Judith Gnamey

Par rapport à la religion

J’espère que cet article ne choquera pas beaucoup et que la plupart des nôtres auront ce dépassement désiré et sauront remettre en cause leurs préjugés.

La question de la religion est extrêmement puissante aux yeux des êtres humains. Toute sa signification se trouve dans le Larousse qui le dit bien « La religion est un mode de vie ». Et ce mode de vie si puissant est le moyen trouvé par l’humain pour être uni à son créateur. Il est même devenu le leitmotiv, le soubassement des vies entières, le critère essentiel dans le choix du conjoint et des amis.

Toute religion devrait amener ses fidèles à s’intéresser aux autres, fidèles de la même religion ou non. Il existe une pluralité de croyances qui véhiculent bon nombre de valeurs communes : la foi en Dieu, la charité, le respect de l’autre… Malheureusement pour certains extrémistes l’autre, celui qui n’a pas la même religion, est l’ennemi à combattre. La religion est ainsi détournée est devient source de division comme on a pu le constater dans le passé et aussi de nos jours.

Quant à la question de savoir quelle religion choisir, je crois que la réponse m’a été donnée par une amie à qui fut posé cette question : « Pourquoi est tu catholique ?- Je crois que c’est une chance, c’est ce qui me convient ».  Je pense que chacun devrait choisir sa religion par rapport à sa personnalité et des éléments de cette religion qui lui permettraient de devenir chaque jour un être meilleur.

Chaque religion a sa spécificité. L’Église catholique est une église où la tradition et l’expérience des aînés comptent. Le protestantisme se réclame être la religion du libre arbitre (et pourquoi pas du chant ?), l’islam est la religion des personnes qui tiennent à leurs principes…

Chacun à son niveau, suivant sa personnalité a le choix d’être là où il faut et comme il faut, c’est-à-dire avec ferveur. L’important c’est juste celui d’avoir une bonne religion et que l’amour règne entre nous.

Signé : une catholique dans l’âme!

crédit photo: facebook.fr
crédit photo: facebook.fr


Une question de maîtresse

Les sentiments humains sont à la fois si beaux et vilains. Un cœur aimant est capable de grandes choses, de même qu’un cœur blessé… Chaque couple a son histoire et chaque couple a ses codes… Ici en Afrique, les femmes font face à une infidélité « tolérée ». L’infidélité masculine est acceptée, voire promue par les familles et les sociétés. A la polygamie et aux nombreuses naissances, la jeune génération reste mesquine et propose une infidélité, des méthodes contraceptives et l’avortement. Nous pouvons, et nous devons même dire comme le chimiste français Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

 

couple

Mais chaque transformation est accompagnée de minimes changements. Aujourd’hui une jeune fille a le choix entre être Madame et Maîtresse. D’aucunes préfèrent la place de Madame,pour être l’officielle, porter une bague et le nom. Certaines, la place de maîtresse, pour être celle qui est choyée. Mais oui, on ne peut pas perdre à la fois le nom et l’argent! ni avoir à la fois l’honneur et la richesse…

Il arrive que ces épouses ignorent ou connaissent l’existence de la maîtresse. et il arrive que de sulfureuses rencontres aient lieu entre ces dames. Bien loin de mettre le monsieur devant les faits, ou battre la retraite, ces dames s’échangent plutôt des coups de poings, dignes de grands lutteurs, une façon de décharger leur cœur, sans jamais penser à la rupture. Mais il y a maîtresse et maîtresse.

Les gentilles maîtresses sont celles qui se contentent de l’argent et de l’amour que leur donne votre mari. Elles ne lui font pas de gosses et elles ne lui demandent pas de divorcer avec vous. Bien au contraire, elles l’encouragent à être un mari respectueux et un bon père de famille. Elles ne se moquent pas de vous et elles ne cherchent pas la bagarre.

Les vilaines maîtresses sont celles qui désirent la place d’épouse en plus de la leur. Elles vous envoient un message et vous menacent. Elles réclament de vos maris, le divorce et de vous abandonner vous et vos enfants. Elles s’exhibent avec vos maris et tentent de vous humilier.

Je n’apprécie pas ces maîtresses dont l’épouse peut être la mère, et ces bastonnades entre rivales. J’ai vu des maîtresses être battues comme de petites filles par l’épouse et des épouses se faire bastonner à cause d’une maîtresse.

Loin de moi de critiquer l’une ou l’autre ou encore le tiers, mais à chaque maîtresse qui pose un acte, demandez-vous si vous ne pourriez pas faire mieux. Il s’agit d’une question de maîtrise devant une maîtresse!

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Quand la mort emporte un être aimé…

Il y a de ces jours qui vous resteront à jamais, dont votre mémoire ne s’effacera pas.

Je prends la plume pour m’épancher, pour exorciser mon coeur de la douleur, de la tristesse profonde qui le pétrit…

Mon coeur saigne d’avoir perdu quelque chose de plus grand que moi : la vie d’un être, d’un être aimé…

Ma petite nièce, si belle, si petite, si unique…

Crédit photo: www.lapresse.ca
Crédit photo: www.lapresse.ca

La mort l’a arrachée de mes propres mains, impuissante spectatrice de la fin d’une vie…

Il me reste cette sourde douleur, que l’on ne peut saisir…

Elle secoue mon être et tout ce que je peux dire, c’est « j’ai mal… »


Je suis chrétienne et j’adore les fêtes musulmanes

Voilà, tout est dans le titre ! Chrétienne catholique convaincue et convaincante, j’ai un gros faible pour les fêtes musulmanes et à chaque ramadan, à chaque Tabaski, je me mets en fête.

J’ignore royalement les fondements de ces fêtes, bon en fait, j’y ai des notions vagues. Mais je les célèbre pleinement.

Mes motifs sont simples:  fête musulmane rime avec jour férié, OUI un jour férié! Comme c’est beau, un jour payé à la maison et en plus pour la chrétienne que je suis, il n’ya pas d’obligation religieuse. Donc une fête musulmane est vraiment un jour relax pour moi, où je peux me vautrer au lit toute la journée. Si vous avez mieux à m’offrir, j’achète.

