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Embuscade au marché Mokolo

Alors que je causais hier avec une fille qui se prétend mon amie, je ne sais trop d’ailleurs pourquoi –ma feue grand-mère m’a toujours martelé que l’amie d’un garçon ce n’est pas une fille– elle, la fille pas ma feue grand-mère, m’a assené une phrase : tu es un poltron. Peureux ? Non mais ! je n’assume pas, je revendique ma qualité de trouillard.

La nature a fait de moi un individu qui à l’aube de la trentaine pèse 67 kilos pour environ -je dis environ parce que depuis longtemps j’ai honte de grimper sur une toise. Donc, 67 kilos pour environ 1,68m. comprenez que j’ai vite compris quelle était ma place. Je me proclame habituellement non-violent, mais par pour les même raisons que Martin Luther King, mais plutôit pour celles qui poussent la gazelle à fuir à l’approche d’un lion : l’instinct de conservation. Je dois reconnaître qu’à défaut de muscles, je suis doté d’un bagoût et d’un sens de la relation client qui font que la plupart du temps je sais arrondir les angles face à des situations dites de « brutalité ». Je cause, je cause et on oublie qu’on devait me refiler un coup de poing.

Samedi, au lieu de rester devant mon petit écran regarder les athlètes camerounais transformés en français pour la circonstance des Jeux olympiques se faire éliminer de la compétition un à un, j’ai eu le malheur de répondre au coup de fil d’un ami.

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Auteur·e

florian

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