Inda

Musique togolaise : le bluesman Jimi Hope n’est plus

(Ce billet-hommage est co-écrit avec Roger Mawulolo )

Evacué sur Paris en France suite à une maladie, Jimi Hope, le rocker, bluesman, sculpteur et peintre togolais ne reverra plus son cher pays le Togo. Il a passé ses instruments à gauche dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 août. L’émotion est grande.

Jimmy Hope – Crédit : rfi.fr © Pierre René-Worms/RFI

 Agbébavi [Inda]

Le titre est évocateur : « Le souci de vivre ». Cette chanson est d’ailleurs la préférée de Roger et moi. Je me suis juste prononcée la première lors du choix. Lol. Une petite traduction puis je vous explique pourquoi je la trouve si particulière :

Le temps des belles choses ne passe jamais, la seule chose dont nous devons nous soucier est de vivre. C’est ma grand-mère qui me l’a dit avant de me quitter. Elle a dit : « Il y a un temps pour les souffrances et un temps pour le bonheur. » Elle a dit : « Aussi loin qu’un pays soit, il ne pourra être visité que par un être humain. Même s’il fait chaud dans une chambre, ce n’est qu’un être humain qui peut y vivre. L’on ne peut se jeter dans le feu à cause du froid. »

C’est beau n’est-ce pas ? Voire poétique !

Je pense que cette chanson dont les paroles traversent le temps fait partie des meilleures de Jimi Hope. Elle ne peut être résumée en un seul mot mais si j’étais dans l’obligation de le faire, je dirai qu’elle parle d’espoir. La réussite se construit, c’est un processus et baisser les bras lorsque les difficultés pointent le bout de leur nez n’est pas envisageable. C’est cette vérité qui est si bien agencée dans « Agbébavi » au travers de belles tournures de phrases, d’expressions sages avec en fond un mélodieux mariage de guitare et d’harmonica joués par l’artiste. La simplicité de la chanson, la voix rauque de Jimi, tout cela fait un cocktail qu’on ne peut se lasser d’écouter.

Souvent lorsque des amis et moi organisons de petites retrouvailles ici et que nous avons une guitare sous la main, cette chanson fait partie de celles que nous fredonnons. Le fait qu’elle soit chantée dans une langue traditionnelle togolaise (l’Ewé), que la musique soit si douce et que les paroles soient sages et si belles nous plonge un instant dans une bulle, nous rend nostalgiques et nous rappelle notre pays. Ce n’est pas tout, « Agbébavi » nous renseigne également sur la sagesse des personnes âgées, leur importance et la place particulière qu’occupe l’oralité dans notre société africaine. Ce sont deux générations qui communiquent dans cette chanson !

It’s too late [Roger]

Dans ce morceau Jimi Hope illustre bien l’adage disant que celui qui n’a pas encore traversé la rivière ne peut se moquer de celui qui se noie. Il l’explique avec l’image de la taille du groin du porc et de la mâchoire du caïman. Leurs petits qui demandent à leurs parents pourquoi ces membres sont aussi longs. Ce qu’ils ne comprendront que plus tard, lorsqu’ils auront le même âge, que cela est inné à leur race.

Le titre de cette chanson était devenu une véritable réplique à beaucoup de questions à l’époque. Dès que vous posez une question à un interlocuteur et que vous étiez un peu en déphasage ou en retard, l’on vous répondait « It’s too late ». Même lorsque vous pensiez courtiser une fille et que son cœur est déjà pris, l’on vous renseigne par « It’s too late ».

Cette chanson nous enseigne qu’il ne faut jamais se moquer de la condition de ses propres parents ou de sa propre famille lorsque l’on croit qu’ils n’ont pas fait assez que ce soit sur le plan matériel, moral ou social. A terme, nous pourrions tus être confrontés au même problème. Et cette expression « It’s too late » comme mot de fin.

La moralité de la chanson est de prendre le soin de bien analyser la situation des autres et la nôtre avant d’émettre des jugements. Ce qui nous permettra d’anticiper notre propre condition pour l’avenir. Mieux l’on saura ce qui est immuable ou non.

