plats également sont fabriqués en bois.

La tombée de la nuit permet d’entendre les cris des hyènes venant de la forêt située autour du campement.


Le Sénégal en alerte !!!

La fièvre Ebola rode les portes du Sénégal
La fièvre Ebola rode aux portes du Sénégal

Dakar surveille ses frontières. La fièvre Ebola est aux portes du Sénégal. La maladie a fait plus de 50 morts en Guinée voisine. Vu la proximité des deux pays et la porosité des frontières, les autorités sanitaires rassurent.  Elles réactivent le système de surveillance et invitent à la vigilance.

Il est demandé à l’ensemble des structures sanitaires de dresser la fiche technique de la maladie. « Que ça soit en période d’épidémie ou en dehors de l’épidémie, le système de surveillance fait que toutes les maladies à potentiel épidémique sont notifiées régulièrement chaque fin de semaine » soutient El hadji Mamadou Ndiaye, le directeur de la prévention au ministère de la Santé.

Ce dernier a rappelé qu’actuellement nous ne disposons ni de vaccin ni de médicament pour prévenir ou soigner la maladie. C’est pourquoi il convient d’éviter tout contact avec les personnes atteintes pour se protéger.  La transmission du virus s’effectue par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés. Le virus peut aussi se transmettre par le contact avec des animaux infectés. Ebola produit de fortes hémorragies

Les services du ministère de la Santé sont en contact permanent avec toutes les régions et structures sanitaires pour conduite à tenir en cas de signalement de la maladie virale. Le ministère de la Santé va travailler avec les ministères de l’Intérieur, des forces armées, mais aussi avec la douane sénégalaise.

En effet, le Sénégal envisage la fermeture temporaire du marché hebdomadaire de Diaobé. Un lieu de commerce sous-régional situé au sud du pays, dans le département de Vélingara, région de Kolda, à près d’une soixantaine de kilomètres de la frontière avec la Guinée. Les autorités craignent que cette zone ne soit la porte d’entrée de la fièvre Ebola.

 


Ahurissant !!!

Enfants talibésOn compte actuellement pas moins de 1 600 daaras au Sénégal. Ces écoles coraniques accueillent entre 57 000 et 60 000 talibés dont les 53 % pratiquent la mendicité entre 13 heures et 17 heures.

De l’avis de Mamadou Wone, le consultant qui a mené cette étude : « il serait très important que le gouvernement du Sénégal puisse, dans le cadre de la réforme de l’éducation, donner un système éducatif qui inclut aussi l’enseignement du Coran dans le système d’éducation nationale ».

La plupart des enfants viennent des pays limitrophes, donc il est important que le Sénégal dans le cadre de la coopération bilatérale puisse mettre en place des mécanismes pour protéger les enfants contre une mobilité qui les rend vulnérables à la traite.

Force est de constater que la mendicité des enfants est toujours une réalité dans notre société malgré tous les efforts consentis.

Chacun d’entre nous a en mémoire le drame qui s’est passé à la Médina :  9 talibés avaient péri. Et nous continuons hélas d’observer le spectacle malheureux des enfants talibés dans les rues de Dakar, ce qui est une violation des droits les plus élémentaires de cette catégorie vulnérable.

En effet, le gouvernement s’est engagé dans un processus d’amélioration et de réglementation des daaras avec un projet de loi pour accompagner les 5 projets de décrets qui sont dans le circuit administratif de validation.

Ainsi, la cartographie des daaras constitue sans nul doute un outil important pour accompagner et renforcer ce processus déjà entamé.


Clap de fin pour les clopes!!!

La loi anti-tabac fait un tabac
La loi anti-tabac fait un tabac

Les fumeurs se sont réveillés avec cette mauvaise nouvelle. Les députés, à l’unanimité ont voté le projet de loi relatif à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac au Sénégal. Mais, des dispositions ont été prises pour aménager des espaces pour fumeurs.

Modou Faye est adossé sur un arbre, cigarette à la main, ce septuagénaire, cheveux poivre et sel ignore même ce projet de loi. « Fils, moi je fume depuis 23 ans. Comment pourrais-je me lever un jour et laisser la cigarette » dit-il avec un sourire qui laisse apparaître ses dents qui commencent à devenir marron à cause de la nicotine. D’ailleurs se demande le vieux «quand-est-ce qu’on voté la loi. Moi je ne suis même pas au courant. Je suis acculé par la dépense quotidienne » avance le vieux Modou Faye.

Dans une rue au quartier des Parcelles Assainies, Unité 22, un groupe de jeunes est sous un arbre. Certains sont concentrés sur la partie du jeu de dame, d’autres sirotent tranquillement le thé. La question de la loi sur l’interdiction du tabac passionnent les débats.

« C’est normal, cette loi vient en son heure » lance ce jeune chétif. La réplique ne se fait pas attendre. « Comment ça normal, toi tu ne sais même pas ce que tu dis. Il faut nous laisser fumer parce que des gens comme moi, s’ils ne fument pas, ils ne seront jamais en forme » argument Doudou Gaye avec un brin d’amertume avant d’ajouter que « l’Etat a mis les charrues avant les bœufs».

« Mais le droit de fumer ne vous donne pas le droit de nous enfumer » peste Alioune Gningue qui joue les philosophes du groupe.

Ainsi, l’application de la loi reste la véritable équation à résoudre pour les autorités. Une chose est de voter la loi, mais l’autre étape reste son application.


Comparaison n’est pas raison ?

Le drapeau du sénégal
Le drapeau du sénégal

Ainsi, l’ex-président Wade  voulait développer le pays par le Haut, par le sommet, à Dakar, avec ses échangeurs, ses ponts et ses passerelles, son aéroport international de Diass, son monument de la Renaissance africaine, l’aménagement et l’embellissement de la corniche ouest,  son autoroute à péage, sa Maison de la culture, le  plan Jaxaay et la lutte contre les inondations qu’il partage avec Macky, en ce moment. Tout cela  pour se  faire un nom dans l’histoire, et il y a réussi.

Et son successeur  le président Macky, lui,  le veut, ce développement, par le Bas,  à la base, moins spectaculaire, très peu perceptible avec sa couverture maladie universelle, la Bourse familiale, la baisse des prix des denrées de première nécessité,  même minime, la baisse du prix du loyer, la suppression des impôts sur les salaires. A cela, il faut ajouter un programme élaboré pour l’agriculture, la pêche, l’élevage, le développement des infrastructures de base (pistes de production, routes bitumées), l’électrification rurale. Autre préoccupation du président :  son combat contre la dilapidation des ressources du pays pouvant être investies ailleurs (suppression des logements conventionnés, regroupement en une seule entité de la pléthore d’agences créées par Wade, réduction drastique des salaires des directeurs généraux de sociétés, pourvoyeurs de partis politiques, audit de la fonction publique pour débusquer les fictifs et le surpeuplement d’effectifs payés à ne rien faire, sans oublier la réparation du tuyau d’eau de Keur Momar SARR  pour les populations.

Deux présidents issus de la même formation politique,  le libéralisme, mais aux orientations et choix politiques  diamétralement  opposés.

Qui est le meilleur parmi ces deux présidents ? Question à mille balles…