Le retour de la mère prodigue
Après plus d’un an et demi d’absence, ma mère bipolaire souhaite revenir au domicile familial suite à son passage en phase down
Je ne me rappelle pas de tes cris sur moi. Tu m’as inculqué des valeurs sans tambours ni violence. Ta retenue et ton regard suffisaient pour me mettre à l’ordre. Aujourd’hui, en mère de famille, je ne cesse de me poser cette question : maman, comment faisais-tu pour gérer mes turbulences, mes bêtises de petites filles ?
La fête est un jour spécial dans la vie de chacun. C’est un moment de convivialité, de partage et de bonheur. Le degré de joie que l’on ressent varie selon que la fête est célébrée en famille ou loin des siens. Surtout pour un chômeur tchadien qui peut avoir 5 bonnes raisons de fêter coûte que coûte au milieu de sa famille.
Ce matin, je me suis installé dehors. Sur mon tabouret, j’attends de voir des enfants se disputer les bonbons de l’Aïd el Fitr. Ce spectacle, je me l’offre à chaque fête de Ramadan. Sur les rares enfants qui passaient, seulement très peu d’entre eux portaient un boubou neuf. Ils marchaient quasiment sans gaieté. On voyait que leurs poches ne sont pas remplies des friandises. Indéniablement, ils sentaient l’effet de la…
Voici une petite liste non exhaustive des préceptes de parité que je m’efforce de rappeler au quotidien à mes garçons. Quand je leur ai parlé de cet article, ils n’ont rien trouvé d’extraordinaire et donc ça leur parle. Mais juste après j'ai du les supplier pour sortir les assiettes du lave-vaisselle, et c’est la preuve qu’il y a encore du chemin à faire.
Je sais que tu ne liras pas ces lignes avant bon nombre d'années, mais il fallait que j'écrive. J'écris quand je n'en peux plus, j'écris quand je suis heureux, j'écris pour passer le temps mais j'écris pour transmettre... Alors ma fille, tu liras quand tu pourras.
S’ouvrir aux autres n'est jamais facile, mais ça aide. Aujourd'hui, je peux le dire : l’écriture m’a sauvé.
Le cas particulier des femmes, ou devrais-je dire du couple, n’ayant pas d’enfant est particulièrement sensible. Et donc des questions du genre : "Alors, vous n’avez pas encore d’enfant ?" ou "Qu’attendez-vous pour faire vos enfants ?" sont des questions très indélicates, peu diplomatiques, peu constructives et parfois dévastatrices.
La société, les traditions, m’ont enlevé mon droit de jouir de mon corps, mon de droit d’être une femme libre, complète et épanouie. Les traditions et les coutumes possèdent autant de bonnes que de nos mauvaises pratiques. A nous de faire le tri, de ne garder que ce qui aide notre société. L’abstinence et la pudeur tiennent de l’éducation sexuelle des enfants plutôt que de l’excision.