Agbébada [Inda]

Agbébada ou « la mauvaise vie ». Voilà une autre chanson de l’artiste que je ne me lasserai jamais d’écouter. Ce qui fait des titres de l’artiste des œuvres intemporelles sont ses vérités et ses paroles pleines de sens et le titre Agbébada ne déroge pas à cette règle. Cet hymne à la paix nous appelle à penser nos actes avant de les poser car la vie est courte. Eh oui ! La vie est très courte et il en a été touché en nous quittant à l’âge de 63 ans.

Voici les principales paroles de ce morceau : « Que la mauvaise vie disparaisse et que la lumière éternelle nous vienne ! Qu’elle nous vienne ! Méchants, pensez à demain, la mort existe. Croyant, où es-tu, où est ta foi ? C’est pitoyable. La mort existe, faites attention. »

Cette chanson retentit plus que jamais comme un avertissement et un conseil dont nous devrons nous rappeler lorsque nous posons nos actes. Ce que Jimi véhicule dans cette chanson peut se résumer en cette phrase : « Vanité des vanités, tout est vanité ». Il ne sert donc à rien d’être méchant et de se croire tout puissant lorsque nous savons que nous finirons sous terre peu importe notre statut social ou notre puissance. La chanson clame la paix et l’amour entre tous. Même si l’instrumental est souvent privilégié dans ses chansons, Jimi Hope a écrit des textes profonds et pleins de sens.

I can’t take it [Roger]

A l’époque, nous n’avions même pas besoin de comprendre le sens de cette chanson car elle était totalement en anglais. Pourtant nous l’avons tous aimé et chanté à tue-tête. Elle était la chanson de la célèbre émission « Télé Loisirs » qui passait sur la chaîne nationale, la Télévision Togolaise (TVT). En ces temps, il n’y avait pas foison de chaînes de télévision et Internet.

Dès que ce générique était lancé, beaucoup de personnes se rassemblaient dans la cour de notre maison. Et notre poste téléviseur était placé alors dans la cour pour que tout le monde puisse suivre. Tout le monde chantait et à une des parties instrumentales, l’on nous entendait tous crier « D’évia ntô so ka tchi kô, gaké ésé vévé » (l’enfant s’est pendu mais il a eu mal). Je ne sais plus si c’est Jimi Hope lui-même qui avait attribué ces paroles à cette partie instrumentale.

Nous étions enfants, et nous avions créé un orchestre fictif dans notre maison. Les guitares et les micros étaient juste des tiges en bois. Les batteries étaient des vieux bidons. Il fallait nous voir lancer nos « concerts » (avec nous-mêmes comme public) avec « I can’t take it » de Jimi Hope. Nous tentions d’imiter la voix, la posture et les gestes du rocker. Nous ne manquions pas de courir derrière lui lorsqu’il passait dans notre quartier à Nyékonakpoè. Il y avait des amis et de la famille et y était fréquent.

Une empreinte indélébile

Jimi Hope aura marqué plusieurs générations dont celle de nos parents et la nôtre. Nous pensons qu’elle marquera aussi les générations à venir car sa musique fait partie de notre patrimoine culturel et particulièrement de notre patrimoine musical. Ce grand artiste qui aura passé sa vie à peindre, sculpter et chanter restera l’un des plus talentueux du Togo. Il a aussi aidé beaucoup de jeunes en les initiant soit à la musique, à la peinture ou à la sculpture.

Comme tu l’as chanté toi-même « Ewoé, ékou lé lo… » (Mince, la mort existe), tu n’as pas raté ton rendez-vous avec elle.

Au revoir Jimi et que la terre te soit légère….

Roger Lasmothey et Inda Etou

Vous retrouverez aussi ce billet sur le blog de Roger à l’adresse : https://bit.ly/2kmWh3P


Ma rencontre avec Manu Dibango

 Bonjour à tou.te.s !

