Matthieu

Transformation numérique de l’enseignement : Quel futur ?

Dans un monde qui bouge constamment, difficile d’imaginer une éducation qui stagne. Le monde de l’enseignement supérieur s’est rapidement mis sur les rails de la transformation numérique : de la communication aux cours, en passant par les révisions ou les concours, zoom sur de nouvelles pédagogies 2.0.

Difficile d’imaginer de quoi l’école de demain sera faite pour les générations qui n’en sont encore qu’aux abécédaires et aux tables de multiplication. Une chose est sûre, l’école, du primaire à l’enseignement supérieur, est en mutation. Tablettes en CP, révisions du bac sur smartphone ou bases de code : le numérique s’invite entre les cahiers et les ardoises.

La technologie dans les mains des plus jeunes

Selon les prévisions à 2030, deux tiers des jeunes qui commencent leur vie scolaire exerceront un métier qui n’existe pas encore. Ces métiers seront pour la plupart tournés vers les nouvelles technologies, le numérique, et tous ces domaines qui prennent de plus en plus de place dans nos vies. Alors, pour leur mettre les pieds dans ce monde, ou plutôt les mains sur les tablettes, l’éducation nationale équipe ses écoles.

Tableaux interactifs, exercices sur tablettes et même initiation au code dès le primaire : les écoles primaires se numérisent et les écoliers, souvent déjà habitués aux écrans, semblent y trouver leur compte. De nombreuses entreprises se positionnent pour rendre les nouvelles technologies ludiques et intégrer la culture numérique chez les plus jeunes.

Le code informatique en primaire

Du côté du collège et du lycée, même constat. Par petites touches, les enseignements se numérisent  et les programmes s’adaptent. Il n’est plus rare de trouver dans les manuels de physique des notions autour de la robotique ou de croiser des logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur) en cours d’arts plastiques. Le bac est l’exemple typique de cette numérisation : applis pour réviser, groupes de révision sur les réseaux sociaux et même stories snapchat pour synthétiser les notions : tout est bon pour coller à la génération des millennials.

De nouveaux types d’écoles qui suivent les modes

Si les élèves actuellement en primaire touchent de plus en plus tôt aux écrans, pour la génération née avec les ardoises et les craies, c’est plus compliqué. Habitués depuis l’adolescence aux smartphones, les étudiants d’aujourd’hui se forgent une culture numérique plus tardivement. Pour cette génération attirée par les nouveaux métiers du web, les établissements d’enseignement supérieur s’adaptent. De nouvelles écoles aux pédagogies innovantes font leur apparition.
On peut notamment citer l’école 42 de Xavier Niel (Free), pour apprendre le code sans profs ou toutes ces écoles qui basent leurs enseignements sur la pratique, la mise en œuvre avec des entreprises. On peut également parler des Moocs diplômants. Ces formations en ligne permettent d’élargir ses compétences en suivant des cours à son rythme, sur des plateformes interactives.

Faire bouger les lignes pour coller au marché de l’emploi

Si le numérique s’invite sur les bancs des écoles, c’est avant tout pour faire face aux évolutions du marché du travail. Il y a 10 ou 15 ans, qui était capable de définir les missions d’un trafic manager ou d’un développeur d’applications ? En plus de se multiplier, les nouveaux métiers du web recrutent ! Il est donc assez urgent pour les écoles de former les experts en code, développement, e-commerce, référencement web,… de demain. Et pour leur recrutement aussi, les écoles misent sur les nouvelles solutions. Aux classiques salons étudiants et portes ouvertes, elles préfèrent les plateformes web, comme Diplomeo, ou les Facebook Live par exemple.

Les métiers qui recruteront le plus demain !

Données issues du site Wiserskills

Les programmes traditionnels des écoles de commerce ne forment plus des managers, mais des « makers », capables de comprendre les enjeux économiques d’un grand groupe international tout comme dialoguer avec un développeur web. Dans un paysage de l’emploi où le maître mot est polyvalence, les écoles apprennent à diplômer des jeunes modulables et sensibilisés aux évolutions de demain, voire d’après-demain…


Quel avenir pour les start-ups avec Emmanuel Macron ?