Mais surtout ayant deux voisins musulmans très agréables, à chaque fête musulmane, je reçois un plat de riz bien garni. Il est donc inutile que je cuisine ces jours-là

Walaye, si seulement on pouvait augmenter le nombre de fêtes musulmanes!

Au-delà de ces considérations paresseuses et gourmandes, Allah n’est-il pas Yavhe, adoré autrement ? Le musulman n’est-il pas le frère du chrétien ? Ismael et Isaac sont frères et nous aussi. Et quand mon frère est en joie, je la partage entièrement. Nous fêtons donc tous ensemble, il n’ya que les motivations qui diffèrent. La vraie religion est l’amour!

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Chers musulmans et musulmanes, bonne fête de ramadan à vous, Bonne fête de ramadan à nous!


Le jour où notre maison a brûlé

Incendies, inondations, autres aléas m’ont toujours semblé être pour les autres. En tout cas, pas à moi. Une maison qui part en feu, c’était quelque chose de bizarre, d’inconnu pour moi.

Pourtant ce 3 février 2015, j’ai eu l’occasion de prendre toute la mesure de la chose. Arrivée de bonne heure à la maison et ayant eu une journée radieuse de celles que j’ai rarement vécues, j’étais d’une humeur excellente, même ma voiture crevée ne me disait mot. Je venais de recevoir ma paye aussi. Vraiment, j’étais contente.

Ce jour-là, toute la maisonnée était réunie à part mon cousin. Il était inaccoutumé de nous voir tous à pareille heure. On venait de franchir les six heures d’horloge.

Sentant une odeur de brûlé, mère qui se trouvait dans la cuisine demanda à ma petite sœur d’aller vérifier le second appartement qu’occupait mon père. Ma petite soeur rouspéta, car elle était en train de parler et moi même je pensais que ma mère faisait une histoire de rien.

L’envoyée partit et ne revient point. Brusquement, on l’entendit nous appeler de de toutes ses forces. Le feu… un beau feu avait pris autour de l’interrupteur électrique. Avant que ma mère et moi trouvions de quoi l’éteindre, le feu s’attaqua à la grande télé du salon qui le communiqua directement au plafond.

Il est indescriptible ce sentiment : impuissante, j’ai vu, vu de mes propres yeux, quatre chambres brûler… J’ai vu chaises, tables et meubles télévisions, brûler et exploser… J’ai admiré la façon dont les nombreux livres de la bibliothèque ont entretenu le feu… J’ai vu les murs trembler de chaleur, les plantes entourant les quatre chambres s’aplatir… Nos forces et ceux de nos voisins n’y ont rien fait. Et dans un pays, où les sapeurs-pompiers sont pratiquement inexistants, ils arrivèrent deux heures plus tard, donnant tout le temps qu’il faut au feu de se proclamer maître et roi des lieux.

Je croyais voir un effet de cinéma. Comment tant de choses si difficilement obtenues avaient pu disparaître aussi rapidement ? J’entends souvent dans ma tête, la voix de ma sœur crier, hurler :  » Davi (grande sœur en ewe) , notre maison brûle, on a tout perdu !  »

Désolation, incompréhension…

Aujourd’hui, à chaque odeur de brûlé,  je panique,  je vérifie… hier, dans mon sommeil, je me suis réveillée brusquement persuadée d’un nouvel incendie…

Don Diegue dans  » Le Cid  » disait:  » oeuvre de tant de jours en un jour écartée! « . Le voleur nous aurait laissé au moins le bâtiment, le feu rien…


Vacances 2015 au #228

Au Togo comme dans de nombreux pays du monde, les grandes vacances approchent ! Petits conseils pour connaitre un été parfait à Lomé.

Ailleurs, l’été est là mais ici en Afrique, nous croulons plutôt sous de grandes pluies torrentielles et les inondations habituelles. Quoiqu’il en soit cela n’altère point la bonne humeur des vacances, eh oui, c’est bien le mot : les Vacances ! Oubliées, les tenues scolaires, oubliés les cahiers de note, oubliés les professeurs ennuyeux et ennuyants. Pour certains travailleurs aussi, c’est le break tant attendu de l’année. Place aux vacances !

Les vacances des familles africaines et précisément celles des familles togolaises consistent rarement en un voyage où un déplacement. les raisons sont nombreuses mais sont surtout liées au coût des transports et des auberges ou hôtels qui dissuadent les familles. Et tout simplement aussi, parce qu’on en a pas l’habitude.

Les vacances consistent surtout s’abonner à des télévisions et à se vautrer dans les canapés tout en se goinfrant le maximum possible. C’est l’occasion d’augmenter sa bedaine et ses réserves en graisses pour les plus grands et de se retrouver tous sales, poussiéreux pour les plus jeunes, grâce au football pour les garçons et a la Marcelle et au jeu d’Ampé pour les autres. Les plus jeunes sont quelque fois envoyés aux familles amies chez lesquelles ils séjournent durant la période des vacances, le temps de faire des folies avec les cousins et les cousines, raison pour laquelle les liens familiaux sont si  forts. Passer autant de temps ensemble pour grandir et essayer de déjouer la vigilance des aînés ne peut que créer des liens forts !

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Bref, les vacances, chacun les vit à sa manière ! Mais il est indispensable de s’habiller comme il faut. C’est quasi essentiel. Vacances riment avec « fringues ». A Lomé, c’est incontestablement la vogue des cheveux crépus tressés en vanille, on discute même pas : c’est ça ou c’est ça! Les longs tissages, quand bien même agréables, sont démodés et horribles, désolée pour vous si vous êtes dans ce cas !

PicMonkey Collage
Modèles : Mikafui Akue, Aphtal Cissé et Mimi Edoh

 

Quant à la tenue, les petites robes, bien courtes et sexy, en pagne pour les filles et les chemises griffés pagne pour les garçons. On se fout des jeans bien collés, des collants bien moulants, des décolletés profonds, des jupettes sexy… Garçons comme filles, c’est le pagne, le motif « Angelina » à l’honneur et le woodin pour ceux qui veulent être vraiment « in ».