Oui, je commence mon billet ainsi car j’ai conscience que j’ai laissé ce blog en jachère trop longtemps. Lol. Cette fois-ci, je suis de retour pour un bon moment. Aujourd’hui, je vais vous parler d’une rencontre très intéressante avec un artiste dont la réputation traverse le temps et les générations : Manu Dibango.

Manu Dibango – Crédit photo : Ayrton FERREIRA PINTO

Il y a quelques jours, je publiais sur les réseaux sociaux, une photo de Manu Dibango et moi. Suite à cette publication, un ami m’a encouragée à écrire un article sur la rencontre. Je vais donc vous donner des détails sur cette discussion.

Le saxophone est l’outil de prédilection de Manu Dibango – CCO Domain, via Pixabay

Le 08 février, une rencontre avec Manu Dibango a été organisée par le Master Création Contemporaine et Industries Culturelles de l’Université de Limoges et Horizons Croisés (une association de diffusion de spectacles, promoteur local). J’ai eu le plaisir de faire partie de l’équipe d’organisation et d’assister à cette rencontre en petit comité.

Il est onze heures quand il arrive à la présidence de l’Université de Limoges. Notre Manu Didi international est tout de suite décontracté. Alors que j’appréhendais la rencontre, j’ai le sentiment à ce moment-là que la discussion va être sans prise de tête. Ce fut effectivement le cas pendant une heure d’échanges dont les principaux points abordés sont les suivants :

1- La musique en Afrique

A la question de savoir comment il qualifie sa musique, Manu Dibango nous a fait comprendre qu’il ne la qualifie pas particulièrement ou ne la classe pas dans un style particulier. Il nous explique qu’il propose ce qui lui vient :

Dans ma tête il n’y a pas de frontières justement. Chez un artiste il y a cette note avec des milliards de possibilités donc chacun choisit les harmonies qu’il entend. On est libre au départ. 

Ainsi, pour lui, l’artiste est un capteur qui restitue ce qui lui vient.

Concernant la musique en Afrique francophone, pendant la colonisation, il nous raconte qu’on ne parlait pas de circulation de la musique. Cela était dû au fait qu’il n’y avait pas de radio disposant d’ondes à grande portée. Ainsi, comme « Radio Club » (une station belge de faible portée qui émettait depuis le bassin du Congo), les pays d’Afrique francophone n’avaient que de petites stations radio qui émettaient jusqu’à vingt-deux heures.

C’est en 1943, suite à la première visite à Brazzaville du général De Gaulle, que fut créée Radio Brazzaville, station d’abord militaire. La radio congolaise émettait jusqu’à quatre heures du matin et couvrait énormément d’espace car elle était très puissante. On pouvait écouter de la musique congolaise, d’où l’immense succès de cette musique et de la Rumba. Cette dernière, originaire du Cuba, a principalement été introduite au Congo par les Africains qui revenaient d’Amérique. Ceux-ci étaient transportés dans des bateaux qui accostaient le long du golfe de Guinée :

La rumba c’est un peu le retour du bateau.

Les Africains se sont ensuite accaparés cette musique qui a évolué en fonction des différents pays. Ainsi, la rumba congolaise était différente de la rumba au Cameroun, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal. Chaque artiste l’adaptait en fonction de son environnement.

Cependant, l’expression « circulation de la musique » a pris tout son sens en Afrique après la colonisation, puisque des frontières étaient installées et les artistes africains commençaient à se professionnaliser. Il fallait donc pour les nouveaux dirigeants africains, mettre en place des institutions de gestion des droits d’auteur en s’inspirant de la Sacem[1] (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique). Dès lors, l’Afrique peine à mettre en place tous les dispositifs pour une bonne circulation de la musique. En effet, pendant l’époque coloniale, la Sacem avait été implantée dans les colonies françaises mais après les indépendances toutes les institutions françaises se sont retirées sans avoir au préalable procédé à un transfert de compétences.

A cet instant précis, j’ai pensé à ceci : chaque pays africain devrait mettre en place des règles spécifiques aux contextes culturelles en évitant cette tendance au copier-coller. S’inspirer des autres ne veut pas dire les imiter. Nous n’avons pas les mêmes réalités.

