Tu sais que tu es à Douala quand…

Tu sais que tu es à Douala quand…

La ville de Douala, comme toutes les autres villes du monde, se démarque des autres par des particularités et par des choses qui lui sont propres. Ne pouvant toutes les recenser et les expliquer dans un seul et unique billet de blog, je me propose d’entamer par cet article une série intitulée « Tu sais que tu es à Douala quand… » On y retrouvera les petits trucs totalement vrais ou pas du tout vrais qui singularisent la cité et ses habitants. Alors pour ne plus attendre plus longtemps, on sait qu’on est à Douala…

… quand on est mort, mais pas tout à fait : comme je l’avais déjà expliqué ici, à Douala on a une façon bien particulière de donner des noms à certains lieux ou quartiers. Le plus souvent, il s’agit d’entreprises qui sont soit mortes, soit qui n’exercent plus au Cameroun. Les plus gros pourvoyeurs de noms de quartier à Douala sont les stations-service. Ainsi, on a des endroits qui en 2012 s’appellent toujours BP-Cité, Shell Axe-lourd, Texaco Axe-lourd, Carrefour Agip, Mobil Guinness. Le lieu de villégiature le plus fréquenté de la ville, au bord du fleuve Wouri, se nomme la Base Elf. Les entreprises Elf, Texaco, British Petroleum (BP), Shell, Mobil, Agip, si elles existent toujours pour la plupart, n’exercent plus au Cameroun, leurs actifs ayant été acquis par d’autres. Mais les points où étaient installées leurs stations-service ont gardé leur nom. C’est aussi le cas d’entreprises autres que pétrolières. Aussi, on retrouvera dans le langage des habitants de la cité des noms de lieux-dits qui ont pour préfixe « ancien- » : ancien-Dalip, ancien-aéroport, ancien-cinéma le Concorde, ancien-Bernabé, ancien-Camair , ancien-Compagnie Soudanaise

… quand on voit des motos partout : la première chose que l’œil du visiteur qui arrive à Douala remarque c’est le nombre impressionnant de motos qui y circulent. Les estimations avancent en effet le chiffre de deux-cent mille qui arpentent la ville. La photo ci-dessus vous aura permis de vous faire une idée. Mais le gouvernement a décidé de donner un grand coup de pied dans la fourmilière (ceci vaut tant au propre qu’au figuré). Depuis quelques jours, les motos-taxi ont interdiction de circuler dans certaines zones de la ville et il a été décidé de la réduction drastique des quantités de motos importées en provenance de la Chine. Et il n’était que temps.

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À propos de l'auteur

René Jackson Nkowa

Diplômé de faculté de droit et d'école de commerce, je me passionne pour la communication, le management et l'écriture. Un peu geek sur les bords, j'aborde la vie avec une certaine poésie. Bonne lecture.

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