Vos talons aiguilles et autres, gardez les dans vos armoires. Sortez vos torns, vos baskets et mocassins, même sur des robes pagnes et nous les portons bien. Les lunettes, oubliez les, elles se font rares et indésirées.

Basket4 basket 1 basket 2 basket 3Vous voilà bien prévenus: Ici, à Lomé, nous vivons nos vacances bien habillés à regarder la télé!


La danse des singes a commencé

Vendredi 10 avril 2015, la campagne électorale pour la présidentielle a commencé ! Après dix jours de report « inutile », nous voilà dans la fièvre de l’élection. On croirait même qu’il n’y a qu’un seul candidat, car les rues togolaises ne semblent qu’être peintes en bleu de la couleur du parti Unir (Union pour la République), celui du président sortant Faure Gnassingbé.  Et le citoyen togolais se voit offrir bien des affiches avec quelques slogans farfelus . La surprise reste ce slogan devenu hashtag #miabeFaure qui signifie littéralement « Notre Faure ». Le Faure de qui ? Pas le mien en tout cas. D’aucuns se demandent pourquoi un président qui vient de boucler dix années au pouvoir a besoin de communiquer autant pour convaincre. Après tour ce règne veut-il nous faire au «  changement dans la continuité » ? Comment peut-on encore changer de méthode après une  décennie de gouvernance ? Certes, cela est possible, mais la probabilité est faible. Et je ne comprends point cette affiche où il s’entoure de jeunes mineurs qui ne sont même pas en âge de voter, au moment même où il refuse de satisfaire les revendications des enseignants.
Le second candidat le plus visible est Gerry Komandega Taama, le président du Nouvel engagement togolais (NET) qui n’hésite point à s’afficher en T-shirt et pantalon avec le slogan « un président jeune», comme quoi les jeunes ne portent pas costume et cravate et il faut marquer ainsi sa jeunesse ? Interrogation pour tous…
Jean-Pierre Fabre si plébiscité est pourtant si tristement absent. Pour avoir sillonné Lomé, ces trois jours, je vous rassure, pas pour faire campagne, je n’ai vu aucune pancarte de lui ! Maître Tchabouré Tchassona et professeur Aimé Gogue battent eux aussi à leur manière la campagne.
Bref, il fallait que je vous fasse ce bref résumé. Pourquoi? Serais serais-je en train de dire que nos cinq chers candidats sont des singes ? Ah non, et bien loin de moi, cette idée !

crédit photo: youtube.com
Crédit photo: youtube.com

En réalité, les singes sont doués pour faire des grimaces et aimer la banane. Que ne ferait un singe pour une banane ? Eh bien, tels sont ces nombreux et Togolais et Togolaises, qui tels des singes, à la recherche de quelques sous en plus, se livrent à des danses et actions dignes de véritables singeries pour mobiliser la population à choisir le candidat qui remplit leurs poches. De véritables singeries, dépourvues d’un choix réel, d’une véritable conviction en dépit de leur conscience qui pourtant crie à la citoyenneté.
Une majorité importante des Togolais a perdu ses valeurs, et tristement, le seul enjeu de cette campagne électorale est de se remplir les poches et non de choisir un président pour le Togo.
Médecins, hauts gradés, policiers, employés d’État, ministres ils sont bien nombreux à déserter leur poste pour battre une campagne pour garder ou acquérir un poste. Et réellement, il faut le faire, car au lendemain d’une réélection, il y aura des récompenses ou des punitions, selon ce que chacun a apporté au processus de réélection. Le défi est donc de mobiliser le maximum de ses proches pour pouvoir prétendre que son fief a apporté un nombre conséquent de voix électorales.
Ici, c’est Lomé, Personne à l’écoute : les singes dansent et nous sommes occupés à les regarder…


Le plus horrible poisson d’avril de ma vie

Vraiment, j’ai vécu et passé bien de 1 er avril de ma vie, j’en ai vu beaucoup de coups et j’en ai fait quelques uns. Mais ce 1 er avril 2015, j’espérais sincèrement ne pas me faire avoir, d’ailleurs j’ai été bien sage avec tous, et avec succès, j’ai écarté les pièges un à un.

Mais, c’était sans compter la malice de Raissa, une amie d’enfance, adorable et unique en son genre. Raissa était née un 31 Mars et chaque année, nous célébrons cet évènement, et il faut dire, avec raison, parcequ’elle nous rendait bien joyeuse!

Raissa donc nous invitait alors à célébrer son anniversaire le mercredi 1 er Avril à 19h. Sincèrement, comment peut on imaginer une telle chose, un poisson d’Avril à 19h déguisée en invitation?

J’ai passé toute la journée à me presser et à m’organiser pour cet anniversaire. J’ai passé toute ma journée à m’y préparer et j’étais super inquiète de mon retard de 45 minutes, j’étais vraiment dans l’idée de fêter et commémorer son anniversaire avec elle!

Me voilà donc, toute mignonne, arrivée à sa fête, et je me retrouvais dans une maison calme, sans musique, sans invités. La fête a t’elle été transférée? Je tombis sur une invitée aussi désemparée que moi et la réponse ne tardit pas devant une Raissa, toute souriante qui nous tendit cette fiche!

crédit photo: Judith Gnamey
crédit photo: Judith Gnamey

vous l’avez bien lu: « Poisson d’Avril-Crocodile de Mars, Merci pour votre présence, RDV le 05 à 17h « . comment pouvait on avoir autant de malice et se foutre autant de moi et des sept autres invités qui nous rejoignirent? un poisson d’Avril à 19h?! Pour toute réponse, ce fut le sourire, une bouteille de vin Muscador et le prétexte d’une envie de nous voir.

En tout cas, moi, je lui réserve un chat d’Avril pour ce 05 Avril. Rira bien, qui rira le dernier!

Ah non, on est des filles! la dernière!!!