Mais, revenons à Manu Dibango. Pour lui, il n’existe pas une musique africaine mais plutôt des musiques africaines. Selon lui, utiliser l’expression « musique africaine » c’est comme dire que l’Afrique est un pays. Chaque pays africain a une identité qui lui est propre avec différentes ethnies. Ces dernières se distinguent par leurs histoires, leurs musiques, leurs rythmes, leurs langues et leurs traditions.

Avant les indépendances, on distinguait une musique africaine mais maintenant il existe des musiques africaines. Puis, la numérisation et l’internet sont apparus entraînant désormais une vulgarisation de la musique et une perception différente de cette dernière. Avant, on écoutait de la musique mais maintenant avec le numérique, on la consomme.

Les participants à la rencontre  – Crédit photo : Ayrton FERREIRA PINTO

 

2- L’avantage de l’internet pour les musiques africaines

De cette rencontre, il est également important de retenir que l’internet a une influence considérable sur la musique puisque les frontières disparaissent. L’instantanéité, l’internationalisation, l’accès de plus en plus important aux données qu’a créés le web 2.0, doivent être pris en compte par les artistes car cela a un impact sur les choix de consommation des publics. Cependant, Manu Dibango note un risque qu’entraîne le progrès sans cesse croissant de la technologie :

Avec la mémoire artificielle, les rythmes risquent de se ressembler pratiquement parce qu’il est possible de régler plus vite la boite à rythme qui donne maintenant l’impulsion. Ce n’est donc plus le vieux tam-tam qu’on entendait avant. C’est donc plus facile pour les jeunes. C’est pour cela que je dis qu’avec l’internet, les jeunes consomment la musique, et qu’ils ne l’écoutent pas. Mais il y a toujours des gens qui écoutent et qui sont des amateurs de musique.

Il poursuit en donnant l’exemple de ses petits-enfants :

Moi quand je vais à la Fnac avec mes petits-enfants, ils me regardent d’une manière bizarre quand je paie des disques parce qu’ils ont leurs artistes sur leurs smartphones et les écoutent pendant trois semaines puis après ils passent à autre chose.

Nous avons ensuite rebondi sur cette différence générationnelle qui peut impliquer un désintérêt de la jeunesse actuelle pour le jazz au détriment des musiques urbaines. Il nous répond tout en sourire que pour lui, avoir un public qui se renouvelle c’est une chance. Puis il poursuit :

Quand vous suivez la mode c’est court mais quand vous aimez la musique c’est différent. Je pense que mon public est pour l’instant amoureux du son. Par contre plusieurs personnes sont maintenant amoureuses du visuel, de la danse et de ce qui se passe dans les clips. Avant c’était les oreilles, maintenant ce sont les yeux.

Enfin, nous avons discuté d’un sujet très intéressant : la restitution des œuvres du patrimoine des pays africains par la France. Cependant, je vous donnerai plus de détails sur ce sujet dans un prochain billet. C’est ainsi que nous avons conclu la séance d’échanges ce jour-là avec notre Manu Didi.

Manu Dibango et moi  – Crédit photo : Inda ETOU

 

Par ailleurs, plusieurs thématiques restent encore à aborder sur la culture africaine et feront l’objet de mes prochains billets. N’hésitez pas me donner, en commentaire, vos avis sur les différents points abordés lors de cette rencontre avec Manu Dibango. J’en serai ravie ! Pour l’instant je vous dis à très bientôt ! 🙂

[1] La Sacem est l’institution dont l’une des fonctions est de s’occuper des droits d’auteur en France.


Clichés de Lomé, ma ville natale

Une passion que je me suis découverte il y a quelques années : la photographie. Immortaliser un moment, faire découvrir un lieu, c’est ce que je fais quelques fois seule ou avec des amis…

Aujourd’hui, le 27 avril, mon pays fête le 58ème anniversaire de son accession à l’indépendance. Je vous propose donc une découverte de la capitale togolaise, Lomé, à travers ces quelques clichés. Et si c’est vrai qu’une image vaut mille mots, trêve de bavardage, je vous laisse découvrir ma ville natale.

