Mes pépites à Abidjan
Nous étions traumatisés par cette habitude des Abidjanais. Quand vous dites « pas de piment », à Abidjan cela veut dire un peu.
La langue française a toujours été pour moi un atout, un "plus" dont je pouvais me vanter et qui me permettait de vivre ma singularité. Quand d’autres se sentaient fières de leurs cheveux alors que les miens étaient toujours coupés courts, façon ‘‘garçon’’, moi je roucoulais une suite de phrases dans ‘‘la langue de l’école’’ qui me valaient des regards admiratifs et maints encouragements. Quand d’autres montraient leurs jolies poupées aux robes bariolées, j’empilais mes livres, mes bandes dessinées que j’avais lus et relus jusqu’à les user. Quand, après de longues vacances, d’autres affichaient les photos de leurs voyages, de leurs sorties, moi je montrais les textes que j’avais écrits : poèmes courts ou longs récits… Bref, mon français faisait ma fierté, et celle de mes parents, il faut le dire. Ce n’est que plus tard, beaucoup plus tard que je me suis rendu compte de tout ce dont ils s’étaient privés afin que je sois scolarisée dans cette école où on apprenait, à merveille, le français. Le français a toujours eu pour moi un statut très particulier. Le français n’a jamais été une langue étrangère, ni tout simplement une langue de scolarisation. C’est une langue que j’ai aussi largement utilisée à la maison.
Je n'étais qu'une enfant qui ne comprenait pas trop ce qui se passait dans mon pays, le Liban . Je me souviens d'avoir vu mes parents arriver en pleine journée à l'école. C'était la récré. D'autres parents arrivaient aussi. Il y avait de l'agitation dans les couloirs. Ce n'est qu'une fois arrivée dans la voiture que je me suis rendu compte que je ne suis pas remontée en classe pour reprendre mon cartable.
C’est en parcourant les réseaux sociaux ce matin que j’ai réalisé qu’on était le 11 avril. Date commémorative de l’arrestation de l’ex-président Laurent Gbagbo qui mettait ainsi fin à six longs mois de crise postélectorale sanglante en Côte d’Ivoire. Ce 11 avril, les populations ivoiriennes la perçoivent différemment. Pour certains, c’est une fête, pour d’autres, c’est une défaite. Si je ne sais pas trop où me situer entre ces deux…
Dans le coin d’une cour de récré, à l’ombre d’un platane, au milieu des huées, deux enfants se lèvent, époussettent leurs vêtements, se font face, s’observent. Des cheveux ébouriffés, un bleu à l’œil gauche, un autre au menton, un pantalon déchiré, un pan de chemise arraché… ces détails ne semblent nullement les perturber. Un océan de billes n’a pas fini de rouler à leurs pieds.
Ce jour-là, je suis la reine. On loue ma féminité. On m'offre des fleurs, on m'écrit des poèmes. On crie sur tous les toits que le monde a besoin de moi. On salue la mère, la soeur, l'épouse, l'amie qui vivent en moi. On m'applaudit pour avoir fait des études. On me félicite, car j'ai réussi à me choisir un métier, à mener une carrière... Je souris, je remercie. Je feins d'être reconnaissante.
Ne vous offusquez pas, chères sœurs et amies, pour ce billet car en ce lendemain d'une journée qui vous était dédiée, ma jalousie me pousse à tenir un langage de macho. Je vous envie, c’est tout … Une journée de plus pour vous seules alors que nous, les hommes, n’avons que la fête des pères. Pourquoi ?
Comme chaque année, le 8 mars c'est pour la femme. J'ai décidé de célébrer ce jour en mettant à la Une certaines mondoblogeuses. Bien sûr, la liste n'est pas exhaustive, nombreuses sont celles qui ont du talent. Je vous laisse donc découvrir mes 10 mondoblogeuses:
Depuis que j’ai débuté l’aventure Mondoblog, l’une de mes principales difficultés est de trouver des images libres de droits d’auteur pour illustrer mes billets. J’ai donc cherché à comprendre l’intérêt pour certains de rendre leurs œuvres libres d’usage et de distribution pendant que d’autres apposent des watermarks pour notifier leur propriété. Quel est l’intérêt pour un auteur de placer une œuvre sous licence Creative Commons ?
On peut être adepte des nouvelles technologies. On peut être scotchés au téléphone mobile. On peut être « accros » des messages entre amis. Cela ne gêne en aucun cas. Ce n’est pas un crime . Ce sont les nouvelles mode de vie et de communication après tout. Mais quand nos « SMS » influent notre orthographe, là il y a problème… Noura ne sait plus à quel saint se vouer. Saint Texto ou…
Si mon vélo songeait un jour à tenir un journal, voilà à peu près ce qu’il y noterait.
Récemment, Internet et les réseaux sociaux se sont peuplés de « Charlie », nombreux, anonymes, et unanimes pour condamner la barbarie. Il s’est pourtant trouvé des personnes – au nom de la liberté d’expression- pour affirmer « Je ne suis pas Charlie » ou encore « Je suis les victimes de Boko Haram, Je suis les morts de Centrafrique, etc. »
Je me souviens avoir, il y a quelques mois, commencé mon premier article sur ce blog par ces mêmes mots. »Ça paraît tout bizarre de consacrer le premier post de ce blog à un pays autre que le mien« Ils sonnaient à la fois comme un regret, et comme une obligation. De ces deux réalités, aucune n’est jamais agréable à vivre ; ou plutôt aucune ne l’est la plupart du temps. Car…