Le sexe facile

Il n’a jamais été autant facile que de nos jours d’avoir le sexe, de vivre le sexe et d’avoir du sexe gratuit. Le sexe court nos rues et même lorsque vous n’en voulez pas, on vous le propose ! On vous le propose gratuitement et parfois, là où vous ne le pensez pas.
Notre jeunesse est tellement démocratique, « épanouie » que le sexe est l’un des marqueurs de notre liberté. X couche avec Y qui couche avec A qui couchait avec K… Complétez la phrase tant que vous pouvez !
Il vous suffit par exemple de choisir 10 jeunes gens de votre répertoire avec lesquels vous n’avez aucune relation que celle courtoise et de leur proposer une partie de baise. Ne restez surtout pas dans votre maison, vous en aurez pour votre compte !
Le plaisir du sexe, le plaisir de la chair, tant aimé par les filles que les garçons, l’envie d’explorer d’autres horizons, d’autres manières de faire, les palmarès de garçons ou de filles à atteindre, l’envie de conquérir encore, de se sentir désiré, tout cela maintient et nourrit extraordinairement le sexe facile aujourd’hui.

crédit photo : dakar 123
crédit photo : dakar 123

 

Un jour, prenant à pied, les escaliers interminables de la poste de Nyèkonakpoè, toute essoufflée, entre deux pauses pour me reprendre, je me retrouve devant une affiche qui plus de six mois encore après, me torture :

Votre partenaire est-il réellement fidèle ???

Je me suis mise à réfléchir et à réfléchir ; je me suis mise à en parler autour de moi ; je me suis mise à écouter les autres et j’ai découvert que pratiquement personne n’était fidèle à personne !
Le sexe facile a transgressé la porte des relations et s’y est installé. Je me rendis compte que mon ami, célibataire, qui se plaignait de ne pas avoir une vie sexuelle, avait deux « sex friend » avec lesquelles, il se faisait plaisir ; Je découvrais que telle amie, avait au finish quatre hommes qui partageaient sa couche. Mon autre ami, tellement chou, tellement amoureux de sa petite amie, avait eu des aventures… et un dernier qui assumait ses sex friend et disait ne point prendre de risques, de se préserver toujours, de ne point s’exposer au VIH-SIDA bien qu’en fait, il couchait avec trois filles sans préservatifs et disait que c’était des « filles sures »

Ton mec, ta go est-il (elle) réellement fidèle ?
Comment en être sûr, quand toi-même qui semble fidèle ne l’es pas ?

Le risque zéro n’existe pas. A chacun, face à sa morale, face à sa conscience, se posera lui-même la question du sexe facile ; Est-on le plus virile, en ayant trois, quatre filles voire, deux différentes partenaires sexuels par jour ? Est-on la meuf, la mieux cotée en voyant la nudité de tous les hommes ?
Je suis réaliste, mon article de blog n’y changera rien. Ni celui de Guillaume Djondo. Nous sommes la génération du sexe facile ! Celle dont une partie se retrouve plus tard dans les hôpitaux à prendre des antirétroviraux, celle où il n’y a pas de mariage d’amour ou de mariage de « régularisation ».
Mon travail me permet de visiter de nombreux centres médicaux de prise en charge de PV VIH et bien que j’en voie suffisamment depuis six ans, il y en a malgré tout de ces jours où mon cœur s’émeut et où je verse des larmes ; lorsque vous voyez cette demoiselle de votre âge, ce jeune homme qui peut être votre mari ; cet enfant qui n’a encore rien vécu ! Je me rappelle encore les chaudes larmes de ma collègue qui a su que sa sœur était PVVIH (Personne Vivant avec le VIH) au cours de notre stage.
Le sida n’est pas une fatalité, juste une réalité. Vivre bien, vivre heureux avec le Sida est possible. Et j’en ai beaucoup vu, personnellement qui en vivent superbement ! J’en ai aussi vu qui en sont morts, par refus de se dépister, d’accepter leur sérologie, de se soigner… Mon enseignant de parasitologie nous disait toujours : « les amis, choisissez, quand vous avez le SIDA, on vous donne des médicaments et on vous fait des bilans gratuits. Si vous avez le paludisme, vous payez vous-mêmes vos médicaments. »
Le sexe facile a ses conséquences : nous sommes aujourd’hui des personnes dégoutés de nous-mêmes, des autres, sans confiance. Presque personne n’a confiance en personne. Les IST/VIH-SIDA se propagent et bien qu’au Togo, les récentes études sont très encourageantes, avec un recul important de la pandémie à 3%, il faut noter qu’à Lomé, nous sommes à 6% et la tranche de 18 à 33 ans est la plus exposée.
D’aucuns parmi nous, ont multiplié les risques et les partenaires, et pourtant n’ont pas le SIDA ; ce n’est pourtant pas une raison pour continuer, parce que le SIDA existe et personne n’en est immunisé. D’aucuns parmi nous, ont pris un seul risque et en ont été contaminé. Lorsque le préservatif éclate, il ne faut pas s’inquiéter d’une grossesse, il faut s’inquiéter des IST/VIH-SIDA, des hépatites, des…
Chacun devrait faire le point de sa vie ! Continuer ou arrêter. Ça dépend de vous, rien que de vous, ou du moins ce de votre décision.

Car au plus profond de votre cœur, au-delà des croyances, des maladies, vous savez que le sexe facile ne vous fait point du bien…


Je me retrouve seule :

 

Je pensais aimer et peut être, être aimée

J’ai cru choisir, avancer sur un autre chemin

Le bonheur se limitait à nos deux cœurs enlacés, la souffrance à tout éloignement

Sans crier gare, tu es parti!

 

Aurions nous eu une dispute, que j’aurais compris

Perdue dans tant de promesses jamais tenues

Que de mensonges inventées pour me garder

comment savoir aujourd’hui le vrai du faux?

Avons nous vraiment été heureux?

Y a t’il réellement eu « nous » ?

M’as tu réellement aimé?

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les silences ne se valent pas, certains sont le reflet de vérités douloureuses

nous nous sommes séparés sur le quai du silence

et dans ma tête, il n’y a qu ‘Edith qui chante et dit : »Il vaut mieux être deux, si on veut être heureux… »

Je me retrouve seule, malheureuse, face au futur

et rien que des plaintes et des pleurs pour mots.