 

Le monument de l’indépendance

Le monument de l’indépendance représente une femme tenant un flambeau. Il a été érigé peu après l’indépendance du Togo en 1960. On peut lire sur le flanc est du monument : « Peuple Togolais par ta foi et ton courage une nation est née ». Une retraite au flambeau a lieu chaque 26 avril, veille du jour anniversaire de l’indépendance du Togo. Non loin se trouve le palais des congrès de Lomé où se déroulent certains concerts et événements qui ont lieu dans la capitale.

Le monument de l’indépendance vu de face. Ce lieu est important car il a été érigé à la mémoire de tous les enfants du pays qui se sont battus pour l’indépendance du Togo. Il nous rappelle l’histoire de notre cher pays. Crédit photo : Inda ETOU
Les petites allées de la place de l’indépendance. Crédit photo : Inda ETOU
La grande allée qui mène au monument. Crédit photo : Inda ETOU
Le flambeau du monument de l’indépendance. Crédit photo : Inda ETOU
Le monument de l’indépendance avec au loin le palais des congrès de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Le monument de l’indépendance. Crédit photo : Inda ETOU
Les petites allées de la place de l’indépendance. Crédit photo : Inda ETOU
Palais des congrès de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

Le coucher de soleil sur la place de l’indépendance. Crédit photo : Inda ETOU

Le quartier administratif de Lomé

Outre, les ministères, les ambassades, les représentations diplomatiques, les représentations résidentes des organisations internationales on y retrouve le musée national, l’hôtel du 2 février, des châteaux d’eau jumelles de l’époque coloniale… Le quartier administratif est situé près de la place de l’indépendance.

Le musée national. A mon avis, c’est l’un des lieux les plus importants du pays car il regorge d’objets représentant différentes ethnies. C’est un peu le miroir du Togo. Crédit photo : Inda ETOU
L’hôtel du 2 février. Crédit photo : Inda ETOU
L’hôtel du 2 février. Crédit photo : Inda ETOU
Monument des martyrs avec l’inscription RT (pour République Togolaise) situé dans le quartier administratif. Ce monument a été érigé en hommage à tous ceux qui sont morts (de l’esclavage à l’indépendance) en luttant pour un Togo meilleur. Crédit photo : Inda ETOU

 

Les châteaux d’eau jumelles de l’époque coloniale. Crédit photo : Inda ETOU

 

La colombe de la paix 

Monument dédié à la paix et représentant une colombe perchée sur un globe, tenant un brin de laurier dans son bec. C’est aussi un carrefour (l’un des plus connus) reliant quatre des plus grands axes de Lomé : le boulevard du Mono, l’avenue de la paix, le boulevard Eyadema et l’avenue Maman N’danida.

La colombe de la paix lors des fêtes de fin d’année. Le rond est l’un des plus pratiqués à Lomé. Des milliers de Togolais s’y rassemblent chaque année pour fêter le nouvel an et l’événement est appelé Caliente. Crédit photo : Inda ETOU
le boulevard du Mono une nuit des fêtes de fin d’année. Crédit photo : Inda ETOU
La colombe de la paix en pleine journée. Crédit photo : Inda ETOU
Le boulevard du Mono un après-midi. Crédit photo : Inda ETOU

 

La plage de Lomé 

On y retrouve les restes de l’ancien warf de Lomé, des pirogues, l’ancien palais de justice, l’hôtel de la paix, l’ancien parlement, l’hôtel Palm Beach et j’en passe…

