Mémoires d’un sportif rangé

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Un ami parisien me disait récemment qu’il faisait comme Winston Churchill: lorsqu’il a une envie de sport, il attend qu’elle lui passe. J’ai adhéré, car moi aussi je suis comme ça.

Vendredi, j’ai pris un verre avec une adorable fille qui me résiste depuis des mois. Elle prétend avoir fait vœu de chasteté. Si vous la voyiez. Un véritable gâchis! Mais pas de soucis, je gère le dossier on en reparlera bientôt. Entre deux gorgées de Castel, je lui demande« mais ma biche comment tu fais quand tu as des envies de culbute ? ». L’adorable créature me répond avec un sourire angélique : je fais du sport pour éteindre mon feu intérieur. Comme je suis un incorrigible imitateur (et qu’un feu perpétuel brûle en moi), le lendemain matin, me voilà en train d’esquiver les voitures dans les rues sans trottoir d’Efoulan sous le prétexte d’un footing matinal. Je le dis tout de go, ça n’a pas fonctionné et le pire c’est que j’ai l’impression depuis ce matin d’avoir été bastonné par une bande de nangabokos. Même quand je ris, je grimace tellement j’ai mal.

Je déteste le sport.

La faute à l’école. Avant d’avoir dix ans, j’ai du affronter les épreuves sportives du CEPE. Un souvenir cauchemardesque. J’étais le plus jeune, le plus petit, le plus frêle. Saut en hauteur au dessus d’un bac à sable. Deux essais à 0.80m deux échecs. Le maître-examinateur me fait même la fleur de baisser la corde à 0.70m je m’élance, je saute, ça passe, mais mon énorme short vert (il n’y en avait pas à ma taille) accroche l’élastique. « Accordé avec faute ! » crie l’examinateur en rigolant. « Mention pitié » oui ! Je rumine ma vengeance et à l’écrit je finis 3ème du département.

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Auteur·e

florian

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