Agathe, une vie de femme…
En ce jour de la fête des Mères, je pense à ma mère, mais à Agathe surtout, cette femme modèle.
Qu’avons-nous gagné à faire la guerre ? Des lendemains subissant la torture de l’incertitude ?
Ce matin là, lorsque je suis sortie de mon lit, j’ai fait un tour sur Facebook, la maladie du siècle. On ne peut s’en passer. J’ai vu des images, des vidéos venues directement de la capitale ivoirienne. Elles m’ont fait froid dans le dos. Et je me suis souvenue de la célèbre réplique de Bruce Willis dans le mythique film Les larmes du soleil « Dieu a déjà quitté l’Afrique ».
Malheureusement, les élections passent et se ressemblent au pays du NON au général de Gaulle. Elles restent anxiogènes, conflictuelles et très souvent dramatiques. En dépit du poids de l’âge (l’une des premières Républiques d’Afrique à accéder à l’indépendance), tout porte à croire que les élections à venir n’échapperont pas à ce triste cycle de violence et de contestation que la Guinée sert regrettablement à la face du monde.
Les Abourés sont un peuple lagunaire du sud-est de la Côte d'Ivoire faisant partie du grand groupe ethnique Akan. Une fois par an, les membres de cette communauté célèbrent la fête des générations qui rassemble tous les natifs du village vivant sur place ou ailleurs. Elle est le signe de la maturité d'une nouvelle génération.
La CPI peut donc passer son chemin en Côte d’Ivoire. Les autorités ivoiriennes feront aussi juger dans leur pays leurs partisans que l’on accuse d’avoir commis des crimes lors de cette fameuse crise postélectorale. Et, ce n’est pas la première fois qu’elles l’affirment. Depuis le début de son mandat, le président le martèle.
Comme moi,je sais que certains chefs d’Etat africains ont veillé pendant la nuit électorale qui a porté Obama au pouvoir. Tous fiers de voir « des élections sans effusion de sang » au lieu du terme consacré sous nos latitudes de « coup d’Etat sans effusion de sang ». Tous fiers de voir qu’un fils d’immigré pouvait devenir the commander in chief. Devant l’accomplissement du rêve américain, je me suis mis à rêver que comme moi,
Il est bien connu qu’en matière de relations internationales, les raisons officielles qui président aux interventions militaires des grandes puissances cachent toujours des motifs inavoués. L’opération militaire de l’Otan (portée principalement par les Etats-Unis et la France) ne semble pas déroger à cette triste réalité.