Les restes de l’ancien warf de Lomé. Le warf est l’un des vestiges de l’époque coloniale. Pour moi, elle est le témoignage d’une époque que je n’ai pas connue : celle du Togo allemand. Crédit photo : Inda ETOU
Une pirogue en pleine mer. Crédit photo : Inda ETOU
L’hôtel Palm Beach vu depuis la mer. Crédit photo : Inda ETOU
L’ancien Warf de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Une pirogue à la plage de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Une pirogue à la plage de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
L’ancien Warf de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
La plage de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Hôtel de la Paix Lomé- L’hôtel est l’un des plus anciens de la capitale. Il a une architecture particulière et rappelle de bons souvenirs à toute une génération (celle de mes parents). Crédit photo : Inda ETOU
Tropicana, une plage située à Avepozo (un quartier de la banlieue de Lomé). Crédit photo : Inda ETOU
La plage de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
L’ancien palais de justice de Lomé vu de la plage. Crédit photo : Inda ETOU
L’ancien palais de justice de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
L’ancien parlement de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Les restes de l’ancien warf de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

Le Boulevard du 13 janvier (reliant la plage à l’intérieur de la ville) et le Boulevard de la République (reliant la frontière Togo-Ghana à la frontière Togo-Bénin)

Vous y trouverez, outre l’activité commerciale sur le boulevard du 13 janvier, des immeubles comme ceux de la BTCI, de la BOAD, de la BIDC, du groupe Ecobank ETI, de l’hôtel Onomo et une représentation des tata tamberma.

Boulevard du 13 Janvier. Crédit photo : Inda ETOU
Le boulevard de la République. Crédit photo : Inda ETOU
Immeuble de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Crédit photo : Inda ETOU
Immeuble de la Banque Togolaise du Commerce et de l’Industrie (BTCI). Crédit photo : Inda ETOU
Immeuble de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Crédit photo : Inda ETOU
Hôtel Onomo Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Immeuble du groupe Ecobank ETI. Crédit photo : Inda ETOU
Représentation des tata tamberma (habitat classé patrimoine mondial de l’Unesco) à Lomé. Cette construction que l’on retrouve sur le boulevard de la République m’a toujours intriguée car j’ai peu d’informations la concernant. J’aimerai bien visiter l’intérieur un jour. Crédit photo : Inda ETOU
Boulevard de la République. Crédit photo : Inda ETOU

 

Les marchés de Lomé

Des lieux animés où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin mais surtout des femmes et des hommes qui maîtrisent le marketing. Les revendeurs et revendeuses vous interpelleront, vous négocierez et vous conviendrez d’un prix.

Marché à Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
Etalage d’huile et de sacs de riz. Crédit photo : Inda ETOU

 

Etalage de céréales (Maïs, gari, haricot…). Crédit photo : Inda ETOU
Etalage de tubercules et de céréales. Crédit photo : Inda ETOU
Etalages de céréales. Crédit photo : Inda ETOU
Etalage d’épices, de piments, d’oignons…
Le jour de marché à Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

La Cathédrale de Lomé

Construite à l’époque coloniale, la cathédrale du Sacré-Cœur de Lomé est une des rares constructions de l’époque qui a résisté au temps. Elle est située au grand marché de Lomé.

La cathédrale de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU
La cathédrale de Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

Le rond point des deux Lions

Rond-point, dont j’ai parlé dans mon billet intitulé « Sitou, la zedwoman », il est situé à Agoè (un quartier de Lomé). Le nom du rond-point lui vient des statues qu’on y trouve : celles des deux lions des armoiries de la République Togolaise.

Rond-Point des deux lions à Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

La circulation à Lomé

La moto est le moyen de déplacement le plus pratique et le plus populaire à Lomé. Aussi, les zedmen (conducteurs de taxi-motos) et leur « oléyia » ( qui veut littéralement dire: « Tu vas ? » ou « Où vas-tu ? » en mina, une langue vernaculaire du sud du Togo) sont entrés dans nos habitudes.

