Le Kuluna et les Kuluneurs : terreurs de Kinshasa

Le Kuluna et les Kuluneurs : terreurs de Kinshasa

Dans la ville de Kinshasa et dans plusieurs autres villes de la République Démocratique du Congo, il existe un phénomène généralement connu sous le nom de Kuluna. De quoi s’agit-il? Ces sont des actes de vandalisme perpétrés par les bandes des jeunes, souvent membres des mouvements et clubs sportifs.

Pour la seule ville de Kinshasa, ces jeunes sont à même de terroriser toute une municipalité (le cas de la commune de Matete), après avoir pris des boissons à forte teneur d’alcool, ils se livrent aux combats dégradants entre-eux, sèment la terreur dans les quartiers et posent des actes de vandalisme chez les paisibles citoyens.

Selon les médias et la population, en effet, ce genre de comportement est inadmissible dans notre société. C’est une lampe témoin qui atteste que la dépravation des mœurs à atteint son comble.

D’où viennent les Kuluneurs?

Curieusement, la majorité des Kuluneurs et Pomba ne sont pas les enfants des rues, communément appelés Chégues, qui à ce jour sont presque maitrisés par les autorités. Mais ces sont des jeunes censés bénéficier d’une bonne éducation et d’un bon encadrement dans la mesure où ils vivent sous le toit parental, un cadre idéal pour élever les enfants.

Malheureusement, avec la crise économique le pouvoir parental a diminué et cela à pour conséquence le libertinage chez les enfants. À ce stade déjà, le phénomène Kuluna est devenu un problème de société.

Pourquoi le Kuluna ?

D’après le rapport d’une certaine Ong-d, le phénomène Kuluna peut être synonyme de la Révolte des jeunes, car ces derniers justifient leurs actions en condamnant l’Etat, parce qu’il ne se préoccupe pas véritablement du devenir de la jeunesse et n’ayant pas d’occupation et ne sachant à quel saint se vouer, certains jeunes se laissent aller aux amusements souvent nuisibles, raison pour laquelle aujourd’hui nous parlons du Kuluna.

Il est à noter que le Kuluna se localise le plus souvent dans les quartiers et communes  où les conditions de vie sont les moins favorables et le chômage très élevé. Et comme un proverbe dit : la souffrance en commun unie plus que la joie. Ces jeunes kinois ont en commun la conscience de faire partie d’une couche sociale sacrifiée.

Mais habités par le même potentiel d’initiative, de débrouillardise et de volonté d’en sortir, ces jeunes ont acquis la certitude qu’ils ne peuvent désormais compter que sur eux-mêmes. A nos gouvernants de prendre des mesures qui s’imposent afin d’aider la jeunesse montante, en la responsabilisant à assumer certaines tâches dans le but premier d’éviter la naissance d’un nouveau phénomène de jeunes, autre que le Kuluna.

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