Mes drag queens et moi
Qui sont les drag queens ? Des hommes qui se parent jusqu'à l'excès de tous les attributs de la féminité. Et aussi une forme d'art qui se bat pour l'égalité et la diversité.
Ma Tchewôlô à l’honneur répond au nom de Paola Audrey Ndengue. Elle est dans le domaine de la communication et du marketing. Consultante média, éditorialiste et entrepreneuse pour ne citer que ces quelques casquettes qu’elle possède.
Voici une petite liste non exhaustive des préceptes de parité que je m’efforce de rappeler au quotidien à mes garçons. Quand je leur ai parlé de cet article, ils n’ont rien trouvé d’extraordinaire et donc ça leur parle. Mais juste après j'ai du les supplier pour sortir les assiettes du lave-vaisselle, et c’est la preuve qu’il y a encore du chemin à faire.
Je vous propose un menu de dix propositions pour l'égalité femme-homme légèrement commentées. Puisque nous savons tous que l’humain (femme ou homme) est le seul qui puisse agir ou implémenter des solutions, mes propositions vont s’adresser à des personnes que je désignerai par « tu » ou « vous ». A vous de voir si vous êtes concerné(e)s.
Elles sont vingt-huit féministes Ouest-africaines, actives, dynamiques et engagées pour le changement et pour promouvoir le pouvoir de la femme. Réunies à Ouagadougou du 27 au 30 novembre 2018, sous l’égide de l’ONG internationale «Equilibre et Population (Equipop)», elles ont à la fin de leurs travaux adressé des messages forts aux décideurs. Ces jeunes activistes réclament pour la femme le pouvoir de disposer librement de son corps, le pouvoir du savoir, le pouvoir économique et le pouvoir politique.
Les violences faites aux femmes concernent tout le monde. Dans le cadre de la campagne camerounaise #HeForSheStronger, les hommes prennent la parole contre ce fléau. Ils dénoncent, ils se repentent, ils cherchent des solutions... Morceaux choisis.
Pour Melanie Hawken, Fondatrice de Lionnes of Africa, il faut mettre en pratique le pouvoir du partenariat : « s’aider les unes les autres et non se voir comme des compétitrices », c'est la clef de la réussite pour les femmes. Permettre aux nouvelles de profiter du mentorat de celles qui ont plus d’expérience, être dans une relation d'entraide... parce-que l'union fait la force !
Elle me dit « moi je ne compte pas sur garçon ho, en plus de cela, j’ai environ une dizaine d’hectares de cacao que je fais ». Étonnant de voir un tel exploit alors qu’on sait combien les travaux champêtres sont difficiles. Mais Célestine croit en son projet. Elle fait partie de ces femmes qui n’ont pas peur de faire les mêmes tâches que les hommes ; après tout, pourquoi une femme serait-elle limitée ? On est étonné, uniquement parce-qu'on n'a pas l'habitude de voir une femme entrependre !
"Les animaux ne chassent pas en fonction de la couleur de la peau de la proie. Pouvons-nous prétendre à la même impartialité, en tant qu’humains ? N’abattons-nous pas en fonction de l’abondance de la mélanine ? Ne fermons-nous pas nos frontières en fonction de la provenance du voyageur ? N’accordons-nous pas la liberté en fonction du taux de testostérone ?"
La société, les traditions, m’ont enlevé mon droit de jouir de mon corps, mon de droit d’être une femme libre, complète et épanouie. Les traditions et les coutumes possèdent autant de bonnes que de nos mauvaises pratiques. A nous de faire le tri, de ne garder que ce qui aide notre société. L’abstinence et la pudeur tiennent de l’éducation sexuelle des enfants plutôt que de l’excision.
Un mari est-il propriétaire du corps de son épouse ? Les femmes doivent-elles accepter d'être instrumentalisées et considérées comme un objet, un objet de plaisir pour les hommes ? Tout le monde devrait se poser ces questions ! Il faut parler de ces sujets et les partager sur les réseaux sociaux ! Le pire c'est le silence. Si tout le monde se tait, alors l'injustice continue. Se taire c'est donc être complice de l'injustice. Dans le cas de Noura, nous devons briser le silence sur la condition des droits des femmes et des filles au Soudan. #JusticeForNoura