Quelques moyens de déplacement à Lomé. Crédit photo : Inda ETOU

 

Pour finir, ces quelques clichés sans catégories mais qui vous feront peut-être sourire…

Et oui… J’ai des amis qui essaient de toucher le sommet de l’hôtel du 2 février. Crédit photo : Inda ETOU
Lui, il est aussi fou que moi… Un ami hors du commun. Crédit photo : Inda ETOU
Un groupe d’enfants en train de jouer. Ce cliché m’a rappelé beaucoup de souvenirs… Crédit photo : Inda ETOU
Et moi… Pour ceux qui pourraient deviner où se trouve ce lieu… Crédit photo : Rico EDOH

 

Et voilà ! C’est fini. Ce billet-photo est le premier d’une série. Dans les mois à venir, je partagerai avec vous des clichés d’autres villes de mon cher pays. En attendant, je souhaite une bonne fête de l’indépendance à tous mes compatriotes. A mes ami(e)s d’ailleurs, n’hésitez pas à faire un tour au Togo si vous en avez l’occasion. Je me ferai un plaisir de vous faire visiter. A bientôt ! 🙂

 

 

 


Retro Tech : le Top 5 des incontournables de mon enfance

Il y a quelques jours, je faisais un vide grenier quand je suis tombée sur des objets qui m’ont rendue nostalgique, m’inspirant ce billet. Pour ceux qui sont de ma génération, vous vous rappelez peut-être de ces appareils que nous utilisions lorsque nous étions plus jeunes.

1- Le baladeur cassette ou walkman:

Photo d'un baladeur cassette
Baladeur cassette ou walkman – CCO Domain, via Pixabay

C’était le fun à l’époque. Un casque audio, une boîte (qui d’ailleurs ressemblait à une mini radio sauf qu’elle n’avait pas de haut-parleurs), une cassette, des piles et le tour était joué ! Eh bien, pour moi, mon baladeur cassette était la plus belle chose que j’avais. Oui oui…A l’époque on ne pouvait pas rêver mieux. Il m’avait été offert par un cousin et était accompagné d’une seule cassette : celle d’un artiste de la musique gospel. Je précise que mes parents m’avaient interdit de toucher à leur collection de cassettes. Toutefois, je les empruntais en cachette mais cela ne durait pas plus de 10 min.

Ainsi, souvent, je me contentais de ma cassette et lorsque je finissais les chansons de la face A, je la tournais pour écouter celles de la face B. J’avais fini par connaître par cœur tous les morceaux. Aussi, mon baladeur ne me quittait jamais. Lorsque ma mère m’envoyait acheter du pain, je l’avais en main. Lorsqu’elle me demandait de faire la vaisselle, je l’avais toujours. Lorsque je faisais la lessive, mon baladeur était accroché à mon pantalon ou à ma jupe. J’ai fait ça jusqu’au jour où l’appareil en a eu marre ! Il m’a lâchée un beau matin.

2- Le « Family game » :

Photo d'une console de jeu
Console de jeux « Family Game » de la marque SEGA – CCO Domain, via Pixabay

Mortal Combat, Super Mario, Contra, Tétris… Si seulement ces jeux pouvaient parler… Mon petit frère et moi passions des heures devant la télévision. Cette console avec un boitier énorme et deux manettes était à mon avis l’un des « ancêtres » des consoles de jeux vidéo télévisés d’aujourd’hui. Dans la console, il fallait introduire une cassette bizarre sur laquelle étaient enregistrés les jeux. D’abord, mon frère et moi nous battions toujours pour savoir qui aurait la manette principale. Puis, il fallait sélectionner pour certains jeux des personnages aussi bizarres les uns que les autres. Pour Mortal Combat surtout, on avait même l’impression que certains personnages étaient plus forts que d’autres et que la victoire ne dépendait pas de notre manière de jouer. D’ailleurs, nous n’avions aucune stratégie de jeu. Nous appuyions donc en désordre les touches des manettes, l’essentiel étant de gagner.

3- Le baladeur CD[1] :

 

Photo d'un baladeur CD
Baladeur CD – CCO Domain, via Pixabay

Le baladeur CD par contre, je n’en ai pas eu. Cependant, j’avais un ami qui ne cessait de me narguer avec le sien. Cet appareil fonctionnait comme le baladeur cassette sauf que la forme en avait changé, et qu’à la place des cassettes, on avait des CD. Je me rappelle encore le jour où j’en ai demandé un à mes parents. Ma mère fit le discours suivant :

Les baladeurs ce n’est pas bon pour les enfants. Toutefois, j’ai accepté que tu aies le précédent car je n’avais pas le choix (Il ne reste plus qu’à ce qu’elle remercie Dieu que ça se soit gâté). Laisse-moi te dire que lorsque vous avez ces casques aux oreilles et que vous marchez dans la rue, vous n’entendez pas les voitures qui klaxonnent derrière vous et un accident est si vite arrivé.

