Lettre à l’Afrique endeuillée

Lettre à l’Afrique endeuillée

Le mépris de l’Occident vis-à-vis de l’Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Le 19 mai 1879, à Paris, lors d’une célébration de l’abolition de l’esclavage par la Seconde République, Victor Hugo l’un des plus grands hommes des lettres de tous les temps, brillant prosateur et orateur adulé, présenté comme un ami des peuples noirs, prononça ces paroles lors de son discours :

«… Il est là, devant vous, ce bloc de sable et de cendre, ce monceau inerte et passif qui depuis six mille ans fait obstacle à la marche universelle. Ce monstrueux Cham qui arrête Sem par son énormité, l’Afrique… Quelle terre que l’Afrique ! L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie elle-même a son histoire qui date de son commencement dans la mémoire humaine, l’Afrique n’a pas d’histoire… Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie, déserte, c’est la sauvagerie… Au dix-neuvième siècle, le Blanc a fait du Noir un homme, au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde… Refaire une Afrique nouvelle, rendre la vieille Afrique maniable à la civilisation, tel est le problème… »

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