 

Pourtant je n’accuse personne, je refuse de t’accuser

Toute responsabilité est partagée et il y a toujours deux fautifs

mais plus que l’un, l’autre est peut être encore plus fautif

Je me retrouve seule, face à l’avenir, face à moi même…


Le démon rouge

Je n’ai jamais aimé la Saint-Valentin! Oui, cette fête qui transforme nos rues en rouge et où des petits cœurs se multiplient à la télé.
Je n’ai aucune raison particulière pour cela, mais cette fête me rend toujours si aigrie! Me retrouvant toujours célibataire ou assaillie de problèmes en ce jour, la Saint-Valentin est pour moi un petit démon rouge.
Jamais de petit cadeau reçu, jamais de fleur rouge, jamais du si bon chocolat…
Ce petit démon rouge du 14 février n’a jamais visité ma maison, mais je l’ai vu souvent si proche : amoureux heureux dans les rues, nounours, chocolats, fleurs, slips, soutien-gorge, tant de choses que ce démon rouge envoie avec lui.

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Ce petit démon rouge fait bien la joie de ses valeureux commerçants chez qui tous les articles couleur rouge triple de valeur financière; Il fait le malheur de ces messieurs à femmes qui doivent se débarrasser d’elles pour ne pas finir le seul rond de leur poches; ce démon rouge fait la joie de ces filles opportunistes pour laquelle chaque fête est occasion de « raquettage »

ce petit démon rouge se dit pouvoir être accueilli en famille; il sait pourtant qu’il est le seul apanage des amoureux…


Voila pourquoi Janvier est particulier!

Janvier est bien particulier! Le savez vous?

Vous pensez tous directement aux interminables vœux que nous nous faisons! ces coutumes qui nous prennent du temps au téléphone ou celui des textos et des mails.

Vous avez raison! Mais vous avez quand même tort!

En effet,

Janvier est si particulier qu’il faut bien la connaitre pour l’apprécier!

Avant toute chose, sachez combien, il est important d’insister sur la pertinence d’un vœu. Un vœu n’est jamais une phrase comme tant d’autre! c’est une prière; une pensée positive que l’on vous adresse et il faut la recevoir avec toute la positivité qu’il faut. Dire Amen, puis merci est si important qu’on ne doit pas les négliger.

Janvier, est le mois le plus  »hot » de l’année. Tous tellement paumés pour avoir vidé les bourses dans les préparatifs des fêtes; voilà pourquoi il semble si long alors qu’il est de 31 Jours comme Décembre.

Janvier c’est ce mois où cette personne qui as mis vos nerfs à vif vous appelle pour vous souhaiter ces meilleurs vœux comme si vous aviez oublié tous vos différends et que vous étiez les meilleurs amis du monde.

Janvier est le mois où on se remet en couple après avoir zappé sa  »go » ou son « mec »

Janvier est le seul mois où votre patron est tellement content de vous avoir comme employé et vous, d’avoir vos collègues pour collègues, tellement les vœux sont si chaleureux que vous vous sentez tellement aimés.

Janvier, c’est encore ce seul moment de l’année où on remet tous les compteurs à zéro; pourtant les jours se ressemblent et il n’y a que nous être humains qui nous nous sommes fixés des périodes et des temps.

Sacré Janvier! Janvier est un mois si particulier; vivez-le! Réconciliez vous avec vos proches et avancez!


Noel ensemble, c ‘est mieux

Il y a de ces jours où, même chaque jour où il n’y aurait ni enfant de la rue, ni orphelins, ni démunis. De ces jours, il faut compter Noël, et d’ailleurs principalement Noël.

Pourtant, alors que nos rues sont bondées de sapins décorées et de guirlandes, au moment où les pères noël apparaissent; quand nos frigidaires sont bondées de vins doux et nos tables de chocolats et de dindes rôties,un malheureux enfant, quelque part pleure dans la poussière de l’harmattan.

De haillons, vêtus, sans aucun jouet qu’un balai en main, le ventre criant à la faim. Noël, Noël ensemble, c’est toujours mieux! Noël jamais seul, où je me goinfre de vin et de dinde à l’instant même, où le sourire quitte un visage malheureux.

Combien un plat partagé dans toute la simplicité du cœur qui donne et dans toute la joie du cœur qui reçoit; donne le bonheur? Pourquoi garder pour moi ce dont je n’ai plus besoin et qui ailleurs égaierait une vie?

Noël Ensemble

D’aucuns se battent pour que chacun au jour de Noël ait le sourire. d’aucuns recueillent des uns vers d’autres pour rendre chacun heureux: heureux celui qui donne de pouvoir illuminer un cœur, heureux celui qui reçoit de ne pas être délaissé. Et c’est réellement ainsi que Noël, Christ Jésus nait, et que le père Noël offre ces cadeaux.

Noël jamais seul dénommé  »Noël ensemble » est une initiative de jeunes togolais et togolaises et se constitue essentiellement de Manifestations caritatives (radiodiffusées et télévisées) pour permettre un joyeux noël aux enfants et aux jeunes, tout en participant et en assistant à des spectacles/concours pour remporter divers prix.  Il s’agit pour ces jeunes qui donnent d’eux mêmes et de leur avoir d’offrir une étincelle de joie à chaque âme triste. Et voilà pourquoi ma plume admire ces jeunes qui rendent meilleurs notre monde.

Et bien que les raisons économiques, limitent leurs actions, Noël ensemble c’est déjà quatre éditions et toutes leurs mains sont tendues; ouvertes pour recevoir vos dons, pour rendre plus heureux une âme triste…

source: le-site-de.com
source: le-site-de.com


Une négresse au Maroc : Casablanca, bd Zerktouni

« Vous devez vous rendre à Casa… »

Voilà bien une phrase que j’oublierai bien difficilement et qui pourtant m’ouvrit les portes de la case blanche, Casablanca, le Maroc, le malheureux pays auquel on a retiré l’organisation de la CAN 2015. J’étais sincèrement toute joyeuse par cette aubaine unique, un véritable cadeau de Noël, et bien qu’il fut très difficile de réunir en quelques jours des « vêtements chauds », étant donné que je m’habillais vraiment léger, et ceci est vraiment normal pour une négresse qui vit au Togo.