Elle aurait pu dire un simple non mais on les connait, nos mamans africaines. Lol. Ce qui était sûr, c’est qu’elle avait réussi son coup et qu’après je n’ai plus jamais demandé de baladeur CD.

4- Les premiers baladeurs MP3 :

Photo d'un baladeur MP3
Baladeur MP3 – CCO Domain, via Pixabay

On en arrive à ce bon vieux baladeur MP3. Lui, je l’ai gagné lors d’un jeu concours. C’était un tout petit objet rectangulaire avec un écran bleu, jaune ou blanc, sur lequel on pouvait lire le titre et l’auteur de la chanson qu’on écoutait. Comme avec le baladeur cassette, je l’avais tout le temps sur moi mais cette fois-ci, c’était pour frimer à l’école. Cependant, ça n’allait pas durer : quelques mois après avoir eu mon baladeur, je l’ai fait tomber et l’écran s’est cassé. Le jour-là, je l’ai tout bonnement remis dans ma poche et je suis rentrée m’apitoyer sur mon sort (apparemment, avoir des baladeurs ne me réussit pas). Plus tard, j’en ai fait une clé USB.

5- Les premiers téléphones Nokia :

Nokia 3310
Nokia 3310 – CCO Domain, via Wikimedia Commons
Téléphone Nokia
Télephone Nokia – CCO Domain, via Pixabay

Je suis sûre que vous vous rappelez encore de ces téléphones. En effet, l’un des premiers téléphones en Afrique était ceux de la marque Nokia, dont le Nokia 3310. Ce téléphone en plus d’être une éventuelle arme (on pouvait assommer une personne avec sans qu’il ne se casse) était cher et lourd à porter. On pouvait trouver les premiers téléphones entre 300 000 et 350 000 FCFA[2], le prix d’un Iphone aujourd’hui.

Aussi, il n’y avait que deux jeux très populaires à l’époque sur les Nokia : Bounce et Snake. Je ne parle pas des jeux réadaptés qu’on trouve maintenant dans Play Store ou dans App Store. Les premières versions de ces jeux étaient en blanc et noir. Après y avoir joué on avait mal aux yeux mais on reprenait de plus belle. Je me rappelle même que nous avions un code qu’il fallait saisir pour ne pas perdre et reprendre une partie de Bounce. A cette époque, c’était pour nous la technologie « dernier cri » comme on dit chez moi. Certains n’avaient jamais imaginé les smartphones.

Toutefois, malgré nos appareils, nous trouvions encore le temps de nous rencontrer, de discuter et de rire entre amis. Même à l’avènement des premiers téléphones, nous avions encore une vie sociale, car la possession de ces objets maintenant connectés n’était pas aussi évidente qu’elle ne l’est de nos jours. On ne s’offrait et on n’offrait pas un téléphone, soit par manque de moyens financiers, soit pour éviter aux enfants d’être distraits en classe, soit par simple méfiance.

Aujourd’hui, tout a changé et les smartphones ont tout remplacé. Ainsi, nos moments de partage et de réjouissance sont devenus des moments « selfies » et « réseaux sociaux ». Quoi qu’il en soit, rappelons-nous qu’aucune technologie, aussi « parfaite » soit-elle, ne peut remplacer la chaleur humaine et le sentiment d’appartenance à une communauté qui nous aime. Il suffit juste de savoir faire la part des choses et de faire chaque chose au moment opportun. En attendant, si vous vous rappelez d’une autre invention technologique qui vous a marqué, vous pouvez la citer et me raconter votre expérience en commentaire ! A la prochaine ! x.o !

[1] CD = Compact Disc

[2] 1euro = 650 FCFA (XOF)