Emmanuel Macron, fraîchement élu Président de la République française, a, depuis juillet 2016 bâti toute sa campagne présidentielle autour d’un sujet qui préoccupe un grand nombre de Français : le développement numérique du pays. Ce candidat de la génération numérique et des start-ups a dévoilé un véritable « plan numérique pour la France », ciblant ainsi un électorat jeune, mais également les nouvelles entreprises.

Quelles sont les promesses qu’il entend tenir durant les 5 années que va durer son mandat ?

Les enjeux communs de Macron et de la French Tech

La French Tech, que beaucoup considèrent comme un marché prometteur, souffre actuellement de nombreux maux. Elle est souvent oubliée, voire abandonnée par les responsables politiques de tous bords. Elle se heurte à l’incompréhension des pouvoirs publics. Par ailleurs, le manque de transparence et de considération ainsi que l’absence de cadre juridique clair la pénalisent énormément.

Il n’est pas étonnant que le programme d’Emmanuel Macron ait reçu un accueil enthousiaste de la part des plus grands bonnets de la French Tech. Pour ces start-ups, Macron incarne un vent de nouveauté et de jeunesse inespéré.

Dans les grandes lignes, le programme de Macron est orienté sur 4 grands axes :

  • Réduire la fracture numérique
  • Appuyer la dématérialisation
  • Soutenir la recherche et l’innovation technologique
  • Renforcer les mesures de protection de la vie privée

Les promesses de Macron en détail

Une France connectée

Macron promet de faire de la France, une nation entièrement connectée et formée à l’utilisation des technologies numériques. Des subventions pour les formations sont prévues, mais aussi des sanctions à l’encontre des opérateurs qui tarderaient à mettre en place des antennes relais dans les fameuses « zones blanches » afin de couvrir l’ensemble du territoire français en connexion très haut débit.

La dématérialisation à tout prix

Le président élu soutient la mise en place d’un portail unique où chaque citoyen français pourra effectuer 100 % des démarches administratives en ligne à partir d’un « compte citoyen ». Non seulement le projet vise à désencombrer les locaux administratifs, mais également à faciliter la vie des citoyens en réformant les méthodes de travail de l’administration.

L’appui et le soutien de l’industrie du numérique

Ce chantier est vaste puisqu’il comporte de nombreuses promesses :

  • La création d’un fonds européen d’au moins 5 milliards pour soutenir les start-ups
  • La promotion de l’intelligence artificielle
  • La création d’une banque de données numériques à l’échelle européenne pour rivaliser avec les géants américains Facebook et Google
  • La renégociation de la PrivacyShiel (charte de protection des données personnelles) avec les États-Unis.

L’amélioration des aides existantes pour les start-ups

Il souhaite simplifier l’accès aux aides existantes pour les start-ups (crédit impôt recherche, crédit impôt innovation, crédit jeune entreprise innovante…). Il veut également réformer l’impôt sur la fortune pour attirer de nouveau des investisseurs étrangers ainsi que les talents du numérique. Enfin, il veut mettre en place une « administration spécialement dédiée au numérique » qui deviendra l’interlocuteur privilégié des start-ups.

Les réformes juridiques

La meilleure solution pour l’encadrement juridique et légal du secteur du numérique et des start-ups, selon Macron, serait de s’orienter vers les accords d’entreprises et les accords de branches. Il projette donc de supprimer le RSI et de simplifier le Code du travail. La mise en place d’un projet d’harmonisation des règlementations du numérique sur le plan européen, faciliterait l’exportation des concepts et des idées novatrices entre les 27 membres.

Les projets sociaux

Il soutient l’investissement féminin dans les projets de start-ups et veut faire adopter un nouvel état d’esprit au niveau européen.

Ce sera donc une culture basée sur la transparence, la compétence, l’implication citoyenne, l’innovation et la transformation, où chacun a sa chance et sera récompensé en fonction des mérites et du talent.

Crédit photo : Olivier Ezratty