« … On va au Maroc, on prendra la Royal Air Maroc… »

Ce fut bien elle, la Royal Air Maroc qui m’emmena loin de Lomé… cinq heures de voyage interminable pour la turbulente que j’étais et je m’assoupis la majeure partie du temps sauf pour le petit déjeuner. A l’aller du Togo, comme à l’arrivée au Maroc, je ne subis aucun test relatif à Ebola, et je m’abstiens durant le vol d’aller aux toilettes, précaution extrême pour ne point m’exposer. Je ne discrimine point les personnes vivantes d’Ebola, mais il n’est pas normal de plaisanter devant une telle épidémie. Mais nos collègues maliens ont été retenu trois heures à l’arrivée de Casablanca pour tests supplémentaires et ma collègue de la Guinée-Conakry, à qui j’ai demandé : « La Guinée, ça va? » m’a répondu avec force : « Ne vous inquiétez pas, je n’ai pas Ebola… »

De toute façon, la température qui m’accueillit à l’aéroport de Casablanca fut la plus glaciale de toute ma vie. Il s’agissait même d’une pluie glacée qui continua toute la journée. Et à notre grand étonnement, cet aéroport certifié, ne procédait pas aux vérifications de bagages de telle sorte que la valise de l’un des nôtres fut emportée par confusion par un autre passager. Comme quoi, il n’y a pas que le Togo qui soit un pays de bizarreries comme nous aimons l’affirmer…

De belles avenues et routes se succédaient à d’autres et le spectacle était très plaisant. On se croirait dans les ruelles de Paris comme montré dans les télévisions, mais nous aperçûmes bientôt une roue boueuse, où il y avait une marre et un collègue s’écria « il y a cela ici aussi ! » ; des rires fusèrent. L’aéroport était réellement en bout de la ville et Casablanca, la belle case de la mer, était vaste.

Nous nous rendîmes en plein cœur de la ville, à l’hôtel Kenzi Tower, l’hôtel le plus luxueux de la ville, l’hôtel aux deux tours jumelles, boulevard Zerktouni… Rien que des immeubles blancs et en face, une boutique Zara! et de nombreuses boutiques de marques et des rues à quatre voies… Whaoh!!!

Crédit photo: Judith Gnamey
Crédit photo: Judith Gnamey

On est où là ??? A Paris?

Non, à Casablanca… La capitale économique du Maroc où les musulmanes portent des jupes mini, des pantalons très serrés et ne se voilent pas. La ville où il n’y a que des bars et où les musulmans affirment à haute voix consommer l’alcool, une ville aux habitants très accueillants qui affirment ne pas être des Africains. La ville des mendiants, la ville de la seconde meilleure gastronomie au monde où même la viande est sucrée…

Je suis à Casablanca, et je vous reviens bientôt dans un autre billet, pour vous raconter le vécu des Africains subsahariens ici, des endroits uniques de Casablanca et comment je me suis fait draguer dans la rue par un Marocain !

A la découverte de Casablanca !


Sueurs froides à Lomé

 

crédit photo: resistancememoires.over-blog.com
crédit photo: resistancememoires.over-blog.com

Jeunesse adorable, jeunesse aimée, celle qui nous oblige à sortir les week end, à laisser la douceur d’un lit et à dépenser toute son énergie dans les danses d’une nuit, dans un  restaurant habituel, bref jeunesse et son cortège ! Elle-même qui nous obligea moi et mes deux compères à mettre le nez dehors ce Vendredi 21 Novembre 2014 à Lomé.  On m’offrait une pizza, et je n’avais point le courage de refuser, je la voulais, la pizza.

Cette même nuit, je découvris que la différence entre une pizza Mafioso et une pizza Régina était le Jambon, quoiqu’il en soit, la pizza Régina est délicieuse et celle Mafioso, est vraiment celle de la Mafia ! Beurk !!!

On aurait du se contenter de nos pizza, et du bon coca partagé en toute amitié dans la fraîcheur d’une nuit, mais pourtant, on voulu voir le « grand Lomé » dans toute sa splendeur, le boulevard animé et les lumières brillantes sur la Lagune ; Oui, sortir sans voir cela, n’est point sortir…

Toute la douceur de la nuit, nous berçait encore, car la voiture descendant la colline de Tokoin quand nous nous retrouvâmes nez à nez avec des militaires, d’aucuns entassés dans quatre voitures, et d’autres patrouillant à pied, une véritable petite armée, digne d’un couvre-feu dans un pays en guerre et quelques malheureux passants interpellés.

Eh oui, ce Vendredi 21 Novembre, nous aurons du rester dans nos lits ! Notre chauffeur essaya un demi tour rapide mais trop tard ! On avait déjà été aperçu et le signe de la torche nous demandait de se ranger d’un bord, et la voix rauque : « vos cartes »

Sueurs froides; de nous, les trois passagers de la voiture, un seul avait sa carte; Le militaire exigeait nos trois cartes et il nous invita à ranger la voiture d’un seul bord de la voie. Nos cœurs battaient la chamade…

Mais en fait, pourquoi toutes cette agitation? cette patrouille nocturne dans les coins et recoins de Lomé?

21 Décembre 2014, a été le jour des manifestations politiques à Lomé, où les partis de l’opposition réunis exigeaient des réformes constitutionnelles avant les élections présidentielles de 2015; même jour où les militants du parti au pouvoir exigeait le respect strict de la constitution électorale. Le Togo est aujourd’hui, l’un de ces rares pays africains où la constitution ne limite pas les mandats présidentiels et où l’élection présidentielle est à un seul tour. Un véritable boulevard créé par le feu président Gnassingbé Eyadéma qui a règné pendant 38 ans au pouvoir et qui a enlevé la clause limitant les mandats présidentiels par un toilettage en 2002.

Il est horrible de constater que des personnes puissent prétendre que cette constitution est légitime, de vouloir permettre qu’une seule personne dans un peuple de six millions d’habitants soit toujours président. Serait il seulement le plus intelligent? le plus diplômé? le plus capable? il est aussi insensé de vouloir un changement sans faire des propositions concrètes!

