Petite virée à Douala
Une petite histoire pendant mon séjour à Douala le jour, mais surtout la nuit comme j'aime avec des chats gris.
Toutes les villes du monde ont leurs quartiers difficiles. Ce type de quartier où tout peut partir en sucette à n'importe quel moment. Ces quartiers où toutes les situations, même les plus anodines, peuvent dégénérer et prendre des proportions ahurissantes. La ville de Douala n'est pas en reste, car elle aussi recèle quelques poches de tension.
Le 27 mai 2009, j’ai voulu jouer au bon samaritain. Pendant que le Barça était en train de remporter la Champions League, moi j’étais dehors en train de discuter avec deux gars qui me disaient qu’ils venaient du Mali. Ils m’ont présenté un sac rempli de « dollars », qu’il fallait convertir en francs CFA. Et quand j’ai voulu les aider, je me suis retrouvé sans argent, sans téléphone, sans portefeuille, sans ordinateur portable. Et après ça, ils ont disparu dans la nature…
S’il existe un mot pour qualifier la jeunesse camerounaise, à l’unanimité on parlerait de l’irresponsabilité. Cette tare si présente dans nos mœurs et qui fait de cette couche de la population des persona non grata dans une société la gérontocratie est devenue comme une règle d’or de notre administration.
L’an dernier, j’assistais une élève de la classe de terminale dans la constitution de son dossier pour un concours d’entrée dans une grande école de l’Université de Douala. J’ai dû pour cela rencontrer sa mère. Elle avait un avis tranché sur « notre Université là » et son fonctionnement, notamment sur les pratiques ésotérico-mystiques qui y seraient courantes.
Il ne se passe pas un week-end sans mouvements dans les rues de la capitale économique. Il est souvent courant d’apercevoir un cortège de voitures avec en tête une luxueuse berline, Lexus, ou limousine ayant à son bord deux jeunes mariés assis derrière avec des klaxons et des cris de joie qui les accompagnent.
Internet, véritable outil actuellement au centre de toutes les révolutions des nouvelles technologies dans le monde n’est malheureusement pas la chose la plus partagée au Cameroun malgré les progrès réalisés. Même les nouvelles modifications des habitudes de la population devenue de plus en plus exigeante laissent les autorités dépassées.
J’étais à la soutenance d’une de mes petites l’autre jour, elle venait d’obtenir son doctorat. Après les longs discours et les cérémonies cérémonieuses, elle est venue me remercier pour tout le matériel que je lui avais fourni pendant ces dures années de labeur. Voici le matériel en question :
Le 8 mars de chaque année est célébré l’International Women’s day dans tout le monde entier. Il y a 20 ans, une Déclaration avait été signée à Beijing par 189 gouvernements. C’est une feuille de route axée sur 12 domaines où l’accent est mis sur « les droits de la femme ». Parmi ces droits donc, il y a « l’autonomie » de la femme qui est le thème central…
Je me souviens de ces journées mémorables des 25, 26, 27 et 28 février 2008 au Cameroun. Douala, capitale économique, ville tout à fait particulière de par son organisation et sa composition, est considérée comme la ville rebelle. C’est elle qui était la principale une de l’actualité si ce n’était la seule. Il y a donc sept ans, pour une des rares fois dans ce pays, les jeunes avaient fait…
Malgré tout ce qu’on peut dire des méfaits de l’immigration : racisme, chômage, sans papier… partir pour l’Occident représente encore pour ces jeunes Africains un espoir, un gage de succès personnel et professionnel. Il ne se passe donc plus une minute sans que des amis, frères, cousins et collègues n’en parlent et n’en rêvent avec passion et émotion.