Enfance

Aminata, femme dans la peau d’une enfant, prisonnière de la résignation

Pendant plus d’une demi-heure, Aminata n’arrivait pas à enfanter. Elle enchaînait les contractions depuis longtemps, mais rien. Les femmes autour d’elles pensaient que ce n’était pas l’enfant qui refusait de sortir mais plutôt Aminata qui ne se donnait pas à fond. On l’encourageait mais toujours rien. Après beaucoup d’efforts, tout le monde avait dû se rendre à l’évidence. L’enfant ne refusait pas de sortir. La fille se donnait également à fond. Le problème n’était pas là. Le bébé ne pouvait pas sortir parce que le bassin d’Aminata n’était pas assez large pour le laisser passer. L’ultime recoure était donc une césarienne pour éviter que le bébé ne meure asphyxié. La crainte d’Aminata devint énorme. Elle s’est quand même dit que si l’opération se passait mal, ce ne serait la faute à personne car elle était maintenant dans la peau d’une résignée, aux formules remplies de bondieuseries. Ce ne serait ni la faute de sa mère, ni celle de son père. Ni de ce mariage forcé auquel on l’a soumise. Pas de responsables. Le destin. C’est tellement plus simple. C’est tout simplement Allah qui l’a voulu ainsi. Aminata n’a pas oublié les paroles de sa mère qui lui avait toujours répété que tout ce que lui Allah fait est bon.

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Les établissements scolaires que le ministre camerounais devrait fermer

Chaque année à la rentrée, le Ministre camerounais des Enseignements Secondaires ferme des établissements scolaires qui, soit fonctionnent dans l’illégalité, soit ne respectent pas les exigences pour fonctionner. Si ces décisions sont à encourager au regard de l’importance de l’éducation, il y a également lieu de se poser des questions sur certains établissements publics qui fonctionnent depuis plusieurs années, et qui, pourtant, sont loin d’offrir aux apprenants un cadre idéal pour l’apprentissage.

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Les obsèques du droit à l’éducation en Côte d’Ivoire

Ce billet est un cri de cœur de tous ses parents qui peinent à nourrir leurs familles et qui consacrent le peu qu’ils ont pour l’éducation de leurs enfants, de tous ces jeunes ivoiriens élèves et étudiants qui chaque jour se lèvent tôt le matin pour se rendre dans ‘’les temples du savoir ‘’ dans l’espoir d’être les leaders de demain.