Ici à Lomé, les marches continueront, les patrouilles aussi, sans doute et beaucoup de sueurs froides à ceux que l’on attrapera! Moi,en tout cas, je ne me ferai plus reprendre!

Togo chéri, l’or de l’humanité???


CAN 2015: Le choix Marocain, j’approuve!

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8 Novembre 2014, la décision marocaine est tombée! Le Maroc refuse d’organiser la CAN 2015 pour « raison de la menace liée à l’épidémie Ebola  » et depuis là, la plateforme Mondoblog tourne et retourne la question, des avis divers très pertinents, mais d’une façon générale, une tendance à décrier ce choix.

Mais au fait, de quoi accusons nous réellement le Maroc?

Ceci ne saurait être considéré comme un billet de blog mais comme un coup de gueule quant à ce qui ne cesse d’être reproché ici au Maroc.Considérons:

  • Le Maroc n’a jamais refusé d’organiser la CAN, elle a au préalable demandé un report de la compétition à cause de la menace Ebola. Vous y pensez, un peu? aux divers initiatives prises par le Maroc pour organiser cette CAN et puis se la faire retirer? Ebola est une menace réelle, et moi, Togolaise et fière, aurait demandé une suspension de cette compétition si le Togo devait l’organiser.

 

  • Le Maroc, est il moins africain? Le Maroc est il raciste? NON; Le Maroc protège ces citoyens et chacun de nous autres africains. Il n’est pas normal d’effectuer une pression en vue de vouloir se remplir les poches, car nous savons tous que le Football, est une affaire de gros sous! Et que nous, citoyens lamba, n’occultons pas au nom d’un amour pour le ballon rond, une question de santé mondiale.

 

  • La CAN ne serait pas le premier évènement reporté à cause d’Ebola; Nous sommes face à une menace internationale est il est urgent de diminuer tous les risques liés aux regroupements importants de différentes populations.

 

  • Les deux gros pays touchés par Ebola, la Sierra-Léone et la Guinée, participent à la CAN 2015. Bien loin de moi, l’idée de faire une discrimination que ce soit! Je compatis profondément à leurs souffrances et je les porte dans ma prière, mais Ebola n’est pas un jeu, c’est une épidémie dont la contamination est haute et sans remède. La fédération togolaise de Football a d’ailleurs refusé que nos joueurs se rendent en Guinée pour un match.

 

  • La CAN 2015, est elle une urgence? Une question de vie ou de mort? Pour qu’elle ne puisse être reportée??? Et que la Confédération Africaine de Football ne puisse prendre le temps de bien parer à la menace?

 

  • Et maintenant, l’organisation de la CAN, revient à la Guinée Equatoriale et le Maroc n’y sera pas. La Guinée Equatoriale ferme ses frontières au Cameroun pour suscipision d’Ebola mais devient subitement prête à accueillir tout un concert de gros nations dont certains sont touchés par Ebola.

 

J’ai presque envie de le demander : Africains, demandons un report, voire une annulation pure et simple de la CAN 2015.

Pour la décision Marocaine, j’approuve et je félicite!

En tout cas, à la CAN 2015, j’y serai pas!


Togo: L’ONG GF2D, croit en la femme

source: https://www.facebook.com/pages/GF2D-Groupe-de-réflexion-et-daction-Femme-Démocratie-et-Développe
source: https://www.facebook.com/pages/GF2D-Groupe-de-réflexion-et-daction-Femme-Démocratie-et-Développe

 

Le GF2D, le Groupe de Réflexion et d’Action, Femme, démocratie et Développement est une ONG togolaise, créée en 1992 par une trentaine de femmes d’origines professionnelles diverses. Cette ONG est basée dans le quartier Hedzranawoé, dans la capitale Togolaise et lutte pour les droits féminins et s’évertue dans la promotion de la femme.

Nanti de vingt deux années d’expériences, le GF2D a depuis 1994 mis au point un Centre de Recherches d’Informations et de Formation pour la femme, qui est l’organe exécutant les projets du GF2D. cet organe possède en soin sein quatre programmes que sont:

  • Le programme socio-économique, qui vise à améliorer les conditions sociales et économiques de la femme.

 

  • Le programme Socio-Juridique, dont l’action phare est l’installation des centres d’écoutes pour les victimes de violence et pour toute femme désirant se faire accompagner par des conseils juridiques ainsi que la formation et l’outillage des parajuristes, qui sont des personnes formées aux notions de droit dans l’objectif d’assister les populations. En 2013, ces parajuristes avoisinaient 700 personnes, hommes et femmes, répartis sur l’ensemble du territoire Togolais.

 

  • Le Programme d’Éducation Civique et d’ Information pour la Femme en abrégé PECIF, qui vise la formation de la femme et son intéressement à la vie publique.

 

  • Le Programme des Jeunes, qui est essentiellement destiné aux jeunes générations et aux jeunes filles en particulier, femmes de demain; et chaque année, depuis 2009, le GF2D organise une semaine de la jeune fille, ouverte aux jeunes garçons où ils entreprennent la formation de ceux ci aux notions de droit, de civisme, d’excellence… La formation de parajuriste a été ouverte aux jeunes en 2010 et une soixantaine de jeunes sont aujourd’hui parajuristes du GF2D auprès de leur pairs

A l’heure où, je vous invite à découvrir le GF2D, la Semaine de la Jeune fille, édition 2014 est en cours et porte sur le thème  » Leadership et Entrepreneuriat des Jeunes, Gage d’un Togo émergent ». Les informations quant à cette semaine qui se déroule à l’auditorium de l’Université de Lomé, sont accessibles sur le hashtag #SJF2014

Ici au Togo, l’ONG GF2D a été la pionnière de la lutte pour les droits féminins et de nombreux acquis comme la gratuité de la césarienne, la loi sur la parité et l’éducation primaire pour tous, ont été des résultats visibles de son action avec d’autres ONG et associations.

Le GF2D œuvre essentiellement par la sensibilisation, le lobbying, le plaidoyer et la médiation et est aujourd’hui incontournable en matière de droit de la femme au Togo. L’ONG a remporté le prix ONE pour l’Afrique en 2011, qu’elle est la première et sans doute la seule organisation francophone, à avoir remporté, et est depuis bien d’années, partenaire de Carrefour International.

