Vie quotidienne

J’ai pris du café très noir dans une véranda à Rugetsi

Après ma première nuit dans le village de Rugetsi, dans la province du Nord-Kivu, mon hôte me réveilla de très bonne heure. Nous avions passé une nuit presque blanche, mais, malgré cela, à six heures nous étions déjà en route vers le centre du village. Nous avions rendez-vous dans une paillote. A ma grande surprise elle était déjà pleine à craquer. Une vingtaine de messieurs se serraient sur des bancs.

Comment habiter chez un Camerounais sans le fatiguer ?

Parce que si moi j’héberge quelqu’un chez moi et que je le vois devant mes yeux le matin, à midi et le soir avant de me coucher, eh bien il va très-très vite me fatiguer ! Je n’aurai même plus l’impression que c’était mon meilleur ami auparavant. Je vais commencer à le trouver envahissant, indisposant et gênant. Je vais même me substituer à sa grand-mère pour lui demander que « Je demande hein, Pierre La Paix Ndamè ! Tu n’avais pas prévu d’aller visiter ton grand-père à Dibombari ? »