Bien qu’aujourd’hui, il est légitime de porter la critique que les actions du GF2D ont baissé, cette ONG a véritablement apporté en matière de droit de la femme, et on lui doit aujourd’hui de nombreuses publications en cette matière là, et que le respect des droits féminins est aujourd’hui une réelle urgence pour un développement intégral de l’humanité.

https://www.facebook.com/pages/GF2D-Groupe-de-réflexion-et-daction-Femme-Démocratie-et-Développe
https://www.facebook.com/pages/GF2D-Groupe-de-réflexion-et-daction-Femme-Démocratie-et-Développe


Je respecte l’homosexuel qui s’assume !

Tout découle d’un fait, d’un regard nouvellement posé. Et celui-ci part d’un regard posé sur l’homosexualité, un regard critique sur l’homosexualité en Afrique et des discussions sur Facebook, où il est courant d’observer des Africains s’insurger et menacer les personnes pratiquant l’homosexualité. Beaucoup d’Africains se complaisent à dénigrer l’homosexualité et à affirmer qu’il s’agit d’un phénomène  » importé « , d’un « dérèglement de Blancs ». Bien de présidents à l’instar de Robert Mugabe du Zimbabwe s’attirent les affections des populations en exprimant fermement leur mépris des homosexuels.

 » Si cela ne tenait qu’à moi, je m’assurerais qu’ils aillent tout droit en enfer pour y pourrir « . Robert Mugabe

 

 

crédit Photo: Banque d'images Google
Crédit Photo: Banque d’images Google

Mais il nous faut, tôt ou tard, ouvrir nos grands yeux et admettre que l’homosexualité est aussi vieille que l’Afrique et réellement présente; et qu’elle a toujours existé dans toutes les civilisations et n’est point l’apanage d’une civilisation en particulier. Beaucoup de vieux ouvrages africains font une allusion légère à cette pratique sans la nommer et en l’habillant de « grande amitié ».

Ici au Togo, la majorité des parents ferment les yeux sur cette tendance sexuelle de leur progéniture, d’autres réprimandent durement des enfants considérés comme des  » personnes anormales « . Résultat; les homosexuels sont contraints de composer. En public, il se montre avec une personne du sexe opposé. En  » secret « , ils vivent avec quelqu’un d’autre. Une personne qu’ils utilisent parfois, voire qu’ils exploitent.

La législation togolaise quant à elle reste muette sur l’homosexualité, mais il est prévu des sanctions aux personnes portant atteinte à la morale. Le législateur sanctionnera donc la personne qui se livre à des actes d’homosexualité en public.

Dire qu’il existe peu d’Africains homosexuels, c’est se voiler la face. Les homosexuels africains sont contraints par la société à être des bisexuels.

Mais de la notion globale d’homosexualité, il est à mon avis important de distinguer deux choses : la pratique homosexuelle et l’homosexuel, car il s’agit de deux notions bien différentes.

  • La pratique homosexuelle : celle qui consiste à poser des actes d’homosexualité soit par affinité naturelle ou par curiosité.
  • L’homosexuel : une personne qui a des affinités pour l’homosexualité et qui peut ou ne pas la pratiquer.

Et bien d’individus souffrent dans leur personne d’être homosexuel à cause du regard de la société. Je vous recommande ici vivement le témoignage d’Abdellah Taia, Homosexuel, envers et contre tous .

 

crédit photo: fr.ossin.org
crédit photo: fr.ossin.org

 

Pourquoi j’écris cet article?

La première raison est évidente, pour donner mon point de vue et la donner pleinement; c’est bien là l’avantage de bloguer; mais au-delà de cela, pour moi qui me suis à plusieurs reprises fait draguer par une lesbienne, moi, qui ai déjà servi de « couverture » à un homosexuel qui ne s’assume pas publiquement, pour moi qui connais la souffrance de ces homosexuels qui souffrent des récriminations et des menaces de mort à cause de leur tendance; oui, souffrance car certains homosexuels sont malgré eux, attirés vers cette pratique; bref, il s’agit tout simplement d’en parler…

  • En parler pour que les Africains sachent que l’homosexualité est une réalité en Afrique et on a pas eu besoin de colons pour la connaître
  • Demander aux homosexuels de s’assumer pleinement et de ne point profiter des sentiments des autres
  • Vous demander de rejoindre ce point de vue qui est aussi celui des églises catholiques, protestantes et orthodoxes, celui d’aimer l’homosexuel, comme étant une personne créée à l’image de Dieu, un frère à aimer, car  » Celui qui aime son frère demeure dans la lumière  » 1 Jean 2, 10 ; de ne point l’accuser mais plutôt accuser la pratique homosexuelle, une pratique contre-nature et qui ne permettra point la pérennité de notre espèce. Il ne s’agit pas de vous endoctriner mais de vous inviter à apprécier et à rejoindre un point de vue pertinent.
  • Et à ceux qui affirment qu’ils œuvrent, persécutent et tuent, contre l’homosexualité pour Dieu, je vous invite à lire :  » Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, 10 ni les efféminés } Homosexuels], ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu » 1 Corinthiens 6:9-10. Il est donc clair que pour Dieu, il n’existe point de différence entre un homosexuel, un menteur et un fornicateur.

Il serait réellement dommage qu’un lecteur confonde cette assertion comme une invitation à approuver l’homosexualité!!! NON. Je m’y oppose, mais l’homosexuel est mon frère, un humain et je le respecte comme tel. Je m’oppose aussi à l’adoption d’enfants par des couples homosexuels, car la famille est le moule de l’individu et nos enfants ne doivent pas être et éduqués dans cet environnement. Approuvez ou non, mais reconnaissez que sans hétérosexualité, même en laboratoire, on ne fabrique pas d’enfant. Deux spermatozoïdes ne font pas d’enfant et encore moins deux ovules!

 

Mais cessez de jeter la pierre, le respect dû à la personne, le respect de ses choix doivent être donnés à l’homosexuel!